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  • Développement durable

    Le groupe Sekkat investit dans la décarbonation

    by Rachid Boutaleb 23 février 2024
    written by Rachid Boutaleb

    Le groupe Sekkat investit dans la décarbonation de ses filiales. En effet, la filiale de ce groupe familial industriel qui est spécialisée dans la fabrication de câbles électriques à usage énergétique, vient d’inaugurer une ferme solaire dotée d’une capacité de plus de 1 MWc sur son site de production à Ain Sebaâ à Casablanca.

    Fruit d’un investissement de près de 7 millions de dirhams, l’autoproduction d’électricité verte par Imacab devra lui permettre d’économiser plus d’un million de dirhams sur sa facture énergétique mais, surtout, de réaliser des économies de CO2 significatives dont il pourra se prévaloir à l’export, sachant qu’une partie du chiffre d’affaires de ce fabricant leader sur son marché est destinée à l’export, principalement vers les pays subsahariens et l’Europe qui vient d’instaurer, à partir d’o ctobre 2023, une taxe carbone à ses frontières. Une taxe qui met les exportateurs marocains vers l’Union Européenne sous pression en rendant la décarbonation une nécessité et non plus un luxe. Une nécessité qui requiert selon les spécialistes des investissements massifs d’ordre d’une centaine de milliards de dirhams d’ici 2030. Or, le rythme est encore lent, notamment sur la moyenne tension que ne couvre pas les 1.200 MWc installés en énergie éolienne.

    Lire aussi | LabelVie : le CA en hausse de 13% en 2023

    Rappelons que depuis sa création en 2000, Imacab n’a eu de cesse d’élargir la gamme de ses produits en passant du câble électrique à usage domestique, à celui industriel en passant par les câbles aériens, de mise à la terre ou encore de moyenne tension. Aujourd’hui, cette filiale du groupe Sekkat réalise un chiffre d’affaires de près de deux milliards de dirhams pour plus de 500 salariés.

    23 février 2024 0 comments
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    Gouvernance

    Ventes de l’immobilier public : l’effet pervers de l’Etat locataire !

    by Rachid Boutaleb 23 février 2024
    written by Rachid Boutaleb

    Le Maroc fait-il le bon choix en externalisant une partie du patrimoine immobilier public ? Cette question taraude bon nombre d’économistes depuis le lancement en 2019 de l’opération inédite de cession de cinq CHU (Centres Hospitaliers Universitaires) à la CMR (Caisse Marocaine de Retraites) au prix de 4,6 milliards de dirhams d’autant plus que la question du patrimoine immobilier public constitue un enjeu central de la réforme de l’État tant sur le registre des institutions que de la gestion des biens publics.

    En effet, si les partisans d’une telle privatisation sous forme d’Asset-deal (cession d’immobilisations par opposition à cession de participations étatiques dans des entreprises publiques) n’ont eu cesse de marteler les avantages des opérations de cession-relocation (une version plus souple…. mais potentiellement plus onéreuse que le lease-back !) et notamment la réallocation du produit de cession à des investissements publics plus stratégiques (comme celui à caractère social de la généralisation en cours de la couverture médicale enclenché il y a quelques mois), voire également l’optimisation de l’exploitation des biens immobiliers publics sachant que les établissements publics sont loin d’être un parangon en la matière, il n’en demeure pas moins que certains effets contre-productifs sont également à prendre en compte dans l’équation qui préside à la décision de se départir (ou pas) des biens publics.

    Lire aussi | Dynamique, marge, tendance…quelles attentes pour le marché immobilier ?

    A commencer par le poids sur le long terme de ce genre d’opérations d’externalisation sur le budget de l’Etat qui troque la recette providentielle à court terme (fruit de cession du bien) par la charge locative induite ad vitam aeternam ! Mais il ne s’agit point de la seule problématique à traiter par l’Etat stratège et « ingénieur financier ». En effet, avec des rendements des plus alléchants servis par les OPCI ayant hérité des actifs cédés par l’Etat et dépassant pour certains les 7% l’an et en perspectives de l’annonce par le gouvernement de nouvelles vagues de cession d’ici 2026 (pour 3 milliards de dirhams par an), le marché global de la pierre-papier (actifs immobiliers à rendement locatif) est marqué  depuis un moment par un chamboulement de comportement des investisseurs qui exigent désormais des rendements très élevés face à l’offre d’externalisation d’immobiliers par le privé (industriels, banques, établissements tertiaires…).

