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La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]
Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale
« Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre
Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »
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  • Culture

    Fever se lance au Maroc et promet une nouvelle ère pour le divertissement et la culture

    by Challenge CP 29 novembre 2024
    written by Challenge CP

    La plateforme technologique mondiale Fever, spécialisée dans les expériences de divertissement, a officiellement annoncé son lancement au Maroc.

    Cette première implantation en Afrique du Nord s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à positionner le Royaume comme un hub de référence en matière de culture et de technologie. Avec des programmes comme Maroc Digital 2030 et des infrastructures modernes, le Maroc ambitionne de renforcer son attractivité dans les secteurs créatifs et numériques.

    Fever, qui opère dans 36 pays sur six continents, est réputée pour son approche innovante basée sur les données. La plateforme offre aux consommateurs des expériences uniques, comme les célèbres concerts Candlelight ou des immersions artistiques telles que Van Gogh: The Immersive Experience. En parallèle, elle fournit aux créateurs des outils performants pour la billetterie, le marketing et les analyses, permettant une gestion optimisée des événements et un accès élargi aux publics locaux.

    Lire aussi | La France annonce vouloir accroître sa présence consulaire et culturelle au Sahara marocain

    L’arrivée de Fever au Maroc coïncide avec la préparation du pays à accueillir des événements mondiaux de grande envergure, dont la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA 2025, la CAN 2025, et la Coupe du Monde de la FIFA 2030. Ces rendez-vous internationaux mettent en lumière le potentiel croissant du Maroc en tant que destination incontournable pour le sport, la culture et le divertissement. Fever contribuera à cette dynamique en enrichissant l’offre culturelle locale et en modernisant l’accès à des expériences de classe mondiale.

    Les débuts de Fever au Maroc seront marqués par le lancement des concerts Candlelight à Casablanca et Rabat, avec une extension prévue dans d’autres villes du Royaume. Ces concerts, qui allient musique classique et atmosphère intime à la lumière des bougies, ont déjà conquis plus de cinq millions de spectateurs à travers le monde. Leur succès repose sur une combinaison unique de créativité et d’analyse de données, consolidant Fever comme le plus grand promoteur de musique classique dans le monde.

    Selon Rachid Elameri, Directeur Général Régional et Responsable Mondial des Licences chez Fever, « l’expansion au Maroc est une étape naturelle, étant donné le rôle croissant du pays en tant que centre international pour l’événementiel. Nous sommes fiers de contribuer à l’essor du secteur culturel marocain et de renforcer son rayonnement international. »

    Lire aussi | Agadir Inaugure un nouveau parc aquatique pour dynamiser le tourisme

    Cette initiative illustre également l’engagement du Maroc dans les industries créatives et technologiques. Les investissements dans le tourisme culturel, associés à des projets numériques ambitieux, démontrent une volonté claire de devenir un leader mondial de l’innovation. L’implantation de Fever ne se limite pas à offrir des expériences inédites : elle soutient aussi l’écosystème local en favorisant la collaboration entre créateurs, institutions culturelles et organisateurs d’événements.

    Avec cette expansion, Fever participe activement au développement économique et culturel du Maroc, tout en contribuant à inscrire le pays parmi les leaders mondiaux de l’économie de l’expérience.

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    Internet

    L’Australie interdit l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans

    by Challenge 29 novembre 2024
    written by Challenge

    Le Parlement australien a approuvé jeudi une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, l’une des mesures les plus strictes au monde en la matière pour des plateformes comme X, TikTok, Instagram ou Facebook.

    Le texte, qui a obtenu le feu vert des deux chambres du Parlement et un soutien des principaux partis, devrait obliger désormais ces plateformes à prendre « des mesures raisonnables » pour empêcher les enfants et jeunes adolescents d’avoir un compte.

    En cas de non-respect de cette obligation, des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions de dollars australiens (30,7 millions d’euros) s’appliqueront.

    Meta, maison mère de Facebook et d’Instagram, a regretté que n’ait pas été pris en compte ce que le secteur « fait déjà pour assurer des expériences appropriées en fonction de l’âge », tout en assurant que la loi soit respectée.

    Lire aussi | Les réseaux sociaux : une économie réelle ?

    Le texte, dénoncé comme « précipité », « flou » et « problématique » par plusieurs plateformes, a obtenu le feu vert du Sénat australien, jeudi, par 34 voix pour et 19 contre, après celui de la Chambre basse australienne la veille, et son entrée en vigueur ne fait guère de doute.

    Le Premier ministre de centre-gauche, Anthony Albanese, qui se prépare à des élections en début d’année, s’est fait le champion de ce texte, et appelé les parents d’enfants à faire bloc avec cette loi.

    Avant le vote, il a accusé les réseaux sociaux d’être « une plateforme favorisant la pression sociale, un source d’anxiété, un canal pour les escrocs et, pire que tout, un outil pour les prédateurs en ligne » et souhaité que les jeunes Australiens « lâchent leurs téléphones et se retrouvent plutôt sur les terrains de foot, de cricket, de tennis, de volley ou à la piscine ».

