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Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés
Marchandises litigieuses. Ce qui change dans la procédure de transaction
Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique
La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]
Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale
« Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre
Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »
Dr. Ahmed Daoudi: la situation du marché de la volaille «est avant tout conjoncturelle»
Agadir: prochain cap de développement du groupe CIM Santé
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L’ONMT sur les traces des Lions de l’Atlas au Times Square
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Mondial 2026: McDonald’s Maroc célèbre la passion du ballon rond
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Maroc: la production industrielle baisse au T1-2026
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  • Automobile

    Scandinavian Auto investit 50 MDH dans un nouveau showroom à Casablanca

    by Rachid Boutaleb 15 octobre 2025
    written by Rachid Boutaleb

    Dix ans après avoir investi dans la rénovation de son show-room historique à Casablanca, situé à l’emblématique immeuble Volvo sis aux Boulevards Lalla Yacout et Rahal Meskini, Scandinavian Auto, l’importateur exclusif au Maroc de la célèbre marque automobile suédoise, se résout à étoffer son réseau de distribution à la capitale économique.

    Et c’est au Bd d’Anfa, que le groupe contrôlé par la famille Kadiri a décidé d’investir 50 millions de dirhams (MDH) en acquérant l’ancien local de Chili’s Maroc, idéalement situé au rond-point de l’intersection Anfa & Abdelkrim Khettabi. Cet élan vient en réponse aux velléités d’extension des concurrents directs, tels Toyota du Maroc qui vient d’investir dans un nouveau point de vente de 700 m² au Bd Moulay Ismail (et lance bientôt un autre espace encore plus grand à la périphérie sud de Casablanca de la Ville Verte), ou encore Alfa Romeo qui a élu domicile au quartier chic d’Al Massira Al Khadra, pour densifier son réseau à Casablanca.  

    Lire aussi | Maroc: la relance restera vigoureuse jusqu’à fin 2025

    Rappelons que Scandinavian Auto Maroc, qui revendique un chiffre d’affaires de près de 500 millions de dirhams, a lancé récemment une nouvelle aventure en introduisant sur le marché marocain, la marque automobile chinoise Lynk & Co à travers la filiale dédiée LK Automotive.  

    Outre les points de vente casablancais, Scandinavian Auto Maroc dispose de sept autres showrooms à travers le Maroc et notamment dans les villes de Rabat, Marrakech, Fès, Meknès, Agadir, Tanger et Kénitra.

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    Météo

    Les prévisions météorologiques du mercredi 15 octobre 2025

    by Challenge avec MAP 15 octobre 2025
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mercredi 15 octobre 2025 :

    – Temps assez chaud sur le Sud-Est et l’intérieur des provinces sahariennes.

    – Nuages bas matinaux et nocturnes près des côtes avec des formations brumeuses ou bruine, par endroits.

    – Rafales de vent assez fortes sur le Sud-Est, le Tangérois et les Haut et Anti-Atlas avec chasse-poussières locales.

    – Températures minimales de l’ordre de 08/14°C sur l’Atlas, le Rif et les Hauts plateaux Orientaux et de 14/20°C partout ailleurs.

    – Températures du jour en hausse sur le Souss, le Nord-Est des provinces sahariennes, et en baisse ou variant peu ailleurs.

    – Mer belle à peu agitée sur la Méditerranée, peu agitée sur le Détroit, belle à peu agitée entre Tarfaya et Laâyoune, et peu agitée à agitée ailleurs.

    15 octobre 2025 0 comments
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    Aéronautique

    L’A320 devient l’avion le plus vendu au monde devant le Boeing 737

    by Challenge 14 octobre 2025
    written by Challenge

    L’A320 du construction européen Airbus, entré en exploitation en 1988, est devenu l’avion le plus vendu au monde, en dépassant le monocouloir 737 de l’américain Boeing, dont le premier exemplaire remonte à 1968, selon les données respectives des deux groupes.

    L’avionneur américain a annoncé, mardi 14 octobre sur son site internet, avoir livré 55 avions en septembre, dont quarante 737 MAX – dernière version de la famille du 737. Cela porte le total à 12.254 exemplaires du 737 livrés depuis sa sortie, en incluant les versions d’affaires.

    Mais, à fin septembre, Airbus a livré 12.257 exemplaires de son A320 (versions d’affaires incluses), d’après les chiffres annoncés le 8 octobre. Les deux familles ont connu des mises à jour importantes depuis leurs tout premiers vols, en particulier au niveau des moteurs et de leurs composants pour réduire notamment leur consommation de carburant, leur volume sonore.

    Lire aussi | Le Souverain lance les travaux de réalisation d’un complexe industriel de « moteurs d’avions » du groupe Safran

    Mais les livraisons du 737 sont brutalement interrompues pendant vingt mois dans le monde entier – davantage en Chine – après deux accidents du 737 MAX 8 en 2018 et en 2019, qui ont fait 346 morts. Sa production est actuellement plafonnée par le régulateur aérien (FAA) à 38 par mois depuis mars 2024, à la suite d’un incident en vol sur un 737 MAX 9 ayant fait quelques blessés légers.

    La direction de Boeing, qui a engagé des mesures drastiques pour améliorer la qualité de la production, compte demander d’ici la fin de l’année l’autorisation de passer à 42 par mois, puis au-delà courant 2026. De son côté, Airbus a pâti ces dernières années de problèmes de moteurs et a encore signalé, fin juillet, des « problèmes persistants d’approvisionnement en moteurs sur le programme A320 ».

    Pour se rasséréner, Boeing peut néanmoins se réjouir d’avoir livré en septembre le 2.000e exemplaire du 737 MAX depuis sa sortie en 2017. C’est la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair qui l’a reçu, avec neuf autres exemplaires.

    Lire aussi | Le Maroc s’impose dans l’aéronautique sous l’impulsion Royale

    Boeing a également livré en septembre sept 787 Dreamliner, trois gros porteurs 777 Fret et quatre 767 (deux Fret et deux ravitailleurs militaires). Le groupe a livré 160 avions au troisième trimestre et 440 depuis le début de l’année. En septembre, il a engrangé 96 commandes brutes dont 32 pour des 737 MAX et 64 pour des 787 Dreamliner.

    Après annulations et conversions, les commandes nettes ressortent à 48 avions à fin septembre et à 870 depuis début 2025. Le carnet de commandes de la branche commerciale (BCA) contient 6.579 avions à fin septembre, soit plus de 600 milliards de dollars.

    Challenge (Avec AFP)

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    Transformation digitale

    « Sir B3id », la nouvelle signature de inwi au service d’un Maroc digital et inclusif

    by Challenge 14 octobre 2025
    written by Challenge

    La nouvelle signature de inwi « Sir B3id » incarne l’ambition de l’opérateur global de faire du digital un vecteur d’épanouissement et un levier pour la croissance économique du pays, en donnant à tous les Marocains les outils pour réussir dans leurs parcours personnels et professionnels.

    « Sir B3id » illustre également son engagement durable envers ses 18 millions de clients. Fort d’un vaste réseau de fibre optique et d’une couverture 4G nationale, inwi garantit une connectivité performante et inclusive. Engagé dans le Plan National du Haut et Très Haut Début, l’opérateur global a déjà connecté plus de 10 700 localités en zones rurales, rendant le digital accessible à tous.

    Aussi, pour accompagner la transformation digitale des entreprises, inwi déploie une offre intégrée fondée sur une infrastructure résiliente composée de neuf data centers, deux plateformes de cloud souverain et des solutions de cybersécurité aux standards internationaux. Aujourd’hui, plus de 80 % du Top 50 des entreprises marocaines font confiance à inwi pour soutenir leur croissance et renforcer leur agilité.

    Lire aussi | L’ANRT attribue les licences 5G à trois opérateurs

    « Aujourd’hui, la mission de inwi va bien au-delà de la connectivité. L’opérateur place le développement humain et l’innovation au cœur de ses priorités à travers des initiatives à fort impact », souligne un communiqué de l’opérateur.

    A ce titre, le projet « Campus Connecté » couvre aujourd’hui 238 sites universitaires en Wifi-6 et offre à plus d’un million d’étudiants un accès fluide, et en toute mobilité, aux ressources numériques de leurs établissements.

    Dans le même esprit, « Classes Connectées Dir Iddik » a permis d’équiper 110 écoles dans le monde rural, en leur offrant des équipements ainsi que des formations en Coding, Robotique et Soft Skills.

