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  • Accidents de la circulation

    Demnate : un minibus chute dans un ravin, 24 morts

    by Challenge avec MAP 6 août 2023
    written by Challenge avec MAP

    Vingt-quatre personnes ont été tuées dimanche dans un accident de minibus qui a chuté dans un ravin sur une route de montagne, dans le centre du Maroc, un des bilans les plus lourds jamais enregistré dans le pays, ont indiqué les autorités locales.

    Le minibus qui transportait des passagers se rendant en début de matinée au marché hebdomadaire de la ville de Demnate, dans la province d’Azilal, s’est renversé dans un virage, ont précisé les autorités. « L’enterrement des victimes a commencé (…) Ils sont tous originaires d’Aït Tamlil », une commune rurale du Haut Atlas central, située à une soixantaine de kilomètres de Demnate, a souligné plus tard à l’AFP Omar Majjane, un témoin sur place.

    Après avoir chuté dans un profond ravin sur une route de montagne dangereuse, le véhicule a été littéralement pulvérisé par le choc, selon les images diffusées par la télévision nationale 2M. « L’ensemble des passagers sont morts, l’un d’eux a été transporté à l’hôpital dans un état grave mais il a malheureusement succombé à ses blessures », a déclaré Youssef Makhloufi, directeur de l’hôpital de Demnate, au journal télévisé de 2M. Parmi les 24 morts figurent deux femmes et un enfant, a précisé la même source.

    6 août 2023 0 comments
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    Finance

    États-Unis : les taux de la Fed au plus haut depuis 2001

    by Salim Mansouri 6 août 2023
    written by Salim Mansouri

    Face à une inflation persistante, la Banque centrale américaine (Fed) a décidé, pour la 11ème fois depuis mars 2022, de relever ses taux directeurs d’un quart de point de pourcentage. Ces derniers,  devraient être compris entre 5,25% et 5,50%, au plus haut depuis 22 ans. Un niveau inédit après des taux proches de 0% au sommet de la crise du Covid-19.

    Alors que l’inflation reste «bien supérieure» à l’objectif de la Banque centrale, cette dernière n’a pas précisé, dans son communiqué, si elle pense continuer à relever les taux dans les mois à venir.  « Il est possible de relever encore les taux ou de les stabiliser. Je ne pense pas que les taux vont baisser avant 2024», a précisé Jérome Powell, le président de la Fed lors d’une conférence de presse.

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    Les économistes de la Banque centrale américaine «n’anticipent plus de récession» en fin d’année aux États-Unis, principalement du fait de «la résilience de l’économie» jusqu’ici, a indiqué le Président. «L’équipe voit un ralentissement notable de la croissance débuter plus tard cette année, mais compte tenu de la résilience de l’économie récemment, ils ne prévoient plus de récession».

    Un mois de juin, sans hausse des taux aux USA , a permis de révéler une certaine efficacité de la politique monétaire restrictive pratiquée dans le pays. En effet, durant ce mois, le taux de chômage est resté à un niveau relativement bas, à 3,6% et surtout l’inflation est tombée à 3% (son plus bas niveau depuis 2021). Toutefois, ce chiffre reste encore loin de 2% fixé comme ambition maximum affichée par la Fed. 

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    Ceci dit, si l’inflation et le niveau de chômage poussent à l’optimisme, l’inflation sous-jacente (hors prix de l’alimentation et de l’énergie) frôle les 4,8% sur un an. De même, la lutte acharnée d’augmentation des taux directeurs pourrait faire peser un risque de récession sur l’économie américaine. D’où l’intérêt d’arbitrer correctement la balance inflation/récession. «Nous arrivons à un point, où il y a vraiment des risques des deux côtés», a déclaré en définitif le Président de la Fed.

    6 août 2023 0 comments
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    Football

    Mondial féminin 2023. Ce mardi avec France-Maroc, tout sera dit

    by Najib Salmi 6 août 2023
    written by Najib Salmi

    On dit que le football est une discipline sportive où le résultat est imprévisible et qu’il se moque des pronostics, avec leur cortège de spécialistes, de consultants, de journalistes plus ou moins spécialisés. Sans oublier la chorale des «mouches du coche» capable de vous expliquer, après coup, pourquoi il y a eu défaite ou pourquoi il n’y a pas eu de victoire avec le même aplomb et sans peur du ridicule.

    Ces commentateurs ne prennent aucun risque. Ils savent que le ridicule ne tue pas et que vu la multitude des médias, ils trouveront toujours où s’employer et où «fourguer» leurs analyses. Le football est passionnant et son impact sur les foules permet, même à ceux qui n’y connaissent rien, de dire tout le contraire de ce qu’ils affirmaient la veille. Passons…

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    Mais pour ce Maroc-France, prévu ce mardi 8 août 2023, et qui s’annonce irrésistiblement comme le choc de ce mondial féminin joué à Adélaïde (Australie), on va, une fois n’est pas coutume, ici et maintenant vous dire et écrire que c’est le Maroc qui va gagner. Les Lionnes de l’Atlas ont le vent en poupe, un vent qui va leur assurer d’éliminer les bleues de France. Comment et pourquoi ? Depuis que la France s’est retrouvée face aux Marocaines alors qu’elle souhaitait l’Allemagne, elle est déjà en train de se fustiger toute seule. Même Hervé Renard, coach impeccable, en a le sourire crispé.

