Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Alertes
Argent et jetons de présence. Les étrangers résidents peuvent désormais les transférer sans tracas
Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés
Marchandises litigieuses. Ce qui change dans la procédure de transaction
Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique
La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]
Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale
« Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre
Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »
Christian Stein nommé CEO de Renault Group en Espagne
Plages au Maroc: est-ce toujours un produit d’appel ?
Challenge N° 1017 • Du 12 au 18 juin 2026
Bouchta El Fadel: «Le digital permet un meilleur pilotage des obligations fiscales»
Flotte nationale: un levier de souveraineté et de compétitivité
La 8e édition du Salon de la Compétitivité Industrielle Automobile prévue à Kénitra
Mondial 2026: Airports of Morocco lance une campagne de soutien aux Lions de l’Atlas [Vidéo]
Mobilité interne: une preuve concrète de confiance [Par Sara Leonard*]
Digitalisation des services financiers: la dématérialisation de la quittance automobile à la traîne
Un accord au Moyen-Orient ? Les Bourses mondiales retrouvent leur enthousiasme
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
  • +212 5 22 54 81 53 à 57
  • +212 5 22 30 97 07
  • contact@newpublicity.ma
  • Carburants

    Le prix du diesel remonte au-dessus de 12 dirhams

    by Hassan Manyani 8 août 2023
    written by Hassan Manyani

    Une montée en flèche des tarifs des carburants suscite des préoccupations alors que le prix du diesel dépasse les 12 dirhams le litre chez la plupart des distributeurs, ce mardi 8 août.

    Une hausse surprise a été constatée ce matin dans les station-services du royaume. Cette augmentation des tarifs serait due à la hausse des cours du pétrole cet été, ce qui inquiète les automobilistes en cette période estivale. Le prix de l’essence, quant à lui, reste stable, tandis que le gazole augmente atteignant les 12 dirhams le litre chez la plupart des vendeurs.

    Lire aussi | Maroc. L’activité industrielle en amélioration selon BAM

    Depuis ce matin, toutes les pompes des différents distributeurs de carburant affichent des prix du gazole variant entre 12,20 et 12,24 dirhams. Tandis que l’essence sans plomb grimpe à 14,42 dirhams, voire 14,50 DH.

    La recrudescence des tarifs des carburants s’annonce certaine, les prix du pétrole étant dans une tendance haussière sur les marchés mondiaux. Le baril de Brent de la mer du Nord, qui s’échangeait autour de 75 dollars en moyenne fin juin, a aujourd’hui franchi la barre des 85 dollars.

    Lire aussi | Intérieur. Le sérieux concrètement décliné

    Les cours du brut ont connu une augmentation continue depuis début juillet, avec une hausse d’environ 12 % pour le Brent et près de 15 % pour le West Texas Intermediate (WTI), dans un contexte de marché de plus en plus tendu.

    8 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Football

    Mondial féminin 2023. Les Lionnes de l’Atlas s’inclinent face aux Bleues

    by David Jérémie 8 août 2023
    written by David Jérémie

    La sélection féminine marocaine de football n’a pas pu s’imposer dans le match qui l’opposait à l’équipe française féminine de football pour une place en quarts de finale ce mardi 8 août à Adélaïde.

    Dominées lors de la première période et menées au score (3-0), les Lionnes de l’Atlas sont revenues avec de nouvelles ambitions en deuxième période, l’objectif étant de réduire le score. Elles ont d’ailleurs failli marquer un premier but grâce à Ibtissam Jraidi, bien servie dans le dos de la défense française par Sakina Ouzraoui, mais la gardienne française est parvenue à enlever le ballon in extremis des pieds de Jraidi.

    Lire aussi | Tanger-Tétouan-Al Hoceima : une locomotive économique et industrielle

    Les Marocaines qui ont même encaissé un quatrième but par Eugénie Le Sommer. Faut-il souligner que celle-ci s’était déjà illustrée en première période. Kadidiatou Diani et Kenza Dali ont été les autres buteuses de ce match. Les Bleues qui retrouveront le 12 août courant l’Australie, le pays-hôte, qui a éliminé le Danemark (2-0). Malgré cette défaite, les Lionnes de l’Atlas quittent la compétition la tête haute dans la mesure où elle ont réussi à se hisser en huitième de finale lors de leur première participation à une Coupe du monde. 

    Lire aussi | PORTRAIT. Anas Bouassami, cofondateur de Snipfeed

    8 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Politique

    Intérieur. Le sérieux concrètement décliné

    by Mohamed Amine 8 août 2023
    written by Mohamed Amine

    A quelques jours du discours Royal, le ministère de l’Intérieur n’a pas attendu longtemps pour accélérer la mise en œuvre des principes fondamentaux inhérents au concept clé officiellement consacré : le «sérieux».

    Le ministère de l’Intérieur est au cœur de l’État. A ce niveau, le «sérieux» est vital. Il en va de l’existence même de l’État. Aucune brèche ou déviation ne peut être supportée à ce niveau. Ce n’est plus une «boite noire». C’est là que la réforme du mode de gouvernance est capitale, décisive et déterminante. Ainsi, le ministère de l’Intérieur communique et déclare qu’il «veillera constamment, en ayant à l’esprit les Hautes Instructions Royales, à consacrer une démarche efficiente dans la modernisation de la gestion de ses ressources humaines, sur la base du strict respect des critères de compétence, de mérite et d’égalité des chances dans l’accès aux postes de responsabilité, et ayant pour finalité la promotion de l’action de l’administration territoriale, selon une dynamique vertueuse mettant l’administration au service des citoyens, de manière à répondre à leurs besoins et à défendre leurs intérêts, comme l’a affirmé à plusieurs reprises le Roi Mohammed VI, et ce dans l’objectif de consacrer la bonne gouvernance territoriale».

    Lire aussi | Vers une «démondialisation» ?

    C’est là un engagement officiel de mise en œuvre du discours Royal dans la pratique effective et quotidienne qui doit réellement impacter positivement les rapports de l’Etat avec les citoyens, aux niveaux national et territorial. En ce n’est pas une simple déclaration de bonnes intentions. Le ministère de l’Intérieur a déjà procédé, en cet été, à un vaste mouvement de mutation dans les rangs des agents d’autorité. Ce qui laisse le temps aux agents concernés de s’installer, en cette période estivale, avant la prochaine rentrée scolaire, sociale et agricole, qui s’annonce chaude, très chaude, pas seulement au sens propre. Ce mouvement a concerné 1116 agents, soit 25% de l’effectif total de ce corps constituant la «colonne vertébrale» de l’administration territoriale.

