Du 4 au 8 novembre 2025, le Maroc a vécu un moment fort de son histoire contemporaine. À l’occasion du cinquantenaire de la Marche Verte, le Royal Automobile Club Marocain, en partenariat avec la Fédération Marocaine des Véhicules Anciens, a organisé une caravane automobile exceptionnelle reliant Casablanca à Laâyoune. Plus de 50 véhicules d’époque et 110 participants ont pris part à ce périple, qui a mêlé passion mécanique et mémoire nationale.
Mais cette édition 2025 a dépassé le cadre d’un simple rallye. Elle a célébré l’épopée initiée en 1975 par feu Sa Majesté le Roi Hassan II et les 350 000 volontaires de la Marche Verte, tout en s’inscrivant dans un contexte historique inédit : la récente résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée le 31 octobre 2025, consacrant la reconnaissance internationale du Sahara marocain.
De Bouskoura à Tarfaya, de Tah à Laâyoune, chaque étape a été marquée par des cérémonies, des rencontres et des hommages vibrants. Le 6 novembre, date symbolique, la caravane s’est élancée depuis Tarfaya vers Tah, lieu emblématique du départ de la Marche Verte, avant de rejoindre Laâyoune où se sont tenus parades, expositions et le Grand Prix de la Marche Verte.
Ce rallye historique s’est affirmé comme un symbole de souveraineté, de paix et d’unité nationale. Plus qu’un événement automobile, il a incarné la mémoire vivante d’un peuple et la fierté d’un Maroc reconnu sur la scène internationale.
Le Maroc possède un potentiel exceptionnel en matière d’économie bleue. Avec ses deux façades maritimes totalisant plus de 3.500 km de littoral et une zone économique exclusive de 1,2 million de km², le Royaume bénéficie d’un capital maritime unique, porté par des ressources halieutiques riches et des énergies renouvelables abondantes. Dans la région du Souss, ce chantier de l’énergie bleue s’impose désormais comme un véritable catalyseur de développement socio-économique, ouvrant la voie à une nouvelle dynamique industrielle et durable. Décryptage…
Depuis quelques années, le Maroc a fait de la question de l’économie Blue une priorité de gouvernance. Et une de nos sources à la mairie d’Agadir nous a fait comprendre que ce sujet était au cœur de la stratégie de croissance de la région. C’était en mars dernier que le gouvernement est passé à passer un cap dans ce châtier avec la signature du fameux accord de prêt d’un montant de 350 millions de dollars entre le Royaume et la Banque Mondiale pour le programme censé booster les résultats de l’économie bleue (PPR EB).
Il faut d’ailleurs rappeler que, le rapport sur le Nouveau Modèle de Développement avait insisté sur la saisie des opportunités offertes par le potentiel maritime, dans « les secteurs économiques traditionnels tels que la pêche, le tourisme et les activités portuaires » mais également dans de « nouveaux secteurs à fort potentiel (aquaculture, algoculture, bioproduits marins, construction navale ou encore énergies marines renouvelables…) ».
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Aujourd’hui dans le champ d’opportunité qu’offre le littoral, le secteur de l’énergie renouvelable offshore est une priorité. Selon le dernier rapport 2024 du GWEC « Le Maroc dispose d’une ressource importante et d’un gouvernement engagé dans le développement de cette technologie dans la région ».Toujours selon les experts du GWEC, le potentiel du Maroc repose sur précisément sur ses ressources naturelles en matière d’énergie éolienne, la côte atlantique Sud du Royaume dispose d’un potentiel important pour accueillir des parcs éoliens offshore, avec une vitesse moyenne du vent supérieure à 10 mètres par seconde (m/s), a souligné le rapport du GWEC. Il faut d’ailleurs notifier que la Banque européenne d’investissement (BEI) avait accordé à l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) une subvention de 2 millions d’euros pour la réalisation d’une étude de faisabilité sur l’éolien offshore au Maroc.
Contacté par Challenge, l’expert en énergie Said Guemra nous apporte ses quelques précisions sur cette technologie dans le Souss : « l’éolien en mer trouve son intérêt dans l’absence d’obstacles que le vent rencontre sur terre, de ce fait, il y’a une meilleure régularité des vents en mer, et un productible qui peut être nettement plus intéressant que sur terre. L’investissement en matière d’éolien en mer, est pratiquement le double que sur terre, avec des difficultés de rentabilité sur certains projets. Pour faire face aux problèmes du transport, l’hydrogène peut être produit aux pieds des éoliennes et évacué par la suite. Le facteur de charge qui caractérise la production éolienne est à une moyenne européenne de 24%, sur terre, ce même facteur en Europe est à une moyenne de38%, soit 50% en plus, ce qui explique l’engouement européen pour l’éolien en mer ».