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    Les médias lui mènent la vie dure, l’obligeant à se justifier pour un oui ou pour un non. Lui-même sait qu’il aura beaucoup à perdre si d’aventure il était éliminé par les Marocaines. Au contraire du coach Pedros, qui lui, a retrouvé la sérénité et voit déjà plus loin, au point qu’il en pleure. Mais ce sont des larmes de bonheur. Le Royaume lui fait fête. Un Royaume qui a beaucoup engrangé et dont le peuple savoure cette euphorie. Une euphorie qui, comme par hasard, ressemble à celle de 1984 aux J.O de Los Angeles, née autour des médailles d’or de Nawal et d’Aouita.

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    Mois d’août ! Est-ce un signe du destin ? Quoi qu’il en soit, l’équipe nationale féminine félicitée par toute la planète et même par la FIFA et son président Infantino, sait bien ce qu’elle a à gagner avec un pays souverain qui a attendu sagement son heure. Et l’heure est venue au moment où la France perd des points partout. Inutile de vous faire un dessin, vous avez bien compris. Ce mardi Inchaa Allah, tout sera dit. Le Maroc gagnera. Tant pis pour les Français, tant pis pour Renard. Mais que voulez-vous, ce résultat de France-Maroc est déjà écrit dans le ciel.

    6 août 2023 0 comments
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    Fête du Trône

    Souss-Massa : un pôle économique en devenir

    by Adama Sylla 6 août 2023
    written by Adama Sylla

    Le Maroc célèbre le 24è anniversaire de la fête du Trône. A cette occasion, Challenge publie un dossier où il passe en revue les projets réalisés ou sont en cours de réalisation dans chaque région, dans le cadre du programme de développement régional (PDR) allant jusqu’en 2027.

    Le 4 février 2020, SM le Roi Mohammed VI, présidait la cérémonie de lancement du « Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024) », un projet structurant qui amorce une nouvelle étape dans la promotion du rôle de la ville en tant que pôle économique intégré et locomotive de toute la région.

    Mobilisant des investissements de l’ordre de 6 milliards de DH, le programme de développement urbain (PDU) d’Agadir, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Instructions Royales contenues dans le Discours du Souverain, à l’occasion du 44è anniversaire de la Marche Verte, où le Souverain a appelé à une réflexion sérieuse sur l’établissement d’une liaison ferroviaire entre Marrakech et Agadir, en envisageant la perspective d’une extension ultérieure au reste des Provinces du sud, vise la consécration du positionnement de la ville et le renforcement de son attractivité en tant que destination touristique nationale et internationale, l’amélioration des indices de développement humain, la promotion des conditions de vie des populations, notamment des habitants des quartiers sous-équipés, le renforcement des infrastructures de base et la consolidation du réseau routier de la ville pour une mobilité meilleure.

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    Et depuis le lancement de ce programme, 59 chantiers ont été achevés pour plus de 2,17 milliards de DH. Ce montant représente 35% du coût global du Plan des déplacements urbains (PDU).  Ainsi, un total de 28 projets a été achevé, depuis le lancement du PDU d’Agadir, pour un coût global de près de 540 millions de DH. Ces projets portent notamment sur la mise à niveau de l’Avenue Mohammed V, la réalisation de 20 terrains de proximité dans les différents districts de la ville, la réalisation du parc urbain Ibn Zaidoun, la mise à niveau du jardin Lalla Meryam, la réhabilitation du jardin Olhao, l’aménagement d’espaces verts et de places publiques ainsi que la création d’écoles primaires et de lycées collégiaux.  D’autre part, quelque 31 sous-projets ont été achevés pour un coût global de 1,63 milliard de DH. Ces sous-projets concernent notamment la réalisation de la trémie de la voie express urbaine au croisement du Barreau Est-Ouest et de la trémie de la voie express urbaine au croisement de l’Avenue Abderrahim Bouabid, l’aménagement de l’entrée de la ville via Bensergao, le renforcement de l’éclairage public d’un ensemble d’avenues et de boulevards ainsi que l’achèvement des sous-projets de la première ligne du Bus à haut niveau de service (BHNS).  Par ailleurs, 41 projets sont en cours de réalisation et totalisent un coût global de plus de 5,23 milliards de DH, soit 83% du coût global du programme, alors que les projets dont les études sont dans une phase très avancée sont au nombre de 21 et totalisent un coût global de plus de 518 millions de DH, soit 8% du coût global du programme.  

    Au terme de l’année en cours, les engagements du programme devraient atteindre plus de 100% du coût conventionnel du programme, et 87% du coût actualisé du programme.  Les partenaires du programme s’engagent à achever les travaux et à livrer un ensemble de projets avant la fin de l’année 2023, dont les plus importants sont la réalisation du bureau d’information touristique et du complexe administratif de la plage, la mise en patrimoine de la Kasbah d’Agadir Oufella (à l’exception de la partie nord du site tributaire du déplacement des antennes SNRT), la mise en valeur du site de l’Emblème National, l’aménagement d’un espace récréatif et espace vert dans la zone touristique (Jardin Belvédère), la mise à niveau du théâtre de verdure au Boulevard Mohammed V et la création et l’équipement d’un centre d’épanouissement culturel et artistique à l’école Youssoufia. 

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    Ces engagements portent aussi sur la réalisation de la première tranche du projet de création et de mise à niveau d’un réseau de lecture public, la construction et l’équipement d’un centre de diagnostic de la tuberculose et des maladies respiratoires, la construction et l’équipement d’un centre de rééducation, la création d’un marché de poisson et des restaurants à Bab Al Marssa et l’achèvement des travaux d’infrastructure d’aménagement urbain tels que les aménagements paysagers, les espaces verts, l’éclairage public et le projet de la première ligne du BHNS.