    L’explication est très simple, si l’Etat locataire permet d’avoir un niveau de rendement aussi élevé même si son risque de faillite est nul, il est naturel d’exiger un « spread » (différentiel de rendement) d’au moins 2 ou 3 points pour le privé, quand bien même de bonne qualité de signature. Ce qui suscite un effet pervers généralisé en faisant reculer bon nombre d’opérateurs économiques face à la tentation de la cession de leurs biens immobiliers pour les relouer dans la foulée et fait émerger la question légitime : l’Etat ne brade-t-il pas son patrimoine en acceptant de payer des loyers aussi chers et, de facto, sensiblement plus élevés que le rendement à long terme de bons de trésor à longue maturité ?

    Lire aussi | Accréditée OPCI, Agenz renforce sa position de référence dans l’évaluation immobilière

    Cette question aussi pertinente que lancinante mérite bien qu’elle soit au menu des travaux parlementaires d’évaluation des politiques publiques que la Constitution de 2011 avait érigé en mission à part entière du parlement mais qui ne semble point, pour l’instant, figurer parmi les priorités du pouvoir législatif. Mais ceci est une autre histoire !

    23 février 2024 0 comments
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    Météo

    Météo: les prévisions du vendredi 23 février

    by Challenge avec MAP 23 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le vendredi 23 février 2024:

    -Temps relativement froid avec de la gelée locale, la matinée et la nuit, sur le Haut Atlas.

    -Nuages bas avec formations brumeuses sur les plaines centre et sur le nord des provinces du sud, la matinée.

    -Pluies et averses éparses sur le Nord-Ouest, le Rif, la Rive méditerranéenne, les Plateaux de phosphates et d’Oulmès, les Haut et Moyen Atlas, l’Oriental, et les Plaines au nord de Safi.

    -Temps passagèrement nuageux avec ondées éparses sur le Centre et le nord des Provinces du Sud.

    -Quelques flocons de neige sur les sommets du Moyen Atlas et probablement le Rif.

    -Chasse-poussières ou chasse-sables sur les provinces du Sud et l’Oriental.

    -Rafales de vent assez fortes sur la région de Tanger, la Méditerranée, l’Oriental, l’Atlas, le Centre et le Sud.

    -Températures minimales de l’ordre de 00/08°C sur l’Atlas, le Rif et l’Oriental, de 11/17°C sur les plaines atlantiques nord, les régions Centre, le Souss, la rive méditerranéenne, l’extrême sud-est et les provinces du Sud et de 07/11°C partout ailleurs.

    – Températures journalières en baisse sensible.

    – Mer agitée à forte en Méditerranée, au Sud de Tan-Tan et au nord de Tan-Tan, devenant forte à très forte l’après-midi et peu agitée à agitée sur le Détroit.

    23 février 2024 0 comments
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    Sommaire

    Challenge : N°915  • Du 23 au 29 février 2024

    by Adama Sylla 22 février 2024
    written by Adama Sylla

    Dossier
    Le crash du cash n’aura pas lieu

    Focus
    Programme de développement urbain d’Agadir 2020-2024 : Où en sont les chantiers ?

    INTERVIEW
    Faissal Sehbaoui, DG d’AgriEdge

    MFM Radio Décryptage    
    Mehdi Bensaïd, à l’image d’une jeunesse pragmatique

    Profession
    Le développement durable, à travers le prisme de l’ingénieur

    Actualité 

    Paris  
    Interdiction de rassemblements anti-marocains

    Cour des Comptes  
    Un faible taux d’application des recommandations

    Entreprises & marchés
    Groupe OCP et BAD  : 2 Mrds DH pour les investissements verts 

    Renforcement des Relations d’Affaires Maroc-Canada  : Une alliance stratégique

    SIAM : Plus de 930.000 visiteurs attendus cette année

    Géants du Web
    Un nouveau pas vers la fiscalisation

    FISCALITÉ
    Haro sur l’indiscipline fiscale 

    Automobile
    Nouveauté Dacia 
    Dacia dévoile sa nouvelle Spring

    Nouveauté Maserati
    Auto Hall Luxury Motors lance la nouvelle Maserati GranTurismo Shell au Maroc

    Mobilité électrique 
    Bamotors Maroc et FastVolt nouent un partenariat

    Sport
    N’y a-t-il que le foot dans la vie ?

    Culture
    «Aux fils du caftan marocain» à Rabat : Caftan d’amour, Caftan encore et toujours !

