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  • Culture

    « 1-54 Contemporary African Art Fair ». Marrakech aux couleurs de l’Afrique

    by Mohamed Ameskane 9 février 2024
    written by Mohamed Ameskane

    «Festival du Livre Africain de Marrakech» et «1-54 Contemporary African Art Fair». Deux événements majeurs, organisés simultanément, démontrant l’effervescence de la création culturelle du continent. Cette année, du 8 au 11 février 2024, la foire d’art contemporain africain se déroule à l’hôtel La Mamounia et à l’espace artistique DaDa, au cœur de la médina. Demandez le programme.

    «L’art africain », depuis la fameuse exposition «Les magiciens de la terre », organisée à Beaubourg en 1989, en passant par «Africa remix » en 2005 à Paris et « Africa Explorers » à New York en 1991, est de retour sur la scène internationale. Galeries, musées et biennales offrent leurs cimaises aux artistes du continent dont Abdoulaye Konaté, Barthélémy Tonguo, Chéri Samba,  Ghada Amer,  Mounir Fatmi…En 2022, les sociétés Piasa, Artcurial, Bonhams, Sotheby’s, Christie’s… ont vendu  pas moins de 2700 œuvres d’artistes africains sur les places de New York, Londres, Paris, Tokyo, Shanghai et Marrakech! La 4e édition d’«Un hiver marocain», organisée par  Artcurial, affiche un résultat de 3 millions de dollars, dont 150.000$ pour  «Flamme» (1969) de Mohamed Melehi.

    Le Maroc, qui renoue avec son africanité, est partie prenante dans cette renaissance. Il y a quelques années, fut inauguré le musée d’art contemporain africain Al Maaden à Marrakech, le MACAAL avec son parc de sculptures monumentales. La cité rouge a ouvert ses portes à la 1-54, première foire internationale dédiée à la promotion de l’art contemporain d’Afrique et de la diaspora. En 2017, la capitale du royaume accueille «l’Afrique en Capitale» et le Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain accueille les expositions «un collectionneur. Un regard contemporain sur l’art africain», «Lumières d’Afrique», «Les trésors de l’Islam en Afrique de Tombouctou à Zanzibar», «l’Afrique vue par ses photographes de Malick Sidibé à nos jours» et «Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la restitution à la révélation: Volet contemporain». Rabat est élue capitale de la culture africaine pour 2022/2023 et s’apprête à lancer les travaux d’un musée  destiné aux arts modernes et contemporains d’Afrique. Et Marrakech  abrite  «1-54 Contemporary African Art Fair» qui souffle sa 5ème bougie.

    Une programmation riche et variée

    Créée en 2013 sur une initiative de Touria El Glaoui, la 1-54 (Référence aux 54 pays qui constituent le continent africain) est la plus importante foire d’art internationale consacrée à l’art contemporain d’Afrique et de sa diaspora. Après des éditions à Londres, New-York, Paris et Hong-Kong c’est à Marrakech, la cité rouge africaine par excellence qu’elle implante chapiteaux et tentes depuis 2018.

    Avec la complicité de plusieurs partenaires dont Jajjah by Hassan Hajjaj, le Musée des arts de la parure Marrakech (MAP), la Fondation Montresso, l’Institut français de Marrakech, le Comptoir des mines, Al Maqam de Mohamed Mourabiti…. Le public est convié à l’appréciation des œuvres d’une infinité d’artistes et à débattre des tendances et de l’actualité de l’art africain. Pas moins de 27 exposants, parmi lesquels 14 galeries issues du continent africain dont 8 installées au Maroc, sont de la fête. On visitera les ateliers, entre autres, des Yasmina Alaoui, M’barek Bouhchichi, Yamou et Amina Benbouchta. Au comptoir des mines, Hicham Daoudi présente Hassan Darsi et Simohammed Fettaka avec Youssef Hayat,  Ouhaddou Sara et Diadji Diop .

    Quant à la galerie L’Atelier 21, elle nous propose les œuvres de Moustapha Baidi Oumarou (Cameroun), M’barek Bouhchichi (Maroc), Mohamed El Baz (Maroc) et Hamid Nii Nortey (Ghana). Touria El Glaoui précise que «cette année, l’édition de Marrakech se concentrera sur le soutien aux artistes. Par le biais de partenariats et d’événements tels que le colloque avec Black Rock Global Arts Foundation, notre objectif est de favoriser un dialogue et des contacts de poids entre artistes et institutions africaines». Le  colloque planchera sur l’état des institutions centrées sur les artistes en Afrique. Des personnalités responsables de résidences artistiques, de fondations, de musées publics et d’initiatives d’artistes se rassembleront pour discuter de la présence croissante de ces espaces en Afrique.

    Galeries participantes
    193 Gallery (Paris, France/Venise, Italie), Afikaris (Paris, France), African Arty (Casablanca, Maroc), CDA Gallery (Casablanca, Maroc), Christophe Person (Paris, France), Gallery 1957 (Accra, Ghana/Londres, R.-U.), Galerie 208 (Paris, France), Galerie Atiss Dakar (Dakar, Sénégal), Galerie Carole Kvasnevski (Paris, France/New York, États-Unis), Galerie SiniyA28 (Marrakech, Maroc), Katharina Maria Raab (Berlin, Allemagne), Kó (Lagos, Nigeria), L’Atelier 21 (Casablanca, Maroc), La Galerie 38 (Casablanca/Marrakech, Maroc), Loft Art Gallery (Casablanca/Marrakech Maroc), M Concept Gallery (Dakar, Sénégal), Myriem Himmich Gallery (Casablanca, Maroc)*, Nil Gallery (Paris, France), Portas Vilaseca Galeria (Rio de Janeiro, Brésil), Primo Marella Gallery (Milan, Italie/Lugano, Suisse), Reiners Contemporary Art (Marbella, Espagne), Retro Africa (Abuja, Nigeria), Revie Projects (Paris, France), So Art Gallery (Casablanca, Maroc), The African Art Hub (TAAH) (Londres, Royaume-Uni), The Bridge Gallery (Paris, France), This Is Not A White Cube (Lisbonne, Portugal/Luanda, Angola).