    6 août 2023 0 comments
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    Education

    Khalil Gibran School : cap sur Tanger

    by Salim Mansouri 5 août 2023
    written by Salim Mansouri

    Khalil Gibran School voit grand. En effet, ce groupe d’éducation fondé en 1986 par Fouad Lyoubi, jette son dévolu sur Tanger qui devra accueillir son troisième site à la rentrée scolaire 2023-2024, ce qui devra faire de lui un des rares acteurs marocains de l’enseignement primaire et secondaire à disposer d’une présence dans trois grandes villes du Maroc après La Résidence, Al Jabr et Al Yassamine.

    Le projet d’implantation à la ville du détroit, fait suite à l’entrée dans le capital en 2022 de Khalil Gibran School du groupe mondial Inspired Education, qui est présent dans quatre continents où il compte plus de 80 établissements scolaires d’enseignement non supérieur (dit K-12 pour désigner le parcours scolaire allant de la maternelle au lycée).

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    Grâce à cette nouvelle implantation, l’enseigne d’enseignement trilingue (une des premières du genre au Maroc) devra dépasser bientôt la barre de 1.000 élèves, voire les 1.500 à terme grâce également au développement organique attendu des deux sites actuels (Rabat et Marrakech).

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    Rappelons, que l’enseignement trilingue gagne du terrain au Maroc avec de plus en plus de parents désireux d’assurer à leurs progénitures un bon niveau en anglais dès le cycle du primaire. D’où une multiplication de conventions de partenariat entre les écoles privées marocaines premium  avec les groupes étrangers qui leur apportent label et savoir-faire, à l’instar par exemple du récent protocole signé entre La Fourmilière (une des meilleures écoles privées de Casablanca) et Cambridge University.

    5 août 2023 0 comments
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    Marché du travail

    Emploi informel. La bataille devient plus rude !

    by Wafaa Mellouk 5 août 2023
    written by Wafaa Mellouk

    L’emploi informel au Maroc constitue un défi majeur à relever. Malgré la mise en place de plusieurs mesures en vue de faire face à ce problème, il n’en demeure pas moins que la lutte contre l’informel est toujours d’actualité et la bataille contre ce fléau devient plus rude. Les raisons sont multiples, mais la sous qualification des ressources humaines devient de plus en plus pesante. Explications. 

    C’est un constat toujours d’actualité, l’informel sévit encore et en force sur le secteur de l’emploi au Maroc. Un rapport publié ce mardi 18 juillet par le Policy Center for the New South a mis en lumière l’évolution du secteur informel et son poids toujours aussi important dans l’économie du pays. 

    Intitulé « l’informel au Maroc : repenser la structure globale des incitations pour une économie plus inclusive et dynamique », ce rapport a bénéficié du soutien financier de la Banque mondiale, et a été réalisé dans le cadre de l’élaboration du rapport publié par cette institution sur l’informel dans la région Mena, intitulé « Informality and Inclusive Growth in the Middle East and North Africa ». En effet, le secteur informel est une composante essentielle de l’économie marocaine, employant une large partie de la population, mais nuisant à la productivité, aux recettes fiscales de l’État et à la croissance économique à long terme. Sur la base de la définition adoptée dans ce rapport et qui définit les travailleurs informels comme étant ceux qui ne sont pas couverts par les régimes contributifs de sécurité sociale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS)1, le taux d’emploi informel représente près de 77 % de l’emploi total. 

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    Le poids important de ce secteur est une question préoccupante pour l’économie marocaine. En effet, « ce niveau élevé de l’informel présente plusieurs inconvénients, tant pour les travailleurs (précarité et insécurité de l’emploi, bas salaires, mauvaises conditions de travail, faibles perspectives d’évolution et de développement de carrière,…) que pour l’État (pertes en termes de recettes fiscales) et, enfin, pour le tissu économique en raison de ses effets négatifs sur la productivité et de la concurrence déloyale qu’il permet vis-à-vis du secteur formel et aussi de ses effets négatifs sur la compétitivité », expliquent les auteurs de l’étude. 

    Une éventuelle aubaine ? 

    Toutefois, ces derniers nuancent la situation affirmant que « le secteur informel n’est pas uniquement un facteur pénalisant la croissance économique, mais aussi un filet de sécurité sociale et une source importante de revenus pour un grand nombre de familles et de travailleurs qui rencontrent des difficultés à trouver un emploi dans l’économie formelle ». Youness Sahibi, Consultant économiste, Doctorant en économie et développement durable affirme à cet effet, que « le secteur informel au Maroc présente à la fois des avantages et des inconvénients, notamment dans le contexte de crises économiques. Sa nature flexible lui permet de démontrer une certaine résilience en offrant des revenus de subsistance et des opportunités aux travailleurs et aux entreprises vulnérables pendant les périodes difficiles. Cependant, il est important de noter que la crise du COVID-19 a été une exception, car les mesures de confinement strictes ont durement touché le secteur informel, le laissant sans soutien significatif, contrairement au secteur formel ».