    Lire aussi | PORTRAIT. Anas Bouassami, cofondateur de Snipfeed

    Il est surtout question d’implémenter un nouveau mode de management pour passer graduellement d’un modèle classique de la Fonction Publique (FP), fondé sur la «gestion des carrières», à un modèle nouveau, basé sur la «gestion des compétences». En fait, par cette nouvelle démarche, le ministère de l’Intérieur donne l’exemple à l’ensemble des départements ministériels et des collectivités territoriales (CT), pour consacrer tangiblement le concept de «sérieux» au sein de l’État et des CT, actuellement acteurs clés de stabilité et de développement durable. Pour cela, le rapport avec le citoyen est appelé à connaitre une transformation radicale. Le citoyen, dans cette nouvelle approche, est perçu comme un partenaire aussi bien dans la gestion administrative courante que dans l’opération d’évaluation des performances des agents d’autorité. Ainsi, cette année, ce mode d’évaluation et de valorisation des ressources humaines a été appliqué à 640 agents d’autorité.

    Lire aussi | Irriguer pour développer les espaces ruraux au Maroc : vers la fin d’un paradigme ?

    Les techniques d’enquête de satisfaction pour mieux apprécier la qualité des services publics, ont été expérimentés et sont appelés à être progressivement généralisées. Sur la base des critères de mérite et de l’évaluation globale du rendement, 160 agents d’autorité, femmes et hommes, ont ainsi été promus. Ce processus est appelé à créer une nouvelle dynamique au cœur de l’État, suscitant émulation et sentiment d’équité. Par ailleurs, l’administration territoriale s’est renforcée par 124 nouveaux cadres, lauréats de l’Institut Royal de l’administration territoriale. Cette nouvelle promotion  est ainsi appelée, dès le début, à se forger dans un nouvel environnement où dominent la transparence, le sérieux et le mérite. L’impact ne peut être que bénéfique pour l’ensemble de la collectivité dans le processus de construction d’un État de droit démocratique. Tous les autres ministères et toutes les collectivités territoriales sont appelés à suivre l’exemple, sans tarder.  

    8 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Météo

    Maroc. Le temps ce mardi 8 août

    by Challenge avec MAP 8 août 2023
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mardi 08 août 2023 :

    – Temps chaud à localement très chaud sur les plaines Nord et Centre, l’Oriental et le Sud-Est.

    – Averses orageuses sur le Haut Atlas et ses plaines ouest.

    – Nuages bas et formations brumeuses près des côtes.

    – Bruine locale sur les côtes Centre entre Agadir et Tarfaya.

    – Rafales de vent assez fortes à localement fortes sur la région de Tanger, le Sud du Haut Atlas et l’Anti-Atlas.

    – Températures minimales de l’ordre de 24/33°C sur le Sud-Est, Tadla, Rhamna, le plateau des Phosphates, le Saiss, l’intérieur du Souss et l’Est du Moyen Atlas et de 17/24°C sur le reste du territoire.

    – Températures journalières en légère hausse ou peu variables.

    – Mer peu agitée en Méditerranée, peu agitée à agitée sur le Détroit et peu agitée le long du littoral atlantique.

    Températures minimales et maximales prévues par la Direction générale de la météorologie nationale pour cette journée :

    – Oujda 23 44

    – Bouarfa 24 40

    – Al Hoceima 23 33

    – Tétouan 21 28

    – Sebta 21 27

    – Mellilia 23 31

    – Tanger 24 31

    – Kénitra 22 28

    – Rabat 22 28

    – Casablanca 21 27

    – El Jadida 21 26

    – Settat 21 39

    – Safi 18 29

    – Khouribga 25 45

    – Béni Mellal 24 47

    – Marrakech 26 41

    – Meknès 30 45

    – Fès 28 45

    – Ifrane 22 37

    – Taounate 27 45

    – Errachidia 29 41

    – Ouarzazate 28 41

    – Agadir 17 25

    – Essaouira 18 23

    – Laâyoune 21 31

    – Smara 20 36

    – Dakhla 20 27

    – Aousserd 21 35

    – Lagouira 20 27

    – Midelt 24 37

    8 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Marocains du Monde

    PORTRAIT. Anas Bouassami, cofondateur de Snipfeed

    by Adama Sylla 7 août 2023
    written by Adama Sylla

    Les compétences marocaines de l’étranger constituent un vivier dans lequel le Maroc peut puiser pour le transfert du savoir-faire et d’expertise. Qu’il s’agisse d’éminents chercheurs et scientifiques ou de décideurs, elles forment une élite certaine. Anas Bouassami, fait partie de celles-ci, sélectionnées dans le dossier de notre magazine Challenge «Compétences marocaines de l’étranger : le défi de la mobilisation», paru le 21 juillet dernier.

    Baccalauréat en poche, Anas Bouassami a poursuivi ses études à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse. Il s’est retrouvé à l’Université Paris Dauphine afin de terminer son cycle d’études supérieures et a décroché un master à l’Université de Berkeley en Californie. C’est justement dans cet État des States qu’il a cofondé en 2020 avec Rédouane Ramdani et Pierre-Habté Nouvellon, une startup baptisée Snipfeed.

    Lire aussi | Maroc. Augmentation record des nuitées et des recettes de voyages

    Basée à Los Angeles et à Paris, elle se définit comme étant la première plateforme franco-américaine de monétisation dédiée aux influenceurs et s’inscrit dans l’économie «de la passion» (selon ses créateurs), en proposant à ses utilisateurs de mieux monétiser leur audience et leur contenu. Sans compter que Snipfeed aide les créateurs à générer de nouveaux flux de monétisation en un seul clic et permet de proposer à leur audience, des abonnements, des bundles, des événements en «live stream», des questions-réponses, des conseils…

    Lire aussi | Emploi informel. La bataille devient plus rude !

