Le résultat net du secteur des assurances a atteint 5,3 milliards de dirhams (MMDH) en 2025, en amélioration de 21,4% en glissement annuel, selon le rapport annuel sur la Stabilité financière.
Cette progression a concerné aussi bien le résultat technique de la branche vie (+49,6%) que celui de la branche non-vie (+25,7%), fait savoir ce rapport publié par Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS).
Ainsi, la branche vie a contribué à cette évolution favorable, avec un résultat technique net de 1,7 MMDH, porté principalement par l’activité décès, dont le résultat technique a atteint 1,4 MMDH (+17,6%). Cette activité continue de bénéficier d’une marge technique favorable (+15,8%), à laquelle s’ajoute une contribution positive du résultat financier (+24,7%). L’activité épargne a, quant à elle, dégagé un résultat technique de 231,5 millions de dirhams (MDH), essentiellement porté par le résultat financier dans le sillage de la bonne performance du marché financier.
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Pour ce qui est de la branche non-vie, qui demeure le principal contributeur à la rentabilité du secteur, elle a dégagé un résultat technique net de 4,9 MMDH, soutenu par la performance du solde financier (+41,5% à 5,6 MMDH).
Cette évolution a largement compensé le recul de la marge brute d’exploitation, ramenée à 2,2 MMDH (-10,5%) sous l’effet d’une sinistralité plus élevée. Elle a également permis d’atténuer l’impact défavorable du solde de réassurance, qui s’est établi à -2,9 MMDH au détriment des cédants.
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En contraste avec la dynamique favorable des composantes techniques du résultat, le résultat non technique a enregistré un net repli, passant de 363 MDH en 2024 à 10,3 MDH. Cette baisse reflète la contraction simultanée des éléments récurrents et non récurrents qui composent cette rubrique, réduisant ainsi significativement sa contribution à la rentabilité globale du secteur.
Dans l’ensemble, l’évolution favorable du résultat (+21,4%), largement supérieure à celle des fonds propre (+5,1%) a permis au secteur d’améliorer son rendement des fonds propres (ROE) de 1,5 point pour le porter à 11,1%, soit le niveau le plus élevé observé au cours des dix dernières années.