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    L’émirati Equiti Group Management ferme une de ses filiales au Maroc

    by Rachid Boutaleb 26 septembre 2024
    written by Rachid Boutaleb

    Moins de deux ans après en avoir acquis la totalité du capital auprès de ses fondateurs, le groupe Cloud Invest, affilié à un opérateur émirati, met en liquidation sa filiale Tranzway.

    Cette décision fait suite à la perte d’un important contrat par cette entité fondée auparavant par Mohamed Al SADEQ et Adil CHOUHAD et qui était spécialisée dans le développement informatique. Cette décision radicale traduit également la volonté des actionnaires de Cloud Invest de rationaliser la structure juridique du groupe au Maroc qui se spécialise depuis sa création en 2013, dans les solutions digitales de paiement et le transaction management destinés aux opérateurs de secteurs divers tels les banques, les retailers, les acteurs de la micro-finance, les pétroliers ou encore les industriels qui brassent des paiements de masse.

    Lire aussi | En pleine crise, Volkswagen envisage dégraissage et fermetures d’usines

    Quant aux ingénieurs et autres salariés de la société en cours de liquidation, ils devront rejoindre la maison-mère pour renforcer les différentes équipes qui travaillent sur de multiples projets que ce soit au Maroc ou à l’étranger. Il faut dire, que le succès de Cloud Invest a dépassé son marché domestique avec des contrats en Tunisie (avec la filiale tunisienne d’OLA Energy) ou au Gabon (avec PetroGabon).

    Lire aussi | France. L’usine française du laboratoire suédois RÉCIPHARM, menacée de fermeture, passe sous pavillon marocain

    Rappelons, que Cloud Invest est une filiale d’Equiti Group Management Limited en partenariat avec un minoritaire marocain. Créé en 2020, ce groupe émirati opère, depuis, dans les métiers technologiques dans plusieurs pays de la région MENA.

    26 septembre 2024 0 comments
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    Monde

    Liban: Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, appellent à un cessez-le-feu de 21 jours

    by Challenge 26 septembre 2024
    written by Challenge

    Les Etats-Unis, la France, l’Union européenne et plusieurs pays arabes ont appelé mercredi à un « cessez-le-feu immédiat de 21 jours » au Liban où le conflit entre Israël et Hezbollah menace d’embraser la région, selon un communiqué commun diffusé par la Maison Blanche.

    « Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat de 21 jours sur la frontière entre le Liban et Israël pour donner une chance à la diplomatie » en lien avec la situation au Liban et à Gaza, précise la déclaration signée par les Etats-Unis, la France, l’UE, l’Australie, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar.

    « Il est temps de conclure un accord diplomatique pour permettre aux civils des deux côtés de la frontière de rentrer chez eux en toute sécurité », est-il ajouté.

    Lire aussi | « Le Liban est au bord du gouffre », s’alarme le chef de l’ONU [Vidéo]

    Dans un communiqué commun séparé, publié après leur rencontre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, les présidents américain Joe Biden et français Emmanuel Macron précisent avoir « travaillé ensemble ces derniers jours » pour parvenir à cet appel conjoint pour un cessez-le-feu temporaire, désormais rejoints par d’autres pays.

    « Nous appelons à une approbation large et un soutien immédiat des gouvernements d’Israël et du Liban », ont-ils déclaré.

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    Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait le premier évoqué cette proposition plus tôt dans la journée lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Liban.

    Lors d’un échange avec des journalistes, un haut responsable américain a immédiatement salué sous le couvert de l’anonymat une « percée importante », ajoutant espérer que cet appel permettra aussi de « stimuler » les discussions pour une trêve et une libération des otages dans la bande de Gaza.

    Challenge (avec AFP)

    26 septembre 2024 0 comments
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    Météo

    Les prévisions du jeudi 26 septembre

    by Challenge avec MAP 26 septembre 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le jeudi 26 septembre 2024:

    – Ondées et orages par endroits sur le Sud des provinces Sahariennes.

    – Faibles pluies ou gouttes éparses sur la région de Tanger, le Loukkos et le Nord du Gharb, en particulier la nuit.

    – Formations brumeuses locales, la matinée et la nuit, sur les plaines Nord et Centre et le Nord-Ouest des provinces du Sud.

    – Bruine locale la nuit suivante sur les côtes entre Tiznit et Tarfaya.

    – Temps assez chaud sur le Sud des provinces Sahariennes.

    – Rafales de vent assez fortes sur les côtes Centre et le littoral méditerranéen.

    – Températures minimales de l’ordre de 22/28°C sur le Sud des provinces Sahariennes, 10/15°C sur l’Atlas, ses régions voisines, l’Est du Rif et les Hauts Plateaux Orientaux et de 15/22°C partout ailleurs.

    – Températures du jour en hausse sur le Sud-Est et l’Oriental, et en baisse ailleurs.

    – Mer peu agitée à agitée en Méditerranée, belle à peu agitée sur le détroit et peu agitée à agitée le long du littoral atlantique.