    9 février 2024 0 comments
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    Dossier

    Sécheresse. Le Plan de bataille du gouvernement

    by Adama Sylla 9 février 2024
    written by Adama Sylla

    Le Maroc n’a pas vécu une telle situation climatique depuis la grande sécheresse des années 1980. Depuis cinq ans, entre 2018 et 2023, le Royaume connaît encore l’une des pires sécheresses de son histoire. Comment le Maroc compte s’en sortir ?

    Les chiffres fournis par Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau, devant la commission parlementaire dédiée aux infrastructures, à l’énergie, aux mines et à l’environnement, sont alarmants et laissent entendre que le Royaume se dirige tout droit vers une sixième année de sécheresse supplémentaire. Les réserves en eau ont reculé de 5 milliards de mètres cubes l’année dernière à 3,7 milliards. 

    Une situation préoccupante

    Il faut dire, que les cinq années de sécheresses successives ont impacté négativement le niveau de remplissage des barrages. La hausse de 1,8 degré des températures au cours des cinq derniers mois, comparativement à la même période de l’année dernière, n’a pas été en reste. Cela a conduit à l’évaporation des eaux des barrages qui a dépassé 1,5 million de mètres cubes par jour. Avec des précipitations de 32 millimètres, les apports en eau des barrages n’ont pas dépassé 660 millions de mètres cubes alors que l’année dernière, ils étaient de plus de 1,5 milliard de mètres cubes. Tout cela fait que le Maroc a enregistré un grand repli. «Un seul indicateur en dit long sur le stress hydrique. La quantité d’eau par habitant, annuellement disponible pour chaque Marocain, est passée de près 2000 m³ en 1965 à moins de 700 m³ depuis 2020 », constate Mehdi Lahlou, Economiste et Professeur à l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (Insea).

    Lire aussi | Valorisation des barrages: La Cour des comptes déplore le manque de coordination entre le gouvernement et l’ONEE

    Pour Abdeslam Touhami, Economiste, «le Maroc est l’un des pays les plus touchés par le stress hydrique au monde, un problème qui devrait s’aggraver dans les décennies à venir », précisant que  la disponibilité par habitant des ressources en eau renouvelables place le Maroc dans ce qui est considéré comme une situation de stress hydrique structurel (inférieur à 1.000 m3), se rapprochant rapidement du seuil absolu de pénurie d’eau de 500 m3 par personne et par an ».

    La surexploitation des nappes phréatiques reste un problème majeur contribuant à la dégradation de la situation hydrique. Le ministre a spécifiquement cité des régions telles que Tadla, Béni-Amir, Souss, et Chtouka, où des baisses alarmantes du niveau des eaux souterraines ont été enregistrées, ce qui souligne l’urgence de mettre en œuvre des pratiques de gestion durable pour préserver ces précieuses ressources. Dans la gestion de ce chantier crucial, les instructions royales ont été on ne peut plus claires. L’Exécutif a été sommé d’instaurer une communication transparente, franche et régulière avec les citoyens sur les évolutions de la situation hydrique.

    Accélération de la construction de barrages

    Aujourd’hui, le plan d’urgence déployé inclut des mesures telles que l’accélération de la construction de barrages de différentes tailles. L’accroissement de la capacité des barrages dépasse actuellement 19,9 milliards de m³ grâce à la construction de 153 grands barrages et de 141 petits permettant de satisfaire les besoins en eau, d’assurer l’irrigation à grande échelle, ainsi que la protection contre les inondations et la production de l’énergie hydro-électrique. Cette capacité sera portée à près de 24 milliards de m³ d’ici 2030. Durant cette année, les travaux de construction de 18 grands barrages se poursuivront. C’est le cas de Mdez (Sefrou), Koudiat Borna (Sidi Kacem). Les travaux du barrage Ghiss (Al Hoceima) devraient s’achever cette année et ceux de Targa Oumadi (Guercif), et Bni Azimane (Driouch) sont prévus en 2025.

    Le développement de projets de dessalement

    Le plan d’urgence table également sur le développement de projets de dessalement pour fournir de l’eau potable aux villes côtières, tout en assurant une distribution équitable de l’eau à travers le territoire. Ce qui permettra au Royaume de diversifier ses sources d’approvisionnement en eau et aussi pour tirer profit des opportunités offertes par la diminution des coûts de production des eaux non conventionnelles. Ainsi, la capacité actuelle de l’eau dessalée devrait être portée de 186,58  millions de m³/an (11 stations) à plus de 1,4 milliard de m³/an et ce, avec le recours aux énergies renouvelables. Pour cela, après la mise en place de la station de dessalement de la ville d’Al Hoceima, de la province de Chtouka Ait Baha et de la ville de Laâyoune, l’année 2023 a été marquée par l’attribution du marché de la station de dessalement du Grand Casablanca. Cette station, d’une capacité de production annuelle de 300 millions de m3, entrera en exploitation début 2027. Le démarrage des travaux sur la première phase, qui concerne la production de 200 millions de m’, est prévu durant les premiers mois de cette année. Le coût global de la station, située à la commune rurale Lamharza Sahel/Sidi Rahal, est de l’ordre de 11 milliards de DH. Ce projet, lancé par l’ONEE dans le cadre du partenariat public-privé, sécurisera l’alimentation en eau potable d’une partie de la région de Casablanca-Settat. 