    International
    Palestine : un génocide en direct

    22 février 2024 0 comments
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    Logistique

    L’AMDL prévoit la réalisation de zones logistiques dans plusieurs villes à l’horizon 2028

    by Challenge avec MAP 22 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    L’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) prévoit la réalisation d’un programme prioritaire de zones logistiques dans plusieurs villes du Royaume à l’horizon 2028.

    En effet, l’AMDL a amorcé, au titre de l’exercice 2023, une accélération dans le développement des projets d’aménagement de zones logistiques, souligne l’AMDL dans un communiqué publié à l’issue de son Conseil d’administration, tenu mercredi sous la présidence du ministre du Transport et de la Logistique, Mohammed Abdeljalil.

    Lire aussi | Un spécialiste américain de la logistique du froid va investir 9,3 millions de dollars dans un nouvel entrepôt frigorifique à Oulad Teima

    Pour sa part, la zone logistique d’Ait Melloul au sud d’Agadir sera livrée à la fin du 1er semestre 2024, précise l’AMDL, ajoutant que les conditions ont été réunies pour le lancement des travaux d’aménagement de zones logistiques dans les villes de Casablanca, Kenitra et Fès pour un investissement d’environ 1 milliard de dirhams (MMDH).

    En termes d’accompagnement des acteurs logistiques, l’AMDL lancera en 2024 une nouvelle édition du programme de mise à niveau logistique des entreprises avec la conception de solutions d’appui technique et financier aux entreprises.

    Aussi, il a été procédé, en août 2023, au lancement des travaux d’aménagement d’un centre routier à la Province d’El Hajeb, fruit d’un partenariat entre l’AMDL, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA) et le Conseil provincial d’El Hajeb.

    Lire aussi | Transport et mobilité: Comment réduire les coûts logistiques à 12% du PIB d’ici 2035

    Le Conseil d’Administration a ainsi arrêté le plan d’action de l’Agence pour l’année 2024, doté d’un budget d’investissement de 470 millions de dirhams, fait savoir le communiqué.

    Par ailleurs, l’AMDL organisera la 7ème édition des Trophées Marocains de la Logistique – MLA 2024 -, visant à promouvoir l’excellence logistique et à récompenser les meilleurs projets et solutions dans le domaine de la Supply Chain, note la même source.

    22 février 2024 0 comments
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    Transport urbain

    La date de démarrage du Busway de Casablanca enfin connue

    by Ismail Saraoui 22 février 2024
    written by Ismail Saraoui

    L’entrée en service des busways, appelés également bus à haut niveau de service (BHNS) a été fixée pour le 1er mars prochain. L’annonce a été faite ce jeudi 22 février par Nabila Rmili, maire de la métropole.

    Cette annonce a été faite lors des travaux de la session extraordinaire du Conseil de la ville, tenue ce jeudi 22 février, pour étudier et voter la fixation des tarifs des billets et des abonnements de transport des « Busway ».

    Nabila Rmili a expliqué que le Busway est considéré comme un moyen de transport en commun sur des trajets qui offriront les mêmes services que le tramway, soulignant que ce projet est le premier du genre au Maroc.

    Elle a ajouté que le réseau Busway comprendra deux lignes, la première s’étendant sur 12Km, reliant le quartier Laymoune au quartier Salmia, et inclura un point d’échange, avec 20 stations pour les passagers. Quant à la deuxième ligne du Busway, reliant le Rond-point Oulmes à Ouled Azzouz sur 12Km, elle disposera également d’un point d’échange avec la deuxième ligne du tramway et comprendra 22 stations pour les passagers. Quant au prix du ticket, la commission permanente a opté pour un tarif de 6 dirhams à titre provisoire. 

    22 février 2024 0 comments
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    Agriculture

    Le SIAM 2024 sous le signe de l’agriculture durable

    by Reda Mouhsine 22 février 2024
    written by Reda Mouhsine

    Le Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) s’apprête à ouvrir ses portes pour sa 16ème édition, avec pour thème central la durabilité et la résilience de l’agriculture face au changement climatique.

    Sous le Haut Patronage de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, cet événement majeur se tiendra du 22 au 28 avril 2024 à Meknès, confirmant ainsi son statut de rendez-vous incontournable pour le secteur agricole tant au niveau national qu’international.

    Avec une superficie occupée cette année étendue à 12,4 hectares, dont 11 hectares couverts, en augmentation de 13% par rapport à l’édition précédente, le SIAM 2024 se positionne comme l’un des plus grands événements dédiés à l’agriculture sur le continent africain.

