Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Alertes
Argent et jetons de présence. Les étrangers résidents peuvent désormais les transférer sans tracas
Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés
Marchandises litigieuses. Ce qui change dans la procédure de transaction
Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique
La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]
Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale
« Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre
Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »
Mondial 2026: les sélections africaines face au piège fiscal américain
Listes électorales: dernier délai pour les nouvelles demandes d’inscription
Renault Maroc dévoile la sixième génération de la Clio [Vidéo]
Agenz lève 5 millions $ pour accélérer la digitalisation du marché immobilier marocain
Le vrai coût de l’électricité au Maroc [Par Fatima Zahra Bouzoubaa*]
Le Crédit Agricole du Maroc se met à l’heure de la Coupe du Monde
Rabat: célébration du 250e anniversaire de l’indépendance américaine
Mégarama Maroc retransmet la Coupe du Monde 2026 sur grand écran
Shelter Afrique à Rabat: comment le Maroc est devenu un modèle de financement du logement dans le continent
Geely casse sa tirelire pour un showroom à Aïn Diab
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
  • +212 5 22 54 81 53 à 57
  • +212 5 22 30 97 07
  • contact@newpublicity.ma
  • Société

    Une magistrate marocaine à la tête de l’Association internationale des femmes juges

    by Challenge avec MAP 12 avril 2025
    written by Challenge avec MAP

    La juge marocaine Mina Skrati, a été élue, samedi 12 avril au Cap (1.470 km de Pretoria), présidente de l’Association internationale des femmes juges (AIFJ), à l’occasion de la tenue de la 17ème Conférence biennale de l’organisation.

    Cette consécration a couronné le parcours distingué de Mme Skrati, juge au Tribunal administratif de Casablanca, devenant ainsi la première femme juge arabe à occuper ce poste.

    Mme Skrati, présidente de l’Union des femmes juges du Maroc, a indiqué à la MAP que cette élection est une reconnaissance de son expérience judiciaire, de sa présence active dans les événements internationaux et de ses initiatives visant à consolider l’égalité et à renforcer l’indépendance de la Justice.

    Lire aussi | 15% des entreprises marocaines (seulement) sont dirigées par des femmes

    C’est une reconnaissance internationale de l’efficacité du modèle marocain en matière de soutien à la présence des femmes dans le système judiciaire et de renforcement de leur représentation aux postes de décision aux niveaux national et international, s’est-elle enorgueillie.

    D’autre part, les délégués de la Conférence ont également renouvelé leur confiance en la juge marocaine Salima Al-Ruhi, juge au Tribunal de Commerce de Casablanca et Secrétaire Générale de l’Union des femmes juges du Maroc, avec sa réélection en tant que Directrice régionale pour la zone Europe et Moyen-Orient au sein de l’Association.

    Lire aussi | Intrepid Travel célèbre l’autonomisation des femmes dans le tourisme au Maroc

    La 17ème Conférence biennale de l’AIFJ s’est tenue, du 9 au 12 avril, sous le thème «Résilience : les femmes au leadership pour mettre fin aux violences sexistes et au féminicide». Elle a réuni environ 900 juges, magistrats, professionnels du droit et décideurs politiques du monde entier.

    12 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Marché boursier

    La Bourse de Casablanca n’a pas échappé au déluge des tarifs douaniers

    by Challenge avec MAP 12 avril 2025
    written by Challenge avec MAP

    A l’instar des places financières à travers le monde, qui subissent de plein fouet la guerre tarifaire déclenchée par Donald Trump, la Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 07 au 11 avril 2025 sur une note négative, son indice principal, le MASI, abandonnant 6,74% à 16.070,49 points (pts).

    Le MASI.20, qui reflète la performance des cours des 20 entreprises les plus liquides, a diminué de 7,01% à 1.304,86 pts et le MASI.ESG, indice des entreprises qui recueillent la meilleure notation ESG, telle que publié par Moody’s ESG Solutions, a baissé de 6,31% à 1.107,12 pts.

    Lire aussi | Droits de douane: panique sur les marchés, Trump inflexible

    Le MASI Mid and Small Cap, indice thématique qui calcule la performance des cours des petites et moyennes entreprises cotées à la Bourse de Casablanca, a cédé 5,88% à 1.615,43 pts. Sur le plan sectoriel, l’indice « Électricité » a été la lanterne rouge du MASI, avec une perte de 13,09%, suivi de « Participation et promotion immobilières » (-12,91%) et « Bâtiment et matériaux de construction » (-8,97%).  De son côté, la « Santé » a été l’unique secteur à achever la semaine dans le vert, enregistrant un gain de 2,4%.

    Les échanges ont avoisiné 4,18 milliards de dirhams (MMDH), réalisés principalement sur le marché central « Action » et dominés par les transactions sur Attijariwafa Bank (13,79%), Sodep-Marsa Maroc (11,93%) et TGCC (9,02%). La capitalisation boursière s’est élevée, quant à elle, à plus de 837 MMDH.

    Lire aussi | Droits de douane de Trump : l’onde de choc continue de parcourir la planète

    Aux valeurs individuelles, BMCI (-14,86% à 470 DH), Wafa Assurance (-14,49% à 4.096 DH), S2M (-14,09% à 420 DH), Alliances (-14,07% à 458 DH) et Fenie Brossette (-13,72 à 232,95 DH) ont accusé les plus fortes baisses.

    À l’opposé, Sanlam Maroc (+21,02% à 2.142 DH), Microdata (+3,14% à 820 DH), Akdital (+2,4% à 1.280 DH) et SMI (+1,9% à 2.248 DH) ont été les seules valeurs à évoluer dans le vert.

    12 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Automobile

    MINI Cooper Cabriolet : le retour d’une icône à Oxford

    by David Jérémie 12 avril 2025
    written by David Jérémie

    À l’usine MINI Plant Oxford, un site emblématique de l’industrie automobile, la MINI Cooper Cabriolet a fait un retour remarqué sur les chaînes de montage. Un modèle iconique qui s’est inscrit dans une nouvelle ère de production, où l’innovation technologique côtoie le respect des traditions. 