    De même, un appel d’offres relatif au projet de la station de dessalement de l’Oriental a été lancé. Concernant les projets de dessalement de l’eau de mer de Safi et d’El Jadida, les travaux sont en cours et seront réalisés en deux étapes. La première au cours de la période 2022-2025 pour une capacité de 85 millions m³/an et la deuxième étape à partir de 2026 pour atteindre la capacité totale de 110 millions de m³/an. En outre, le plan prévoit l’achat de stations mobiles de dessalement pour traiter l’eau de mer et l’eau saumâtre.

    L’interconnexion des infrastructures hydriques

    Le gouvernement compte également continuer à miser sur les connexions entre les barrages, cela dans la foulée du projet d’interconnexion entre le bassin de Sebou et de Bouregreg. Ainsi, après ce projet baptisé par autoroute de l’eau sur les réseaux sociaux, il va s’attaquer à un nouveau tronçon d’une cinquantaine de kilomètres, connectant cette fois-ci le barrage Oued El Makhazine à celui de Dar Khrofa. Ce qui devrait sécuriser l’alimentation en eau potable et industrielle de la région de Tanger. Idem pour la connexion entre Jorf Lasfar et Casablanca sud afin d’amener l’eau dessalée dans la capitale économique. Il s’agit de régler l’histoire du grand recul du barrage d’Al Massira. A noter, que le projet d’autoroute d’interconnexion des bassins de Sebou et de Bouregreg, qui a coûté 6 milliards de DH, le premier de la sorte au Maroc qui permet surtout de capter un volume important d’eau, habituellement perdu en mer, contribue à sécuriser la demande en eau potable des villes de Rabat et de Casablanca ainsi que les besoins de l’agriculture des régions concernées.

    La Chasse au gaspi !

    Si plusieurs mesures proactives ont été prises, l’une des opérations phares concernent la chasse au gaspillage et à la rationalisation de l’utilisation de cette ressource vitale. Ainsi, le plan d’urgence prévoit la continuation du programme de réutilisation des eaux usées pour irriguer les espaces verts et les terrains de golf, et la promotion de mesures d’économie d’eau au sein des réseaux de distribution d’eau potable et d’irrigation. Cette initiative comprend la limitation de l’utilisation de l’eau d’irrigation en fonction des besoins, ainsi que la mise en place d’une communication transparente et régulière concernant la situation hydrique et les actions d’urgence à prendre, en plus des efforts de sensibilisation à la préservation de l’eau et à la prévention du gaspillage. A Agadir, par exemple, cette solution de la réutilisation des eaux usées traitées pour arroser les espaces verts, a nécessité un investissement d’environ 150 millions de DH pour l’irrigation de près de 1.050 hectares d’espaces verts, selon la Régie autonome multi-services d’Agadir (RAMSA). L’objectif est ambitieux : augmenter l’utilisation de ces eaux à 17 millions de mètres cubes d’ici 2025, contre 4,5 millions en 2023, souligne-t-on auprès de la RAMSA.

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    Il faut dire que le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a précédemment émis des directives strictes aux gouverneurs et responsables régionaux, interdisant l’irrigation des espaces verts et jardins publics ainsi que l’utilisation de l’eau pour nettoyer les routes et espaces publics. Il a aussi exigé la régulation de l’usage de l’eau dans les hammams et stations de lavage de voitures, limitant leurs activités à quatre jours par semaine. De plus, le remplissage des piscines publiques et privées a été restreint à une fois par an, et les pratiques agricoles consommant excessivement d’eau ont été prohibées. Quid de l’approvisionnement en eau potable pour l’été 2024 ? Nizar Baraka a exprimé un certain optimisme, affirmant que la plupart des zones desservies par l’ONEE ne devraient pas subir de pénuries. Cependant, il a aussi fait constater que 45 villes et centres, représentant 6% du total desservi et affectant 227.927 clients, pourraient rencontrer des difficultés. Cette situation est d’autant plus préoccupante que 40 villes et centres, avec un total de 230.094 clients, sont déjà confrontés à des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable. Cette réalité met en évidence la complexité et l’ampleur des défis auxquels le Maroc est confronté dans sa quête pour assurer la sécurité hydrique pour tous ses citoyens.

    Le stress économique
    Avec ce stress hydrique, ce sont tous les secteurs de l’économie marocaine qui dépendent dans leur écrasante majorité des ressources hydriques, qui sont menacés. « Avec la fréquence accrue des saisons des pluies médiocres, la sécheresse pourrait devenir un défi structurel, impactant sérieusement l’économie à long terme. Comme l’a indiqué la Banque mondiale, cette rareté de l’eau pourrait entraîner une baisse du PIB réel pouvant atteindre 6,5% », prévient Abdeslam Touhami, Economiste.   Selon ce dernier, le déficit hydrique constaté pour cette saison agricole remet profondément en question les prévisions de croissance 2024, notamment celles du Haut-Commissariat au Plan (3,2%) ou celles de la Banque mondiale (3,1%). Mais, si la classe politique pointe du doigt des problèmes de gouvernance et de distribution, pour de nombreux analystes, le Maroc est confronté à un problème plus vaste, coincé entre le réchauffement climatique et des industries gourmandes en eau. Le secteur agricole est l’un des domaines qui menace le plus la sécurité hydrique du Maroc, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). La consommation en eau du secteur primaire est évaluée à environ 9 milliards de m3 par an, tandis que les autres ne consomment que 1,28 milliard de m3. Le HCP relève dans son étude sur la question, une faible efficacité de l’utilisation d’eau dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture. «Pour infléchir cette tendance de stress hydrique, il est temps d’agir dans le sens de la réduction des usages agricoles de l’eau à moins de 50% des ressources mobilisées, au lieu de plus de 80% actuellement, le dessalement de l’eau de mer, le recyclage des eaux usées pour les usages touristiques, la lutte contre les pollutions et, à plus long terme, le reboisement du pays qui perd annuellement près de 30.000 h de son couvert végétal », estime Mehdi Lahlou, Economiste et Professeur à l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (Insea). A noter que si les secteurs tels que le commerce, l’industrie alimentaire, les hôtels et restaurants consomment directement un faible pourcentage d’eau, leur indicateur de consommation totale (indirecte et directe) est plutôt élevé. 

