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  • Elevage

    Cheptel national: 5,2 MMDH versés aux éleveurs, 32,3 millions de têtes recensées

    by Challenge 7 janvier 2026
    written by Challenge

    La première tranche du programme de reconstitution du cheptel national a mobilisé une enveloppe de 5,5 milliards de dirhams (MMDH), dont près de 5,2 MMDH ont été versés à ce jour aux bénéficiaires, indique le ministère de l’Agriculture, soulignant «l’ampleur de l’effort» consenti en faveur de près de 1,1 million d’éleveurs.

    Les services compétents poursuivront, durant le mois de janvier, la réception et le traitement des réclamations des éleveurs recensés n’ayant pas bénéficié de l’opération d’identification de leurs cheptels, en étroite coordination avec l’ensemble des parties prenantes et conformément aux procédures en vigueur.

    Mis en œuvre conformément aux hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en vue de soutenir les agriculteurs, le programme a, par ailleurs, permis de mener à bien l’opération d’identification du cheptel national, qui a pris fin le 31 décembre 2025.

    Lire aussi | Le duo SGTM/TGCC remporte le marché du nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V

    Cette opération a permis le recensement d’un total de 32,3 millions de têtes et la mise en place d’une base de données précise et fiable, constituant la référence unique pour l’identification des bénéficiaires de l’aide financière directe.

    Elle a coïncidé avec une conjoncture climatique particulièrement favorable, marquée par d’importantes précipitations et des chutes de neige dans les zones montagneuses, laissant présager une nette amélioration de la production fourragère, susceptible de soutenir et de renforcer davantage les efforts de reconstitution du cheptel.

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    Football

    CAN 2025: la confrontation silencieuse entre équipementiers

    by Ismail Saraoui 7 janvier 2026
    written by Ismail Saraoui

    Alors que certains équipementiers habillent plusieurs sélections qualifiées, d’autres ne sont représentés que par une seule équipe. Multinationales et marques locales se livrent ainsi une concurrence acharnée, loin des projecteurs. Décryptage.

    La bataille de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (CAN) n’est pas seulement un rendez-vous sportif incontournable pour tout un continent ; c’ est aussi devenue un gigantesque terrain d’observation des stratégies économiques et marketing des équipementiers sportifs. Alors que les projecteurs sont braqués sur les performances des sélections sur le gazon marocain, une autre bataille se joue hors des stades.

     Traditionnellement dominé par quelques grandes multinationales, le marché de l’équipement sportif en Afrique connaît aujourd’hui un tournant qui dépasse le simple habillage des joueurs. De Puma à Nike, des géants mondiaux aux marques locales émergentes, chaque acteur cherche à transformer la visibilité offerte par la CAN en influence durable et en retour économique. Pourtant, derrière les chiffres et les logos, cette « finale silencieuse » révèle des enjeux plus profonds : équilibre entre héritage culturel et impératifs financiers, rapports entre mondialisation et identité locale, et compétition entre stratégies globales et enracinement régional. Challenge fait la lumière sur ces équipementiers africains qui s’activent aux cotés des géants internationaux.

    «Avant de devenir un centre de profit et un enjeu économique importants, les équipements sportifs d’un club ou d’une sélection représentaient un centre de coût certain, jusqu’à un point de bascule, que je situerais personnellement vers la fin des années 1970, avec comme point d’orgue, la non-participation de la légende Johan Cruyff au Mondial de 1978, non-participation qui aurait été liée, de manière réelle ou fantasmée, à un conflit lié au maillot de la sélection néerlandaise Aujourd’hui, deux approches, en rapport avec cette thématique, semblent se profiler. D’un côté, les équipementiers internationaux, mondialement connus, pour lesquels les sujets liés à la qualité ne se posent évidemment pas, mais pour lesquels, dans certains cas du moins, un manque d’originalité et de différenciation se pose parfois.

    De l’autre, des maillots ‘locaux’, souvent très originaux et esthétiquement attrayants, mais à la qualité parfois discutable, sans généraliser bien entendu », précise d’entrée, Hicham Alaoui, Fondateur et Gérant du cabinet de conseil HBA Consulting.

    Les géants internationaux toujours en tête

    Après nos investigations, nous constatons que la distribution des équipementiers par exemple auprès des équipes qui étaient qualifiées pour les huitièmes de finale de la CAN 2025 montre une hiérarchie claire. Sur les 16 nations engagées, Puma apparaît comme le leader incontesté, habillant quatre équipes — soit 25 % du plateau, dont des poids lourds comme le Maroc (pays hôte), le Sénégal, l’Égypte et la Côte d’Ivoire. À l’inverse, Adidas et Nike, deux autres piliers de l’industrie mondiale, ne figurent que de façon marginale : Adidas équipe uniquement l’Algérie, et Nike se limite au Nigeria. Il faut d’ailleurs noter que dans ce lot des géants, La Puma a une forte présence.

    Rappelons qu’a la CAN en Côte d’Ivoire la marque a été visible pendant 87,5% du tournoi, jouissant de la plus grande exposition sur le terrain. « Ainsi, lors de 28 rencontres sur 32 au moins une équipe sponsorisée par PUMA était sur le terrain, ce qui équivaut à 42 heures de jeu. En demi-finales, toutes les équipes étaient habillées par PUMA, marque la plus présente sur le terrain », précise le groupe sur son site. Une hégémonie qui confirme sa stratégie d’enracinement historique et culturel sur le continent, capitalisant sur des partenariats de longue durée, comme celui avec la Côte d’Ivoire initié en 2005.

    «Je pense que chacune de ces approches, pour une Fédération de football, se respecte et se justifie largement. D’une part, la sélection doit être suffisamment attrayante et son environnement suffisamment structuré, pour représenter la marque du mieux possible, mais également avoir suffisamment de clients potentiels (dans le pays ou parmi la diaspora), pour attirer des multinationales, qui se chargent par la suite d’organiser leur circuit de distribution. Les Fédérations de football y trouvent généralement un relais économique certain et une valorisation, y compris sportive, intéressante, car certains matches amicaux peuvent être facilités par les équipementiers, dont le poids est devenu indéniable au fil des années.

    D’autre part, dans le cas des sélections moins attrayantes ou ayant tout simplement fait le choix d’une non-multinationale, en partant du principe (compréhensible) que tous les acteurs de la chaîne de valeur d’une sélection, de son entraîneur à son équipementier, doivent être nationaux à 100%, car tous représentent un pays, les sources de revenus à travers la vente de produits dérivés s’en trouvent mécaniquement réduites », précise l’expert.

    L’essor des marques locales et intermédiaires

    Outre les leaders mondiaux, une dizaine d’équipements dits « secondaires » ou régionaux habillent collectivement plus de 60 % des équipes qualifiées. Ces marques jouent un rôle croissant dans l’écosystème du football africain, cumulant présence sur le terrain et ancrage local. Parmi elles, des acteurs européens comme Kappa (Tunisie), Macron (Bénin) ou Le Coq Sportif (Afrique du Sud) côtoient des sociétés émergentes africaines. C’est le cas de Tovio au Burkina Faso, qui mise sur des maillots adaptés aux conditions climatiques locales, ou de Sandaland en Tanzanie, qui a signé un contrat de cinq ans d’une valeur d’1,1 million d’euros avec la fédération nationale. Des marques comme Airness au Mali et AB Sports au Maroc, profondément intégrées à leurs marchés nationaux, présentent des designs qui célèbrent la culture et le patrimoine,

    Au Gabon, par exemple, la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) avait officiellement tranché sur l’affaire controversée de la marque gabonaise « Gaboma » en faveur de la marque marocaine AB Sport. La marque marocaine avait été choisie pour équiper les Panthères lors de cette Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies 2025. « Le critère déterminant a été la capacité à livrer dans les délais imposés tout en respectant les exigences techniques et réglementaires de la CAF et de la FIFA », précisait le communiqué de l’instance du football au Gabon. Un contrat de six mois avait été signé. Pour l’adversaire du Sénégal en quart de final, le choix a été porté sur l’enfant du pays Malamine Koné. Airness,, cultive un partenariat historique de 20 ans avec le Mali. Pour la CAN 2025, ses maillots célèbrent l’Année de la Culture malienne via des motifs Bògòlanfini (tissu traditionnel), alliant identité et performance ». Quelle que soit la nationalité de l’équipementier, le fléau de la contrefaçon plane au-dessus de toutes les têtes et annihile les chances de développement économique induit par ce pan de plus en plus important des politiques sportives », alerte Hicham

    Les maillots comme vecteurs culturels

    Ce qui frappe dans cette CAN 2025, c’est la place prépondérante donnée à l’identité culturelle dans la conception des tenues. Qu’il s’agisse des motifs inspirés des danses traditionnelles ivoiriennes ou des symboles pharaoniques sur les maillots égyptiens, les marques — locales et internationales — intègrent des références patrimoniales pour créer un lien affectif fort avec les supporters.