    26 septembre 2024 0 comments
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    Santé

    Intempéries: 2 femmes héliportées par la Gendarmerie royale dans la région de Tata

    by Challenge avec MAP 25 septembre 2024
    written by Challenge avec MAP

    Une femme enceinte et une autre souffrant d’une maladie chronique ont été évacuées, mercredi, par hélicoptère relevant de la Gendarmerie Royale depuis la commune rurale Tagmout vers l’hôpital provincial de Tata, a-t-on constaté sur place.

    Dans une déclaration à la MAP, le délégué provincial de la Santé et de la Protection sociale, Lahbib Aznag, a indiqué que cette opération s’inscrit dans la cadre des efforts déployés par l’ensemble des intervenants et des parties prenantes pour apporter secours et assistance à la population locale affectée par les fortes précipitations orageuses qui se sont abattues récemment sur la province de Tata.

    Lire aussi | Autocar emporté par les crues à Tata : le bilan grimpe à 10 morts et 7 portés disparus

    Les deux patientes sont dans un état stable et reçoivent le traitement médical nécessaire, a-t-il assuré.

    25 septembre 2024 0 comments
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    Emploi

    EFE-Maroc et Think Human Foundation renouvellent leur alliance pour soutenir l’employabilité des jeunes

    by Challenge CP 25 septembre 2024
    written by Challenge CP

    La Fondation marocaine de l’éducation pour l’emploi (EFE-Maroc) et Think Human Foundation ont annoncé aujourd’hui le renouvellement de leur partenariat initié en 2021, lors d’une cérémonie de clôture de leur collaboration actuelle.

    Ce partenariat clé, axé sur l’employabilité des jeunes au Maroc, se poursuivra sous l’égide de Think Human Fund, qui remplace désormais Think Human Foundation.

    Lancé il y a trois ans, ce partenariat vise à équiper les jeunes marocains des compétences digitales et comportementales nécessaires à leur intégration sur le marché du travail. Grâce au soutien financier de Think Human Foundation, EFE-Maroc a pu offrir des formations accessibles à des centaines de jeunes à travers trois villes du Royaume : Marrakech, Rabat et Fès.

    Lire aussi | Startups, emplois, subventions… ce que promet la stratégie « Morocco Digital 2030 » lancée mercredi par le gouvernement

    Depuis le début de ce programme, plus de 380 jeunes ont été initiés aux plateformes d’apprentissage en ligne, leur permettant ainsi de renforcer leurs compétences numériques. En parallèle, plus de 120 jeunes ont bénéficié de formations en présentiel axées sur les soft skills et les compétences digitales les plus demandées par le marché. Ces efforts ont permis l’insertion professionnelle de plus de 60 jeunes dans divers secteurs d’activité, avec un taux de participation féminine significatif, représentant 66% des jeunes insérés.

    Le partenariat ne se limite pas à la formation et à l’insertion professionnelle. Les deux entités encouragent également la participation des collaborateurs marocains du groupe Concentrix dans des activités de volontariat, telles que le mentorat et l’animation de webinaires. Ces activités visent à soutenir les jeunes dans leur transition de l’éducation vers l’emploi, en les préparant aux défis du marché du travail.

    Lire aussi | Le paradoxe marocain: des investissements publics en hausse face à un chômage croissant

    Philip Cassidy, président de Think Human Fund et Think Human Foundation, a souligné l’importance de ce partenariat dans le contexte marocain. « Alors qu’aujourd’hui un jeune sur quatre n’est ni en emploi, ni en formation, ni en train d’étudier, nous sommes ravis de créer des ponts vers le monde du travail aux côtés de Education for Employment », a-t-il déclaré.

    25 septembre 2024 0 comments
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    Export

    Le Maroc, acteur majeur dans l’exportation de tomates-cerises vers la Pologne

    by Hakim Farès 25 septembre 2024
    written by Hakim Farès

    Ces dernières années, le Maroc a renforcé sa position en tant qu’exportateur majeur de tomates-cerises vers la Pologne, devenant ainsi un acteur incontournable de ce marché en pleine expansion.

    La croissance des exportations marocaines de tomates vers la Pologne reflète une dynamique plus large, qui témoigne de l’importance croissante du Maroc dans l’approvisionnement européen en produits agricoles. En 2022, les importations directes de tomates marocaines en Pologne ont atteint environ 30 000 tonnes, légèrement en deçà des volumes de l’année précédente en raison de conditions météorologiques défavorables, révèle le site spécialisé Fresh Plaza.

    Lire aussi | France/Maroc : La guerre des tomates reprend de plus belle

    Cependant, ces chiffres restent impressionnants, doublant pratiquement les volumes enregistrés en 2019. La première moitié de 2023 a été particulièrement remarquable pour l’industrie serricole marocaine, avec un record de 22 000 tonnes de tomates exportées vers la Pologne entre janvier et juin. Cette performance montre la résilience et la capacité du Maroc à répondre aux besoins d’un marché exigeant, même dans des conditions climatiques parfois difficiles.

    Une diversification des exportations vers l’Europe

    Bien que le Maroc se distingue comme un fournisseur direct pour la Pologne, il est important de noter que ses exportations de tomates-cerises ne se limitent pas à ce seul marché. En effet, une grande partie des produits agricoles marocains, y compris les tomates-cerises, transitent par d’autres pays européens tels que l’Espagne, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas, avant d’atteindre le marché polonais. Ce circuit indirect accentue encore la présence marocaine en Pologne, augmentant ainsi la pénétration réelle du marché.

