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  • Interview

    Rahal Abdelouahed: «Nous devons rester vigilants et veiller à la protection du consommateur»

    by Wafaa Mellouk 27 février 2024
    written by Wafaa Mellouk

    Précisions de Rahal Abdelouahed, Directeur Général du Ministère du Commerce et de l’Industrie sur la logique derrière les décisions des tests à l’importation.

    Challenge : Quelle est la logique derrière la mise en place des tests des produits à l’importation ?    

    Rahal Abdelouahed : L’objectif premier derrière ces tests reste la protection du consommateur et sa sécurité face aux risques liés à ces produits. En vertu de la loi n°24-09, les produits industriels soumis à une réglementation technique ou aux normes d’application obligatoire, subissent un contrôle à l’importation afin de s’assurer de leur conformité aux normes marocaines pertinentes via un contrôle documentaire, un contrôle physique, ou un prélèvement d’échantillon pour essais et analyses au niveau d’un laboratoire agréé par le Ministère. Cela permet aussi de préserver les intérêts des différents opérateurs économiques, qu’ils soient fabricants, importateurs ou distributeurs, en réunissant les conditions propices à la concurrence loyale.

    Challenge : Dans ce sens, qui ordonne les tests de qualité et de conformité des produits importés ? 

    R.A. : Depuis février 2020, le contrôle à l’importation des produits industriels a été externalisé par le Ministère pour répondre à plusieurs objectifs que nous nous sommes fixés. Tout d’abord, renforcer la protection des consommateurs; améliorer la fluidité des opérations du commerce extérieur ; enfin consolider les conditions de concurrence loyale entre les opérateurs économiques.

    Actuellement, cinq sociétés d’inspection privées parmi les plus connues mondialement, interviennent dans le cadre de ce système. Au niveau des pays d’origine pour la majorité des produits industriels soumis au contrôle à l’importation, avant même l’expédition des marchandises vers le Maroc, ce qui permet d’éviter l’encombrement des aires portuaires et aéroportuaires ainsi que des pertes sèches pour l’importateur en cas de non-conformité des importations à la réglementation ; Mais aussi au niveau des postes frontaliers du Royaume pour une liste restreinte des produits industriels soumis au contrôle.

    Challenge : Pour le même importateur et les mêmes produits, à quelle fréquence les tests doivent-ils être faits ? (Une fois ou à chaque commande d’importation) ?

    R.A. : Tout d’abord, il est important de rappeler que le système de contrôle à l’importation est dématérialisé depuis l’année 2017. Un système d’information dédié au traitement des dossiers d’importation permet l’échange de données informatisées (EDI), entre ce Ministère et l’Administration des Douanes via le guichet unique du commerce extérieur «Portnet».

    Pour les produits contrôlés au niveau des postes frontaliers, cela se fait sur la base du système d’information qui permet de générer des règles de contrôle pour les organismes d’inspection selon plusieurs critères : la nature, la criticité et la provenance du produit ;
    l’historique de l’importateur et les prix déclarés à l’importation. 

    En ce qui concerne la fréquence de réalisation des tests, elle varie en fonction justement de ces critères. Cela peut aller du prélèvement systématique pour certains produits tels que les chargeurs de téléphones portables ou les chauffe-eaux à gaz à des prélèvements chaque 6 mois pour des produits de faible criticité pour des importateurs ayant un bon historique. L’objectif est d’améliorer le ciblage des prélèvements en vue de concilier entre l’exigence de conformité et la fluidité des opérations de dédouanement.

    Challenge : Si les produits disposent déjà de certificats de la maison-mère, faut-il refaire les tests à l’arrivée sur le sol Marocain ? 

    R.A. : Il y a deux modes de contrôle des produits industriels.

    Le contrôle à l’origine, qui concerne la majorité des produits industriels, permet d’assurer le contrôle conformément aux normes marocaines avant expédition de ces produits avec l’obtention d’un certificat de conformité dans les pays d’origine. L’ensemble des certificats et rapports d’essais permettant d’apporter la preuve de la conformité des produits sont pris en considération, mais ne dispensent pas du certificat délivré par les organismes agréés par le Ministère.  

    Le contrôle dans les postes frontaliers marocains, qui concerne une liste restreinte de produits soumis au contrôle, permet de contrôler uniquement à l’arrivée sur le sol marocain selon les règles générées par le système d’information comme précité ci-haut. Les listes des produits contrôlables au Maroc et ceux soumis au contrôle à l’origine sont publiées sur le site web du ministère.

