Crédit du Maroc confirme son changement de dimension. Au terme du premier semestre 2026, l’établissement bancaire affiche une progression à deux chiffres de son bénéfice, une forte croissance de son activité de crédit et de collecte, ainsi qu’une amélioration spectaculaire de la qualité de ses actifs. Des performances qui traduisent la montée en puissance de sa stratégie de transformation, fondée sur le développement commercial, l’innovation digitale et une gestion rigoureuse des risques. Dans un environnement économique encore marqué par les incertitudes internationales, la banque signe l’un de ses meilleurs semestres de ces dernières années.
Crédit du Maroc poursuit sa trajectoire ascendante. Réuni le 27 juillet sous la présidence de Mohamed Hassan Bensalah, le Conseil de Surveillance a validé des résultats semestriels qui témoignent d’une dynamique particulièrement solide. Le résultat net part du groupe atteint 532 millions de dirhams à fin juin 2026, soit une progression de 19,4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Une performance qui s’appuie sur trois leviers majeurs : la croissance soutenue de l’activité commerciale, la maîtrise des charges d’exploitation et une gestion prudente des risques.
Cette progression n’est pas un simple effet comptable. Elle traduit une amélioration structurelle de la rentabilité de la banque, qui récolte aujourd’hui les fruits des investissements engagés depuis plusieurs années pour moderniser son modèle opérationnel et renforcer son efficacité.
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Autre indicateur révélateur : le résultat brut d’exploitation franchit pour la première fois la barre du milliard de dirhams pour un premier semestre, atteignant 1,061 milliard de dirhams, en hausse de 9,9 %. Cette évolution s’accompagne d’une amélioration du coefficient d’exploitation, ramené à 45 %, preuve d’une meilleure maîtrise des coûts dans un contexte de croissance des revenus.
Une banque qui finance davantage l’économie
Les performances financières reposent avant tout sur une activité commerciale particulièrement dynamique.
À fin juin 2026, l’encours global des crédits atteint 64,3 milliards de dirhams, en progression de 7,1 % sur douze mois. Cette évolution confirme la capacité de Crédit du Maroc à accompagner la reprise de l’investissement et les besoins de financement de l’économie nationale.
Le segment des entreprises constitue le principal moteur de cette croissance. Les financements accordés progressent de 12,7 % pour dépasser les 41 milliards de dirhams. Trois activités se distinguent particulièrement : le crédit-bail, qui bondit de 34,8 %, les crédits à l’équipement (+24,9 %) et les financements destinés à la promotion immobilière (+15,8 %). Ces chiffres traduisent une reprise tangible de l’investissement productif et un positionnement renforcé de la banque auprès des entreprises.
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Le marché des particuliers n’est pas en reste. Les crédits aux ménages augmentent de 3,9 % pour atteindre 22,7 milliards de dirhams. Les prêts à la consommation progressent de 10,5 %, tandis que les crédits habitat poursuivent leur croissance (+2,3 %), illustrant une demande toujours soutenue malgré un environnement marqué par la remontée des coûts de financement.
Une collecte en nette progression
La confiance des clients se reflète également dans la progression des dépôts.
Les ressources bilancielles atteignent 63,9 milliards de dirhams, soit une hausse de 10,1 % sur un an. Cette croissance est principalement alimentée par les dépôts à vue, qui enregistrent une progression remarquable de 14,6 % pour dépasser les 47 milliards de dirhams.
Les ressources d’épargne demeurent pratiquement stables à un peu plus de 10 milliards de dirhams, tandis que les dépôts à terme conservent un niveau comparable à celui de l’année précédente. Cette structure traduit une amélioration du coût moyen de la ressource et renforce la capacité de la banque à financer son développement dans de bonnes conditions.
Des revenus en croissance malgré un contexte de marché contrasté
Cette dynamique commerciale se retrouve naturellement dans le produit net bancaire (PNB), qui atteint 1,914 milliard de dirhams, en hausse de 7,8 %.
La marge nette d’intérêt constitue le principal moteur de cette croissance. Elle progresse de 13,1 % à 1,478 milliard de dirhams, bénéficiant à la fois du développement des volumes de crédits, de la maîtrise du coût de la ressource et de la contribution des filiales spécialisées, notamment Crédit du Maroc Leasing et Factoring.
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Les commissions poursuivent également leur progression grâce au développement des activités de Crédit du Maroc Assurances, Crédit du Maroc Patrimoine et au lancement de CDM Pay.
Seul le résultat des opérations de marché accuse un recul de 13,8 %, conséquence du ralentissement de l’activité obligataire dans un contexte géopolitique plus incertain. Cette baisse est toutefois partiellement compensée par la bonne tenue des activités de change.
Le risque sous contrôle
L’une des évolutions les plus marquantes concerne la qualité du portefeuille de crédits.
Le coût du risque chute de 78,4 % pour s’établir à seulement 28 millions de dirhams. Cette amélioration spectaculaire reflète une baisse de la sinistralité mais également l’efficacité des dispositifs de recouvrement mis en œuvre par la banque.
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Les créances en souffrance atteignent 4,26 milliards de dirhams, mais leur poids relatif continue de diminuer. Le taux de créances douteuses et litigieuses recule ainsi de 50 points de base pour s’établir à 6,6 %, tandis que le taux de couverture progresse à 86,2 %, un niveau particulièrement confortable au regard des standards du secteur bancaire marocain.
Ces indicateurs traduisent une amélioration de la qualité des actifs et renforcent la solidité financière de l’établissement.
Le digital comme accélérateur de croissance
Au-delà des chiffres, Crédit du Maroc poursuit une profonde transformation de son modèle.
La banque a consacré 108 millions de dirhams d’investissements au cours du premier semestre, principalement destinés au renforcement de son socle technologique. Cette stratégie vise à améliorer l’expérience client tout en gagnant en efficacité opérationnelle.
Parmi les principales réalisations figurent le lancement d’Apple Pay et de Google Pay pour les détenteurs de cartes Visa, la digitalisation des transferts de scolarité via la plateforme myCDM ainsi que deux partenariats stratégiques conclus lors de GITEX Africa 2026. Le premier, avec Adria Business & Technology, porte sur l’accélération de la transformation digitale et le développement des usages de l’intelligence artificielle. Le second, avec S2M Worldwide, introduit un service d’Instant Issuing permettant aux clients d’obtenir immédiatement leur carte bancaire dès l’ouverture d’un compte.
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Parallèlement, la banque poursuit son rapprochement avec les entreprises à travers ses « Rencontres de l’Investissement » organisées en région, dédiées notamment à la Charte de l’investissement, au marché des changes et aux évolutions réglementaires. Une initiative qui illustre sa volonté d’accompagner les acteurs économiques au-delà de la seule activité bancaire.
Une trajectoire désormais solidement installée
Avec une rentabilité en forte progression, une croissance soutenue des crédits et des dépôts, une qualité d’actifs en amélioration continue et une transformation digitale qui s’accélère, Crédit du Maroc confirme qu’il a changé de rythme. L’établissement ne se contente plus d’améliorer ses performances financières ; il renforce progressivement son positionnement parmi les banques les plus dynamiques du marché marocain.