    Située à 90 km au nord-ouest de Londres, dans la ville d’Oxford, au cœur du comté de l’Oxfordshire, l’usine MINI Plant Oxford occupe une place centrale dans l’histoire de la marque. Cette plateforme a récemment relancé la production de la MINI Cooper Cabriolet, une découvrable iconique qui a rejoint sur place les MINI Cooper 3 portes et 5 portes. Comme l’a évoqué à l’époque Stefan Richmann, Directeur de MINI, «nous avons été ravis de relancer la production de la MINI Cabriolet à Oxford, le foyer de MINI. Unique dans sa catégorie, ce modèle offre un plaisir de conduite inégalé, associé à une liberté absolue et à des émotions intenses. Son design iconique, allié à des technologies modernes, en fait une expérience de conduite en plein air incomparable».

    Lire aussi | MINI Cooper Cabriolet : un concentré de dynamisme à ciel ouvert

    Concrètement, la MINI Cooper Cabriolet résulte d’une collaboration entre trois sites industriels britanniques de la firme à l’hélice. En effet, les pièces de carrosserie sont conçues et assemblées au BMW Group Plant de Swindon dans le Wiltshire. Les moteurs à quatre cylindres, quant à eux, sont fabriqués au BMW Group Plant de Hams Hall, situé dans le North Warwickshire. Enfin, tous ces composants sont réunis à l’usine d’Oxford, où s’effectuent la production de la carrosserie, la peinture et l’assemblage final.

    Il faut dire que depuis la relance de la marque en 2001, la MINI Cabriolet est devenue un incontournable de la gamme. Produite entre 2004 et 2008 à Oxford, la première génération, a marqué les esprits avec son style rétro et ses arches chromées derrière les sièges arrière. Environ 160 000 véhicules ont été fabriqués à cette époque. Introduite en 2009, la deuxième génération a conservé l’iconique coffre à ouverture vers le bas tout en modernisant son design. Jusqu’en 2015, 165 000 exemplaires ont été produits à Oxford.

    Lire aussi | Range Rover : l’hybride rechargeable en vedette

    Pour la troisième génération, la production a été transférée temporairement chez VDL Nedcar aux Pays-Bas, afin de libérer de l’espace pour la MINI Clubman à Oxford. Plus de 150 000 unités ont été construites à Nedcar avant que la production ne cesse en 2023, ouvrant la voie au retour du modèle dans son berceau d’origine.

    Oxford, carrefour de l’automobile et de l’histoire

    Figurant parmi les plus anciennes usines automobiles au monde, l’usine MINI d’Oxford est en production continue depuis 1913. Elle continue de jouer un rôle de premier plan dans l’industrie automobile britannique, représentant une contribution significative à la production nationale. En 2023, elle avait assuré plus de 20 % de la production automobile totale au Royaume-Uni, un chiffre qui témoigne de son importance stratégique.

    Depuis lors, MINI Plant Oxford n’a cessé d’évoluer, adoptant des solutions de production de pointe et renforçant son engagement envers la durabilité. L’usine a intégré des technologies avancées pour optimiser son efficacité énergétique, tout en augmentant sa capacité à produire des modèles à mobilité propre. Le site est également au cœur de la vision d’avenir de la marque, combinant, selon BMW Group, tradition et innovation pour répondre aux défis de l’industrie automobile moderne.

    Questions chiffres, cette plateforme affiche une capacité de production annuelle estimée à environ 200 000 véhicules à moyen terme. Elle peut également compter sur la flexibilité de ses installations, puisqu’elle permet aujourd’hui l’assemblage de véhicules thermiques et électriques sur une même chaîne de production. Sans compter qu’un investissement ambitieux de plus de 700 millions d’euros, injectés par BMW Group, a été annoncé pour transformer l’usine en un site entièrement dédié à la production de voitures électriques d’ici 2030. Cette transition vers l’électrique s’accompagne de l’arrivée de nouveaux modèles, dont les MINI Cooper et MINI Aceman électriques, pour lesquels la production débutera courant 2026.

    Lire aussi | Voitures neuves au Maroc : un premier trimestre marqué par une hausse de 35 % des ventes

    Alec Issigonis : le génie derrière la légendaire MINI
    Figure emblématique de l’industrie automobile, Alec Issigonis est né en 1906 à Smyrne, aujourd’hui Izmir en Turquie, dans une famille d’origine grecque. Après le décès de son père, il émigra en Angleterre avec sa mère, où son intérêt pour la mécanique prit forme. Malgré des difficultés en mathématiques, son talent en dessin et sa passion pour l’ingénierie le conduisirent à étudier à Battersea Polytechnic, posant ainsi les bases de sa future carrière.
    Issigonis débuta chez Morris Motors, où il laissa déjà sa marque en concevant la Morris Minor, un modèle largement plébiscité à l’époque. Cependant, c’est en 1956 qu’il entama son œuvre la plus marquante : la conception de la MINI. Ce projet, né en réponse à la crise pétrolière à l’époque, incarnait une véritable révolution avec son moteur transversal et son utilisation ingénieuse de l’espace. Compact, efficace et abordable, l’engin devint un succès mondial, voire une icône planétaire. Au final, le génie d’Issigonis ne passa pas inaperçu. Anobli en 1969 pour ses contributions à l’industrie automobile, il laissa une empreinte indélébile sur le design automobile. Décédé en 1988, il a laissé en héritage la MINI, un symbole d’innovation et de créativité qui continue d’inspirer et de séduire des générations de conducteurs.

    John Cooper Works : entre passion et performance
    John Cooper Works (JCW) est une marque emblématique de l’industrie automobile, synonyme de performance et d’innovation. Fondée par Michael Cooper, fils de John Cooper, célèbre constructeur de voitures de course, JCW constitue aujourd’hui la branche sportive de MINI, produisant des véhicules et accessoires dédiés à la compétition et au plaisir de conduire. Apparu pour la première fois à l’arrière d’une Mini en 1961, le nom Cooper est depuis associé à la marque MINI, incarnant plus de cinq décennies de succès et de passion automobile. Avant cela, la Cooper Car Company avait marqué l’histoire en devenant le premier constructeur britannique à remporter le championnat des constructeurs de Formule 1, deux années consécutives. Les voitures Cooper-Climax, véritables bijoux de performance, avaient permis à Jack Brabham de décrocher le titre de champion en 1959 et 1960.
    Après le décès de Charles Cooper en 1964, son fils John vendit l’entreprise pour se concentrer sur la Mini Cooper. Ce modèle devint rapidement un champion des rallyes, s’imposant au célèbre Rallye Monte-Carlo en 1964, 1965 et 1967.
    L’histoire de la Mini est également marquée par un moment audacieux : peu après le lancement du modèle en 1959, John Cooper conçut une version modifiée qu’il engagea dans une course sur le circuit de Monza face à une Aston Martin DB4. Pilotée par Roy Salvadori, la petite Mini surprit tous les spectateurs en battant l’Aston Martin avec une avance impressionnante d’une heure ! Toujours est-il que depuis son acquisition par BMW en 2007, la marque JCW a continué à évoluer pour répondre aux attentes des amateurs de sensations fortes. 