Enjeu de l’ingénierie ?
« Le Maroc possède un immense potentiel éolien terrestre encore largement inexploité. Ce potentiel théorique dépasse les 11 00 TWh par an, permettant ainsi l’installation de plusieurs centaines de gigawatts. Dans notre contexte national, l’installation d’éoliennes en mer n’est pas pertinente car les alternatives terrestres offrent également des facteurs de charge supérieurs à 60 %. L’une des principales préoccupations concerne l’impact sur la biodiversité marine. Les zones désignées pour les parcs éoliens en mer sont souvent des habitats essentiels pour de nombreuses espèces marines et sont aussi cruciales pour la pêche et d’autres activités économiques vitales pour les communautés côtières », nous confie Badr Ikken, CEO de GI3.
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Et d’ajouter: « De plus, les coûts de maintenance des éoliennes en mer sont significativement plus élevés que ceux des éoliennes terrestres. L’accès aux éoliennes offshore nécessite des infrastructures spécialisées et des opérations plus complexes en raison des conditions marines, entraînant ainsi des dépenses supplémentaires et des défis logistiques. Ces coûts rendent l’énergie produite par les éoliennes offshore moins compétitives que les énergies renouvelables terrestres. En conclusion, l’installation d’éoliennes en mer doit être soigneusement évaluée. Dans le cas du Maroc, les alternatives terrestres présentent clairement moins d’impacts environnementaux et des coûts de maintenance réduits, ce qui les rend plus viables et respectueuses de l’environnement. »
Même si l’énergie éolienne en mer connaît une croissance rapide ces dernières années, notamment dans les pays les plus avancés, le coût de cette infrastructure représente un frein au développement des éoliennes offshore au Maroc. Selon une étude du CESE, les Stations de d’Énergie par Pompage (STEP) marines sont aussi des pistes intéressantes de production et de stockage d’énergie renouvelable rentable. Les STEP marines permettent de stocker l’électricité produite par des sources d’énergie intermittentes (type éolienne ou panneaux solaires) par l’utilisation infinie de l’eau de mer et sa force hydraulique. Des études de faisabilité pour développer ces stations en bord de mers sont en cours ».
Une côte atlantique à fort potentiel
Selon un rapport du Global Wind Energy Council (GWEC), le potentiel du Maroc repose sur ses ressources naturelles en matière d’énergie éolienne. La côte atlantique sud du Royaume dispose d’un potentiel important pour accueillir des parcs éoliens offshore, avec une vitesse moyenne du vent supérieure à 10 mètres par seconde (m/s), souligne le rapport du GWEC.
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Il faut également noter que la Banque européenne d’investissement (BEI) a récemment accordé à l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) une subvention de 2 millions d’euros pour la réalisation d’une étude de faisabilité sur l’éolien offshore au Maroc. L’étude évaluera le potentiel de transformation de la côte atlantique du Maroc en un centre d’énergie éolienne offshore, en tenant compte des exigences techniques, environnementales et économiques de ces projets.
« La majorité de ces éoliennes sera installée au tournant de la décennie, et les deux tiers entre 2029 et 2033. Cette expansion rapide du déploiement doit s’appuyer sur une collaboration croissante entre l’industrie et le gouvernement ainsi que sur la création de cadres politiques et réglementaires rationalisés et efficaces. Cette croissance anticipée sera stimulée par l’arrivée de la prochaine vague de marchés de l’éolien en mer, tels que l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, les Philippines, le Vietnam, le Brésil, la Colombie, l’Irlande et la Pologne, où l’évolution des politiques et une attention sans précédent de la part des gouvernements, de l’industrie et de la société civile créent les conditions d’un développement à long terme et à grande échelle de l’éolien en mer », estiment les experts du GWEC.
De ce fait, les installations annuelles d’éoliennes en mer devraient tripler en 2028 par rapport aux 10,8 GW de 2023. D’ici 2033, elles devraient atteindre 66 GW, faisant passer la part de l’offshore dans les nouvelles installations éoliennes de 9 % à au moins 25 %.