    En effet, bien que le secteur informel puisse représenter une opportunité pour certains, il présente également des défis. « Son caractère non réglementé et informel entraîne une instabilité et limite l’efficacité des politiques publiques. Selon le compte satellite de l’emploi de 2014 du HCP, environ 67,6% de l’emploi au Maroc est informel, rendant difficile pour les politiques publiques de cibler la majorité des emplois dans le pays. Cette prévalence de l’informel a des répercussions négatives sur l’économie marocaine, notamment en termes d’équilibres macroéconomiques, d’inégalités socio-économiques et de développement global du pays » précise l’expert. De plus, les travailleurs du secteur informel font souvent face à des conditions de travail précaires, sans protections sociales adéquates, et reçoivent des salaires bas, ce qui accentue les inégalités socio-économiques.

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    Pour ce faire, l’étude souligne l’importance d’aller au-delà de la simple mise en application des lois en tant que solution unique pour combattre le phénomène de l’informalité. Elle met en évidence l’importance de prendre en considération le rôle fondamental que peut jouer la structure globale des incitations dans l’influence des choix opérés par les entreprises et les travailleurs, que ces derniers optent pour des activités formelles, informelles ou une combinaison des deux.

    Des ressources humaines sous-qualifiées 

    Autre problème du secteur de l’emploi est la sous-qualification des ressources humaines disponibles sur le marché du travail marocain qui est un autre défi majeur pour l’emploi au pays. Cette sous-qualification peut être l’une des raisons qui poussent certains travailleurs à se tourner vers le secteur informel, car ils ne parviennent pas à s’intégrer dans le circuit formel. Cependant, il convient de noter que malgré ces défis, le Maroc attire des investissements étrangers en grande partie grâce à la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et flexible. Par exemple, le secteur automobile en plein essor au Maroc est demandeur de main-d’œuvre hautement qualifiée et spécialisée, tout comme d’autres secteurs industriels et de services. «Pour résoudre les problèmes liés au secteur informel et à la sous-qualification, il est essentiel pour les autorités de mettre en place des politiques publiques efficaces, de renforcer l’éducation et la formation professionnelle, et de promouvoir un dialogue constructif entre les acteurs économiques et sociaux. En combinant ces efforts, le Maroc pourrait créer un marché du travail plus inclusif, stable et compétitif», explique Youness Sahibi. Même constat à quelques différences près apparaissent au niveau des données publiées du compte satellite de l’emploi (CSE) publié par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), qui fait ressortir un taux de près de 70% du secteur informel au Maroc. 

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    Aussi, le marché de l’emploi au Maroc souffre toujours de plusieurs causes sous-jacentes. Les catégories de population les plus touchées par le chômage sont principalement les femmes et les jeunes. Selon les dernières données du HCP, le taux de chômage reste élevé chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans (35,3%), les diplômés (19,8%) et les femmes (18,1%).

    Concernant l’emploi informel, «il constitue souvent la seule option pour certaines femmes, notamment celles qui sont mères et ne peuvent pas travailler à plein temps. Ces femmes sont désavantagées dans l’accès aux postes à forte implication professionnelle. De plus, les congés de maternité peuvent représenter un handicap dans leur insertion professionnelle en raison du manque de flexibilité et de rigidité du cadre réglementaire dans ce secteur», précise Sahibi.

    Les jeunes, plus touchés 

    Quant au chômage des jeunes, il est un problème répandu dans de nombreux pays ayant des taux de natalité élevés. Selon le Global Development Commons, les jeunes sont environ trois fois plus susceptibles d’être au chômage que les adultes. Cette problématique a des répercussions significatives sur la croissance, le développement et la stabilité économique et politique des pays. Ignorer ce problème pourrait entraîner des conséquences graves sur la cohésion sociale.

    L’inadéquation des compétences est une cause majeure du chômage des jeunes. D’un côté, il y a des milliers de jeunes peu ou non scolarisés, prêts à travailler, mais les entreprises recherchent des compétences qu’ils n’ont jamais acquises. D’un autre côté, de nombreux jeunes diplômés se retrouvent surqualifiés pour leurs emplois et sont sous-employés.

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    Il est également important de noter que tous les jeunes ne sont pas également touchés par le chômage, car les inégalités d’opportunités sont assez importantes au Maroc. « Les jeunes qui ont accès à une bonne éducation, à un réseau familial solide, à des régions avec une offre abondante de travail et à des ressources financières importantes en raison de la richesse de leur famille ont une probabilité plus faible de rester au chômage » explique l’Expert.

    Toujours selon ce dernier, pour faire face à ces défis, « des politiques publiques ciblées, axées sur l’éducation, la formation professionnelle, l’adéquation des compétences et la création d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes pourraient jouer un rôle crucial dans la réduction du chômage et l’amélioration de l’inclusion socio-économique au Maroc ». 

    5 août 2023 0 comments
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    Tourisme

    Maroc. Augmentation record des nuitées et des recettes de voyages

    by Teya Jean 5 août 2023
    written by Teya Jean

    Augmentation de 134% du nombre de nuitées des touristes non-résidents dans les établissements d’hébergement touristique classés (EHTC) au 1er semestre 2023. Hausse de 25% des nuitées pour les résidents marocains. Cela saute aux yeux, le Maroc connaît une expansion remarquable dans le secteur du tourisme, avec une augmentation significative du nombre de nuitées et des recettes de voyages.

    Du soleil à profusion, des souks animés et des paysages à couper le souffle… Le Maroc attire les touristes ! Les chiffres de l’Observatoire du tourisme sont là pour le prouver : les nuitées et les recettes de voyages augmentent en flèche. Augmentation de 86% du nombre de nuitées au 1er semestre 2023, par rapport à la même période l’année précédente, et une hausse significative des recettes voyages en devises générées par l’activité touristique des non-résidents de 69%. Autant dire que le secteur du tourisme au Maroc a connu une croissance impressionnante au premier semestre de l’année 2023.