    Charlie Cooper, gardien de la tradition Cooper
    Petit-fils de John Cooper, Charlie Cooper incarne la continuité de cet héritage familial. Bien qu’il ne soit pas directement impliqué dans la conception automobile, il a su perpétuer l’esprit de la marque en participant à des événements et en représentant l’héritage Cooper. Il va sans dire, que son rôle est essentiel pour maintenir le lien entre l’histoire de la famille Cooper et l’évolution moderne de MINI et de JCW. Ensemble, John Cooper Works et l’héritage familial Cooper continuent de susciter l’intérêt des passionnés d’automobile, en alliant tradition et innovation pour offrir aux conducteurs de réelles sensations fortes au volant. 

    12 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Événement

    L’UM6P et le MIT Sandbox, au service des talents de demain

    by Challenge 12 avril 2025
    written by Challenge

    La troisième édition du Showcase UM6P Explorer Innovation, qui s’est tenue le 10 avril courant sur le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique, UM6P à Benguerir, a connu un vif succès. Cet événement marquait également les cinq ans de collaboration entre l’UM6P et le MIT Sandbox Innovation Fund.

    Il a réuni étudiants, chercheurs, mentors et investisseurs, a offert une plateforme d’échange unique autour de l’innovation. Quinze équipes ont présenté leurs projets devant des acteurs clés, couvrant des domaines variés tels que les technologies numériques, l’énergie durable et le développement économique. A cette occasion, Dr. Jinane Abounadi, Directrice exécutive du MIT Sandbox Innovation Fund, a salué la collaboration entre le MIT et l’UM6P, qui soutient depuis cinq ans des initiatives étudiantes prometteuses. Pour sa part, Dr. Marwan Hassoun, Directeur des Partenariats de l’UM6P, a souligné l’importance d’intégrer l’entrepreneuriat dans le modèle académique de l’université, qualifiant le programme Explorer de véritable catalyseur d’innovation.

    Lire aussi | Maroc Telecom et Zoho s’allient pour accélérer la transformation digitale des entreprises au Maroc

    Les 44 stands ont permis aux visiteurs de découvrir prototypes et idées développés par les étudiants. Yassine Laghzaoui, CEO de UM6P Ventures, a insisté sur l’impact du programme dans la formation d’une nouvelle génération d’innovateurs, préparés à relever les défis de demain. Toujours est-il que cet événement illustre la stratégie globale de l’UM6P qui entend renforcer les synergies entre formation, recherche et entrepreneuriat, confirmant son engagement dans l’écosystème de l’innovation, dans le Royaume et au-delà.

    12 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Industrie

    Comment l’OCP se prépare pour « la bataille des engrais »

    by Jamal Chibli 12 avril 2025
    written by Jamal Chibli

    La demande mondiale d’engrais ne cessera d’augmenter dans les années à venir, tout autant que la concurrence sur un marché lucratif. Les mastodontes du secteur aiguisent leurs armes pour relever le challenge de ce double enjeu. Le Groupe OCP, géant des phosphates, n’est pas en reste. Le plan de bataille s’appelle SP2M (Strategic Program Mzinda-Meskala).

    C’est l’un des piliers de croissance et d’innovation pour relever les défis de l’agriculture dans le monde. Chapeauté par la filiale OCP Nutricrops, le programme devra augmenter la capacité de production d’engrais phosphatés à 9 millions de tonnes (MT) d’ici 2028 (notamment TSP et TSP+). Pour ce faire, le groupe compte installer deux grandes plateformes de production dans les secteurs miniers de Mzinda, dans la province de Youssoufia, et Meskala, dans la province d’Essaouira.

    Dans le cadre de ses efforts de communication sur ce projet d’envergure, l’OCP a organisé, vendredi 11 avril, un voyage de presse au complexe chimique de Mzinda, première phase du programme dont la mise en service est attendue l’année prochaine. L’unité de Meskala est programmée pour après 2030.

    Lire aussi | OCP Nutricrops annonce un investissement stratégique pour augmenter sa production d’engrais de 9 millions de tonnes d’ici 2028

    Après les terrassements et l’aménagement des premiers accès, les travaux de génie civil se concentrent désormais sur la réalisation des différentes composantes du site. Les trois premières lignes de production commencent à sortir de terre. Dans une première étape, le site devra produire 1,5 million de tonnes d’acide phosphorique, correspondant à 4,5 MT d’engrais phosphatés dès 2026.

    Sous un soleil de plomb, des centaines d’ouvriers sont à pied d’œuvre pour livrer le projet dans les délais impartis. Une bonne partie d’entre eux, un peu plus de 60%, sont issus de la région. Des responsables du chantier nous ont expliqué que cette proportion sera augmentée au fur et à mesure, ce qui ne manquera pas d’avoir un impact sur le développement local. Il existe même des initiatives pour former des jeunes de la région pour être intégrés par la suite au sein de l’unité de production.

    Lors de cette visite, des responsables de Nutricrops ont fait des exposés sur les axes majeurs, les objectifs, les prévisions et l’état d’avancement des travaux. Il était apparent que le Groupe OCP mise énormément sur ce projet pour préserver son statut mondial, en mettant le paquet sur l’augmentation des capacités et la mise en place d’un système industriel flexible et intégré.

    Lire aussi | OCP : Un chiffre d’affaires en hausse en 2024

    Le directeur du programme manufacturing, Ahmed Msalli, a noté que cet investissement d’envergure vient conforter le leadership du Groupe OCP dans ce domaine, précisant que le complexe chimique de Mzinda, qui sera réalisé en deux phases, porte sur une capacité à terme de 3 millions de tonnes d’acide phosphorique, qui sera acheminé vers le site de Safi pour être granulé.