    S’agissant du domaine des startups et de l’innovation au Maroc, Anas Bouassami pense que le Royaume a fait des progrès appréciables aussi bien au niveau de l’accompagnement et de l’appui financier que de la formation. «Nous le constatons, nous qui travaillons avec des développeurs marocains», précise Anas Bouassami : «la qualité technique s’améliore de plus en plus et se hisse au niveau des standards internationaux. Nous employons ainsi sept développeurs au Maroc et comptons faire croître cet effectif au fil des mois».

    7 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Interview

    Irriguer pour développer les espaces ruraux au Maroc : vers la fin d’un paradigme ?

    by Mohamed Amine 7 août 2023
    written by Mohamed Amine

    Agronome de formation, lauréate de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat, Imane Messaoudi-Mattei a consacré ses travaux de recherche à des problématiques liées à la gestion des ressources hydriques et foncières, et aux coopérations et conflits autour de l’eau, notamment en milieu rural. Docteure en géographie sociale de l’université de Paris Nanterre (France) et de l’université de Fribourg (Suisse), les travaux d’Imane placent les sciences sociales au cœur des réflexions, et contribuent aux débats sur les questions contemporaines de développement des espaces ruraux, notamment dans un contexte de raréfaction des ressources hydriques. Particulièrement engagée par ses recherches pour un développement juste et durable de son pays, Imane partage avec nous sa lecture quant aux objectifs ambitieux de croissance et de durabilité du secteur agricole que se donne la nouvelle politique agricole du Maroc, ainsi que sur quelques solutions adoptées par le gouvernement pour faire face au dérèglement climatique. 

    Challenge : Dans un contexte de raréfaction des ressources en eau de plus en plus accentué par le réchauffement climatique, les pratiques d’irrigation paraissent comme étant centrales pour pallier les sécheresses récurrentes dues notamment aux déficits pluviométriques enregistrés ces dernières années au Maroc. L’accès et l’exploitation des eaux souterraines, en particulier, vous paraît-il être une alternative judicieuse et durable dans ce contexte ?

    Imane Messaoudi-Mattei : Il est vrai que la présence de l’eau a souvent été considérée comme l’élément le plus crucial pour la modernisation et le développement des espaces ruraux. Au Maroc, l’irrigation a occupé une place centrale dans les politiques de développement des espaces ruraux depuis des siècles, et l’irrigation privée, reposant sur l’accès et l’exploitation des eaux souterraines, a connu un essor fulgurant depuis le début des années 1980. Mais si le développement de l’irrigation par les eaux souterraines a permis de sécuriser temporairement l’accès à l’eau face aux déficits pluviométriques, et d’améliorer les conditions de vie de nombre d’agriculteurs, il a aussi été à l’origine d’importantes conséquences environnementales, l’engouement pour ces ressources hydriques ayant été rapide, important et non-régulé. Par ailleurs, la course effrénée vers l’accès et l’exploitation des eaux souterraines est allée de pair avec des discours de modernisation de l’agriculture axés sur l’intensification des systèmes de production, et sur l’intégration des progrès techniques, devant mener inéluctablement vers plus de « modernité » et de développement. Selon la Stratégie nationale de l’eau, les ressources en eaux souterraines représentent plus de 20% des ressources en eau renouvelables au Maroc.

    Lire aussi | Souss-Massa : un pôle économique en devenir

    La moitié des aquifères seraient aujourd’hui «surexploités». Aussi bien concernant le niveau des nappes profondes, que la qualité des ressources disponibles, nombre de chercheurs s’interrogent aujourd’hui sur la durabilité de ces pratiques d’irrigation, d’autant plus que ces problématiques environnementales se sont accompagnées d’un accroissement des disparités économiques et sociales en milieu rural, et d’une précarisation d’une partie de la population rurale, de plus en plus dépendante de ces ressources en eaux souterraines, mais ne disposant pas des capitaux nécessaires pour poursuivre cette course. Nous pouvons donc difficilement parler d’alternative durable lorsque nous sommes face à une exploitation minière des ressources, encouragée par des politiques agricoles productivistes qui ne sont pas remises en question, et qui continuent, malgré ces alertes, à prôner une agriculture intensive dans laquelle les pratiques d’irrigation occupent une place centrale.

    Challenge : Pourtant, dans le cadre de la nouvelle politique agricole Génération Green, les mots d’ordre semblent être ceux de l’optimisation de la gestion des ressources et de la pérennité du développement agricole. Si une remise en question radicale des précédents modèles de production n’est pas palpable, plusieurs solutions sont mises en évidence pour faire face à la «surexploitation » des ressources que vous soulignez, que ce soit à travers des mesures comme la mise en place du goutte-à-goutte, ou de plus grands chantiers comme la construction de nouveaux barrages, ou le dessalement de l’eau de mer. Qu’en pensez-vous ?

    I.M.M : Nombre de mesures ont effectivement été proposées ces dernières années pour remédier aux problèmes environnementaux liés à l’essor de l’irrigation privée, et à la raréfaction des ressources hydriques de façon plus générale. Qu’il s’agisse de mesures de tarification, de conditionnement de l’obtention des subventions par la déclaration de puits et de forages, de gouvernance participative à travers des «contrats de nappe» impliquant différents acteurs, celles-ci ont difficilement été traduites, en pratique, et sont restées très insuffisantes pour mettre en place un modèle d’exploitation et de gestion des ressources qui serait plus durable. L’exemple du goutte-à-goutte que vous mentionnez permet de relever une des limites principales des solutions proposées et mises en place ces dernières années : il s’agit de solutions principalement techniques ! Or, les solutions techniques ne prennent pas en compte les dynamiques sociales et la complexité des rapports sociaux propre à chaque territoire. Mettre l’irrigation localisée au cœur de l’enjeu de l’économie de l’eau, et la considérer comme une pratique rationnelle responsabilisant l’agriculteur irriguant, a été remis en cause par plusieurs chercheurs ces dernières années. En effet, le passage au goutte-à-goutte amène généralement à une intensification des systèmes de production et à une expansion de la superficie agricole utile irriguée. Cet effet-rebond se traduit, paradoxalement, par une plus grande consommation d’eau, et accompagne  généralement une reconversion de larges surfaces de la SAU en cultures de rente, destinées principalement à l’exportation. Nous pourrions nous demander si ce ne serait pas le cas aussi pour le dessalement de l’eau de mer au vu des coûts financiers et énergétiques qu’un tel processus nécessiterait.

