Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Alertes
Argent et jetons de présence. Les étrangers résidents peuvent désormais les transférer sans tracas
Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés
Marchandises litigieuses. Ce qui change dans la procédure de transaction
Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique
La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]
Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale
« Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre
Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »
Sa Majesté le Roi accomplit la prière de l’Aïd Al-Fitr à Rabat
Paper Mill investit plus de 200 MDH dans une unité de green oil à Kénitra
Sommet mondial sur l’énergie nucléaire: les enjeux d’une industrie d’avenir au Maroc
Aïd Al Fitr célébré vendredi au Maroc
Majda BRABIJE, Directrice générale de Metalearning Hub, experte en développement des compétences cognitives et exécutives
Zineb Bouayad, Directrice générale de Next House Group
Badia Bitar, CEO palais El Miria et Présidente AFEM Marrakech-Safi
Ouahbi dévoile sa première liste, plusieurs nouveaux venus
Najib Cherfaoui : «Dorénavant, le littoral atlantique du Maroc s’impose comme un pivot optimal pour la collecte, le groupage et...
Un cabinet britannique sélectionné pour le futur terminal de l’aéroport de Casablanca
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
  • +212 5 22 54 81 53 à 57
  • +212 5 22 30 97 07
  • contact@newpublicity.ma
  • Change

    Argent et jetons de présence. Les étrangers résidents peuvent désormais les transférer sans tracas

    by Teya Jean 5 janvier 2024
    written by Teya Jean

    La nouvelle Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024) introduit des dispositions importantes pour les subsahariens, européens, américains et asiatiques résidents au Maroc et les flux financiers qu’ils sont amenés à réaliser hors du Royaume. En vertu des nouvelles dispositions, ces derniers pourront transférer leurs jetons de présence après paiement des impôts, et procéder à des transferts au titre de secours familiaux.

    Désormais, « les étrangers résidents ne disposant pas de revenus pouvant faire l’objet de transfert au titre des économies sur revenus et ne disposant pas de disponibilités sur leurs comptes en devises ou en dirhams convertibles pourront procéder au transfert au titre de secours familial. Par ailleurs, les étrangers résidents pourront, en vertu des nouvelles dispositions, transférer les jetons de présence après paiement des impôts ». Voici en substance ce que dit l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024).

    Lire aussi | Moins de galères pour les étudiants marocains en séjour linguistique

    En d’autres termes, les étrangers résidant au Maroc qui n’ont pas la capacité de transférer de l’argent en raison de l’absence de revenus suffisants ou de fonds disponibles dans des comptes convertibles, pourront tout de même effectuer des transferts d’argent pour soutenir financièrement leur famille, même s’ils ne répondent pas aux critères traditionnels pour effectuer des transferts d’argent. Cela se fera sous la forme d’un transfert au titre de secours familial. Ainsi, même si ces étrangers ne peuvent pas envoyer de l’argent régulièrement à leur famille, ils pourront quand même le faire dans certaines situations d’urgence ou de besoin familial. Autant dire que les modifications apportées à l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024) offrent de nouvelles opportunités en termes de transferts de fonds aux étrangers résidents. De quoi donner le sourire aux plus de 43.807 étrangers résidents au Maroc détenteurs de titres de séjour (chiffres provenant du Bilan 2023 des services de la Sûreté nationale). La disposition est entrée en vigueur depuis le 2 janvier 2024, et bien que n’ayant pas fait beaucoup de bruit, elle représente une avancée significative. Cette mise à jour réglementaire revêt une importance significative pour la population cible composée en grande partie de subsahariens, d’européens, américains et asiatiques. Cette mesure vise à atténuer les difficultés économiques potentielles auxquelles ces résidents étrangers pourraient faire face, en leur permettant de soutenir financièrement leur famille.

    Lire aussi | Le Maroc rate ses objectifs d’inclusion numérique à fin 2023

    L’autre disposition importante de l’IGOC 2024 concerne le transfert des jetons de présence pour les étrangers résidents. Selon les nouvelles règles, après paiement des impôts, les résidents étrangers sont autorisés à transférer les jetons de présence accumulés. Les jetons de présence correspondent aux rémunérations perçues pour leur participation aux conseils d’administration ou à d’autres organes de direction d’entreprises. Cette mesure reconnaît la contribution des étrangers résidents à l’économie marocaine et facilite les transactions financières liées à leurs activités professionnelles. Auparavant, ces transferts étaient soumis à des restrictions, mais la nouvelle réglementation offre une plus grande flexibilité. Une mesure qui va encourager davantage la participation des étrangers dans les entreprises marocaines en éliminant les obstacles liés aux transferts de rémunération.

    Lire aussi | Maroc : le déficit commercial s’allège de 21,5 MMDH à fin novembre 2023

    Ces nouvelles dispositions témoignent de l’engagement continu du Maroc à favoriser un environnement économique ouvert et attractif pour les étrangers résidents. En permettant des transferts au titre de secours familiaux et en facilitant le transfert des jetons de présence, le Royaume encourage la stabilité financière et renforce son attractivité auprès des investisseurs étrangers.

    Une approche plus pragmatique

    Ces nouvelles dispositions de l’IGOC 2024 reflètent une approche plus pragmatique et flexible en matière de réglementation des changes. Elles reconnaissent les réalités économiques actuelles et cherchent à faciliter les flux financiers internationaux tout en maintenant un contrôle adéquat.

    Lire aussi | Soutien à l’essor des coopératives agricoles. Exonération de TVA étendue aux services

    Cependant, il convient de noter que malgré ces assouplissements, des réglementations prudentielles restent en place pour éviter les abus et les pratiques illégales. L’Office des Changes continuera de surveiller les mouvements de capitaux et de veiller à ce que les transferts de fonds se déroulent conformément aux réglementations en vigueur.

    Stimulation de la collaboration internationale en perspective

    Sur le plan économique, ces mesures pourraient avoir plusieurs implications. Premièrement, elles pourraient contribuer à renforcer la confiance des étrangers résidents dans le système financier marocain, en leur offrant des options pour gérer leurs flux financiers de manière plus flexible. Cela pourrait favoriser une plus grande participation des étrangers résidents à l’économie nationale et stimuler les investissements étrangers directs.

    Deuxièmement, en permettant aux étrangers résidents de transférer les jetons de présence après paiement des impôts, le Maroc reconnaît l’importance de retenir les talents internationaux et de promouvoir l’expertise étrangère dans les entreprises marocaines. Une mesure qui pourrait favoriser la collaboration et les échanges de connaissances entre les professionnels locaux et étrangers, ce qui pourrait avoir des effets positifs sur l’innovation et la compétitivité du Maroc sur la scène internationale.

    5 janvier 2024 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Change

    Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés

    by Teya Jean 4 janvier 2024
    written by Teya Jean

    La nouvelle version de l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024) offre une plus grande liberté aux opérateurs économiques marocains dans le négoce international, notamment en permettant des paiements d’acomptes anticipés dans certaines limites. 

    L’Office des Changes du Maroc assouplit les règles de paiement dans le négoce international ! Dans sa volonté de promouvoir le négoce international et de faciliter les opérations commerciales transfrontalières, l’Office des Changes vient de publier la nouvelle version de l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024), qui est entrée en vigueur le 2 janvier 2024. Cette mise à jour apporte des changements significatifs qui offrent une plus grande liberté aux opérateurs économiques marocains dans le domaine du négoce international.

    Lire aussi | La dotation pour voyages d’affaires passe à 100.000 DH

    En la matière, la principale nouveauté introduite par l’IGOC 2024 réside dans la possibilité de procéder au paiement des acomptes dans la limite de 50% des fonds initialement rapatriés sur le compte négoce, dans le cadre de la même opération de négoce de biens. Cette mesure vise à faciliter les échanges commerciaux internationaux en offrant plus de flexibilité aux opérateurs économiques.

    Auparavant, il était obligatoire d’attendre le rapatriement des fonds du client avant de pouvoir effectuer le règlement au fournisseur. Cette évolution réglementaire est particulièrement pertinente dans le contexte économique actuel. En permettant le paiement d’acomptes, l’IGOC 2024 reconnaît les réalités du commerce international, où les transactions peuvent souvent impliquer des délais prolongés entre la commande et la livraison des biens. En autorisant le versement anticipé d’une partie des fonds, cette mesure offre une plus grande souplesse aux entreprises engagées dans des opérations de négoce international. Il convient de souligner que cette disposition est encadrée par une limite de 50% des fonds rapatriés. Cette limite a été établie dans le but de maintenir un équilibre entre les intérêts des opérateurs économiques et la nécessité de préserver la stabilité financière et la maîtrise des flux de capitaux. Elle vise également à prévenir les risques potentiels d’abus ou de mauvaise gestion des fonds rapatriés.

    Un signal positif et des responsabilités accrues pour les opérateurs économiques

    Au-delà de ces implications pratiques, l’introduction de cette mesure dans l’IGOC 2024 envoie un signal positif aux acteurs économiques nationaux et internationaux. Elle témoigne de la volonté des autorités marocaines de favoriser un environnement propice aux échanges commerciaux et à l’investissement étranger. En offrant une plus grande flexibilité dans les opérations de négoce international, le Maroc renforce sa position en tant que hub régional attractif pour les investisseurs et les entreprises.

    Lire aussi | La CNSS lance l’inscription au régime « AMO ACHAMIL »

    Dans le même temps, il est essentiel de noter que ces nouvelles dispositions s’accompagnent de responsabilités accrues pour les opérateurs économiques. Ils doivent s’assurer de respecter les obligations réglementaires et de fournir les justificatifs nécessaires pour les paiements d’acomptes effectués dans le cadre de l’IGOC 2024. Cette exigence vise à garantir la traçabilité des opérations et à prévenir les risques de fraude ou de blanchiment d’argent.

    Quid des transporteurs internationaux ?

    Rachid Tahri, Secrétaire Général de la Fédération du transport et de la logistique de la CGEM, s’est exprimé sur cette disposition en soulignant son importance pour le développement du négoce international au Maroc. Il note que cette évolution contribue au rapatriement de devises étrangères, ce qui revêt une importance cruciale pour l’économie du pays. « Avant cette réforme, les négociants internationaux marocains devaient obtenir une autorisation de l’Office des Changes pour justifier leurs actions lors d’opérations de négoce international ». A l’instar des négociants, Rachid Tahri souligne l’importance de «permettre aux transporteurs marocains d’accompagner les opérateurs économiques dans leurs transactions internationales sans devoir solliciter une autorisation à chaque opération.

    Cette mesure faciliterait le développement du secteur du transport international au Maroc et renforcerait le positionnement du pays en tant que hub du négoce international». L’assouplissement des règles de paiement des acomptes dans le négoce international, tel que prévu par l’IGOC 2024, est donc une avancée significative pour les opérateurs économiques marocains. Cette mesure permettra de stimuler les échanges commerciaux internationaux, d’améliorer l’efficacité des transactions et de renforcer la compétitivité des entreprises marocaines sur la scène internationale.