    Le responsable a, par ailleurs, fait savoir que les travaux de génie civil de ce projet ont été lancés en juin 2024, alors que le taux d’avancement oscille actuellement entre 15 et 24 % au niveau des différentes composantes et ateliers.

    En plus de l’amélioration du cost leadership et la réalisation de la neutralité carbone à l’horizon 2040 (scope 1 et scope 2 en 2030), l’idée de fond est de positionner Mzinda-Meskala comme référence mondiale dans le développement industriel intégré, l’excellence des activités, la technologie et la durabilité.

    Pour Amine Debagh, Head of des ventes et développement du marché d’Europe de l’Ouest, le projet Mzinda-Meskala marque une étape importante du développement d’OCP Nutricrops, lui permettant ainsi de répondre à la croissance de la demande mondiale en engrais durables et de mieux servir les agriculteurs avec des solutions adaptées à leur besoins.

    Lire aussi | OCP Green Water fournit 60 Mm³ d’eau dessalée à Casablanca Sud

    “La production des engrais TSP et TSP+ nous permet de promouvoir la gestion efficiente des nutriments pour proposer le bon engrais, au bon moment, à la bonne dose et au bon emplacement”, a-t-il dit dans une déclaration similaire.

    En effet, ces deux futurs pôles visant à répondre à la demande mondiale croissante en engrais durables, symbolisent la vision d’OCP Nutricrops et son ambition de renforcer son leadership et son rôle de pionnier industriel dans la production d’engrais customisés, notamment le TSP et le TSP+, tout en intégrant des principes de durabilité et d’efficacité opérationnelle à chaque étape de la chaîne de valeur.

    Grâce à une expertise opérationnelle et technologique de pointe, ces complexes ouvrent également de nouvelles perspectives de développement dans les domaines minier, chimique, industriel et logistique, mais aussi dans les énergies renouvelables, un axe central de la transition énergétique du Groupe OCP.

    12 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Automobile

    Rahmouni Auto Service tisse sa toile à Médiouna

    by David Jérémie 12 avril 2025
    written by David Jérémie

    Rahmouni Auto Service a récemment lancé la construction de son futur site à Médiouna, dans le Grand Casablanca. Une nouvelle infrastructure qui viendra élargir l’offre et consolider la présence de l’opérateur dans la région.

    Fort d’une présence de plus de 25 ans sur le marché de l’automobile marocain, le concessionnaire historique des marques Renault et Dacia a procédé au démarrage effectif des travaux d’un 3ème site dans la capitale économique, plus précisément à Médiouna. Il faut dire que cette région stratégique, en pleine expansion, offre des opportunités économiques favorables. Avec un investissement de 72 millions de DH et une superficie totale de 20 000 m², cette nouvelle infrastructure permettra à Rahmouni Auto Service de générer 30 emplois directs permanents et plus de 100 emplois indirects durant la phase de construction.

    Lire aussi | Rallye Aicha des Gazelles : Dacia Maroc mise sur ses talents féminins et sur son nouveau Duster

    «L’expansion de notre réseau dans la région de Médiouna s’inscrit dans un projet global de croissance, visant à répondre aux défis économiques du Royaume et aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante», souligne Mohamed Rahmouni. Et le PDG de Rahmouni Auto Service de poursuivre : «nous sommes convaincus que cette nouvelle implantation dans une région stratégique du Grand Casablanca est une opportunité non seulement pour notre entreprise, mais aussi pour l’ensemble de la région».

    Lire aussi | Voitures neuves au Maroc : un premier trimestre marqué par une hausse de 35 % des ventes

    Toujours est-il que le futur site de Médiouna regroupera toutes les activités commerciales et de services des marques Renault et Dacia, avec un showroom de 2 652 m², des bureaux de 1 112 m², une zone extensible dédiée à l’après-vente, ainsi qu’un espace «Renault PRO+» pour les utilitaires et «RENEW» pour les véhicules d’occasion. Un sous-sol de 3 000 m² et des espaces de stockage optimiseront la logistique. Par ailleurs, ce site, conforme aux normes internationales du Renault Group, intègre des infrastructures écologiques comme le recyclage des eaux usées et l’installation de panneaux solaires, affirmant ainsi son engagement envers l’environnement.

    Rappelons que Rahmouni Auto Service totalise des ventes annuelles de 5 000 véhicules en moyenne. Des résultats qui, selon le staff de l’entreprise, sont les fruits d’une stratégie claire de développement qui s’appuie notamment sur une expertise solide du marché local et des services de qualité au plus près des clients.

    12 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Aérien

    Crash aérien à Fès : les investigations se poursuivent

    by Challenge 12 avril 2025
    written by Challenge

    Suite à l’accident survenu ce vendredi 11 avril à 16h10 (heure locale), impliquant un aéronef de type Hawker XP800, immatriculé CN-TKC, et exploité par la compagnie marocaine Air Océan, le ministère du Transport et de la Logistique indique qu’une enquête technique est en cours.  

    L’appareil, en provenance de Marrakech et à destination de l’aéroport Fès-Saïss, a effectué une sortie de piste longitudinale lors de son atterrissage, percutant le mur de l’enceinte aéroportuaire. Concrètement, l’impact a entraîné des dégâts matériels significatifs sur l’avion, selon le ministère, qui ajoute que l’incident a également blessé trois membres de l’équipage et une personne au sol.

    Ces derniers ont été pris en charge immédiatement et évacués en urgence vers une clinique spécialisée de la ville de Fès, fait savoir la même source. Conformément aux procédures en vigueur, le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses d’accidents d’aviation civile (BEA), sous l’égide du ministère du Transport et de la Logistique, a dépêché une équipe d’enquêteurs techniques sur place afin de procéder aux investigations nécessaires pour déterminer les causes et circonstances de cet accident.

    Lire aussi | Rabii El Bacha: « H2Global, un test pour l’export marocain »

    Toujours est-il que le ministère assure que toutes les mesures nécessaires sont mises en œuvre pour faire toute la lumière sur ce crash et pour garantir la sécurité du transport aérien. Rappelons que le Hawker 800XP, un jet d’affaires de taille moyenne, est reconnu pour sa fiabilité et le confort qu’il offre. Conçu par l’avionneur américain Hawker Beechcraft, il est propulsé par deux moteurs de type turbofan Honeywell TFE731-5BR, permettant une vitesse maximale de 832 km/h, assortie d’une autonomie d’environ 4 574 kilomètres. Spacieuse, sa cabine peut accueillir jusqu’à huit passagers.

