Lors du Pharma Media Day 2026, qui s’est tenu à Berlin le 1er avril dernier, Bayer a dévoilé une feuille de route ambitieuse pour sa division Pharmaceuticals, centrée sur la science et les priorités business. Le groupe entend s’appuyer sur un portefeuille renforcé et un programme de développement prometteur afin de renouer avec une trajectoire de croissance dès 2027. Objectif : viser une marge opérationnelle proche de 30 % à l’horizon 2030.
«Grâce à une focalisation constante sur nos priorités stratégiques et à une rigueur scientifique sans compromis, nous constatons aujourd’hui les effets positifs de notre stratégie de transformation», a déclaré Stefan Oelrich, Président de la division Pharmaceuticals. Et d’ajouter : «portés par le portefeuille pharmaceutique le plus solide de notre histoire, un pipeline multimodal et un modèle opérationnel de plus en plus soutenu par l’intelligence artificielle, nous sommes en bonne voie pour renouer avec une croissance à un chiffre médian dès 2027, et pour porter notre marge vers 30 % à partir de 2028, avec un objectif à l’horizon 2030».
En 2025, Bayer a franchi une étape décisive avec cinq premières approbations, dont trois nouveaux traitements et deux extensions d’indication, ainsi que six résultats positifs en phase III. «La stratégie rigoureuse que nous avons engagée pour redynamiser notre pipeline à travers des actifs innovants et différenciants commence à produire pleinement ses effets», a expliqué Christian Rommel, responsable mondial de la R&D. Il a précisé que plusieurs étapes clés en 2026 devraient confirmer la pertinence de cette approche, notamment en médecine de précision, en thérapies cellulaires et géniques régénératives, ainsi qu’en imagerie moléculaire.
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La stratégie repose sur cinq axes thérapeutiques majeurs : la prévention secondaire de l’AVC, l’amylose à transthyrétine (ATTR‑CM), la prise en charge de la maladie rénale chronique et de l’insuffisance cardiaque, le cancer de la prostate métastatique hormonosensible (mHSPC) et la gestion des symptômes de la ménopause. «Notre ambition est d’être toujours parmi les meilleurs, si ce n’est les meilleurs, dans chaque domaine, car les patients ne peuvent se contenter de moins», a affirmé Christine Roth, Executive Vice President, en soulignant que les choix structurants et la responsabilisation des équipes accélèrent l’innovation et se traduisent par des avancées concrètes.
Dans le domaine de l’oncologie, l’entreprise explore une thérapie innovante basée sur les émetteurs alpha (TAT) pour le cancer de la prostate métastatique avancé résistant à la castration. «Les petites molécules sont des thérapies à fort impact, grâce à leur accessibilité, leur prévisibilité et leur capacité de déploiement à grande échelle», a déclaré Aleksandra Rizo, PDG de Vividion Therapeutics. Le groupe développe également un inhibiteur de l’hélicase Werner (WRN) pour les tumeurs MSI‑high, un inhibiteur du canal potassique GIRK4 en cardiologie, ainsi qu’un inhibiteur de tyrosine kinase (TKI) pour le cancer du poumon non à petites cellules avec mutation HER2.
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En médecine génique et cellulaire, la multinationale allemande s’appuie sur ses filiales AskBio et BlueRock Therapeutics. «En associant la plateforme intégrée de vecteurs viraux adéno associés (AAV) d’AskBio aux capacités mondiales de Bayer, nous œuvrons à la conception de traitements susceptibles de transformer la vie des patients», a souligné Gustavo Pesquin, CEO d’AskBio. BlueRock, de son côté, avance sur des thérapies cellulaires régénératives pour la maladie de Parkinson et certaines pathologies rétiniennes. «Pour les maladies caractérisées par une perte cellulaire irréversible, la médecine régénérative ouvre une voie radicalement nouvelle», a rappelé Seth Ettenberg, PDG de BlueRock Therapeutics.
Enfin, Bayer accélère l’innovation en imagerie médicale. «Chez Bayer, nous portons cette dynamique d’innovation, qu’il s’agisse d’agents de contraste à faible dose, de workflows plus intelligents et connectés ou encore de nouvelles approches moléculaires», a expliqué le Dr Konstanze Diefenbach, Head of Radiology R&D. L’intelligence artificielle est également au cœur de la stratégie. «Notre ambition est qu’en exploitant l’intelligence artificielle, nous puissions parvenir à accroître de 40 % la productivité de notre R&D d’ici 2030», a indiqué Sai Jasti, SVP et Head of Data Science & Artificial Intelligence.
À travers ces initiatives, l’entreprise confirme que l’innovation scientifique, la médecine de précision, l’imagerie médicale et l’intégration de l’IA sont les piliers de sa stratégie, avec pour ambition de transformer durablement la prise en charge des patients et de consolider sa position mondiale.