    Challenge : Les laboratoires des tests à la douane sont-ils étatiques ou relèvent-ils du secteur privé ?

    R.A. : Les laboratoires au niveau desquels les tests des produits industriels contrôlés aux frontières marocaines sont des laboratoires agréés selon la loi 24.09 relative à la sécurité des produits et des services. Ils relèvent du secteur privé ou d’un partenariat public-privé. Les conditions d’agrément de ces laboratoires sont fixées par l’arrêté n°3873-13 relatif à l’agrément des organismes d’évaluation de la conformité.

    Challenge : Quel est le coût de ces prestations, vu que certains importateurs se plaignent du prix exorbitant de ces tests, surtout quand la quantité importée est assez faible et cela impacte leur business, leur marge et leur prix ? 

    R.A. : Le coût de ces prestations dépend de la nature du produit et des tests applicables à ce produit. D’ailleurs, afin de minimiser l’impact financier sur les importateurs, les petites quantités sont exemptées de prélèvements.

    Challenge : Pourquoi ne pas répertorier les produits ou marques déjà importés et qui ont déjà bénéficié de tests de qualité et de conformité ? 

    R.A. : Nous devons rester vigilants et veiller à la protection du consommateur. Néanmoins, pour les produits contrôlables à l’origine, les producteurs et importateurs qui s’approvisionnent régulièrement des mêmes fournisseurs certifiés bénéficient d’une procédure plus fluide avec moins de tests et de contrôle.   Concernant les produits soumis au contrôle à destination, l’historique des importateurs est un élément qui est pris en considération par le système d’information pour générer les règles de contrôle.

    Challenge : Pour le prix de référence au niveau de la douane, si les importateurs bénéficient d’un prix d’achat moindre, cela est-il pris en considération ou pas et pourquoi ? 

    R.A. : L’objectif du contrôle est de s’assurer de la conformité des produits aux normes et réglementations en vigueur.  Cependant, le prix déclaré à l’importation des produits est l’un des paramètres sur lesquels est basé l’analyse de risque pour déterminer si le produit sera soumis aux tests ou pas, car les produits dont les prix sont anormalement bas présentent plus de risque d’être non conformes.

    27 février 2024 0 comments
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    Météo

    Météo: le temps qu’il fera ce mardi 27 février

    by Challenge avec MAP 27 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le mardi 27 février 2024 :

    – Temps assez froid à froid sur l’Atlas, ses régions voisines, le Rif, l’Oriental et les plateaux de Phosphates et d’Oulmès et relativement froid sur le Sud-Est et les plaines intérieures Nord et Centre avec de la gelée locale.

    – Pluies éparses sur les Moyen Atlas, le Saiss, le Sud du Rif, l’intérieur du Gharb et les plateaux de Phosphates et d’Oulmès.

    – Gouttes de pluies sur le Haut Atlas, le reste du Gharb et les plaines Nord.

    – Chutes de neige sur les Haut et Moyen Atlas au-delà de 1300m.

    – Rafales de vent assez fortes à fortes sur les régions Centre et Sud, l’Oriental, l’Est de la Méditerranée, le Sud-Est et l’Atlas.

    – Températures minimales de l’ordre de -04/02°C sur l’Atlas, 00/04°C sur l’Oriental et le Rif, de 10/18°C sur les provinces Sud, la rive Méditerranéenne et près des côtes Nord et Centre et de 04/10°C ailleurs.

    – Températures journalières en baisse dans l’ensemble.

    – Mer agitée à forte en Méditerranée, peu agitée à agitée sur le Détroit, forte à très forte entre Rabat et Boujdour, et agitée à forte ailleurs.

    27 février 2024 0 comments
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    Automobile

    Auto Hall lance un Salon automobile dédié aux nouvelles énergies 

    by David Jérémie 26 février 2024
    written by David Jérémie

    Pilier de l’industrie automobile marocaine depuis plus de cent ans, Auto Hall va lancer le tout premier salon automobile entièrement consacré aux nouvelles énergies dans le Royaume. Le SAVE (Salon Auto Hall des Véhicules Électriques) sera organisé du 1er au 10 mars 2024.

    Un événement historique qui souligne l’engagement d’Auto Hall en faveur d’une mobilité propre et durable au Maroc, souligne le staff du Groupe automobile qui, pour l’occasion, mettra en avant toute une sélection de véhicules électrifiés qui allient performances avancées et respect de l’environnement. Selon Auto Hall, cette gamme variée de modèles électriques et hybrides a été introduite pour répondre aux attentes des consommateurs marocains sur différents segments, de la citadine au SUV familial, marquant ainsi une avancée significative dans l’adoption de solutions efficaces en matière de mobilité durable.