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    En analysant les données plus en détail, on constate que cette évolution positive concerne principalement les touristes non-résidents, avec une augmentation de 134% du nombre de nuitées. Les résidents marocains ont également contribué à cette tendance, avec une hausse de 25% de leurs nuitées dans les établissements d’hébergement touristique classés (EHTC).

    Croissance touristique exceptionnelle de 115% pour Marrakech

    Parmi les destinations phares, Marrakech se démarque avec une croissance impressionnante de 115% par rapport au premier semestre de l’année précédente. Agadir, Casablanca, Tanger, Fès et Rabat enregistrent également des résultats positifs, avec des augmentations respectives de 80%, 63%, 58%, 75% et 49% du volume des nuitées. Ces chiffres témoignent de l’attrait continu du Maroc en tant que destination touristique, tant pour les visiteurs internationaux que pour les résidents. La diversité des offres touristiques, allant des souks animés de Marrakech aux plages ensoleillées d’Agadir, en passant par les sites historiques de Casablanca et les richesses culturelles de Rabat, contribue à maintenir l’intérêt des voyageurs.

    47,9 MMDH de recettes voyages en devises à fin juin

    En ce qui concerne les recettes de voyages en devises, elles ont connu une augmentation significative, passant de 28,3 milliards de dirhams (MMDH) en 2022 à 47,9 MMDH à fin juin 2023, soit une hausse de 69%. Même pour le seul mois de juin, on observe une progression de 2% par rapport à l’année précédente, avec des recettes de l’ordre de 7,2 MMDH.

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    Ces chiffres témoignent de l’impact positif du secteur du tourisme sur l’économie marocaine. Les recettes de voyages en devises contribuent à renforcer les réserves de change du pays et à stimuler d’autres secteurs de l’économie, tels que l’hôtellerie, la restauration et l’artisanat. Il convient de souligner que cette reprise du tourisme au Maroc est le fruit d’efforts considérables déployés pour assurer la sécurité des voyageurs. Les mesures de précaution prises par les autorités marocaines, combinées à la beauté et à l’attrait naturel du pays, contribuent à restaurer la confiance des voyageurs. Cette dynamique positive dans le secteur du tourisme est encourageante pour l’économie marocaine dans son ensemble. Elle témoigne de la résilience du pays face aux défis et souligne l’importance de continuer à investir dans le développement du secteur touristique, en veillant à promouvoir la durabilité et la diversification des offres pour répondre aux attentes changeantes des voyageurs. A cela s’ajoute le fait qu’elle ouvre de nouvelles perspectives de croissance et de développement pour le pays.

    5 août 2023 0 comments
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    Fête du Trône

    Fès-Meknès : un nouveau pôle émergent

    by Adama Sylla 5 août 2023
    written by Adama Sylla

    Le Maroc célèbre le 24è anniversaire de la fête du Trône. A cette occasion, Challenge publie un dossier où il passe en revue les projets réalisés ou sont en cours de réalisation dans chaque région, dans le cadre du programme de développement régional (PDR) allant jusqu’en 2027.

    Avec un réseau routier de 8.689 kilomètres, soit 21% du réseau routier national, son réseau autoroutier la reliant aux grands ports du Royaume (Kénitra Atlantique à 1h45 min, port de Casablanca à 2h55 min et Tanger Med à 3 h 50), son réseau ferroviaire de 200 km et son aéroport international Fès-Saïss d’une capacité d’accueil de trois millions de passagers qui assure la connectivité de la région aux grandes villes mondiales, surtout après l’ouverture du Terminal 2, la région de Fès-Meknès n’a rien à envier aux autres régions.

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    Pour insuffler une nouvelle dynamique à son front industriel, la région bi-pôle, Fès et Meknès, met à profit la nouvelle stratégie de relance industrielle déployée à l’échelle nationale et la multitude d’opportunités d’investissement au niveau régional. Elle a ainsi entrepris de grands projets de parcs industriels, appuyés par un Plan de développement régional (PDR) d’une valeur de 13 milliards de DH. Il s’agit par exemple du Parc industriel de Aïn Cheggag (PIAC), d’une zone d’accélération industrielle (ZAI) qui répond à de multiples enjeux socio-économiques et environnementaux de même qu’à l’enjeu crucial de développer une industrie exportatrice. Principalement dédié aux industries du cuir, particulièrement polluantes, le PIAC a vocation à créer des emplois dans la région de Fès-Meknès, tout en suppléant au manque de zones industrielles structurées, attractives et respectueuses de l’environnement. Il s’agit également de la zone industrielle dite ex-Cotef, fleuron de l’industrie textile nationale dans les années 1980, qui s’étend sur 16 hectares et qui a fait l’objet d’opérations d’aménagement, de valorisation et de développement.

    Cette zone qui est désormais un quartier industriel, comprend notamment le site d’Alstom Fès sur une superficie de 3,4 hectares. S’y trouve aussi la zone industrielle Aïn Bida qui s’étend sur une superficie brute de 80 hectares et qui a mobilisé un investissement global de 200 millions de DH. Sans oublier le projet pilote de la zone industrielle « Fez Smart Factory» (FSF) ayant pour mission d’être un incubateur et une pépinière de startups, offrant des solutions d’ingénierie pour l’industrie et des laboratoires de recherche et développement.