    Quant à la compagnie marocaine Air Océan, elle opère dans le domaine de l’aviation privée, proposant des jets d’affaires et des services d’évacuation sanitaire sous sa marque AOM Air Ambulance.

    12 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Météo

    La météo pour ce samedi 12 avril  

    by Challenge avec MAP 12 avril 2025
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le samedi 12 avril 2025.

    -Averses modérées pouvant être localement orageuses sur les versants Sud-Est, les Hauts et Moyen Atlas, les plaines de Tadla et les plateaux de Phosphates.

    -Pluies faibles par endroits sur les plaines Nord et Centre, le Rif, le Souss et sur l’oriental.

    -Chutes de neiges sur les sommets du Haut Atlas.

    -Rafales de vent assez fortes et chasse-poussières sur l’Oriental.

    -Température minimale de l’ordre de 06/10°C sur l’Atlas et le Rif et de l’ordre de 11/16°C ailleurs.

    -Température en légère baisse.

    -Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée, peu agitée sur le Détroit ainsi que peu agitée à agitée le long du littoral atlantique.

    12 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Transport maritime

    Baleària: la liaison Tarifa-Tanger Ville opérationnelle dès la deuxième semaine de mai

    by Challenge 11 avril 2025
    written by Challenge

    La compagnie maritime espagnole Baleària a annoncé que la nouvelle liaison entre Tarifa et Tanger Ville sera mise en service à partir de la deuxième semaine de mai, avec des billets disponibles à la vente dès la semaine prochaine.

    « Nous entamerons l’exploitation de la ligne Tarifa–Tanger Ville à partir de la deuxième semaine de mai, avec quatre départs quotidiens depuis chaque port », a indiqué la compagnie dans un communiqué.

    Lire aussi | Baleària lance le premier corridor maritime écologique entre le Maroc et l’Espagne

    Baleària envisage d’augmenter progressivement ses rotations au fil de l’été, avec des dessertes couvrant un large créneau horaire, a-t-elle ajouté.

    Cette nouvelle ligne, d’une durée d’une heure, fait partie des actions de Baleària pour renforcer sa présence dans le détroit de Gibraltar. Elle la quatrième liaison de la compagnie entre l’Espagne et le Maroc, a précisé la même source.

    Lire aussi | Le Maroc reprend la main sur la cartographie de ses eaux maritimes

    Dans le cadre de cette nouvelle liaison, Baleària prévoit de construire deux ferries rapides 100 % électriques et à zéro émission. Ces navires seront les pionniers du premier corridor vert entre l’Espagne et le Maroc, et devraient être opérationnels en 2027.

    11 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Tribune et Débats

    La véritable raison derrière le revirement du Président Trump sur les tarifs douaniers

    by Challenge 11 avril 2025
    written by Challenge

    Les revirements de situation avec le Président Trump sont légion et l’imprévisibilité qui en découle en matière économique est de norme.

    Par Youssef Benhaddouch

    L’annonce mercredi 9 Avril via un « post social media » d’une pause de 90 jours dans l’application des nouveaux tarifs douaniers assortie d’une taxe punitive de 145% (125% de tarif « réciproque » + 20% surtaxe) sur la Chine et d’un taux plancher de 10% pour le reste du monde, constitue un point tournant majeur dans la formulation de la politique tarifaire américaine. Ce qui est communément qualifié de « Trump’s tariffs » peut être considéré comme le fait économique majeur de l’histoire contemporaine.

    Cette volte-face n’est pas que tactique. Le chaos récent des marchés financiers a fini par contaminer le poumon du système financier américain, à savoir le marché des Bons du Trésor US, qui est au cœur du fonctionnement de la mécanique de refinancement au jour le jour des banques américaines et qui constitue le pilier de l’hégémonie du Dollar. Les taux du 10 et 30 ans US ont en effet connu leur plus forte hausse depuis 2001 en seulement 3 jours (4.85% à ce jour). Les maturités longues des bons du trésors sont détenus à environ 30% par des investisseurs étrangers (et notamment la Chine, qui peut être considérée comme vendeur naturel). La demande s’est considérablement tarie depuis ces annonces et les besoins de refinancement du Trésor US en 2025 sont conséquents. Le Président Trump a bien saisi l’ampleur et l’acuité de la crise: ceux qui ont voté pour lui allaient devoir subir une double peine d’une inflation certaine et durable (avec le renchérissement des importations) et une envolée des coûts d’emprunt avec la hausse des taux de refinancement.

    Lire aussi | Droits de douane: la volte-face de Trump dope les Bourses en Asie

    « People were getting a little queasy » (eg. “nauséeux”) a fini par concéder le Président Trump. Il convient de noter que son équipe gouvernementale – malgré les apparences de discours tortueux – est au faîte de cet avertissement du marché obligataire. Le Secrétaire au Trésor Scott Bessent qui était gérant « macro » de hedge fund (chez le légendaire G. Soros et dans sa propre entité de gestion Bessent Capital) a bien saisi les enjeux et conséquences incontrôlables de ce stress financier (en partie pour avoir été témoin et acteur de la dévaluation de la Livre Sterling en 1992 chez Soros Fund Management). Les avertissements répétés du patron de JP Morgan J. Dimon sur les effets récessifs immédiats des tarifs ont eu raison de la fixation idéologique du Président sur ce sujet. Il fallait mettre une pause sur « Liberation Day » sous peine de cataclysme financier…auto-infligé.

    Lire aussi | Droits de douane: Trump annonce une pause, Wall Street et pétrole passent au vert

    Car c’est bien là que le bât blesse. H. Marks, fondateur légendaire du fonds Oaktree Capital (et probablement l’esprit le plus affuté en termes de compréhension des phases de rupture et de dislocation des marchés financiers) établit un parallèle pertinent entre « Liberation Day » et le « Brexit ». Les implications négatives des tarifs douaniers sont immédiates (inflation, récession, dislocation des marchés de taux et de crédit) et les éventuels gains (hautement hypothétiques selon les manuels d’économie) au mieux long terme. Il prédit que l’introduction des tarifs douaniers auront « des impacts entièrement imprévisibles » sur l’économie mondiale, notamment sur le plan du commerce international.