    Pour Puma, par exemple, ces éléments ne sont pas accessoires : ils s’inscrivent dans une stratégie narrative visant à ancrer la marque profondément dans l’imaginaire africain, au-delà des performances sportives. Cette démarche est aussi un outil de différenciation face à la concurrence. Nike, pour sa part, bien qu’étant présent sur un seul maillot dans cette phase, capitalise sur le mythe du maillot nigérian, célèbre pour son design audacieux à col carré, en menant des campagnes culturelles « hors droits » sur les réseaux sociaux. Cette approche mise davantage sur le storytelling identitaire que sur la visibilité institutionnelle directe.

    Un duel narratif

    À l’heure où les résultats financiers des géants du secteur divergent, la CAN devient un champ d’expérimentation pour des stratégies marketing où la narration culturelle supplante parfois la simple exposition de marque. Puma, malgré des résultats financiers décevants récents, utilise la compétition pour essayer de stimuler sa notoriété mondiale. À l’inverse, Nike ou Adidas, plus prudents, misent sur des campagnes organiques ou des partenariats ciblés, cherchant à bâtir une influence durable sans s’exposer aux risques économiques liés à l’incertitude sportive.

    Dans les détails, les performances économiques récentes de certaines marques mettent en lumière l’ambivalence de cette compétition comme outil commercial. Si Puma domine numériquement l’équipement des sélections majeures, sa situation financière reste préoccupante — avec une perte nette de près de 309 millions d’euros sur neuf mois selon les derniers résultats disponibles. À l’inverse, ses principaux concurrents mondiaux affichent une santé financière plus robuste. Adidas, avec une croissance de 12% au 3ème trimestre 2025 et un bénéfice d’exploitation en forte hausse à 736 millions d’euros, mène une stratégie de retour ciblée et à long terme sur le continent, symbolisée par le partenariat annoncé avec l’Afrique du Sud pour mars 2026, mais ne compte que l’Algérie dans cette phase immédiate. Nike pour sa part est dans le rouge. Ses performances décevantes (-10% de chiffre d’Affaires en 2024/2025) et son recul en Chine (-17%) réduisent son influence.

    Pour les géants mondiaux, l’après-CAN sera sans doute l’occasion de réévaluer leurs positions. Adidas, en particulier, semble privilégier une approche graduée et ciblée, avec des partenariats à long terme — comme celui annoncé avec la fédération sud-africaine — plutôt que de miser exclusivement sur la performance sportive immédiate. Dans le même temps, les marques locales — malgré leur créativité et leur ancrage — doivent affronter des défis financiers et une dépendance aux résultats de leurs équipes. Une élimination précoce d’un pays peut réduire drastiquement l’exposition médiatique et la rentabilité des partenariats signés.

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    Infrastructures

    Le duo SGTM/TGCC remporte le marché du nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V

    by Challenge 7 janvier 2026
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    L’Office national des aéroports (ONDA) annonce, mercredi 7 janvier, que le marché de construction du nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V a été adjugé au groupement 100% marocain SGTM (Société Générale des Travaux du Maroc)/TGCC (Travaux Généraux de Construction de Casablanca), pour un montant de 12,8 milliards de dirhams (MMDH). Le délai de réalisation est de 40 mois, pour une livraison à la mi 2029.

    « Par son ampleur, ce projet constitue le plus grand chantier aéroportuaire jamais réalisé au Maroc. Il marque un tournant historique dans l’évolution du principal aéroport du Royaume et traduit l’ambition de doter Casablanca d’une infrastructure à la hauteur de son rôle de hub régional et international », indique l’ONDA dans un communiqué.

    Au-delà de l’investissement, le projet se distingue par une conduite exemplaire du processus, intégralement mené en à peine dix-huit mois, incluant la programmation du développement des infrastructures de l’aéroport, l’étude architecturale et technique, ainsi qu’un délai de 8 mois entre l’appel à manifestation d’intérêt lancé en avril 2025 jusqu’à l’attribution du marché.

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    Un délai exceptionnel pour une infrastructure de cette complexité, révélateur d’une gouvernance renforcée, d’une ingénierie de décision maîtrisée et d’une capacité d’exécution alignée sur les meilleures pratiques internationales.

    Par l’ampleur de son investissement, la rigueur de son approche et la vision qu’il traduit, ce projet s’inscrit dans la stratégie « Aéroport 2030 » de l’ONDA dont l’ambition est de hisser les aéroports marocains au plus haut niveau de performance, d’efficacité et de connectivité internationale.

    Le nouveau terminal, d’une superficie de 600.000 m², est conçu pour accueillir 20 millions de passagers par an dans une première phase, avec une capacité extensible à 30 millions. Il incarne une prouesse à la fois architecturale, fonctionnelle et opérationnelle, intégrant des standards élevés en matière de design, de fluidité des parcours passagers, de performance environnementale et de gestion intelligente des flux. L’architecture privilégie l’innovation, l’ergonomie et l’efficacité opérationnelle. Il sera, en outre, relié à la future ligne à grande vitesse Tanger–Marrakech.

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    Le nouveau terminal accompagnera aussi fortement la montée en puissance du plan de développement de Royal Air Maroc. Il pourra accueillir simultanément jusqu’à 45 avions stationnés au contact, offrant un embarquement et un débarquement, plus fluides pour les passagers.

    Ce chantier mobilisera des compétences nationales de très haut niveau et constituera un défi majeur en matière de gestion de projet et de coordination multi métiers. Il générera par ailleurs des milliers d’emplois directs et indirects et dynamisera l’ensemble de la filière nationale du BTP (bâtiment et travaux publics) et des services associés.

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    « Inscrit au cœur de la stratégie ‘Aéroports 2030’, ce nouveau terminal s’imposera comme un levier structurant de compétitivité, d’attractivité et de rayonnement international, positionnant durablement l’aéroport Casablanca Mohammed V comme un aéroport de référence international », conclut le communiqué.

    7 janvier 2026 0 comments
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    Business

    H&S Invest Holding devient H&S Group

    by Challenge 7 janvier 2026
    written by Challenge

    H&S Invest Holding annonce, mercredi 7 janvier 2025, une étape majeure de son développement avec le lancement d’une nouvelle identité visuelle et l’adoption d’un nouveau nom commercial : H&S Group.

    Cette évolution marque la volonté du Groupe de renforcer la lisibilité de sa marque, d’accompagner sa croissance et de fédérer ses activités sous une identité moderne, cohérente et ambitieuse, indique H&S dans un communiqué.

    Cette annonce intervient à l’occasion du lancement de l’exercice 2026, censé constituer une année charnière pour le Groupe, qui démarre avec un chiffre d’affaires consolidé cible de 10 milliards de dirhams.