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    La région de Fès-Meknès est le premier pôle universitaire du pays avec 5 universités et des effectifs de 160.000 étudiants par an et 75.000 bénéficiaires de la formation professionnelle/an, dont plus de 41.000 inscrits dans des établissements publics. Cette région dispose également d’écoles d’ingénieurs et de commerce de renom, ainsi que de la première école d’ingénierie numérique et d’intelligence artificielle en Afrique. 

    Actuellement, la région Fès-Meknès se penche sur l’élaboration du programme de développement 2022-2027. Pour le concrétiser, elle compte faire participer les citoyens à travers ses différents canaux numériques. Il s’agit de recueillir, à travers ces supports, les propositions des habitants afin de leur permettre de participer à la définition de leurs besoins dans la région en termes de projets et d’enrichir le nouveau programme de développement régional. 

    5 août 2023 0 comments
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    Entrepreneuriat

    Incubateur/accélérateur. L’UM6P lance LaunchX, un nouveau « Venture Builder »

    by Teya Jean 5 août 2023
    written by Teya Jean

    Avec un soutien financier, des compétences spécialisées et un réseau mondial de partenaires, LaunchX vise à propulser la croissance des startups marocaines et à stimuler l’innovation dans tous les secteurs économiques.

    Nouvelle opportunité pour les entrepreneurs marocains de bénéficier d’un accompagnement stratégique et opérationnel dans le développement de leurs entreprises, avec la création de la société anonyme LaunchX. Dotée d’un capital social de 10 millions de dirhams et basée à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir, LaunchX se présente comme un « Venture Builder » et vise à explorer, incuber et accélérer des entreprises pour le compte de ses clients, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.

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    En vertu de l’acte sous seing privé du 13 juin 2023, LaunchX a été constituée pour une durée de 99 ans, avec un capital social entièrement libéré en numéraire. La société est dirigée par un conseil d’administration composé de cinq membres, dont Youssef El Bari, directeur de l’investissement et de l’innovation au sein de la filiale Innovx du Groupe OCP, Yassine Laghzioui, Chief Executive Officer de UM6P Ventures, Ahmed Reda Tamsamani, Hicham Fenniri, directeur de la recherche et de l’innovation de l’Université polytechnique Mohammed VI et Chief Science and Technology Officer (SBU-LRI) du groupe OCP, Hanane Mourchid, directrice exécutive de la durabilité et du développement vert du groupe OCP, et Amardeep Singh Dhaliwal, demeurant au Canada. La nomination de Charlotte Aude Wieder en tant que Directrice Générale de LaunchX, décidée par le conseil d’administration le 13 juin 2023, vient renforcer l’équipe de direction de l’entreprise. En se positionnant en tant que « Venture Builder », LaunchX adopte une approche novatrice dans le paysage économique marocain. Cette stratégie consiste à accompagner les entrepreneurs et les startups à toutes les étapes de leur développement, en fournissant des ressources, des compétences et des conseils spécialisés. En explorant, incubant et accélérant les entreprises pour le compte de ses clients, LaunchX vise à maximiser leur potentiel de croissance et à favoriser l’innovation dans différents secteurs économiques.

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    Cette initiative intervient à un moment où le Maroc cherche à renforcer son écosystème entrepreneurial et à promouvoir l’investissement dans les startups et les entreprises en croissance. En soutenant les entrepreneurs et en favorisant l’émergence de nouvelles entreprises, LaunchX contribue à la diversification de l’économie marocaine et à la création d’emplois. La création de LaunchX est également un signal positif pour le pays en termes d’attraction de talents et d’investissements étrangers. Avec l’appuie de l’Université Mohammed VI Polytechnique et du groupe OCP, LaunchX bénéficie d’une perspective internationale et d’un réseau de partenaires potentiels à l’échelle mondiale.

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    Automobile

    Essai Mercedes Classe E 2023. Une nouvelle référence dans son segment

    by David Jérémie 5 août 2023
    written by David Jérémie

    Confort de très bonne facture, sophistication poussée et performances avérées, tels sont quelques-uns des points forts qui caractérisent la nouvelle Mercedes Classe E. C’est en Autriche, non loin de Vienne, que nous avons pu essayer ce modèle qui fera prochainement son entrée dans le Royaume via l’importateur de la marque, à savoir Auto Nejma. 

    Au rayon des berlines de classe moyenne supérieure, Mercedes peut se targuer d’un historique de haut vol. Il n’y a qu’à voir les chiffres pour s’en convaincre : ce sont 16 millions de véhiculesflanqués de l’étoile qui ont été produits depuis 1946 à nos jours…série en cours ! Ce qui fait de la Classe E, et de ses prédécesseurs directs, la famille de modèles la plus vendue de la marque. Pour la petite histoire, c’est à partir de 1993 que le patronyme Classe E a fait son apparition dans la galaxie de Mercedes. Déclinée en plusieurs variantes de carrosserie (notamment en berline, break, coupé et cabriolet), la famille Classe E a toujours été réputée pour offrir aux aficionados du genre un mélange exemplaire de confort, de sophistication et de performances routières.