    9 février 2024 0 comments
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    Transport ferroviaire

    Rabat: voici où l’ONCF prévoit de construire une 3e gare ferroviaire

    by Ismail Saraoui 9 février 2024
    written by Ismail Saraoui

    L’Office national des Chemins de Fer (ONCF) s’apprête à lancer les travaux de construction d’une nouvelle gare à Hay Riad ainsi que le redémarrage des travaux de la gare de Rabat-Ville.

    S’inscrivant dans la dynamique de transformation amorcée par le projet « Rabat, ville lumières » et répondant aux impératifs de développement de l’activité du transport de passagers, les gares ferroviaires se positionnent désormais en véritables centres de vie et pôles d’échange multimodaux. « L’ONCF entreprend ainsi deux projets d’envergure dans la capitale, à savoir, la construction d’une nouvelle gare à Hay Riad et le redémarrage des travaux de la gare de Rabat-Ville », lit-on sur le site officiel.

    Lire aussi | La LGV Marrakech-Agadir attribuée à une entreprise chinoise? L’ONCF fait le point

    Dans cette optique, la nouvelle gare de Hay Riad bénéficie d’un emplacement stratégique et sera réalisée sous forme d’une gare pont, constituant un trait d’union entre l’avenue Annakhil et l’avenue Hassan 2 tout en desservant le complexe sportif Moulay Abdellah, précise l’ONCF.

    Lire aussi | Youssef Guerraoui Filali : «Les produits agricoles et de l’élevage ne sont pas concernés par la libéralisation immédiate dans le cadre de la ZLECAF»

    Dans les détails, cette gare nouvelle génération sera dotée de différentes commodités, telles que les parkings et les commerces, et sera adaptée aux dessertes de proximité, devant être opérationnelle pour la future CAN qui sera abritée par le Maroc en 2025. En concomitance avec la réalisation de la nouvelle gare de Hay Riad, l’ONCF annonce également la reprise des travaux de construction du nouveau complexe ferroviaire de Rabat-Ville. « Cette reprise a commencé par des travaux préparatifs en décembre 2023, suivis des travaux effectifs d’adaptation selon un nouveau concept architectural extérieur », explique la même source.

    9 février 2024 0 comments
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    Automobile

    Opel Corsa restylée: plus d’atouts en prime

    by David Jérémie 9 février 2024
    written by David Jérémie

    L’Opel Corsa, qui a bénéficié d’un restylage, revient sur le devant de la scène automobile marocaine avec de nouveaux atouts, dont un design bien dans l’air du temps et une liste d’équipements de confort et de sécurité toujours aussi étoffée. De quoi permettre à cette nouvelle version de surfer sur la vague du succès, comme a pu le faire sa devancière qui a connu à fin 2023 une forte progression (+54%) de son volume de ventes.

    Insuffler plus de modernité et d’élégance, tel a été le leitmotiv des designers de la marque au Blitz. L’élément le plus visible n’est autre que l’emblématique «Opel Vizor», autrement dit cette face avant qui caractérise toutes les nouvelles Opel. Dans le détail, un bandeau noir recouvre l’avant et intègre en un seul élément la calandre, les phares à LED en plus du logo Opel. Selon le niveau de finition, ce même logo à l’avant et à l’arrière est noir ou argent satiné mat au choix. Par ailleurs, les entrées d’air fictives dans la partie inférieure du bouclier avant sont plus grandes et plus marquées qu’auparavant, ce qui permet à la Corsa d’asseoir encore un peu plus sa silhouette. La partie arrière n’a pas été oubliée avec l’inscription  Corsa bien en vue au centre du hayon.

    Lire aussi | Opel au Maroc. Un bilan très satisfaisant en 2023

    À noter qu’une nouvelle teinte de carrosserie «Gris Grafik» fait son apparition. L’habitacle bénéficie lui aussi de plusieurs évolutions du bel effet. C’est le cas pour des motifs inédits qui viennent orner les sièges, voire le nouveau design du levier de vitesses et du volant qui se remarquent. Même chose pour la planche de bord numérique (sur la version GS) qui reçoit un tout nouveau système d’infodivertissement. La plateforme intégrée «Snapdragon Cockpit» de Qualcomm Technologies1 dispose de capacités graphiques, multimédia, de vision par ordinateur et d’intelligence artificielle (IA) améliorées. 

    Comme pour le développement de la dernière génération d’Astra, le principe «Detox to the max» a été appliqué. Concrètement, les affichages de l’écran tactile couleur de 10 pouces du système de navigation et multimédia et de l’écran 7 pouces d’information du conducteur ont été rendus encore plus clairs, de sorte que toutes les informations importantes puissent être consultées rapidement. Et pour la première fois, les smartphones compatibles «Apple CarPlay» et «Android Auto» pourront être connectés aux systèmes multimédias du modèle sans fil. 

    Lire aussi | Automobile: Ravago et Repsol inaugurent une nouvelle usine de compoundage à Tanger Med

    Plusieurs systèmes d’assistance viennent agrémenter le confort de conduite et participent à la sécurité des occupants de la nouvelle Corsa. L’offre va de l’inédite caméra de recul panoramique haute résolution, au régulateur de vitesse, en passant par le limiteur de vitesse ou l’alerte de collision avant avec freinage d’urgence automatique et détection des piétons. 

    Justement, deux niveaux de finition sont proposés actuellement pour cette nouvelle citadine, à savoir la version «Edition», une Corsa d’entrée de gamme animé au choix par un 1,2 litre turbo essence de 100 chevaux, ou un 1,5 litre diesel de 102 chevaux, tous deux animés par une boîte de vitesses manuelle à six rapports. À moins d’opter pour la version de milieu de gamme dite «GS» dotée animée, elle, du 1,5 litre diesel de 102 chevaux. À noter qu’une version plus huppée baptisée GS+ fera son apparition. Toujours est-il que la nouvelle Opel Corsa est désormais disponible dans le réseau Auto Hall. 