    Et pour permettre à un plus grand nombre d’écoliers d’explorer les vastes possibilités du numérique, l’opérateur global organise, chaque année, le programme « inwi Challenge ». Des ateliers ludo-éducatifs, basés sur le jeu, proposant à plus de 110 000 élèves une approche novatrice de l’apprentissage.

    « inwi innov » démontre aussi l’impact des initiatives sociétales de inwi. Le programme a permis de réaliser plus de 200 collaborations avec des startups marocaines, contribuant ainsi à consolider un écosystème entrepreneurial dynamique.

    14 octobre 2025 0 comments
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    Technologie

    Tech Catalyst Week: les startups marocaines en tête d’affiche

    by Wafaa Mellouk 14 octobre 2025
    written by Wafaa Mellouk

    Barcelone s’est transformée en capitale mondiale de la tech à l’occasion de la Tech Catalyst Week organisée du 06 au 10 Octobre, un événement signé Glovo, figure emblématique de la foodtech européenne. L’objectif : créer des passerelles entre startups émergentes et investisseurs internationaux, favoriser les synergies entre continents et montrer comment la technologie peut transformer les villes et stimuler l’économie locale. Cette année, le Maroc s’y est distingué comme le pays le plus représenté, avec six startups invitées au siège mondial de Glovo, le Yellow Park, pour une semaine d’immersion au cœur de l’innovation.

    L’événement, pensé comme une expérience de mentorat et de co-création, a rassemblé de jeunes entrepreneurs venus d’Europe, d’Afrique et d’Asie dans une atmosphère où se mêlaient ambition, curiosité et énergie contagieuse. Dans ce lieu où tout respire la créativité, Glovo a orchestré une série d’ateliers, de sessions de mentorat et de rencontres d’affaires destinées à nourrir l’esprit entrepreneurial.

    « Nous avons nous-mêmes vécu les joies et les difficultés du lancement d’une startup », confie Sacha Michaud cofondateur de Glovo. «Aujourd’hui, nous voulons partager cette expérience et tendre la main à la nouvelle génération d’entrepreneurs ». 

    Le Maroc au cœur du programme

    Au centre de cette dynamique, le programme “Glovo Startup Lab”, lancé en partenariat avec le Ministère marocain de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, 212 Founders, Startgate et Technopark, s’impose comme un levier d’internationalisation pour les startups marocaines. Durant cinq jours, les participants ont pu bénéficier d’ateliers spécialisés animés avec Impact Hub, de séances de mentorat individuel avec les équipes de Glovo, de visites immersives chez des acteurs comme Tech Barcelona, Norrsken ou Barcelona Activa, et d’une journée de pitchs devant des investisseurs. L’objectif affiché : renforcer les capacités, élargir les réseaux et faciliter l’accès au financement.

    Lire aussi | Financement: Les startups gagnent en envergure, mais doivent franchir un nouveau cap

    Pour Glovo, il ne s’agit pas d’une simple vitrine, mais d’un programme de long terme destiné à créer des ponts concrets entre Barcelone et Casablanca. « Ce programme s’inscrit dans la durée : il ouvre des marchés, transmet des savoir-faire et contribue à l’émergence d’une génération de startups internationales issues du Maroc », souligne l’équipe organisatrice.

    Glovo : dix ans d’audace et de vision

    La semaine a aussi été marquée par les interventions des deux cofondateurs de Glovo, Oscar Pierre et Sacha Michaud, venus partager leur expérience d’entrepreneurs. Oscar Pierre est revenu sur une décennie de défis et de réussites.

    « Au début, personne ne commandait. Le marché, c’était la food, nous l’avons découvert avec les clients », raconte-t-il. Pour accélérer, Glovo crée une équipe de “launchers”, jeunes talents formés à Barcelone et envoyés ouvrir de nouveaux pays. « Nous avons bâti Glovo sur la conviction qu’exécuter vite et bien vaut souvent plus qu’avoir la meilleure idée », résume-t-il. La stratégie se traduit par une expansion rapide mais disciplinée : ouvrir, tester, ajuster, puis fermer si nécessaire. « Nous avons appris à fermer vite les marchés qui ne fonctionnaient pas. Au final, Glovo est présent là où nous sommes numéro un ou très proches du leader ».

    L’entrepreneur rappelle aussi, que la culture d’entreprise a été un pilier fondamental du succès. « La culture n’est pas un poster au mur : c’est un outil de management concret, une boussole pour recruter, évaluer et faire grandir nos équipes. » Aujourd’hui, Glovo compte plus de 30 millions d’utilisateurs actifs, 150 000 partenaires et opère dans 22 pays. La vision de Pierre Oscar se projette déjà vers l’avenir : « Le vrai potentiel est dans la livraison de courses et de produits du quotidien. Ce que nous rêvions il y a dix ans devient enfin réalité ». 

    Lire aussi | La startup Z.Systems retenue pour connecter 50.000 détaillants d’ici 2030

    Pour Oscar Pierre, l’histoire de Glovo dépasse celle d’une simple scale-up. Elle incarne un modèle d’innovation européenne résiliente. « L’Europe n’a pas besoin de copier la Silicon Valley. Nous avons nos propres atouts : la diversité, la proximité entre villes et la capacité à créer des entreprises profondément ancrées dans leur tissu social. »

    Interrogé sur le futur du commerce, il souligne que la rapidité restera un enjeu central : « La livraison instantanée n’est pas un luxe, c’est une évolution naturelle du comportement client. Mais elle doit être soutenable, inclusive et technologiquement responsable. »

    Pour lui, l’avenir de l’e-commerce se jouera sur trois piliers : la logistique intelligente, l’intégration des commerces de proximité et la collaboration entre startups et institutions publiques. «C’est là que des pays comme le Maroc ont un rôle clé à jouer : construire des modèles hybrides, ancrés localement mais connectés globalement». 

    De son côté, lors de son intervention, Sacha Michaud a replacé la mission de Glovo dans une perspective plus large : celle d’un acteur technologique profondément urbain. « Le commerce en ligne change de standard : hier, 48 heures suffisaient, aujourd’hui les consommateurs la veulent en 30 minutes. C’est cette promesse d’instantanéité qui nourrit la croissance du quick commerce ».

    Lire aussi | Du terrain à la tech, le pari audacieux de Tachrone.ma

    Il insiste sur le fait que Glovo, au-delà de son application, participe à la transformation des villes : « Nous soutenons les petits commerces, nous les aidons à franchir le cap du numérique. D’ailleurs, 90 % de nos partenaires sont des PME locales ». 

    Mais il voit plus loin. « L’Afrique et l’Europe du Sud ont le potentiel pour devenir les nouveaux moteurs de l’innovation digitale. Et le Maroc a toutes les cartes pour être le hub reliant les deux continents ».

    Les startups marocaines, un vivier d’idées et de talents

    Cette édition 2025 a consacré une nouvelle génération de startups marocaines à fort potentiel. Leurs représentants ont incarné la diversité et la maturité croissante de l’écosystème du royaume.

    Youssef Kanouni, CEO d’Estaly, a présenté une entreprise d’assurance intégrée qui distribue des produits de protection directement dans le parcours d’achat des retailers et e-commerçants. « Notre enjeu, explique-t-il, c’est de distribuer à grande échelle et d’engager les vendeurs partenaires. Glovo a vécu ces problématiques : son retour d’expérience vaut de l’or. »

    Mehdi Bekkali, cofondateur de Upfund, a dévoilé une approche data qui permet aux enseignes de choisir les meilleurs emplacements grâce à un scoring intelligent. « Lier cette intelligence au réseau Glovo peut aider des milliers de commerçants à ouvrir au bon endroit et au bon moment », indique-t-il, avant d’ajouter qu’il prépare une levée de fonds d’1,5 million d’euros pour étendre son modèle à l’international.

    Mohammed Ait Elorf, fondateur d’Orderly Solutions Logistics, a quant à lui mis en avant un système de gestion des commandes nouvelle génération destiné à fluidifier les livraisons dans les grandes villes. « Nous repensons les flux intraville pour livrer mieux, en émettant moins. Notre ambition est de contribuer à une logistique plus verte et plus efficace », souligne-t-il.

    Saad Kemmou, de Hsabati, a insisté sur la nécessité d’accompagner les petites entreprises dans leur structuration et leur accès au financement. « Structurer pour grandir, puis financer vite : notre mission est d’aider les TPME à mieux collaborer avec des partenaires comme Glovo », explique-t-il.