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    H&S Group s’articule désormais autour de six pôles structurants:

    1. Dislog Group, leader national de l’économie de la vie, plateforme nationale de référence dans les produits de grande consommation, la santé, l’hygiène et le bien-être. Dislog Group est un acteur majeur de l’économie de la vie.

    2. Buildings & Logistic Services (BLS), qui change d’appellation et devient  La Voie Express Group, leader national de la supply chain end-to-end, offre une expertise complète sur toute la chaîne logistique : entreposage, transport, distribution et solutions intégrées, au service de la performance des entreprises.

    3. WB Group, leader régional de l’achat média et de la création de contenu, confirme son leadership régional dans l’achat d’espace média, la stratégie de communication et la production de contenus à forte valeur ajoutée.

    4. Gidna / Kaya Immobilier, parmi les leaders nationaux de la construction et de la promotion immobilière. A travers ce pôle , H&S Group consolide son positionnement parmi les références nationales de la construction et de la promotion immobilière.

    5. Chari, leader national du e-commerce & fintech, représente le pilier digital du Groupe en combinant e-commerce et fintech, avec une ambition : transformer les circuits de distribution et accélérer l’inclusion financière.

    6. One Retail, nouveau pôle en lancement dans les métiers du retail.

    Par ailleurs, H&S Group annonce le lancement de One Retail, une nouvelle plateforme dédiée aux métiers du retail, couvrant notamment la restauration, le bricolage, la beauté et l’alimentaire.

    7 janvier 2026 0 comments
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    Parlement

    Les députés adoptent en commission le projet de Code de commerce

    by Challenge avec MAP 7 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    La Commission de justice, de législation, des droits de l’Homme et des libertés à la Chambre des représentants a adopté, mercredi 7 janvier, le projet de loi n° 71.24 modifiant et complétant la loi n° 15.95 formant Code de commerce, soumis par la Chambre des conseillers dans le cadre d’une deuxième lecture.

    Le projet de loi, qui a fait l’objet de quatre amendements portant sur deux articles, a recueilli 9 votes positifs, 5 votes négatifs et zéro abstention. Ce texte vient instaurer de nouvelles dispositions répondant à la flexibilité requise dans le cadre des transactions financières, notamment entre commerçants, afin de renforcer la sécurité juridique et d’améliorer l’efficacité du système financier.

    Présentant le projet de loi, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a indiqué que ce texte tend à consacrer la justice préventive à travers la mise à disposition des données nécessaires pour éclairer les parties impliquées et à renforcer le rôle préventif de Bank Al-Maghrib par la maîtrise et la centralisation des données relatives aux incidents de paiement, ainsi que par la restitution des chèques et lettres de change tirés.

    Lire aussi | En partenariat avec l’ONMT, la RAM ouvre une base à Tétouan

    Les grandes orientations de cette réforme législative résident principalement dans la réduction du recours au cash dans les transactions financières en vue d’accroître la transparence et lutter contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale, tout en généralisant les effets de commerce, le but étant de réaliser l’inclusion financière et l’intégration économique, a expliqué M. Ouahbi.

    Le texte de loi vise à consacrer la transaction pénale dans ce domaine à toutes les étapes de la procédure pénale, y compris la phase d’exécution de la peine, a-t-il souligné, précisant que « le paiement ou le désistement de la plainte entraîne, selon le cas, le gel ou l’annulation de l’action publique » et que « si le paiement ou le désistement intervient après l’émission d’une décision judiciaire irrévocable, il met fin aux effets de cette décision ».

    Selon le ministre, les dispositions du projet de loi prévoient la dépénalisation de ce délit lorsque les faits impliquent époux, ascendants ou descendants du premier degré, ainsi que l’instauration du principe de proportionnalité entre la gravité de l’acte criminel et la sévérité de la peine, désormais fixée entre 6 mois et 3 ans au lieu d’un à 5 ans auparavant.

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    En outre, a-t-il ajouté, une distinction a été opérée entre les cas de défaut de provision ou de défaut de conservation de provision et les autres cas, tels que la falsification ou la contrefaçon du chèque.

    M. Ouahbi a par ailleurs indiqué que des règles spécifiques ont été instaurées pour la lettre de change tirée sur un établissement bancaire afin d’accroître la confiance en ce document par le renforcement de la protection du bénéficiaire.

    De même, en vertu du nouveau texte de loi, l’établissement bancaire joue un rôle positif depuis la remise du carnet de lettres de change selon la forme prescrite, en passant par l’obligation de vérifier la situation du tireur au regard des incidents de paiement avant la remise dudit carnet, jusqu’à la possibilité de récupérer ces carnets en cas de multiplication des incidents de paiement, a-t-il fait savoir.

    7 janvier 2026 0 comments
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    Transport aérien

    En partenariat avec l’ONMT, la RAM ouvre une base à Tétouan

    by Challenge 7 janvier 2026
    written by Challenge

    Après l’acquisition d’une douzaine de nouveaux avions et l’ouverture d’une vingtaine de lignes internationales, Royal Air Maroc poursuit la concrétisation de son plan de développement avec l’ouverture d’une base aérienne à l’aéroport de Tétouan – Sania R’mel, en étroite collaboration avec l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT).

    Selon un communiqué conjoint cette initiative vise à densifier l’offre de Royal Air Maroc dans la région du Nord, à répondre à la forte demande de connectivité et à compléter l’offre déjà existante depuis la base de Tanger. Ainsi, la nouvelle base permettra de lancer une série de liaisons directes vers des destinations européennes, renforçant l’attractivité touristique et économique du Royaume, poursuit la même source.

    À compter du 27 mars prochain, la compagnie nationale élargira son offre au départ de Tétouan en reliant la ville à Paris, Londres-Gatwick, Bruxelles, Barcelone, Madrid et Malaga. Sur le réseau domestique, Royal Air Maroc renforcera également les liaisons directes entre Tétouan et Casablanca avec l’ajout de trois fréquences hebdomadaires, venant compléter les deux vols déjà opérés les vendredi et dimanche.

    Lire aussi | L’ONMT organise une série d’actions en marge de la CAN-2025

    Ce renforcement permettra d’offrir des correspondances optimisées vers l’ensemble du réseau international de la compagnie, via son hub de la capitale économique. L’ensemble de ces vols sera opéré par des avions de type Embraer 190 (E90), appareils modernes et confortables, parfaitement adaptés aux besoins des passagers sur ces liaisons.

    La nouvelle base « permettra de mieux connecter la région du Nord aux principaux marchés européens émetteurs de touristes et de renforcer l’attractivité de la région du nord auprès des voyageurs internationaux », affirme le président directeur général de Royal Air Maroc, Hamid Addou, notant que « cette offre, complémentaire à celle de Tanger, participe activement au rayonnement touristique et économique du Royaume ».

    « En renforçant l’accessibilité de la destination et en améliorant la connectivité avec les marchés européens stratégiques, cette initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’ONMT visant à soutenir une croissance touristique équilibrée, durable et à forte valeur ajoutée pour les territoires », renchérit le directeur général de l’ONMT, Achraf Fayda.

    Lire aussi | Royal Air Maroc, acteur clé des événements majeurs de la CAF

    La création de cette base à Tétouan s’inscrit dans une logique de complémentarité avec la plateforme de Tanger. Les jours de service des vols ont été spécifiquement ajustés pour offrir une gamme de fréquences élargie aux voyageurs de la région et aux touristes internationaux, leur proposant plus de flexibilité et de choix.

    Les billets seront disponibles à la vente à partir du 07 janvier 2026, sur le site Internet de Royal Air Maroc, via les centres d’appel et les agences commerciales de la Compagnie, ainsi que dans l’ensemble du réseau des agences de voyages partenaires.