    9 février 2024 0 comments
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    Dossier

    Stress hydrique. Comment le royaume va faire face

    by Abdelaziz Bouabid 9 février 2024
    written by Abdelaziz Bouabid

    Le déficit en eau, couplé avec la multiplication des épisodes extrêmes placent le royaume dans une situation climatique préoccupante. Le temps pour le Maroc, au plus haut niveau de l’Etat, de tirer la sonnette d’alarme.

    Face aux effets déjà visibles du changement climatique, dont le stress hydrique n’est que la pointe de l’iceberg, les questions autour de la nécessaire adaptation se posent désormais avec une acuité sévère. Pour répondre efficacement aux défis climatiques, nous devons agir avec audace et parfois en rupture avec le passé, c’est ce qui explique qu’un plan sans précédent d’adaptation au changement climatique devrait être adopté suite aux instructions royales,  dont les grandes lignes  prévoient comme objectif principal une diminution drastique de la consommation d’eau d’ici à 2030.  

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    Pour faire face au stress hydrique, le moment est venu pour le gouvernement de reprendre son bâton de pèlerin car la catastrophe climatique, nous impose des changements cruciaux dans les politiques menées à l’échelle du pays, à commencer par la rupture forcée avec les dogmes d’une eau abondante et bon marché qui nous ont si longtemps corsetés et nous ont laissés démunis face à la crise qui arrive doucement mais sûrement. Nous avons agi, comme toujours, en pompiers, répondant dans la hâte à chaque crise liée à l’eau et 2024 sera quoi qu’on en dise, une année de bascule où il faudra agir sur les causes structurelles de cette crise. D’autant plus que le Royaume, classé parmi les pays au stress hydrique élevé, se trouve désormais face à une situation où la demande en eau est aujourd’hui supérieure à l’offre selon le dernier rapport du World Ressources Institute (WRI) qui avait classé le Maroc à la 23e place sur un total de 164 pays. Même cri d’alarme du côté du CESE qui rappelle que  le stress hydrique évolue chaque année vers une constante structurelle avec laquelle le Maroc devra désormais composer. En effet, de 2019 à 2022, la météo a été marquée par une sécheresse qu’on n’a jamais vue depuis les années 60, aggravée par un déficit pluviométrique de -32% par rapport à la normale climatologique établie sur la période 1981-2010. Plus près de nous, on note un déficit pluviométrique de 70% par rapport à la moyenne de septembre à mi-janvier 2024. 

    L’année qui rentre devra marquer l’un de ces tournants qui forgent une transition écologique forcée puisque face au défi climatique, nous devons agir avec audace et parfois en rupture avec le passé. Dans le pipe, une série d’actions concrètes déroulées devant Mohammed VI ce 16 janvier 2024,  avec un plan d’action d’urgence, décliné au niveau des différents systèmes hydrauliques du Royaume, qui prévoit notamment une diversité de mesures comprenant, à court terme, la mobilisation optimale des ressources au niveau des barrages, des forages et des stations de dessalement existantes, la réalisation d’équipements urgents d’adduction et d’approvisionnement de l’eau, et là où la situation l’exige des mesures éventuelles de restriction de l’eau d’irrigation ou des débits de distribution.

    Parallèlement, il sera procédé à l’accélération des chantiers programmés ayant un impact à moyen terme, en particulier les barrages en cours d’exécution, l’interconnexion entre les bassins du Sebou, du Bouregreg et d’Oum Rabia, le programme national des stations de dessalement de l’eau de mer, le programme de réutilisation des eaux usées épurées, le programme de l’économie de l’eau au niveau des réseaux d’adduction et de distribution de l’eau potable et d’irrigation. Il faut aussi rappeler que les sécheresses et le changement d’étiage, c’est-à-dire le niveau minimal des cours d’eau, ne concernent pas seulement le fleuve et ses rivières. Les fameux lacs qui faisaient le charme des villes de montagnes comme Ifrane ou Azrou (Dait Aoua, Dait Achlaf), ont vu leur température augmenter de plusieurs degrés au cours des vingt dernières années quand elles n’ont pas carrément disparu. Non sans conséquences biologiques car la baisse d’étiage, voire la disparition brutale de l’eau, a perturbé non seulement les activités touristiques mais également la pisciculture qui faisait vivre de nombreuses familles dans ces régions. Ce qui pose désormais d’autres défis liés à la préservation de l’environnement. On le voit, les changements climatiques sont graves parce qu’ils impactent fortement l’économie des régions et modifient les pratiques, ce qui révèle la fragilité de l’économie liée aux cours d’eau qui sont sans doute les plus exposés aux phénomènes extrêmes que nous constatons. Dans ce contexte, l’état des nappes d’eau souterraines est d’ailleurs toujours aussi préoccupant.  

    Des orientations royales qui reviennent comme un leitmotiv tant la question est d’une urgence vitale, au point où le Souverain en avait fait l’ouverture de son discours au cours de la première session de la deuxième année législative de la 11-ème législature en octobre dernier. Une crise de l’eau placée en haut des priorités du Chef de l’Etat qui a rappelé la nécessité de gérer la problématique de l’eau, dans toutes ses dimensions. 

    Une situation qui perdure, mais qui a poussé le Roi à appeler à «un traitement diligent de la problématique de l’eau, dans toutes ses dimensions, et notamment à une rupture avec toutes les formes de gaspillage ou d’exploitation anarchique et irresponsable de cette ressource vitale tout en renforçant la politique volontariste de l’eau et de rattraper le retard dans ce domaine ».