    Amin Medjber, fondateur de Black Service Solutions (BFRET), a pour sa part mis en avant le rôle de la logistique dans la transformation numérique. Sa startup développe des solutions de transport et de livraison qui répondent aux besoins des entreprises de grande consommation et du e-commerce. « Nous sommes là pour comprendre comment un acteur comme Glovo a su structurer une logistique de précision et un réseau mondial de partenaires. Cet événement est une opportunité d’apprendre et de bâtir des synergies concrètes avec un acteur international », explique-t-il. 

    Enfin, Imad Moujahid, fondateur de Dashy, a séduit l’audience avec une solution de paiement intégrée à WhatsApp. « Nous digitalisons tout le parcours de la vente — de la prospection au paiement sécurisé — et les synergies avec Glovo sont évidentes, au Maroc comme à l’international », assure-t-il.

    Ces jeunes entrepreneurs partagent un même optimisme. Ils voient dans cette initiative non seulement un tremplin vers de nouveaux marchés, mais aussi une reconnaissance du dynamisme marocain. Leur participation illustre la montée en puissance d’une génération de startups ambitieuses, structurées et ouvertes sur le monde.
    Au-delà du networking, la Tech Catalyst Week agit comme un accélérateur bidirectionnel : les startups y gagnent en méthodes, en visibilité et en crédibilité, tandis que Glovo renforce son rôle d’acteur fédérateur. L’entreprise détecte des synergies concrètes (paiements, logistique, assurance, data) et favorise l’émergence de nouveaux modèles urbains.
    « Nous voulons être un catalyseur », résume Sacha Michaud. « Aider les entrepreneurs, les petites entreprises, les villes et les talents à accélérer leur transformation digitale. C’est ainsi que l’Europe et l’Afrique du Nord pourront écrire leur propre success story technologique. »
    Le pari de Glovo est réussi : faire de Barcelone une porte d’entrée vers l’Europe pour les talents africains, et du Maroc un partenaire stratégique de cette ambition.
    Comme le résume Oscar Pierre, « l’important n’est pas d’avoir l’idée parfaite, mais de l’exécuter, de tester, d’ajuster, d’apprendre. C’est ce qui fait la différence ».
    La Tech Catalyst Week a tenu sa promesse : celle de relier les énergies, de croiser les talents et de rappeler qu’entre Barcelone et Casablanca, une nouvelle génération d’innovateurs est déjà à l’œuvre.

    14 octobre 2025 0 comments
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    Aéronautique

    Maroc: pleins feux sur l’aéronautique…

    by Ismail Saraoui 14 octobre 2025
    written by Ismail Saraoui

    Un autre secteur émergent pour l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales (CVM) est l’industrie aéronautique. De nombreux groupes internationaux ont délocalisé une partie de leurs processus de production au Maroc, comme EADS, Boeing, Bombardier Aerospace et Safran. Plus de 140 entreprises opèrent aujourd’hui dans le pays, employant environ 20 000 personnes. Lit-on dans une récente étude pilotée par l’Institut italien pour les études de politique internationale intitulé “Le Maroc : Porte africaine du commerce mondial”. Décryptage.

    L’intégration de l’économie marocaine dans les CVM s’accompagne d’importants défis, mais aussi d’importantes opportunités de développement pour l’industrie, le marché du travail et, plus généralement, le tissu socio-économique du pays.  Ces dernières années, grâce également à de nouveaux investissements internationaux, on a vu le renforcement de la participation du Maroc aux CVM tant par le développement de nouvelles activités de production que grâce au renforcement des échanges commerciaux et des activités de transbordement.

    En l’espace de treize ans, entre 2005 et 2018, le Maroc a vu le taux de participation aux CVM augmenter de 7,6% et s’établir à 46,7%, un niveau comparable à celui atteint par des pays comme le Mexique, la Roumanie et la Russie, et supérieur à la Turquie, Brésil et Inde. C’est ce qui ressort d’un récent Policy Paper publié par l’Institut italien pour les études de politique internationale (en italien Istituto per gli Studi di Politica Internazionale, ISPI). Dans leur analyse, les experts de l’ISPI expliquent que l’automobile, l’aéronautique et l’industrie des phosphates sont parmi les secteurs les plus intégrés dans les CVM.

    Lire aussi | Le Souverain lance les travaux de réalisation d’un complexe industriel de « moteurs d’avions » du groupe Safran

    En ce qui concerne le secteur de l’aéronautique qui ces dernières années affiche une dynamique de croissance soutenable, les chercheurs affirment que « De nombreux groupes internationaux ont délocalisé une partie de leurs processus de production au Maroc, comme EADS, Boeing, Bombardier Aerospace et Safran. Plus de 140 entreprises opèrent aujourd’hui dans le pays, employant environ 20.000 personnes». Et selon un rapport du ministère de l’industrie, en 18 ans, le Maroc a pu édifier une base aéronautique de qualité, diversifiée et compétitive.

    Des métiers nouveaux et à forte valeur ajoutée se sont développés. Ils couvrent des filières variées dont le câblage, la mécanique, la chaudronnerie, le composite, l’assemblage mécanique… Contacter par Challenge l’ex Président du Gimas Karim Cheikh nous confirme que “le secteur de l’aéronautique marocaine connaît aujourd’hui un réel décollage. Toujours selon notre interlocuteur, l’enjeu aujourd’hui est de doubler les chiffres réalisés actuellement, pour arriver à plus de 40 milliards de dirhams d’exportations, et avoir plus de 350 opérateurs dans l’écosystème”.

    Un leader dans la région

    “Le Maroc produit des fuselages pour l’aéronautique avec des taux d’intégration dépassant les 43%, le ministre de l’industrie et du commerce a déclaré récemment qu’un avion 100% marocain n’est pas impossible un jour”, explique l’économiste Abdelghani Youmni. Et d’ajouter: ”Je me dois d’insister sur le fait que le Maroc d’aujourd’hui ressemble étrangement à la Turquie de la fin des années 90, sortir du tunnel pour mieux décoller, le Maroc est désormais la Turquie de l’Afrique sans  l’instinct de dominance. Passer d’une destination de « Best Cost » à une destination de « Haut de Gamme » nécessitera de rester dans son couloir, ne pas politiser l’économie et de se concentrer sur les six Métiers Mondiaux du Maroc (MMM)”.

    Lire aussi | Le Maroc s’impose dans l’aéronautique sous l’impulsion Royale

    En effet, fidèle à cette dynamique de croissance, les projecteur était tourné, lundi 13 octobre 2025, sur la province de Nouaceur où Sa Majesté  le Roi Mohammed VI a présidé le lancement du chantier de construction d’un complexe aéronautique dédié aux moteurs d’avions, du groupe français Safran. 

    La future usine de Casablanca livrera des moteurs Leap, le nouveau best-seller de Safran, produit en partenariat avec l’américain GE au sein de la co-entreprise CFM International, qui équipe plus de la moitié des Airbus A320 neo, tous les Boeing 737 Max, ainsi que les C919 chinois.

    Côté chiffre, Safran investira 200 millions d’euros pour la construction de la chaîne d’assemblage de 13.000 m², dans la zone aéroportuaire de Casablanca, qui s’ajoute au futur atelier de maintenance de 25.000 m², pour lequel Safran a investi 120 millions d’euros. Ces deux nouvelles usines vont employer quelque 900 salariés (dont 300 pour la ligne d’assemblage).

    “Le Maroc a construit une véritable aura dans le domaine de l’aéronautique depuis maintenant presque deux décennies. De grands noms du secteur y sont présents, notamment le groupe Safran. Le Royaume dispose d’un véritable background pour atteindre cet objectif”, nous confie le consultant en politique publique Michel Vialatte, qui relate: “sur le continent, le Maroc est le premier pôle aéronautique. Au fil des années, il y a eu une véritable collaboration technologique dans les différents métiers de l’aéronautique”. 

    De son côté, Zakaria Alaoui, expert en assemblage industriel, confirme ce point de vue: “Le Maroc dispose de véritables atouts pour relever ce défi. Ces dernières années, il a développé un véritable maillage en termes de maîtrise des métiers clés de l’aéronautique”. 