La présidence du Ministère public a lancé, mercredi, un nouveau service numérique visant à renforcer la communication entre les parquets près des tribunaux du Royaume et les usagers, dans le cadre des efforts en vue d’améliorer la qualité des prestations du parquet général.
Dans un communiqué, la présidence indique que ce service numérique innovant permettra d’informer les usagers, de manière instantanée, de toutes les procédures liées à leurs plaintes et doléances, à travers l’envoi de SMS sur les numéros de téléphone communiqués lors du dépôt des dossiers.
Cette solution a pour objectif de permettre aux usagers de suivre, en toute transparence et dans les meilleurs délais, le traitement de leurs dossiers.
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Cette initiative s’inscrit dans les priorités du plan stratégique de la présidence du Ministère public, érigeant le renforcement de la communication avec les usagers et la facilitation de l’accès à l’information en axe essentiel pour améliorer la performance judiciaire et la qualité des services, poursuit la même source.
Le lancement de cette application constitue une nouvelle étape vers la modernisation de l’administration judiciaire, l’ancrage des principes de proximité, de transparence et d’efficacité ainsi que le renforcement de la confiance dans les institutions, conclut-on.
Airbus va livrer 10 hélicoptères H225M au Maroc et y installer un centre de maintenance
Airbus Helicopters confirme une commande de dix hélicoptères H225M au profit des Forces royales air, après de longues discussions entre les deux parties, avec l’engagement du constructeur européen d’ouvrir un nouveau centre de maintenance au Maroc.
Ces appareils, plus connus sous le nom de Caracal, seront affectés aux missions de recherche et sauvetage au combat et remplaceront les hélicoptères Puma en service depuis plus de 40 ans. Ils seront équipés d’un double treuil, d’un projecteur et d’un système électro-optique Safran Euroflir 410, selon les données fournies par le constructeur.
Ils pourront emporter des mitrailleuses et un système de guerre électronique pour leur autoprotection. Le contrat avec Airbus Helicopters comprend également un ensemble de services d’assistance et de maintenance avec des services associés.
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«Nous sommes honorés que le Maroc ait choisi de remplacer sa flotte historique de Puma par l’H225M», a déclaré Bruno Even, PDG d’Airbus Helicopters, cité dans un communiqué.
Et de préciser: «Il s’agit d’une nouvelle étape dans le partenariat que nous avons bâti au fil des décennies avec le Royaume du Maroc. L’H225M connaît un vif succès sur le marché. Cet appareil est une référence pour les missions complexes en environnements difficiles. Cette commande confirme la réputation de l’H225M comme hélicoptère de choix pour les missions de recherche et de sauvetage au combat et les opérations spéciales à travers le monde».
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En 2024, Airbus Helicopters a annoncé la création d’un centre client au Maroc, destiné à assurer le support des 60 hélicoptères Airbus en service au sein des Forces royales air, de la Marine royale et de la Gendarmerie royale.
Aujourd’hui, ce centre évoluera vers un service de maintenance, de réparation et de révision (MRO) doté de nouvelles installations dédiées et deviendra le centre régional d’Airbus Helicopters pour l’Afrique de l’Ouest, affirme le constructeur.
Pour accompagner la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se tiendra au Maroc en décembre-janvier prochains, MFM Radio déroule, pour le grand plaisir de ses fidèles auditeurs, une série fascinante de la mémoire des Lions de l’Atlas en cette compétition continentale. Animée Par le journaliste sportif, Karim Idbihi, ce spécial CAN-Maroc 2025-2026 dévoile le parcours de l’équipe nationale: gloire et déboires, anecdotes et autres secrets passionnants.
Cette rétrospective est qualifiée de «longue et étrange», riche en anecdotes, en curiosités et en souvenirs partagés avec de grands joueurs. Elle débute avec la première participation du Maroc en 1972 et se poursuit jusqu’à l’ère moderne, traçant un chemin marqué par la gloire unique de 1976 et les espoirs renouvelés.
Les Premiers Pas et l’Euphorie Post-Mondiale (1972).
Le Maroc a fait sa première apparition à la CAN en 1972, une édition organisée au Cameroun. Cette participation survenait après le retour de la Coupe du Monde de 1970 au Mexique, un événement majeur puisque le Maroc fut la première sélection arabo-africaine à y participer après la Seconde Guerre mondiale. Malgré l’euphorie, le Maroc fut éliminé dès le premier tour, non par une défaite, mais après avoir concédé trois matchs nuls. En 1974, l’équipe nationale n’a pas réussi à se qualifier pour le tournoi.