    Prenez la grande routière Classe E, un modèle qui, en cinq générations, a largement acquis ses lettres de noblesse dans sa catégorie et qui suscite toujours l’intérêt de clients particuliers, mais aussi celui des professionnels. Toujours est-il que ce modèle, tout comme ses principaux rivaux (Allemands pour la plupart), doit composer avec le toujours très en vogue segment des SUV qui lui chipe de substantielles parts de marché. À quoi faut-il s’attendre avec cette 6ème génération de Classe E ? Il suffit de se pencher sur sa technologie embarquée.

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    Difficile de dresser dans cet article la liste précise des équipements de confort et de sécurité tant elle est à rallonge, mais sachez que, pêle-mêle, ce nouveau modèle offre, selon les options, une clé de verrouillage et de démarrage connectée via iPhone ou Apple Watch, une caméra sur le haut de la planche de bord permettant, entre autres, de reconnaître et d’identifier le conducteur, d’effectuer des selfies et des vidéos, et même de disposer d’une «dashcam» derrière le rétroviseur intérieur. Ajoutez-y une plateforme de divertissement très complète, intégrant notamment plusieurs applications accessibles à l’arrêt dont TikTok, le jeu «Angry Birds», «Webex», «Zoom», ainsi que le navigateur «Vivaldi». Qui dit mieux ?

    Évidemment, les assistants à la conduite ne manquent pas, comme celui  permettant à l’engin de se garer et de sortir du stationnement de manière entièrement automatisée. Cette Classe E peut aussi prendre certaines décisions à la place du conducteur, en gérant par exemple les dépassements de façon autonome, grâce au «changement de voie automatique» adossé au régulateur de vitesse adaptatif. Encore faut-il garder les mains sur le volant pour mener à  bien, et en toute sécurité, son dépassement.

    Tout en conservant une apparence classique, cette grande berline est visuellement plus moderne que sa devancière. En atteste sa  face avant, en phase avec l’actuelle charte stylistique de la marque, qui étrenne une calandre bien dessinée et d’inédits projecteurs avant joliment crayonnés. Point important dans la conception de ce modèle, sa ligne profilée avec un coefficient de traînée (Cx) de 0,23, une valeur exemplaire dans ce segment de véhicule ; de quoi influer sur la réduction de la consommation de carburant. Par ailleurs, la nouvelle Classe E cède à la mode des poignées de porte escamotables ; de même que les feux arrière héritent d’une signature lumineuse en forme d’étoile. Pas mal en termes d’originalité ! 

    Côté proportions, comptez 4,95 m de long, tout juste 1 cm de plus que sa devancière, 1,88 m de large (+2 cm) et un empattement qui s’est allongé de 2 cm (2,96 m). Rien de bien extraordinaire, mais sachant que l’ancien modèle était déjà réputé pour sa bonne habitabilité, on ne peut que se dire que l’espace de vie sera de bon niveau, ce qui est effectivement le cas, aussi bien à l’avant, qu’à l’arrière. Les derniers raffinements technologiques ne manquent pas comme l’écran dit «superscreen» qui s’étend à peu de chose près de la portière avant gauche à sa voisine de droite.

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    Concrètement, il intègre derrière le volant un écran numérique spécifique lié à l’instrumentation pour la conduite. S’ajoute au centre l’écran multimédia qui reçoit la dernière génération du système «MBUX» de Mercedes, ainsi qu’un écran dédié et connecté (en option) pour le passager. De quoi lui permettre de surfer sur internet ou même regarder un film avec un casque audio spécifique, sans que cela ne perturbe le conducteur. Bref, s’agissant des gadgets, la nouvelle Classe en a encore plein dans la besace. Quid du volume du coffre ? Il cube 540 dm3, du moins pour les versions thermiques, car pour les hybrides rechargeables du fait de l’implantation des batteries, ce même coffre perd 170 dm3, affichant du coup que 370 dm3.

    Sous le capot, on recense dans le catalogue la E 200 essence de 204 chevaux et la E 220d diesel de 197 chevaux (disponible aussi en transmission intégrale 4MATIC). Deux motorisations qui sont dotées d’une microhybridation de 48V, avec un boost électrique de 23 chevaux, contre 20 chevaux sur l’ancien modèle. S’ajoutent des blocs essences et hybrides rechargeables au rang desquels celui de la E 300e (disponible aussi en version 4Matic) délivrant une puissance cumulée de 313 chevaux et celui de la E 400 e 4Matic qui affiche une puissance cumulée de 381 chevaux.

    Pour cet essai à Vienne et dans les alentours, nous avons pris en main une E 220d qui devrait constituer dans le Royaume une bonne part des ventes. Disposant de 440 Nm de couple, le 2,0 litres remplit parfaitement son office, bien épaulé par une boîte de vitesses automatique à 9 rapports, à la fois très douce et très réactive. En ville, la Classe E s’extrait facilement du flot de la circulation, malgré ses 4,95 m de long, grâce à son rayon de braquage ultra court. Quasiment inaudible au ralenti, son turbodiesel se montre tout aussi discret dès que l’on augmente la cadence. Les accélérations et les reprises sont vraiment efficaces, avec en prime un confort de roulement d’excellente facture.

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    Et pour cause ; outre la suspension pneumatique (en option) qui absorbe allègrement les irrégularités de la chaussée, notre modèle d’essai disposait aussi (en option) des roues arrière directrices et de la démultiplication plus directe de l’essieu avant. De quoi disposer d’une excellente agilité, doublée d’une tenue de route exemplaire dans les parties sinueuses ou l’engin se montre facile d’utilisation et surtout très sécurisant. Un vrai régal ! Bon point également pour la consommation de carburant  puisque notre essai s’est soldé avec une moyenne de l’ordre de 6,5 l/100 km.  Autant dire que cette version devrait rester le meilleur choix pour les gros rouleurs d’autant que son réservoir de 66 litres lui permet avec un seul plein d’afficher tout de même une autonomie de 800 km !  

