Dans un contexte social bouillonnant, le Souverain a ouvert la dernière session d’automne du mandat parlementaire en cours, à la veille des élections prévues en 2026. Par K.Lahlou
Les messages contenus dans le discours royal sont clairs et explicites.
L’ouverture de cette session est constitutionnelle et hautement symbolique. C’est un moment où sont exprimées les orientations stratégiques au sommet de l’Etat.
À cette occasion, le Souverain a tenu à réitérer Sa vision qui répond parfaitement aux attentes des citoyens en termes de solidarité et de justice sociales et territoriales.
Le contexte préélectoral ne doit pas faire oublier aux parlementaires leur « responsabilité à mener à bonne fin les processus législatifs, à mettre en œuvre les programmes et les projets en chantier, à demeurer alertes et engagés à plaider la cause des citoyens ».
Autrement dit, être armés en toutes circonstances d’un esprit patriotique et mettre l’intérêt général et national au-dessus des intérêts conjoncturels et particuliers.
C’est dans cette attitude, déclinée concrètement à travers des actions et des résultats, que les citoyens peuvent observer, comprendre, être convaincus et adhérer activement à la dynamique globale de changement et de progrès.
En fait, c’est là une mission qui concerne tous les acteurs institutionnels et extra-institutionnels, notamment les partis politiques et les associations.
Ainsi, le Souverain a aussi réitéré son rappel contenu dans le discours du Trône quant à l’urgence d’une accélération de la marche du Maroc émergent en lançant une « nouvelle génération de programmes de développement territorial ».
Ce sont là des « enjeux majeurs qui débordent la limite temporelle de l’action gouvernementale et parlementaire », pour que le Maroc puisse se frayer « un chemin sûr vers une plus grande justice sociale et territoriale ».
Et, loin d’être un « slogan creux » ou une action conjoncturelle, la déclinaison de cette « justice sociale et territoriale » est à apprécier concrètement à travers « le niveau du progrès du Maroc émergent et solidaire ».
Cette « orientation stratégique requiert l’engagement de tous les acteurs ».
Pour cela, « un changement significatif des mentalités et des méthodes de travail » s’impose au préalable, avec un « enracinement de la culture de résultats ».
À cet égard, les nouvelles technologies permettent d’affiner et de renforcer qualitativement cette approche, tout en accroissant la célérité des actions engagées, avec une complémentarité organique entre les espaces ruraux et urbains.
Ainsi, dans les processus de déclinaison de cette vision royale stratégique, les priorités sont évidentes :
« accorder un intérêt particulier aux régions en situation de très grande précarité, notamment les zones montagneuses et les oasis (…) », sur la base d’une politique publique intégrée ;
« mener avec sérieux l’opérationnalisation optimale des leviers de développement durable du littoral (…), dans le cadre d’une économie maritime nationale, génératrice de richesses et d’emplois » ; et l’extension du « Programme national pour le développement des centres ruraux émergents, en tant que levier adopté pour la gestion de l’urbanisation et la réduction de ses impacts négatifs ».
Face à ces orientations stratégiques, les représentants de la Nation et l’exécutif disposent d’une vision globale et cohérente à traduire concrètement sur le terrain, avec des résultats concrets en termes d’impacts positifs sur les conditions de vie des citoyens, en particulier dans les zones les plus défavorisées.
Lors du dernier Salon Auto Expo de Casablanca, la marque chinoise Jetour a officialisé son arrivée sur le marché marocain, dévoilant ses ambitions à travers un partenariat stratégique avec SMEIA. Distributeur exclusif et acteur de référence dans le secteur automobile national, SMEIA accompagne cette implantation par l’ouverture d’un flagshipstore dédié à l’univers de sa nouvelle carte chinoise.
Implanté au 47, avenue Bahmad à Casablanca, le nouveau showroom Jetour ouvrira ses portes à la mi-novembre 2025. Ce flagshipstore, dédié à l’univers de la marque, proposera des services complets incluant la vente, l’après-vente et la fourniture de pièces de rechange. Il incarne l’engagement de SMEIA, importateur exclusif de Jetour au Maroc, en faveur d’une mobilité plus durable et tournée vers l’innovation.
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Créée en 2018 par le groupe chinois Chery, Jetour s’est imposée en quelques années comme un acteur majeur du segment SUV. En 2024, la marque a franchi un seuil symbolique avec plus de 568000 véhicules écoulés, soit une progression annuelle de 80 %. Présente dans plus de 67 pays, elle séduit par une combinaison de design audacieux, de performances solides et de technologies embarquées. Son arrivée au Maroc s’inscrit dans une stratégie d’expansion ciblée, visant à proposer des modèles adaptés aux besoins locaux tout en respectant les standards internationaux.

Pour son lancement dans le Royaume, la marque chinoise mise sur son modèle phare : le T2 i-DM, un SUV hybride rechargeable qui incarne la nouvelle génération de véhicules alliant puissance, efficience et connectivité. Esthétiquement, le T2 i-DM se distingue par une silhouette robuste et élégante, à mi-chemin entre SUV urbain et baroudeur moderne. Sa calandre verticale, ses projecteurs LED angulaires et ses lignes tendues lui confèrent une présence marquée sur la route. Ajoutez-y les jantes alliage, les barres de toit et les finitions chromées renforcent son caractère, tandis que l’arrière épuré avec feux horizontaux et béquet intégré souligne son orientation technologique.
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L’habitacle entend offrir un espace moderne, spacieux et intelligent. Dans le détail, le poste de conduite est centré autour d’un écran tactile de 15,6 pouces, complété par une instrumentation numérique et une interface intuitive. Le volant multifonctions en cuir, les sièges chauffants et ventilés, la climatisation bi-zone, le toit panoramique et la connectivité Apple CarPlay/Android Auto créent une ambiance premium, adaptée aux trajets quotidiens comme aux longues distances.