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    Football

    CAN 2025: les favoris répondent présent, chocs de titans en quarts

    by Challenge avec MAP 7 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Les grandes nations du football africain ont tenu leur rang à l’issue des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025 Maroc), validant leur qualification pour les quarts grâce à des victoires maîtrisées, parfois dans la douleur, mais toujours avec l’expérience des grands rendez-vous.

    Le Maroc, très attendu, a assuré l’essentiel avec une victoire (1-0) face à la Tanzanie. Solides défensivement et disciplinés tactiquement, les Lions de l’Atlas ont privilégié l’efficacité, une approche payante dans une phase à élimination directe toujours piégeuse.

    Prochains adversaires du Maroc en quart, les Lions indomptables camerounais ont assuré leur qualification au terme d’un match intense face à l’Afrique du Sud, marqué par une forte rivalité et beaucoup d’engagement. Les Camerounais ont livré une prestation solide, faisant preuve de discipline tactique et d’un grand mental tout au long de la rencontre.

    Lire aussi | L’ONMT organise une série d’actions en marge de la CAN-2025

    Le Sénégal a confirmé sa statute en s’imposant (3-1) face au Soudan après une rencontre globalement bien contrôlée. Les Lions de la Teranga, bousculés par moments, ont su accélérer au bon timing pour faire la différence et poursuivre leur parcours sans trembler.

    Le Nigeria a frappé fort en signant l’une des performances les plus abouties de ces huitièmes. Les Super Eagles se sont largement imposés (4-0) contre le Mozmabique, affichant une puissance offensive impressionnante et envoyant un message clair à leurs futurs adversaires.

    La Côte d’Ivoire, tenante du titre, a également répondu présente. Les Éléphants ont décroché une victoire nette (3-0) face au Burkina Faso, faisant preuve de sérieux et d’intensité pour poursuivre leur aventure dans la compétition.

    L’Égypte, recordman de titres continentaux (7), a dû batailler plus longtemps. Accrochés dans le temps réglementaire, les Pharaons ont finalement fait la différence en prolongation pour s’imposer (3-1) face au Bénin, s’appuyant une nouvelle fois sur leur expérience et leur sang-froid.

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    L’Algérie a arraché sa qualification au terme d’un match très disputé, remporté (1-0) contre les Léopards Rd-Congolais après prolongations, preuve supplémentaire de l’équilibre et de l’intensité de cette CAN.

    Enfin, le Mali a rallié les quarts de finale au bout d’un match très engagé face à la Tunisie, où les Aigles ont fait preuve de caractère et de discipline.

    Opposés à une équipe tunisienne expérimentée et bien organisée, les Maliens ont su répondre par une grande intensité physique et une solidarité constante dans tous les compartiments du jeu, avant de l’emporter aux tirs au but.

    Les quarts de finale s’annoncent relevés et indécis. Si les favoris ont tenu leur rang, la compétition continue de rappeler que chaque victoire se mérite et que la route vers le trophée reste semée d’embûches.

    7 janvier 2026 0 comments
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    Fiscalité

    2026: une année transitoire fiscalement calme

    by Mohamed Amine 7 janvier 2026
    written by Mohamed Amine

    Au cours des trois dernières années, les principales mesures fiscales prises dans le cadre de la « réforme fiscale » ont concerné l’IS, en 2023, la TVA, en 2024, et l’IR, en 2025. Cette année, dans un « contexte footballistique », la loi de finances pour l’année 2026 (LF-2026), n’a pas suscité beaucoup de débats. Elle est passée comme une « lettre à la poste ».

    En attendant un bilan officiel de la « réforme fiscale », entamée avec la publication, en 2021, de la loi-cadre portant réforme fiscale, il est possible de faire une rétrospection pour rappeler les principales mesures fiscales prises au cours des trois dernières années, avant de jeter un regard sur la LF-2026, où les nouvelles dispositions reflètent en particulier un « calme fiscal et sportif », avec, en douceur, une extension du mécanisme de la retenue à la source (RAS).

    En effet, à l’instar des Assises nationales sur la fiscalité (ANF) tenues en 1999 et en 2013, beaucoup d’espoir avait été suscité par les ANF organisées en 2019. Une loi-cadre portant réforme fiscale a ensuite été adoptée en 2021. Et ce n’est, en fait, qu’en 2023, que la «réforme» a été entamée dans un contexte politique «favorable aux bonnes affaires», d’abord en matière d’IS, avec une refonte globale des taux d’imposition dans le cadre de la « convergence progressive vers des taux unifiés», avec pour cible des taux d’IS unifiés, à l’horizon 2026.

    Ainsi, après une « période transitoire » qui s’étend du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2026, les nouveaux taux applicables, en matière d’IS, seront au nombre de trois : 20% comme taux unifié de droit commun applicable à toutes les sociétés dont le montant du bénéfice net fiscal (BNF) est inférieur à 100 millions de dirhams (100 MDH) ; 35%, pour les sociétés dont le montant du BNF est égal ou supérieur à 100 MDH, à l’exclusion des sociétés ayant le statut de Casablanca Finances City (CFC), celles exerçant leurs activités dans les Zones d’accélération industrielle (ZAI) et celles constituées à compter du 1er janvier 2023 qui s’engagent dans le cadre d’une convention signée avec l’Etat à investir un montant d’au moins 1,5 milliard de dirhams (MMDH) durant une période de 5 ans, à compter de la date de signature de ladite convention ; et 40% pour les établissements de crédit et organismes assimilés, Bank Al Maghreb (BAM), la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et les entreprises d’assurances et de réassurance.

    A cette baisse du « taux normal » de l’IS, en 3 ans, de 31% à 20%, s’ajoute la réduction progressive du taux de la retenue à la source sur les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés pour passer de 15% à 10%, en 2026. Ainsi, déjà à travers la LF-2023, le « gouvernement des bonnes affaires s’est servi avant de servir », tout en assumant en fait une continuité des politiques fiscales néolibérales antérieures, puisque, au départ, en 1986, le « taux normal » initialement instauré en matière d’IS était de 45%. Aussi, en 40 ans, la baisse dudit taux normal d’imposition, en matière d’IS, a été de 25 points. Oubliées les recommandations et promesses des ANF de 2019 visant notamment à encourager en priorité les entreprises créatrices de valeur ajoutée et d’emploi. Pendant ce temps, malgré les « cadeaux fiscaux » accordés aux entreprises, les courbes de l’investissement privé, de la croissance et du chômage n’ont guère évolué favorablement. 

    Inversement, les TPE (Toutes petites entreprises), bénéficiant auparavant d’un taux d’imposition réduit de 10%, en matière d’IS, vont être réalignées sur le « taux normal de 20% ». Or, ce taux avait été instauré initialement dans le cadre d’une politique d’intégration des activités informelles qui constituent l’un des principaux obstacles à l’élargissement de l’assiette fiscale et à la croissance. 

    En 2024, l’acte II de la réforme a été consacré à la TVA dont les taux réduits d’imposition ont été progressivement alignés pour évoluer vers deux taux, à compter du 1er janvier 2026 : 10% et 20%, avec la suppression graduelle des taux réduits de 7% et de 14%. Cet « alignement », principalement vers le haut, concerne souvent des opérations portant sur la consommation finale de « produits et services non élastiques », c’est-à-dire dont la consommation est indispensable. Il faudra donc s’attendre à une hausse des recettes de la TVA, au détriment des catégories sociales à faible pouvoir d’achat. 