    Anthony Albanese a estimé vendredi devant des journalistes que l’interdiction donnera « de meilleures perspectives et fera moins de mal aux jeunes Australiens », tandis que les plateformes auront « une responsabilité sociale ».

    Le gouvernement n’attend pas une mesure parfaite, « mais nous savons que c’est la meilleure des choses à faire », a-t-il ajouté.

    La loi ne rendra pas « les réseaux sociaux plus sûrs pour la jeunesse », a estimé au contraire l’élue écologiste australienne Sarah Hanson-Young lors du débat au Sénat, se disant « dévastée » de voir les jeunes « drogués à ces dangereux algorithmes ».

    De jeunes Australiens disent déjà leur intention de contourner cette interdiction. « Je trouverai un moyen, et mes amis feront pareil », a confié à l’AFP Angus Lydom, 12 ans, qui souhaite continuer à être sur les réseaux sociaux: « Ce serait bizarre de ne pas les avoir et de ne pas pouvoir parler à mes amis quand je suis à la maison », dit-il.

    Lire aussi | Panne mondiale des réseaux sociaux (Facebook, Instagram) du groupe Meta

    De même pour Elsie Arkinstall, 11 ans, pour qui les réseaux sociaux ont toute leur place, même pour les enfants, pour regarder par exemple des tutoriels de pâtisserie ou d’art. « On ne peut pas apprendre tout ça dans les livres », selon elle.

    Sur le papier, l’interdiction australienne est l’une des plus strictes du monde.

    Mais le texte ne fournit quasiment aucun détail sur ses modalités d’application, si bien que certains experts ont exprimé des doutes sur la faisabilité technique de cette interdiction et se demandent s’il ne s’agit pas d’un texte à la portée symbolique, mais inapplicable.

    Il faudra compter au moins un an avant que la loi n’entre en vigueur, le temps pour les régulateurs australiens d’éclaircir les détails relatifs à son application.

    Meta a dit sa détermination à ce que « les règles soient appliquées systématiquement pour toutes les applications de réseaux sociaux utilisées par les adolescents ».

    Certaines plateformes comme WhatsApp et YouTube, dont les adolescents ont besoin pour faire leurs devoirs, devraient par ailleurs être exemptées.

    Des amendements ont été apportés au texte pour empêcher que les utilisateurs ne doivent produire leur carte d’identité pour attester de leur âge.

    Un porte-parole de Snapchat a assuré à l’AFP que le réseau allait collaborer pour « aider à développer une approche qui équilibre confidentialité, sécurité et applicabilité ».

    Des programmes enseignant aux enfants à réfléchir « de manière critique » à ce qu’ils voient en ligne devraient être adoptés, selon Susan Grantham, experte en réseaux sociaux.

    Challenge (avec AFP)

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    Météo

    Les prévisions du vendredi 29 novembre

    by Challenge avec MAP 29 novembre 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le vendredi 29 novembre 2024:

    – Temps assez chaud à localement chaud sur les plaines Nord et Centre et sur les provinces sahariennes.

    – Nuages cumuliformes sur les régions du Haut-Atlas.

    – Circulation de nuages d’altitude sur le Rif, le Moyen-Atlas et sur le Nord-Ouest et Sud du pays.

    – Nuages bas avec formations brumeuses sur le littoral méditerranéen et le Nord de l’Oriental.

    – Chasse-poussières locales sur les provinces du Sud.

    – Rafales de vent localement assez fortes sur le Nord des provinces sahariennes.

    – Températures minimales de l’ordre 03/08°C sur l’Atlas et les Hauts plateaux orientaux, de 15/20°C sur les provinces du Sud, les régions de l’Anti-l’Atlas, le Souss et près des côtes atlantiques et de 09/15°C sur le reste du Royaume.

    – Températures du jour en hausse sur les extrêmes Nord et Sud du pays.

    – Mer belle en Méditerranée, belle à peu agitée sur le Détroit, agitée à forte entre Mehdia et Tarfaya et peu agitée à agitée ailleurs.

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    Politique

    Pourquoi l’Initiative atlantique a toutes les chances de réussir

    by Jamal Chibli 28 novembre 2024
    written by Jamal Chibli

    Quand Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé l’Initiative atlantique, le 6 novembre 2023, un sentiment d’enthousiasme et de confiance s’est installé dans les pays concernés. Ils ont vite compris qu’il s’agit d’une proposition sérieuse. Qu’est ce qui différencie, donc, ce projet des précédentes initiatives ?

    D’abord, le Maroc s’est fait, depuis toujours, le chantre du co-développement, de la solidarité entre pays africains et de la coopération Sud-Sud, ont répondu les intervenants à un panel du Forum MEDays, qui se tient à Tanger.