    Je conclurai sur une note de …raison. « Never Bet Against America », comme le rappelle le sage d’Omaha, Warren Buffett.

    *Youssef Benhaddouch, ancien gérant de fonds à l’international, Administrateur Indépendant

    11 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Interview

    Rabii El Bacha: « H2Global, un test pour l’export marocain »

    by Ismail Saraoui 11 avril 2025
    written by Ismail Saraoui

    Spécialiste en droit des énergies et Power-to-X, Rabii El Bacha décrypte les enjeux du mécanisme H2Global et alerte sur les risques de structuration hors cadre. À quelques semaines du roadshow européen à Casablanca, l’expert revient sur les conditions d’éligibilité, les défis juridiques et les leviers pour faire de l’Offre Maroc un acteur compétitif sur les marchés européens.

    L’heure n’est plus à la planification, mais à la compatibilité. À mesure que l’Europe accélère l’activation de ses mécanismes d’achat public d’hydrogène vert, à l’image de H2Global opéré par Hintco, le Maroc doit affiner davantage sa compétitivité. L’enjeu est d’ancrer l’Offre Maroc dans les standards européens, si l’on veut capter une part des 484 millions d’euros dédiés au continent.

    L’enjeu est d’ancrer l’Offre Maroc dans les standards européens afin de capter une part des 484 millions d’euros dédiés au continent, tout en renforçant le dialogue avec le partenaire européen sur des barrières techniques déjà contestées jusque dans les cercles européens.

    Par ailleurs, cela ne se limite pas seulement à une simple question de conformité technique. Il est aussi profondément juridique et commercial. Rabii El Bacha, docteur en droit des énergies, dans cette interview accordée à Challenge, met le curseur sur ces différents aspects importants de l’Offre Maroc à l’export et appelle à une stratégie coordonnée, entre acteurs publics et privés, pour sécuriser la place du Maroc dans le futur marché européen de l’hydrogène.

    Challenge– Qu’est-ce que les mécanismes d’enchères internationales comme celui de Hintco/H2Global ?
    Rabii El Bacha. Si nous prenons l’exemple du principal mécanisme Hintco soutenu par H2Global, c’est un des mécanismes « offtake » qui est d’ores et déjà opérationnel. Ces mécanismes sont qualifiés techniquement en droit d’« agrégateurs d’achats soutenus par l’État », en l’occurrence l’État allemand et néerlandais. Se conformer à ce mécanisme est bien plus complexe que de suivre un cahier des charges technique. La Commission élabore la conception de la composante internationale de la Banque européenne de l’hydrogène, qui vise à attirer les importations d’hydrogène renouvelable sur le marché de l’UE.

    Ces mécanismes montrent que nous ne sommes plus au stade des études préliminaires – c’est désormais le moment d’agir, surtout lorsqu’on sait que leur prochain roadshow pour le second appel d’offres régional se tiendra au plus tard le 6 mai prochain à Casablanca. Le montant des subventions pour l’Afrique s’élève à un minimum de 484 millions d’euros. Une aubaine pour la gouvernance énergétique maroco-européenne.

    Aujourd’hui, le Maroc est concerné au premier chef par ces mécanismes d’enchères internationales.

    Lire aussi | Saïd Guemra : « L’intégration industrielle est une composante de l’offre hydrogène Maroc »

    Comment fonctionne concrètement le mécanisme H2Global, et les investisseurs de l’Offre Maroc peuvent-ils y prétendre ?

    D’un côté, Hintco lance un appel d’offres auprès des producteurs internationaux – dont ceux du Maroc. Les producteurs soumettent un prix fixe garanti sur 10 ans. C’est le contrat HPA (Hydrogen Purchase Agreement). D’un autre côté, Hintco revend cette molécule verte sur le marché européen via une deuxième enchère concurrentielle, à des prix souvent inférieurs. C’est le contrat HSA (Hydrogen Supply Agreement). La différence est couverte par une subvention publique. C’est un business model qui s’inspire des mécanismes des « CfD – Contract for Difference » qui émergent dans la filière hydrogène et du carbone (CCfD).

    Pour participer à l’appel d’offres H2Global, il est impératif que la décision finale d’investissement (FID) ne soit pas encore prise au moment de la soumission. À l’heure des résultats de l’Offre Maroc, le processus de sélection des investisseurs ouvrira la voie aux négociations en vue de la conclusion du contrat préliminaire de réservation du foncier. La décision de financement, quant à elle, n’interviendra qu’en toute dernière étape — à condition que l’investisseur respecte les engagements fixés dans la convention d’études avancées.

    En d’autres termes, les investisseurs retenus dans les trois régions du sud du Royaume sont pleinement éligibles. Hintco se situe à une phase de pré-achèvement, et cela est à l’avantage des producteurs de l’Offre.

    C’est pourquoi ignorer le fonctionnement de ces mécanismes, c’est risquer de structurer des projets non éligibles sur l’ensemble de la chaîne de valeur — des molécules qui ne seront pas valorisables, notamment de l’ammoniac vert, sur les marchés cibles européens. Ignorer, c’est aussi tourner le dos à des subventions essentielles pour propulser ce marché naissant.

    On rappellera ici que Fertiglobe (producteur d’engrais azotés et de solutions d’ammoniac propre), basé à Abou Dhabi, est lauréat de la première enchère pilote H2Global. La FID pour le projet d’hydrogène vert de Scatec en Égypte, qui fournira de l’hydrogène destiné à la production d’ammoniac sur le site existant de Fertiglobe à Aïn Sokhna, est attendue au cours du premier semestre 2025.

    Quels sont les principaux défis en commerce international auxquels les producteurs marocains doivent faire face pour exporter ?

    Le risque réglementaire est indiscutable. L’hydrogène est une marchandise… mais une marchandise atypique, qui soulève des incertitudes juridiques – et la liste est longue. Les conventions internationales ne donnent pas toujours de réponse claire sur le statut du Power-to-X. En effet, la Convention des Nations Unies sur les contrats de vente internationale de marchandises ne précise pas si les gaz sont couverts. L’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, le Système harmonisé et les codes SH classent différemment les dérivés tels que l’ammoniac, le méthanol, etc. L’Accord sur les obstacles techniques au commerce soulève des interrogations, ou encore l’Accord sur les subventions de l’OMC définit les subventions interdites qui remettent en question la légalité des subventions liées à l’exportation. Enfin, comme vous le savez, dès 2026, l’hydrogène et l’ammoniac exportés (et donc les fertilisants, en d’autres termes les engrais azotés) vers l’Union européenne seront également soumis au CBAM/MACF.