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    L’événement offrira par ailleurs une occasion unique pour les visiteurs de découvrir des véhicules de dernière génération équipés des technologies les plus récentes, tout en profitant de conditions d’achat avantageuses incluant des possibilités de reprise d’anciens véhicules. Auto Hall annonce proposer, en outre, des facilités de paiement exceptionnelles, incluant des crédits à taux zéro et des garanties étendues jusqu’à 7 ans, facilitant ainsi l’accès à la mobilité verte.

    Au-delà de la mise en marché de véhicules respectueux de l’environnement, le Groupe s’engage à minimiser l’impact écologique de l’ensemble de ses opérations, en adoptant ainsi une approche responsable en matière de gestion des ressources et en intégrant les principes de développement durable dans sa stratégie d’entreprise.

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    À noter qu’Auto Hall a reçu plusieurs distinctions honorant son dévouement à la qualité, à la protection de l’environnement et au bien-être de ses employés. Selon le Groupe, ces différentes consécrations mettent plus que jamais en lumière sa philosophie d’entreprise centrée sur l’éthique et sur la responsabilité sociale.

    26 février 2024 0 comments
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    Management

    Après 3 ans et demi à sa tête, Mehdi Alami quitte Coca-Cola Maroc

    by Ismail Saraoui 26 février 2024
    written by Ismail Saraoui

    C’était en 2020 que Mehdi Alami prenait la tête de la direction de Coca Cola Maroc. Après plus de 3 années, c’est la fin d’un chapitre.

    Nommé à la tête de la compagnie en juillet 2020, nous apprenons de source sûre que Mehdi Alami a quitté récemment ses fonctions de directeur général. Il avait pour mission de poursuivre la stratégie de croissance de la compagnie et d’accélérer son expansion dans une perspective à la fois durable et citoyenne. Contacté par Challenge.ma, ce dernier a souligné que sa décision de quitter ses fonctions relevait « d’une décision personnelle ».

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    Pour rappel, le marché des sodas et boissons gazeuses au Maroc pèse quelque 5,5 MMDH de chiffre d’affaires, ressort-il d’une étude du groupe Sunergia sur la notoriété des marques de sodas au Maroc. Leader incontestable du secteur, Coca-Cola Maroc détient 50% des parts de marché grâce à sa marque emblématique Coca-Cola, outre une gamme variée de boissons (Fanta, Sprite, Hawai..), indique Sunergia.

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    Riche d’un parcours de douze années au sein de Coca-Cola au Maroc et en Afrique du Nord, Mehdi Alami a auparavant acquis une expérience reconnue auprès d’opérateurs agroalimentaires internationaux basés dans le royaume. Son expertise dans les domaines du marketing, de la communication, de la stratégie de marques et commerciale sur le marché national, ainsi que sa parfaite connaissance des réalités locales ont fait de lui l’homme qu’il fallait aux commandes de la compagnie Coca Cola au Maroc. Aujourd’hui avec beaucoup de mystère c’est sans doute un nouveau chapitre qui s’ouvre à l’horizon.

    26 février 2024 0 comments
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    Monde

    L’Allemagne devient la troisième puissance économique mondiale

    by Ismail Saraoui 26 février 2024
    written by Ismail Saraoui

    Le Japon a perdu en 2023 sa place de troisième puissance économique mondiale au profit de l’Allemagne.

    Le Japon a perdu en 2023 son titre symbolique de troisième puissance économique mondiale au profit de l’Allemagne, sous l’effet notamment de la chute du yen, selon des données préliminaires du produit intérieur brut (PIB) nippon. Gonflé par l’inflation, le PIB nominal de l’Allemagne s’est élevé à 4 500 milliards de dollars en 2023 contre 4 200 milliards de dollars pour le Japon. En données réelles (ajustées de l’inflation et des variations saisonnières), l’économie japonaise a toutefois progressé de 1,9 % l’an dernier, contre seulement 1 % en 2022, alors que l’économie allemande s’est, elle, contractée de 0,3 % selon des données officielles publiées en janvier.

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    Au Japon, les médias ont abondamment commenté la perte de son troisième rang économique mondial, rappelant qu’au-delà de l’impact exceptionnel de la chute du yen, de puissants facteurs fondamentaux négatifs sont à l’œuvre, comme le déclin démographique accéléré de l’archipel et la faiblesse chronique de sa productivité.