    L’ancien chef de la diplomatie cap-verdienne, Luís Filipe Lopes Tavares, croit dur comme fer à la réussite de cette initiative car le Maroc “respecte la souveraineté” des pays africains et dispose de cette particularité de “pouvoir travailler avec tout le monde”, allusion aux bons rapports qu’il entretient avec les différentes puissances mondiales, que ce soit les Etats-Unis, la Chine ou la Russie.

    Lire aussi | Initiative Atlantique: les pays du Sahel réaffirment leur alliance avec le Maroc

    Aussi, le Maroc, sous l’impulsion d’un “roi visionnaire”, a développé une diplomatie multidimensionnelle efficace, dont le socle repose sur les échanges culturels avec le reste du continent, fait-il remarquer. Les centaines d’étudiants formés chaque année constituent une passerelle pour tisser des liens plus étroits avec les pays africains car ce sont les futurs cadres qui serviront de levier au co-développement.

    En septembre dernier, les pays du Sahel, qui ne disposent pas d’une façade atlantique, ont fait part de leur totale satisfaction des «avancées réalisées» en termes d’opérationnalisation de l’Initiative destinée à favoriser leur accès à l’Océan, en plus de bénéficier des infrastructures routières, portuaires et ferroviaires du Royaume.

    En vue de mener à bien un projet d’une telle envergure, la bonne gouvernance doit être le credo de l’ensemble des intervenants. A cet effet, l’ancien Premier ministre guinéen, François Lounceny Fall, estime que le Maroc “est un bel exemple pour les pays africains, qui n’ont qu’à s’en inspirer” en termes de continuité des politiques publiques et des grands projets indépendamment des majorités gouvernementales.

    Lire aussi | Afrique Atlantique: vers une nouvelle doctrine économique?

    “La stabilité et la continuité aboutissent, certainement, à la réalisation de progrès”, a confirmé l’ancien chef de gouvernement haitien Laurent Lamothe, dont le pays, qui pâtit d’une instabilité chronique, a connu 25 gouvernements durant les 30 dernières années.

    François Lounceny Fall appelle, dans ce sens, à “un consensus national sur les grands choix et les projets fédérateurs, auxquels nul ne doit toucher”. Autrement dit, les alternances ne doivent pas représenter une source de déstabilisations, bien au contraire. Un leadership fort, charismatique et démocratique, comme dans le cas du Maroc, met le pays à l’abri des problèmes de droit et de justice, fait-on constater.

    Lire aussi | Les économies sahéliennes en voie d’intégration mondiale

    Les intervenants sont unanimes à considérer l’Initiative atlantique comme un vecteur d’une promotion économique régionale, un accélérateur de développement humain et de l’emploi, ainsi qu’une concrétisation de l’unité africaine. Tout comme le projet du gazoduc Maroc-Nigeria, le désenclavement des pays du Sahel est porteur d’espoir pour la jeunesse africaine, qui ne tolère plus les errements des hommes politiques et l’absence de bonne gouvernance.

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    Gouvernance

    Un projet de loi sur le code des juridictions financières adopté en conseil de gouvernement

    by Challenge avec MAP 28 novembre 2024
    written by Challenge avec MAP

    Le Conseil de Gouvernement a adopté, jeudi à Rabat, le projet de loi n°55.24 modifiant et complétant la loi n°62.99 formant code des juridictions financières, présenté par le ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.

    Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’harmonisation des dispositions de la loi n°62.99 susmentionnée avec les nouveautés introduites par la loi organique n°14.22 modifiant et complétant la loi organique n°106.13 portant statut des magistrats, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil.

    Lire aussi | Le Conseil de gouvernement adopte un projet de décret relatif à l’Assurance maladie obligatoire de base

    En effet, le statut des magistrats des juridictions financières est similaire à celui des magistrats, notamment en ce qui concerne les grades, les échelons et les indices, a précisé le ministre.

    Lire aussi | Le Conseil de gouvernement approuve des propositions de nomination à des fonctions supérieures

    En outre, il a fait savoir que ce projet de loi a pour objectif de compléter les dispositions des articles 165 et 192 de la loi n°62.99, en introduisant un nouveau grade, après le grade exceptionnel, dénommé « grade supérieur ». Cette mesure, prend effet au 23 mars 2023, date d’entrée en vigueur des dispositions applicables à leurs homologues soumis au statut des magistrats, et ce en vertu de la loi organique n°14.22 précitée, a-t-il noté.

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    Santé

    Le Conseil de gouvernement adopte un projet de décret relatif à l’Assurance maladie obligatoire de base

    by Challenge avec MAP 28 novembre 2024
    written by Challenge avec MAP

    Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi à Rabat sous la présidence du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a adopté un projet de décret complétant le décret pris pour application de la loi relative à l’Assurance maladie obligatoire de base, au profit des personnes capables d’assumer les frais de cotisations et qui n’exercent aucune activité rémunérée ou non rémunérée.