    Lire aussi | La COMADER dénonce « les attaques préméditées » contre les tomates marocaines en France

    En 2023, la Pologne a importé un volume record de 216 000 tonnes de tomates, plaçant le pays au huitième rang mondial des importateurs de tomates de serre. Parmi les principaux fournisseurs, le Maroc se distingue par la qualité et la diversité de ses produits, notamment dans le segment des tomates-cerises, un domaine où il exerce une influence notable sur les tendances du marché. Le Maroc, tout en participant à cette croissance générale des importations, se concentre sur une large gamme de tomates-cerises : des tomates rondes classiques aux variétés plus spécialisées telles que les tomates-cerises prunes et datterino.

    Le commerce Maroc-Pologne : une relation en expansion

    La demande polonaise de tomates-cerises a augmenté de manière significative, en partie grâce à l’essor du secteur HoReCa (hôtellerie, restauration, cafés) en Pologne, qui adopte volontiers les normes introduites par les exportateurs marocains. Ces derniers ont su s’adapter aux exigences spécifiques de ce segment, offrant des produits répondant aux attentes des consommateurs polonais en matière de qualité et de variété.

    Lire aussi | Tomates marocaines : un succès économique qui fait grincer des dents en France [Vidéo]

    Le Maroc a, par ailleurs, su se positionner comme un fournisseur fiable, malgré les défis posés par les conditions climatiques. En 2023, bien que la Turquie soit devenue le principal fournisseur de tomates en Pologne en raison de la baisse des prix provoquée par les intempéries en Espagne et au Maroc, les exportations marocaines de tomates-cerises ont continué de maintenir leur place sur le marché. Contrairement à la Turquie, qui se concentre principalement sur les tomates rondes classiques, le Maroc propose une gamme plus diversifiée, adaptée à la demande croissante des consommateurs polonais pour des produits de niche, comme les tomates-cerises mélangées ou sur pied.

    L’impact de l’UE sur les exportations marocaines

    L’intégration des exportations marocaines dans le marché européen, au-delà de la Pologne, renforce la position du pays en tant que fournisseur majeur de produits agricoles, en particulier de tomates-cerises. Le Maroc bénéficie d’une proximité géographique stratégique avec l’Europe, facilitant le transport de produits frais et permettant ainsi aux importateurs européens de disposer de produits de qualité, avec des délais de livraison optimisés.

    Lire aussi | Après les conserves de tomates, les pommes de terre égyptiennes arrivent sur le marché marocain !

    Les marchés européens, dont celui de la Pologne, accordent une importance particulière à la fraîcheur des produits et à leur capacité à répondre aux attentes gustatives et qualitatives des consommateurs. Le Maroc, grâce à ses infrastructures agricoles modernisées et à son savoir-faire en matière de production serricole, est capable de satisfaire ces exigences, consolidant ainsi sa réputation de fournisseur fiable et compétitif sur le marché européen.

    Les perspectives de cette coopération

    Les exportations agricoles du Maroc, notamment de tomates-cerises, vers la Pologne devraient continuer à croître, stimulées par la demande constante de produits de qualité. Le secteur des serres marocaines, qui a connu une nette amélioration au cours des dernières années, est bien positionné pour répondre à l’évolution des besoins polonais, en particulier dans le segment des tomates-cerises, où le Maroc est déjà un leader incontesté.

    Pour le Maroc, la relation commerciale avec la Pologne ne se limite pas uniquement à l’exportation de tomates-cerises. D’autres produits agricoles marocains, tels que les agrumes, les melons et les poivrons, pourraient également profiter de cette dynamique, renforçant ainsi les liens commerciaux entre les deux pays. Les perspectives sont d’autant plus prometteuses que la Pologne continue d’accroître ses importations de produits agricoles, soutenue par la demande croissante de ses consommateurs et les besoins de son secteur de la restauration.

    25 septembre 2024 0 comments
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    Digital

    AgriEdge lance TrialEdge, une plateforme digitale pour la gestion des essais agronomiques

    by Challenge 25 septembre 2024
    written by Challenge

    AgriEdge, acteur dans le secteur de l’AgriTech, a annoncé le lancement de TrialEdge, une nouvelle plateforme digitale conçue pour faciliter la gestion des essais agronomiques.

    Destinée aux chercheurs et aux professionnels de l’agriculture, TrialEdge se positionne comme un outil de référence pour la collaboration et la centralisation des données dans le domaine des essais sur le terrain.

    TrialEdge couvre l’ensemble des étapes des essais agronomiques, depuis la conception et la planification, jusqu’à la consolidation des résultats. La plateforme permet aux utilisateurs de suivre leurs projets en temps réel dans un environnement numérique sécurisé et collaboratif, simplifiant ainsi la gestion des données et accélérant les cycles d’innovation.

    Lire aussi | Faissal Sehbaoui: «Notre vision est d’installer dans chaque continent une antenne d’AgriEdge»

    L’un des principaux atouts de TrialEdge est sa simplicité d’utilisation et son adaptabilité aux besoins spécifiques des différents acteurs du secteur agricole, qu’il s’agisse d’agriculteurs, de chercheurs ou d’entreprises agro-industrielles. En centralisant toutes les informations en un seul lieu, la plateforme réduit les délais de traitement des données et permet aux équipes de se concentrer davantage sur l’analyse des résultats.