    Lire aussi | La DGI lance un nouveau plan stratégique 2024-2028

    Pour Rachid Tahri, l’Office des Changes a suivi les demandes des négociants internationaux et a répondu à leurs besoins en assouplissant les contraintes réglementaires. « Cette évolution témoigne de la volonté des autorités marocaines de favoriser le développement économique du pays en encourageant le négoce international. Le Maroc dispose ainsi d’une opportunité unique de renforcer sa position en tant que plaque tournante du commerce international et de bénéficier des retombées économiques positives qui en découlent », explique-t-il.

    4 janvier 2024 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Douane et Impôts

    Marchandises litigieuses. Ce qui change dans la procédure de transaction

    by Teya Jean 3 janvier 2024
    written by Teya Jean

    La réforme du contentieux douanier prévue par la loi de finances 2024 apporte des modifications significatives au code des douanes et impôts indirects (CDII). Objectif : faciliter le recouvrement des droits et taxes tout en garantissant l’intégrité du système douanier.

    Assouplissement de la procédure de transaction douanière pour favoriser le recouvrement des droits et taxes exigibles. Dans un souci d’améliorer la procédure de transaction en matière de contentieux douanier, la loi de finances pour l’année budgétaire (LF) 2024 apporte des modifications significatives au code des douanes et impôts indirects (CDII). Ces changements, consignés dans la circulaire n°6522/210 récemment publiée par l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), visent à faciliter le recouvrement des droits et taxes exigibles tout en tenant compte des spécificités du commerce international.

    Lire aussi | Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique

    L’article 275 du CDII est particulièrement touché par cette réforme. Son amendement vise spécifiquement à assouplir la procédure de transaction pour les marchandises litigieuses déclarées sur aveux et non saisies. Cette situation représentait auparavant une difficulté majeure en termes de recouvrement des droits et taxes exigibles. Désormais, les droits et taxes seront assis sur les marchandises effectivement saisies, ce qui permettra d’apporter une plus grande flexibilité dans la gestion des contentieux douaniers.

    Cependant, il est important de noter que cette souplesse ne s’applique pas aux cas de fraude constatés dans le cadre des dispositions des articles 86 bis et 166 ter du code des douanes. Ces articles concernent les infractions relevées dans le cadre du contrôle à posteriori et de la surveillance des régimes particuliers. Ainsi, les mesures d’assouplissement ne s’étendent pas aux situations de fraude, où les autorités douanières devront continuer à appliquer les sanctions prévues par la loi.

    Une réponse pragmatique aux difficultés rencontrées

    Cette réforme est une réponse pragmatique aux difficultés rencontrées dans le recouvrement des droits et taxes exigibles pour les marchandises litigieuses déclarées sur aveux et non saisies. En assouplissant la procédure de transaction, les autorités douanières espèrent faciliter le règlement des contentieux tout en préservant l’intégrité du système douanier.

    Lire aussi | Le groupe EMSI se déploie à Casa Finance City

    Sur le plan économique, cette réforme contribuera à renforcer la confiance des opérateurs économiques envers les autorités douanières en facilitant le règlement des litiges et en réduisant les obstacles administratifs. Elle devrait également favoriser un environnement commercial plus fluide et prévisible, ce qui est essentiel pour encourager les échanges internationaux et stimuler la croissance économique.

    3 janvier 2024 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Douane et Impôts

    Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique

    by Teya Jean 3 janvier 2024
    written by Teya Jean

    La loi de finances 2024 au Maroc apporte des modifications au Code des douanes et impôts indirects, simplifiant les procédures de dédouanement. Les opérateurs économiques pourront désormais utiliser une déclaration simplifiée électronique pour acheminer les marchandises entre les magasins et aires de dédouanement et les bureaux de douane d’exportation. Cette évolution vise à réduire la paperasserie, accélérer les procédures et renforcer la compétitivité du Maroc sur le plan commercial international.

    Avec la déclaration simplifiée électronique, les opérateurs économiques pourront désormais dire adieu aux formulaires interminables et gagner un temps précieux ! Le 29 décembre 2023, l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) a publié la circulaire n°6522/210, présentant les dispositions douanières de la loi de finances pour l’année budgétaire 2024. Cette circulaire fait référence à la « Loi de finances n° 55-23 pour l’année budgétaire 2024 », promulguée par le Dahir n° 1-23-91 du 14 décembre 2023. Dans le cadre de cette loi, plusieurs changements ont été apportés au Code des douanes et impôts indirects (CDII), visant à faciliter et simplifier les procédures de dédouanement.

    Lire aussi | Venezia Ice. Un nouveau remaniement du capital en vue

    L’article 3 de la loi de finances 2024 introduit des modifications concernant les procédures de dédouanement, notamment les articles 76 bis et 156 du CDII. Jusque là, les marchandises destinées à l’exportation depuis les magasins et aires de dédouanement (MEAD) étaient acheminées vers les bureaux de douane d’exportation avec un état de chargement établi manuellement. Dans le but de poursuivre la dématérialisation des procédures douanières, le document couvrant l’acheminement des marchandises entre les MEAD et les bureaux de douane d’exportation a été revu afin de permettre sa dématérialisation.

    Ainsi, l’article 156 du code des douanes a été modifié pour reconnaître la déclaration simplifiée prévue par l’article 76 bis comme document couvrant l’acheminement des marchandises entre les MEAD et les bureaux d’exportation. Concrètement, cela signifie que les opérateurs économiques pourront désormais utiliser une déclaration simplifiée électronique pour effectuer cette démarche, contribuant ainsi à la réduction de la paperasserie et à l’accélération des procédures.

    Le Maroc renforce sa compétitivité

    Il convient toutefois de noter que les déclarations simplifiées souscrites dans le cadre de cette conduite des marchandises entre les MEAD et les bureaux d’exportation sont exemptées de l’obligation de dépôt de la déclaration complémentaire, conformément à la modification apportée à l’article 76 bis-3° du code des douanes. Cette exemption vise à alléger les charges administratives pour les opérateurs économiques dans le cas de déplacements de marchandises simples entre les MEAD et les bureaux d’exportation.

    Lire aussi | Le Financial Times désigne Abdellatif Jouahri meilleur banquier central en Afrique

    Ces modifications apportées par la loi de finances 2024 marquent une étape importante dans la modernisation des procédures douanières au Maroc. En facilitant et en simplifiant les démarches de dédouanement, le gouvernement vise à stimuler le commerce international en favorisant les échanges commerciaux et en attirant les investissements étrangers.

    Cette évolution vers la dématérialisation des procédures douanières est une tendance mondiale, visant à accroître l’efficacité et la transparence des opérations commerciales. En simplifiant les formalités et en réduisant les délais de dédouanement, le Maroc renforce sa compétitivité sur la scène internationale et encourage les entreprises à s’engager davantage dans le commerce international.

    Dans un contexte économique mondial de plus en plus connecté, ces mesures prises par le Maroc pour moderniser ses procédures douanières s’inscrivent dans une dynamique d’ouverture et de facilitation des échanges. Cette évolution contribue à renforcer la confiance des opérateurs économiques nationaux et étrangers, tout en renforçant le positionnement du Maroc en tant que hub commercial régional.

    3 janvier 2024 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Géopolitique

    La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]

    by Hassan Manyani 17 septembre 2023
    written by Hassan Manyani

    Dans cet article, le Financial Times rappelle le rôle clé d’un Maroc prospère et stable dans la sécurité de l’Occident. Il préconise la mise en place d’une stratégie proactive pour traiter les alliés régionaux avec sérieux, en mettant en avant le Sahel comme une région exigeant une attention particulière. Allié de poids, le Maroc est vu comme un partenaire essentiel en matière de renseignement, de lutte contre le terrorisme et de gestion des migrations. L’Europe devrait rattraper le temps perdu et faire un grand pas vers un meilleur rapprochement avec le Royaume.

    Le prestigieux quotidien britannique aborde l’engagement du Maroc à reconstruire après un tremblement de terre dévastateur ayant coûté la vie à près de 3 000 personnes. Un projet ambitieux, estime l’auteur, surtout dans ce pays émergent et symbole de paix et de stabilité dans la région. Le quotidien économique appelle à une stratégie proactive à long terme qui traite les alliés régionaux comme le Maroc avec le même sérieux accordé à l’Ukraine depuis longtemps. La région du Sahel, connue pour sa volatilité, est spécifiquement mentionnée comme un endroit où une telle stratégie est nécessaire.

    Le Sahel, poursuit le journal, a connu des coups d’État successifs et est devenu un terreau propice aux alliances entre groupes criminels organisés, groupes terroristes, trafiquants d’êtres humains, de marchandises et d’aide humanitaire envoyée par l’Occident, ainsi qu’aux insurgés cherchant à démanteler des nations souveraines. Ces facteurs ont également entraîné une migration importante hors de la région.

    Lire aussi | Séisme. SM le Roi donne la priorité au programme d’urgence de relogement des sinistrés

    L’article souligne l’importance de comprendre les complexités de la région, y compris des questions telles que le plan du Maroc pour l’autonomie du Sahara occidental, soutenu par les États-Unis et d’autres alliés internationaux comme solution aux conflits régionaux prolongés. Avant tout, il est nécessaire de montrer que nous comprenons que l’avenir de la région doit être forgé par ceux qui y vivent. « En travaillant plus étroitement, nous apprendrions beaucoup sur les complexités de la région. A titre d’exemple, le plan du Maroc pour l’autonomie du Sahara occidental, soutenu par les États-Unis et d’autres alliés internationaux, nécessite notre attention dans le cadre d’une stratégie réfléchie. Avant tout, nous devons montrer que nous comprenons que l’avenir de la région doit être forgé par ceux qui la vivront », souligne le Financial Times.

    Lire aussi | Edito. Reconstruire sur des bases solides

    Le FT plaide, en conclusion, en faveur d’un changement de perspective, où la sécurité européenne et mondiale est considérée comme interconnectée et où les alliances et les amitiés en Afrique sont perçues comme essentielles pour des intérêts mutuels en matière de sécurité.

    17 septembre 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    OpinionsTremblement de terre

    Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale

    by salim tazi 14 septembre 2023
    written by salim tazi

    Dans cet article l’auteur encourage la poursuite des efforts de reconstruction de la région dévastée par le séisme tout en mettant en avant quatre principes fondamentaux pour guider ce processus : préserver le caractère de la région, accroître la durabilité, améliorer le fondement économique et augmenter la qualité de vie globale. L’auteur insiste sur la nécessité d’une approche holistique pour la régénération de la région tout en préservant son patrimoine culturel à travers la promotion de la durabilité.