    Lire aussi | États-Unis : les taux de la Fed au plus haut depuis 2001

    Sur l’un de mes terrains de recherche, l’exemple du barrage de M’daz dont la construction a été justifiée par l’importante «surexploitation» de la nappe du Saïss, au nord-ouest du Maroc, appuie ce constat du renforcement de la gestion par l’offre. Deux paradoxes affleurent : d’une part la durabilité est présentée comme une solution de long terme, visant à maintenir la productivité à travers une irrigation intensive, soit une durabilité au service d’une intensification des systèmes agricoles. D’autre part, est renforcée la politique de gestion par l’offre pour assurer cette durabilité passant par l’exploitation de nouvelles ressources, justifiées précisément par la «surexploitation» des nappes phréatiques et des nappes profondes. Ainsi, si d’importants efforts ont été entrepris ces dernières années, les réponses apportées se sont principalement appuyées sur des solutions techniques dans lesquelles l’eau agricole est conçue d’abord en tant que ressource économique à préserver pour maintenir un modèle agricole intensif qui ne se soucie guère de la sécurité, ni de la souveraineté alimentaires du pays. De ce fait, la nouvelle politique agricole Génération Green (2020-2030) s’inscrit dans la continuité du Plan Maroc Vert, et la durabilité se retrouve réduite à des logiques gestionnaires, ne remettant pas en cause les modèles de développement qui sont à l’origine de la dégradation des ressources, et de l’accroissement des inégalités dans les espaces ruraux. Or, on ne peut parler de durabilité si la gestion de la ressource se retrouve réduite à la gestion de la disponibilité en eau !

    Challenge : Face aux constats que vous dressez, et dans un contexte de dérèglement climatique de plus en plus important, on pourrait se demander pourquoi nous n’assistons pas, au Maroc, à l’émergence d’une critique écologique de ces modèles de production ? Et quelles seraient les alternatives, au-delà justement des solutions purement techniques ?

    I.M.M : Lors de mes enquêtes de terrain à El Hajeb, j’ai souvent entendu des discours de responsables très investis qui, pour aller au-delà des solutions techniques, insistaient sur l’importance d’une « sensibilisation » et d’une « responsabilisation » des agriculteurs. Ces discours s’appuyaient, généralement, sur des objectifs de rationalisation d’utilisation de la ressource dans le but d’atteindre une meilleure efficience de l’exploitation des eaux souterraines. Lorsqu’on est sur le terrain, on s’aperçoit très rapidement que la question n’est pas celle de «responsabiliser » ou de « conscientiser » des agriculteurs qui sont les premiers à pâtir du stress hydrique, mais plutôt celle de les écouter tous, sans distinction, de comprendre leurs idéaux, et de prendre en compte leurs aspirations en les intégrant pleinement dans les décisions à prendre. L’exemple de la ville de Goulmima où la société civile avait fait avorter un projet d’extension du palmier dattier peut être cité pour réfléchir aux conditions d’émergence d’une critique écologique; une écologie qui ne peut qu’être imbriquée dans la question sociale. Il faudra donc s’attendre, si l’on reste attaché à une transition écologique démocratique, à inventer des solutions s’appuyant en partie sur les idéaux des différents acteurs présents sur le terrain, pour s’assurer de leur adhésion et de la participation du plus grand nombre. En ce sens, une transition écologique réussie passera nécessairement par la constitution et le renforcement d’espaces publics où l’ensemble des acteurs d’un territoire se trouvent représentés et participent à l’élaboration de ces politiques publiques, permettant ainsi à une critique écologique de se frayer un chemin, et d’être portée et revendiquée par les différents groupes d’acteurs pris dans ces dynamiques. Une nouvelle « gouvernance hydrique » s’impose.

    Lire aussi | Emploi informel. La bataille devient plus rude !

    Par ailleurs, s’orienter vers des alternatives durables passera aussi nécessairement par le renforcement de la recherche au Maroc, notamment en sciences sociales, à l’image de ce qui a été entrepris par exemple au sein du Département des Sciences Humaines de l’IAV Hassan II de Rabat, depuis sa création par le sociologue feu Paul Pascon, et au sein du département de sociologie de l’École Nationale d’Agriculture de Meknès. Des recherches en sciences sociales qui rappellent constamment que l’eau agricole est une « eau sociale », et que les solutions ne pourraient se passer d’une fine analyse des dynamiques sociales de chaque territoire étudié.

    7 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    International

    Vers une «démondialisation» ?

    by Mohamed Amine 7 août 2023
    written by Mohamed Amine

    Les acteurs économiques doivent être vigilants face aux tendances lourdes que connait l’économie internationale pour mieux anticiper et riposter aux changements. Avec les récentes crises, certains analystes parlent de «démondialisation», ou tout au moins d’un recul de la «mondialisation», en tant que processus d’internationalisation/globalisation des économies nationales.

    En fait, c’est un débat nouveau qui ne fait pas l’unanimité. Car il n’existe pas une seule définition du concept de «mondialisation». C’est une réalité perçue différemment où objectivité et subjectivité sont inséparables. Ainsi, la «mondialisation» a permis, depuis les années 1990 aux entreprises des économies émergentes de réduire la pauvreté et d’accéder aux chaines de valeurs mondiales, en doublant leurs parts de marché à l’export, grâce notamment aux grands progrès des communications, des transports et des nouvelles technologies de l’information. Ce qui a permis auxdites économies émergentes d’accéder plus facilement et à moindre coût aux échanges commerciaux internationaux, tout en accumulant un savoir-faire.

    Lire aussi | Tanger-Tétouan-Al Hoceima : une locomotive économique et industrielle

    Par contre, dans les économies avancées, la mondialisation est souvent perçue négativement, comme étant responsable de la perte d’emplois, notamment dans l’industrie manufacturière, voire comme étant source d’émissions de gaz à effet de serre. En fait, cette opposition de la perception découle surtout du processus de délocalisation industrielle où les multinationales sont à la recherche de taux de profit plus élevés. Cependant, la crise sanitaire mondiale, la guerre en Ukraine et les tensions croissantes entre la Chine et les États-Unis d’Amérique ont imposé une révision des stratégies mondiales des États et des entreprises multinationales. Il ne s’agit pas seulement d’une déduction théorique. De nouvelles études tentent d’apprécier concrètement cette tendance lourde d’un «reflux de la mondialisation», avec des risques à la fois locaux et globaux.