    Développée par les experts technologiques d’AgriEdge, TrialEdge favorise la collaboration en regroupant et organisant les résultats issus de différents essais agronomiques. Cela permet de renforcer l’efficacité des équipes, de réduire les délais de prise de décision, et d’accélérer les processus d’innovation dans le secteur agricole.

    Lire aussi | Au Gitex, les jeunes pousses en quête active de financement

    Faissal Sehbaoui, Directeur Général d’AgriEdge, a souligné l’importance de cette nouvelle plateforme : « Avec TrialEdge, nous répondons aux besoins croissants du secteur agricole en matière de gestion des données. Cette plateforme optimise la conduite des essais agronomiques et offre à nos utilisateurs un avantage concurrentiel décisif. » Il a ajouté : « TrialEdge renforce notre engagement à mettre à la disposition des agriculteurs la puissance digitale. Elle constitue un pilier dans notre vision d’une agriculture de précision, plus durable et plus rentable. »

    25 septembre 2024 0 comments
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    Interview

    Amine Sennouni : « Le modèle de croissance marocain n’est pas suffisamment inclusif »

    by Ismail Saraoui 25 septembre 2024
    written by Ismail Saraoui

    Les récentes tentatives d’émigration, dont la ville de Fnideq a été le théâtre ces dernières semaines, ont soulevé plus d’une question et mis à nu la persistance des problèmes sociaux et économiques dont souffrent les jeunes des régions marginalisées. Dans cet entretien, le professeur universitaire et président de la Jeune communauté marocaine publico-éco (JCMP), Amine Sennouni, nous livre son analyse de la situation.

    La ville de Fnideq connaît actuellement une hausse alarmante des tentatives d’émigration vers Sebta, un phénomène qui met en lumière la problématique de l’emploi, notamment dans le monde rural. Chaque année, environ 300 000 jeunes intègrent le marché du travail, mais le modèle de croissance économique n’arrive pas à créer suffisamment d’opportunités, surtout dans les zones rurales touchées par des sécheresses récurrentes. Ce sous-emploi endémique, qui a touché 331 000 jeunes entre 2020 et 2021, alimente un désir d’émigration. Des organisations comme la Jeune Communauté Marocaine Publico-éco (JCMP) tentent de répondre à cette crise en engageant les jeunes dans des projets d’entrepreneuriat et en les sensibilisant à leur rôle dans la société. Malgré leurs efforts pour « réconcilier » les jeunes avec l’idée d’un avenir viable au Maroc, les défis restent immenses, et il est crucial d’améliorer les stratégies d’intégration socio-économique pour éviter que des milliers de jeunes ne prennent des risques insensés dans leur quête de meilleures conditions de vie. Dans cette interview accordée à Challenge, Amine Sennouni éclaire sur cette problématique.

    La ville de Fnideq a récemment été témoin de plusieurs tentatives d’émigration vers Sebta. Quelle lecture faites-vous de cette « vague d’émigration massive » ?

    Amine Sennouni : Ces jeunes et mineurs font face à une économie nationale qui peine à générer suffisamment d’emplois pour absorber les 300 000 nouveaux jeunes qui arrivent annuellement sur le marché du travail. De ce fait, le modèle de croissance qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui n’est manifestement pas suffisamment inclusif, notamment dans le milieu rural, où aucune activité économique ne fait de l’ombre à l’agriculture, hélas confrontée, ces dernières années, à une série de sécheresses.
    En sus, la prévalence du sous-emploi fait que le chômage des jeunes persiste à des niveaux élevés, alimentant par la même occasion le stock des NEET dans notre pays, avec le manque d’opportunités d’emplois rémunérés, ou encore le manque de qualifications adéquates pour intégrer facilement le marché du travail, souvent corrélés à des lacunes en matière d’orientation scolaire, qui se répercutent par la suite sur l’employabilité des jeunes une fois qu’ils quittent le système éducatif, avec au compteur 331 000 cas de décrochage scolaire enregistrés sur la période 2020-2021.

    Le mode virtuel d’organisation de cette vague de migration cherchait « l’effet de massification » pour pouvoir braver l’approche sécuritaire adoptée pour les empêcher de fuir leur pays vers Sebta et, de là, vers l’Europe. Peu importe si cette campagne d’incitation à une immigration clandestine collective était orchestrée ou non par une entité inconnue, comme l’a qualifié le gouvernement à travers une déclaration de son porte-parole en marge du Conseil de gouvernement tenu jeudi, ces jeunes et mineurs ayant rejoint cet appel ne peuvent risquer leur vie et laisser leurs parents et proches par milliers (sachant que le nombre aurait dû être plus élevé, puisque les forces de l’ordre se sont mobilisées partout au Maroc pour empêcher tout déplacement à cet effet, moyennant le transport public), que si la précarité les hante et qu’ils se trouvent dans une totale incertitude, traduite par l’absence de tout horizon et de tout avenir.

    Lire aussi | Sebta-Melilia : Et si on osait la co-souveraineté ?