    Le poids de la tragédie du séisme d’Al Haouz est insupportable. Même pour ceux d’entre nous qui étaient loin ou qui n’ont peut-être pas subi la perte de membres de leur famille ou contracté de graves blessures. Cela a sans aucun doute un impact beaucoup plus fort sur ceux directement touchés. Nos cœurs, nos pensées et nos prières vont à nos frères et sœurs de la région. Ces événements mettent à l’épreuve leur force et leur foi, et il est crucial que nous continuions à les soutenir.

    A ceux qui ont apporté leur aide, nous vous remercions sincèrement. Veuillez poursuivre vos efforts. A ceux qui n’ont pas encore contribué, comprenez que c’est un processus en plusieurs étapes, et vous aurez de nombreuses occasions de le faire. Maintenons notre rythme et notre engagement jusqu’à ce que chaque survivant et chaque personne touchée puisse retrouver une certaine forme de vie normale. Il est difficile de mettre en mots les défis auxquels chacun d’entre eux est confronté à la probabilité qu’un ou plusieurs décèdent ou soient gravement blessés.

    Lire aussi | Edito. Reconstruire sur des bases solides

    Beaucoup de mes collègues de l’immobilier et mes concitoyens ont discuté des urgences et des besoins immédiats, y compris des commentaires sur la reconstruction, les normes de construction et les stratégies de revitalisation de la région. Le gouvernement a annoncé un plan de reconstruction, et c’est en effet une priorité. Je n’ai aucun doute à ce sujet et je souhaite du succès à tous ceux qui sont impliqués dans la planification et la mise en œuvre. En tant que citoyen préoccupé et quelqu’un qui aime cette région, j’aimerais partager quelques réflexions ou vœux avec les acteurs de la réhabilitation du côté du gouvernement. Bien que je ne sois ni urbaniste ni architecte, mon expérience en tant que promoteur immobilier m’a exposé à divers experts du domaine. Une leçon cruciale que j’ai apprise est que la phase de planification d’un projet de cette nature, au-delà de l’expertise de toutes les disciplines impliquées, nécessite un cahier des charges clair du promoteur. Maintenant que notre gouvernement assume le rôle du promoteur, il doit définir ce cahier des charges.

    Voici les quatre principes fondamentaux que j’espère voir inclus dans ce cahier des charges :

    Vœu n°1 : Préserver le caractère de la région en utilisant ou en revenant aux méthodes de construction traditionnelles, améliorées grâce à de meilleures directives en matière d’ingénierie et de construction.

    Vœu n°2 : Accroître la durabilité, la sécurité et la protection grâce à des exigences concrètes et financées.

    Vœu n°3 : Améliorer le fondement économique, en particulier pour l’agriculture et le tourisme, les principales activités économiques de la région.

    Vœu n°4 : Améliorer la qualité de vie globale et le confort de la population, y compris l’accès aux services et aux commodités.

    Ces directives peuvent sembler contradictoires dans certaines zones, mais elles ne le sont pas. Permettez-moi de développer brièvement chaque vœu :

    Vœu n°1 : Les méthodes de construction traditionnelles, lorsqu’elles sont correctement comprises et appliquées, peuvent être efficaces contre les séismes, les inondations ou les avalanches. Dans certains cas, la planification maîtrisée et les mesures de protection naturelle peuvent renforcer la sécurité des villages. Nous devons veiller à ce que, dans la hâte de la reconstruction, nous préservions le charme unique et l’esthétique de ces régions, qui sont un trésor national.

    Vœu n°2 : Les nouvelles normes de durabilité en matière de construction offrent des opportunités en matière d’énergie durable, de construction à faible impact et de zones de protection qui peuvent également servir à la durabilité et offrir des services et du confort.

    Vœu n°3 : N’oublions pas que le tourisme et l’agriculture sont des sources clés de revenus pour la population locale. Améliorer ces activités économiques profitera à la population, préviendra la migration vers les zones urbaines et créera des opportunités d’emploi.

    Vœu n°4 : La ligne directrice ultime pour la réhabilitation doit être l’amélioration de la vie de la population locale. Cela va au-delà de la construction et englobe le confort, la sécurité, la durabilité et l’accès économique, ainsi que la programmation, les services, l’administration, la technologie, l’éducation, l’accès aux soins de santé et, plus important encore, tous ces éléments de manière économiquement durable. Travailler de manière holistique dans cette région vaste et diversifiée est essentiel. Nous devons nous concentrer sur la planification des nœuds, la planification des villages et des maisons, et tenir compte des défis, notamment juridiques, d’attribution, topographiques, financiers et de déplacement temporaire. Il est essentiel de travailler rapidement mais pas précipitamment, en veillant à ne pas négliger ces principes fondamentaux.

    Lire aussi | Séisme. SM le Roi donne la priorité au programme d’urgence de relogement des sinistrés

    Cette région et ses villages ont été la source de nombreuses images emblématiques et de cartes postales utilisées pour représenter le Maroc pendant des années. Notre espoir est que cette région devienne un repère mondial et une référence en matière de régénération rurale durable.

    14 septembre 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Edition

    « Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre

    by salim tazi 25 août 2023
    written by salim tazi

    Par Mohamed El Khomssi*

    Dans son nouveau livre « Le Temps des Combats » sorti le 22 août et déjà en tête des ventes, l’ex-président français Nicolas Sarkozy consacre un long chapitre au Maroc, qu’il qualifie de « pays frère », mais également à Emmanuel Macron et l’Algérie.

    L’ancien chef d’Etat français a dit tout le bien qu’il pense du royaume dans son dernier opus, paru aux éditions Fayard. Il n’a pas non plus tari d’éloges à l’adresse du Roi Mohammed VI, « un homme de large culture et d’une finesse intellectuelle éblouissante ».

    « Une grande puissance africaine »

    Amoureux du royaume qu’il a visité moult fois, Sarkozy écrit que « le Maroc est un pays frère. C’est un égal de la France qui doit désormais être considéré comme tel. Le royaume est devenu une grande puissance africaine. Ses entrepreneurs, ses intellectuels, ses artistes, ses élites n’ont plus rien à envier aux nôtres ». Pour lui, « des trois nations d’Afrique du Nord, elle est celle qui nous est la plus proche. La seule aussi qui a su digérer pacifiquement notre passé commun sans en éprouver la moindre amertume ou le plus petit ressentiment. La différence avec l’Algérie est saisissante. Il n’y eut pas de guerre entre nos deux pays. Cela compte dans notre histoire commune ».

    « Un grand souverain »

    Peignant à sa façon le portrait du Roi, Sarkozy, qui fut président de la république française de 2007 à 2012, affirme que Mohammed VI « restera dans l’histoire comme l’un des plus grands souverains marocains. Son héritage sera même plus fécond que celui de son père ». Il dit se souvenir « du scepticisme et même de la commisération qui suivit son avènement au plus haut niveau de notre classe dirigeante du milieu des années 1980. Ces propos d’alors paraissent bien dérisoires quand on mesure le chemin qu’il a fait parcourir à son pays ».

    « Un peuple profondément généreux »

    S’attardant sur la particularité du peuple marocain, Nicolas Sarkozy avoue qu’il a toujours ressenti cette proximité avec eux. « C’est un peuple hospitalier et profondément généreux. Même lorsqu’ils ont peu, ils sont toujours prêts à le partager, à ouvrir leur maison, à entamer la discussion, à offrir ce thé brûlant qui est leur boisson nationale ».

    Lire aussi | Mohammed Drissi Melyani : «Le Maroc est attentif aux tendances mondiales en matière d’IA»

    Sur la question de l’identité, l’ancien chef d’Etat français note que « Le Maroc a réussi son entrée dans le monde moderne sans brader son style de vie, ses traditions, son univers si particulier. Ce n’est pas aux Marocains que l’on a besoin d’expliquer l’importance de la sauvegarde d’une identité nationale. N’est sans doute pas né celui qui voudra la leur faire perdre ! La France doit chérir cette relation privilégiée. Elle doit la préserver, car elle ne va pas de soi. Les Marocains sont sensibles parfois jusqu’à la susceptibilité. Il faut y prendre garde, car la moindre maladresse, fût-elle non intentionnelle, peut avoir des conséquences fâcheuses ».

    Mises en garde à Macron

    Conscient et soucieux de la crise qui affecte depuis plus de deux ans les relations entre Paris et Rabat, Sarkozy relève que « le président de la République française doit avoir la sagesse de comprendre cette particularité et en tirer toutes les conséquences en matière protocolaire ».

    Il explique dans ce sens que « Le roi Mohammed VI est un homme de large culture et d’une finesse intellectuelle éblouissante. Combien de fois ai-je été impressionné par sa capacité à anticiper les évènements et à garder le cap de sa vision pour le royaume ? Il sait être un ami à la fidélité de roc. Il montre rarement son agacement ou sa déception, mais il les ressent profondément. Ce n’est pas parce qu’il ne réagit pas à l’offense qu’il ne l’a pas comprise. La relation exige de la constance, du tact, de la fidélité. Elle demande aussi une certaine réserve. Le temps médiatique n’est pas le sien. Il a besoin d’être certain que ses propos ne seront pas exploités ou, pire, déformés par la presse ». Pour l’ex-président français, Macron n’a pas toujours « su trouver les mots ou les gestes que les Marocains attendaient ».

    « Tropisme algérien de Macron »

    Dans une partie consacrée aux relations entre la France, le Maroc et l’Algérie, Sarkozy qualifie l’attitude d’Emmanuel Macron de « tropisme algérien » qui « lui procurera bien des déceptions ». « C’est sans doute un point de désaccord qui existe entre nous. Je ne crois pas qu’il nous faille multiplier les initiatives auprès des dirigeants algériens dont la représentativité à l’intérieur de leur pays est aussi faible que la popularité. Plus nous essaierons de bâtir une amitié « artificielle », plus ils la refuseront. Ils ont besoin d’un adversaire pour détourner l’attention de leur peuple de l’échec patent dans lequel ils ont plongé ce pays magnifique, qui compte parmi les plus riches au monde du fait d’un sous-sol regorgeant de matières premières, spécialement dans le contexte énergétique que nous connaissons », écrit-il sans ambages.

    Lire aussi | Ministère de l’Economie et des Finances. Un nouveau statut en cours

    Ces initiatives, dont Sarkozy dit comprendre les raisons et qui partent d’un bon sentiment, sont à ses yeux « vouées à l’échec ». « En outre, elles risquent de nous détourner du Maroc. Ce dernier est ulcéré de l’attitude de son voisin, qui lui a fermé ses frontières au nez depuis trente-deux ans ! À ce jeu-là, nous risquons de tout perdre. Nous ne gagnerons pas la confiance de l’Algérie et perdrons celle du Maroc. C’est un pari dangereux, de surcroît condamné d’avance ».