    Lire aussi | Aéronautique: le Maroc au 5ème rang des pays les plus dynamiques au monde

    “Cependant, le défi majeur réside dans la chaîne de production des réacteurs d’avion, car c’est un autre domaine qui nécessite un transfert de technologie”, fait-il remarquer.

    Smart strategy

    Pour rappel, les opérateurs se souviennent encore des débuts du secteur avec l’arrivée en 1999 de Safran, à l’époque Snecma. Aujourd’hui, le groupe français emploie 3.400 personnes à travers ses huit filiales marocaines. Dans son ensemble, le Gimas recense de grands noms, notamment Thales, le spécialiste de la maintenance, Aerotechnic Industries, des ETI et des PME (Daher, Figeac Aero, Latécoère) ainsi que des fournisseurs de Boeing et du motoriste Rolls-Royce comme Collins Aerospace, Spirit, Eaton.

    Tout cela est le résultat d’une “smart strategy” industrielle mise en place par le Maroc ces dernières années. Le pays a misé sur une politique industrielle attrayante pour se démarquer des autres zones de sous-traitance aéronautique, tels que l’Europe de l’Est, le Mexique, l’Inde et le Brésil. L’autre atout principal du Maroc réside dans une main-d’œuvre qualifiée abondante. Avec son écosystème de constructeur dynamique et son capital humain, le Maroc semble avoir toutes les cartes en main pour faire décoller son avion.

    14 octobre 2025 0 comments
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    Entreprise

    Une nouvelle unité de production fromagère voit le jour à Casablanca

    by Rachid Boutaleb 14 octobre 2025
    written by Rachid Boutaleb

    Après Oland Group, qui a investi plus de 80 millions de dirhams dans une unité de fromage fondu à Sidi Bernoussi, Casablanca s’apprête à abriter une nouvelle usine de fabrication de produits fromagers.

    Cette fois-ci, c’est IRVA SARL, une PME créée et gérée par Mounir Esrifi, qui vient enrichir l’offre industrielle en dérivés de produits laitiers à la région de Casablanca avec une unité en construction à Had Soualem et plus particulièrement, au pôle urbain industriel Al Omrane Sahel.

    Il faut dire que IRVA SARL, qui avait démarré une activité de distribution de produits non alimentaires dès sa création il y a une quinzaine d’années, a opéré un virage depuis quelques années en s’orientant vers les produits de nutrition et en autorisant auprès de l’ONSSA (Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires) un entrepôt au parc logistique Assalam à Had Soualem.

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    Avec ce nouveau projet qui devra mobiliser une enveloppe d’une quarantaine de millions de dirhams, IRVA SARL compte tripler à terme ses revenus qui s’élèvent aujourd’hui, à près de 50 millions de dirhams en étant générés exclusivement d’activité de distribution.

    La future unité de IRVA SARL, viendra allonger la liste d’un dispositif industriel composé d’usines de tailles diverses et de spécialisations variées appartenant à Oland Group, Prolainat Maroc (Or Blanc), Fromageries des Doukkalas, Safialait, et Centrale Danone.

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    Digital

    Instagram va filtrer davantage les contenus sur les comptes ados

    by Challenge 14 octobre 2025
    written by Challenge

    Meta a présenté, mardi 14 octobre, un nouveau dispositif destiné aux comptes Instagram d’adolescents, qui va filtrer encore davantage de contenus, notamment ceux liés à des tendances virales considérées comme potentiellement nocives.

    Cette mise à jour intervient un peu plus d’un an après le lancement, en septembre 2024, des comptes ados, qui sont assignés, par défaut, à tous les utilisateurs de 13 à 18 ans (la plateforme n’accepte pas d’internautes plus jeunes).

    La nomenclature initiale des comptes ados écarte déjà les contenus à caractère sexuels, images explicites ou choquantes. La version actualisée va désormais également masquer ou ne pas recommander « toute publication contenant du langage grossier, certains défis considérés comme risqués », ou plus généralement des contenus à même d’inciter à « des comportements potentiellement nocifs », selon un communiqué.

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    « On ajoute une barrière supplémentaire par défaut pour les adolescents, notamment face aux contenus sensibles et inadaptés », a expliqué Capucine Tuffier, responsable des affaires publiques en charge de la protection de l’enfance chez Meta.

    Le cadre révisé des comptes ados va être appliqué, dans l’immédiat, aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Australie, avant d’être étendu à d’autres pays dans les mois à venir. Pour déterminer quels éléments doivent être rendus invisibles aux adolescents, Meta s’est appuyé sur la classification « PG-13 » utilisée au cinéma aux Etats-Unis et qui avertit les parents que certains passages de films sont déconseillés aux enfants de moins de 13 ans.

    Il n’existe pas de liste exhaustive des sujets ou images qui peuvent entraîner l’attribution de ce label, laquelle est à la discrétion d’une commission dédiée (CARA), composée de parents indépendants. « On veut se mettre dans les paramètres les plus restrictifs et les plus protecteurs pour les adolescents », a dit Capucine Tuffier en réponse à une question sur la décision d’adopter, pour les 13-18 ans, des normes prévues initialement pour les moins de 13 ans. Elle a donné l’exemple de contenus promouvant des « régimes drastiques » ou « qui glorifient ou font la promotion de l’alcool ou du tabac ».

    Meta introduit aussi la possibilité pour les parents d’imposer des restrictions supplémentaires aux contenus visibles par leurs adolescents. Il s’agit de la fonctionnalité « contenu limité », qui permettra notamment d’empêcher les jeunes utilisateurs de voir, écrire ou recevoir des commentaires sous les publications.

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    « A partir de l’année prochaine », selon Meta, cette option « limitera aussi davantage les conversations avec l’IA (intelligence artificielle) que les adolescents peuvent avoir ». Ces évolutions interviennent sur fond de protestations contre les effets négatifs des réseaux sociaux et des assistants d’IA générative, suite notamment au suicide de plusieurs adolescents ces derniers mois.

    Challenge (Avec AFP)

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    Portuaire

    Le Maroc, puissance portuaire en pleine ascension

    by Adama Sylla 14 octobre 2025
    written by Adama Sylla

    De Casablanca à Tanger Med, en passant par Nador et Dakhla, le Maroc se hisse dans le cercle restreint des grandes nations maritimes. Une stratégie ambitieuse, portée par la vision de S.M. le Roi Mohammed VI, transforme les ports marocains en hubs mondiaux, moteurs de croissance et leviers d’intégration continentale.

    Le jeudi 18 septembre, Casablanca a renoué avec son destin maritime. À l’occasion d’une cérémonie marquée par l’inauguration de plusieurs infrastructures, S.M. le Roi Mohammed VI a donné une nouvelle impulsion au complexe portuaire de la capitale économique. Port de pêche moderne, chantier naval de dimension internationale, terminal de croisières flambant neuf, mais aussi complexe administratif intégré : quatre réalisations phares, mobilisant 5 milliards de DH d’investissements, redessinent l’avenir du littoral casablancais.

    Derrière ces projets, un double enjeu : renforcer le rayonnement économique et touristique de la métropole tout en consolidant sa position de hub maritime de premier plan sur la façade atlantique. Portés par l’Agence nationale des ports (ANP), ces chantiers traduisent la vision royale d’une ville tournée vers l’océan, capable de concilier développement économique, attractivité touristique et qualité de vie pour ses habitants.

    Un front de mer repensé

    «Dès 2014, il était clair que la solidarité ville-port devenait incontournable », rappelle l’expert maritime Najib Cherfaoui. À l’époque, l’enjeu portait sur la réhabilitation d’une bande côtière de 20 km, de la corniche d’Aïn Diab au quartier des Roches Noires en passant par le phare El Hank. Cette zone, encombrée par divers bâtiments désaffectés, treuils et cabestan hors service, ateliers de réparation, baraquements vétustes – bloquait littéralement l’ouverture de la médina sur la mer.

    Dix ans plus tard, le pari est tenu : la reconversion de ces 40 hectares a permis l’émergence d’un quartier Marina très accueillant, articulé autour d’une dynamique inclusive– industries de services, notamment tourisme & commerce. À cela s’ajoute le terminal de croisière, la porte d’entrée maritime que Casablanca attendait depuis plus d’un demi-siècle. Avec un investissement de 720 millions de DH, ce terminal place Casablanca sur la carte premium de la croisière mondiale. Desservi par un quai de 650 mètres, il peut accueillir 450 000 passagers par an et des paquebots de 350 mètres de long. Attenante au quai, la gare maritime est connectée à la terre ferme aux moyens de passerelles ultra-modernes et d’un parking pour 44 autocars.