    Pour rappel, comme l’Allemagne, le Japon est une puissance industrielle et exportatrice, mais ce statut est en perte de vitesse depuis longtemps et sa consommation intérieure est actuellement minée par l’inflation et la chute du yen. Au quatrième trimestre, le PIB nippon s’est de nouveau contracté (-0,1 % sur un trimestre en données réelles ajustées des variations saisonnières), soit un deuxième repli d’affilée après un déclin plus marqué sur la période juillet-septembre (-0,8 % selon un chiffre révisé jeudi à la baisse).

    26 février 2024 0 comments
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    Actualité

    Sahara: Paris réitère son « soutien clair et constant » au plan d’autonomie [Vidéo]

    by Reda Mouhsine 26 février 2024
    written by Reda Mouhsine

    Le chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, a réitéré lundi le soutien « clair et constant » de Paris au plan d’autonomie, assurant vouloir progresser sur ce dossier, lors d’un déplacement à Rabat destiné à relancer la relation bilatérale après une période de froid.

    « C’est un enjeu existentiel pour le Maroc. Nous le savons » a déclaré M. Séjourné lors d’une conférence de presse au côté de son homologue marocain, Nasser Bourita.

    « Le Maroc peut compter sur le soutien clair et constant de la France » à son plan d’autonomie, a-t-il ajouté. « Nous l’avons dit et je le redis aujourd’hui peut-être avec plus de force: il est désormais temps d’avancer. J’y veillerai personnellement », a-t-il encore dit.

    Lire aussi | Maroc-France : Stéphane Séjourné attendu à Rabat le 25 février

    Interrogé par des journalistes, le ministre français a dit vouloir « accompagner le développement » de cette région, « en appui des efforts marocains ».

    « Le Maroc a beaucoup investi dans les projets de développement au bénéfice des populations locales et en matière de formation, d’énergies renouvelables, de tourisme, d’économie bleue liées aux ressources aquatiques », a-t-il déclaré.

    La visite de M. Séjourné, qui intervient après une série de crises diplomatiques entre Paris et Rabat, avait pour objectif d' »ouvrir un nouveau chapitre » dans leurs relations, d’après une source diplomatique.

    Lire aussi | Stéphane Séjourné aux Affaires étrangères : un coup dur à la reprise des relations Maroc-France

    Le chef de la diplomatie française a proposé lundi un partenariat « d’avant-garde » pour les 30 ans à venir avec le Maroc, devant porter notamment sur les énergies renouvelables, la formation et « le développement de nouveaux écosystèmes industriels innovants ».

    « La France est un partenaire distingué du Maroc sur les plans politique, économique et humanitaire », a noté le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita.

    26 février 2024 0 comments
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    RégionsSociété

    Région Drâa-Tafilalet. La Fondation du Grand Ouarzazate réussit sa mue en Think tank

    by Ayoub Ibnoulfassih 26 février 2024
    written by Ayoub Ibnoulfassih

    Depuis plus d’une décennie, la Fondation du Grand Ouarzazate s’est imposée comme un catalyseur de changement pour la région Drâa-Tafilalet. Sa récente conversion en think tank marque son ambition de peser sur les orientations politiques régionales.

    Indissociable du processus de développement du royaume, la Fondation Ouarzazate pour le développement durable (FGODD), franchit un nouveau cap. A l’issue de son Assemblée générale du 10 février 2024, la Fondation envisage désormais une mutation en think tank. « Cette orientation stratégique vise à optimiser les ressources locales pour catalyser le développement régional », résume Farid Chaouki, Président délégué de la fondation. «Une démarche qui ambitionne de s’appuyer sur le savoir-faire endogène et les compétences des membres de la diaspora pour favoriser le développement régional.»

    Réflexions stratégiques

    La métamorphose de la Fondation Grand Ouarzazate pour le Développement Durable (FGODD) en une instance de réflexion stratégique se veut une étape naturelle dans son ambition de peser dans l’élaboration des politiques de développement durable. En rassemblant des esprits éclairés, entre autres, d’éminents universitaires, entrepreneurs et praticiens aguerris, la fondation aspire à éveiller des idées avant-gardistes pour accompagner les décideurs. Pour la fondation, la réussite de cette mue repose sur une compréhension profonde des enjeux locaux et nationaux. 