    Marocanité du Sahara

    Usant de termes on ne peut plus clairs, Sarkozy souligne dans son ouvrage que « la France devrait maintenant prendre clairement position en faveur de la marocanité du Sahara occidental ». « Cette question est centrale pour les intérêts stratégiques du Maroc. Elle permettrait d’éviter une république sahraouie dont la solidité et la pérennité laissent tous les observateurs informés plus que perplexes. Savoir choisir ses amis, ne pas craindre d’encourir le courroux de ceux qui le sont moins, s’inscrire dans une perspective longue, s’appuyer sur l’histoire commune : telles devraient être les boussoles du président de la République. S’il est un domaine de la diplomatie française qui mériterait d’être revisité et amodié, c’est celui de notre engagement auprès de nos frères marocains », recommande-t-il.

    Lire aussi | Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »

    Consterné de voir « la lente dégradation des relations franco-marocaines depuis une dizaine d’années », Sarkozy estime que « cette situation est d’abord la conséquence de l’entêtement de mes deux successeurs à vouloir à tout prix surjouer et surinvestir la relation avec l’Algérie. Il s’agit d’une erreur stratégique, car le pouvoir algérien, dont la légitimité démocratique est faible, a besoin d’un adversaire pour exister, et celui-ci ne peut être que la France, dont le passé colonial fait une cible facile ».

    *Professeur de maths & d’économie appliquée à la FSJES de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah

    25 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Hydrocarbures

    Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »

    by Hassan Manyani 22 août 2023
    written by Hassan Manyani

    Le secteur marocain des hydrocarbures affiche un potentiel prometteur, mais requiert des investissements continus et substantiels. Après avoir attiré de nombreuses entreprises d’exploration pétrolière au cours des deux dernières décennies, il est désormais crucial d’accentuer les activités de forage, selon les recommandations d’Amina Benkhadra, directrice générale de l’Onhym, citée par L’Economiste dans sa livraison de ce mardi 22 août.

    La DG de l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) a souligné l’importance d’une exploration renforcée pour maximiser les chances de découvertes d’hydrocarbures et pour stimuler d’avantages d’investissements dans ce secteur considéré comme « capitalistique, risqué et très compétitif ».

    Les incitations fiscales de la loi sur les hydrocarbures, modifiée en mars 2000, en conjonction avec les efforts promotionnels de l’Onhym, ont contribué à atténuer les contraintes liées à ce secteur. Néanmoins, les bassins sédimentaires marocains demeurent largement inexploités.

    Lire aussi | Stress hydrique mondial : 25 pays fortement touchés

    Selon Benkhadra, chaque puits foré représente une opportunité de découverte, soulignant ainsi l’importance d’intensifier les activités de forage pour optimiser les opportunités de trouver des réserves d’hydrocarbures et pour attirer davantage d’investissements dans l’industrie pétrolière.

    Au cours des années 2009 à 2022, le Maroc a vu la réalisation de 12 puits d’exploration en offshore et de 70 puits en onshore, couvrant diverses régions du pays. Malgré les annonces de découvertes de gaz naturel ces dernières années, les bassins marocains restent largement à explorer. Les efforts d’exploration de l’ONHYM et de ses partenaires ont permis des découvertes modestes de gaz dans les bassins d’Essaouira, du Gharb-Prérif et de Tendrara. Cependant, d’autres bassins comme Missour, Doukkala, Tadla, Zag et Boudenib montrent des signes encourageants, bien que le manque de forages d’exploration ait jusqu’à présent limité la découverte de réserves significatives, d’après Benkhadra.

    Lire aussi | Prime d’appui à l’emploi : mise en œuvre opérationnelle

    En matière d’investissements, entre 2013 et 2022, l’Onhym et ses partenaires ont consacré environ 18,62 milliards de DH à l’exploration des hydrocarbures, avec plus de 97 % supportés par les partenaires. Les initiatives de forage et d’exploration ont également récemment conduit à la découverte de gaz offshore au large de Larache, dans le cadre du permis Lixus, en partenariat avec la société anglaise Chariot Oil & Gas.

    22 août 2023 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Nation

    Sa Majesté le Roi accomplit la prière de l’Aïd Al-Fitr à Rabat

    by Challenge avec MAP 20 mars 2026
    written by Challenge avec MAP

    Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a accompli, vendredi, la prière de l’Aïd Al-Fitr béni à la mosquée « Ahl Fès » au Mechouar à Rabat, et reçu les vœux en cette heureuse occasion.

    En provenance du Palais Royal de Rabat, le Cortège Royal s’est dirigé vers la mosquée « Ahl Fès », au milieu des vivats et des acclamations des citoyens venus exprimer leurs meilleurs vœux à SM le Roi, Amir Al-Mouminine, et partager avec le Souverain la joie de cette heureuse fête qui couronne le mois sacré de Ramadan. A Son arrivée à la mosquée, SM le Roi a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs.

    Après la prière de l’Aïd, l’Imam a prononcé un prêche dans lequel il a souligné que les croyants ont baigné, tout au long du mois sacré de Ramadan, dans un climat de piété, de spiritualité, de recueillement et de bénédictions divines, ajoutant qu’il s’agit d’un moment inégalé de vie spirituelle et de purification des âmes et des corps avec d’immenses promesses de récompenses et de rétributions du Tout-Puissant.

    Il s’agit, selon l’Imam, d’un moment de piété et de foi qui résulte des différents actes de culte, conformément à la Parole Divine : « Les pieux seront dans des Jardins et [parmi] des sources, recevant ce que leur Seigneur leur aura donné. Car ils ont été auparavant des bienfaisants: ils dormaient peu, la nuit, et aux dernières heures de la nuit ils imploraient le pardon [d’Allah] ».

    Ce mois sacré a été marqué par l’organisation, sous la présidence d’Amir Al-Mouminine, d’une veillée religieuse à l’occasion de Laylat Al-Qadr bénie, cette nuit singulière, qui meilleure que mille mois, marque la révélation des premiers versets du Saint Coran au prophète Sidna Mohammed, Prière et Salut soient sur Lui, a rappelé l’Imam.

    Il a, en outre, affirmé que le jour de l’Aïd est un moment de joie et de bonheur pour les fidèles qui rendent grâce à Dieu pour les bienfaits dont le Très-Haut les a gratifiés, et L’implorent pour agréer leur jeûne, ainsi que leurs prières, actes de piété et bonnes œuvres, accomplis durant le mois sacré du Ramadan.

    L’Imam a conclu en implorant le Tout-Puissant de préserver SM le Roi, Amir Al-Mouminine, de couronner de succès Ses actions pour le bien de Son peuple fidèle et de Le combler en les personnes de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de l’ensemble des membres de l’Illustre Famille Royale. Il a également élevé des prières pour le repos de l’âme des regrettés Souverains, feu SM le Roi Mohammed V et feu SM le Roi Hassan II.

    SM le Roi a été, par la suite, salué par les chefs des missions diplomatiques des pays islamiques accréditées au Maroc qui ont présenté leurs félicitations et leurs voeux au Souverain.

    Sa Majesté le Roi, Amir Al-Mouminine, a, ensuite, regagné le Palais Royal au milieu des acclamations des nombreux citoyens venus souhaiter, en ce jour béni, longue vie au Souverain et réitérer leur indéfectible attachement au Glorieux Trône Alaouite et à l’Auguste Personne de Sa Majesté le Roi. En même temps, des coups de canon retentissaient à l’occasion de ce jour de fête.

    Au Palais Royal, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine a reçu les vœux de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid.

    Le Souverain a ensuite reçu les vœux du Chef du gouvernement, des présidents des deux Chambres du Parlement, du Président-délégué du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, Premier Président de la Cour de Cassation, du Président du Ministère Public, Procureur général du Roi près la Cour de Cassation, des présidents des instances constitutionnelles, et de plusieurs hautes personnalités civiles et militaires.

    20 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Scanner

    Paper Mill investit plus de 200 MDH dans une unité de green oil à Kénitra

    by Rachid Boutaleb 20 mars 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Le groupe saoudien Paper Mill poursuit ses investissements au Maroc. En effet, le groupe, qui avait pris pied dans notre pays en 2024 pour y implanter une unité de fabrication de papiers recyclés à Atlantic Free Zone à Kénitra, s’apprête à lancer une nouvelle activité d’économie circulaire à travers sa filiale Al Massira Paper Mill Company.

    Cette fois-ci, c’est dans la commune territoriale d’Ameur Seflia, au nord-est de Kénitra, que le groupe compte établir une unité de transformation par pyrolyse de déchets plastiques en carburant, une technique déjà lancée au Maroc depuis 2022 par certains acteurs comme l’opérateur local Clean-Seas, qui dispose d’une unité industrielle à Agadir, ou encore l’émirati Masdar Energy, qui a lancé une initiative similaire dans la région de Rabat.

    Lire aussi | Sopharma lance la construction de son unité industrielle pharmaceutique

    Après les 500 millions de DH en cours d’investissement à Atlantic Free Zone pour y développer une capacité annuelle de production de 120.000 tonnes par an, le groupe Paper Mill devra porter ses investissements au Maroc à plus de 750 millions de DH avec une deuxième unité dotée d’une technologie et d’équipements de dernier cri.

    Rappelons que la première expérience au Maroc de production de biocarburant remonte à 2008 avec le lancement par Kilimanjaro Environnement d’une activité de collecte et de valorisation des huiles alimentaires usagées pour les transformer. Toutefois, avec une technologie moins efficiente que la pyrolyse et des problèmes majeurs d’approvisionnement, cette PME fondée par Youssef Chaqor a connu des déboires à répétition.

    20 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Energie

    Sommet mondial sur l’énergie nucléaire: les enjeux d’une industrie d’avenir au Maroc

    by Ismail Saraoui 19 mars 2026
    written by Ismail Saraoui

    À l’heure où le débat sur l’énergie nucléaire continue de polariser l’opinion publique en Europe, le Maroc semble, lui, envisager cette technologie comme une alternative énergétique stratégique. Lors du récent sommet mondial sur l’énergie nucléaire, le Royaume a, ainsi, mis sur la table ses ambitions dans ce domaine, dans un contexte marqué par la transition énergétique, la souveraineté énergétique et la nécessité de sécuriser des sources d’électricité décarbonées.

    Alors que la transition énergétique s’impose comme l’un des grands défis stratégiques du XXIᵉ siècle, l’énergie nucléaire revient progressivement au cœur du débat mondial. Longtemps mise à l’écart dans plusieurs pays occidentaux à la suite de catastrophes majeures comme Fukushima, cette technologie est aujourd’hui réévaluée dans un contexte marqué par la hausse de la demande énergétique, la nécessité de réduire les émissions de carbone et les tensions géopolitiques sur les marchés des hydrocarbures. Dans ce cadre, le nucléaire apparaît pour certains États comme une solution capable de produire une électricité abondante, stable et décarbonée.