    On constate que même des jeunes diplômés sont davantage enclins à émigrer. Rappelons que le CESE fait état de 1,5 million de jeunes NEET âgés de 15 à 24 ans. L’émigration est-elle une décision raisonnable ?

    Pour le seul mois d’août, le ministère de l’Intérieur a indiqué que plus de 11 000 tentatives de migration avaient été déjouées et le HCP a estimé qu’en 2022, un jeune marocain sur quatre, entre 15 et 24 ans, se trouvait dans une situation de NEET (Not in Education, Employment or Training), soit 1,5 million d’individus. Ce chiffre souligne l’insuffisance des stratégies et politiques publiques consacrées à l’intégration socio-économique de cette catégorie particulièrement vulnérable. Nous pouvons dire que la décision d’immigration irrégulière n’est guère judicieuse, puisque ces mineurs et jeunes risquent leur vie, et même s’ils parviennent à rallier le préside occupé de Sebta, rien ne leur garantirait une intégration dans le marché du travail.

    Néanmoins, la pression psychologique qu’endosse cette catégorie est bien forte ; elle est souvent considérée, par la famille et la société, comme inactive et absolument pas productive, ce qui provoque des sentiments de marginalisation nourris de frustration. Le mineur, ou le jeune, cherche une délivrance, quel qu’en soit le prix, même si cela devait lui coûter sa vie. Autrement, l’impasse et la quête d’une solution immédiate rendent l’irrationnel un ultime choix.

    L’emploi et l’accompagnement des jeunes étudiants marocains est l’une des priorités de la jeune communauté marocaine publico-éco, qui ambitionne de « réconcilier » les jeunes avec la chose publique et l’entrepreneuriat citoyen. Qu’en pensez-vous ?

    La jeune communauté marocaine publico-éco (JCMP) est une association à but non lucratif, comptant un réseau national dans plusieurs écoles, facultés et institutions d’enseignement supérieur, croyant que cette catégorie de jeunes étudiants est sur le chemin de la maturité et de l’accomplissement de soi afin d’en faire une pépinière de leaders pour le Maroc de demain.

    En effet, l’association agit dans deux volets : celui de l’entrepreneuriat citoyen, visant à traduire la citoyenneté et l’appartenance des jeunes à la patrie par la mise en œuvre de projets et d’actions citoyennes dans tous les domaines (culture, sport, social, etc.), avec l’objectif de créer un impact durable. Le second volet concerne la chose publique, visant à impliquer les jeunes dans la vie publique à travers des sessions de travail organisées avec des centres décisionnels, des ateliers de formation, des rapports analytiques et des recommandations, des compétitions de débat, ou encore des pétitions et des contenus de vulgarisation de la chose publique sur les réseaux sociaux.

    En termes de résultats, et même en étant une association dont le périmètre d’action et d’impact demeure réduit, la JCMP a organisé, à travers ses antennes sur les campus universitaires nationaux, plus de 60 projets et activités citoyennes sous l’égide du bureau exécutif national au fil de cinq saisons universitaires. Les projets étaient ancrés dans plusieurs domaines, comme l’environnement avec des idées créatives pour le développement des énergies renouvelables, ou encore la réorganisation des activités artisanales dans plusieurs régions de notre pays. Nous avons proposé des stratégies commerciales de promotion, permettant à plusieurs acteurs de valoriser leurs produits, de les faire connaître davantage et d’augmenter en conséquence leurs revenus. Cela concernait aussi des jeunes capitalisant sur leur ouverture aux TIC.

    Pour l’emploi, la JCMP a recensé environ 20 ateliers pratiques de formation sur l’entrepreneuriat et la création de startups, de l’idée à la réalisation, animés par une cohorte d’experts de l’ANAPEC et des incubateurs de startups, pour exhorter les jeunes à filtrer leurs idées et les rendre réalisables avec détermination. Nous avons même compté parmi nos intervenants un lauréat du réseau national JCMP, qui est venu partager son expérience en tant que cofondateur d’une startup, inspirant ainsi les jeunes étudiants à se tourner également vers les initiatives entrepreneuriales.

    Sur le volet de la chose publique, la JCMP, par le biais de sessions de travail avec les responsables gouvernementaux et parlementaires, ainsi que par des conférences et la publication de rapports analytiques et de recommandations, a organisé deux grands séminaires et tables rondes sur l’emploi et les jeunes, respectivement en 2017 et 2018, dont l’un en partenariat avec l’ANAPEC. Ce dernier a été couronné par des recommandations adressées aux cercles de décision concernant les problématiques. Parmi ces recommandations, nous citons principalement :

    • L’obligation scolaire jusqu’à l’âge de 16 ans et la fin du renvoi des élèves du système éducatif en cas de redoublements répétés, avec la mise en place de cellules d’écoute, de soutien psychologique et d’orientation scolaire au sein des établissements, chargées de surveiller les élèves les plus susceptibles de décrocher ;
    • Développer un réseau dense de points d’accueil, d’écoute et d’orientation, liés à un système d’information unifié via des formulaires électroniques préétablis, alimentés par les données des jeunes NEET, permettant ainsi de suivre leur parcours jusqu’à leur engagement dans des solutions d’intégration socio-économique ;
    • Élargir la couverture géographique des écoles de la « deuxième chance » nouvelle génération et les équiper de ressources appropriées, tout en mobilisant des équipes pédagogiques spécialisées et en exonérant les jeunes NEET des frais d’inscription dans les établissements de formation professionnelle. Ils devraient également bénéficier automatiquement de bourses dès leur inscription à l’OFPPT.