    Derrière ces infrastructures, une stratégie claire : faire de Casablanca un carrefour du tourisme maritime mondial irrigant l’arrière-pays par le biais des circuits combinés. « L’attractivité d’une ville se joue aussi à son port et au tourisme d’affaires qu’il génère.», souligne un opérateur du secteur.

    À quelques encablures, le nouveau port de pêche – 1,2 milliard de DH d’investissements – redonne souffle à un métier millénaire. Conçu pour accueillir 260 barques artisanales et une centaine de bateaux côtiers, il est équipé d’infrastructures modernes : halle aux poissons, trois usines à glace, stalles pour mareyeurs, foyer pour gens de mer.

    « Ce port est plus qu’un outil, c’est une reconnaissance pour toute une communauté », explique un pêcheur des Roches Noires. L’intégration d’espaces de transformation et de commercialisation vise à structurer la filière halieutique et créer des milliers d’emplois indirects.

    Le chantier naval, pivot industriel du XXIe siècle

    Pièce maîtresse du programme, le nouveau chantier naval incarne l’ambition industrielle du Maroc. Pour un coût de 2,5 milliards de DH, il dispose d’une cale sèche de 240 m, d’une plateforme élévatrice de 9 700 tonnes et d’un élévateur à sangles dernière génération. Objectif : positionner Casablanca comme hub de construction et de réparation navale au service de la flotte nationale et du trafic international.

    Le Maroc entend ainsi capter une part des marchés extérieurs, alors que seuls trois chantiers de réparation navale existent le long de la côte atlantique, du Royaume au Cap de Bonne-Espérance. « Via le Cap de Bonne espérance, la redistribution des lignes navigation autour de l’Afrique de l’Ouest propulse la place de Casablanca au cœur des enjeux maritimes de la planète», insiste Najib Cherfaoui.

    Pour compléter le dispositif, un complexe administratif intégré de 500 millions de DH rassemble désormais sous un même toit douanes, autorité portuaire et utilisateurs. Une première, qui permettra d’optimiser les services et de réduire les coûts de gestion.

    Tanger Med, locomotive mondiale du commerce maritime

    Ce qui se joue aujourd’hui à Casablanca et, plus largement, dans l’ensemble du réseau portuaire marocain, va bien au-delà du cadre local ou national. Les projets structurants engagés par le Royaume s’inscrivent dans une stratégie cohérente où chaque port joue un rôle spécifique, mais où Tanger Med s’impose désormais comme la vitrine et la locomotive mondiale. Premier port à conteneurs de Méditerranée avec plus de 11,44 millions d’EVP (équivalent vingt pieds) traités par an, premier port africain et première plateforme d’import/export du Maroc, Tanger Med a su s’imposer en deux décennies comme un géant maritime incontournable.

    Le complexe industrialo-portuaire de Tanger Med est le fruit direct de la vision stratégique de S.M. le Roi Mohammed VI. Dès son discours fondateur de 2003, le Souverain avait fixé un cap clair : faire de Tanger Med « un modèle de développement régional intégré ». À travers ce projet, il ne s’agissait pas seulement de construire un port, mais de bâtir un hub logistique, industriel et commercial capable de rivaliser avec les plus grandes plateformes mondiales.

    Situé au Détroit de Gibraltar, à la croisée des grandes routes maritimes Est-Ouest et Nord-Sud, Tanger Med bénéficie d’un emplacement géostratégique unique. Plus de 100 000 navires par an et quelque 200 cargos par jour transitent par ce passage, reliant l’Asie, l’Europe, les Amériques et l’Afrique. Un choix d’implantation qui traduit la volonté royale d’inscrire durablement le Maroc sur la carte du commerce maritime mondial.

    Une montée en puissance rapide et continue

    Le 17 février 2003, S.M. le Roi lance officiellement les travaux du gigantesque chantier. Quatre ans plus tard, le 27 juillet 2007, le Port Tanger Med 1 est inauguré, marquant l’entrée en service du premier terminal à conteneurs et le démarrage effectif des opérations de transbordement. Le déchargement du premier conteneur plein symbolise alors une étape décisive pour le Royaume.

    Deux ans après, une nouvelle étape est franchie avec le lancement de la Grande Plateforme Industrielle de Tanger Med, intégrée directement au complexe portuaire afin de constituer un écosystème compétitif. Puis en 2010, le Souverain inaugure le Port Passagers et Rouliers, conçu pour renforcer les capacités d’accueil et fluidifier les flux croissants de passagers et de marchandises.

    À chaque étape, le complexe se renforce et diversifie ses fonctions, passant d’un simple port à une véritable plateforme logistique et industrielle. En 2012, l’inauguration de l’usine Renault Tanger Med, plus grande unité de production automobile d’Afrique, et le lancement de zones dédiées comme « Tanger Automotive City » ou « Tétouan Shore » marquent un tournant décisif : le port devient aussi un moteur industriel.

    L’écosystème industriel : une véritable chaîne de valeur

    Autour du complexe portuaire, un écosystème puissant a progressivement émergé. La zone franche accueille des centaines d’entreprises spécialisées dans l’automobile, l’aéronautique, le textile, l’agroalimentaire et l’offshoring. Le port agit ainsi comme catalyseur d’investissements, attirant aussi bien des multinationales que des PME locales.

    La plateforme industrielle franchit la barre des 1 200 entreprises en activité dès 2022. En 2024, ces zones d’activités économiques couvrent plus de 3 000 hectares et abritent plus de 1 400 entreprises, générant un chiffre d’affaires de 174 milliards de DH. Plus de 60 % des 137 milliards de DH d’investissements réalisés à Tanger Med proviennent du secteur privé, confirmant la confiance des investisseurs dans la stabilité et la compétitivité du hub marocain.

    Le 28 juin 2019, S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan lance officiellement les opérations du Port Tanger Med 2. Cette extension double la capacité initiale et place Tanger Med en tête de la Méditerranée, avec une capacité de 9 millions d’EVP. L’investissement public nécessaire atteint 14 milliards de DH, preuve de l’engagement de l’État à accompagner cette montée en puissance.

    Depuis, le complexe n’a cessé de battre des records : 8,6 millions de conteneurs traités en 2023, 10 millions dès 2024, soit quatre ans avant les objectifs fixés. Le port se hisse à la 17ème place mondiale sur 500 ports à conteneurs selon le classement 2024 d’Alphaliner, surpassant des géants comme Hambourg et New York. Le Maroc rejoint ainsi le cercle restreint des douze nations qui dominent le commerce maritime mondial.

    Au-delà des performances chiffrées, Tanger Med s’impose comme un acteur stratégique sur plusieurs continents. En 2024, Marsa Maroc, filiale du groupe, décroche la gestion des terminaux 1 et 5 du Port de Cotonou, au Bénin. Une extension de son rayonnement qui illustre la volonté du Maroc de s’affirmer comme puissance portuaire africaine.

    Tanger Med est aujourd’hui connecté à plus de 180 ports dans une centaine de pays. Il est devenu un point de passage obligé des flux mondiaux, captant une part croissante du transbordement entre l’Asie et l’Europe, notamment dans le contexte du conflit en mer Rouge et du détournement du trafic hors du canal de Suez.

    Les enjeux géopolitiques et logistiques

    La reconfiguration du commerce maritime mondial, marquée par l’allongement des distances et la hausse des coûts logistiques, a paradoxalement renforcé Tanger Med. Le rapport de la CNUCED souligne que la moyenne des distances parcourues par les navires a bondi de 4 831 miles en 2018 à 5 245 en 2024, dopant les flux en tonne-milles. Dans ce contexte, le port marocain devient un hub incontournable pour les armateurs qui cherchent à optimiser leurs routes et leurs coûts.

    L’efficacité opérationnelle de Tanger Med n’est pas un hasard. Digitalisation, fluidité douanière, partenariats avec des opérateurs de rang mondial comme APM Terminals : tous ces leviers ont contribué à hisser le complexe au 5ème rang mondial de l’indice de performance des ports à conteneurs publié par la Banque mondiale en 2024.