Sous le capot, l’engin associe une motorisation thermique de 156 chevaux à un moteur électrique de 165 kW, pour une puissance cumulée de 375 chevaux et un couple de 610 Nm. Sa batterie lithium-fer-phosphate de 26,7 kWh offre une autonomie électrique de 139 km, avec une recharge rapide de 10 à 80 % en 50 minutes sur borne rapide. Coté tarif, le Jetour T2 i-DM est proposé au Maroc à partir de 399000 DH.
OPCI au Maroc. Pourquoi les évaluateurs immobiliers sont devenus incontournables ?
Le marché immobilier marocain vit une petite révolution avec l’essor des Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI). Mais derrière ce nouveau véhicule d’investissement, une autre profession monte en puissance : celle des évaluateurs agréés. Ces experts s’imposent comme les piliers de la transparence et de la confiance dans le marché des OPCI. Leur mission ? Donner une valeur crédible aux actifs immobiliers et rassurer investisseurs comme autorités.
Le marché immobilier marocain connaît une véritable mutation avec l’essor des Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI). Mais derrière ces véhicules d’épargne modernes, une autre profession se révèle incontournable : celle des évaluateurs immobiliers agréés. Cette année encore, la liste officielle des experts retenus vient d’être publiée, confirmant leur rôle clé dans la transparence et la crédibilité du marché. Parmi eux, Agenz.
A cet effet, Malik Belkziz, co-fondateur d’Agenz, nous explique que « L’évaluateur immobilier agréé est le tiers de confiance du marché ». En effet «l’évaluateur immobilier agréé joue un rôle central dans le fonctionnement des OPCI. Il est chargé de valoriser les actifs immobiliers du portefeuille de façon indépendante, objective et conforme aux normes en vigueur», explique Malik Belkziz.
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Selon lui, cette mission ne se limite pas à donner un chiffre : « Elle englobe l’estimation périodique des biens, l’analyse des flux locatifs et l’accompagnement des décisions stratégiques comme les acquisitions, les cessions ou les financements ».
Pour rappel, les OPCI sont des structures financières qui permettent aux investisseurs de placer leur argent dans l’immobilier, un peu comme on achète des parts dans un fonds d’investissement. L’idée est simple : mutualiser les ressources pour investir dans des biens immobiliers (bureaux, commerces, hôtels…) et générer des revenus réguliers.
Mais pour que ce mécanisme fonctionne, encore faut-il savoir combien valent réellement les biens qui composent ces portefeuilles. C’est là qu’entrent en scène les évaluateurs agréés.
Chaque OPCI doit faire évaluer ses actifs immobiliers au moins deux fois par an, et cela par deux experts indépendants. Ces évaluateurs, qu’ils soient personnes physiques ou sociétés spécialisées, doivent être agréés par le ministère des Finances. Leur mission : donner une valeur objective aux biens pour garantir la transparence vis-à-vis des investisseurs.
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Leur travail n’est pas une simple estimation « à la louche ». Ils utilisent plusieurs méthodes, allant de la comparaison avec des biens similaires récemment loués ou vendus, jusqu’à des calculs financiers complexes comme la capitalisation des revenus ou l’actualisation des flux de trésorerie.
« La compétence, l’indépendance et l’expérience sont nos cartes de visite» explique l’expert. Être agréé par le ministère des Finances n’est pas une simple formalité. Malik Belkziz insiste sur la rigueur du processus :
« L’agrément repose sur plusieurs critères essentiels : la compétence technique, une connaissance approfondie du marché, une expérience avérée dans l’évaluation d’actifs complexes, mais aussi l’indépendance vis-à-vis des parties prenantes. À cela s’ajoutent les moyens humains et techniques, ainsi que le respect strict des normes professionnelles et déontologiques. »
Une profession en plein essor
Avec la montée en puissance des OPCI, la demande pour ces experts explose. Déjà, plusieurs agréments ont été délivrés, et de nombreuses candidatures sont à l’étude. Leur rôle est stratégique : sans évaluation crédible et indépendante, les OPCI ne pourraient pas fonctionner correctement, car ni les investisseurs ni les autorités ne pourraient se fier aux chiffres avancés.
Cependant, cette profession doit encore relever certains défis. L’absence d’un indice de référence des loyers complique l’exercice, notamment pour évaluer des biens destinés à la location. Dans son guide, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) propose des méthodes de substitution, mais les évaluateurs doivent constamment jongler entre données limitées et attentes élevées.

3 questions // Malik Belkziz,co-fondateur d’Agenz
Challenge : Quelles sont les principales difficultés rencontrées lors de l’évaluation, notamment en l’absence d’indice de loyers de référence ?
Malik Belkziz : L’absence d’un indice de loyers de référence constitue un obstacle majeur qui complique l’estimation des loyers de marché. De plus, les évaluateurs ne disposent pas encore d’un accès simplifié aux sources officielles de données transactionnelles, telles que la plateforme centralisée des notaires, ce qui rend la collecte d’informations encore plus difficile. Dans ce contexte, ils doivent s’appuyer sur des comparaisons ponctuelles, mener des enquêtes de terrain approfondies et exploiter des bases de données professionnelles partagées afin d’affiner leurs estimations.
Challenge : Comment vos évaluations contribuent-elles à renforcer la confiance des investisseurs dans les OPCI ?
Malik Belkziz : Les évaluations fournies assurent une transparence sur la valeur réelle des actifs, facilitent les décisions d’investissement et renforcent la comparabilité entre OPCI. Elles garantissent également la conformité réglementaire et réduisent l’asymétrie d’information, éléments clés pour instaurer la confiance et l’attractivité du marché.
Challenge : Selon vous, comment cette profession va-t-elle évoluer avec la montée en puissance du marché des OPCI au Maroc ?
