Après plusieurs exercices soutenus par des performances exceptionnelles des activités de marché, les banques cotées marocaines devraient entrer dans une phase de normalisation en 2026. C’est la principale conclusion de la dernière note d’Attijari Global Research (AGR), qui revoit à la baisse ses prévisions de croissance à court terme tout en maintenant une vision positive sur les perspectives du secteur à moyen terme.
Selon AGR, le ralentissement attendu ne traduit pas une dégradation des fondamentaux bancaires, mais plutôt la fin d’un cycle marqué par des revenus de trading particulièrement élevés en 2024 et 2025. Le bureau de recherche prévoit désormais une progression du produit net bancaire (PNB) agrégé limitée à 1,1 % en 2026, contre une estimation précédente de 4,8 %, tandis que la croissance des bénéfices des banques cotées est attendue à 3,5 %.
Cette révision s’explique principalement par le recul anticipé des revenus issus des activités de marché, dans un contexte de normalisation des conditions financières et d’une base de comparaison particulièrement élevée. Les premiers mois de 2026 confirment déjà cette tendance, avec un repli des revenus de trading observé dans plusieurs établissements de la place.
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Malgré cette phase de transition, AGR reste confiant quant aux perspectives structurelles du secteur bancaire marocain. Les analystes estiment que les moteurs traditionnels de croissance reprendront progressivement le relais, notamment grâce à l’accélération de la distribution de crédits, à l’amélioration du coût du risque et à la montée en puissance des investissements publics liés aux grands projets d’infrastructures, à la préparation de la Coupe du monde 2030 et aux stratégies nationales de développement.
Dans ce contexte, les banques devraient retrouver une dynamique plus soutenue à partir de 2027, portée davantage par leurs métiers historiques — financement de l’économie, collecte de dépôts et services financiers — que par les revenus de marché. Cette évolution traduit un retour à un modèle de croissance jugé plus équilibré et plus durable. Pour les investisseurs, cette année 2026 apparaît ainsi comme une période d’ajustement plutôt qu’un retournement de tendance.
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Si les performances financières devraient être moins spectaculaires qu’au cours des exercices précédents, les fondamentaux du secteur demeurent solides, soutenus par les perspectives macroéconomiques du Royaume et par les importants besoins de financement de l’économie marocaine.