1976 : Le Sacre Unique d’Addis-Abeba
L’année 1976 reste l’apogée de l’histoire du Maroc en CAN, marquant son premier et unique titre à ce jour. La victoire fut remportée à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, sous la houlette du joueur Faras et de l’entraîneur Barinaga.
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La compétition de 1976 était structurée différemment, sans quarts ni demi-finales, mais sur deux groupes. Le match décisif se joua contre la Guinée, un adversaire redoutable. Le Maroc n’avait besoin que d’un match nul, tandis que la Guinée devait impérativement gagner.
Le capitaine de l’équipe, Faras, a joué un rôle déterminant malgré une épreuve de santé. Il avait contracté la typhoïde pendant le tournoi. Faras était bien plus qu’un capitaine; il était considéré comme le leader et le second entraîneur après le Roumain Mardarescu. Bien qu’affaibli, sa présence sur le terrain apportait un moral considérable à ses coéquipiers. C’est lui qui, après avoir reçu une passe de Cherif, va servir un caviar à Vava qui marqua d’un boulet de canon un but historique dans les filets du portier ghanéen, qui n’y a vu que du vent. Ce but égalisateur dans les dernières minutes, assura la qualification et le titre.
Des Héros Inoubliables
Karim Idbihi a rendu hommage aux «soldats» de 1976. Parmi les joueurs disparus, figurent le gardien Hezzaz, le défenseur Mehdi Mellouk, Smatt, El Kazzar Tazi, Zahraoui, Faras, et le regretté Dolmy. Parmi les joueurs toujours en vie, figurent les gardiens Fettah et El Alou, Larbi Ahardan, Cherif, Bouali…
Des Désillusions et de Nouvelles Fondations
Après cette victoire historique, le Maroc a connu des moments difficiles :
• 1978 (Ghana) : Le Maroc a été victime de la « honte de Kumasi ». Malgré un statut de favori, l’équipe a été humiliée et éliminée dès le premier tour, notamment après une défaite 3-0 contre l’Ouganda.
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• 1980 (Nigeria) : Suite à une défaite contre l’Algérie, une nouvelle équipe a émergé, animée d’une nouvelle mentalité, sous la direction de l’entraîneur Fontaine (Français d’origine marocaine et de Marrakech). Fontaine a constitué un groupe jeune mené par Abdellatif Hamama, qui comprenait des figures comme Zaki, le défunt Aziz Daidi, Dolmy, Bouderbala et Khalid Labiad. Ce groupe a atteint la troisième place en 1980.
Ce noyau de 1980 est devenu la base de l’équipe qui remportera la Médaille d’Or des Jeux Méditerranéens en 1983, à Casablanca.
Le Temps des Demi-Finales et la Finale de 2004
Cette même génération a maintenu le Maroc au sommet :
• 1986 (Égypte) : Après s’être qualifié pour la Coupe du Monde au Mexique, le Maroc atteint les demi-finales de la CAN.
• 1988 (Maroc) : Le Maroc a organisé la CAN mais a été éliminé en demi-finale face au Cameroun.
Plus tard, en 2004 (Tunisie), le Maroc est retourné en finale, sous la direction d’Ezzaki Badou. Bien que considérés comme des outsiders, ils ont réalisé un grand exploit. La défaite en finale fut attribuée à des pressions « extra-sportives » et à une erreur du gardien Fouhami. Ezzaki, bien qu’un grand artisan de cette performance, a été noté pour avoir eu des difficultés de communication avec les médias et parfois avec les joueurs.
L’Ère des Pros et l’Espoir du Deuxième Titre
Aujourd’hui, le journaliste met en garde contre la comparaison des générations. Il rappelle qu’il existe un dicton arabe disant que «chaque génération a ses hommes», et il est inapproprié de comparer Pelé à Maradona ou Maradona à Messi.
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L’équipe nationale actuelle est dotée de joueurs professionnels du plus haut niveau, évoluant dans de grands clubs européens comme le Real Madrid, Manchester City, et dans les championnats français ou italien. Des joueurs comme Hakimi (PSG) et Nayef Aguerd (Premier League) illustrent cette qualité. Le sélectionneur dispose d’un «embarras du choix» pour gérer un groupe exigeant.
Malgré une histoire qui n’a produit qu’un seul titre à ce jour, l’espoir d’une deuxième Coupe d’Afrique est vif. Le journaliste conclut en exprimant son souhait personnel et professionnel que le Maroc remporte à nouveau le trophée, fort du soutien de son public et des moyens mis à disposition.