Malik Belkziz : Avec la croissance du marché des OPCI, la profession tend vers une spécialisation accrue, une digitalisation des outils d’évaluation et l’émergence d’indices de marché structurés. L’évaluateur sera de plus en plus impliqué dans des missions à forte valeur ajoutée stratégique, intégrant notamment les dimensions prospectives et ESG dans ses analyses.
Dévoilé en grandes pompes lors du dernier Salon Auto Expo à Casablanca, le Kia EV3 a marqué officiellement son entrée sur le marché marocain en septembre 2025. Sacré «Voiture de l’année mondiale 2025», ce modèle 100 % électrique entend s’imposer comme une nouvelle référence sur le segment des B-SUV urbains, alliant design audacieux, technologie avancée et confort de belle facture.
Inspiré du style de son grand frère l’EV9, l’EV3 adopte la philosophie de design «Opposites United», propre à Kia. Sa silhouette compacte et sculptée, ses lignes fluides et ses éléments stylistiques comme la calandre fermée et les phares cubiques à signature lumineuse de type «Star Map», lui confèrent une allure futuriste et affirmée. Les jantes de 17 pouces, les surfaces tendues et les poignées de portes discrètes renforcent son dynamisme, tandis que le dessin de la partie l’arrière souligne lui aussi le caractère technologique de l’engin.
À bord, l’EV3 joue la carte du raffinement et de l’ergonomie. Son habitacle repose sur le concept «Joy for Reason», qui vise à marier plaisir des sens et fonctionnalité, dixit l’importateur de la marque. Le volant carré en cuir biton intègre plusieurs commandes, libérant l’espace central. La planche de bord accueille trois écrans haute définition, à savoir un premier de 12,3 pouces dédié à la conduite, un second pour l’info-divertissement compatible Android Auto et Apple CarPlay, et un troisième écran tactile de 5 pouces pour les réglages de confort. Grâce à un empattement de 1,68 mètre, l’espace intérieur est généreux, avec des rangements astucieux, des ports USB-C, une prise 230V sous la banquette arrière, un chargeur sans fil et des sièges chauffants à l’avant comme à l’arrière.

Le Kia EV3 repose sur la nouvelle plateforme E-GMP 400V, dédiée aux véhicules de gabarit moyen. Il est équipé de deux batteries haute capacité (58,3 et 81,4 kWh), offrant une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 773 km, saluée comme la meilleure de sa catégorie. Le moteur électrique développe une puissance de 150 kW (204 chevaux) pour un couple maximal de 283 Nm. La recharge rapide varie de 29 à 31 minutes selon la batterie, avec une consommation moyenne de 14,9 kWh/100 km et un coefficient d’aérodynamisme optimisé à 0,263.
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Disponible en trois finitions, l’EV3 propose dès la version «Active» une dotation riche en équipements : climatisation automatique bi-zone, tableau de bord digital, sièges en cuir réglables électriquement, caméra de recul, aide au stationnement, éclairage LED tactile, connectivité complète, et recharge intelligente. Les versions Exécutive et Exécutive+ ajoutent des équipements supplémentaires comme le pack ADAS, le toit ouvrant électrique, les sièges chauffants avant et arrière, la batterie Long Range, la technologie V2X et V2L, ainsi qu’un partenariat exclusif avec Fast Volt pour l’abonnement de recharge.

Coté tarif, le tout nouveau Kia EV3 est disponible dans le Royaume à partir de 359 000 DH (prix de lancement). Un positionnement par lequel Kia souligne, selon le staff de la marque, sa volonté de démocratiser la mobilité électrique, en proposant un véhicule à la fois performant, technologique et adapté aux besoins du quotidien.
Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le samedi 11 octobre 2025 :
– Pluies avec risque d’orage sur le Rif, la Méditerranée et l’Oriental.
– Nuages bas avec formations brumeuses matinales et nocturnes sur les côtes atlantiques.
– Rafales de vent assez fortes sur la région de Tanger, l’Oriental et les côtes Centre et Sud.
– Chasse-poussières par endroit sur les provinces sahariennes.
– Température minimale de l’ordre de 06/11°C sur l’Atlas, le Rif et les Hauts plateaux orientaux et de 15/21°C partout ailleurs.
– Températures du jour en légère hausse sur le Nord et en baisse ailleurs.
– Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée, le Détroit et le long du littoral atlantique.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid, a adressé, vendredi, un discours au Parlement à l’occasion de l’ouverture de la première session de la 5e année législative de la 11e Législature. Voici le texte intégral du Discours Royal :
« Louange à Dieu,
Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.
Mesdames et Messieurs les honorables parlementaires,
Avec l’aide du Seigneur, Nous ouvrons aujourd’hui la dernière année législative du mandat en cours de la Chambre des Représentants.
C’est l’occasion de vous assurer du prix que Nous attachons à votre travail, qu’il soit d’ordre législatif ou qu’il se rapporte au contrôle de l’action gouvernementale et à l’évaluation des politiques publiques.
Nous tenons aussi à saluer les efforts déployés pour relever le niveau de performance de la diplomatie partisane et parlementaire afin de mieux servir les Causes supérieures de la Nation. Nous appelons également à ce qu’en la matière, un travail plus appliqué et plus efficace soit mené dans une logique de coopération et de complémentarité avec la diplomatie officielle.
Comme il s’agit, pour les membres de la Chambre des Représentants, de la dernière année de leur mandat, Nous vous invitons à vous employer avec sérieux et responsabilité à mener à bonne fin les processus législatifs, à mettre en œuvre les programmes et les projets en chantier, à demeurer alertes et engagés à plaider la cause des citoyens.
Par ailleurs, il ne devrait y avoir ni antinomie ni rivalité entre les grands projets nationaux et les programmes sociaux, tant que le but recherché est de développer le pays et d’améliorer les conditions de vie des citoyens, où qu’ils soient.
