Le groupe saoudien Paper Mill poursuit ses investissements au Maroc. En effet, le groupe, qui avait pris pied dans notre pays en 2024 pour y implanter une unité de fabrication de papiers recyclés à Atlantic Free Zone à Kénitra, s’apprête à lancer une nouvelle activité d’économie circulaire à travers sa filiale Al Massira Paper Mill Company.
Cette fois-ci, c’est dans la commune territoriale d’Ameur Seflia, au nord-est de Kénitra, que le groupe compte établir une unité de transformation par pyrolyse de déchets plastiques en carburant, une technique déjà lancée au Maroc depuis 2022 par certains acteurs comme l’opérateur local Clean-Seas, qui dispose d’une unité industrielle à Agadir, ou encore l’émirati Masdar Energy, qui a lancé une initiative similaire dans la région de Rabat.
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Après les 500 millions de DH en cours d’investissement à Atlantic Free Zone pour y développer une capacité annuelle de production de 120.000 tonnes par an, le groupe Paper Mill devra porter ses investissements au Maroc à plus de 750 millions de DH avec une deuxième unité dotée d’une technologie et d’équipements de dernier cri.
Rappelons que la première expérience au Maroc de production de biocarburant remonte à 2008 avec le lancement par Kilimanjaro Environnement d’une activité de collecte et de valorisation des huiles alimentaires usagées pour les transformer. Toutefois, avec une technologie moins efficiente que la pyrolyse et des problèmes majeurs d’approvisionnement, cette PME fondée par Youssef Chaqor a connu des déboires à répétition.