D’après le Rapport sur les Dépenses Fiscales (DF), en annexe du PLF-2026, les mesures fiscales en faveur de certains secteurs ou catégories de contribuables ont occasionné pour le Budget général de l’Etat (BGE) un manque à gagner de 32 MMDH en 2025, soit une hausse modérée de +1,7% par rapport à 2024. Un niveau très loin de la hausse spectaculaire de 2022, lorsque les DF ont augmenté de près de +20% suite aux mesures exceptionnelles de relance post-Covid.
Les dispositifs, sous forme d’exonérations, de réductions ou des taux préférentiels à certains secteurs ou contribuables sont appelés « Dépenses fiscales ». Leur coût est justifié par le fait qu’elles constituent un levier pour atteindre les objectifs stratégiques nationaux, qu’ils soient économiques, sociaux ou culturels. Plus précisément, ces mesures de soutien indirectes, visent l’encouragement de l’investissement, la facilitation de l’accès au logement, l’allégement de la charge fiscale des ménages et l’accompagnement des activités jugées stratégiques.
Étant donné leur impact budgétaire important (10% des recettes fiscales en 2025), l’évaluation de l’efficience de ces mesures reste indispensable. La quantification précise de leurs coûts, comparée à leur impact, est une opportunité pour le législateur de décider de leur maintien ou de leur suppression. La publication des rapports sur les DF, qui accompagne les PLF depuis 2006, reste aussi un acte fort de transparence budgétaire, ce qui a permis au Maroc d’obtenir le 28ème rang sur 105 pays au dernier indice mondial de transparence des dépenses fiscales et le 5ème rang au niveau africain.
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Au titre de l’année budgétaire 2025, les mesures dérogatoires recensées, qui sont au nombre de 274 (dont 236 ont été évaluées), composées d’exonérations, de réductions ou de facilités de caisse, ont coûté à l’État plus de 32 MMDH, contre 31,5 MMDH en 2024, soit une hausse de 1,7% (+522 MDH). Un niveau qui reste loin de la hausse spectaculaire qui s’est produite en 2022, lorsque les DF ont augmenté de près de +20% sur un an, atteignant 38 MMDH, une hausse portée par des mesures exceptionnelles de relance économique post-Covid. Mais dès 2023, une rationalisation a été engagée avec un recul à 35,4 MMDH, puis à 32,1 MMDH en 2024. Sur l’ensemble de la période 2020-2025, les DF ont progressé de 10,7%. Dans ce contexte, leur poids dans le PIB continue sa tendance baissière entamée en 2023, pour se situer autour de 2% actuellement.
Par impôt, et au titre de la TVA qui pèse 51% des DF totales, les 61 mesures dérogatoires évaluées en 2025 (parmi 67 mesures recensées) ont occasionné un manque à gagner de 16,3 MMDH en 2025, contre 15 MMDH en 2024, soit un supplément de dépenses de 1,5 MM DH (+8,8%). Une augmentation supportée en dépit de la réforme de la TVA par LF2024 qui a supprimé 24 mesures dérogatoires entraînant une baisse de 28% des DF en 2024 par rapport à 2023.
En 2ème position il y a les DF relative à l’Impôt sur le Revenu (IR) dont les 57 mesures évaluées (parmi les 78 recensées) se sont stabilisées à 4,9 MMDH en 2025 en dépit de la mesure d’exonération des pensions de retraite sur deux ans à partir de 2025. Et en 3ème position il y a les dépenses occasionnées par les mesures dérogatoires au titre de l’Impôt sur les sociétés (IS) dont les 46 mesures dérogatoires évaluées, parmi les 55 recensées, ont occasionné une DF de 2,7 MM DH. Parmi les explications avancées dans le rapport, on indique que la réforme de l’IS, introduite par la LF 2023, a conduit à la suppression de 14 mesures fiscales, réduisant de 60% les dépenses liées à l’IS.
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Par catégorie de mesures concédées, les exonérations demeurent les plus coûteuses et ont généré un manque à gagner de 23,4 MMDH en 2025, soit 73,1% du total, contre 21,6 MMDH en 2024. Les réductions d’impôt arrivent en deuxième position, représentant 18,2% des DF, soit 5,8 MMDH en 2025, contre 6,4 MMDH l’année précédente. Les facilités de trésorerie (telle la possibilité de procéder à l’amortissement dégressif des biens d’équipement) se sont élevées à 1,5 MMDH en 2025 (4,8 % du total), contre 1,3 MMDH en 2024.