Dans la même veine, une attention particulière doit être portée à l’encadrement des citoyens et à la communication autour des initiatives engagées par les pouvoirs publics, et des différentes lois et décisions, notamment celles ayant trait directement aux droits et aux libertés des citoyens.
Cette mission n’est pas du seul ressort du gouvernement. Elle est l’affaire de tous, et vous, les parlementaires, êtes en première ligne, car vous êtes les représentants des citoyens.
C’est aussi la responsabilité des partis politiques et des mandataires siégeant au sein des différents Conseils élus, à tous les échelons de l’organisation territoriale. Doivent également s’y associer médias, acteurs de la société civile et, globalement, toutes les forces vives de la Nation.
Mesdames et Messieurs les honorables parlementaires,
Nous avons appelé dans le dernier Discours du Trône à accélérer la marche du Maroc émergent et à lancer une nouvelle génération de programmes de développement territorial.
Ainsi que vous le savez, il s’agit d’enjeux majeurs qui débordent la limite temporelle de l’action gouvernementale et parlementaire.
Dieu soit loué, à la faveur des dynamiques que Nous avons impulsées, notre pays se fraye un chemin sûr vers une plus grande justice sociale et territoriale.
Nous nous attachons aussi à ce que les fruits de la croissance profitent à tous, à ce que les enfants du Maroc uni jouissent à égalité des droits politiques, économiques et sociaux et de bien d’autres.
Aussi, Nous considérons que le niveau du développement local est le vrai miroir du progrès du Maroc émergent et solidaire, dont nous nous employons tous à consolider le statut.
De fait, le diptyque « justice sociale et lutte contre les inégalités territoriales » est loin d’être un slogan creux, ou une priorité conjoncturelle dont l’importance pourrait décliner au gré des circonstances.
Nous le considérons plutôt comme une orientation stratégique qui requiert l’engagement de tous les acteurs, ainsi qu’un enjeu crucial qui doit imprégner les différentes politiques de développement.
Par ailleurs, le cap tracé par le Maroc émergent pour réaliser la justice sociale et spatiale exige la mobilisation de toutes les potentialités dont il dispose.
En effet, la transformation majeure que Nous entendons opérer en matière de développement territorial, requiert un changement significatif des mentalités et des méthodes de travail, ainsi qu’un véritable enracinement de la culture du résultat. Cette démarche doit reposer sur la collecte de données de terrain précises et l’utilisation des technologies numériques.
Aussi, s’agissant de la nouvelle génération de programmes de développement territorial que le gouvernement doit s’atteler à élaborer conformément à Nos orientations, Nous attendons qu’ils se caractérisent par une plus grande célérité et qu’ils produisent un impact plus fort. Ce travail doit être mené dans le respect d’une relation gagnant-gagnant entre les zones urbaines et rurales.
Il s’agit notamment des questions clés que Nous avons définies comme prioritaires, au premier rang desquelles figurent l’encouragement des initiatives locales et des activités économiques, la création d’emplois pour les jeunes, la promotion concrète des secteurs de l’éducation et de la santé, ainsi que la mise à niveau territoriale.
Et parce que toute négligence affectant l’efficacité et la rentabilité des investissements publics est inadmissible, Nous exhortons, chacun à son niveau, à lutter contre toute pratique chronophage, énergivore et avide de ressources.
Outre les directives contenues dans Notre Discours du Trône à propos du développement territorial, Nous appelons à ce que l’accent soit mis également sur les points suivants :
– Premièrement : accorder un intérêt particulier aux régions en situation de très grande précarité, notamment les zones montagneuses et les oasis, en tenant compte de leurs spécificités et de la nature de leurs besoins.
De fait, le développement territorial harmonieux ne saurait être réalisé sans une complémentarité et une solidarité effective entre les différentes zones et les diverses régions.
A cet égard, il devient indispensable de reconsidérer le développement des zones montagneuses qui couvrent 30% du territoire national. En effet, ces espaces doivent être dotés d’une politique publique intégrée qui prend en considération leurs particularités et leurs nombreuses potentialités.
– Deuxièmement : mener avec sérieux l’opérationnalisation optimale des leviers de développement durable du littoral national, y compris la loi relative au littoral et le Plan national du littoral.
Le but est de contribuer à assurer l’équilibre nécessaire entre le développement accéléré de ces espaces et les exigences de leur protection et de mise en valeur de leurs grands atouts, dans le cadre d’une économie maritime nationale, génératrice de richesse et d’emplois.
– Troisièmement : étendre le Programme National pour le développement des Centres ruraux émergents, en tant que levier adapté pour la gestion de l’urbanisation et la réduction de ses impacts négatifs.
En outre, ces centres émergents sont susceptibles de devenir un maillon efficace dans la dynamique visant à fournir aux citoyens en milieu rural des services administratifs, sociaux et économiques de proximité.
Mesdames et Messieurs les honorables parlementaires,
L’année qui se profile devant nous abonde en projets et en défis.
Dès lors, Nous attendons de vous tous, au gouvernement comme au Parlement, en tant que Majorité et au sein de l’Opposition, que vous mobilisiez toutes les énergies et toutes les potentialités et que vous fassiez prévaloir les intérêts supérieurs de la Nation et des citoyens.
Soyez, que Dieu vous garde, dignes de la confiance placée en vous et à la hauteur de la responsabilité qui vous incombe. Faites aussi preuve d’intégrité, d’engagement et d’abnégation au service de la Patrie.
Le Très-Haut dit : « Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra ». Véridique est la parole de Dieu.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh ».
Dans une tribune sur son blog le sociologue Noam Chomsky appelait à une refonte des maisons de formation (université) de l’homme… Aujourd’hui elles ne sont pas nombreuses les écoles qui offrent une formation à la vie professionnelle. C’est à cette problématique que s’attaque Soufiane Erraji. L’auteur de quatre livres de développement professionnel, offrant des outils efficaces pour faire le saut dans le monde du travail. Décryptage.
