Au terme de sa 1ère réunion trimestrielle de 2026, tenue mardi 17 mars, le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%, tout en continuant «de suivre de près la conjoncture interne et externe et en particulier les développements au Moyen-Orient».
«Tenant compte de la poursuite de la dynamique notable de l’activité économique, des niveaux modérés prévus de l’inflation et de la forte incertitude entourant les perspectives au niveau international ainsi que des résultats des stress tests réalisés par BAM pour l’économie nationale, le Conseil a jugé approprié de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%», indique la banque centrale dans un communiqué.
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Le Conseil précise qu’il reste attentif aux conséquences de la guerre en Iran sur l’activité économique et l’inflation, assurant qu’il va fonder ses décisions, réunion par réunion, sur la base des données les plus actualisées.
Au niveau national, cette guerre ne serait pas sans conséquence à travers notamment les canaux des comptes extérieurs et en particulier les cours de l’énergie. Selon les évaluations préliminaires de Bank Al-Maghrib, l’impact serait relativement contenu dans le scénario retenu d’un conflit de courte durée, mais pourrait s’avérer plus marqué dans le cas contraire.
Cela étant, la forte dynamique des secteurs non agricoles, tirée par l’investissement dans les infrastructures économiques et sociales, devrait se poursuivre et la production agricole connaitrait un rebond notable à la faveur des conditions climatiques exceptionnelles qui ont prévalu au cours des derniers mois.
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S’agissant de l’inflation, elle a évolué à des niveaux bas, en lien avec l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires et le repli des prix des carburants, fait savoir la même source.
A moyen terme, elle devrait, après la dissipation de ces effets et avec la hausse des cours du pétrole prévue dans le scénario central, s’accélérer graduellement tout en restant à des niveaux modérés. Ainsi, elle ressortirait quasi stable d’une année à l’autre à 0,8% en 2026, puis atteindrait 1,4% en 2027.
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Quant aux anticipations d’inflation, elles se sont inscrites en baisse, les experts du secteur financier interrogés avant le déclenchement de la guerre en Iran dans le cadre de l’enquête trimestrielle de la Banque, tablant au premier trimestre 2026 sur un taux moyen de 1,5% à l’horizon de 8 trimestres et de 1,8% à celui de 12 trimestres.