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    La « réconciliation » avec la jeunesse n’est pas chose facile, car elle demande du temps et des efforts. D’autant plus qu’il s’agit de jeunes adolescents et mineurs de plus en plus pessimistes et de plus en plus manipulés par des « vendeurs d’illusions ». Quelle place occupe l’approche psychologique au sein de la JCMP ?

    En vérité, l’approche psychologique est systématique dans notre action, puisque nous nous adressons à des jeunes qui choisissent l’associatif pour traduire leur esprit de volontariat et de charité, souvent guidés dans leurs actions. Nous les armons de valeurs de citoyenneté, de militantisme, de service à la nation, et de contribution à l’édification du Maroc que nous souhaitons pour demain.

    D’un autre côté, et pour que notre action ne se limite pas uniquement aux jeunes étudiants, la JCMP devrait lancer, cette saison, un programme intitulé « Citoyen, dès la fleur de l’âge ». Nos jeunes étudiants iront, par le biais des clubs, à la rencontre des élèves du primaire, du collège et du lycée de leur région, pour les orienter sur l’après-bac, les initier à la prise de parole en public, au sens critique, et à la production d’idées, tout en répondant à leurs préoccupations et attentes. Un tel programme devrait raccourcir la distance entre deux générations de jeunes et permettre aux élèves, pour la plupart mineurs, de s’imprégner d’un esprit de citoyenneté et de détermination dans un parcours qui pourrait être parsemé d’embûches et de défis.

    25 septembre 2024 0 comments
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    Monde

    Google engage la bataille du cloud contre Microsoft dans l’UE 

    by Challenge 25 septembre 2024
    written by Challenge

    Google a déposé mercredi une plainte devant la Commission européenne contre Microsoft qu’il accuse de pratiques anticoncurrentielles en poussant ses clients à utiliser Azure, sa plateforme cloud (l’informatique à distance), au détriment de concurrents.

    Cette action « est la seule façon de mettre un terme au verrouillage pratiqué par Microsoft, de permettre aux clients d’avoir un choix et de créer des conditions de marché équitables pour les concurrents », a indiqué Amit Zavery, directeur général et vice-président de la plateforme Google Cloud, lors d’une conférence de presse.

    « Les conditions de licence logicielle de Microsoft empêchent les organisations européennes de déplacer leurs charges de travail actuelles d’Azure (la plateforme cloud de Microsoft NDLR) vers des cloud concurrents », a précisé Google dans un communiqué.

    Dans le détail, les entreprises qui disposent du logiciel d’exploitation Windows Server de Microsoft et qui souhaitent le faire fonctionner sur une autre plateforme dématérialisée que celle de Microsoft comme Google Cloud ou AWS, le cloud d’Amazon, doivent faire face à des coûts exorbitants, qui peuvent atteindre une majoration de prix de 400%, et à « une limitation des correctifs de sécurité », a dénoncé Google qui a déposé sa plainte mardi soir.

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    Selon le géant américain, Microsoft a commencé à mettre en place des restrictions de plus en plus fortes sur l’utilisation de ses logiciels à partir de 2019, mettant en place de nombreuses « barrières d’interopérabilité ».

    La Commission européenne, gardienne de la concurrence dans l’UE, qui a déjà sanctionné à plusieurs reprises Microsoft pour pratiques anticoncurrentielles, a aussi ouvert une enquête en juillet 2023 sur le groupe de Redmond, soupçonné d’avoir abusé de sa position dominante dans les logiciels pour favoriser l’essor de Teams, son application de visioconférence, au détriment des concurrents.

    Cette procédure a forcé l’entreprise fondée par Bill Gates à annoncer l’année dernière la dissociation de Teams de ses logiciels de bureautique Word, Excel, Powerpoint et Outlook, d’abord en Europe puis dans le monde.

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    Mais ces annonces n’ont pas convaincu Bruxelles: la Commission a estimé en juin que ces changements étaient « insuffisants pour répondre à ses préoccupations et qu’il [était] nécessaire de modifier davantage le comportement de Microsoft pour rétablir la concurrence ».

    Microsoft a promis de poursuivre le dialogue avec Bruxelles, espérant éviter une grosse amende, comme celle dont l’entreprise a écopé en 2013, d’un montant de 561 millions d’euros, pour avoir imposé son navigateur Internet Explorer.

    Google, qui dit espérer que la réponse de la Commission européenne à son action soit « rapide », est lui-même régulièrement dans le radar de Bruxelles en matière de concurrence.

    La justice européenne a validé en septembre une amende colossale de 2,4 milliards d’euros infligée en 2017 au groupe de Mountain View pour abus de position dominante sur le marché des recherches en ligne, même si quelques jours plus tard le tribunal de l’UE a de son côté annulé une amende de 1,5 milliard d’euros dont Google avait écopé pour abus de position dominante dans la publicité en ligne.