    Présenté par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, le projet de décret n° 2.24.770, complétant le décret n° 2.23.690 du 1er Joumada II 1445 (15 décembre 2023) pris pour application de la loi 60.22 relative au régime de l’Assurance Maladie Obligatoire de base concernant les personnes en mesure de payer les cotisations et n’exerçant aucune activité salariale ou non salariale, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l’article 14 bis de la loi n° 60.22 susmentionnée, pris pour exécution par le Dahir n° 1-23-41 du 5 Dou Al Kiada 1444 (25 mai 2023), également complétée par la loi n° 21.24 promulguée par Dahir n° 1.24 du 18 Moharam 1446 (24 juillet 2024), a précisé le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil.

    Lire aussi | Le Conseil de gouvernement approuve des propositions de nomination à des fonctions supérieures

    Ce projet vise également à compléter le décret n° 2.23.690 du 1er Joumada II 1445 pris pour application de la loi 60.22 susmentionnée, en son article 7 bis, afin de déterminer les modalités permettant de vérifier l’adhésion des assurés qui remplissent les conditions d’assujettissement au régime global de l’AMO et la régularité du paiement des cotisations dues à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) afin qu’ils puissent bénéficier des aides et subventions publiques.

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    Société

    Espagne: Un réseau qui transportait du haschich depuis le Maroc avec des drones ukrainiens démantelé [Vidéo]

    by Challenge 28 novembre 2024
    written by Challenge

    La police espagnole a annoncé jeudi le démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants qui acheminait du cannabis en Espagne depuis le Maroc grâce à des drones fabriqués en Ukraine, avec une autonomie de 50 km.

    L’organisation criminelle a été démantelée à Algésiras, à l’extrême sud de l’Espagne et « se consacrait, apparemment, à l’introduction de haschisch (…) en provenance du Maroc à l’aide d’aéronefs sans pilote », a indiqué la police nationale dans un communiqué.

    Ces appareils, qui pouvaient transporter jusqu’à 10 kilos de drogue par voyage, « étaient fabriqués en Ukraine et ensuite transportés par route jusqu’au sud du pays », ajoute le communiqué, faisant état de l’arrestation de dix personnes, dont sept ont été placées en détention provisoire. Les autorités policières d’Ukraine et de Pologne ont collaboré à l’opération.

    Lire aussi | 25 tonnes de haschich dissimulés dans un camion de melons marocains en route vers la France [Vidéo]

    Selon la police, les drones, de grandes dimensions et de fabrication artisanale, permettaient aux mis en cause de « parcourir la distance entre le Maroc et l’Espagne en survolant les eaux du détroit (de Gibraltar), et de revenir après avoir largué la drogue dans le pays sans avoir besoin d’atterrir ».

    🚩Desmantelada en #Algeciras una red de « narcodrones” que operaba entre #España y #Marruecos

    👉Las aeronaves eran fabricadas en #Ucrania y trasladadas por carretera hasta nuestro país para su uso por organizaciones criminales asentadas en el #CampoDeGibraltar y en la… pic.twitter.com/pwTSPFF7Fm

    — Policía Nacional (@policia) November 28, 2024

    Les côtes nord de l’Afrique et sud de l’Europe ne sont séparées que d’environ 13 kilomètres par le détroit de Gibraltar, qui sépare la ville espagnole de Tarifa de Point Cires, au Maroc.

    Lire aussi | Les drogues dans le monde

    Lors de l’opération policière, trois engins ont été saisis, dont un en cours de fabrication, ainsi que des dispositifs pour leur contrôle à distance, des outils pour leur réparation et « d’importantes sommes d’argent liquide et de stupéfiants » qui auraient été introduits en Espagne par drone.

    En 2022, 324,7 tonnes de cannabis ont été saisis en Espagne, selon les dernières données annuelles officielles.

    Challenge (avec AFP)

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    Football

    Le Maroc perd une place au classement FIFA

    by Challenge avec MAP 28 novembre 2024
    written by Challenge avec MAP

    Le Maroc occupe le 14è rang mondial au classement de la Fédération internationale de football (FIFA), publié jeudi.

    Les Lions de l’Atlas, qui ont perdu une place par rapport au dernier classement FIFA, se maintiennent à la première position en Afrique avec 1688,18 points, devant le Sénégal, qui occupe le 17è rang, avec 1637,25 points.

    Lire aussi | Classement FIFA : Le Maroc remonte au 13è rang mondial

    La sélection nationale de football conserve également la première place à l’échelle arabe. L’Egypte occupe la deuxième position (33è rang mondial) avec 1513,48 points.

    A l’échelle mondiale, l’Argentine reste toujours en tête du classement FIFA, suivie de la France et de l’Espagne.