    Lire aussi | Développement de l’agriculture biologique. Maroc Bio renforce son rôle d’interlocuteur unique pour le secteur

    L’édition de cette année met en lumière l’Espagne en tant que pays partenaire historique et privilégié du Maroc, et leader européen dans le domaine agricole. Forte de ses accords bilatéraux, l’Espagne apporte son expertise et ses solutions pour une agriculture plus durable et résiliente. Cette collaboration renforce l’engagement en faveur de pratiques agricoles innovantes et respectueuses de l’environnement.

    Sous le thème « Climat et Agriculture : Pour des systèmes de production durables et résilients », le SIAM 2024 abordera les défis actuels liés au changement climatique. Face à une crise climatique sans précédent, il est crucial de promouvoir des systèmes agricoles résilients et durables, alignés avec les objectifs de la stratégie Génération Green 2020-2030 du Maroc.

    Plus de 930.000 visiteurs

    Ce salon offre une plateforme d’échange et de sensibilisation sur les efforts d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation des gaz à effet de serre. Il mettra également en avant les innovations technologiques et les bonnes pratiques pour une agriculture respectueuse de l’environnement et plus résiliente.

    À travers ses douze pôles thématiques, le SIAM 2024 mettra en avant l’écosystème agricole, les stratégies, les innovations et les technologies pour une agriculture durable. Il proposera également une série de conférences, de rencontres et de démonstrations sur les bonnes pratiques agricoles et les innovations technologiques.

    Lire aussi | Côte d’Ivoire. OCP Africa et l’UM6P lancent les travaux de construction d’une école digitale d’agriculture

    Cette édition du SIAM offre également plusieurs nouveautés, notamment une configuration spatiale intelligente mettant en valeur la diversité de l’agriculture marocaine. Le tout nouveau Pôle Agri-Digital incarne l’intersection entre technologie et agriculture, tandis que le Pôle Produits du Terroir bénéficie d’une expansion significative. L’introduction du E-ticket simplifiera l’accès des visiteurs au salon, reflétant l’engagement du SIAM envers l’innovation et l’amélioration des services.

    Avec des objectifs ambitieux et la participation attendue de 70 pays, 40 conférences, 1500 exposants et plus de 930 000 visiteurs, le SIAM 2024 se donne pour objectif de confirmer son rôle essentiel dans la promotion du développement agricole durable et résilient face aux défis climatiques actuels.

    22 février 2024 0 comments
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    Développement durableNon classé

    Batterie électrique : Le Maroc un prochain Hub !

    by Ismail Saraoui 22 février 2024
    written by Ismail Saraoui

    Rabat consulte le célèbre physicien Rachid Yazami. C’est ce qu’a révélé récemment Africa Intelligence dans sa dernière lettre. Après nos investigations, nous apprenons que le potentiel du Maroc pour le développement d’une véritable industrie de batterie électrique est énorme… Décryptage.

    « Le Maroc deviendra le centre régional de fabrication de véhicules électriques dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), car il développe rapidement une économie circulaire (production de véhicules électriques de bout en bout) dans sa chaîne d’approvisionnement nationale de véhicules électriques. Et la croissance du secteur marocain du cobalt suscitera l’intérêt des entreprises minières et automobiles à court terme (2022-2026), ce qui constituera un avantage pour le développement de la chaîne d’approvisionnement locale des véhicules électriques au Maroc (fabrication de batteries pour véhicules électriques ». Telles ont été les conclusions d’une étude du célèbre cabinet Fitch Solutions qui depuis 2022 ont annoncé les couleurs.

    Récemment, dans l’une de ses lettres de confidences, le média Africa Intelligence a révélé les ambitions du Maroc dans ce chantier. Selon notre source, c’était le 9 février, au lendemain de la cinquième édition du LeaderSHE Talks, à Fès, qu’Abdellatif Miraoui, le ministre marocain de l’enseignement supérieur, a discrètement reçu Rachid Yazami, physicien et électrochimiste marocain de renommée mondiale. Elle révèle que cette rencontre a tourné autour du financement du centre de recherche sur les batteries au sein de l’Université privée de Fès (UPF). Ce programme de recherche, lancé par le scientifique en 2021, a jusqu’à présent cruellement manqué de soutien étatique, malgré l’importance stratégique qu’a pris le sujet ces dernières années. Rappelons que Rachid Yazami est l’inventeur de l’anode graphite, un composant essentiel des batteries au lithium-ion.