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    A ce propos, la réflexion majeure amorcée dans le cadre de sa réflexion stratégique, porte sur le rôle de la région dans le nouveau modèle de développement. Au fil des années, la FGODD a mené une série de rencontres, rassemblant des personnalités aux parcours diversifiés, qui ont eu pour vocation de débattre autour de thématiques variées, dans la finalité d’impliquer le citoyen au cœur de la prise de décision. 

    Les débats ont mis en exergue l’importance d’une gouvernance territoriale éclairée, capable de valoriser la richesse territoriale de la région. Ils ont également souligné le potentiel de l’économie sociale et solidaire, dans une conjoncture difficile marquée entre autres par le contexte de stress hydrique. En matière de capital humain, la formation, l’éducation, et la santé ont été identifiés comme des piliers essentiels, tout comme la digitalisation, perçue comme un vecteur d’accélération.

    Développement régional

    Transformer le visage de la région en valorisant ses potentialités locales. Telle est la mission assumée par la fondation. Une démarche qui se veut intégrée, dont le but est de pallier les déficits qui entravent les secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, ou encore le tourisme et la culture.

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    La fondation se distingue, comme en témoigne son track-record, par son engagement résolu en faveur de développement durable. «Depuis sa création, la FGODD a joué un rôle crucial dans le soutien des communautés locales à travers divers projets sociaux, culturels et éducatifs.»

    Reconnue pour son engagement envers les enjeux sociaux et environnementaux, la fondation a rapidement adapté ses stratégies face aux défis émergents. Durant la pandémie de COVID-19, elle s’est illustrée par une réaction prompte en fournissant des aides essentielles aux familles affectées et en équipant le personnel médical. 

    Au-delà de l’aide immédiate, la FGODD a investi dans des projets durables visant à renforcer la résilience des communautés. En matière d’éducation, la fondation manifeste son engagement en faveur de l’accès élargi à l’éducation et aux technologies en soutenant activement les étudiants prometteurs. Cette initiative souligne l’importance qu’elle accorde à ces deux piliers fondamentaux pour un développement durable.

    Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté plus large de repenser le développement régional, en le rendant plus inclusif, et plus à même de répondre aux défis contemporains. En mettant l’accent sur la concertation, l’innovation et la solidarité, la fondation s’affirme non seulement comme un acteur de changement, mais aussi comme un modèle inspirant pour d’autres régions en quête de renouveau.

    26 février 2024 0 comments
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    EconomieFinancement

    La Banque mondiale injecte 11 milliards DH en une décennie au Maroc

    by Ismail Saraoui 26 février 2024
    written by Ismail Saraoui

    Un récent rapport du Groupe d’évaluation indépendant (IEG) de la Banque mondiale fait le point sur les investissements de l’institution de Bretton Woods au Maroc… Le pacte de développement est-il une réalité ?

    Partenaire de longue date du Royaume, l’institution de Bretton Woods est un acteur clé dans le paysage économique du Maroc. Dans un rapport récent, la Banque, à travers une analyse bilan, mesure les impacts de son action sur la période 2011 à 2021. Il ressort du rapport du Groupe d’évaluation indépendant que l’institution de Bretton Woods a concentré ses efforts sur l’élimination de quatre obstacles majeurs au progrès économique et social du Maroc. Grâce à un engagement financier de 11,2 milliards de dollars, le groupe a ciblé la croissance du secteur privé, le développement du capital humain, la résilience au changement climatique et l’amélioration de la gouvernance. Si certaines actions ont été couronnées de succès, le pays a tout de même fait face à des défis persistants.

    Lire aussi | La Banque mondiale accorde un prêt de 300 MMUSD pour transformer l’enseignement supérieur au Maroc

    Pour mener à bien sa mission, la Banque mondiale a misé sur son avantage comparatif, utilisant son expertise et ses analyses pour influencer positivement les réformes politiques au Maroc. La stratégie s’est concentrée sur l’utilisation des outils de comparaison pour engager un dialogue et informer les priorités du Maroc, notamment dans les domaines de la gouvernance du secteur public, du développement de la petite enfance et de la compétitivité des marchés et de l’environnement des affaires. Le rapport indique également que pour certaines politiques, la banque a d’abord priorisé l’impact de ses actions au détriment de la reconnaissance de ses efforts. Preuve en est la date de la démarche stratégique qu’elle a engagée lors de l’élaboration du dernier mémorandum économique pour le Maroc (2017), lequel a marqué un tournant.