    Voici le Top10 FIFA au 28 novembre 2024:

    01. Argentine

    02. France

    03. Espagne

    04. Angleterre

    05. Brésil

    06. Portugal

    07. Pays-Bas

    08. Belgique

    09. Italie

    10. Allemagne

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    Agriculture

    Face à la sécheresse prolongée, faut-il repenser les terres bour ?

    by Hakim Farès 28 novembre 2024
    written by Hakim Farès

    La sécheresse chronique qui sévit au Maroc depuis plusieurs années a plongé les agriculteurs des terres bour, ou cultures pluviales, dans une situation critique.

    Ces exploitants, dépendant des précipitations pour cultiver leurs céréales, légumineuses et fourrages, peinent à maintenir leur activité. Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome et agriculteur, partage son expertise et témoigne de la réalité douloureuse de ces acteurs du monde rural.

    Les terres bour, entièrement dépendantes des pluies, sont les premières victimes de la sécheresse. « Les cultures bour, appelées aussi cultures pluviales, nécessitent des précipitations suffisantes et bien réparties tout au long du cycle de production. En cas de sécheresse totale, aucune culture n’est possible et même les pâturages disparaissent, impactant lourdement l’élevage », explique Abdelmoumen Guennouni. La dépendance aux aléas climatiques laisse peu de marge de manœuvre aux agriculteurs, qui se retrouvent souvent sans récolte pour nourrir leurs familles ou leurs animaux.

    Lire aussi | Céréales: que valent les variétés résistantes à la sécheresse développées au Maroc ?

    Depuis six ans, cette sécheresse prolongée pousse les exploitants à des choix douloureux. Face à la hausse des prix des aliments pour bétail, beaucoup se voient contraints de vendre leurs animaux, réduisant ainsi leurs moyens de subsistance. La production laitière, autrefois un soutien financier, s’effondre également sous l’effet du coût croissant des intrants.

    La Chaouia, grenier à blé en difficulté

    La région de la Chaouia, historiquement surnommée le « grenier à blé du Maroc », subit de plein fouet le manque de précipitations. « Suite à cette sécheresse extrême, le sol est asséché en profondeur, rendant la préparation des terres presque impossible. A ce jour, la campagne enregistre un retard d’un mois pour les semis », alerte Guennouni. Cette situation sème le doute parmi les agriculteurs, déjà éprouvés, qui hésitent à investir dans des engrais coûteux sans garantie de récolte.

    Lire aussi | Rachid Sebbari: « Le Maroc fera partie des 5 pays les plus touchés par la sécheresse dans le monde »

    La situation illustre la fragilité des terres bour face aux bouleversements climatiques, exacerbant l’insécurité alimentaire et économique des exploitants locaux. Les cultures céréalières, qui couvrent environ 50% des terres cultivables du Maroc, jouent un rôle crucial dans la sécurité alimentaire nationale, mais leur avenir est incertain sans précipitations suffisantes.

    L’espoir des nouvelles variétés de céréales

    Face à cette crise, l’espoir repose en partie sur l’innovation agricole. L’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), en partenariat avec l’ICARDA, travaille depuis des années sur le développement de variétés de céréales plus tolérantes à la sécheresse. Mais les résultats tardent à atteindre les agriculteurs. « Ces variétés sont encore en phase de multiplication et ne sont pas encore disponibles à grande échelle. Les agriculteurs, souvent mal informés, n’arrivent pas à obtenir ces semences et se retrouvent démunis face au manque de ressources adaptées », déplore Guennouni.

    Pour que ces innovations aient un impact réel, il est essentiel d’améliorer la diffusion et l’encadrement des producteurs. Une information claire sur les variétés adaptées aux conditions spécifiques des régions permettrait de maximiser les rendements malgré les conditions difficiles.

    Une survie grâce à la débrouille et à la solidarité

    En attendant des solutions durables, les agriculteurs survivent grâce à des stratégies de débrouille. « Ils s’appuient souvent sur la solidarité familiale, notamment des enfants travaillant en ville ou à l’étranger, ou recourent à des emprunts et crédits pour financer leurs activités », précise Guennouni. Mais ces solutions sont temporaires et insuffisantes pour répondre aux défis structurels posés par la sécheresse prolongée.

    Lire aussi | Sécheresse : vers une nouvelle approche économique pour le monde agricole ?

    Quant aux alternatives à la culture céréalière, elles sont limitées. « Aucune culture ne peut se faire sans eau, surtout en temps de sécheresse », insiste l’ingénieur. Des initiatives d’irrigation de complément avaient été lancées par les autorités, mais les coûts élevés et les contraintes techniques ont freiné leur adoption par les petits agriculteurs, qui représentent environ 80% des exploitants de terres de moins de cinq hectares.

    Un avenir incertain pour les terres bour

    La crise actuelle met en lumière la nécessité urgente de repenser les modèles agricoles dans les régions bour. Entre dépendance aux pluies, coûts croissants et manque de soutien structurel, les agriculteurs marocains font face à un défi existentiel. Comme le souligne Abdelmoumen Guennouni, « les agriculteurs, malgré leur fatalisme, continuent chaque année à se mobiliser avec espoir. Mais sans une stratégie nationale adaptée, ces efforts risquent de rester vains ».