    C’est dans cet esprit que s’est tenu à Paris, le 10 mars 2026, le deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire, organisé avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ce rendez-vous a rassemblé dirigeants politiques, experts et industriels autour d’une question centrale : le nucléaire peut-il redevenir un pilier de la sécurité énergétique mondiale ? Les discussions ont notamment porté sur la nécessité d’augmenter les investissements dans cette filière et sur la perspective de tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050 afin de répondre aux besoins énergétiques croissants tout en limitant les émissions de CO₂.

    Lire aussi | Nucléaire civil : quelles ambitions pour le Maroc

    Dans ce contexte global, plusieurs pays émergents ont exprimé leur intérêt pour cette technologie. Parmi eux, le Maroc s’est distingué en affichant une volonté d’explorer progressivement l’option nucléaire civile dans sa stratégie énergétique. Représenté lors du sommet par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le Royaume a souligné l’importance d’intégrer à terme cette technologie dans son mix énergétique afin de renforcer sa souveraineté énergétique et soutenir ses ambitions industrielles.  Pour Rabat, la question du nucléaire ne se limite pas à la production d’électricité. Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’avenir énergétique du pays, notamment dans les domaines du dessalement de l’eau de mer, de la production d’hydrogène vert et du développement de la médecine nucléaire.

    « Le Maroc accorde une attention particulière aux petits réacteurs modulaires (PRM) du fait de leurs nombreux avantages – notamment leur adaptabilité, qui facilite l’intégration », avait déclaré, en septembre de l’année dernière, Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, dans une déclaration adressée au forum scientifique de l’AIEA.

    Un objectif de 52% avant 2030

    Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a indiqué lors du sommet que cette option s’inscrit dans la continuité de la stratégie énergétique lancée en 2009. Elle est fondée sur la diversification du mix, le développement des énergies renouvelables et la sécurité énergétique. « À fin 2025, les énergies renouvelables représentent plus de 46 % des capacités installées de notre système électrique, et nous atteindrons 52 % avant 2030 », a-t-il déclaré dans son discours relayé par la presse locale.

    Lire aussi | Le Maroc se prépare au nucléaire civil: utile pour le dessalement de l’eau de mer et la production d’énergie électrique [Par Charaf Louhmadi]

    Pour le Chef du Gouvernement, le nucléaire civil pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour le pays, notamment dans la production d’hydrogène vert, le dessalement de l’eau de mer ou encore la médecine nucléaire.  Depuis le lancement de sa stratégie énergétique en 2009, le Maroc a engagé une transformation profonde de son mix énergétique. Le pays s’est notamment imposé comme un leader africain dans le développement des énergies renouvelables, avec des projets emblématiques dans le solaire et l’éolien. Cependant, malgré ces avancées, la question de la sécurité énergétique reste centrale. « Dans un mix électrique il y’à ce qu’on appelle l’électricité de base produite au Maroc avec le charbon, et l’électricité variable produite généralement par ́les renouvelables.

    Si le Maroc a décidé de sortir du charbon en 2040, la décision doit être prise entre le gaz et le nucléaire pour produire cette électricité de base. Est-ce que le report du projet FSRU et gazoducs qui allait produire cette électricité de base peut être interprété comme un futur choix possible du nucléaire, c’est très possible, dans la mesure où il n’y’a pas une troisième solution, pour produire en base. Le nucléaire c’est un grand investissement au départ, mais le coût du kWh reste fixe pendant des dizaines d’années.

    La production au gaz est moins coûteuse au départ, mais le prix du kWh peut connaître de très fortes variations, n’oublions pas que le prix de revient du kWh gaz est passé de 0.7 à 4.55 Dh/kWh en 2022 selon le conseil de la concurrence. Les fluctuations du coût du kWh produit au gaz peuvent poser de grands problèmes à la production électrique, contrairement au nucléaire ou le combustible a de fortes chances d’être marocain, avec l’extraction de l’uranium des phosphates, estimé à 6.9 Millions de tonnes, avec une teneur entre 100 et 200 ppm. Par valorisation de ses phosphates, le Maroc peut disposer de plusieurs milliers d’années d’énergie électrique grâce au nucléaire », nous confie l’expert en énergie Said Guemara.

    Une solution pour l’eau ?

    Avec la rareté de la ressource hydrique qui a touché le pays depuis des années, dans de nombreuses grandes villes, la seule solution pour éviter de transporter sur de longues distances l’eau provenant des sources naturelles est d’avoir recours au dessalement de l’eau de mer. Pendant les dix dernières années, la capacité de dessalement a augmenté de 18% par an et il est presque certain que ce taux de croissance sera beaucoup plus élevé au cours des prochaines années.

    Lire aussi | L’option nucléaire proposée par la France pour décarboner l’économie marocaine est-elle vraiment viable?

    Alors même si la technologie du dessalement est une alternative au stress hydrique, la question du cout de l’énergie est un défi. Et aujourd’hui la source d’énergie nucléaire semble être une alternative. Notons que l’Agence internationale de l’énergie atomique étudie les possibilités du dessalement nucléaire depuis les années 1960. Plusieurs États Membres de l’Agence se sont intéressés au dessalement nucléaire. C’est aujourd’hui le cas du Maroc qui semble voir dans ce procédé une piste intéressante pour le développement de son écosystème de stations de dessalement. Le protocole d’accord entre l’entreprise marocaine Water and Energy Solutions et Rosatom dans le domaine du dessalement est un fait éloquent qui étaye les ambitions du Maroc dans ce chantier.

    Contacté par Challenge, l’expert en énergie Amine Bennouna, demeure dubitatif:  » La production du Maroc c’est près de 40 000 GWh, et on a plus de 80% qui sont occupés par des opérateurs privés qui ont des contrats jusqu’après 2045. Qu’est-ce qu’on fait de ces opérateurs ? Ensuite, il y a un problème technique au-delà des questions de bonne volonté. Et il faut dire que le nucléaire ne donne pas de souveraineté énergétique ». Et d’ajouter: « Aujourd’hui lorsqu’ on écoute le discours de la France sur la solution du nucléaire, on voit juste la logique de vente et de construction de centrale nucléaire ».

    De son côté, l’expert en durabilité, Omar Beniacha nous confirme que « le Maroc à des ambitions dans le domaine du nucléaire énergétique ». Cependant pour lui cette technologie a des coûts énormes. « Ceci étant il faut reconnaître que l’énergie nucléaire est un bon moyen pour réduire le coût du dessalement et avoir évidemment un dessalement propre ».

    Projet central: quelle approche ?

    Dans les projets de développement d’infrastructure nucléaire civile, l’AIEA préconise l’approche par étape.  Il s’agit d’une méthode globale et progressive visant à aider les pays qui envisagent ou planifient d’acquérir leur première centrale nucléaire. L’expérience suggère qu’il s’écoule environ 10 à 15 ans entre l’examen initial de l’option nucléaire par un pays et l’exploitation de sa première centrale nucléaire. L’objectif est d’aider les États membres à comprendre les engagements et les obligations associés au développement d’un programme électronucléaire. Les pays qui disposent déjà de l’énergie nucléaire peuvent évaluer leur état de préparation à une expansion.

    Lire aussi I Mme Benali: les énergies vertes représentent 46% de la capacité nationale

    L’approche par étapes divise les activités nécessaires à la mise en place de l’infrastructure d’un programme électronucléaire en trois phases progressives de développement, la durée de chacune dépendant du degré d’engagement et des ressources mises en œuvre dans le pays. L’achèvement de chaque phase est marqué par un « jalon » spécifique au cours duquel les progrès peuvent être évalués et une décision peut être prise quant à l’état de préparation pour passer à la phase suivante.

    Les trois phases du développement de l’infrastructure nécessaire au soutien d’un programme électronucléaire sont les suivantes :

    Phase 1: Considérations avant de prendre la décision de lancer un programme électronucléaire ; une étude de préfaisabilité aidera un pays à établir une position nationale forte et à répondre à la question clé : pourquoi le nucléaire ? Ce processus commence au début de la phase 1, après que l’énergie nucléaire soit incluse comme option dans la stratégie énergétique.

    Phase 2: Travaux préparatoires à la passation des marchés et à la construction d’une centrale nucléaire après prise d’une décision politique ; au cours de cette phase, les organisations clés ainsi que les cadres juridiques et réglementaires sont établis.

    Phase 3: Les activités visant à contracter, autoriser et construire la première centrale nucléaire sont entreprises.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Religion

    Aïd Al Fitr célébré vendredi au Maroc

    by Challenge avec MAP 19 mars 2026
    written by Challenge avec MAP

    Aïd Al Fitr 1447 de l’Hégire sera célébré vendredi 20 mars 2026 dans le Royaume, a annoncé jeudi soir le ministère des Habous et des Affaires islamiques.

    Dans un communiqué, le ministère précise avoir procédé à l’observation, après la prière d’Al Maghrib, jeudi 29 Ramadan 1447 de l’Hégire correspondant au 19 mars 2026, et a confirmé l’observation du croissant lunaire. Ainsi, le premier jour de Chaoual 1447 H, Aïd Al Fitr, sera vendredi 20 mars 2026, précise le ministère.

    Puisse Dieu en ce mois béni et à l’occasion de l’Aïd Al Fitr combler de Ses faveurs Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L’assiste, et renouveler pareille occasion pour SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, SAR le Prince Moulay Rachid et l’ensemble des membres de l’illustre Famille Royale et pour le peuple marocain et l’ensemble de la Oumma islamique dans le progrès et la prospérité, conclut le communiqué.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Spécial 8 mars 2026

    Majda BRABIJE, Directrice générale de Metalearning Hub, experte en développement des compétences cognitives et exécutives

    by Saad Waddy 19 mars 2026
    written by Saad Waddy

    Au carrefour de la recherche académique et de l’innovation pédagogique, Majda Brabije consacre son parcours au développement des compétences cognitives et exécutives. Directrice générale de Metalearning Hub, elle œuvre à promouvoir une approche scientifique de la performance intellectuelle dans un monde où la capacité à apprendre, décider et s’adapter rapidement devient un avantage stratégique. Son parcours repose sur une conviction forte : l’apprentissage n’est jamais terminé, il accompagne toute trajectoire personnelle et professionnelle.

    Son itinéraire académique reflète cette exigence. « Je suis un pur produit de l’école marocaine », explique-t-elle, ayant effectué l’ensemble de son parcours, du primaire jusqu’au doctorat, au sein du système éducatif national. Après un baccalauréat en sciences économiques obtenu au lycée Mohammed V, où elle figure parmi les premières de sa promotion, elle choisit de poursuivre ses études à l’université. Un choix qui surprend certains à l’époque, mais qui correspond à une ambition claire: enseigner un jour à l’université.