    Une extension en préparation

    Le port ne s’arrête pas là. Tanger Med Port Authority (TMPA) a engagé un partenariat stratégique avec la Société financière internationale (IFC) pour financer l’extension du port Passagers et Rouliers. Ce projet estimé à 450 millions d’euros prévoit le développement de 12 postes d’amarrage et l’aménagement de 86 hectares supplémentaires. La première tranche, comprenant quatre postes, devrait être livrée d’ici 2027. Objectif : porter la capacité de traitement des camions à plus d’un million d’unités, renforçant encore la position de Tanger Med comme hub logistique mondial.

    Devenu en moins de vingt ans un géant portuaire et industriel, Tanger Med n’est pas seulement un outil logistique : c’est un moteur de transformation économique et industrielle pour le Maroc. Ses zones franches, ses terminaux spécialisés et son intégration dans les chaînes de valeur mondiales en font une locomotive de croissance nationale et régionale.

    Nador West Med : le nouveau pilier de la suprématie portuaire marocaine

    A côté de la réussite indiscutable de Tanger Med, symbole de la montée en puissance du Maroc sur l’échiquier maritime mondial, la suprématie portuaire du Royaume s’apprête à être renforcée. Deux nouveaux géants sont en préparation : le port de Nador West Med, dans le nord-est, et le futur port Dakhla Atlantique, actuellement en chantier. Ensemble, ils complèteront l’architecture portuaire nationale et élargiront les capacités du pays face aux enjeux logistiques et géopolitiques contemporains.

    Situé dans la baie de Betoya, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Nador, le port de Nador West Med occupe une superficie de 850 hectares. Lancé en 2017 par S.M. le Roi Mohammed VI, le chantier arrive aujourd’hui dans sa phase finale. Les premiers tests opérationnels grandeur nature sont attendus dans les mois à venir, tandis que la mise en service complète de la plateforme est programmée pour 2027.

    À l’image de Tanger Med, Nador West Med traduit une ambition royale claire : hisser le Maroc dans la cour des grandes puissances maritimes, mais cette fois-ci avec une vocation singulière. Le nouveau complexe est conçu pour répondre aux besoins énergétiques et sécuritaires du Royaume, tout en stimulant le développement économique de la région de l’Oriental, longtemps freinée par les tensions frontalières avec l’Algérie.

    Une locomotive pour l’Oriental

    L’enjeu pour la région est considérable. Comme Tanger Med l’a été pour le Nord, Nador West Med doit devenir une locomotive pour l’émancipation socio-économique de l’Oriental. Pendant des décennies, cette zone est restée à la marge des grands circuits de croissance. Désormais, grâce à une infrastructure d’envergure, la région peut espérer attirer de nouveaux investissements, dynamiser son tissu industriel et créer des emplois qualifiés.

    La vocation énergétique du port lui donne une dimension encore plus stratégique. Conçu pour accueillir un terminal charbonnier de 7 millions de tonnes, un terminal conteneurs capable de traiter 3 millions d’EVP, mais surtout pour stocker et distribuer jusqu’à 25 millions de tonnes d’hydrocarbures, Nador West Med devient un maillon central de la sécurité énergétique du Maroc.

    En multipliant les capacités de réception et de stockage, le Maroc sécurise son approvisionnement en carburants et réduit sa dépendance vis-à-vis des fluctuations internationales. Mais le projet dépasse l’échelle nationale. Grâce à sa position géographique stratégique sur le bassin méditerranéen, Nador West Med peut devenir une plateforme de stockage pour les petits producteurs pétroliers souhaitant rapprocher leurs stocks des marchés européens et africains.

    Avec ce dispositif, le Royaume ambitionne de jouer un rôle équivalent à celui de Rotterdam pour l’Europe du Nord, mais appliqué à la Méditerranée et à l’Afrique de l’Ouest. À terme, les économies d’échelle générées pourraient contribuer à stabiliser, voire à réduire, les prix à la pompe pour les consommateurs marocains.

    Un contexte géopolitique favorable

    L’attractivité du futur port est renforcée par un environnement géopolitique instable. Les tensions persistantes en mer Rouge, les menaces sur la sécurité maritime, ainsi que la fermeture ponctuelle de certains passages stratégiques redessinent les flux logistiques mondiaux. Dans ce contexte, les armateurs privilégient des ports de transbordement sûrs et performants en Afrique du Nord.

    Par ailleurs, l’instauration des taxes carbone par l’Union européenne accentue la pression sur les chaînes logistiques. Les nouvelles réglementations européennes sur les émissions obligeront de nombreux transporteurs à optimiser leurs trajets et leurs escales. Tanger Med bénéficie déjà de cette reconfiguration, et Nador West Med viendra compléter cette offre en absorbant une partie de la demande croissante.

    Marsa Maroc, filiale de Tanger Med, acteur clé du projet

    Le développement de Nador West Med s’appuie sur l’expérience de Marsa Maroc, filiale du groupe Tanger Med et gestionnaire de 24 terminaux dans une dizaine de ports du Royaume. Une convention de concession a été signée avec la société Nador West Med pour la gestion du terminal à conteneurs Est, pour une durée de 25 ans.

    Cette concession marque le premier jalon opérationnel du complexe. Marsa Maroc a lancé les appels d’offres relatifs aux travaux d’aménagement, portant sur la plateforme, les réseaux et l’électrification. Ces procédures concrétisent l’entrée dans une phase active, visible, qui annonce le compte à rebours vers l’exploitation.

    Le terminal Est repose sur une plateforme de 40 hectares, adossée à un quai de 900 mètres de long, avec un tirant d’eau de -18 mètres. Cette configuration lui confère une capacité de 2 millions d’EVP, avec des infrastructures robustes : plateforme élevée à +3 mètres au-dessus du niveau hydrographique, quai culminant à +4,5 mètres.

    Ce choix d’ingénierie traduit une volonté d’anticiper les évolutions du transport maritime international. Les navires de nouvelle génération, plus longs, plus larges et plus lourds, pourront accoster à Nador West Med sans contraintes techniques.

    Le lancement du terminal intervient dans un contexte de saturation des capacités portuaires en Méditerranée occidentale. Le taux d’utilisation dépasse déjà les 80 %, avec un trafic global qui avoisine les 18 millions d’EVP par an. Les compagnies maritimes, confrontées à cette pression, cherchent de nouveaux points d’appui pour diversifier leurs escales.

    Nador West Med apparaît alors comme une réponse opportune. En offrant une alternative fiable et moderne, le port s’inscrit directement dans les projections de croissance des grandes alliances maritimes mondiales, qui redessinent actuellement les flux logistiques internationaux.

    À l’interface des routes maritimes est-ouest et nord-sud, Nador West Med bénéficie d’un positionnement idéal. Sa complémentarité avec Tanger Med est évidente : alors que le port du Détroit s’affirme comme premier hub de transbordement africain et méditerranéen, Nador West Med vient ajouter une spécialisation énergétique et logistique.

    En conjuguant les atouts de ces deux plateformes, le Maroc consolide son rôle de puissance portuaire émergente, capable de rivaliser avec les plus grands hubs mondiaux. Avec l’arrivée prochaine du port Dakhla Atlantique, c’est toute l’architecture maritime nationale qui se renforce, projetant le Royaume au centre des échanges internationaux.

    Dakhla Atlantique : la façade sud du Royaume en pleine mutation

    Dans le sud du Royaume, le futur port de Dakhla Atlantique suscite un intérêt stratégique considérable. Fruit de la vision de S.M. le Roi Mohammed VI, annoncée pour la première fois lors du discours du 6 novembre 2015 à l’occasion des 40 ans de la Marche Verte, ce projet illustre la volonté de développer une façade maritime moderne et intégrée. Depuis, les études préparatoires ont été menées avec rigueur, et le Souverain a rappelé l’importance de ce mégaprojet lors de son allocution du 6 novembre 2020, à l’occasion du 45e anniversaire de la Marche Verte. «La façade atlantique Sud du Royaume, située face au Sahara marocain, constituera une interface maritime d’intégration économique et un foyer de rayonnement continental et international », avait souligné le Souverain, mettant ainsi en perspective le rôle majeur que ce port est appelé à jouer.

    Le chantier lancé, un horizon 2028 ambitieux

    Après une phase d’études entamée dès 2015, le lancement effectif des travaux de construction a débuté en octobre 2021. À la mi-juillet 2025, le chantier affichait un taux d’avancement de 40 %, avec une livraison prévue pour 2028. Le budget global du projet avoisine les 10 milliards de dirhams, traduisant l’ampleur et la complexité de cette infrastructure.