Dans une tribune devenue célèbre, le linguiste et sociologue américain Noam Chomsky appelait à une refonte des universités, estimant qu’elles avaient cessé de « former des hommes libres » pour devenir des machines à produire de la main-d’œuvre. Son constat, bien que formulé il y a plus de vingt ans, résonne encore dans nos sociétés contemporaines, où la promesse éducative s’est progressivement réduite à un simple tremplin vers l’emploi. Or, à l’heure où les diplômes se multiplient sans garantir l’insertion, une question essentielle se pose : qui prépare vraiment les jeunes à la vie professionnelle, mais surtout, à la vie tout court ?
C’est à cette question que tente de répondre Soufiane Erraji, à travers une trilogie ambitieuse dédiée à la formation humaine et à la transition vers le monde du travail. Son œuvre, bien plus qu’un simple guide pour jeunes diplômés, ouvre indirectement une lucarne de réflexion sur le système éducatif marocain et mondial, et dressenun plaidoyer pour une pédagogie réconciliée avec la réalité. « A date, j’ai publié 4 livres, tous autour du développement et de l’excellence professionnels. Ces livres ont été lus dans plus de 60 pays et les retours des lecteurs me confirment que leur contenu est applicable dans un large éventail d’organisations. Pour ce qui est de la forme, ils sont tous écrits sous forme d’histoire, un parcours initiatique où les personnages apprennent qu’il est possible de transformer positivement leur quotidien professionnel, et découvrent des méthodes qui ont fait leurs preuves pour délivrer des résultats exceptionnels, impacter un grand nombre de personnes autour d’eux et laisser une trace qui dure. D’abord, il y a ma trilogie “Transformation Radicale” qui permet aux dirigeants d’entreprise, aux managers et aux employés d’atteindre l’excellence dans leur rôle :
– « Une Organisation Hautement Performante » pose les bases, avec un nouveau PDG qui transforme une entreprise toxique et mal gérée en un environnement où il fait bon travailler.
– « Le Manager EPIC » se déroule dans cet environnement sain et montre aux managers comment développer leurs équipes grâce au modèle EPIC en 4 phases.
– « Je Peux Changer Le Monde » emmène une personne prometteuse dans un parcours en 3 étapes pour réaliser son plein potentiel, avec le soutien de son manager.
Vient ensuite « Partenariats de Haut Vol », premier volet d’une nouvelle série, qui se concentrera sur les compétences essentielles à la réussite des professionnels :
– « Partenariats de Haut Vol » enseigne une méthode puissante pour rallier les clients les plus exigeants et nouer des partenariats à fort impact même, voire surtout, avec ses clients internes au sein de l’entreprise, pour atteindre des résultats exceptionnels » ; nous confie l’auteur.
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Quand l’université oublie la vie
Depuis plusieurs années, les rapports sur l’enseignement supérieur dressent le même constat : les universités produisent des diplômés, mais pas nécessairement des professionnels. Selon le HCP, près de 30 % des jeunes diplômés marocains sont au chômage, un chiffre qui grimpe à plus de 45 % pour les titulaires de licences. En parallèle, les entreprises peinent à recruter des profils opérationnels. Le fossé est là, béant, entre les savoirs théoriques et les compétences pratiques.
Pour Erraji, l’urgence est de remettre l’adaptabilité et la conscience sociale au cœur de la formation. Car la vie professionnelle n’est pas une suite de tâches à exécuter, mais un espace d’expérimentation, d’erreurs et d’apprentissages constants. La trilogie de Soufiane Erraji s’inscrit dans cette volonté de combler le vide entre la théorie académique et la réalité du marché. Elle propose une démarche progressive : apprendre à se connaître, comprendre les codes du monde du travail, et enfin, se projeter dans une carrière cohérente avec ses valeurs. Chaque tome s’apparente à un manuel de survie intellectuelle, nourri d’exemples vécus, d’analyses comportementales et de mises en situation concrètes. L’auteur ne s’adresse pas seulement aux étudiants, mais aussi aux enseignants et recruteurs, qu’il invite à repenser leur rôle. Dans un passage particulièrement fort, il écrit : « Former, ce n’est pas remplir un esprit, c’est éveiller une conscience. » À travers cette formule, il résume l’enjeu central de son œuvre : replacer l’humain au centre du processus éducatif.
Erraji aborde également la question du rapport au travail dans un monde en mutation. L’ère de l’intelligence artificielle, de la précarité des emplois et de la mobilité constante impose une nouvelle forme de savoir-être. Ses écrits appellent à cultiver la curiosité, la polyvalence et la capacité d’apprendre à apprendre — des compétences que les diplômes, à eux seuls, ne garantissent pas.
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Entre désillusion et renaissance éducative
L’intérêt du travail de Soufiane Erraji réside dans sa lucidité. Il ne tombe ni dans la nostalgie des « belles lettres » ni dans l’utopie d’une école parfaite. Son approche est pragmatique : réparer le lien entre éducation, société et travail, à travers une pédagogie vivante. Une idée rejoint ici celle de Chomsky : l’éducation doit servir l’émancipation, non l’aliénation. Elle doit apprendre à l’individu à penser sa place dans le monde, pas seulement à occuper un poste.
Les initiatives privées ou hybrides commencent d’ailleurs à s’en inspirer. Certaines écoles de commerce ou centres de formation au Maroc introduisent désormais des modules de développement personnel, de leadership éthique ou de pensée critique.