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    Pour répondre à cette situation d’urgence, le Roi avait décliné une feuille de route axée sur trois orientations : en premier lieu, le recours aux innovations et technologies nouvelles dans le domaine de l’économie de l’eau ; deuxièmement accorder une attention particulière à une exploitation rationnelle des eaux souterraines et à la préservation des nappes phréatiques et finalement ne jamais oublier que la question de l’eau n’est pas l’affaire exclusive d’une politique sectorielle isolée, mais qu’elle constitue une préoccupation commune à tous les secteurs.

    C’est pour cela que dans ses dernières orientations, le Souverain a invité le gouvernement à instaurer une communication transparente et régulière vis-à-vis des citoyens sur les évolutions de la situation hydrique et concernant les mesures d’urgence qui seront mises en œuvre, tout en renforçant la sensibilisation du grand public à l’économie de l’eau et à la lutte contre toutes les formes de gaspillage ou d’usages irresponsables de cette matière vitale.

    Parmi les défis qui se posent, il y a la sensibilisation à l’économie nécessaire et incontournable de cette précieuse denrée, il faut absolument que les populations aient conscience d’un avenir où la préservation de l’eau deviendra un enjeu central. L’eau est un patrimoine national, il faut nous interroger sérieusement sur sa gestion, individuellement et collectivement. Les choses doivent changer et les habitants devraient adopter d’eux-mêmes des petits gestes du quotidien pour économiser l’eau, car notre région se situe pleinement dans la problématique des changements climatiques. Elle est sans doute la plus exposée aux phénomènes extrêmes que nous constatons. Dans ce contexte, l’état des nappes d’eau souterraines est toujours préoccupant. 

    9 février 2024 0 comments
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    Agriculture

    «AgriculturiX» : l’expérience canadienne de la filiale de l’UM6P

    by Ismail Saraoui 9 février 2024
    written by Ismail Saraoui

    Après une expansion dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, AgriEdge élargit ses horizons en mettant en place une filiale au Canada baptisée « AgriculturiX ».

    Fidèle aux accords de Paris sur le climat, le Maroc est très impliqué dans le domaine de l’écologie depuis quelques années. S’inscrivant dans une dynamique tout azimut, cette révolution verte portée par plusieurs grandes politiques a fait de l’agriculture l’une de ses plus grandes priorités. Considéré comme l’un des secteurs les plus consommateurs de ressources naturelles, de nombreux pays à travers le monde ont aujourd’hui placé la question de l’agriculture climato-intelligente au cœur de leur action politique.

    Au Maroc, cette mission écologique est une priorité pour la jeune start-up d’OCP incubée à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir (UM6P), qui demeure aujourd’hui un acteur clé dans le développement de l’Agritech au sein du monde paysan. « AgriEdge a développé, au Maroc, des services à haute valeur ajoutée pour les agriculteurs marocains », nous confie Faïssal Sehbaoui, Directeur général d’AgriEdge. Et de poursuivre : « L’enjeu était de faire du digital un levier pour rendre cette agriculture plus durable et plus rentable ».

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    Après avoir rencontré le succès au Maroc et dans la sous-région ouest-africaine, le bras armé de l’Ocp décide de s’exporter en Amérique du Nord. Récemment, «son DG nous a confié qu’AgriEdge a décidé d’élargir ses horizons en mettant en place une filiale au Canada baptisée « AgriculturiX » ». Son inauguration a été annoncée lors du Grand Colloque AgTech organisé dans la région de Montréal où la filiale s’est établie. « Cette expansion marque un grand pas vers la concrétisation de sa vision consistant à exporter l’expertise agricole marocaine en utilisant le digital et à faire de l’AgriTech marocain une expertise reconnue à l’échelle mondiale ». Les premiers services que cette filiale déploiera dès cette année sont : FertiX, pour la fertilisation raisonnée des cultures ; YieldX, pour la prédiction des rendements agricoles ; et CarboX pour la mesure de l’empreinte carbone des exploitations agricoles.

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    Il convient de rappeler que dans son expansion, AgriculturiX adoptera une approche écosystémique en s’appuyant sur des partenariats établis avec des universités, des coopératives agricoles, des centres d’innovation et des bailleurs de fonds. Elle installera, grâce à ce réseau de partenaires, des plateformes de démonstration dans plusieurs régions du pays afin d’introduire progressivement ses solutions AgriTech dans l’écosystème local.

    9 février 2024 0 comments
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    Logistique

    Logidoo en mode « Tunisie Express » : une nouvelle aventure africaine démarre !

    by Teya Jean 9 février 2024
    written by Teya Jean

    La plateforme logistique Logidoo étend son réseau en Afrique en ouvrant une filiale en Tunisie. Objectif : tirer parti de cette expansion pour renforcer la connectivité entre les marchés africains et contribuer au développement du commerce intra-africain. Son fondateur nous en dit plus.

    Mauritanie, Sénégal, Gambie, Mali, Guinée Conakry. Après avoir ouvert des filiales dans ces pays, la plateforme logistique Logidoo annonce le lancement d’une nouvelle filiale en Tunisie. Ce qui marque une étape clé dans l’expansion stratégique de la plateforme basée à Casablanca. Pour son fondateur et directeur général, Tamsir Ousmane Traoré, « le nouveau corridor reliant la Tunisie et l’Afrique de l’Ouest concrétise son engagement à connecter les marchés africains ».

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    C’est à juste titre qu’il rappelle la mission de Logidoo : « créer des corridors commerciaux entre pays africains en leur fournissant une logistique rapide, fiable, sécurisée et à des coûts abordables ». Il faut dire que depuis la création de la boîte en 2019, beaucoup d’eau sont passées sous le pont, et l’entreprise progresse à un bon rythme. « Sur l’année 2023, notre chiffre d’affaires s’est élevé à 1,3 million d’euros », nous informe son fondateur.