    Lire aussi | Badr Ikken: «Le Maroc pourrait capter entre 2 et 4% de la demande mondiale en hydrogène vert d’ici 2030»

    Quel est l’enjeu juridique majeur des enchères européennes dans le secteur de l’hydrogène vert ?

    Les enchères européennes ne sont pas neutres juridiquement. Les actes délégués de la directive européenne RED II / RED III font aujourd’hui jurisprudence. En matière d’enchères, Hintco précise clairement que les soumissionnaires les mieux classés doivent fournir une pré-certification valide pour leur projet par le biais de ce que l’on appelle les « schémas volontaires » reconnus. Ces schémas exigent de l’opérateur de l’installation une agilité dans la traçabilité des émissions liées à la production du carburant vert, depuis l’entrée des intrants jusqu’à la sortie du produit fini.

    Cela implique que tout opérateur logistique, marocain ou international, qui manipule le produit doit être certifié pour que le statut durable soit conservé — les schémas volontaires certifient un opérateur économique et non un produit. En financement de projet, les projets PtX comprennent des phases d’avancement multiples, faisant intervenir de nombreuses entreprises spécialisées ; le risque d’interface sur la durabilité existe, car cet engagement sur la durabilité n’est pas alloué à une seule partie. Toujours sur la conformité européenne, les enchères imposent aussi un alignement avec les normes internationales des bailleurs de fonds. Les projets intégrés au Maroc ont déjà démontré leur capacité à s’aligner sur ces exigences (SIA, IFC, OIT, ODD).

    En définitive, le véritable défi réside dans notre capacité à anticiper et à traduire juridiquement des complexités extraterritoriales, et à promouvoir un dialogue politique urgent avec le partenaire. Une démarche juridique proactive de reconnaissance des schémas en matière de traçabilité s’impose ici par les organismes privés, en l’absence de cadre légal sur le sujet.

    11 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Interview

    Hassan El Bedraoui: « Les Digital Centers d’Attijariwafa bank sont des catalyseurs de changement culturel et technologique »

    by Adama Sylla 11 avril 2025
    written by Adama Sylla

    Chez Attijariwafa bank, l’innovation n’est pas un slogan, mais un levier stratégique au cœur de la transformation du groupe. Hassan El Bedraoui, Directeur Général Délégué du pôle Transformation, Innovation, Technologie et Organisation, revient sur la vision du groupe vis-à-vis des fintechs, l’intégration de l’intelligence artificielle, le rôle des Digital Centers, et l’essor du paiement mobile. Une immersion dans l’usine digitale d’un groupe panafricain en pleine réinvention.

    Challenge : Attijariwafa bank est très impliquée dans l’écosystème des fintechs. Comment la banque soutient-elle cette dynamique et comment cela se reflète-t-il dans ses interactions avec les startups fintech ?

    Hassan El Bedraoui : Chez Attijariwafa bank, nous ne considérons pas les fintechs comme des concurrents ou des fournisseurs, mais comme des alliés naturels dans la réinvention de la banque. Leur capacité d’innovation, conjuguée à notre ancrage, notre expertise sectorielle et notre puissance d’exécution, nous permet d’explorer de nouveaux terrains de jeu, de nouveaux modèles, et de nouvelles expériences client.

    Nous avons construit une démarche structurée, fluide et proactive, permettant d’identifier, tester, et intégrer rapidement les meilleures innovations. Cette approche s’appuie sur des outils concrets : procédures d’achat allégées, accès facilité à nos API, laboratoires d’expérimentation, et accompagnement des startups dans leur montée en maturité.

    Depuis 2020, cela s’est traduit par la signature de plus de 160 bons de commande avec des fintechs et startups, dont plusieurs ont vu leurs solutions industrialisées à l’échelle du Groupe. Plus de 50 partenaires fintechs sont aujourd’hui actifs dans nos projets, et près de 300 startups composent notre vivier d’innovation.

    Mais notre engagement va plus loin. Nous animons un véritable écosystème : bootcamps, workshops de co-création, événements de mise en relation, partenariats académiques… Nous créons les conditions pour que les idées circulent, que les talents se connectent, et que les solutions émergent. Cette dynamique crée une fertilisation croisée entre nos métiers et le monde des startups, tout en accélérant l’impact de notre transformation digitale.

    Ce que nous construisons avec les fintechs, c’est une finance ouverte, inclusive, et résolument tournée vers l’avenir.

    Lire aussi | Attijariwafa Ventures et UM6P Ventures s’allient pour soutenir l’innovation en Afrique

    Challenge : L’Intelligence Artificielle joue un rôle clé dans l’optimisation des services bancaires. Pouvez-vous nous donner des exemples concrets de l’utilisation de l’IA au sein d’Attijariwafa bank pour améliorer l’expérience client et les opérations internes ?

    H.E.B : L’intelligence artificielle n’est plus une promesse : c’est une réalité quotidienne dans nos métiers, et un levier majeur de performance, de personnalisation et d’anticipation.

    Chez Attijariwafa bank, nous avons intégré l’IA de manière progressive mais stratégique, sur des cas d’usage concrets. Nos moteurs d’analyse prédictive nous permettent de mieux comprendre les comportements de nos clients, d’anticiper leurs besoins, et de leur proposer les bonnes solutions au bon moment. Résultat : une relation client plus fluide, plus pertinente et plus réactive.

    Nos assistants virtuels intelligents, disponibles 24/7, répondent aux questions, orientent les demandes, et contribuent à désengorger les canaux traditionnels. Ils sont aussi intégrés dans la gestion des réclamations, avec un suivi en temps réel et une amélioration continue de la satisfaction client.

    L’IA renforce également nos dispositifs de cybersécurité, en détectant des signaux faibles, en analysant les comportements anormaux, et en bloquant les transactions suspectes avec une efficacité accrue.