    Lire aussi | Composants pour batteries de véhicules électriques. LG Chem et Huayou annoncent l’installation de deux usines au Maroc

    Partageant son expertise sur le sujet dans certaines régions du monde notamment Singapour, au Chili ou encore aux USA, ce dernier jusqu’à récemment arrivait à peine à faire entendre ses idées au plan national. D’abord directeur de recherche au CNRS, puis chercheur affilié au prestigieux California Institute of Technology, où il collabore étroitement avec la NASA, Rachid Yazami est désormais professeur à la Nanyang Technological University (NTU) de Singapour. Récompensé le 20 décembre dernier du grand prix VinFuture 2023 au Vietnam, aux côtés du professeur japonais Akira Yoshino, inventeur de la batterie au lithium-ion, il a été décoré en 2014 par le roi Mohammed VI de l’Ordre du mérite intellectuel.

    Le Maroc, un futur Hub régional ?

    « Le Maroc dans le cadre de sa stratégie de décarbonation du secteur du transport prévoit de créer une véritable industrie de véhicules électriques compétitive. La proximité avec l’Europe et l’entrée en vigueur de la future taxe carbone début 2026 poussent les investisseurs à se tourner vers d’autres marchés comme celui du Maroc. Une batterie fabriquée en Inde ou en Chine, par exemple, coûtera plus cher pour entrer sur le marché européen qu’une batterie faite à presque 10 km des frontières », nous confie Samir Rachidi, Président de l’Iresen. Et d’ajouter : « À l’aune de la Zlecaf, le Maroc pourrait également exporter ces véhicules électriques en direction du marché africain, ce qui permettrait de renforcer la balance commerciale et la compétitivité économique de notre pays ».

    Et selon le CESE, dans l’une des études sur la croissance verte publiées en 2022, « en 2018, la production mondiale des batteries lithium-ion était de 160 GWh dont 106 GWh pour le secteur automobile. Cette production devrait représenter 500 GWh en 2025 et 1200 GWh en 2030, dont 1 020 GWh pour le secteur automobile. Uniquement sur le véhicule électrique, le marché mondial est estimé à 45 milliards d’euros en 2027, dont 20 à 30 % sera capté par l’Europe. En tant que 10ème producteur mondial de cobalt, le Maroc a des atouts non négligeables pour développer la filière de production de batteries ».

    « Une usine de bornes, c’est possible… »

    Selon une analyse de Modor Intelligence, la taille du marché des bornes de recharge pour véhicules électriques devrait passer de 26,09 milliards USD en 2023 à 82,65 milliards USD d’ici 2028. Toujours selon l’étude, le marché est dirigé par quelques entreprises, telles que la State Grid Corporation of China, ABB, Siemens, Qingdao Tgood Electric Co., Ltd et Tesla Inc. En Asie, par exemple, la Chine est le plus grand marché pour les voitures et les bus électriques. Rappelons d’ailleurs que le gouvernement marocain et le fabricant chinois de batteries, Gotion High Tech, envisagent d’investir 6,3 milliards de dollars pour créer une usine de batteries pour véhicules électriques (VE) dans le Royaume.

    Lire aussi | Voitures électriques: où sont les 300 bornes du Green Park ?

    Pour Adil Benani, président de l’Aivam, le Maroc peut être une véritable plateforme de fabrication de bornes. « Les besoins en fabrication de bornes vont être exponentiels et vous savez qu’aujourd’hui les ventes de véhicules électriques sont sur une tendance de vente croissante, on devrait en Europe d’ici 2025 dépasser la barre des 20 millions, ce qui représente 20 % de VE dans le monde ». Et de poursuivre : « Tant la demande est forte, il y aurait bien une opportunité pour créer ce système industriel ».

    22 février 2024 0 comments
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    Sport

    Souvent Europe varie, bien fol qui s’y fie…

    by Najib Salmi 22 février 2024
    written by Najib Salmi

    On n’est jamais mieux défendu que par soi-même. Le Maroc, sous l’égide de S.M le Roi Mohammed VI, l’a compris et de belle manière. D’ailleurs, les faits sont là et portent leurs fruits.

    FIFA, UEFA, CAF… Et le Maroc dans tout ça ?