    Pourquoi la Tunisie ?

    Le dirigeant explique les raisons qui ont conduit à la décision de choisir la Tunisie comme emplacement pour la nouvelle filiale de l’entreprise. La décision de choisir la Tunisie repose sur plusieurs facteurs clés soigneusement évalués. « Tout d’abord, sa position géographique stratégique en tant que pont entre l’Europe et l’Afrique offre un avantage majeur. En établissant une présence en Tunisie, la plateforme peut bénéficier d’un accès facile à d’importants marchés, ce qui facilite la connectivité entre les deux continents. De plus, la Tunisie dispose d’infrastructures portuaires et de transport développées, ce qui constitue un atout considérable pour une entreprise logistique comme la nôtre. Ces infrastructures bien développées permettent une circulation fluide des marchandises, réduisant ainsi les délais de livraison et les coûts de transport », explique le dirigeant. De quoi renforcer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement et favoriser un commerce plus dynamique.

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    Un autre avantage de la destination est son environnement d’affaires favorable. Le pays offre des incitations et des facilités pour les investissements étrangers, ce qui encourage les entreprises comme Logidoo à s’implanter et à s’y développer. De plus, la main-d’œuvre tunisienne qualifiée, disponible à un coût compétitif, constitue un atout majeur pour l’expansion de l’entreprise. « À court terme, nous voulons consolider notre présence dans ce pays en construisant une solide base de clients et en optimisant nos opérations pour répondre aux besoins spécifiques du marché régional. À long terme, notre objectif est de devenir un acteur clé dans le secteur logistique africain, en contribuant significativement au développement du commerce intra-africain et en étendant nos services à d’autres pays du continent », nous dit le dirigeant. Dans un contexte où l’indice annuel de logistique des marchés émergents (Agility Index 2024) révèle que près de 62% des 830 responsables logistiques sondés dans les 50 principaux marchés émergents du monde déclarent que leurs entreprises prévoient d’investir davantage en Afrique, voire pour la première fois, il est évident que l’optimisme croissant des professionnels de la logistique à l’égard des marchés africains offre de nombreuses opportunités.

    Le pari de partenariats locaux

    Selon Traoré, ce nouveau corridor offre de nombreux avantages pour les marchés africains, notamment une réduction des délais de transport, une optimisation des coûts logistiques et une amélioration de la fiabilité des chaînes d’approvisionnement. « Le corridor Tunisie-Afrique de l’Ouest permettra de créer une voie logistique directe et efficace, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour les exportateurs et importateurs », souligne-t-il. En offrant un accès plus facile à de nouveaux marchés, cette initiative devrait stimuler le commerce régional et favoriser la croissance économique dans la région.

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    Cependant, s’implanter sur un nouveau marché ne se fait pas aussi facilement qu’envoyer une lettre à la poste. Lorsque nous abordons les défis auxquels Logidoo a été confronté lors de l’établissement de sa filiale en Tunisie, le dirigeant souligne la nécessité de naviguer dans le cadre réglementaire local et de s’adapter aux spécificités du marché. Pour surmonter les obstacles, l’entreprise a adopté une approche stratégique en investissant dans des partenariats locaux. « Cette collaboration avec des acteurs locaux permet à l’entreprise de bénéficier de leur expertise et de leur connaissance approfondie du marché tunisien », nous explique-t-il. « De plus, la filiale a intégré des technologies logistiques de pointe pour assurer une meilleure efficacité dans ses opérations et une intégration harmonieuse avec les réseaux logistiques existants », fait valoir le dirigeant.

    9 février 2024 0 comments
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    Météo

    Météo: fortes pluies et chutes de neige au programme ce vendredi

    by Challenge avec MAP 9 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour la journée du vendredi 09 février 2024 :

    – Pluies et averses importantes et parfois orageuses sur le Nord, le Centre, les régions de l’Atlas et du Rif, la rive méditerranéenne et sur l’Oriental.

    – Chutes de neige sur les Haut et Moyen Atlas au-delà de 2000 m, avec quelques flocons sur les sommets du Rif.

    – Faibles pluies sur les versants sud-est et le nord des provinces du Sud.

    – Rafales de vent fortes à localement très fortes sur les régions nord et centre, le Rif, le littoral méditerranéen et l’Atlas et assez fortes à fortes sur l’Oriental, le Sud-Est et le nord-est des provinces du Sud.

    – Chasse-poussières sur le Sud, le Sud-Est et l’Oriental.

    – Temps assez froid sur l’Atlas et le Rif.

    – Températures minimales de l’ordre de -03/04°C sur le Haut Atlas, de 10/18°C sur la rive méditerranéenne, les plaines atlantiques nord, les plaines centre, l’extrême sud-est et les provinces du Sud et de 04/11°C sur le reste du pays.

    – Températures maximales en baisse sensible sur le Nord, le Centre et l’est du pays.

    – Mer belle à peu agitée sur la Méditerranée et au Sud de Tan-Tan, agitée à forte sur le Détroit et au nord de Cap Sim et peu agitée à agitée entre Cap Sim et Tan-Tan.

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    Sommaire

    Challenge : N°913  • Du 9 au 15 février 2024

    by Adama Sylla 8 février 2024
    written by Adama Sylla

    Dossier
    Guerre des minerais stratégiques : Comment le Maroc se positionne

    Nabil Benabdallah : “la démocratie comme moteur du changement”

    INTERVIEW
    Youssef Oubejja : Docteur en droit économique et science politique, expert en économie et droit de la concurrence  

    Le Monde qui vient
    Chine : un autre regard sur «l’éléphant qui entre dans la pièce» 

    Tourisme
    Des résultats au-delà des objectifs

    Actualité 

    Sahara Marocain   
    Le Polisario, roi de l’entourloupe

    Regards croisés sur le Maroc de Mohammed VI  : Analyse d’une ère de changement

    Entreprises & marchés

    Fiscalité
    Contribution libératoire : la dernière chance

    Hausse du cash en circulation   
    Un fardeau lourd à porter pour le système financier 

    Automobile
    Nouveauté Opel Corsa : Plus séduisante que jamais 

    Marché auto  
    Bon démarrage des ventes à fin janvier

    Mobilité durable 
    Arval Maroc déploie ses nouvelles offres

    Mercedes Classe E
    Elle débute sa carrière au Maroc

    Sport
    Football : entre Chouha et Chouhra : Il n’y a qu’un pas

    Culture
    «Ici et demain» à eden art gallery  : Un, deux, trois… palettes !