    Lire aussi | Maroc. L’activité industrielle en amélioration selon BAM

    L’un des principaux indicateurs classiques de cette tendance est le ratio «Échanges extérieurs/PIB», permettant de mesurer le degré d’ouverture commerciale d’un pays sur le monde. Jusqu’en 2008, ce ratio n’a pas cessé d’augmenter, pour ensuite connaitre une chute, en 2009, suite à la crise financière mondiale, pour ensuite se redresser, en 2011, mais beaucoup moins vigoureusement qu’avant la crise. Cette évolution permet à certains observateurs de parler d’un début d’essoufflement de la «mondialisation». Néanmoins, d’autres économistes atténuent le ratio «Commerce extérieur/PIB», en évoquant l’importance d’autres facteurs tels que la taille et la structure des économies, voire la proximité géographique des partenaires commerciaux.

    Lire aussi | Niger. Le putsch, expression d’une mal gouvernance africaine

    Ainsi, dans le secteur de l’industrie automobile, la comparaison de l’évolution des exportations de voitures avec les ventes domestiques, offre une mesure bien meilleure de la dynamique de la mondialisation, en appréciant le degré de dépendance externe d’une économie. Ce modèle de mesure, nommé « modèle de gravité structurel », permet d’apprécier la dynamique relative du commerce national par rapport aux échanges externes. Le modèle permet des comparaisons spatio-temporelles plus pertinentes. La réduction des barrières commerciales et les progrès technologiques de l’information permettent de propulser les échanges internationaux, grâce à l’intensification de la connectivité et de la coopération économique internationale. Il est donc difficile de parler de «démondialisation».

    Lire aussi | États-Unis : les taux de la Fed au plus haut depuis 2001

    Le ratio «Échanges externes/PIB » de la Chine a certes tendance à diminuer, depuis 2006, et est inférieur à la moyenne mondiale, depuis 2001, suite à son intégration dans l’Organisation Mondiale du Commerce. En fait, le commerce extérieur de la Chine occupe une place moins importante dans le PIB, en raison de la croissance de son économie intérieure, avec le développement d’une classe moyenne locale, et, d’une manière générale, l’amélioration du pouvoir d’achat de la population, dans son ensemble. Ce qui explique la forte résilience de l’économie chinoise face aux chocs externes, au cours des récentes crises mondiales. Par ailleurs, les dynamiques sectorielles connaissent des mutations profondes. Les échanges mondiaux dans le secteur tertiaire (services) se développent plus rapidement que ceux de l’industrie manufacturière traditionnelle. Ce qui laisse présager de nouvelles perspectives de «mondialisation».

    Lire aussi | Souss-Massa : un pôle économique en devenir

    En fait, le processus de mondialisation n’est jamais linéaire. La grande complexité de ce processus explique le recours fréquent, voire quasi-systématique du concept d’ « incertitudes », au pluriel. À partir des années 1980, la Chine s’est placée en tête de la « mondialisation » dans le secteur de l’industrie manufacturière. L’étape suivante est plutôt dominée par l’Inde, en matière de services. Il serait donc plus exact de parler de «reglobalisation» ou de «remondialisation», avec des évolutions spatio-temporelles inégalitaires qui ne remettent pas en cause le caractère globalement irréversible mais complexe du processus. Actuellement, avec la «multipolarisation» croissante du monde, la « mondialisation » devra nécessairement revêtir de nouvelles formes, avec des contenus différents, traduisant ainsi une reconfiguration des forces et une redistribution des ressources.  

    Source exploitée : Banque Mondiale.

    7 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Football

    Mondial féminin 2023. Où et quand suivre le match Maroc-France ?

    by David Jérémie 7 août 2023
    written by David Jérémie

    C’est une rencontre de belle facture qui suscitera un grand engouement de la part des supporters, des aficionados de l’équipe féminine nationale de football et du Maroc tout entier. En effet, les Lionnes de l’Atlas entraînées par Reynald Pedros affronteront ce mardi 8 août 2023 à Adelaïde en Australie l’équipe de France féminine de football, dirigée par un certain Hervé Renard, bien connu dans le Royaume pour avoir entraîné en son temps les Lions de l’Atlas.

    «La sélection marocaine féminine de football fera tout pour assurer la qualification en quarts de finale du Mondial féminin aux dépens de la sélection française», a indiqué ce lundi 7 août Reynald Pedros lors de la conférence de presse d’avant-match. Et l’entraîneur des Lionnes de l’Atlas d’ajouter : «nous allons garder le même état d’esprit que celui affiché contre la Corée du Sud et contre la Colombie. On va monter d’un cran, notamment sur les deux surfaces aussi bien défensive qu’offensive pour être plus décisifs».

    Lire aussi | Mondial féminin 2023. Ce mardi avec France-Maroc, tout sera dit

    Quant à la défenseuse Nesryne El Chad (LOSC Lille), elle s’est dite prête pour la rencontre, tout en formant le vœu d’assurer une qualification historique pour les quarts de finale de la Coupe du monde, relevant que le match sera assez spécial contre les Bleues qu’elle côtoie lors des matchs du championnat français. Quoi qu’il en soit, le match Maroc-France comptant pour les des huitièmes de finale se jouera ce mardi 8 août 2023 au Hindmarsh Stadiumà Adelaïde à partir de 12h00 heure marocaine et sera diffusé en direct sur la chaîne Arryadia TNT et beIN Sports 1 HD Premium.

    Lire aussi | Ces célébrités qui choisissent le Maroc…

    7 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Fête du Trône

    Tanger-Tétouan-Al Hoceima : une locomotive économique et industrielle

    by Adama Sylla 7 août 2023
    written by Adama Sylla

    Le Maroc célèbre le 24è anniversaire de la fête du Trône. A cette occasion, Challenge publie un dossier où il passe en revue les projets réalisés ou sont en cours de réalisation dans chaque région, dans le cadre du programme de développement régional (PDR) allant jusqu’en 2027.

    Le développement constant que connaît la région pendant plus d’une décennie porte notamment sur les domaines de l’économie, l’industrie, la culture, les services sociaux et des infrastructures, conformément à la vision de SM le Roi Mohammed VI, dans le cadre d’une perspective visant à promouvoir les différents indicateurs du développement humain, à travers le lancement de projets au service de l’être humain, et la consécration du rayonnement international d’une région, qui a, depuis longtemps, été un pont reliant le Maroc à son environnement méditerranéen et européen. Résultat : un nouveau pôle dynamique émerge dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. 