Erraji invite à rompre avec le culte du diplôme et à valoriser davantage la compétence, la créativité et la capacité d’adaptation. Une idée qui trouve un écho particulier dans un pays comme le Maroc, où l’économie se transforme à vive allure, portée par l’entrepreneuriat, les métiers du numérique et les nouvelles industries vertes. « Il me semble important que chacun d’entre nous partage ses apprentissages avec les autres, notamment avec les jeunes qui démarrent leur carrière, pour qu’ils leur servent d’accélérateurs et leur permettent d’éviter les pièges auxquels nous avons dû faire face. Par ailleurs, les méthodes que je propose dans chacun de mes livres découlent de mes propres expériences sur le terrain ; je connais donc les problématiques rencontrées, la pression et le stress qui en découlent et j’admets que parfois l’on peut avoir impression qu’il n’y a pas d’issue face aux problèmes du quotidien. Ceci influence bien évidemment ma manière d’écrire. Et les retours des lecteurs me montrent que cela se ressent, qu’ils se sentent compris et accrochent plus facilement avec les histoires des livres. » Et d’ajouter : « Je voudrais surtout donner une lueur d’espoir qu’il est possible de changer les choses, et que chacun d’entre nous a la possibilité d’améliorer son quotidien professionnel, qu’il soit simple employé, responsable d’équipe, ou dans un poste exécutif. Chacun de mes livres s’adresse à un niveau spécifique de l’entreprise, et propose une méthode simple et puissante, pour impacter positivement son expérience professionnelle ainsi que celles des personnes autour de soi. Pour avoir appliqué ces transformations de multiples fois et avoir guidé un grand nombre de personnes à faire de même, je peux témoigner que ces méthodes sont efficaces et tracent la voie de la distinction professionnelle au bénéfice de tous. »
Réinventer l’université : un impératif moral et économique
La réflexion de Soufiane Erraji dépasse le cadre individuel : elle interroge la société dans son ensemble. Dans un monde globalisé, la compétitivité d’un pays dépend aussi de sa capacité à former des citoyens responsables, pas seulement des employés performants. Chomsky l’avait pressenti : « L’éducation n’est pas un acte de consommation, mais un acte de création. » Dans cet esprit, la trilogie d’Erraji apparaît comme une contribution nécessaire à un débat souvent évité : celui de la refondation intellectuelle. Car préparer à la vie professionnelle, c’est aussi préparer à l’incertitude, à la complexité et à la responsabilité. Au fond, Soufiane Erraji nous rappelle que la réussite ne se mesure pas uniquement en carrière, mais en conscience. Et si le rôle de l’école redevenait celui d’apprendre à l’homme à être, avant de lui apprendre à faire ?
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Et si la Zakat finançait la Silicon Valley marocaine ?
Le secteur des vêtements d’occasion, communément appelés « Bal », a longtemps évolué en marge des systèmes de surveillance et des radars fiscaux au Maroc. Ce manque de visibilité a nécessité une analyse approfondie de la part des autorités compétentes afin d’évaluer son impact réel sur les finances publiques.
Les conclusions tirées de cette analyse minutieuse sont claires et ont été récemment portées à la connaissance du public par des déclarations officielles. Selon ces dernières, l’impact budgétaire de cette activité spécifique serait jugé « quasi nul ». Cette affirmation, qui pourrait paraître contre-intuitive étant donné la vitalité apparente du commerce de la fripe, est étayée par des données économiques précises qui révèlent la structure intrinsèquement particulière et majoritairement micro-économique de ce marché.
C’est notamment la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, qui a présenté cette position officielle. Elle s’appuie sur les résultats d’une étude récente pour justifier que le secteur ne représente qu’un « manque à gagner » que l’on qualifie de « très limité » pour l’État. L’évaluation de l’impact fiscal se concentre sur la réalité des revenus générés par la majorité des acteurs, et non sur le potentiel théorique du secteur dans son ensemble.
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L’une des raisons fondamentales de cette contribution fiscale jugée faible, réside dans le positionnement économique des commerçants individuels. La faiblesse structurelle des revenus générés par ces activités place, naturellement et par définition, la vaste majorité de ces acteurs économiques en deçà du seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu (IR). Ce seuil, fixé par la législation marocaine, est établi à 40 000 dirhams.
En conséquence, il est possible d’affirmer qu’il n’y a « pas de recettes fiscales évaporées » provenant de cette catégorie d’acteurs. Si la contribution potentielle des petits commerçants aux recettes publiques devait être mesurée, celle-ci est jugée « très limitée ». Les autorités marocaines insistent, de ce fait, sur la nécessité d’adopter une perspective plus globale et élargie. Elles situent le défi lié à la fiscalité des friperies non pas comme un problème sectoriel isolé, mais comme une composante de la problématique structurelle plus vaste de l’économie informelle marocaine dans son intégralité. Cette problématique est, par ailleurs, intrinsèquement et profondément liée au système socio-économique national dans son ensemble.
La structure profonde de l’économie informelle
Pour bien comprendre la situation des friperies et la justification de leur faible impact fiscal, il est essentiel d’examiner les données macroéconomiques concernant l’économie non structurée au Maroc. La vision macroéconomique fournie par les études officielles masque souvent une réalité micro-économique bien plus complexe.
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La position de la ministre des Finances trouve son fondement dans une étude récente, menée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), datant de mai 2025. Cette étude fournit des chiffres clés quant à l’ampleur du secteur informel au niveau national. Le secteur informel marocain dans son ensemble, totalise un nombre impressionnant de 2,03 millions d’unités de production. Collectivement, ces unités génèrent un chiffre d’affaires global colossal de 527 milliards de dirhams.
Cependant, l’analyse détaillée de ces chiffres révèle la particularité structurelle qui justifie le faible rendement fiscal potentiel du secteur. Une proportion écrasante de ces unités, soit 85,5%, est composée de micro-structures individuelles. Ces micro-structures se caractérisent par leur petite taille, leur nature souvent personnelle, et elles sont, dans la majorité des cas, dépourvues de local fixe pour l’exercice de leur activité commerciale. Elles se spécialisent typiquement dans des activités qui présentent une faible valeur ajoutée.
