Portée par la dynamique industrielle et du BTP que connaît le Maroc depuis la reprise post-Covid et qui s’accentue avec la perspective de la Coupe du monde 2030, le Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE) vole de record en record.
En effet, après avoir dépassé, pour la première fois de son histoire, la barre des 50 millions de dirhams de bénéfice, cet établissement, qui gère et développe une mission publique consistant à fournir aux maîtres d’ouvrage, aux opérateurs publics et privés ainsi qu’aux collectivités territoriales des prestations d’expérimentation technique, revendique désormais un résultat net record de près de 64 millions de dirhams.
Une telle performance, assez rare au Maroc dans le domaine de l’ingénierie et des services de laboratoire, vient ponctuer un exercice 2025 sur les chapeaux de roue, avec près de 760 millions de dirhams de chiffre d’affaires, marquant une hausse vigoureuse de près de 57 % en quatre ans.
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Cette capacité bénéficiaire des plus louables pour un établissement public est d’autant plus appréciable que le LPEE poursuit un programme d’investissement ambitieux dans les équipements, la formation et la couverture territoriale, qui dépasse actuellement une vingtaine de succursales, permettant à l’établissement dirigé par Mustapha Fares de servir quelque 2.500 clients à travers le pays, dont certaines grosses pointures comme l’OCP, qui lui avait confié, il y a quelques années, un méga-contrat portant sur plus de 150 millions de dirhams par an.
Rappelons que le LPEE, qui emploie plus de 1.150 salariés, dont plus de 30 % d’ingénieurs et de cadres supérieurs, avait été créé en 1947 sous forme d’établissement avant d’être transformé, à partir de 1973, en société anonyme sous la tutelle du ministère de l’Équipement et de l’Eau, avec un capital contrôlé par l’ONEE, l’ANP et l’ONCF. Les activités du LPEE sont organisées selon cinq disciplines, à savoir les sciences de la terre (géotechnique, mécanique des sols…), l’hydraulique, l’environnement, le génie civil et les industries.