    Lire aussi | Maroc. Augmentation record des nuitées et des recettes de voyages

    En effet, la région du Nord, avec à sa tête la métropole de Tanger, a poursuivi son avancée en tant que locomotive de croissance pour l’ensemble du territoire national, tout en partageant les fruits de sa croissance, dans le cadre de la solidarité régionale, avec le reste des préfectures et provinces de la région. Avec une croissance d’environ 5% entre 2010 et 2020, la contribution de la région à la création de la richesse nationale a augmenté, selon les derniers chiffres officiels, à près de 9 % du PIB, ce qui lui a valu de devenir le deuxième contributeur à la valeur ajoutée industrielle du pays après Casablanca.

    Le secteur des services est ainsi considéré comme l’activité économique la plus importante au niveau de la région, avec une contribution d’environ 55,2 % à la valeur ajoutée régionale, suivi de l’industrie (33,5%). Le secteur économique de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima s’articule notamment autour des activités portuaires et industrielles dans les zones d’accélération économique situées à proximité des grandes villes, dont le plus important est le complexe portuaire de Tanger Med, qui constitue un hub logistique mondial, situé sur la rive sud du Détroit de Gibraltar.

    Le port Tanger Med, le plus grand port à conteneurs en Afrique et en Méditerranée, assure, à travers plusieurs armateurs, des liaisons régulières desservant près de 180 ports à travers le monde. L’ouverture, en septembre 2019 à Tanger, de la Faculté de médecine et de pharmacie, est venue compléter l’offre de formation dans un établissement modèle pour la formation dans les différentes filières médicales. Ce projet, érigé à proximité du Centre hospitalier universitaire qui a été inauguré le 28 avril dernier par le Souverain, permet aujourd’hui aux étudiants de combiner enseignement théorique et pratique.

    Lire aussi | Souss-Massa : un pôle économique en devenir

    D’autres projets ont également été annoncés pour la construction de 5 facultés et écoles supérieures dans plusieurs villes de la région, ce qui permettra à l’Université Abdelmalek Essaâdi de se doter de 20 entités universitaires, offrant des formations notamment en ingénierie, médecine, pharmacie, droit, économie, sociologie, littérature, langues, physique, et en biologie.

    Le secteur de la santé a également connu d’importantes réalisations, portant notamment sur l’ouverture d’un certain nombre d’établissements hospitaliers pour améliorer l’offre médicale, en l’occurrence les hôpitaux de proximité à Imzouren et à Ksar El Kébir, tandis que les travaux de construction d’un hôpital provincial à Al Hoceima sont en cours d’achèvement. A cela, s’ajoutent le lancement de projets de construction d’un hôpital provincial à Ouazzane et d’un hôpital régional à Tétouan. Et d’ici 2027, de nombreux projets devraient voir le jour. En effet, le Programme de développement régional (PDR) 2022-2027, d’un montant global de 19,85 milliards de DH, voit grand. Il vise à assurer un développement « durable et équilibré » de la région, et ambitionne de répondre aux besoins et aux aspirations de la population en matière de développement économique, social, culturel et environnemental, tout en tenant compte des défis actuels et futurs.

    Lire aussi | Le développement de la Chine apporte au monde des opportunités plutôt que des risques [Par Li Changlin]

    Le PDR comprend 24 sous axes, 48 programmes et 233 projets. Parmi les projets phares de cet axe figurent la création et l’aménagement de 12 zones d’activités économiques, industrielles, et la finalisation de la ville Mohammed VI Tanger Tech, sans oublier le soutien de l’auto-entreprenariat, les petites, les moyennes, les grandes entreprises, ainsi que des coopératives, à travers la mise en place d’un Fonds régional de la promotion à l’investissement, avec un coût global de 1 milliard de DH sur 5 ans.

    7 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Industrie

    Maroc. L’activité industrielle en amélioration selon BAM

    by David Jérémie 7 août 2023
    written by David Jérémie

    Selon les derniers résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie au titre du mois de juin 2023, concoctée par Bank Al-Maghrib (BAM), l’activité a enregistré une amélioration notable, avec un taux d’utilisation des capacités de production de 74%.

    Dans le détail, la production et les ventes auraient connu une hausse dans toutes les branches d’activité à l’exception du textile et cuir où elles auraient plutôt stagné et de la chimie et parachimie où les ventes auraient baissé, toujours selon BAM dans une enquête qui a été réalisée du 3 au 31 juillet. S’agissant des commandes, elles auraient connu une hausse, recouvrant des augmentations dans l’agroalimentaire, dans la chimie et parachimie et dans la mécanique et métallurgie. En revanche, des stagnations ont été constatées dans le textile et cuir, mais aussi dans l’électrique et l’électronique.

    Lire aussi | États-Unis : les taux de la Fed au plus haut depuis 2001

    Pour leur part, les carnets de commandes se seraient situés à des niveaux inférieurs à la normale dans toutes les branches d’activité hormis la mécanique et métallurgie où ils se seraient établis à un niveau normal. Pour les trois prochains mois, BAM souligne que les industriels anticipent une amélioration de la production et des ventes dans toutes les branches à l’exception du textile et cuir où ils s’attendent plutôt à une baisse. À noter qu’une entreprise sur quatre déclare des incertitudes quant à l’évolution future de la production, et 29% d’entre elles soulignent également certaines inquiétudes pour ce qui est des ventes.

    Lire aussi | Souss-Massa : un pôle économique en devenir

    7 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Tribune

    Le développement de la Chine apporte au monde des opportunités plutôt que des risques [Par Li Changlin]

    by David Jérémie 7 août 2023
    written by David Jérémie

    Dans un monde d’aujourd’hui fortement interconnecté et interdépendant, la communauté internationale s’est rendu compte de l’urgence de relever de nouveaux défis énergétiques, climatique, alimentaire, sanitaire, sécuritaire, etc., et la nécessité de la construction d’une communauté de destin s’impose à tous les pays.