    On se souvient, qu’ici même et dans cette rubrique, on avait écrit tout ce qu’il fallait penser de « La main tendue » du Roi vers l’Algérie et la question du Sahara Marocain. Que le Président du voisin de l’Est ait assimilé la proposition officielle du Souverain marocain comme un signe de faiblesse et l’ait raillé de manière indigne, montre que le sieur Tebboune n’est pas fait pour être Chef d’Etat. Il est indigne de diriger l’Algérie, ce grand pays frère et voisin où hélas, le peuple n’a pas droit à une parole libérée. Cinq décennies de bourrage de crânes de ce peuple où vivent des élites et des amis ont fait que l’entreprise criminelle de feu Boumediene a, aujourd’hui, enfanté un régime où l’Algérie devient la risée de tous les gens sensés.

    Lire aussi | Gazoduc Nigéria-Algérie, un pure mirage !

    Triste, infiniment triste que l’on ait vu des manifestations de joie en Algérie lorsqu’à la CAN 2023 (24 ?) le Maroc a été éliminé par l’Afrique du Sud (0-2). Cette liesse nauséabonde des voisins était largement déplacée, mais hélas, compréhensible. L’homme de la rue algérois, oranais ou de Tlemcen, en avait marre de voir son football sombrer, mais ne pouvant manifester contre les « propriétaires de sa pensée », entendez par là les « grands » profiteurs des richesses nationales qui tout en le réprimant, lui faisaient croire à tous les bobards (complotite, mainmise du Royaume sur la CAF et la FIFA), se défoulait alors sur le Maroc.

    Toute honte bue

    Oui l’Afrique du Sud nous a éliminés, on en est attristé, on a été malheureux de la défaite face à un pays qui, lui aussi, a dansé de joie sur nos déboires. Mais ce qui est mérité, on l’accepte, on ne va pas en faire un plat, car en toute chose, malheur est bon. Cette déception à la Coupe d’Afrique Ivoirienne est salvatrice et le Maroc peut en profiter, ne serait-ce que si elle nous débarrassait de tous ceux qui claironnaient que le « titre » de 4ème mondial et de vainqueur du Brésil, en match amical à Tanger, nous octroyait de facto, la gloire de ramener le trophée africain au Maroc.

    La FRMF de Lekjaa et autres instances officielles dont le Ministre des Sports et de la Culture se sont laissés emporter par cette vague d’autosatisfaction et ont abandonné toute les précautions d’usages dont le foot doit se protéger. Même le sensé Walid Regragui que l’on pensait au-dessus du lot, s’est laissé bercer par ceux qui le disaient meilleur entraîneur mondial. Lui-même avait promis que si on n’arrivait pas, au moins, en demi-finale, il s’en irait et démissionnerait. Cela avait du panache mais aujourd’hui, cette promesse lui pèse. Doit-elle l’handicaper pour l’avenir ? Non, car une défaite n’enlève rien des qualités d’un homme ni n’efface des qualités, quand celles-ci sont réelles.

    Lire aussi | Le boycott des ports marocains par l’Algérie n’a aucun impact

    Et demain, c’est-à-dire la prochaine échéance, tout peut changer. On apprécie donc que Walid, n’ait pas connu le sort de Vahid (Halilhodzic) trainé dans la boue sur des présomptions et des rumeurs. Au siècle dernier, Feu Louzani a été limogé, après sa victoire (1-3) à Dakar au Sénégal, pour plaire à une partie de l’opinion publique qui l’avait pris en grippe et on sait ce que le foot national a perdu dans cette injustice faite à un homme de rigueur et de principe. Mais à quoi cela sert-il de ressasser et de se lamenter ? La vie continue, vaille que vaille, et à ceux qui restent d’en tirer profit. Dans le sens positif et non du profit particulier qui nous a déjà fait tant de mal.

    Le «foot plaisir», ou le «foot coupable» ? 

    On se gargarise du foot européen et on suit les chocs des coupes européennes avec P.S.G et autres Réal, et Manchester City. Mais quand on dénonce, abusivement les défauts du foot national, peut-on faire la promo d’un foot européen ? Question grave qui mérite d’être posée et de nous faire réfléchir. Bien réfléchir.

    2025, envers et contre tous

    La CAN 2025 aura lieu au Maroc. Cela doit se faire. Le Maroc l’organise et la CAF le soutient, non parce que c’est le Maroc, mais c’est une question de souveraineté et d’honneur. Le monde ne se résume pas à l’Europe qui, toute puissante qu’elle est, ne doit pas écraser les autres continents. L’Afrique et l’Asie ont prouvé qu’elles existent et même qu’elles peuvent séduire et rappeler les valeurs du football. Valeurs que l’Europe a parfois oubliées.