    Peut-on encore repousser les limites du confort, de la sophistication et de la performance ? Manifestement, oui. En tout cas, c’est ce qu’est parvenu à faire avec brio le staff d’ingénierie qui a planché sur cette nouvelle Mercedes Classe E. Il ne reste plus qu’à attendre l’arrivée de ce modèle dans le Royaume (et sa grille tarifaire) qui, compte tenu de ses nouveaux atouts, ne devrait pas laisser insensibles les amateurs de routières prémiums estampillés du blason étoilé.

    5 août 2023 0 comments
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    Météo

    Maroc. Le temps qu’il fera, ce samedi 5 août

    by Challenge avec MAP 5 août 2023
    written by Challenge avec MAP

     Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le samedi 05 août 2023:

    -Temps chaud à localement très chaud avec Chergui sur les régions intérieures Nord et Centres, le Sud-Est et les régions du Haut et Moyen Atlas et assez chaud sur l’Oriental, l’extrême Sud et les plaines Atlantiques.

    -Quelques formations brumeuses locales près des côtes Nord et Centres.

    -Nuages bas denses avec risque de bruine sur le Nord-Ouest des provinces Sud et l’Ouest de la rive Méditerranéenne la nuit suivante.

    -Rafales de vent fortes sur la région de Tanger et assez fortes sur le Saiss, le Sud-Est et le Haut Atlas.

    -Températures journalières en hausse sur les plaines Nord et Centres.

    -Mer peu agitée à agitée en Méditerranée et sur le Détroit, agitée à forte entre Casablanca et Tarfaya et agitée ailleurs.

    Températures minimales et maximales prévues par la Direction générale de la météorologie nationale pour cette journée :

    – Oujda 21 37

    – Bouarfa 25 40

    – Al Hoceima 24 32

    – Tétouan 22 28

    – Sebta 21 27

    – Mellilia 22 30

    – Tanger 22 30 – Kénitra 20 35

    – Rabat 20 36

    – Casablanca 21 30 – El Jadida 22 29 – Settat 20 43 – Safi 22 31

    – Khouribga 21 45 – Béni Mellal 24 47 – Marrakech 24 44

    – Meknès 22 43 – Fès 22 40 – Ifrane 19 38

    – Taounate 27 42 – Errachidia 30 42 – Ouarzazate 24 42 – Agadir 19 25 – Essaouira 19 23

    – Laâyoune 21 29 – Smara 20 35

    – Dakhla 20 26

    – Aousserd 27 41 – Lagouira 22 33

    – Midelt 20 39

    5 août 2023 0 comments
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    Marocains du Monde

    PORTRAIT. Seddiq Hassani, PDG de LafargeHolcim

    by Adama Sylla 4 août 2023
    written by Adama Sylla

    Les compétences marocaines de l’étranger constituent un vivier dans lequel le Maroc peut puiser pour le transfert du savoir-faire et d’expertise. Qu’il s’agisse d’éminents chercheurs et scientifiques ou de décideurs, elles forment une élite certaine. Seddiq Hassani fait partie de celles-ci, sélectionnées dans le dossier de notre magazine Challenge «Compétences marocaines de l’étranger : le défi de la mobilisation», paru le 21 juillet dernier.

    Ingénieur d’Etat en génie mécanique, diplômé de l’École Mohammadia d’Ingénieurs, Seddiq Hassani a poursuivi ses études supérieures en France où il a obtenu d’abord un DEA en aéronautique de Toulouse (ENSICA), puis il a décroché un Doctorat en mécanique de l’École nationale des ponts et chaussées, à Paris.

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    Après dix années d’études, dont cinq en France, il décide de rentrer au Maroc. Il rejoint en 1997 le cabinet d’audit et de conseil Arthur Andersen. En juillet 2000, il intègre Lafarge Maroc. Recruté en tant que chargé de mission, il prend les rênes neuf mois plus tard du département Contrôle et Gestion. Il ne cesse de gravir les échelons puisque, deux années après, il est nommé à la tête de la direction de Lafarge Plâtres Maroc pour une durée de cinq ans. Après cette belle expérience opérationnelle, il revient dans le ciment pour prendre en charge la direction Achats et Logistique, puis la direction Marketing et Stratégie jusqu’en 2015. A l’issue de la fusion entre les groupes Lafarge et Holcim (qui devient LafargeHolcim), il se voit proposer la direction Croissance et Innovation pour la région Afrique & Moyen-Orient, basée à Paris. En février 2018, il est nommé directeur général de Bamburi Cement, une filiale du Groupe LafargeHolcim qui se trouve au Kenya.

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    Depuis avril dernier, Hassani a été également nommé directeur général des projets spéciaux en Afrique subsaharienne. Quant à son appréciation sur le Maroc, il souligne en être fier et garde un œil vigilant sur ce qui s’y passe. «Je dois dire que ce que j’y vois et entends me rend particulièrement fier, à tel point que le Maroc, vu du Kenya, est perçu comme un pays très développé, plutôt proche du modèle de développement européen». Projeter par la suite de revenir s’installer professionnellement dans le Royaume, c’est une opportunité que Seddiq Hassani n’exclut pas.

    4 août 2023 0 comments
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