    Le port Dakhla Atlantique n’est pas seulement une infrastructure maritime : il s’agit d’une plateforme moderne, pensée pour être pleinement connectée au reste du Royaume grâce à des liaisons ferroviaires et routières performantes. Cette connectivité vise à faciliter l’intégration des chaînes logistiques locales, nationales et internationales, et à attirer aussi bien les investisseurs locaux que les opérateurs internationaux.

    Les projections sont ambitieuses : à l’horizon 2028, le port devrait générer près de 183 000 emplois additionnels. Ces postes concerneront autant le secteur portuaire que les activités connexes : logistique, services, maintenance, industrie halieutique et agroalimentaire. Cette dynamique s’inscrit dans une logique de développement durable de la région de Dakhla-Oued Eddahab, en créant un véritable bassin d’emplois qualifiés et en favorisant l’essor économique local.

    Le projet intègre également un programme global de développement industriel et logistique. Il prévoit la construction de parcs d’activités industriels halieutiques, la création d’une zone logistique et industrielle à proximité du port, ainsi que des infrastructures hors site telles qu’une station de dessalement de l’eau de mer, une station d’épuration (STEP) et des alimentations électriques performantes. Ces aménagements assureront le fonctionnement optimal du port tout en soutenant la croissance des activités industrielles et commerciales environnantes.

    Une porte d’entrée vers l’Afrique

    Situé à 40 km au nord de la ville de Dakhla, le port Dakhla Atlantique est appelé à devenir une véritable interface continentale. Son rôle stratégique dépasse largement le cadre national : il offrira aux pays du Sahel – Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, entre autres – un accès direct à l’océan Atlantique et aux principaux marchés internationaux, notamment l’Europe, l’Asie et les Amériques.

    Cette vision est au cœur de l’Initiative Royale Atlantique, annoncée par S.M. le Roi Mohammed VI, qui vise à désenclaver les pays sahéliens et à faciliter leur intégration dans les circuits commerciaux mondiaux. Dans ce contexte, le port de Dakhla Atlantique devient une pièce maîtresse pour le développement des échanges régionaux et le renforcement de la position du Maroc comme hub logistique et industriel en Afrique de l’Ouest.

    Au-delà de son rôle logistique, le port de Dakhla Atlantique est conçu pour dynamiser l’investissement local et international. Sa proximité avec la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en fait une plateforme idéale pour les exportateurs et les investisseurs cherchant à capter les flux intra-africains et internationaux. Les facilités offertes par le port permettront de réduire les coûts de transport et de stockage, tout en garantissant une sécurité optimale pour les marchandises.

    Le projet renforce également le positionnement du Maroc comme porte d’entrée vers le continent africain, attirant des capitaux étrangers dans les secteurs de la pêche, de l’agroalimentaire, de la logistique et des services portuaires. Cette dimension économique et stratégique fait de Dakhla Atlantique un levier essentiel pour le rayonnement continental et international du Royaume.

    Le port Dakhla Atlantique est un chantier d’envergure multidimensionnelle. Il combine infrastructures portuaires, industrialisation, connectivité terrestre et développement durable. Sa construction marque une étape décisive pour la région et pour la stratégie maritime nationale. En reliant les pays du Sahel à l’Atlantique et en créant un pôle d’attraction pour les investisseurs, ce projet concrétise l’ambition royale d’une façade atlantique dynamique et pleinement intégrée.

    Avec une livraison attendue en 2028, Dakhla Atlantique représente le futur du commerce maritime et industriel au sud du Royaume, tout en s’inscrivant dans une stratégie nationale cohérente, aux côtés de Tanger Med et Nador West Med, pour faire du Maroc un acteur incontournable de la logistique et de l’économie maritime en Méditerranée et en Afrique.

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    Business

    Distribution de produits plastiques: l’autrichien HROMATKA débarque au Maroc

    by Rachid Boutaleb 14 octobre 2025
    written by Rachid Boutaleb

    Le groupe familial autrichien HROMATKA, pose son baluchon au Maroc. Ce groupe qui fait partie des principaux acteurs européens dans la distribution de polymères et de plastiques, fait de notre pays sa première implantation en Afrique.

    Dénommée Guztec Solutions Matières Plastique Morocco (GSMPM), la nouvelle filiale marocaine de HROMATKA Group, a pour objectif de devenir un distributeur de référence au Maroc des produits plastiques et notamment les polymères. Pour ce faire, cette nouvelle entité basée à Casablanca compte s’appuyer sur le savoir-faire et le sourcing de sa maison mère et mettre en place une équipe locale d’une vingtaine d’experts et de technico-commerciaux.

    Rappelons, que le groupe HROMATKA qui a été créé en 1969 par Hans Hromatka, est actuellement présent dans une trentaine de pays européens où il dispose de deux usines de compounds en Suisse et en Autriche, destinées à apporter des solutions spécifiques à ses clients et une quarantaine d’entrepôts et zones logistiques.

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    Partout où il opère, le groupe se distingue par un réseau de distribution local solide, une marque forte (en l’occurrence SAX Polymers) et son approche axée sur le support client tout au long du projet, de l’idée à la production et au-delà.

    Le groupe basé à Bruggfeldweg au canton suisse de Bâle-Campagne, rejoint ainsi d’autres groupes autrichiens qui opèrent déjà au Maroc comme le leader mondial des canalisations Amiblu, le groupe de solutions d’emballage Mondi et le spécialiste des systèmes de moulage par injection ENGEL.

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    Economie

    Maroc: la relance restera vigoureuse jusqu’à fin 2025

    by Jamal Chibli 14 octobre 2025
    written by Jamal Chibli

    La phase de relance de l’économie nationale enregistrée depuis fin 2023 devrait se maintenir au cours de la seconde moitié de l’exercice en cours, qui connaîtrait, toutefois, une légère inflexion par rapport au sursaut enregistré au deuxième trimestre, mais sans conséquence pour l’inflation attendue à des niveaux modérés, inférieurs à 2%.

    Dans une nouvelle note de conjoncture, le HCP rappelle que le nouveau cycle de croissance de l’économie nationale dure actuellement depuis plus de six trimestres, avec une hausse de l’activité hors agriculture de 4,8%, en rythme annuel, en moyenne par trimestre.

    Cet essor, ayant permis de combler totalement le gap d’activité engendré par la crise sanitaire Covid-19, s’est même renforcé, pour atteindre +5,5% au deuxième trimestre 2025, grâce notamment à une relance étendue à l’ensemble des branches d’activité. Les industries manufacturières et extractives, la construction et l’hébergement ont été particulièrement dynamiques, assurant près de 40% de la croissance économique globale.

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    Au troisième trimestre 2025, l’économie nationale aurait connu un rééquilibrage, après le fort rebond du trimestre précédent. La valeur ajoutée primaire se serait légèrement affermie, tandis que celle des autres activités aurait été orientée à la hausse, mais à un rythme plus modéré.

    Malgré le renforcement de la valeur ajoutée de la construction, l’activité des branches secondaires aurait vu son rythme de croissance refluer à +4,4%, en variation annuelle, au lieu de +7,4% au deuxième trimestre. La dynamique des services se serait, également, tempérée, pour atteindre +4,3%, au lieu de +4,8% un trimestre plus tôt. Dans ce contexte, la progression du PIB global aurait atteint 4,3%, au lieu de +4,8% et +5,5% respectivement aux premier et deuxième trimestres.

    L’économie marocaine devrait enregistrer une légère accélération au quatrième trimestre 2025, affichant une croissance de 4,7%, en rythme annuel, au lieu de +4,3% attendu au troisième trimestre. Les perspectives de la demande étrangère sont mieux orientées comparativement au trimestre précédent, du fait notamment des effets attendus de la détente progressive des taux d’intérêt sur la consommation et l’investissement en Europe.

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    Parallèlement, les facteurs ayant soutenu la demande intérieure au cours des trois premiers trimestres de 2025 se maintiendraient. La consommation des ménages bénéficierait de la poursuite de l’amélioration du pouvoir d’achat, favorisée par la revalorisation des salaires publics et privés et les gains liés à l’impôt sur le revenu. Sa croissance annuelle pourrait atteindre 4,4%, tandis que l’investissement poursuivrait sa progression au rythme de 12,6%, tiré par la hausse des dépenses d’équipements des sociétés non financières et le renforcement des investissements publics.