    Enfin, l’IA générative ouvre une nouvelle frontière : automatisation de la rédaction de comptes rendus, production de contenus internes, génération de synthèses pour les équipes commerciales… Ces nouveaux usages transforment nos modes de travail, en libérant du temps pour les tâches à plus forte valeur ajoutée.

    L’ambition est claire : faire de l’IA un outil au service de l’humain, pour une banque plus performante, plus intuitive et plus sécurisée.

    Challenge : Attijariwafa bank a lancé des “Digital Centers” délocalisés. Quels résultats concrets ces centres vont-ils permettre d’obtenir et quels sont vos objectifs pour les années à venir dans le cadre de la transformation digitale du groupe ?

    H.E.B : Les Digital Centers sont bien plus que des centres de développement : ce sont des catalyseurs de changement culturel et technologique. Ils incarnent une nouvelle façon de concevoir et de livrer les projets, avec agilité, collaboration et orientation client.

    Depuis leur création, ces centres ont contribué à faire évoluer notre modèle de delivery vers une logique produit : sachant que plus de 80 % des projets pilotés sont aujourd’hui à forte valeur stratégique. Nous avons repensé des parcours clients complets, digitalisé des services bancaires clés, et amélioré de manière significative notre time-to-market.

    Au-delà des canaux digitaux, les Digital Centers ont également permis de transformer les process internes : automatisation intelligente des workflows, mise à disposition d’outils collaboratifs, simplification de la gestion de la demande… Le gain en efficience opérationnelle est tangible, et les équipes sont désormais plus alignées, plus autonomes et plus engagées.

    Pour les années à venir, notre ambition est d’amplifier cette dynamique. En intégrant toutes les technologies émergentes au cœur des Digital Centers, nous souhaitons en faire des hubs d’innovation régionaux, capables de répondre aux enjeux des filiales tout en assurant la cohérence stratégique du Groupe. Ces centres sont le socle d’un modèle de banque digitale, scalable et résilient.

    Lire aussi | Attijariwafa bank annonce la fusion-absorption de sa filiale Borj Attijari

    Challenge : Attijariwafa bank ambitionne de devenir un leader digital dans ses pays de présence. Comment les initiatives de transformation digitale sont-elles adaptées aux différents marchés africains tout en conservant une approche homogène au niveau du groupe ?

    H.E.B : Notre présence panafricaine est une force, mais aussi une responsabilité. Pour réussir notre transformation digitale sur le continent, nous avons choisi un modèle hybride : une plateforme Groupe robuste et un cadre d’exécution agile, à l’écoute des réalités locales.

    Ce modèle s’appuie sur trois piliers :

    – Un socle technologique commun, qui garantit cohérence, sécurité et efficience : plateformes digitales mutualisées, référentiels partagés, services cloud…

    – Une adaptation locale des parcours et des offres, via des feuilles de route spécifiques à chaque filiale, tenant compte des usages, du niveau d’équipement, des contraintes réglementaires et des attentes culturelles.

    – Un accompagnement humain et organisationnel fort, avec la création de cellules digitales locales, des investissements en formation, et une gouvernance partagée avec le centre d’expertise du Maroc.

    Cette approche nous permet de conjuguer vision stratégique, proximité terrain et efficacité d’exécution. Elle reflète notre conviction : le digital n’est pas un modèle unique, mais un levier pour renforcer la connexion entre la banque et ses clients, partout où nous opérons.

    Challenge : Le paiement mobile est un vecteur important de l’inclusion financière au Maroc et en Afrique. Comment Attijariwafa bank voit-elle l’évolution du paiement mobile dans les prochaines années, notamment avec des solutions comme le wallet Jibi, et quel rôle l’innovation technologique joue-t-elle dans cette évolution ?

    H.E.B : Le paiement mobile est bien plus qu’un moyen de transaction : c’est un levier d’inclusion, un accélérateur de digitalisation, et un point d’entrée vers l’autonomie financière.

    Avec des solutions comme Jibi, nous avons fait le choix de démocratiser l’accès à des services simples, sécurisés et accessibles à tous – notamment pour les segments peu bancarisés. C’est une manière concrète de rapprocher la banque du quotidien des citoyens.

    L’évolution est que le paiement mobile deviendra un réflexe, un geste naturel, intégré dans les écosystèmes du commerce, des services publics, de la santé, de l’éducation. Nous y travaillons activement, en connectant notre wallet à des plateformes d’acceptation étendues, et en favorisant l’interopérabilité.

    L’innovation technologique est clé : biométrie, QR codes, tokenisation, intégration de wallets internationaux comme Apple Pay ou Google Pay… autant d’innovations que nous adoptons pour offrir des parcours fluides, sécurisés et universels.

    Notre ambition est de faire du paiement mobile un pilier de l’inclusion, mais aussi un vecteur d’innovation sociétale. C’est ainsi que nous imaginons la banque de demain : utile, accessible et profondément ancrée dans la vie réelle.

    11 avril 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Newer Posts
    Older Posts

    Disponible en kiosque

    • 7 juin 2026

      Challenge N° 1016 • Du 5 au 11 juin 2026

    loader
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

    Suivez-nous

    Facebook Twitter Linkedin Youtube Whatsapp

    Postes récents

    • Mondial 2026: les sélections africaines face au piège fiscal américain

      10 juin 2026
    • Listes électorales: dernier délai pour les nouvelles demandes d’inscription

      10 juin 2026
    • Renault Maroc dévoile la sixième génération de la Clio [Vidéo]

      10 juin 2026
    • Agenz lève 5 millions $ pour accélérer la digitalisation du marché immobilier marocain

      10 juin 2026
    • Le vrai coût de l’électricité au Maroc [Par Fatima Zahra Bouzoubaa*]

      10 juin 2026
    Abonnez-vous
      • L'équipe de challenge
      • Publicité
      • Abonnement
      • Contactez-nous
      • Bilan 2024
      • Plan du site
      • Économie
      • Entreprise
      • Décideurs
      • Automobile
      • Éducation et Enseignement
      • Marocains du monde
      • Archives
    • 58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
    • +212 5 22 54 81 53 à 57
    • +212 5 22 30 97 07
    • contact@newpublicity.ma

    Nos autres sites

    vh.ma

    lallafatema.ma

    mfm.ma

    mfmsport.ma

    attahadi.ma

    Tous droits réservés Challenge 2025

    Facebook Twitter Youtube Linkedin Whatsapp
    Challenge.ma
    • Home