Par secteur d’activité, trois secteurs concentrent à eux seuls près de 60% de l’effort fiscal : la protection sociale dont les 17 mesures dérogatoires ont occasionné un manque à gagner de 7,5 MMDH, soit 23% des dépenses, l’immobilier dont les 34 mesures évaluées, sur 39 mesures recensées, ont généré une dépense totale de 5,5 MMDH, soit 17% du total. L’électricité et le gaz ont occasionné, quant à eux, 5,3 MMDH (16%). Et si on se réfère à la ventilation des DF par type de bénéficiaire, le rapport indique qu’en 2025, les ménages et les entreprises détiennent la part majoritaire, soit 91,3% des DF totales, avec 46,5% pour les ménages et 44,8% pour les entreprises.
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Et enfin, s’agissant des objectifs, les incitations fiscales pour mobiliser l’épargne intérieure ont occasionné un coût estimé à 6,2 MMDH, soit 19,3 % du total. Le soutien du pouvoir d’achat des ménages a généré un manque à gagner de 6 MMDH, représentant 18,6 % des DF. Le coût des mesures associées à l’objectif de facilitation de l’accès au logement ont atteint 5,3 MMDH, soit 16,4 % du total. Les incitations accordées pour encourager l’investissement ont atteint 2,4 MMDH (7,6 %), et le soutien au secteur agricole, a mobilisé 2 MMDH (6,2 %).
Vu le poids des DF sur le BGE, la Cour des comptes n’a pas cessé, depuis 2015, d’alerter les pouvoirs publics sur la nécessité d’un examen rigoureux de l’efficacité et de l’opportunité de toutes ces mesures dérogatoires, dont la Cour relève par ailleurs l’absence d’encadrement juridique approprié. Elle a recommandé de réévaluer les dispositifs en place et de réaménager ceux dont l’impact sur l’économie réelle ou la justice fiscale reste limité.
Pourquoi les DF relatives aux Droits d’importation sont faibles ?
Les DF générées par les mesures dérogatoires en faveur de certains produits et services importés ont atteint 1,6 MMDH seulement. Leur faiblesse provient du système de référence choisi par l’Administration de la douane (ADII), dans la mesure où les choix de la fiscalité de référence décident de l’ampleur de l’écart d’une dérogation par rapport à ce système considéré comme norme. Ainsi, l’ADII a recensé 3 mesures dérogatoires seulement car, par paresse ou par le fait que le rapport est présenté par la DGI, a considéré comme dérogatoires les seules exonérations, suspensions ou réduction des DI inférieurs à 2,5% (au lieu de 15% ou 20%), accordées à certaines marchandises ou services importés. Sachant déjà que le système de référence comprend également le régime fiscal conventionnel des accords internationaux et ceux de libre-échange, cela fait qu’elles ne sont pas considérées comme DF sur les exonérations au profit des produits importés des pays avec lesquels le Maroc a signé des ALE.

Quelques mois après avoir ouvert son capital à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) Ventures, la startup américaine Nascent Materials inaugure une filiale marocaine.
Dénommée Nascent Materials Morocco, cette entité vise à mettre en place, dès 2026 dans le nouveau hub technologique marocain STARTGATE, un centre de recherche, de développement, de conception de matériaux pour batteries, notamment les matériaux de cathode tels que le phosphate de fer lithié (LFP) et le phosphate de fer-manganèse lithié (LMFP), ainsi que tout autre matériau innovant lié aux technologies de stockage d’énergie.
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Cette implantation fait partie des accords globaux entre l’UM6P Ventures, la branche d’investissement de la Mohammed VI Polytechnic University, dédiée à l’entrepreneuriat et à l’accélération de l’innovation scientifique au Maroc et en Afrique, et Nascent Materials, qui mise sur une technologie de pointe et alternative de stockage d’énergies, à savoir la production de matériaux de cathode via un procédé sans pCAM (pre-cathode active material).
Rappelons, que l’UM6P Ventures a misé en juillet 2025 quelques dizaines de millions de dirhams dans le capital de Nascent Materials, dans le cadre d’un « seed round » (our d’amorçage) qui inclut également SOSV, fonds de capital-risque spécialisé dans les deeptechs, et le New Jersey Innovation Evergreen Fund, un programme public-privé américain destiné à soutenir les jeunes entreprises à fort potentiel.