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    Banques

    Casablanca, nouveau carrefour africain des banques étrangères

    by Ismail Saraoui 14 octobre 2025
    written by Ismail Saraoui

    Entre ambitions panafricaines, diplomatie économique et repositionnement stratégique des acteurs mondiaux, le Maroc s’impose comme la nouvelle plaque tournante financière du continent. Après Standard Chartered, Access Bank prépare son entrée, tandis que la SaudiExim Bank fait de Casablanca Finance City son ancrage maghrébin. Le Royaume devient plus que jamais un hub bancaire africain en pleine expansion.

    Depuis quelques années, une dynamique souterraine mais structurante redessine la carte de la finance africaine. Les grandes banques internationales, mais aussi les champions régionaux du continent, cherchent des bases stables pour piloter leurs opérations africaines. Longtemps, Johannesburg, Lagos ou Le Caire ont dominé le jeu. Aujourd’hui, grâce à CFC, Casablanca s’impose progressivement comme le nouveau centre névralgique d’un continent en quête d’intermédiation financière solide, de connectivité réglementaire et de visibilité internationale. Le mouvement est profond. Il ne s’agit pas seulement d’une série d’ouvertures de bureaux : c’est un repositionnement géoéconomique. 

    Le Maroc, fort de sa stabilité politique, de ses réformes financières et de son ancrage africain assumé, attire désormais les grands noms du secteur bancaire mondial. En moins de deux ans, Standard Chartered, Access Bank et plus récemment SaudiExim Bank ont jeté leur dévolu sur le Royaume, confirmant une tendance que les experts anticipaient depuis la montée en puissance de Casablanca Finance City (CFC). « Nous demeurons concentrés sur notre propre trajectoire, une trajectoire de consolidation de nos acquis et d’innovation au service du Maroc et du continent. Notre vision reste inchangée : faire de Casablanca Finance City un hub régional de premier plan, en connectant les capitaux internationaux au potentiel africain, en favorisant les partenariats interrégionaux et en créant des passerelles entre investisseurs et opportunités », nous confie Ksikes Directrice Stratégie, Partenariats et Communication de Casablanca Finance City Authority.

    Casablanca Finance City, levier d’attractivité africaine

    En un peu plus d’une décennie, la marque CFC s’est hissée au rang des références régionales. En chiffres, dans son dernier rapport, la marque a développé une véritable communauté de plus de 200 entreprises, dont de grands noms internationaux dans les secteurs de la finance, du conseil, de l’assurance et des services aux entreprises. 115 pays couverts et un chiffre d’affaires de 14 MDH.

    Lire aussi | Le Souverain lance les travaux de réalisation d’un complexe industriel de « moteurs d’avions » du groupe Safran

    « Casablanca Finance City (CFC) n’est plus un simple pari stratégique, mais bel et bien un hub financier confirmé sur le continent africain. » Le rapport d’activité 2023 met en lumière une trajectoire ascendante consolidée par plusieurs éléments clés :
    • Position de leader continental : Pour la 7e année consécutive, CFC est en tête du classement africain du Global Financial Centres Index (GFCI).
    • Communauté d’affaires robuste : Plus de 200 entreprises membres issues de 50 pays d’Afrique sont implantées dans l’écosystème CFC, confirmant son attractivité régionale et son rôle de plateforme d’expansion vers l’Afrique subsaharienne.
    • Partenariats internationaux : Une participation active aux grands rendez-vous mondiaux comme la COP28, l’adhésion aux Green Investment », nous confie Zakaria Fahim, CEO de BDO.

    Longtemps critiquée pour son rythme de déploiement jugé lent, la stratégie CFC commence à prendre. Le repositionnement stratégique opéré ces dernières années – notamment l’alignement sur les standards ESG, les partenariats avec des places financières internationales comme Singapour ou Luxembourg, et l’intégration de l’innovation dans les priorités du hub (avec l’accueil de structures tech et green finance) – a eu un véritable effet d’entraînement sur la performance du groupe.

    Au-delà des partenariats stratégiques comme celui avec Frankfurt Main Finance, la marque, au plan local, a développé une véritable stratégie. Par exemple, le partenariat stratégique scellé entre CFC Authority et le Conseil de la Région Casablanca-Settat pour la mise en place d’un dispositif de communication ambitieux et la création, au cœur de CFC, de l’Africa Finance Institute.

    Lire aussi | Aida Ksikes: «Nos ambitions s’inscrivent dans notre Vision 2030, qui marque une nouvelle étape dans le développement de CFC»

    « Ce saut qualitatif ne repose pas uniquement sur le cadre incitatif, mais sur la création d’un véritable écosystème. En cultivant un environnement d’affaires stable, multilingue et tourné vers l’Afrique, CFC confirme qu’elle n’est plus une promesse, mais bien une interface crédible pour les capitaux internationaux. La mayonnaise, cette fois, commence réellement à prendre », explique Zakaria Fahim, CEO de BDO. Et d’ajouter : « La montée en gamme de CFC est réelle, tant par sa gouvernance proactive que par la consolidation de son offre : fiscalité spécifique, zone géographique dédiée, cadre juridique modernisé, communauté d’expertise. »

    La SaudiExim Bank, symbole de la nouvelle diplomatie économique arabe

    Dans un communiqué fraîchement publié par Le communiqué du Cabinet Laamrani Law Firm met en lumière deux dimensions stratégiques indissociables. D’une part, il souligne la reconnaissance de son expertise en droit bancaire réglementaire, matérialisée par l’accompagnement juridique complet mené par Laamrani Law Firm. Un succès qui valide non seulement la compétence technique du cabinet dans les processus d’autorisation bancaire, mais consolide aussi la crédibilité du cadre réglementaire marocain (notamment la loi bancaire 2015 et les directives de Bank Al-Maghrib).

    Lire aussi | Standard & Poor’s: le Maroc se hisse dans la catégorie Investment Grade (BBB-/A-3) 

    D’autre part, il affirme le renforcement de Casablanca comme hub financier incontournable, citant explicitement son attractivité pour les investisseurs internationaux. Une dualité qui révèle une symbiose entre excellence juridique locale et ambition économique nationale. La comparaison avec le bureau de Jeddah, inauguré en février 2022, stratégiquement positionné près des ports saoudiens, illustre la logique de Saudi EXIM : reproduire au Maroc un modèle axé sur la proximité client et l’efficacité opérationnelle, confirmant que Casablanca est perçue comme une plateforme d’accès aux marchés africains, le cabinet d’avocats se dit fier d’accompagner avec succès la Saudi Export-Import Bank (Saudi Exim Bank) dans son processus d’obtention de l’autorisation d’exercice de son Bureau de représentation à Casablanca.

    Intégration dans un réseau africain existant

    L’implantation à Casablanca s’inscrit dans une architecture financière panafricaine méthodiquement construite par Saudi EXIM depuis 2024. Une démarche qui dépasse la simple représentation locale. Elle s’articule avec un maillage d’accords continentaux incluant :

    – Protocole avec Shelter Afrique (2025) Pour des projets urbains.

    – Lignes de crédit de 25 millions de dollars Avec Standard Bank (Afrique du Sud) et Abu Dhabi Islamic Bank – Egypt (ADIB Egypt) (2024).

    – Partenariats Avec la Ghana Export-Import Bank et la Guinée (2025).

    Une stratégie qui répond à une logique de couverture régionale complémentaire. Si Jeddah irrigue les ports saoudiens, Casablanca devient le pivot pour l’Afrique francophone et de l’Ouest, tandis que les accords au Kenya, Ghana ou Afrique du Sud ciblent l’Afrique anglophone. Sur le plan géopolitique, ce déploiement concrétise la Vision 2030 saoudienne visant à «augmenter les exportations non pétrolières». Le choix du Maroc comme plaque tournante n’est pas fortuit : bénéficiant d’accords de libre-échange avec l’Afrique et l’UE, il sert de sas logistique et réglementaire pour pénétrer les marchés subsahariens et européens, transformant ainsi le bureau en un levier d’intégration économique multipolaire.

    Dans les détails, le bureau agit comme un catalyseur d’échanges : les entreprises saoudiennes pourront structurer leurs ventes vers l’Afrique via le hub marocain, tandis que les exportateurs locaux bénéficieront de lignes de crédit dédiées pour pénétrer le marché saoudien et africain. Sécurisation accrue des transactions grâce à l’expertise en assurance- crédit export de Saudi EXIM.

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