    Au total, le géant californien, fondé par Larry Page et Sergey Brin, s’est vu infliger plus de 8 milliards d’euros d’amendes par Bruxelles pour diverses entorses à la concurrence.

    Challenge (avec AFP)

    25 septembre 2024 0 comments
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    Agriculture

    Pourquoi les dernières précipitations sont une bénédiction pour les zones oasiennes

    by Hakim Farès 25 septembre 2024
    written by Hakim Farès

    Les précipitations importantes que connaissent les régions du sud du Maroc, bien qu’elles provoquent des inondations dramatiques causant des pertes humaines et des dégâts matériels, apportent heureusement avec elles un espoir considérable pour les agriculteurs et éleveurs des oasis.

    Ces pluies, tant attendues, permettent de relâcher la pression sur ces territoires désertiques. Malgré leur violence, elles sont perçues comme une bénédiction dans des régions où l’eau est une ressource vitale, cruciale pour les activités agricoles qui façonnent la vie locale.

    Ces précipitations jouent également un rôle stratégique dans l’économie locale. L’agriculture étant au cœur de l’activité des oasis, la gestion de l’eau conditionne la viabilité de ces terres et le bien-être des populations. Les inondations peuvent, certes, endommager temporairement les infrastructures, mais elles apportent surtout une recharge essentielle des ressources hydriques, indispensables pour l’irrigation.

    La sécheresse et le besoin de revitalisation des terres

    Ces régions, longtemps frappées par une sécheresse chronique, voient, en effet, dans ces pluies l’occasion de revitaliser leurs terres et de reconstituer les nappes phréatiques. Depuis plusieurs années, la raréfaction de l’eau a freiné la production agricole, mettant en péril les cultures vivrières et pastorales. Les cycles de sécheresse, parfois longs de plusieurs saisons, épuisent les sols et réduisent les rendements agricoles, menaçant la sécurité alimentaire des populations locales.

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    La reconstitution des nappes phréatiques est ainsi perçue comme un enjeu majeur. Sans eau, les cultures ne peuvent prospérer, et les sols, déjà fragilisés, risquent de devenir infertiles. Les précipitations abondantes offrent un répit, mais elles doivent s’inscrire dans un cadre de gestion rationnelle pour garantir un bénéfice à long terme.

    Le rôle des palmeraies dans l’économie locale

    Les palmeraies du sud marocain sont un pilier pour les populations locales, fournissant non seulement des dattes, mais aussi des cultures maraîchères et fourragères. Le palmier-dattier, résistant à la sécheresse, assure une production durable de dattes, ressource clé de l’économie locale. Cependant, cette culture est également entourée d’autres types de plantations, comme les légumes et les cultures fourragères, qui, elles, nécessitent une irrigation régulière.

    Ces cultures, plus sensibles au manque d’eau que les palmiers-dattiers, nécessitent un approvisionnement hydrique constant. Le moindre déséquilibre dans la gestion de l’eau peut avoir des conséquences dramatiques sur l’ensemble de l’agriculture locale. C’est pourquoi l’arrivée des pluies est vue comme une véritable opportunité pour rétablir un certain équilibre dans ces terres arides.

    L’importance de l’approvisionnement des nappes phréatiques

    Selon Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome, les récentes pluies sont donc une bénédiction pour cette région. « Les nappes phréatiques vont être approvisionnées, c’est toujours cela de gagné dans une région où les cultures ont constamment besoin d’irrigation pour vivre », explique-t-il. Les nappes phréatiques, qui sont la principale réserve d’eau dans ces régions, assurent un approvisionnement en eau constant pour les cultures. Leur reconstitution est primordiale pour maintenir l’activité agricole sur le long terme.

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    Toutefois, ce renforcement des nappes phréatiques doit être suivi de près pour éviter qu’il ne soit ponctuel. Les ingénieurs et agriculteurs sont bien conscients que ces précipitations offrent un répit, mais ne constituent pas à elles seules une solution durable.

    Une embellie météorologique à relativiser

    Malgré cette embellie météorologique, Abdelmoumen Guennouni adopte un regard pragmatique sur la situation. Il met en garde contre l’illusion d’une solution durable : « Il faut espérer que ces précipitations permettront une bonne reconstitution des nappes phréatiques, car sur le long terme, ces régions continueront à endurer des périodes de sécheresse. » Cette mise en garde souligne que le problème climatique dans ces régions est structurel et persistant.

    En effet, le climat aride et imprévisible reste une réalité structurelle dans ces zones, où les cycles de sécheresse reviennent inévitablement. La gestion des ressources en eau ne peut donc pas se limiter à attendre les précipitations, mais doit s’inscrire dans une stratégie à long terme visant à rendre ces zones plus résilientes face aux aléas climatiques.

    L’impact social du climat sur les oasis

    D’ailleurs, l’impact social structurant de ce climat difficile se fait déjà sentir dans ces oasis. Les jeunes, découragés par les conditions de vie difficiles et le manque d’opportunités économiques, quittent de plus en plus les villages pour s’installer en ville, laissant derrière eux une population vieillissante. Cet exode rural affaiblit considérablement l’activité agricole, qui repose pourtant sur la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et abondante.