    Elle poursuit son parcours avec détermination et obtient une bourse d’excellence pour intégrer un Master en finance, alors considéré comme un parcours d’excellence. Elle rejoint ensuite le monde professionnel tout en continuant à se former. Fidèle à cette exigence intellectuelle, elle reprend ses études en 2014 afin de préparer un doctorat en sciences de gestion à l’Université Hassan II. Mais pour elle, le doctorat ne représente pas une finalité. «Il a marqué le début d’une nouvelle étape : celle de l’apprentissage continu », affirme-t-elle. Depuis, formations et certifications se succèdent, guidées par une conviction qu’elle résume simplement : « celui qui cesse d’apprendre cesse de vivre ».

    Cette philosophie irrigue aujourd’hui son engagement dans le domaine de la performance cognitive et de l’éducation. Dans un environnement marqué par l’accélération technologique et la multiplication des informations, elle estime que la capacité à apprendre en permanence est devenue une compétence essentielle.

    Son regard sur la place de la femme marocaine est à la fois lucide et confiant. Elle constate que « la femme marocaine est aujourd’hui présente dans presque tous les domaines de la vie sociale, économique, académique et politique ». Cette évolution traduit un mouvement réel d’émancipation et de reconnaissance des compétences. Toutefois, cette progression reste fragile. « Beaucoup de femmes doivent composer avec des attentes sociales fortes et une organisation de la vie familiale qui repose encore largement sur elles », observe-t-elle.

    Malgré ces défis, elle souligne la capacité remarquable des femmes marocaines à progresser et à s’imposer par la compétence, le travail et la persévérance. Elles contribuent activement à la transformation de la société, tant sur le plan économique que dans la transmission des valeurs et de l’éducation. Pour elle, l’enjeu n’est plus seulement la présence des femmes dans les différents espaces de la société, mais la création de conditions permettant à chacune d’exprimer pleinement son potentiel. « Une société progresse réellement lorsque les talents de toutes ses composantes peuvent s’exprimer pleinement », insiste-t-elle.

    L’année 2026 s’annonce particulièrement structurante. Metalearning Hub travaille actuellement sur un partenariat avec des équipes collaborant avec la Marine américaine afin d’adapter au monde de l’entreprise des protocoles avancés d’entraînement cognitif conçus pour des environnements à très haute exigence décisionnelle. L’objectif est de renforcer des compétences clés telles que l’attention, la rapidité de traitement de l’information, l’agilité cognitive et la prise de décision sous pression.

    Parallèlement, son équipe finalise le dépôt d’un modèle d’entraînement cognitif « Made in Morocco » dédié à l’optimisation des compétences cognitives et exécutives. « À l’ère de la guerre cognitive, la santé et la performance de notre cerveau constituent notre premier bouclier », souligne-t-elle. Avec l’Association Marocaine des Sports du Cerveau, elle prépare également plusieurs actions de sensibilisation autour de la santé cognitive, afin d’encourager chacun à reprendre le contrôle de son attention dans un environnement marqué par la surcharge informationnelle et l’intelligence artificielle.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Spécial 8 mars 2026

    Zineb Bouayad, Directrice générale de Next House Group

    by Challenge 19 mars 2026
    written by Challenge

    À 40 ans, Zineb Bouayad s’impose comme l’une des figures du leadership féminin marocain qui conjuguent excellence académique, rigueur financière et vision stratégique. Forte de 17 années d’expérience, elle a occupé des fonctions stratégiques au sein de grandes institutions de renom, développant une expertise reconnue dans la structuration financière, la gouvernance et la transformation des organisations. Son parcours reflète une trajectoire construite avec méthode, où chaque étape vient renforcer une vision globale de la performance et de la création de valeur durable.

    Diplômée de l’Université Paris Dauphine (Master 2 Finance – Gestion d’Actifs), elle débute sa carrière à Paris chez PricewaterhouseCoopers, où elle accompagne de grands acteurs immobiliers européens en audit et en conseil. Cette première expérience au sein d’un cabinet international de référence lui permet de se confronter aux standards les plus exigeants en matière d’analyse financière, de contrôle et de gouvernance. Elle y développe une compréhension approfondie des mécanismes de structuration des actifs, tout en consolidant une approche rigoureuse de l’évaluation des risques et de la performance.

    Elle poursuit ensuite son parcours dans la gestion d’actifs, renforçant son expertise dans l’analyse stratégique et le pilotage d’investissements. Mais au-delà de la trajectoire internationale, elle fait le choix de revenir au Maroc, animée par la volonté de contribuer à la structuration et à la professionnalisation d’un secteur clé de l’économie nationale. Ce retour s’inscrit dans une dynamique de transmission et d’engagement, avec l’ambition de mettre au service du marché marocain les compétences acquises dans des environnements internationaux exigeants.

    Aujourd’hui, elle ouvre un nouveau chapitre en prenant la direction générale de Next House Group. Sa feuille de route est claire : renforcer la gouvernance, structurer une croissance durable et accompagner la transformation du groupe dans un marché immobilier en pleine mutation. Dans un contexte marqué par l’évolution des attentes des investisseurs, la transformation des modèles de financement et l’exigence accrue de transparence, sa mission consiste à consolider les fondamentaux du groupe tout en préparant les prochaines étapes de son développement.

    Cette nomination traduit un choix stratégique fort : celui d’un leadership orienté performance, modernisation des processus et création de valeur pérenne. À la tête de Next House Group, Zineb Bouayad entend inscrire l’entreprise dans une dynamique de structuration et d’innovation, tout en renforçant son positionnement dans un secteur où la qualité de la gouvernance et la solidité financière deviennent des facteurs déterminants.

    Sur la place de la femme marocaine dans les sphères décisionnelles, Zineb Bouayad observe une dynamique désormais irréversible. Elle constate que la présence féminine dans les postes de responsabilité progresse de manière constante, portée par des compétences de plus en plus reconnues dans les domaines économiques, financiers et entrepreneuriaux.

    « Les femmes marocaines ont démontré leur compétence et leur capacité à diriger. Le défi aujourd’hui est d’ancrer durablement leur présence dans les instances de décision et d’en faire une norme, et non une exception. »

    À travers son parcours, Zineb Bouayad incarne cette évolution. Dans des univers historiquement marqués par une forte présence masculine, elle impose une légitimité fondée sur l’expertise, la rigueur et la performance. Une trajectoire qui illustre l’émergence d’un leadership féminin marocain confiant, structuré et pleinement engagé dans la transformation économique du pays.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Spécial 8 mars 2026

    Badia Bitar, CEO palais El Miria et Présidente AFEM Marrakech-Safi

    by Challenge 19 mars 2026
    written by Challenge

    À  Marrakech, son sourire est aussi connu que son engagement. Badia Bitar, CEO du Palais El Miria et présidente de l’Association des Femmes Chefs d’Entreprises (section Marrakech-Safi), incarne une génération de femmes leaders pour qui l’entrepreneuriat rime avec responsabilité et transmission.

    Titulaire d’un baccalauréat scientifique, elle poursuit d’abord des études en laboratoire de biologie à l’Université. Animée par une volonté affirmée de s’ouvrir au monde de l’entrepreneuriat et de consolider ses compétences en développement et en gestion d’entreprises, elle choisit ensuite de poursuivre sa formation en France, où elle obtient un diplôme en entrepreneuriat et management à l’École de Delme.

    De retour au Maroc, elle entame sa carrière au laboratoire de la Faculté des Sciences Semlalia à Marrakech. Elle y exerce d’abord comme assistante aux travaux pratiques avant de devenir enseignante de TP en biologie. Une première expérience académique qui lui permet de forger rigueur, méthode et sens de la discipline, des qualités qui marqueront la suite de son parcours professionnel.

    En 1986, elle amorce un tournant audacieux en se lançant dans la haute couture. Pendant vingt ans, elle gère un atelier, développant un savoir-faire artisanal et une connaissance fine du marché. L’engagement familial, valeur cardinale chez elle, la conduit ensuite à rejoindre son frère pour contribuer à la transformation du laboratoire Ircos Maroc en entreprise dermo-cosmétologique. En 2005, elle crée sa propre marque, avant de lancer une société spécialisée dans le packaging de produits cosmétiques, consolidant ainsi son ancrage industriel.

    Attachée à sa ville natale, elle investit également le secteur touristique. En 2013, elle fonde une entreprise hôtelière qui met en valeur le patrimoine artisanal et culturel de Marrakech. Cette initiative lui vaut le Prix TripAdvisor 2015, consacrant la qualité de son établissement et son sens du détail.

    Son engagement dépasse cependant la sphère économique. Militante convaincue pour l’égalité des genres et l’autonomisation des jeunes, elle accède en 2017 à la présidence de l’Association régionale Marrakech-Safi, puis devient première vice-présidente de la CGEM Marrakech-Safi. Elle est également vice-présidente de la Fédération des entreprises de l’artisanat (FEA) et vice-présidente nationale de l’AFEM chargée des régions.

    Pour Badia Bitar, la place de la femme marocaine n’est plus une projection mais une réalité en construction, portée par les réformes engagées sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette dynamique crée de la valeur, génère de l’emploi et participe au développement économique et social du pays. Mais le défi demeure celui des mentalités : accès équitable au financement, reconnaissance pleine et entière des compétences. « La femme marocaine ne demande pas un privilège, elle demande les moyens d’exprimer pleinement son potentiel », affirme-t-elle, convaincue qu’aucun développement n’est durable sans inclusion.

    Son actualité reflète son engagement : concret et résolument tourné vers l’avenir. Avec l’AFEM Marrakech-Safi, elle porte un projet phare qui lui tient particulièrement à cœur : la création de deux incubateurs en partenariat avec les institutions publiques, le Centre régional d’investissement et l’INDH. Le premier est destiné aux petites entreprises, aux coopératives et aux femmes exerçant de petits métiers en quête d’indépendance. Le second se concentre sur les porteuses de projets et les startups innovantes. Le foncier nécessaire à la réalisation de ces incubateurs est déjà mobilisé, marquant une étape décisive dans le soutien à l’entrepreneuriat féminin et à l’innovation dans la région.

    Entre industrie, tourisme et action associative, Badia Bitar trace un parcours pluriel, bientôt consigné dans un ouvrage autobiographique intitulé « Laissez-moi vous dire… ». Un récit annoncé comme un retour sincère sur ses ambitions, ses obstacles et les convictions qui ont fait d’elle une figure inspirante du leadership féminin marocain.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Sport

    Ouahbi dévoile sa première liste, plusieurs nouveaux venus

    by Challenge avec MAP 19 mars 2026
    written by Challenge avec MAP

    Le sélectionneur national Mohamed Ouahbi a convoqué, jeudi, 28 joueurs afin de prendre part aux prochains matchs amicaux des Lions de l’Atlas, prévus fin mars contre l’Équateur et le Paraguay.