    Lire aussi | CAN-Maroc 2025: on connaît la date du tirage au sort du tour préliminaire

    Que la CAN 2025 se tienne et que la Coupe du monde des clubs, à qui la FIFA veut l’opposer pour des histoires de calendrier et d’argent, aille se faire voir ailleurs. Sur une autre planète ? 

    Haltérophilie : petite place pour gros costauds 

    A l’ombre des chanceux et de tous ceux que chérissent les médias, se développent, bon an mal an, des sports et des disciplines oubliés. Ainsi de l’Haltérophilie, dont personne ne parle. Et pourtant, ces pratiquants, luttent et gagnent leurs médailles qui ont les mêmes valeurs sportives que toutes les autres. Mais là pas de tapage, pas de « harage ». L’Haltérophilie vit cachée, mais elle brille, comme elle vient de le faire à Ismaïlia (Egypte)  lors du récent championnat d’Afrique qualificatif aux Jeux Olympiques de Paris 2024. 

    22 février 2024 0 comments
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    Non classé

    LabelVie : le CA en hausse de 13% en 2023

    by Challenge avec MAP 22 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    Le Chiffre d’affaires (CA) de LabelVie s’est élevé à 15,8 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2023, en hausse de 13% par rapport à 2022.

    Les ouvertures de nouveaux magasins en 2022 et 2023 ont contribué à hauteur de 29% à la progression des ventes globales du Groupe, indique LabelVie dans un communiqué sur ses indicateurs financiers, relevant qu’à périmètre comparable, les ventes globales du Groupe augmentent de 9% pour atteindre 13,5 MMDH au terme de l’année.

    Lire aussi | Boycott des marques américaines. Le prix à payer en termes d’emplois et d’investissements

    Afin d’accompagner sa stratégie de développement, LabelVie a poursuivi son rythme d’investissements, dont l’enveloppe s’établit à 1,2 MMDH à fin 2023 et porte notamment sur la croissance organique du Groupe avec l’ouverture de 24 nouveaux magasins, la rénovation des points de vente existants et la sécurisation des prochaines ouvertures.

    Les investissements de l’année 2023 ont également concerné l’extension des capacités de stockage des plateformes, ainsi que la transformation digitale des processus clés, avec comme objectif l’amélioration de l’excellence opérationnelle et le pilotage de la performance, fait savoir la même source. Concernant l’endettement net, il demeure à un niveau maîtrisé pour s’établir à 3,8 MMDH, et traduit la dynamique de développement du Groupe avec notamment les investissements d’expansion de l’année 2023 et 2024.

    22 février 2024 0 comments
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    Météo

    Météo: les prévisions du jeudi 22 février

    by Challenge avec MAP 22 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le jeudi 22 février 2024:

    – Temps relativement froid, la matinée et la nuit, sur le Haut Atlas.

    – Nuages bas avec formations brumeuses sur les plaines nord, les côtes centre et sur le nord ouest des provinces du Sud.

    – Gouttes de pluies éparses sur la région de Tanger et Loukkos vers la fin de l’après-midi.

    – Faibles pluies éparses, la nuit, sur le Nord-Ouest, le Rif, la rive méditerranéenne et les plaines au nord de Safi.

    – Chasse-poussières ou chasse-sables sur les provinces du Sud et l’Oriental.

    – Rafales de vent assez fortes sur la région de Tanger, la rive méditerranéenne, le Rif, l’Atlas, l’Oriental et le sud des provinces du Sud.

    – Températures minimales de l’ordre de 00/06°C sur l’Atlas et le sud de l’Oriental, de 11/17°C sur les plaines atlantiques nord, les régions centre, le Souss, la rive méditerranéenne, l’extrême sud-est et les provinces du Sud et de 06/12°C partout ailleurs.

    – Températures journalières en hausse sur l’Oriental et le Sud-Est et en baisse ailleurs.

    – Mer belle à peu agitée en Méditerranée, peu agitée à agitée sur le Détroit et au nord de Tan-Tan, agitée au nord de Tan-Tan et localement agitée à forte entre Larache et Safi.

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    Actualité

    Sahara, migration, Mondial 2030… ce qu’a dit Sanchez après l’audience royale [Vidéo]

    by Reda Mouhsine 21 février 2024
    written by Reda Mouhsine

    Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a tenu un point de presse à l’issue de l’audience que lui a accordé le souverain, ce mercredi au Palais royal de Rabat. Voici les principaux points de son intervention.