    Les défis…

    En dépit des efforts fournis pour réduire les retards de paiement des grandes entreprises et des EEP aux PME, les résultats n’ont pas été probants. Des progrès limités ont été constatés. À ce sujet, l’institution internationale s’est adaptée à la problématique et a opté pour une nouvelle approche décentralisée, laquelle a d’ores et déjà été déployée, selon Theo Thomas, directeur du développement humain et de la gestion économique de l’IEG. Ainsi, l’impact de ces approches ajustées sera évalué lors des prochains rapports.

    Lire aussi | Assemblées FMI-Banque mondiale. Les dirigeants dévoilent les 4 principes de Marrakech pour la coopération mondiale.

    De plus, certains projets d’investissement et de conseil dans le cadre de partenariat public-privé n’ont jamais vu le jour. L’échec a été également constaté au niveau du programme d’engagement des citoyens. Il s’avère que tous les efforts consentis ont été vains. In fine, cette évaluation a permis d’identifier les enseignements à tirer, lesquels permettront de guider l’engagement futur du groupe de la Banque mondiale au Maroc et même pour des pays confrontés à des défis de développement similaires.

    L’aide au développement, une réalité ?

    Contacté par Challenge, l’économiste Mehdi Lahlou demeure de ceux qui restent sceptiques quant à l’idée selon laquelle la Banque mondiale apporte le développement. « Si on avait un administrateur indépendant au sein de la Banque, son rôle serait, par exemple, d’interroger sur le fait comment des millions sont dépensés au travers de politiques publiques en Afrique pour lutter contre la pauvreté et que jusqu’à ce jour, on a toujours à faire à la pauvreté en Afrique ». Et de poursuivre : « Je ne crois pas que l’objectif serait de développer. L’argument du développement est purement idéologique. Les 11 milliards investis ont été récupérés avec des intérêts alors de mon point de vue ce n’est pas de l’aide ». Rappelons d’ailleurs que les statistiques de 2023 montrent une augmentation alarmante de la pauvreté et une croissance inquiétante de l’écart de revenus entre les nations. Près de 700 millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté, et les pays en développement ont dépensé un montant record (443,5 milliards de dollars) pour le service de leur dette.

    26 février 2024 0 comments
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    Météo

    Alerte météo: d’importantes chutes de neige attendues lundi et mardi au Maroc

    by Challenge avec MAP 26 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    Des chutes de neige de 20 à 50 cm (au delà de 1300 mètres) et des rafales de vent localement fortes (75-95 km/h) sont attendues lundi et mardi dans plusieurs provinces du Royaume, a annoncé lundi la Direction générale de la météorologie (DGM).

    Ainsi, ces chutes de neige intéresseront, du lundi à 15h00 au mardi à 18h00, les provinces d’Ifrane, Boulemane, Sefrou, Khénifra, Tinghir, Azilal, Taza, Béni Mellal, Al Haouz et Midelt, fait savoir la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange. Des rafales de vent localement fortes (75-95 km/h) sont aussi attendues, lundi de 11h00 à 23h00, dans les provinces d’Al Hoceima, Figuig, Nador, Driouch, Guercif, Berkane, Jerrada, Oujda-Angad, Taourirt, Sefrou, Taza, Boulemane et Midelt.

    Lire aussi | La météo du lundi 26 février 2024

    Le même phénomène (75-90 km/h) est attendu, mardi de 00h00 à 23h00, dans les provinces de Figuig, Nador, Driouch, Boulemane, Essaouira, Errachidia, Tinghir, Ouarzazate, Midelt, Tiznit, Agadir-Ida-Ou-Tanane, Taroudant, Sidi Ifni, Tan-Tan, Guelmim et Tarfaya.

    26 février 2024 0 comments
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    Interview

    Younes Araki Houssaini : «Bank Assafa et Umnia Bank détiennent plus de 60% du marché» 

    by Wafaa Mellouk 26 février 2024
    written by Wafaa Mellouk

    Tour d’horizon avec Younes Araki Houssaini sur le secteur de la finance participative qui, malgré son développement a encore des défis à surmonter pour pouvoir se développer au mieux. Explications.  

    Challenge :Vous venez de publier une étude sur le secteur de la banque participative au Maroc.  Quel a été l’objectif et la méthodologie adoptée par votre cabinet pour mener cette étude et qui sont les acteurs qui contrôlent ce marché ?      