    Des politiques plus inclusives, combinant innovation, financement et soutien technique, sont indispensables pour préserver l’agriculture pluviale, garante de la sécurité alimentaire et du tissu social en milieu rural.

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    Emploi

    L’ANAPEC lance SECTEURS+, un dispositif d’accompagnement pour les secteurs en croissance

    by Challenge 28 novembre 2024
    written by Challenge

    L’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) a dévoilé son nouveau dispositif SECTEURS+, une initiative destinée à répondre aux besoins sectoriels en matière de recrutement et de développement des compétences.

    Ce projet s’inscrit dans la vision stratégique de l’ANAPEC, qui mise sur une collaboration renforcée entre les secteurs publics et privés.

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    Le dispositif SECTEURS+ repose sur trois piliers principaux :

    1. La veille et l’anticipation
      L’ANAPEC met à contribution ses outils de veille pour analyser les tendances du marché de l’emploi et anticiper les besoins des secteurs en termes de compétences et de recrutements. Ces données permettent d’élaborer des plans d’accompagnement sectoriels adaptés aux réalités économiques.
    2. Les Comités Sectoriels Emploi et Compétences (CSEC)
      Ces comités réunissent l’ANAPEC, les représentants des secteurs d’activité concernés, et les institutions de formation. Leur mission est de transformer les données collectées en plans d’action concrets, comprenant des stratégies de recrutement et de formation sur mesure, tout en assurant un suivi rigoureux.
    3. Une offre de services harmonisée
      Les services de l’ANAPEC, tels que le sourcing, la présélection des candidats, et les programmes de formation et de reconversion, seront mobilisés de manière collective et alignée avec les besoins spécifiques de chaque secteur.

    Une phase pilote axée sur l’enseignement privé

    Le lancement de SECTEURS+ a débuté par un projet pilote dans le secteur de l’enseignement général privé. Une rencontre avec la Fédération de l’Enseignement Privé (FEP-CGEM) a eu lieu le 11 novembre 2024 au siège de la CGEM.

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    Ce partenariat vise à soutenir la croissance de ce secteur, qui génère en moyenne 6 363 nouveaux emplois par an. Le dispositif prévoit des prestations adaptées, incluant un programme de formation pour faciliter la reconversion des chercheurs d’emploi vers les besoins spécifiques de l’enseignement privé.

    L’ANAPEC entend élargir le dispositif SECTEURS+ à d’autres secteurs économiques, en suivant une approche participative et concertée.

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    Hôtellerie

    L’hôtel Waldorf Astoria Rabat-Salé s’installera dans la Tour Mohammed VI

    by Challenge CP 28 novembre 2024
    written by Challenge CP

    O Tower et Hilton ont officialisé la signature d’un contrat de gestion pour l’Hôtel Waldorf Astoria Rabat-Salé, qui ouvrira ses portes en 2025 au sein de la majestueuse Tour Mohammed VI.

    Cet établissement incarne l’excellence de l’hôtellerie de luxe tout en consolidant le positionnement de Rabat-Salé comme une destination de choix pour le tourisme haut de gamme.

    Occupant les 18 derniers étages de la Tour Mohammed VI, de son 29ᵉ au 46ᵉ niveau, l’hôtel bénéficie d’une vue panoramique exceptionnelle sur le fleuve Bouregreg, les villes jumelles de Rabat et Salé, ainsi que sur l’océan Atlantique. Culminant à 250 mètres de hauteur, la Tour Mohammed VI est non seulement le point le plus élevé de la Vallée de Bouregreg, mais aussi une pièce maîtresse du programme « Rabat Ville Lumière, Capitale Marocaine de la Culture ».

    L’établissement comptera 55 clés, réparties entre 11 chambres et 44 suites, et proposera des services et équipements haut de gamme, incluant un espace bien-être, une salle de bal, un lounge d’affaires et quatre restaurants offrant une palette d’expériences culinaires.

    Un hôtel qui s’inscrit dans une tradition d’innovation et d’excellence

    L’arrivée du Waldorf Astoria à Rabat-Salé enrichit l’offre hôtelière nationale et fait entrer le Maroc dans une tradition prestigieuse, celle d’une marque légendaire. Fondée à New York à la fin du XIXᵉ siècle, Waldorf Astoria est synonyme d’innovation depuis ses débuts.

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    Le premier hôtel Waldorf Astoria a ouvert en 1893 à Manhattan. Il a marqué l’histoire de l’hôtellerie mondiale en devenant le premier hôtel à proposer l’électricité sur chaque étage, des salles de bains privatives dans chaque chambre et un service de chambre 24h/24. Chaque commande était accompagnée d’une rose, un détail qui est devenu emblématique de la marque.