    Cette liste, annoncée lors d’une conférence de presse au Complexe Mohammed VI de football, est marquée notamment par la présence de plusieurs nouveaux venus, à l’image de Redouane Halhal, sociétaire du KV Malines, Issa Diop, défenseur de Fulham, Samir El Mourabet, milieu de Strasbourg, et Mohamed Rabie Hrimat, capitaine de l’AS FAR, ainsi que les champions du monde U20 Ismaël Baouf, Yassir Zabiri et Yassine Gessime.

    Les Lions de l’Atlas disputeront deux matchs amicaux, respectivement face à l’Équateur, à Madrid, et au Paraguay, à Lens, les 27 et 31 mars, dans le cadre de leurs préparatifs pour la Coupe du Monde 2026. Le Maroc évoluera dans le groupe C, aux côtés du Brésil, de l’Écosse et d’Haïti.

    Lire aussi I Lions de l’Atlas: Walid Regragui fait ses adieux, Mohamed Ouahbi à la barre

    Voici la liste des joueurs convoqués :

    – Gardiens de but : El Mehdi Benabid, Yassine Bounou et El Mehdi Al Harrar.

    – Défenseurs : Achraf Hakimi, Zakaria El Ouahdi, Issa Diop, Ismaël Baouf, Abdelhamid Aït Boudlal, Redouane Halhal, Chadi Riad, Souffian El Karouani, Anass Salah-Eddine et Noussair Mazraoui.

    – Milieux de terrain : Azzedine Ounahi, Ismaël Saibari, Bilal El Khannouss, Samir El Mourabet, Neil El Aynaoui, Oussama Targhalline et Mohamed Rabie Hrimate.

    – Attaquants : Brahim Díaz, Yassine Gessime, Ayoub El Kaabi, Yassir Zabiri, Soufiane Rahimi, Abdessamad Ezzalzouli, Chemsdine Talbi et Amine Adli.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    DécideursInterview

    Najib Cherfaoui : «Dorénavant, le littoral atlantique du Maroc s’impose comme un pivot optimal pour la collecte, le groupage et la distribution des marchandises»

    by Wafaa Mellouk 19 mars 2026
    written by Wafaa Mellouk

    Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz provoquent une nouvelle flambée des prix du pétrole et bousculent les routes maritimes mondiales, le Maroc observe ces bouleversements avec vigilance mais aussi avec certains atouts. Pour l’expert maritime et portuaire Najib Cherfaoui, l’impact immédiat se traduira surtout par un renchérissement temporaire de la facture énergétique et du fret maritime, sans remettre en cause la sécurité d’approvisionnement du Royaume grâce à la diversification de ses sources.

    La reconfiguration des flux maritimes vers la route du cap de Bonne-Espérance pourrait par ailleurs renforcer le rôle stratégique du littoral atlantique marocain dans les échanges internationaux. Entre pressions inflationnistes limitées, capacités logistiques à mobiliser et repositionnement potentiel du système portuaire national, cette crise révèle à la fois les vulnérabilités et les opportunités qui se dessinent pour l’économie marocaine et son positionnement maritime. Explications. 

    Challenge : Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part majeure du pétrole mondial, se retrouve aujourd’hui bloqué et le prix du baril dépasse les 100 dollars. Quelles seraient les conséquences immédiates pour une économie importatrice d’énergie comme le Maroc ?

    Najib Cherfaoui : En 2025, l’ensemble des hydrocarbures importés par voie maritime représente 13,4 millions de tonnes, ainsi que le gazole, le butane, le fioul lourd et le kérosène. Pour mémoire, le gaz naturel liquéfié (GNL) transite par voie terrestre, partiellement sous-marine, via l’ancien gazoduc inversé, soit 1,5 million de m³ de GNL liquide. Par rapport à son programme de développement, le Maroc n’aura aucun problème de ravitaillement, car les approvisionnements ont été judicieusement diversifiés et placés dans les hubs de proximité situés en mer du Nord et en Méditerranée. À noter également la provenance/origine russe.

    Lire aussi | Comment le Maroc peut impacter le transport maritime mondial

    À l’inverse, en raison du choc pétrolier du 1er mars 2026, la facture énergétique atteindra momentanément un pic analogue à celui de 2022. À partir de juin 2026, modulo les prévisions basées sur certains indicateurs géo-pétroliers, les cours du baril amorceront un reflux progressif pour se stabiliser à nouveau autour d’un niveau comparable à celui de décembre 2025. Au final, après l’actuelle contrariété et grâce à sa légendaire résilience, l’économie du Maroc retrouvera un rythme dynamique, maîtrisé et équilibré.

    Challenge : Le contournement des routes maritimes par le cap de Bonne-Espérance est souvent évoqué comme alternative. Cette reconfiguration pourrait-elle entraîner un report du trafic maritime vers les ports marocains, notamment Tanger Med ou les ports de la façade atlantique ?

    N.C : En ce mois de mars 2026, les lignes Est-Ouest ont basculé en mode Nord-Sud. Ainsi, la totalité du trafic conteneurisé de cette région transite aujourd’hui par le cap de Bonne-Espérance. De ce fait, le système portuaire de l’Afrique de l’Ouest est au centre des échanges mondiaux. Il en est de même pour le trafic des vracs solides et liquides, confirmant ainsi que cette route satisfait pleinement au référentiel des exigences du shipping au long cours. En conséquence, la frange côtière qui s’étend de Casablanca à Dakhla voit passer plus de la moitié de la flotte de commerce mondiale.

    Dorénavant, le littoral atlantique du Maroc s’impose comme un pivot optimal pour la collecte, le groupage et la distribution des marchandises. Le dipôle Casablanca/Dakhla occupe une place exceptionnelle, offrant les meilleures connexions à ce type de trafic. Concrètement, les opérateurs ont bien compris l’intérêt d’élever ces deux places portuaires au rang de ressources maritimes pour l’éclatement des conteneurs, y compris le roulage. Il est aussi grand temps de repenser le rôle historique du pôle pétrolier de Mohammedia : l’idée serait d’en faire un relais régional dédié aux hydrocarbures.

    Lire aussi | Détroit d’Ormuz: la clause de non-assurabilité au cœur du risque maritime !

    En ce qui concerne Tanger Med, il est admis aujourd’hui que ce complexe à répétition est saturé (capacité absolue plafonnée à 11 millions de boîtes EVP). S’ils m’avaient écouté, c’est-à-dire s’ils avaient opté pour un port évolutif, Tanger Med aurait pu prétendre traiter en 2026 au moins vingt millions de boîtes par transbordement, ce qui l’aurait placé au 9è rang mondial, devant Los Angeles, Hong Kong ou bien encore Rotterdam. Par rapport à ce dernier point, il convient dorénavant de travailler selon le critère d’évolutivité : c’est l’unique manière de compresser le temps et de réparer l’avenir.

    Challenge : Les infrastructures portuaires marocaines disposent-elles de la capacité logistique nécessaire pour absorber une hausse significative du trafic maritime si les routes commerciales se réorganisent autour de l’Afrique ?

    N.C : La pression présente s’exerce sur les ports de Casablanca et Agadir, avec une option future marquée en direction de Dakhla Atlantique. Cela dit, il y a deux points à considérer. Premier point : grâce à ses valeureux freight forwarders, le Maroc dispose largement des moyens humains pour gérer en flux tendus toute hausse de trafic maritime. Deuxième point : le port de Casablanca dispose actuellement de quatre terminaux à conteneurs, totalisant une capacité de 3,3 millions de conteneurs équivalent vingt pieds, que j’ai tenu à calculer personnellement, de manière opposable à des tiers. Tout d’abord, initialement dédié aux navires mixtes, le môle Tarik entre en service en 1968 pour être totalement converti en 1986 en terminal à conteneurs (soit 14 hectares / 300 000 EVP).

    Ensuite, la première phase du terminal Est débute en 1997 ; l’extension est achevée en 2002 (au total 19 hectares / 1 million EVP). Le môle intermédiaire (ex-môle des agrumes) est converti en terminal à conteneurs à partir de 2007 (21 hectares / 1 million EVP sous la condition de sept portiques de quai). Les travaux d’extension en terminal à conteneurs du demi-môle adossé au quai des phosphates (TC3) sont achevés en 2016 (11,5 hectares / 1 million EVP sous la condition des 30 ha récupérés par remblaiement du front de darse arrière).

    Challenge :La hausse des coûts du transport maritime et des primes d’assurance pourrait-elle entraîner une augmentation des tarifs du fret et, par ricochet, alimenter l’inflation au Maroc ?

    N.C : Le 1er mars 2026, les tarifs du fret ont subi une augmentation brutale liée aux tensions du Moyen-Orient. Dix jours plus tard, le parcours Chine/Maroc se traite à Shanghai/Ningbo à raison de 2 900 dollars (resp. 4 500 dollars) pour un conteneur de 20» (resp. 40»), sans parler du spectre de la «Emergency War Risk Surcharge». Cela dit, sur la place maritime de Shenzhen, le même trajet se négocie à des conditions très avantageuses : un conteneur de 20 pieds (resp. 40») est à 1 900 dollars (resp. 2 800 dollars), incluant 21 jours de planche, c’est-à-dire trois semaines en mode «hors-surestaries». En ce qui concerne la deuxième partie de votre question, la corrélation «tarifs du fret/inflation» est parfaitement illustrée par la période post-Covid. Avec l’arrivée des vaccins (décembre 2020), les restrictions sont progressivement levées, entraînant une reprise très forte de la reconstitution des stocks épuisés par le confinement.

    Lire aussi | Conflit en Iran: jusqu’où peuvent aller les prix du pétrole ?

    En raison de l’insuffisance de l’offre de conteneurs, les coûts du fret maritime sont multipliés par quatre. Ainsi, le transport Chine/Maroc d’un 40» se négociait à 20 000 dollars US contre 1 500 dollars avant le Covid (2019). Des deux côtés de l’Atlantique, l’inflation dépasse 10 % à partir du printemps 2021. Les banques centrales réussissent à brider la tendance haussière en coordonnant onze augmentations successives des taux d’intérêt pour la Fed et dix pour la BCE. Aujourd’hui (2026), on est loin de ce scénario : il n’y a pas lieu de s’inquiéter et l’inflation liée au transport demeurera dans une fourchette tout à fait ordinaire. Pour fixer les idées, disons qu’en temps normal, une augmentation de 15 % des taux de fret entraîne une hausse d’environ 0,1 % de l’inflation sous-jacente après un an.

    Challenge : Au-delà des risques économiques, cette crise peut-elle paradoxalement représenter une opportunité pour renforcer le positionnement stratégique du Maroc comme hub logistique entre l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique ?