    Younes Araki Houssaini : Effectivement, les équipes Conseil d’Effyis ont mené une étude portant sur l’ensemble des banques participatives au Maroc, incluant également les fenêtres participatives. La méthodologie adoptée a reposé sur une approche exhaustive et analytique. Nous avons examiné l’ensemble des acteurs en combinant une analyse approfondie des performances financières avec l’expertise terrain de nos équipes d’Effyis Consulting Maroc. L’objectif était de fournir une vision holistique du paysage de la finance participative au Maroc, en mettant l’accent sur la performance des acteurs clés, les produits les plus prisés, les défis et les perspectives de développement.

    Concernant votre question sur les parts de marchés, on peut clairement affirmer que Bank Assafa et Umnia Bank se positionnent comme des acteurs clés, détenant à eux deux plus de 60% du marché, avec des parts respectives de 40% et 23%. Malgré cela, les autres acteurs poursuivent une croissance équilibrée, notamment avec Dar Al Alamane qui se distingue parmi les fenêtres participatives en captant environ à peu près 15% du marché.

    Challenge : Dans ce sens, quels sont donc les produits les plus prisés auprès de la clientèle ? 

    Y.A.H. : Parmi la panoplie de produits offerts par les banques participatives au Maroc, certains se distinguent particulièrement par leur attrait auprès de la clientèle. La Mourabaha immobilière, par exemple, a connu un engouement considérable, avec Bank Assafa orchestrant des transactions d’une valeur significative, atteignant 5 milliards de dirhams en 2022. Umnia Bank, de son côté, a su séduire les clients avec la Mourabaha auto, générant des revenus conséquents de l’ordre de 586 millions de dirhams. En ce qui concerne la Mourabaha équipement, Al Akhdar Bank prend la tête, suivie de près par Umnia Bank. Cette diversité de produits populaires reflète la capacité des institutions participatives à répondre aux besoins variés de leur clientèle. Par ailleurs, l’exploration continue de nouveaux produits, avec certains déjà labellisés en 2022 et 2023, démontre l’engagement du secteur envers l’innovation et l’adaptation aux évolutions du marché.

    Challenge : Qu’est-ce qui bloque à votre avis le développement de ce secteur au Maroc, puisque, selon certains experts, comparé à d’autres pays la finance participative a encore du mal à décoller ? 

    Y.A.H. : L’évolution de la finance participative au Maroc, loin d’être entravée, est plutôt caractérisée par des défis inhérents à la nature émergente du marché. Plutôt que de parler de blocage, il est pertinent de considérer ces défis comme des opportunités d’amélioration et de croissance. Le besoin d’innovation commerciale, en particulier dans le domaine du digital, se présente comme un impératif pour conquérir un marché à fort potentiel, notamment parmi les particuliers et les entreprises non encore intégrés dans la sphère de la banque traditionnelle.

    L’initiation d’offres novatrices est donc essentielle, d’autant plus que la plupart des institutions ont déjà consolidé leurs infrastructures IT. Un autre défi stimulant concerne la mobilisation de l’épargne. Alors que les financements participatifs ont pris racine, le potentiel inexploité des dépôts offre une opportunité significative. Jusqu’au 31 décembre 2022, les banques participatives ont collecté près de 9,5 milliards de dirhams, représentant 1% des dépôts sur le marché. Cette dynamique, bien que significative, suggère un potentiel de croissance important à exploiter.

    Challenge : Quelles sont les perspectives de développement de ce secteur pour les années à venir ? 

    Y.A.H. : Les perspectives pour le marché de la banque participative au Maroc s’avèrent prometteuses, avec des plans stratégiques visant à consolider et à diversifier davantage le secteur. La diversification du portefeuille de financement au niveau du Corporate représente une étape cruciale, offrant de nouvelles opportunités dans des domaines tels que la Mourabaha immobilière. De plus, l’exploration de nouvelles offres telles que le cash management, le trade, et les opérations internationales reflète l’ambition du secteur de s’adapter aux évolutions du marché bancaire.

    La mobilisation accrue de l’épargne restera un axe majeur, avec des offres de «la banque au quotidien » et une entrée en relation digitale. L’expansion du réseau, en particulier pour les fenêtres participatives, avec de nouvelles offres LSB et un réseau GAB déployé à plus de 200, vise à renforcer la présence physique des institutions. Ces perspectives d’évolution dépendent de facto du poids réglementaire qui doit accompagner la croissance commerciale et non la freiner. Une réglementation claire et adaptée jouera un rôle essentiel pour stimuler l’innovation et garantir la stabilité du secteur, créant ainsi un environnement propice à la croissance continue de la finance participative au Maroc.

