Le Financial Times braque le projecteur sur le potentiel « exceptionnel » du Maroc en matière d’énergies renouvelables. Pour ce faire, le prestigieux média économique britannique a dépêché une équipe sur place pour réaliser un reportage vidéo, signé Rachel Millard, une spécialiste de la thématique qui a tenté de cerner les opportunités et les tensions qui façonnent l’avenir énergétique du pays.
La vidéo, diffusée sur YouTube, présente le Maroc comme un pays devenu très attractif pour les investisseurs, à mesure que le monde recherche une énergie propre et compétitive. L’enjeu central est double: réussir la transition énergétique d’un pays encore très dépendant des importations de ressources fossiles (environ 90% de l’énergie importée) et s’assurer que les bénéfices profitent réellement à l’ensemble de la population.
Le Maroc a rehaussé ses ambitions climatiques: tripler sa capacité d’électricité renouvelable à environ 15 GW d’ici 2030 et viser la sortie progressive du charbon d’ici 2040. Le reportage illustre cette transition à travers des projets concrets, notamment ceux du Groupe OCP, qui a développé une ferme solaire qui alimente des mines, injecte aussi sur le réseau et soutient des usines de dessalement.
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Sollicitant les explications et les avis d’un nombre de responsables et d’experts, notamment Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, la vidéo explore, d’autre part, l’Offre Maroc en matière d’hydrogène vert, qui pourrait constituer une opportunité industrielle majeure pour décarboner une série de secteurs.
Le reportage aborde, enfin, la dimension géopolitique de la question. Le Maroc est interconnecté à l’Europe et certains acteurs souhaitent exporter directement de l’électricité verte via câbles sous-marins, mais ces projets restent dépendants de décisions politiques et de mécanismes de soutien.
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En conclusion, le reportage estime que l’énergie bon marché et abondante peut devenir un moteur de prospérité et de transformation industrielle, à condition que le cadre réglementaire, le partage de la valeur et la priorité aux besoins domestiques soient au rendez-vous.