    Enfin, en 2025, ce fut le tour du barème d’imposition en matière d’IR, non révisé depuis 2010. Ce barème a été réaménagé en haussant le seuil de non imposition de 30 000 DH à 40 000 DH (montant du revenu global net annuel imposable), tout en réduisant le taux marginal de 38% à 37%. L’impact positif est quasi symbolique sur la catégorie des petits et moyens revenus, tellement le niveau des salaires est souvent bas au Maroc (SMIG mensuel inférieur à 310 euros, au moment où le SMIG moyen mensuel en Union Européenne est supérieur à 1 200 euros). La LF-2025 a aussi prévu une exonération des pensions de retraite en deux tranches (50% en 2025 et 50% en 2026). Néanmoins, là aussi, l’impact est insignifiant pour la majorité écrasante des personnes âgées bénéficiant d’une pension de retraite.

    En effet, plus de 80% des personnes âgées disposent d’une pension de retraite dont le montant est inférieur au seuil de non imposition (Montant net annuel inférieur à 40 000 DH). Et plus de 80% des personnes âgées de plus de 60 ans, ne disposent d’aucune pension ou revenu quelconque, continuant ainsi à survivre, soit en exerçant des activités précaires (gardiennage de voitures ou de quartiers résidentiels), soit grâce à des mécanismes informels de solidarité familiale ou aux mécanismes d’aides publiques anciennes ou récentes (distribution de denrées alimentaires par les autorités, zakat, aide sociale directe…). Ainsi, l’exonération fiscale des pensions de retraites a bénéficié à moins de 4% de la population âgée de plus de 60 ans, et en particulier aux personnes disposant de pensions d’un montant élevé telles que les anciens commis de l’Etat, les anciens ministres et parlementaires (…). 

    Globalement, les mesures fiscales prises, entre 2023 et 2026, dans le cadre de la « réforme fiscale », ont bénéficié principalement aux moyennes et grandes entreprises dont le BNF est inférieur à 100 MDH, sans tenir compte de leur contribution effective sur le plan socioéconomique. Inversement, l’alignement des taux de 7% et de 14% sur les taux de 10% et de 20%, doit inévitablement se traduire par une hausse des impôts indirects, connus pour leur caractère aveugle et injuste, car ne tenant pas compte des capacités contributives, risquant ainsi d’aggraver l’inégalité devant l’impôt, et donc l’une des principales causes génératrices de la pauvreté. Enfin, en matière d’IR, les principaux concernés étant les salariés, actifs ou en retraite, les mesures prises, en 2025, ont eu un impact marginal.         

    LF-2026 : une «pause fiscale»     

    Dans un contexte « footballistique », la LF-2026 se limite à quelques mesures symboliques. Celles-ci concernent surtout l’accompagnement de la mutation du sport dans le cadre d’un processus de mercantilisation, dans un domaine qui tirait sa force première et son âme d’une logique non lucrative. Ce qui confirme la fameuse phrase d’une Thatcher au milieu des années 1980 : « There is no alternative ! ». En effet, tout doit être perçu et apprécié en termes de valeur marchande : éducation, santé, culture, sport (…). Ou comme dirait notre vénéré chanteur et artiste, Abdelouhab Doukkali, dans « le marché humain », magnifique chanson, « tout se vend, tout s’achète ». C’est ainsi que l’exonération fiscale pendant 5 ans, accordée aux nouvelles sociétés sportives, s’applique à compter de l’exercice au cours duquel la 1ère opération de vente a été effectuée et non pas à compter de la date de constitution. Mieux, les dons accordés aux sociétés sportives sont fiscalement déductibles chez l’entreprise donatrice.

    De ce fait, en matière de donation en argent ou en nature, les sociétés sportives obtiennent un traitement fiscal identique aux associations à but non lucratif reconnues d’utilité publique. Cependant, la déductibilité fiscale au niveau du donateur est limitée à 10% du bénéfice net imposable, avec un plafonnement à 5 millions de dirhams. Dans la même optique, le PLF-2026 prévoit aussi des mesures favorables aux opérations de transformation des associations sportives en sociétés sportives, en mettant en place un régime de « neutralité fiscale ». De ce fait, l’apport de l’ensemble des éléments d’actif et de passif de l’association peut être réalisé sur la base de leur valeur économique réelle, sans aucune incidence sur le « résultat fiscal » de l’association. En fait, cela semble étonnant, puisque comptablement, une association, n’ayant pas un but lucratif, ne réalise pas de « bénéfice » ou « résultat comptable ou fiscal », mais un « excédent » qui n’est pas imposable de par l’objet et la nature non lucrative et non mercantile de l’association. A l’origine de cette confusion, la non distinction entre le plan comptable général, applicable aux entreprises, et le plan comptable spécifique aux associations, et récemment publié.  

    En matière d’IR, le PLF-2026 prévoit un « régime transitoire » en vue d’appliquer un abattement forfaitaire aux revenus bruts versés par les sociétés sportives aux sportifs professionnels, entraineurs, éducateurs et équipe technique, soit 90% en 2026, 80%, en 2027, 70%, en 2028, et 60%, en 2029. L’objectif déclaré est d’intégrer fiscalement et progressivement cette catégorie de contribuables qui échappe souvent à l’impôt. C’est néanmoins une contradiction flagrante avec l’article 39 de la Constitution. En effet, les rémunérations versées à ces « sportifs professionnels » ne tombent pas du ciel. Il est plus simple et plus efficace de prévoir et d’appliquer la retenue à la source, à l’instar de tous les salariés occasionnels ou permanents dans les autres secteurs.

    En matière de TVA, le PLF-2026 prévoit une exonération sans droit à déduction (ESDD) pour l’ensemble des opérations et activités réalisées par les fédérations sportives reconnues d’utilité publique. C’est en fait là un alignement sur les « associations reconnues d’utilité publique » au titre des opérations conformes à leur objet statutaire. De même, est prévue une ESDD de manière transitoire au profit des sociétés sportives, pour la période 2026 à 2030. 

    L’autre mesure fiscale principale prévue par la LF-2026 vise une extension de la retenue à la source (RAS). Ainsi en matière d’IR, est prévue l’instauration (en fait restauration) d’une RAS sur les revenus locatifs, c’est-à-dire les revenus provenant de la location de biens immobiliers bâtis et non bâtis et de constructions de toute nature. La RAS s’applique aux loyers versés par des personnes morales (PM) de droit public ou privé ou par des personnes physiques (PP) détentrices de revenus professionnels déterminés selon le régime du résultat net réel (RNR) ou le régime du résultat net simplifié (RNS). Les locataires appelés à effectuer la RAS et à la verser au Trésor sont l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements et entreprises publics (y compris leurs filiales), les établissements de crédit et organismes assimilés, les entreprises d’assurances et de réassurance, ainsi que les autres PM de droit privé et les PP détentrices de revenus professionnels aux régimes du RNR ou du RNS et dont le chiffre d’affaires hors taxe est supérieur ou égal à 200 millions de dirhams. Le taux applicable à la RAS est de 5% du montant brut des loyers versés. A cela, s’ajoute une nouvelle obligation déclarative et récapitulative des loyers versés et de la RAS opérée (à l’instar de la déclaration annuelle récapitulative des revenus salariaux et assimilés versés, effectuée par les employeurs, PM et les PP).

    A noter, que les 5% prélevés à la source ne sont qu’un acompte sur l’impôt que devra verser le bailleur. Donc, cette RAS ne remplace pas l’obligation déclarative du bailleur. Le mécanisme mis en place permet surtout à l’administration fiscale de disposer d’informations à exploiter sur les loyers versés. Ce qui devrait surtout faciliter le contrôle des contribuables propriétaires et bailleurs de biens immeubles. Le bailleur devra donc continuer à déclarer ses revenus locatifs, appliquer l’abattement de 40% sur le montant brut desdits revenus locatifs perçus, calculer l’impôt, déduire la RAS de 5% déjà prélevée et verser le reliquat. Si le bailleur est en situation fiscale irrégulière, l’entreprise locataire doit prélever la totalité de l’impôt. 