    26 février 2024 0 comments
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    Météo

    La météo du lundi 26 février 2024

    by Challenge avec MAP 26 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le lundi 26 février 2024 :

    – Temps assez froid le matin et la nuit sur l’Atlas, le Sud-Est, le sud de l’Oriental et les plateaux de phosphates avec de la gelée locale.

    – Pluies ou averses sur la région de Tanger, Loukkos, le Gharb, le Rif, le Saiss, les plateaux de Phosphates et d’Oulmès, les plaines au nord d’El Jadida, la rive méditerranéenne, le nord de l’Oriental et les moyen et haut Atlas.

    – Gouttes de pluies sur les plaines centre et l’Anti-Atlas.

    – Chutes de neige sur les haut et moyen Atlas, avec flocons sur les Hauts plateaux Orientaux et le Rif.

    – Rafales de vent assez fortes à fortes sur le Nord-Ouest, le Rif, le Saiss, la Méditerranée, l’Oriental, l’Atlas, le Sud-Est, le Souss et le Sud.

    – Températures minimales de l’ordre de 01/06°C sur l’Atlas, ses versants Est, le Sud de l’Oriental, les plateaux de phosphates et d’Oulmès, de 10/16°C sur la région de Tanger, le Souss et les provinces du Sud et de 5/10°C sur le reste du pays.

    – Températures maximales en hausse sur le sud de l’Oriental et les extrêmes Sud-Est et Sud, et en baisse ailleurs.

    – Mer agitée à forte en méditerranée et sur le littoral et peu agitée à agitée sur le Détroit.

    26 février 2024 0 comments
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    International

    OCP Africa garantit 100% la disponibilité des engrais au Cameroun

    by Adama Sylla 25 février 2024
    written by Adama Sylla

    La filiale du Groupe OCP vient de signer à  Yaoundé un nouvel accord avec le Ministère camerounais de l’Agriculture et du Développement Rural. A travers ce partenariat renouvelé, OCP Africa s’est engagé à garantir 100% la disponibilité des engrais de qualité sans rupture d’approvisionnement durant la prochaine campagne agricole en 2024.

    OCP Africa et le Ministère camerounais de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) ont signé un nouvel accord le 22 février, à Yaoundé, renouvelant ainsi leur partenariat. A travers cette signature, « OCP Africa renforce le partenariat entre le Ministère camerounais de l’Agriculture et le Groupe OCP, déjà actif sur le terrain depuis une décennie, en soutien aux filières agricoles adaptées aux 5 zones agro-écologiques du pays », a annoncé sur son réseau social X (anciennement Twitter) la filiale du leader mondial des solutions de nutrition des plantes et des engrais à base de phosphate.

    Lire aussi | Sénégal. Le président sortant Macky Sall va s’installer au Maroc

    Ainsi, pour la prochaine campagne agricole en 2024, OCP Africa a fixé des objectifs ambitieux : garantir 100% la disponibilité des engrais de qualité sans rupture d’approvisionnement, collaborer avec le Ministère pour apporter un soutien technique et holistique aux agriculteurs en renforçant les capacités des cadres du MINADER, doubler le nombre de parcelles de démonstration, et contribuer à l’effort de mécanisation mené par ce pays de l’Afrique centrale surnommé « l’Afrique en Miniature », du fait de ses richesses et de ses nuances climatiques que l’on rencontre du nord au sud du pays : équatorial, tropical humide et tropical sec.

    Lire aussi | Béton Engineering rachetée par l’ex-directrice générale de Zalar Holding

    Deux jours avant la signature de ce nouvel accord, OCP Africa et ses partenaires du Ministère camerounais de l’Agriculture et Graphicam ont donné le coup d’envoi d’une campagne de communication et de vulgarisation passionnante à l’Institut Agricole d’Obala (IAO), au cœur du Cameroun. Objectif : sensibiliser plus de 200 producteurs aux avantages de la fertilisation personnalisée.  Au-delà de la mise à disposition d’engrais customisés, spécialement conçus pour s’adapter aux caractéristiques des sols et des cultures grâce au NPK14 23 14 SB, OCP Africa anticipe une augmentation remarquable des rendements, variant de 30 à 50% pour les cultures céréalières et maraîchères. 

    En signant un nouvel accord à Yaoundé avec le #MINADER du #Cameroun, OCP Africa renouvelle son partenariat avec ce pays au potentiel agricole tellement riche et diversifié. Surnommé « l’Afrique en Miniature", du fait de ses richesses et de ses nuances climatiques que l’on… pic.twitter.com/6nRyVd6lHj

    — OCP AFRICA (@OCP_Africa) February 22, 2024
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