    Cette attention au détail, combinée à une vision avant-gardiste, a permis à Waldorf Astoria de se hisser parmi les enseignes les plus prestigieuses au monde.

    Une vision marocaine pour l’excellence internationale

    Othman Benjelloun, président de O Tower, a exprimé sa fierté de cette collaboration : « Associer la marque Waldorf Astoria à notre emblématique Tour Mohammed VI place cet hôtel parmi les fleurons de l’hôtellerie de luxe au Maroc, en Afrique et au-delà. Ce projet s’inscrit dans notre vision de faire de la Tour un moteur de développement régional et un ambassadeur du savoir-faire marocain. »

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    De son côté, Daniel Wakeling, vice-président Développement Luxe pour Hilton Europe et Afrique, a salué cette initiative en déclarant : « L’hôtel Waldorf Astoria Rabat-Salé, intégré à la Tour Mohammed VI, représente un projet visionnaire et une opportunité unique de renforcer l’attractivité du Maroc sur la scène internationale. »

    Un symbole du Maroc moderne et du savoir-faire ancestral

    Avec son ouverture prévue en 2025, le Waldorf Astoria Rabat-Salé promet une expérience inédite, combinant un service raffiné à l’innovation et au savoir-faire marocain. Il s’inscrit dans un contexte plus large de dynamisation du tourisme marocain, positionnant Rabat-Salé comme un pôle d’attractivité international.

    En accueillant l’une des marques les plus emblématiques de l’hôtellerie de luxe, la Tour Mohammed VI ne se contente pas d’être un symbole architectural, mais devient également un témoignage de l’ambition du Maroc à conjuguer tradition et modernité pour rayonner sur la scène mondiale.

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    Fiscalité

    Biens détenus à l’étranger: Repentir fiscal et amende honorable

    by Abdelaziz Bouabid 28 novembre 2024
    written by Abdelaziz Bouabid

    Alerte rouge sur les avoirs détenus à l’étranger, avant fin décembre, les finances publiques espèrent toujours un sursaut citoyen des principaux intéressés qui se presseront de régulariser spontanément leur situation. A défaut, les contribuables résidant au Maroc, qui n’auront pas saisi cette amnistie de la dernière chance seront considérés comme en infraction dès le 1er janvier 2025.

    Fort d’une longue expérience, le ministère des Finances et son bras armé, l’Office des changes, qui chapeaute l’opération de régularisation des avoirs et autres liquidités détenus à l’étranger, se sont engagés dans une course contre la montre au fur et à mesure qu’approche l’échéance du 31 décembre. Avec un degré de préparation bien supérieur aux exercices précédents, grâce à un réseau étendu de partenaires et bien outillé en matière numérique, grâce à une stratégie longuement mûrie pour venir à bout des dernières résistances, le département a semble-t-il converti un bon paquet de citoyens à sa politique, avec des solutions simples à des problèmes compliqués, même si le résultat est loin d’être satisfaisant.

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    La décision de l’Office des changes de prolonger le délai jusqu’au 31 décembre 2024 a d’abord un caractère pédagogique. Elle vise à régulariser la situation fiscale des Marocains ayant des biens à l’étranger, et possédant une résidence fiscale au Maroc. Il s’agit de convaincre les derniers récalcitrants à faire amende honorable pour profiter des quelques semaines qui restent pour s’en sortir à moindre mal. Ce dispositif entre dans le champ des mesures fiscales incitatives qui permettent au contribuable fraudeur de déclarer à l’administration fiscale ses avoirs détenus à l’étranger, contre l’octroi d’une bienveillance quant aux pénalités infligées.

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    De la même manière, et sans qu’il soit nécessaire de le rappeler, sont exclus du droit à déclaration rectificative les avoirs détenus à l’étranger dès lors qu’ils proviennent d’une activité occulte ou illicite. Les personnes concernées ayant souscrit à la contribution libératoire bénéficient ainsi de la garantie de l’anonymat couvrant l’ensemble des opérations effectuées durant la période de cette régularisation. Concrètement, il ne peut y avoir, après paiement de cette contribution libératoire, aucune poursuite administrative ou judiciaire à l’encontre des personnes concernées au titre des avoirs et liquidités qui ont fait l’objet de régularisation spontanée, que ce soit en matière de législation relative à la réglementation des changes ou en matière de législation fiscale.

    Il faut savoir que l’opération ne date pas d’aujourd’hui ; elle remonte à 2014. Cette vaste opération d’amnistie sur les avoirs extérieurs avait juste convaincu 19 000 Marocains qui avaient alors déclaré leurs biens et leurs comptes bancaires détenus à l’étranger, pour un montant total de 28 milliards de DH. Relancée en 2020, l’opération avait permis à l’Etat de récupérer 528 millions de DH dans la même année. 