    Cette extension de la RAS a aussi concerné la TVA. Initialement limitée au secteur public, la LF-2026 prévoit son extension graduelle au secteur privé. De même, une mesure spécifique visant à instaurer un « régime d’auto-liquidation obligatoire » de la TVA  a été instaurée par la LF-2026. Elle concerne les entreprises industrielles pour les achats de « déchets industriels et de matières de récupération », auprès des fournisseurs locaux. L’objectif est de contrecarrer la fraude en matière de TVA au titre d’opérations souvent effectuées dans un cadre informel et difficilement traçables. 

    D’autres mesures fiscales de la LF-2026 s’inscrivent dans le renforcement de la cohérence d’ensemble du Code général des impôts (CGI). C’est notamment le cas des « dividendes » distribués par les organismes de placement collectif en capital (OPCC). Les montants distribués par ces fonds et provenant des plus-values de cession de titres ou d’intérêts perçus ne sont plus qualifiés « produits des actions, parts sociales et revenus assimilés », tout en conservant leur nature de capitaux mobiliers, pour être imposés en tant que tels. De même, pour les contribuables résidents au Maroc et percevant des revenus de source étrangère, n’ayant pas fait l’objet de RAS au Maroc, ces revenus doivent être déclarés avant le 1er avril de chaque année, en joignant les pièces justificatives et une attestation de l’administration fiscale étrangère précisant l’assiette et le montant payé à l’étranger. Ce qui doit faciliter la mise en œuvre des mécanismes de coordination et l’échange d‘information au niveau international.

    En matière de TVA, une nouvelle exonération avec droit à déduction (EADD) est prévue au profit du secteur agricole et concerne les « matières fertilisantes et supports de culture ». En matière d’encouragement des investissements, la LF-2026 propose une prorogation de 24 mois supplémentaires de la durée d’exonération de 36 mois déjà prévue, pour acquisition de biens d’investissement (projets d’investissement dans le cadre des conventions avec l’Etat…).

    L’application d’un taux de 0,1% est prévue pour les marchés publics et autres contrats conclus par l’Etat, les collectivités territoriales et les entreprises et établissements publics. C’est une toute petite ponction à effectuer par le Trésor public dans les versements qu’il doit effectuer au profit des fournisseurs. Par ailleurs, un «droit d’enregistrement additionnel » est proposé pour les actes de cession à titre onéreux de biens immeubles ou de fonds de commerce, lorsque lesdits actes ne mentionnent pas les modalités et références de paiement, ou lorsque le paiement n’est pas effectué selon les modalités de paiement traçables prévues par le CGI (chèque barré non endossable, paiement électronique …). C’est aussi le cas lorsque le paiement n’est pas effectué en présence du notaire ou dans sa comptabilité. Si une partie du prix a été réglée en espèces, le droit additionnel de 2% ne devra s’appliquer qu’à cette partie. Cette mesure a surtout pour objectif de contribuer à la réduction du « noir » ou paiement dissimulé. 

    Enfin, au niveau des procédures fiscales, les deux principales mesures visent à renforcer la qualité de contrôle de l’AF. La première instaure et généralise l’obligation de la tenue de comptabilité sous format électronique. La seconde prévoit l’obligation pour toute entreprise d’informer l’AF, par voie électronique,  en cas de demande d’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire. Cette déclaration doit être faite avant le dépôt de la demande auprès du Tribunal de commerce. Ce qui doit permettre à l’AF de réagir rapidement pour sauvegarder les intérêts du Trésor public. De manière générale, il y a lieu de constater une extension de la dématérialisation des services de l’administration fiscale et des procédures fiscales. Cette extension ne peut qu’impacter qualitativement le contrôle fiscal.

    Dépenses fiscales : une quasi-stagnation

    Les dépenses fiscales (DF) représentent le manque à gagner fiscal résultant d’une dérogation fiscale (exonération totale, partielle ou temporaire, réduction d’impôt, abattement…). Les DF évaluées pour l’année 2025, représentent presque 10% du total des recettes fiscales prévues pour la même année. Il est difficile d’apprécier leur pertinence, notamment sur le plan socioéconomique, puisque l’évaluation demeure limitée à l’aspect budgétaire. 

    En 2025, par type d’impôt, 86% des mesures fiscales dérogatoires ont été adoptées avant 2020 et représentent, en termes de coût, 91% des DF. Les DF afférentes à la TVA représentent, en valeur, 51%, suivies de celles relatives à l’IR, avec 15,3% et de l’IS, avec 8,6%. Ainsi, sur huit impôts et taxes pour lesquels les DF ont été évaluées, la moitié (TVA, IR, TCA et IS) y représente 88,6% en valeur. 

    Par type de dérogation, les « exonérations totales » représentent 73,1% (23 395 MDH), suivies des « réductions », avec 18,2% (5 836 MDH), et des « facilités de trésorerie », avec 4,8% (1 548 MDH). 

    Par secteur d’activité, ce sont les DF relatives au secteur « Sécurité et prévoyance sociale » qui sont en tête, avec 23,3% (7 467 MDH), suivi du secteur « Activités immobilières », avec 17,3% (5 525 MDH) et du secteur « Electricité et gaz », soit 16,4% (5 257 MDH). Au total ces trois secteurs cumulent 57% des DF. 

    Par type de bénéficiaires, les « ménages » viennent en tête, avec 46,5%, suivis des « entreprises », avec 44,8%, soit 91,3% pour ces deux catégories. 

    Par objectif, la « mobilisation de l’épargne intérieure » représente 19,3% des DF, le « soutien au pouvoir d’achat », 18,6%, et l’« appui à l’accès au logement », 16,4%. L’« encouragement à l’investissement » n’arrive qu’en 4ème position, avec 7,6% des DF. Néanmoins, ce dernier objectif bénéficie d’autres avantages, notamment des aides publiques directes sous forme de subventions, ainsi que les grandes infrastructures utilisées et prises en charge par l’Etat à travers l’investissement public. Par contre, le « soutien à l’économie sociale » arrive en 8ème position, avec 1,4% des DF. Ce qui semble paradoxal pour un gouvernement qui se déclare « social ». D’ailleurs, l’objectif « allègement du coût de la santé » est en 11ème position, avec à peine 0,7% du total des DF. L’objectif « développement des zones défavorisées » est même en 17ème position, avec à peine 0,2% du total des DF. Serions-nous face à des « dépenses fiscales antisociales » ? Ou est-ce le vrai visage du « gouvernement social » ? 

    En matière de « protection de l’environnement », cet objectif se situe en 13ème position, avec 0,5% des DF. Un « fossé » avec les déclarations officielles. Par ailleurs, l’évaluation des DF entamée depuis 2005 demeure exclusivement budgétaire, en termes de manque à gagner fiscal. Les dimensions socioéconomiques ne font guère l’objet d’évaluations en termes d’impacts, notamment au niveau de l’investissement privé dans les secteurs à grande valeur ajoutée, et en termes de création d’emplois qualifiés et durables. Or, ce sont ces dimensions (sociales, économiques, environnementales…) qui devraient permettre d’apprécier le degré de pertinence des mesures fiscales dérogatoires, en vue de les maintenir, voire les renforcer, ou les supprimer. 

    7 janvier 2026 0 comments
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    Cliniques privées

    Le groupe ODM initie le process de sa transmission capitalistique

    by Rachid Boutaleb 7 janvier 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Deux ans après avoir organisé un nouveau tour de table de financement, le groupe de santé Oncologie et Diagnostic du Maroc (ODM) est mis en vente par ses actionnaires.

    Le numéro 4 des établissements de santé privés au Maroc cherche un nouveau repreneur, sachant que ses principaux actionnaires actuels sont des fonds d’investissement menés par Alta Semper et accompagnés d’une agence internationale de développement, Proparco en l’occurrence, qui y ont fait leur entrée dans le capital depuis plus de six ans.