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Quant à STARTGATE, il s’agit d’un hub technologique, situé à Benguerir, qui offre un environnement propice à l’expérimentation, à la recherche appliquée et au développement industriel. Il accueille déjà plusieurs startups, centres de recherche et laboratoires, tous engagés dans des projets à fort impact.
La société Vicenne, spécialiste des dispositifs médicaux, a réalisé un chiffre d’affaire consolidé de 696 millions de dirhams (MDH) au terme des neuf premiers mois de 2025, en hausse de 25% par rapport à la même période une année auparavant.
Au troisième trimestre, la société a enregistré un chiffre d’affaires en baisse de 11% comparativement à la période correspondante de 2024, d’après un communiqué de l’établissement, mis en ligne sur le site de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). «Cette évolution, anticipée, s’explique par une répartition moins concentrée des livraisons d’équipements au cours du troisième trimestre par rapport aux autres périodes de l’exercice», explique la même source.
La situation d’endettement net de la société s’est sensiblement améliorée grâce aux différentes augmentations de capital, passant d’un endettement net de 294 MDH à la fin du troisième trimestre 2024 à un solde cash positif de 279 MDH au 30 septembre 2025.
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Par ailleurs, le groupe affirme qu’il maintient ses objectifs pour 2025, en ligne avec le Business Plan présenté lors de l’introduction en bourse, notamment un chiffre d’affaire annuel consolidé de 1,046 MDH, sur la base «des tendances favorables de marché».
Créé en 2004 sous le nom de Best Health, Vicenne a fait son entrée en bourse l’été dernier avec la levée de 500 millions de dirhams, dans l’objectif de financer la croissance et le développement de ses activités, notamment dans les équipements et solutions technologiques pour la santé.
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«Les 500 millions de dirhams levés dans le cadre de notre introduction en bourse vont nous permettre d’accélérer notre développement dans le cadre de notre stratégie de croissance, dans laquelle figure l’expansion internationale, notamment en Afrique francophone», explique Adnane Zerhouni, DG de Vicenne, dans un précédent entretien avec Challenge.
Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mercredi 19 novembre 2025:
– Temps assez froid sur les Haut et Moyen Atlas avec gelée locale.
– Nuages bas assez denses avec formations brumeuses sur les plaines atlantiques centre et le Nord-Ouest des provinces sahariennes.
– Temps passagèrement nuageux avec pluies faibles sur le Tangérois.
– Temps passagèrement nuageux sur le Haut et l’anti-Atlas et l’intérieur du Souss avec ondées éparses.
– Température minimale de l’ordre de -03/06°c sur l’Atlas, le Rif et les Hauts plateaux orientaux et localement de l’ordre -10/-04°c sur le Haut Atlas, de 13/16°c sur le Sud des provinces sahariennes et de 07/12°c partout ailleurs.
– Température minimale en baisse notable sur la totalité du pays.
– Mer belle à peu agitée en Méditerranée, sur le Détroit et le long du littoral.
Il y a des dates qui réveillent quelque chose en nous. Le 18 novembre en fait partie.
On repense aux histoires qu’on a entendues, aux images, aux voix qui racontaient ce moment où tout a basculé.
Aujourd’hui encore, cette fierté collective se ressent partout, discrète mais bien là. Et vous, qu’est-ce que cette journée symbolise pour vous?
Trois ans après une première tentative d’implantation ratée au Maroc, la marque italienne de cosmétique KIKO s’apprête à faire un come-back dans notre pays en s’appuyant sur un nouveau partenaire.
L’entreprise italienne fondée à Bergame, en 1997, par le groupe d’Antonio Percassi compte lancer en 2026 son premier magasin à Casablanca, par l’entremise de son master franchisé nord-africain Ulysse Trading and Industrial Companies (UTIC), un groupe tunisien plus connu sous le nom de groupe Chaïbi (nom de la famille qui le dirige).
Porté par une joint-venture basée et codétenue entre UTIC et un minoritaire marocain, le nouveau projet de KIKO au Maroc vise à atteindre une dizaine de points de vente dès la fin d’année 2026, répartis essentiellement entre Casablanca, Rabat et Marrakech.
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Cette fois-ci, le N°1 de maquillage en Italie espère une implantation plus pérenne que sa première incursion en 2022 peu concluante à travers le groupe Al Hokair, un groupe saoudien diversifié, qui avait inauguré un premier magasin dans le centre commercial Arribat Center à Rabat, avant de mettre court à son aventure de cosmétique au Maroc dans la foulée.