Ce sont ces micro-structures qui constituent la base du commerce de la friperie. Leur nature mobile, leur absence de local fixe et la modestie des transactions individuelles expliquent pourquoi la majorité de leurs revenus ne dépasse pas le seuil d’exonération de 40 000 dirhams pour l’impôt sur le revenu. Ainsi, bien que le chiffre d’affaires global de l’informel soit significatif (527 milliards de dirhams), la capacité contributive individuelle de 85,5% de ses acteurs reste négligeable.
Stratégie d’intégration progressive et incitations fiscales
Face à cette réalité socio-économique complexe où l’informalité est structurelle, le gouvernement marocain n’a pas opté pour une répression frontale, mais a adopté une stratégie d’intégration progressive visant à formaliser une partie de ces acteurs. L’objectif est de fournir un cadre légal et social sans imposer une charge fiscale ou administrative excessive.
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Cette démarche s’est concrétisée par la mise en place de régimes fiscaux et sociaux considérablement simplifiés. Deux outils principaux ont été instaurés pour alléger le processus de formalisation : la Contribution Professionnelle Unique (CPU) et le statut de micro-entrepreneur. Ces dispositifs offrent un cadre allégé, conçu spécifiquement pour être accessible aux petits acteurs traditionnellement exclus de l’économie formelle.
Des mesures concrètes et incitatives ont été prises pour accompagner et encourager cette transition vers la formalité. La Direction générale des impôts (DGI) a joué un rôle clé en procédant à une baisse significative des taux d’imposition applicables à ces nouveaux régimes simplifiés.
Les taux ont été fixés comme suit :
1. Pour les activités commerciales, le taux a été réduit à 0,5%.
2. Pour les services, le taux a été établi à 1%.
Parallèlement à la réduction des taux, les autorités ont également assoupli les pénalités associées aux obligations déclaratives. Le seuil minimal des amendes encourues pour une déclaration tardive a été drastiquement réduit. Auparavant fixé à 500 dirhams, ce montant minimal a été abaissé à seulement 100 dirhams.
En outre, l’intégration progressive s’étend au domaine de la protection sociale, qui est un pilier essentiel de la formalisation. Un protocole spécifique a été établi avec la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale). Ce protocole a pour vocation de simplifier et de faciliter les démarches d’enregistrement des acteurs informels, ainsi que les processus de recouvrement des cotisations sociales. L’ensemble de ces mesures vise à concilier la rationalisation fiscale avec la nécessité d’une justice sociale, permettant aux acteurs de l’informel de préserver leurs moyens de subsistance tout en contribuant, même modestement, au système.
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La règlementation du secteur aurait donc un impact social notable, privant des milliers de foyers de revenus au profit d’une concentration entre quelques mains. L’intervention de l’État s`avère donc cruciale pour préserver le secteur des vêtements d’occasion dans le pays. Ce marché, bien que peu contributif en termes budgétaires, emploie des milliers de Marocains et habille une grande frange de la société, les vêtements neufs étant très chers et souvent d’un faible rapport qualité-prix. Ainsi, toute réglementation inadaptée aurait des conséquences socioéconomiques néfastes.
Le rôle de l’État consiste donc à permettre aux professionnels de réussir leur intégration dans l’économie formelle, tout en préservant l’équité entre les acteurs et en maintenant les moyens de subsistance de milliers de familles. Un équilibre délicat qui nécessite une approche nuancée, conciliant rationalisation fiscale et justice sociale dans un contexte économique complexe où l’informalité reste structurellement ancrée.
Majid Lahrichi : «La création de la société d’importation d’or marque le début d’une nouvelle ère pour la bijouterie marocaine»
Alors que le cours de l’or atteint des niveaux records sur les marchés internationaux, le secteur de la bijouterie au Maroc s’apprête à vivre une véritable révolution. Pour la première fois, les bijoutiers marocains décident de s’unir autour d’une société d’importation collective de l’or. L’objectif est clair : rompre avec l’emprise de l’informel, sécuriser l’approvisionnement et offrir aux consommateurs des prix plus justes et plus transparents. Majid Lahrichi, bijoutier réputé et vice-président de la Fédération marocaine des bijoutiers, explique en détail les enjeux de ce projet qui pourrait redessiner l’avenir de la profession.
Challenge : L’or connaît actuellement une envolée spectaculaire sur les marchés internationaux. Quelles sont les répercussions directes de cette flambée sur le marché marocain et sur le métier des bijoutiers
Majid Lahrichi : Quand l’or flambe à l’international, cela nous touche de plein fouet au Maroc. Mais le problème, c’est que l’impact est amplifié par nos spécificités locales. Les bijoutiers marocains ne disposent pas d’un accès direct à la matière première : la majorité dépend d’intermédiaires, souvent liés à des circuits parallèles. Résultat : chaque hausse mondiale se double d’un surcoût lié à l’informel.
Pour donner un exemple concret : quand le cours fluctue à l’international, au Maroc le client peut en payer 80, voire même 100 dirhams de plus, car il faut ajouter la marge de l’intermédiaire, les risques logistiques et les contraintes juridiques. C’est une situation injuste, qui fragilise à la fois notre métier et le pouvoir d’achat des ménages.
Challenge : Vous vous apprêtez à lancer une société d’importation d’or. Concrètement, comment cette initiative permettra-t-elle de réduire le poids de l’informel et de sécuriser l’approvisionnement du secteur ?
M.L : Le système actuel est bancal : les bijoutiers doivent passer par des intermédiaires, car les règles d’avance de paiement imposées par l’Office des changes sont beaucoup plus strictes que celles pratiquées à l’international. Par exemple, un fournisseur étranger demande généralement un paiement à l’avance de 100 % avant d’expédier l’or, alors que le cadre marocain n’autorise que 20 %. Forcément, cela bloque les transactions directes et pousse une grande partie du marché vers des canaux informels.