    Aussi, de « prédateur » de cliniques ayant construit son patrimoine à grands coups de croissance externe durant une décennie, Oncologie et Diagnostic du Maroc devient une «proie» pour des acquéreurs potentiels. Selon des sources proches du dossier, le groupe qui totalise une douzaine d’établissements de santé spécialisés répartis à travers le Maroc, est déjà en négociations avec un autre groupe concurrent désireux de consolider sa position derrière le leader incontesté, le groupe Akdital qui compte, lui, une quarantaine de cliniques à travers le pays. Une opération à suivre donc et dont l’aboutissement prévu, au cours de l’année 2026, devra rabattre les cartes d’un secteur en fort développement.

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    Rappelons, qu’ODM est un groupe de santé spécialisé dans le traitement de cancer (oncologie) et la radiologie avec plus de la moitié de son portefeuille de cliniques composée de centres d’oncologie et de radiologie.  En 2021, le groupe présidé par Mohamed Elmandjra avait levé, au niveau de sa holding de tête, quelques 230 millions de dirhams auprès du fonds danois IFU et qui avait servi à compléter son programme d’investissement et de refinancer une partie de sa dette bancaire.

    7 janvier 2026 0 comments
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    Economie

    Maroc-Chine: le business en vitesse de croisière en 2026 !

    by Ismail Saraoui 6 janvier 2026
    written by Ismail Saraoui

    L’équipementier automobile chinois Jiangsu Yunyi Electric a annoncé que son conseil d’administration a approuvé la construction d’une usine au Maroc, pour un investissement de 66 millions de dollars. Zoom sur les groupes chinois qui ont choisi le Royaume au cours des cinq dernières années.

    À l’orée de 2026, la relation économique entre le Maroc et la Chine a clairement changé de dimension. Longtemps cantonnée aux échanges commerciaux et à quelques projets industriels ciblés, la coopération sino-marocaine est désormais entrée dans une phase de maturité stratégique, marquée par des investissements lourds, structurants et profondément ancrés dans les chaînes de valeur mondiale. L’annonce récente de l’équipementier automobile chinois Jiangsu Yunyi Electric, dont le conseil d’administration a validé la construction d’une usine au Maroc pour un investissement de 66 millions de dollars, illustre cette nouvelle dynamique. 

    En effet Jiangsu Yunyi Electric a publié le 30 décembre 2025 l’approbation de son conseil d’administration pour investir 66 millions de dollars en fonds propres afin de créer une filiale à 100% au Maroc et y construire une base de production, visant à renforcer son implantation à l’étranger et sa compétitivité. Ce projet s’inscrit dans une trajectoire entamée il y a plus de cinq ans, au cours de laquelle le Royaume est progressivement devenu une plateforme industrielle crédible pour les grands groupes chinois, notamment dans les secteurs de l’automobile, des batteries électriques et des technologies liées à la transition énergétique.

    De Gotion High Tech et sa méga-usine de batteries à Hunan Zhongke Shinzoom, en passant par Lingyun Industrial, Shandong Yongsheng Rubber ou encore des investissements dépassant les 500 millions de dollars, le Maroc s’affirme comme un hub industriel sino-africain et euro-méditerranéen. En chiffre, Le bulletin SAFE Q4 2024 indique des flux IDE sortants chinois vers l’Afrique du Nord en hausse de +20-25% , incluant le Maroc parmi les destinations émergentes pour l’industrie (environ 2 milliards USD cumulés sur 2024, dont batteries et automobile). Les provinces de l’Est et du Centre-Est (Jiangsu, Zhejiang, Anhui, Hunan, Shandong) représentent environ 80 % des flux chinois vers le Maroc en 2024-2025, focalisés sur batteries et équipementiers automobiles.

    Une montée en puissance continue des investissements chinois

    L’analyse chronologique des annonces d’investissements chinois au Maroc révèle une progression nette, tant en volume financier qu’en complexité industrielle. Le tournant majeur intervient en juin 2023, lorsque Gotion High Tech annonce un investissement colossal de 6,3 milliards de dollars pour la construction d’une méga-usine de batteries électriques. Par son ampleur, ce projet marque une rupture : il ne s’agit plus d’une simple unité d’assemblage, mais d’un maillon stratégique de l’écosystème mondial des véhicules électriques. L’année 2024 confirme cette dynamique. En mars, Hunan Zhongke Shinzoom prévoit d’investir 500 millions de dollars dans une usine d’anodes pour batteries, un segment à forte valeur ajoutée et technologiquement sensible. Quelques mois plus tard, en juillet, un autre investissement chinois de 70 millions de dollars dans l’automobile est annoncé, suivi en août par un projet de 363 millions de dollars dans les batteries électriques. Cette concentration sectorielle n’est pas anodine : elle témoigne de la volonté chinoise de sécuriser ses chaînes d’approvisionnement hors d’Asie, dans un contexte de tensions géopolitiques et de recomposition des flux industriels mondiaux.

    L’année 2025 s’inscrit dans la continuité. En février, Lingyun Industrial, équipementier automobile de rang mondial, annonce l’installation de deux usines au Maroc, renforçant la profondeur industrielle de l’écosystème automobile national. En juin, Shandong Yongsheng Rubber dévoile son projet d’usine de pneus, confirmant l’attractivité du Maroc pour les industries de composants et de sous-systèmes.vEnfin, l’annonce de Jiangsu Yunyi Electric vient couronner cette séquence. Avec 66 millions de dollars investis dans une nouvelle unité industrielle, le groupe chinois renforce la présence des équipementiers de rang 1 et 2, consolidant l’intégration locale et la montée en gamme du tissu industriel marocain.

    Le Maroc, plateforme industrielle et géoéconomique

     « La Chine se pose ainsi en championne du libre-échange et locomotive du « Sud global », précise le spécialiste en relation internationale Driss Aissaoui. Si le Maroc attire autant les industriels chinois, ce n’est ni par hasard ni par effet de mode. « Le Royaume coche plusieurs cases stratégiques dans la nouvelle géographie mondiale de l’investissement. D’abord, sa position géographique : aux portes de l’Europe, connecté à l’Afrique de l’Ouest et inséré dans l’espace méditerranéen, le Maroc offre un accès direct à plusieurs marchés sans barrières tarifaires majeures », nous confie l’expert. Ensuite, «  son écosystème industriel. L’automobile marocaine, structurée autour de pôles comme Tanger Med et Kénitra, a atteint un niveau de maturité qui rassure les investisseurs internationaux. La présence de constructeurs mondiaux, d’équipementiers, de zones industrielles intégrées et d’une logistique performante constitue un argument décisif pour les groupes chinois en quête de fiabilité et de rapidité d’exécution ».

    À cela, s’ajoute la stabilité macroéconomique et politique, élément central dans les arbitrages d’investissement à long terme. Dans un monde marqué par l’incertitude, le Maroc apparaît comme un territoire prévisible, doté d’une vision industrielle claire, notamment en matière de transition énergétique et d’industrialisation verte. Par ailleurs, le Maroc ces dernières années est inscrit dans une diplomatie économique ouverte aux possibles. L’Espagne, la France, les Usa, le Royaume-Unis, la Chine, l’Afrique…les relations économiques du Maroc sont ouvertes à un large horizon. Par exemple le projet type du TGV est un exemple de cette vision du Maroc., où l’on peut retrouver divers acteurs y compris le partenaire chinois. Avec Covec, ils sont près de quatres le nombre des entreprises chinoises désignées à ce jour pour mener les travaux de génie civil de la future LGV. On a entre autres  CRCC 20 , China Railway No.04 Engineering  et Shandong Hi-Speed Engineering-Construction. Il faut d’ailleurs rappeler que telle une nation émergente, avec ses ambitions sur la scène internationale, le Maroc est dans une posture stratégique d’ouverture.