    Pedro Sanchez réitère le soutien de l’Espagne au plan d’autonomie

    Le Président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a réitéré, mercredi à Rabat, la position de son pays soutenant le plan d’autonomie, présenté en 2007 par le Maroc, pour le règlement du différend autour du Sahara marocain.

    Sanchez a réaffirmé la position du gouvernement espagnol exprimée dans la Déclaration conjointe adoptée le 7 avril 2022, et la Déclaration conjointe rendue publique à l’issue des travaux de la 12ème session de la Réunion de Haut Niveau (RHN) Maroc-Espagne, le 02 février 2023.

    Lire aussi | S.M le Roi a reçu Pedro Sanchez à Rabat [Vidéo]

    Il a souligné que la position de l’Espagne sur la question du Sahara a été clairement exprimée dans ces deux déclarations qui, rappelle-t-on, considèrent le plan d’autonomie comme « la base la plus sérieuse, réaliste et crédible » pour la résolution de ce différend.

    Sanchez se félicite de la « coopération exemplaire » en matière de migration

    Le Président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, s’est félicité mercredi à Rabat de la « coopération exemplaire » avec le Maroc en matière de gestion des flux migratoires.

    La gestion des flux migratoires est un domaine de grande importance dans la coopération entre les deux Royaumes, a souligné Sanchez lors de la conférence de presse, relevant que son pays est « parfaitement satisfait » de la coopération avec le Maroc dans le domaine de lutte contre la migration irrégulière.

    Qualifiant d' »excellents » les résultats de l’action commune en matière de politique migratoire, le chef de l’exécutif espagnol a fait part de la détermination de l’Espagne à aller de l’avant dans le renforcement de cette coopération.

    📺 TV en DIRECTO | Rueda de prensa de Pedro Sánchez en Marruecos https://t.co/1NfraPadOn https://t.co/NqLRdGRFof

    — EL PAÍS (@el_pais) February 21, 2024

    Sanchez a, à cet égard, cité certains programmes pionniers mis en œuvre conjointement en la matière, notamment celui visant la promotion de la migration régulière qui, a-t-il dit, demeure la meilleure façon de favoriser les conditions d’une vie digne pour les jeunes, souvent victimes des réseaux de trafic d’êtres humains.

    Mondial 2030, un exemple concret de l’excellence des relations maroco-espagnoles

    La co-organisation de la Coupe du monde de football 2030 représente un exemple concret de l’excellence des relations maroco-espagnoles et de la détermination commune à faire avancer la Feuille de route bilatérale, adoptée en 2022, a affirmé Sanchez.

    « Accueillir le Mondial de football est, sans doute, un défi extraordinaire, mais surtout une opportunité pour continuer de renforcer davantage les bases d’amitié entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal », a-t-il déclaré.

    Lire aussi | Pedro Sanchez attendu aujourd’hui au Maroc !

    Cet événement sportif planétaire permettra aux pays organisateurs de « transmettre au monde entier un message très positif de collaboration, de bonne organisation et de fraternité », a-t-il fait valoir.

    Le président du gouvernement espagnol a, à cet égard, souligné l’importance de tenir un forum rassemblant les entreprises marocaines et espagnoles, « afin d’explorer les possibilités de coopération et d’investissement dans la perspective de concrétiser ce projet passionnant », notamment sur le plan des infrastructures.

    « Le Mondial de football 2030 viendra couronner une collaboration et une coopération extraordinaires entre les deux pays », a assuré Sanchez, qui entame un nouveau mandat à la tête de l’exécutif espagnol.

    45 milliards d’euros d’investissements espagnols d’ici 2050 au Maroc 

    L’Espagne prévoit des investissements d’environ 45 milliards d’euros d’ici 2050 au Maroc, a également annoncé le Président du gouvernement espagnol.

    « L’Espagne est un partenaire de référence pour le Maroc avec des investissements prévus de 45 milliards d’euros d’ici 2050″, a précisé Sanchez, se félicitant de l' »évolution positive » des échanges commerciaux entre les deux pays.

    Sanchez a relevé que le partenariat économique bilatéral est appelé à se renforcer davantage, notamment dans le contexte de l’organisation conjointe par les deux pays, avec le Portugal, de la Coupe du monde de football 2030.

    Il a par ailleurs salué le « grand effort » déployé par le Maroc en faveur de la modernisation de son économie, mettant en avant l’engagement des entreprises espagnoles dans cette dynamique de développement, en particulier dans les domaines du transport, des énergies renouvelables et de la gestion des ressources hydriques.

    21 février 2024 0 comments
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