    Quelques années plus tard, le gouvernement a institué la réinstauration, de manière dérogatoire pour l’année 2024, de la mesure de régularisation volontaire de la situation fiscale des contribuables, tel que prévue par l’article 7 de la Loi de finances pour l’année 2020. Il a ainsi offert aux intéressés une occasion en or pour se mettre en conformité avec la réglementation des changes et se libérer de toute poursuite administrative ou judiciaire, au titre des avoirs objets de la déclaration. Or, il reste encore de nombreux récalcitrants, d’où ce vaste mouvement de régularisation mis en place pour redresser les contribuables reconnaissant détenir des avoirs dissimulés à l’étranger. 

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    Affirmer aujourd’hui qu’un Marocain détenant des avoirs ou des biens à l’étranger ne peut guère échapper aux radars du fisc, c’est enfoncer des portes ouvertes. Néanmoins, l’Office des changes tient à user de beaucoup de pédagogie pour expliquer aux citoyens que les conventions signées par le royaume avec bon nombre de pays, mettent à la disposition des administrations concernées les données fiscales des ressortissants marocains de ces pays. Le fisc ne dispose pas seulement des bonnes vieilles enquêtes de terrain dédiées à la détection de signes extérieurs de richesse, mais aussi de l’exploitation intensive de fichiers informatiques de plus en plus sophistiqués. La transmission de données entre pays permet au fisc d’avoir connaissance, des revenus et biens immobiliers détenus dans les pays étrangers. Ce constat est d’autant plus vrai aujourd’hui, que même dans les paradis fiscaux (Luxembourg et Suisse notamment), les banques sont tenues de demander à leurs clients de régulariser leur situation vis-à-vis du fisc de leur pays d’origine, en déclarant leurs avoirs jusqu’ici dissimulés. Les citoyens ont donc intérêt à régulariser leur situation pour amoindrir les sanctions.

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    Mais l’arme fatale, le fisc pourrait l’avoir définitivement trouvée avec le ciblage de la fraude après que le royaume a signé son engagement à échanger les données bancaires, fiscales et immobilières avec les 120 pays signataires de « l’accord sur l’échange automatique des déclarations, pays par pays, promu par le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, en coopération avec l’OCDE, que le Maroc a ratifié en juin 2019. À cet égard, au titre des diverses conventions fiscales internationales signées par le royaume, ces personnes ont vocation à être imposées sur l’ensemble de leurs revenus de source étrangère.

    Comment font les autres ? Le rapatriement des capitaux dans le territoire national est un casse-tête qui donne des maux de tête à tous les gouvernements et plusieurs pays européens ont déjà des expériences intéressantes en la matière. Les Italiens qui, en 2010, ont réussi à rapatrier plus de 100 milliards d’euros représentent ainsi un exemple réussi.

    A l’époque, le gouvernement Matteo Renzi qui n’avait évalué que les avoirs italiens cachés en Suisse (entre 120 et 180 milliards d’euros) avait offert aux contrevenants une nouvelle amnistie, à condition qu’ils déclarent leurs avoirs dans le cadre d’un programme intitulé « auto-dénonciation volontaire ». Une procédure simple qui donnait la possibilité aux concernés de s’acquitter d’une amende de 3 à 4%, pour légaliser leurs avoirs dissimulés, et même les laisser en Suisse s’ils le voulaient. Une pénalité simple, non rétroactive et non pénale. Quelques années auparavant, l’amnistie fiscale a déjà été utilisée, avec succès, sous Berlusconi, et avait rapporté plusieurs milliards d’euros aux caisses de l’État.

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    Un petit bémol cependant, pour poursuivre leur objectif, les autorités financières sont obligées sans cesse de repenser leur politique dans un pays où le cash étant roi, les possibilités de contrôle de l’évasion fiscale restent limitées. Au royaume du cash, selon les dernières données de Bank Al-Maghrib, l’explosion du volume du cash a atteint un volume record de 430 milliards de DHS à fin avril 2024 ! Scandalisé par une situation qui nuit beaucoup à la transparence fiscale, Abdellatif Jouahri qui propose plusieurs solutions, dont le recours à un e-dirham, monnaie numérique traçable, destinée à remplacer progressivement la monnaie traditionnelle, déplorait justement un cash qui non seulement reste la principale voie de financement du blanchiment des capitaux et du terrorisme, mais qui offre en plus aux trafiquants un anonymat bien commode pour qui cherche à contourner la loi et la transparence. Il reste néanmoins possible de convaincre les citoyens en prenant des mesures beaucoup plus sévères, censées les amener à accepter un système fiscal, à condition qu’il soit juste, transparent et équitable pour tout le monde.

    Enfin, l’Etat peut également jouer un rôle plus prescripteur pour récupérer cette manne estimée à plusieurs milliards de DHS. Selon de nombreux fins connaisseurs de ce dossier, asymétrique, inégal, la lutte contre le blanchiment des capitaux suppose un renforcement et une adaptation des institutions et des procédures. Cela suppose aussi la mise en place d’un dispositif répressif solide, mais également d’un volet préventif.

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