Les cours du pétrole ont brusquement chuté, lundi, après l’annonce du président américain Donald Trump d’un report des frappes contre les centrales électriques iraniennes, le président américain évoquant de « très bonnes » discussions avec l’Iran.
Vers 11H20 GMT (12H20), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, chutait de 9,63% à 101,39 dollars, après avoir brièvement perdu plus de 14%. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 9,39% à 89,01 dollars.
Dans un soubresaut, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis et l’Iran avaient eu de « très bonnes et productives discussions pour une résolution totale » des hostilités et précisé qu’elles « continueraient cette semaine ».
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Le président américain a aussi fait part sur son réseau Truth Social d’un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran.
Pour sa part, le Sultanat d’Oman, qui a joué le rôle de médiateur entre l’Iran et les Etats-Unis lors des dernières négociations sur le nucléaire, a dit « travailler activement » pour sécuriser le passage des navires dans le détroit stratégique d’Ormuz, bloqué de facto par Téhéran.
« Oman travaille activement à mettre en place des dispositifs de passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz », a écrit le ministre omanais des Affaires étrangères sur X, en affirmant que la guerre n’avait pas été provoquée par l’Iran et que ses conséquences économiques risquaient de s’aggraver si elle se poursuit.
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Aussi, Moscou a annoncé un échange téléphonique entre son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov et son homologue iranien Abbas Araghchi, après l’annonce de discussions irano-américaines sur une cessation des hostilités. « La partie russe a souligné la nécessité d’un arrêt immédiat des hostilités et d’un règlement politique », a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.
Challenge (Avec AFP)