    N.C : Vous avez cité deux notions : «opportunité» et «positionnement». En fait, il ne s’agit pas d’une opportunité à saisir par le Maroc ; c’est plutôt le commerce maritime mondial qui a la chance de saisir l’opportunité Maroc. Pour ce qui est du positionnement international, ce n’est pas le Maroc qui se positionne, c’est le monde qui a positionné le Maroc. Ainsi, après les événements de la mer Rouge (janvier 2024), l’ensemble des armateurs globaux ont identifié le Maroc comme une ressource maritime à l’échelle planétaire. Autrement dit, chaque opérateur veut une place au Maroc, qui dispose par ailleurs du seul corridor nord pour accéder à l’Afrique de l’Ouest par voie de mer, vital à la nouvelle route de la soie «One Belt, One Road», initiée par la Chine en 2013. D’ailleurs, les conditions très avantageuses proposées actuellement par la place de Shenzhen entrent précisément dans le cadre de cette ouverture.

    Son parcours 
    Cherfaoui Najib est ingénieur et mathématicien, spécialiste reconnu de l’ingénierie portuaire. Enseignant-chercheur à l’École Hassania des Travaux Publics (EHTP), il a contribué à faire rayonner à l’international l’expertise marocaine dans ce domaine. Au début des années 2000, il publie plusieurs ouvrages de référence consacrés au monde maritime et portuaire, parmi lesquels Maroc & Sciences de la mer, Législation portuaire Monde & Maroc, Monographie intégrale des ports du Maroc et Système portuaire du Maroc de 1260 à 2060.
    En 2015, avec le concours de la communauté des lauréats de l’EHTP, il réalise une vaste encyclopédie de la flotte marocaine couvrant la période 1886-2023, retraçant l’histoire de chaque navire battant pavillon marocain. Ses travaux académiques incluent également des recherches avancées en analyse complexe, notamment en dimension infinie, publiées à l’Académie des sciences de Paris.
    Il est également reconnu pour avoir marqué l’enseignement de l’ingénierie portuaire à l’EHTP par une approche pédagogique originale, centrée sur l’analyse critique des erreurs techniques, une méthode qui a inspiré plusieurs programmes de formation à l’international.

    Son actu  
    La fermeture du détroit d’Ormuz, l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde pour le transport d’hydrocarbures, provoque de fortes tensions sur les marchés énergétiques et logistiques internationaux. Par cette voie transitent habituellement environ 20 % du pétrole consommé dans le monde, ce qui en fait un point névralgique du commerce énergétique mondial. La crise actuelle a déjà conduit plusieurs compagnies maritimes et énergétiques à suspendre ou détourner certaines routes commerciales, privilégiant des itinéraires alternatifs plus longs, notamment via le cap de Bonne-Espérance. Cette reconfiguration des flux maritimes entraîne une hausse des coûts de transport et des primes d’assurance, alimentant la flambée des prix du pétrole et accentuant les risques d’inflation ainsi que les perturbations des chaînes logistiques à l’échelle mondiale.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Architecture

    Un cabinet britannique sélectionné pour le futur terminal de l’aéroport de Casablanca

    by Jamal Chibli 19 mars 2026
    written by Jamal Chibli

    Au terme d’un concours international, le cabinet d’architecture britannique RSHP a été sélectionné pour le nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, qui aura une capacité initiale de 20 millions de passagers par an.

    Le futur terminal en forme de H permettra à l’aéroport de faire face à l’augmentation du trafic aérien et soutiendra les projets de développement de Royal Air Maroc, en accueillant simultanément jusqu’à 45 avions stationnés au contact, offrant un embarquement et un débarquement, plus fluides pour les passagers.

     Ce projet s’inscrit dans la stratégie « Aéroport 2030 » de l’Office national des aéroports (ONDA), dont l’ambition est de hisser les infrastructures marocaines dans ce domaine au plus haut niveau de performance, d’efficacité et de connectivité internationale.

    Lire aussi | Le duo SGTM/TGCC remporte le marché du nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V

    « L’aéroport sera une célébration de la lumière, de la chaleur et de l’échelle humaine, oscillant entre de grands espaces centraux et des oasis intimes et apaisantes, offrant une expérience mémorable à tous les voyageurs », Ivan Harbour, directeur de la conception à RSHP, cité par le média spécialisé architectsjournal.co.uk.

    Caractérisé par « les ondulations amples du toit [évoquant] les vagues et le mouvement de l’Atlantique », le concept gagnant exploite un système modulaire destiné à faciliter une construction rapide par composants, d’après les explications de RSHP, qui travaille en collaboration avec ALA Concept et EGIS.

    La conception s’inspire de la rencontre des vagues de l’Atlantique avec la terre, incarnant l’esprit et la culture de la métropole casablancaise. Le terminal comprendra trois niveaux principaux et sera desservi par le réseau ferroviaire à grande vitesse marocain (LGV), reliant Kénitra à Marrakech.

    Lire aussi | Le pari de l’avenir: avions modernes et aéroports performants

    « Ce sera un bâtiment ultramoderne et responsable qui interprétera et mettra en valeur le paysage environnant pour créer un seuil élégant entre Casablanca et le reste du monde », renchérit Ivan Harbour.

    La construction du nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V est confiée au groupement marocain SGTM-TGCC, pour un montant de 12,8 milliards de dirhams (MMDH). Le délai de réalisation est de 40 mois pour une livraison à la mi 2029, dans le cadre des préparatifs de la Coupe du Monde de la FIFA 2030.

    Lire aussi | CAN-2025: l’ONDA digitalise le parcours passager à Casablanca

    Le nouveau terminal, d’une superficie de 600.000 m², est conçu pour accueillir 20 millions de passagers par an dans une première phase, avec une capacité extensible à 30 millions. Il incarne une prouesse à la fois architecturale, fonctionnelle et opérationnelle, intégrant des standards élevés en matière de design, de fluidité des parcours passagers, de performance environnementale et de gestion intelligente des flux.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Scanner

    L’espagnol INDAS liquide sa filiale marocaine

    by Rachid Boutaleb 19 mars 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Quelques mois après le départ du Maroc de l’espagnol Grupo Mecanica Del Vuelo Sistemas, qui a fermé sa filiale casablancaise onze ans après y avoir lancé ses activités, un autre groupe ibérique vient de mettre fin à ses activités marocaines. Cette fois-ci, il s’agit du fabricant de couches et produits d’hygiènes INDAS qui a décidé de jeter définitivement l’éponge après avoir traversé des difficultés à répétition.

    En effet, le groupe racheté en 2013 par l’américain Domtar a préféré tourner définitivement la page de son aventure marocaine entamée en 1995 par la mise en place d’une unité industrielle à Ain Sebaa au nord de Casablanca, avant que les vicissitudes d’un marché marocain devenu de plus en plus concurrentiel ne l’intime à y réduire ses opérations à une activité purement commerciale au lendemain des premières pertes massives essuyées en 2013.  

    Lire aussi | Sopharma lance la construction de son unité industrielle pharmaceutique

    Aussi, avec la liquidation définitive d’Indas Maroc (sa première filiale implantée en Afrique), le groupe basé à Madrid parachève le repli industriel de ses opérations mondiales sur son site de production historique à Tolède. Un repli qui a été accompagné d’un repositionnement sur les produits d’hygiène et d’incontinence pour adultes (qui représentent désormais 90% de sa production globale contre à peine 5% pour les bébés).

    Malgré la liquidation d’Indas Maroc, les produits d’Indas tels Indasec continueront d’être écoulés sur le territoire marocain à travers des distributeurs locaux comme Locamed.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Finance

    SGTM: une progression exponentielle en 2025

    by Challenge 19 mars 2026
    written by Challenge

    Le Résultat Net Part du Groupe (RNPG) de la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) s’est établi à 1,34 milliard de dirhams (MMDH) en 2025, en hausse de 127,6% par rapport à l’année précédente.

    Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 15,16 MMDH au titre de l’année 2025, soit une amélioration de 36,6% en un an, indique la SGTM dans un communiqué sur ses indicateurs annuels.

    Cette performance reflète l’intensification de l’activité des différents métiers du Groupe, portée par la montée en puissance simultanée de plusieurs grands chantiers nationaux, dans un contexte de dynamisme soutenu du secteur du BTP au Maroc.

    Lire aussi | L’introduction en bourse de SGTM pulvérise tous les records

    S’agissant de l’EBITDA, il a connu une augmentation de 31,7% au cours de l’année 2025, passant à 2,48 MMDH, tandis que le résultat d’exploitation est passé à 1,95 MMDH en 2025, en hausse de 38,3%.

    Pour ce qui est des perspectives, le Groupe SGTM annonce aborder l’exercice 2026 avec des fondamentaux solides et une visibilité étendue sur l’ensemble de ses segments d’activité, grâce à un carnet de commandes de 35,1 MMDH et d’une structure financière renforcée.

    Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée Générale des Actionnaires la distribution d’un dividende unitaire de 12 dirhams par action, au titre de l’exercice 2025.

    Lire aussi | SGTM: Interview croisée avec deux générations au service d’un Maroc qui avance

    En décembre dernier, le groupe de la famille Kabbaj a fait une entrée fracassante à la Bourse de Casablanca. L’IPO (Initial Public Offering), évaluée à plus de 5 milliards de dirhams, a été sursouscrite 34 fois par plus de 171.000 souscripteurs, soit un taux de satisfaction de 2,94%.

    « Cette opération enregistre un record historique. Elle dépasse le cadre d’un simple succès financier pour s’inscrire comme un acte citoyen majeur et un signal fort de confiance envoyé à l’ensemble de l’écosystème », avait, alors, souligné le directeur général adjoint de la place casablancaise, Mohamed Saad.

    19 mars 2026 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Newer Posts
    Older Posts

    Disponible en kiosque

    • 13 mars 2026

      Challenge N°1006• Du 13 au 26 mars 2026

    loader
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

    Suivez-nous

    Facebook Twitter Linkedin Youtube Whatsapp

    Postes récents

    • Sa Majesté le Roi accomplit la prière de l’Aïd Al-Fitr à Rabat

      20 mars 2026
    • Paper Mill investit plus de 200 MDH dans une unité de green oil à Kénitra

      20 mars 2026
    • Sommet mondial sur l’énergie nucléaire: les enjeux d’une industrie d’avenir au Maroc

      19 mars 2026
    • Aïd Al Fitr célébré vendredi au Maroc

      19 mars 2026
    • Majda BRABIJE, Directrice générale de Metalearning Hub, experte en développement des compétences cognitives et exécutives

      19 mars 2026
    Abonnez-vous
      • L'équipe de challenge
      • Publicité
      • Abonnement
      • Contactez-nous
      • Bilan 2024
      • Plan du site
      • Économie
      • Entreprise
      • Décideurs
      • Automobile
      • Éducation et Enseignement
      • Marocains du monde
      • Archives
    • 58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
    • +212 5 22 54 81 53 à 57
    • +212 5 22 30 97 07
    • contact@newpublicity.ma

    Nos autres sites

    vh.ma

    lallafatema.ma

    mfm.ma

    mfmsport.ma

    attahadi.ma

    Tous droits réservés Challenge 2025

    Facebook Twitter Youtube Linkedin Whatsapp
    Challenge.ma
    • Home