    Dans l’un de ces rapports le laboratoire de réflexion IRESE s’était penché sur le sujet. Dans son analyse dédiée à la coopération Chine-Maroc, il déchiffre les enjeux de cette coopération. « Fort d’une économie ouverte qui se diversifie, disposant d’infrastructures modernes (Port Tanger Med, aéroports, TGV…) et grâce à ses partenariats avec l’Europe et les Etats-Unis, le Maroc, en tant que hub régional, peut jouer un rôle actif dans le déploiement des Nouvelles Routes de la Soie. En outre, de par leur expérience avérée des marchés africains, les entreprises marocaines pourraient être des partenaires de choix pour les entreprises chinoises », expliquait l’étude de l’IRES. 

    La Chine, en quête de relais hors d’Asie

    Du côté chinois, cette stratégie d’investissement au Maroc répond à plusieurs impératifs. Le premier est celui de la diversification géographique. Face aux tensions commerciales avec l’Occident, aux risques de sanctions et à la volonté européenne de relocaliser partiellement certaines chaînes de valeur, les groupes chinois cherchent des plateformes alternatives, politiquement stables et économiquement intégrées aux marchés occidentaux.Le Maroc offre précisément cette possibilité : produire localement pour exporter vers l’Europe, l’Afrique et au-delà, tout en contournant certaines barrières réglementaires ou perceptions négatives associées au « made in China ».

    Dans le secteur des batteries et des véhicules électriques, cet aspect est particulièrement stratégique, à l’heure où l’Union européenne renforce ses exigences en matière de contenu local et de durabilité. Par ailleurs, investir au Maroc permet aux entreprises chinoises de se positionner en amont de la transition énergétique mondiale, en sécurisant l’accès à des infrastructures industrielles compétitives, à une main-d’œuvre qualifiée et à un environnement favorable aux énergies renouvelables.

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    Tourisme

    L’ONMT organise une série d’actions en marge de la CAN-2025

    by Challenge CP 6 janvier 2026
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    Alors que la Coupe d’Afrique des Nations bat son plein, l’ONMT accueille prescripteurs de voyages, tour-opérateurs, fédérations professionnelles et journalistes internationaux pour découvrir « Maroc, Terre de football », un Maroc moderne, dynamique et pleinement capable d’organiser des événements sportifs internationaux majeurs.

    Le Maroc vibre au rythme de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Stades ultramodernes, hôtels de classe mondiale, aéroports performants et destinations culturelles et naturelles exceptionnelles… Le royaume déploie tous ses atouts pour recevoir dans les meilleures conditions les délégations officielles, les équipes et les fans du monde entier.

    L’ONMT profite de cette occasion unique pour convier les acteurs clés du tourisme international : prescripteurs de voyages, fédérations professionnelles, tour-opérateurs et grands journalistes, des États-Unis, d’Espagne, de France, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, d’Italie et de Belgique. Au programme, accès aux matchs pour vivre l’atmosphère électrique des stades, constater l’excellence des infrastructures et apprécier la richesse des expériences touristiques offertes par le pays.

    Lire aussi | L’ONMT déploie un dispositif pour la CAN-2025

    Ces pays ciblés représentent des marchés stratégiques pour la destination touristique Maroc. Avec un fort potentiel de développement touristique, ils sont essentiels pour attirer des visiteurs à fort pouvoir d’achat et renforcer la visibilité internationale du royaume. L’engagement direct des prescripteurs et journalistes sur le terrain permet de transformer cette expérience en relais d’influence puissants dans le microcosme mondial du tourisme.

    La CAN devient ainsi une vitrine vivante du Maroc : sport, culture, tourisme et infrastructures se conjuguent pour montrer un pays en effervescence, moderne et prêt à accueillir le monde.

    Cette action arrive en complément de l’important dispositif déployé par l’ONMT pour la CAN et comprenant des Road Show en Afrique et en Europe, la dynamisation de l’offre auprès de plusieurs compagnies, permettant notamment de stimuler l’ajout de vols supplémentaires à l’occasion de la CAN 2025, un film signature intitulé « Maroc, Terre de Football », diffusé simultanément dans douze pays et au Maroc… Sur le terrain, des fan-zones ont été installées dans plusieurs villes, Essaouira, El Jadida, Oujda, Beni Mellal et Laâyoune, durant les compétitions pour créer une atmosphère populaire et fédératrice pour vivre la compétition à l’échelle du pays.

    Lire aussi | L’ONMT et EasyJet scellent un accord majeur

    Rappelons que la Fédération Royale Marocaine de Football et l’Office National Marocain du Tourisme ont signé en avril 2025 une convention stratégique pour positionner le Royaume comme un acteur majeur de l’univers footballistique et touristique à l’horizon 2030.

    Par cette action, l’Office National Marocain du Tourisme en écho à la Fédération Royale Marocaine de Football, affirme la place du football comme un véritable moteur d’attractivité, un trait d’union national et un facteur majeur de rayonnement du Royaume sur la scène internationale.

    6 janvier 2026 0 comments
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    Banques

    Le Maroc est attractif pour les banques internationales, selon Standard Chartered

    by Challenge avec MAP 6 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Le Maroc constitue une plateforme attractive pour les banques internationales et les entreprises cherchant à se développer à l’échelle régionale et mondiale, a affirmé, la Directrice pays de Standard Chartered Maroc, Cynthia El Asmar.

    « La position géographique stratégique du Maroc, la qualité de ses infrastructures portuaires, le cadre réglementaire solide, transparent et favorable aux affaires, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et ses plateformes industrielles intégrées en font un hub d’exception pour le commerce, l’investissement et la production industrielle », a dit Mme El Asmar dans une interview accordée à la MAP.

    Ces atouts, combinés à un accès préférentiel aux marchés européens, africains et américains, placent le Royaume comme un acteur clé des chaînes de valeur mondiale, a-t-elle fait valoir.

    Lire aussi | Le crédit bancaire enregistre une hausse de 6,2% à fin novembre

    D’après Mme El Asmar, les clients (groupes industriels, investisseurs, États et multinationales) recherchent des marchés prévisibles, des écosystèmes compétitifs et une stabilité de long terme. « Le Maroc réunit ces trois critères et s’impose rapidement comme l’une des portes d’entrée les plus stratégiques de cette nouvelle architecture économique mondiale ».

    Pour Standard Chartered, s’implanter au Maroc permet d’accompagner la croissance transfrontalière et de faciliter les échanges commerciaux et les investissements dans la région, a expliqué la responsable.

    Et d’ajouter : « La décision de Standard Chartered d’ouvrir un bureau de représentation au Maroc repose sur trois piliers stratégiques, à savoir la position géographique stratégique du Maroc, l’environnement économique attractif et l’expertise bancaire internationale approfondie ».

    Lire aussi | Avec près de 20 millions de touristes, le Maroc signe un record historique

    Mme El Asmar a fait savoir que le bureau de Standard Chartered Maroc, situé à Casablanca Finance City (CFC), fera le lien entre le Royaume et l’ensemble du réseau international de Standard Chartered et permettra au Groupe d’accompagner les clients présents localement, ainsi que les entreprises et institutions marocaines souhaitant accéder à au réseau mondial de la Banque.

    « Au cours de la dernière décennie, Standard Chartered a étroitement collaboré avec le secteur bancaire marocain, développant des relations solides avec l’ensemble des acteurs majeurs », a-t-elle rappelé, estimant que le bureau de représentation constitue une plateforme pour approfondir ces partenariats.

    Grâce à son réseau international, son expertise sectorielle et ses capacités de financement, le Groupe Standard Chartered est particulièrement bien positionné pour accompagner l’agenda de croissance du Maroc, a conclu Mme El Asmar.

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