    À cet effet, le Président chinois Xi Jinping, suite à l’Initiative chinoise de «la Ceinture et la Route», a lancé les initiatives chinoises pour le développement mondial, pour la sécurité mondiale, pour le dialogue de la civilisation mondiale, en proposant des solutions chinoises aux grands dossiers de l’heure. Force est de constater que certains pays imprégnés des préjuges idéologiques et de la mentalité de la guerre froide perçoivent l’émergence de la Chine comme une menace, ils prônent, par exemple, dans les domaines économique, commercial et technologique, la «réduction des risques» vis-à-vis de la Chine, ce n’est au fond qu’une autre façon de prôner le découplage avec la Chine, dans leur dessein d’endiguer la Chine. Ces tentatives sont vouées à l’échec, et ne conduiront qu’à rater les opportunités offertes par la Chine.

    Lire aussi | La Chine, un pays toujours attrayant auprès des investisseurs étrangers [Par Li Changlin*]

    En dépit de toutes sortes de pressions et de défis, l’économie chinoise a connu une reprise encourageante, son PIB a augmenté de 5,5 % en glissement annuel au premier semestre 2023, atteignant 59.300 milliards de yuans (environ 8.300 milliards de dollars américains). Au deuxième trimestre, son PIB a augmenté de 6,3 % en glissement annuel. Il convient de reconnaître que ces résultats ont été atteints par le biais des progrès technologiques et de la mise à niveau des structures industrielles du pays. La Chine reste déterminée à élargir son ouverture de haut niveau, malgré cette incessante rhétorique de «réduction des risques», qui vise à ébranler la confiance du monde dans l’économie chinoise. La Chine travaille toujours à construire un meilleur environnement d’affaires et un marché plus large, pour offrir plus d’opportunités au monde grâce à son propre développement.

    Lire aussi | Déployons tous les efforts pour la paixetassumons les responsabilités pour la sécurité

    L’Exposition internationale d’importation de Shanghai de Chine en est une belle démonstration. La 14e Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial tenu en juin à Tianjin a démontré la confiance de la communauté internationale à la Chine. Si plus de la moitié des 1500 participants à l’événement venaient de l’étranger, c’est parce que la Chine affiche une croissance économique robuste malgré la stagnation mondiale. À l’heure actuelle, la mondialisation représente toujours la tendance dominante de l’époque, la «réduction des risques» ne parviendra pas à rompre la profonde intégration de la Chine à l’économie mondiale. La notion de «réduction des risques» est trompeuse, car elle décrit à tort des relations commerciales normales comme une dépendance excessive à l’égard de la Chine. Cette approche assimile l’interdépendance à l’insécurité, ce qui n’est pas logique, et ne prend pas en compte le fait que la formation de chaînes industrielles mondiales est le résultat naturel des règles du marché et de l’interaction entre les entreprises.

    Lire aussi | Souss-Massa : un pôle économique en devenir

    La Chine, en tant que deuxième économie mondiale, constitue à la fois un pôle manufacturier de premier plan et un partenaire commercial majeur pour plus de 140 pays et régions. Se découpler du marché et du centre de production les plus prometteurs et les plus dynamiques du monde serait à la fois imprudent et excessivement coûteux. Au cours des derniers mois, de nombreux entrepreneurs étrangers se sont rendus en Chine, et ont exprimé leur volonté d’élargir la coopération. Les données du ministère chinois du Commerce ont montré que de janvier à mai, 18532 nouvelles entreprises à capitaux étrangers avaient été créées dans le pays, soit une hausse de 38,3 % en un an. Le développement et la modernisation de la Chine sont une opportunité plutôt qu’un risque pour le reste du monde. Alors même que la mondialisation économique est confrontée à des vents contraires et que les crises régionales se multiplient, la Chine est largement considérée comme un facteur de stabilité pour les chaînes industrielles mondiales, mais aussi comme une destination privilégiée pour les investissements transfrontaliers.

    Lire aussi | Maroc. Augmentation record des nuitées et des recettes de voyages

    En ce qui concerne la coopération internationale liée à l’Initiative «la Ceinture et la Route», au cours de la dernière décennie, cette initiative a généré près de 1.000 milliards de dollars d’investissements, permis la mise en place de plus de 3.000 projets de coopération, créé quelque 420.000 emplois dans les pays concernés, et aidé à sortir près de 40 millions de personnes de la pauvreté. La Chine est disposée à partager ses opportunités de développement avec le monde, même s’il semble que certains pays sont réticents à laisser les autres pays profiter de ces opportunités. La rhétorique de «découplage» a échoué à gagner en popularité auprès d’autres pays, y compris auprès de ses alliés, qui ont choisi de la remplacer par le terme de «réduction des risques». Le «découplage» et la «réduction des risques» reflètent tous deux la crainte de ces pays de perdre l’hégémonie qui leur a toujours permis de se comporter sans scrupules. Depuis quelques années, ces pays considèrent la Chine comme une menace pour leur hégémonie, et ont mis en place une politique étrangère destinée à contenir la montée de ce pays asiatique.

    Lire aussi | Fès-Meknès : un nouveau pôle émergent

    Les objectifs de développement de la Chine sont souvent considérés à tort comme une menace stratégique, mais Chine se focalise sur l’amélioration des conditions de vie de ses citoyens, et n’a pas vocation à cibler ou à menacer qui que ce soit. Ces pays doivent se débarrasser de leur mentalité de guerre froide et de leur obsession pour un ordre mondial unipolaire. Cela représente un véritable risque pour le monde. Comme le soulignait le Président chinois Xi Jinping, «nous devons poursuivre le dialogue et non la confrontation, briser les barrières et non ériger des murs, rechercher l’intégration et non le découplage, favoriser l’inclusion et non l’exclusion, de sorte à guider la réforme du système de la gouvernance mondiale en portant l’équité et la justice». Dans un monde plein de défis, les pays doivent s’unir et non s’éloigner les uns des autres. Nombreux sont ceux qui comprennent cette vérité.

    Lire aussi | Ces célébrités qui choisissent le Maroc…

    Un nombre croissant des pays, y compris des pays européens, sont désireux d’intensifier la coopération avec la Chine, à la lumière du principe gagnant-gagnant. En juin, le Premier Ministre chinois Li Qiang s’est rendu en visite en Allemagne et en France, il a eu de nombreux contacts avec des hommes politiques, des hommes d’affaires et des industriels allemands et français. Les dirigeants allemands et français ont clairement indiqué qu’ils s’opposaient au «découplage» ou ne soutenaient pas le «découplage», ni toute forme de confrontation des camps. Dans une situation internationale turbulente, ce consensus sur le «non-découplage» et la coopération a apporté ainsi plus de certitude au monde. Fin juillet, le Ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors de son voyage en Chine, a dit : «vouloir se couper de la Chine est une illusion». Donc, se découpler de la Chine au nom de la «réduction des risques», c’est de se découpler de la coopération et du développement.