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    Abdelmoumen Guennouni, qui observe ce phénomène, explique que « lorsque les palmiers-dattiers commencent la pollinisation et qu’il s’avère nécessaire d’élaguer, il devient difficile de trouver des jeunes pour grimper aux arbres et faire le travail. » Le manque de main-d’œuvre, autrefois abondante, met en péril certaines activités agricoles essentielles. Cette migration vers les villes est donc un autre facteur de fragilité pour les oasis.

    La gestion des sols et des ressources hydriques

    Par ailleurs, le sol de ces régions, principalement sableux et très drainant, ne retient pas longtemps l’eau. Même après des pluies abondantes, l’eau s’infiltre rapidement, et le sol retrouve vite ses caractéristiques arides. Ce qu’il faut donc espérer, c’est que ces précipitations puissent reconstituer les réserves d’eau souterraines et qu’une gestion plus rationnelle de cette ressource soit mise en place pour éviter les gaspillages.

    L’optimisme est toutefois de mise, d’autant que des projets agricoles ont vu le jour dans ces régions, avec des fermes où oliviers et palmiers-dattiers sont plantés côte à côte. Ces exploitations devraient pouvoir prospérer grâce à un accès régulier à l’eau d’irrigation, assurant ainsi un apport en eau constant pour les deux types de cultures.

    Une gestion rationnelle des ressources hydriques

    D’où l’enjeu, dans ces oasis, d’une gestion rationnelle des ressources hydriques, dit en substance notre interlocuteur, qui estime que les nappes phréatiques doivent être utilisées avec précaution pour éviter une nouvelle dégradation des sols. De plus, les techniques d’irrigation modernes, comme le goutte-à-goutte, peuvent assurer une utilisation optimale de l’eau disponible.

    25 septembre 2024 0 comments
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    Banques

    Bank Al-Maghrib plafonne les frais d’interchange monétique domestique à 0,65%

    by Challenge avec MAP 25 septembre 2024
    written by Challenge avec MAP

    Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de plafonner le niveau des frais d’interchange à 0,65% de la valeur de la transaction pour les opérations de paiement monétique domestique par le biais de cartes émises au Maroc.

    Cette décision réglementaire encadre les frais d’interchange monétique domestique qui correspondent à la quote-part perçue par les banques et les établissements de paiement sur la commission prélevée aux commerçants au titre des paiements par carte, indique BAM dans un communiqué.

    Lire aussi | Chômage, croissance, cash en circulation… l’essentiel du point de presse de Jouahri [Vidéo]

    Les commissions sur paiement par carte ne peuvent être refacturées par les commerçants aux consommateurs et de ce fait n’affectent pas le prix des biens ou services concernés par ces transactions, précise la Banque centrale.

    Lire aussi | Conflit NAPS-CMI : Le Conseil de la concurrence consulte Bank Al-Maghrib et les banques pour des solutions

    Cette mesure intervient dans le cadre des prérogatives de Bank Al-Maghrib en matière de veille à la sécurité des systèmes et des moyens de paiement. La décision réglementaire contribue à la protection de la clientèle des établissements de crédit et organismes assimilés et appuie les efforts de Bank Al-Maghrib pour le développement du marché des paiements électroniques, ajoute la même source.

    25 septembre 2024 0 comments
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    Ferroviaire

    Extension de la LGV vers Marrakech : Shandong Hi-Speed remporte le deuxième lot de génie civil pour 4 MMDH

    by Challenge 25 septembre 2024
    written by Challenge

    L’Office national des chemins de fer (ONCF) a retenu l’entreprise chinoise Shandong Hi-Speed pour le deuxième lot de génie civil de l’extension de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Casablanca et Marrakech.

    Le contrat s’élève à près de 4 milliards de dirhams (MMDH), rapporte nos confrères du Desk. Cette nouvelle étape dans le projet ferroviaire fait suite à l’attribution, il y a peu, d’un premier lot à une autre entreprise chinoise, China Railway Engineering Corporation (CREC 4).

    Lire aussi | Chemins de fer : L’Allemagne se félicite de son partenariat avec le Maroc

    Shandong Hi-Speed s’est imposée dans ce marché face à plusieurs autres groupes chinois, tels que China Overseas Engineering Group, China Railway 20th Group, China Gezhouba Group, ainsi qu’une entreprise marocaine, TGCC, qui avait proposé une offre supérieure de 700 millions de dirhams, indique la même source.

    Le deuxième tronçon de cette extension, long d’environ soixante kilomètres, inclut des travaux de terrassement, la construction d’ouvrages d’art, la réhabilitation des communications et l’installation de clôtures. Ce contrat vient renforcer la présence des entreprises chinoises dans la réalisation de l’infrastructure ferroviaire marocaine, bien que les entreprises chinoises aient été exclues d’autres marchés tels que celui des rames et des systèmes de signalisation, comme le souligne Le Desk.

    Lire aussi | LGV Kénitra-Marrakech: Egis Rail remporte un contrat d’assistance de près de 1,4 MMDH

    Shandong Hi-Speed est une entreprise détenue par l’État chinois, spécialisée dans les projets d’infrastructures de grande envergure, notamment ceux impliquant des trains à grande vitesse. Fondée en 1997, elle a généré un revenu net de 492 millions de dollars en 2023, ce qui en fait un acteur clé dans ce secteur.

    25 septembre 2024 0 comments
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