La société d’importation viendra corriger ce déséquilibre. En mutualisant nos forces, nous pouvons répondre aux exigences des fournisseurs, sécuriser les transactions et importer dans un cadre légal. Cela veut dire moins de dépendance aux circuits parallèles, un approvisionnement régulier et surtout une plus grande transparence. Pour nous, bijoutiers, c’est un gage de sérénité dans notre activité ; pour le consommateur, c’est l’assurance d’acheter un bijou dont l’origine et le prix sont clairs.
Challenge : L’écart entre les prix pratiqués au Maroc et ceux du marché international est souvent pointé du doigt. Dans quelle mesure la création de cette société d’importation pourrait-elle contribuer à rapprocher ces deux niveaux de prix et à alléger les surcoûts ?
M.L : Aujourd’hui, l’écart est énorme. Le gramme d’or au Maroc peut coûter jusqu’à 100 dirhams de plus que sur le marché international. Ce n’est pas parce que les bijoutiers veulent gonfler les prix, loin de là, mais parce que tout un système parallèle s’est imposé. Les intermédiaires fixent leurs propres conditions et imposent une prime qui couvre leurs risques. Cette prime est payée in fine par le client.
Avec la société d’importation, les choses vont changer. Les frais de gestion existeront toujours, certes, pour couvrir la logistique et l’administration, mais ils seront moindres que ceux que l’on retrouve sur le marché actuellement. Cette différence permettra de rapprocher nos prix de la référence internationale et de redonner confiance aux consommateurs.
Challenge : Au-delà de la dimension économique, certains parlent d’un tournant pour la formalisation du secteur de la bijouterie au Maroc. Peut-on dire que cette initiative marque le début d’une nouvelle ère pour la profession ?
M.L : Oui, et je le dis avec conviction. Pendant des décennies, notre profession a vécu dans une zone grise : d’un côté, nous ne payons pas de TVA, ce qui devrait être un avantage, mais de l’autre, nous étions prisonniers de l’informel. Cette contradiction a freiné le développement du secteur et entamé sa crédibilité.
Aujourd’hui, en créant cette société d’importation, nous posons un acte fort. Nous disons : le bijoutier marocain veut travailler dans un cadre clair, moderne et compétitif. C’est aussi une façon de valoriser notre savoir-faire artisanal en le reliant à des pratiques commerciales transparentes. C’est un tournant historique : nous passons d’un système subi à une organisation choisie et structurée. Je suis convaincu que cette initiative ouvrira la voie à d’autres réformes et contribuera à renforcer la place de la bijouterie marocaine sur la scène internationale.
Son parcours
Issu d’une lignée de bijoutiers, Majid Lahrichi a grandi au milieu des ateliers où le travail de l’or est autant un art qu’un héritage. Très jeune, il observe son entourage marteler, ciseler et polir le métal précieux, développant une passion qui ne le quittera plus. Devenu bijoutier à son tour, il s’est imposé comme l’un des acteurs les plus respectés de la profession, reconnu pour sa maîtrise artisanale autant que pour sa vision moderne du métier. Aujourd’hui vice-président de la Fédération marocaine des bijoutiers, il incarne la volonté de toute une génération : défendre la tradition tout en modernisant le secteur. Son engagement dans la structuration du marché et la lutte contre l’informel en fait l’une des voix les plus écoutées de la bijouterie marocaine.
Son actu
La Fédération marocaine des bijoutiers lance la création de sa société d’importation d’or. Cette initiative a un double objectif : réduire la dépendance à l’informel et rapprocher les prix du marché international. Elle permettra aux bijoutiers de sécuriser leur approvisionnement et aux consommateurs de bénéficier de prix plus justes et transparents.
Plus de 66.000 bénéficiaires de l’aide au logement, près de la moitié sont des femmes
Au total 66.305 personnes ont bénéficié de l’aide au logement à fin septembre 2025, pour un montant global de 5,4 milliards de dirhams, révèle le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas. Jusqu’à présent, les demandes enregistrées dans le cadre de ce programme gouvernemental s’élèvent à 198.064.
Les bénéficiaires âgés de moins de 30 ans représentent environ 37% du lot, précise le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, à l’issue du Conseil de gouvernement tenu jeudi 9 octobre.
Les chiffres officiels font état d’une hausse notable du nombre de femmes parmi les bénéficiaires du programme d’aide au logement avec une proportion de 47%, au moment où les Marocains résidant à l’étranger constituent, quant à eux, 24% des primo-accédants.
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En fonction de la valeur des biens immobiliers, 62% des demandes concernent des logements se situant entre 300.000 et 700.000 dirhams, tandis que 38% portent sur des biens d’une valeur inférieure à 300.000 dirhams.
Le montant de l’aide au logement est fixé à 100.000 dirhams pour l’acquisition d’un logement dont le prix de vente est inférieur ou égal à 300.000 DH TTC, et à 70.000 dirhams pour l’acquisition d’un logement entre 300.000 DH et 700.000 DH TTC.
Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le vendredi 10 octobre 2025 :
– Temps assez chaud sur le Sud des provinces sahariennes.
– Nuages bas avec formations brumeuses sur les plaines intérieures Nord, la Méditerranée et le Nord-Ouest des provinces sahariennes.
– Pluies avec risque d’orage sur le Rif et la Méditerranée à partir de la deuxième partie de la nuit.
– Rafales de vent assez fortes sur le Tangérois, la Méditerranée, le Sud de l’Oriental et les côtes Centre et Sud.
– Chasse-poussières par endroits sur les provinces sahariennes.
– Température minimale de l’ordre de 08/12°C sur l’Atlas, le Rif et l’Oriental, de 24/28°C sur les provinces sahariennes et de 16/20°C partout ailleurs.
– Températures du jour en légère hausse sur les plaines Nord et l’Oriental et en baisse à stationnaire ailleurs. – Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée, peu agitée sur le Détroit, agitée entre Mehdia et Tarfaya et peu agitée à agitée ailleurs.