    7 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    International

    Niger. Le putsch, expression d’une mal gouvernance africaine

    by Mohamed Amine 7 août 2023
    written by Mohamed Amine

    La place de l’armée est incontestablement dans les casernes. On ne peut rien construire avec la violence. Le rôle principal de l’armée est de défendre l’intégrité territoriale d’un pays. Elle doit toujours être soumise au «politique», appelé à être/devenir l’expression légitime et démocratique de toute formation sociale.

    Il y a quelques semaines, l’Afrique a assisté à un nouveau déchirement interne au Soudan. Un vaste pays qui dispose d’un extraordinaire potentiel, et où la violence est devenue quasi-permanente. Il y a quelques jours, ce fut le tour du Niger où des putschistes se sont emparés du pouvoir, en écartant un président élu démocratiquement, tout au moins sur le plan formel. Pour sauver cet acquis, un ultimatum a été lancé par la Cedeao pour que les militaires retournent à leurs casernes. L’option diplomatique semble avoir échoué, pour l’instant.

    Lire aussi | Demnate : un minibus chute dans un ravin, 24 morts

    L’option militaire est envisagée, notamment par des pays membres de la Cedeao. Mais le Burkina Faso et le Mali ont exprimé leur soutien aux putschistes. L’ultimatum est arrivé à terme, le 6 juillet, à minuit. Cependant, au Nigéria, principal acteur de la Cedeao, une majorité de sénateurs ont exprimé leur opposition à l’option militaire, privilégiant la voie diplomatique. Le Nigéria, première puissance démographique en Afrique, partage une frontière de plus de 1500 km avec le Niger. L’Algérie aussi, qui partage presque 1000 km avec le Niger, a exprimé des réserves quant à l’intervention militaire.

    Lire aussi | États-Unis : les taux de la Fed au plus haut depuis 2001

    C’est là une situation très dangereuse qui peut connaitre un embrasement à tout moment. L’ONU, comme instance internationale, est absente. Il en est de même de l’Union Africaine, organisation régionale/continentale. La Cedeao est surtout une organisation à vocation économique. Elle a d’ailleurs déjà ordonné un blocus économique du Niger. À travers cette crise, apparaissent les vrais problèmes d’un continent en mal de gouvernance. D’un côté, la menace terroriste, de l’autre, le retour des pratiques putschistes. Tous deux condamnables. Comme si l’Afrique n’avait pas d’autres alternatives. Les moments d’émotions et de colère ne sont propices ni à la raison, ni à la sagesse. Les foules sont facilement manipulées dans ce type de contexte.

    Lire aussi | Souss-Massa : un pôle économique en devenir

    Difficile de voir émerger une prise de conscience collective, avec l’émergence d’un nouveau projet de société mobilisateur, où la démocratie s’invente localement et s’enracine pour entamer une transformation radicale et irréversible de toute la formation sociale. Aujourd’hui, ce processus est bloqué par la violence aussi bien d’origine interne qu’externe. L’un des premiers pays européens concernés par cette crise est la France qui exploite l’uranium à travers le groupe français Orano. Cette multinationale qui exploite trois mines nigériennes d’uranium, dans des conditions très critiquées par les ONG et les médias, au niveau international, est détenue à 90% par l’État français. En 2022, 17 615 tonnes d’uranium naturel ont été importées du Niger, moins que la quantité importée du Kazakhstan (23 822 tonnes).

    Lire aussi | Emploi informel. La bataille devient plus rude !

    Au cours des dix dernières années, sur les 88 200 tonnes d’uranium naturel importées par la France, les trois principaux pays dont dépend la France pour ses importations sont : le Kazakhstan (27%), le Niger (20%) et l’Ouzbékistan (19%). Le Niger dispose aussi de mines de charbon exploitées à ciel ouvert. Avec une superficie de 1 267 000 km², il dispose aussi de plusieurs réserves de pétrole, avec l’ambition d’exporter 200 000 barils par jour, à partir de 2025. Le groupe canadien SEMAFO y exploite des mines d’or. Malgré ce potentiel, à peine le tiers de la population est alphabétisé, avec un classement au 189ème rang sur 191, en matière de développement humain. C’est dire que le peuple du Niger, à l’instar de la plupart des peuples d’Afrique, est confronté à plusieurs défis, qui ne pourraient être relevés ni par l’armée, ni par des puissances étrangères intéressées non pas par le développement du Niger, mais par leurs propres intérêts.  

    7 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Newer Posts
    Older Posts

    Disponible en kiosque

    • 12 juin 2026

      Challenge N° 1017 • Du 12 au 18 juin 2026

    loader
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

    Suivez-nous

    Facebook Twitter Linkedin Youtube Whatsapp

    Postes récents

    • Christian Stein nommé CEO de Renault Group en Espagne

      12 juin 2026
    • Plages au Maroc: est-ce toujours un produit d’appel ?

      12 juin 2026
    • Challenge N° 1017 • Du 12 au 18 juin 2026

      12 juin 2026
    • Bouchta El Fadel: «Le digital permet un meilleur pilotage des obligations fiscales»

      12 juin 2026
    • Flotte nationale: un levier de souveraineté et de compétitivité

      12 juin 2026
    Abonnez-vous
      • L'équipe de challenge
      • Publicité
      • Abonnement
      • Contactez-nous
      • Bilan 2024
      • Plan du site
      • Économie
      • Entreprise
      • Décideurs
      • Automobile
      • Éducation et Enseignement
      • Marocains du monde
      • Archives
    • 58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
    • +212 5 22 54 81 53 à 57
    • +212 5 22 30 97 07
    • contact@newpublicity.ma

    Nos autres sites

    vh.ma

    lallafatema.ma

    mfm.ma

    mfmsport.ma

    attahadi.ma

    Tous droits réservés Challenge 2025

    Facebook Twitter Youtube Linkedin Whatsapp
    Challenge.ma
    • Home