Rappelons, que KIKO est positionné sur le segment des produits cosmétiques de qualité accessibles, ce qui le situe entre des marques nettement plus premium comme le canadien Mac et d’autres plus middle market, comme les turcs Flormar ou Moda. Grâce à une croissance soutenue depuis quelques années, le groupe KIKO s’attend à dépasser la barre du milliard d’euros de chiffre d’affaires consolidé (près de 11 milliards de dirhams) dès 2026, avec un réseau de plus d’un millier de magasins à travers une quarantaine de pays principalement en Europe, au Moyen-Orient, aux USA, à Hong Kong, l’Inde et le Brésil.
En droit fil du partenariat avec la Fédération royale marocaine de football, (FRMF), l’Office national marocain du tourisme (ONMT) a dévoilé, mardi 18 novembre à Rabat, son dispositif pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2025), prévue à du 21 décembre prochain au 18 janvier 2026 dans le Royaume.
Présenté au cours d’un grand évènement rassemblant un parterre de personnalités des mondes sportif, touristique et médiatique, le programme est déployé depuis plusieurs mois et s’étendra jusqu’au dernier jour de la compétition, avec une série d’actions allant des offres commerciales jusqu’à l’installation de fan-zones.
Le dispositif mis en œuvre par l’ONMT accompagne, de ce fait, le travail de la FRMF pour amplifier la portée de l’événement et renforcer le rayonnement du Maroc sur les scènes africaine et internationale. L’ONMT cherche, ainsi, à capitaliser sur «l’énergie du terrain portée par nos Lions et nos lionceaux de l’Atlas en moteur d’attractivité touristique».
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Depuis la signature de la Convention Stratégique avec la FRMF en avril 2025, l’Office orchestre une montée en puissance progressive. Des rencontres professionnelles ont d’abord été organisées entre des tours opérateurs africains et des acteurs du tourisme marocain et ont permis de concevoir des offres spécifiques à la CAN, renforçant la compétitivité des villes hôtes. Un Road Show européen, s’en est suivie, menée au sein des grandes capitales, ayant pour objectif de stimuler la demande et dynamiser les réservations.

En matière d’aérien, l’ONMT a mis à profit son expertise pour dynamiser l’offre auprès de plusieurs compagnies, permettant notamment de stimuler l’ajout de vols supplémentaires à l’occasion de la CAN 2025 et en lançant un large programme de co-branding « Maroc, Terre de Football », renforçant ainsi la position du Royaume comme hub naturel du football africain.
L’Office a également consolidé des partenariats commerciaux majeurs afin d’assurer la diffusion de campagnes dédiées, intégrant des packages transport, hébergement et expériences touristiques. Cette démarche a généré une croissance significative de la demande pour billetterie pour la CAN 2025.
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L’ONMT s’est également impliqué dans les grands rendez-vous du football marocain et mondial, tels que le Soccer Summit Miami, en positionnant le « Maroc, Terre de Football ».
En matière de communication, un film signature intitulé « Maroc, Terre de Football »(voir cp dédié). Présenté ce mardi, il sera diffusé simultanément dans douze pays et au Maroc. Son ambition consiste à porter une image vibrante et universelle du Royaume en tant que terre d’accueil de football.

La dynamique digitale suit la même ambition. L’application YALLA sera enrichi d’un guide complet dédié aux villes hôtes, à l’art de vivre marocain, aux mobilités, aux fan zones et aux expériences culturelles. Un mini-site officiel sera également greffé ai site « Visit Morocco » présentant les moments forts du football national.
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Une opération intitulée « Visit Cup Africa » a également mobilisé 24 créateurs de contenu issus des pays qualifiés pour produire des récits immersifs depuis les stades, les centres d’entraînement et les hauts lieux touristiques. Une activation parallèle en Europe a engagé les communautés de la diaspora en Espagne, en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Italie, créant un écho puissant autour de la marque « Maroc, Terre de Football ».
En matière de RP, des voyages de presse, des reportages et des contenus exclusifs consacrés aux destinations, aux infrastructures et aux expériences touristiques ont été encadrés par l’ONMT sur les plus grands supports internationaux.
Sur le terrain, des fan-zones seront installées dans plusieurs villes, Essaouira, El Jadida, Oujda, Beni Mellal et Laâyoune, durant les compétitions pour créer une atmosphère populaire et fédératrice pour vivre la compétition à l’échelle du pays.