    International
    Palestine : cette «shoah» du 21ème siècle

    8 février 2024 0 comments
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    Patronat

    La CGEM octroie le « Label RSE » à 33 entreprises

    by Challenge avec MAP 8 février 2024
    written by Challenge avec MAP

    La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a célébré, jeudi, l’octroi de son « Label RSE » (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) à 33 entreprises, parmi lesquelles 18 entreprises ont été récompensées pour la première fois, tandis que 15 autres ont vu leur distinction renouvelée.

    Cette distinction vient reconnaître les engagements pris et les actions réalisées par ces entreprises en matière de responsabilité sociétale et de développement durable dans un contexte où la RSE est devenue un impératif et où l’attention portée sur le comportement des entreprises, notamment en termes de diversité des genres et d’impact environnemental, est de plus en plus grande.

    Lors de son intervention à l’ouverture de la cérémonie, le président de la CGEM, Chakib Alj, a félicité les entreprises primées qui, selon lui, sont « le reflet de la diversité du monde entrepreneurial national tant en termes de taille que de secteurs d’activité ».

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    Et de rappeler que « la CGEM a été parmi les premières organisations patronales à l’échelle mondiale à formaliser un code de responsabilité sociétale aussi précis, complet et universel, en s’assurant que ce label réponde aux impératifs et aux enjeux marocains ».

    Par ailleurs, le président de la CGEM a annoncé que « dans une optique de convergence et d’adaptabilité, la CGEM travaille actuellement pour promouvoir davantage les principes de la RSE auprès des petites et moyennes entreprises marocaines avec la mise en place, prochainement, d’un référentiel adapté ».

    Pour sa part, la présidente de la Commission RSE et Diversité de la CGEM, Saadia Slaoui Bennani, a fait savoir que cette année marque une étape significative, avec la labellisation de onze régions sur douze pour la première fois, notant que, par le biais de cette initiative, la CGEM s’efforce d’étendre la visibilité des entreprises labellisées.

    Elle a, dans ce sens, précisé que les entreprises labellisées seront désormais intégrées au réseau « Responsibility Europe », ce qui renforce leur reconnaissance au niveau international et ouvre de nouvelles opportunités de collaboration et d’échange en matière de RSE.

    « Dans un monde en évolution constante, les entreprises doivent innover, et nous promouvons spécifiquement l’innovation sociale au sein de la CGEM afin d’encourager des pratiques commerciales novatrices qui répondent aux défis sociaux contemporains tout en favorisant la croissance économique durable », a ajouté Mme Slaoui Bennani.

    À noter que le Label RSE de la CGEM a été attribué pour la première fois aux entreprises Al Barid Bank, ALSA Transport, ARMA Holding, Atlanta Sanad Assurance, Leyton, Matis Aerospace, Red Med Asset Management, Red Med Capital, SITEL, la Société Al Omrane (SAO) Al Janoub, SAO Beni Mellal Khenifra, SAO Casablanca Settat, SAO Draâ Tafilalet, SAO Fès Meknès, SAO Marrakech Safi, SAO Souss Massa, SAO Tanger Tétouan Al Hoceima et SAO Région de l’Oriental.

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    Il a été renouvelé à AFMA, ASK Gras Savoye, Carrières et Transport Ménara, Crédit du Maroc, Exprom Facilities, Geocycle Maroc, Involys, LafargeHolcim Maroc, Maghreb Steel, Menara Préfa, Outsourcia, SNEP, SONASID, TAQA Morocco et Transdev.

    À ce jour, 124 entreprises détiennent le label RSE de la CGEM dont 37% de PME, 36% opérant dans le secteur de l’industrie et 64% dans les services, et 23 entreprises cotées en bourse.

    Par ailleurs, l’événement a été marqué par une table ronde sur le thème « innovation sociale et responsabilité sociétale, l’ascension des entreprises engagées vers un avenir inclusif ». Ce panel, qui a connu la participation d’experts, a représenté un espace de dialogue et d’échange sur les défis et impacts de l’innovation sociale sur la société, sur l’économie et sur l’environnement.

    8 février 2024 0 comments
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    Gouvernance

    ESG: le nouveau dada des entreprises

    by Ismail Saraoui 8 février 2024
    written by Ismail Saraoui

    Aujourd’hui le sujet sur la matérialité est de tous les débats. Cependant même si les ambitions sont nobles avec l’émergence d’un nouveau mindset de gouvernance en conscience ou morale, le faux ESG menace cette nouvelle dynamique censée réinventer les matrices économiques.

    Dans ce contexte mondial en constante mutation et faisant face à des risques de tout genre qui menacent l’équilibre économique des pays, les compagnies font face à de nombreux défis. La crise du Covid, la guerre en Ukraine, l’urgence climatique et, aujourd’hui la guerre au Moyen-Orient… les praticiens des sciences économiques convergent tous sur le fait que nous sommes dans un nouveau monde.

    Et dans cette nouvelle réalité économique, les 17 objectifs du développement durable, dont l’ESG est une version dédiée à l’entreprise, se positionne comme l’alternative de résilience idoine. Dans ce nouveau paradigme financier, l’entreprise est contrainte de s’inscrire dans une posture de business éthique. De plus, pour sa durabilité et sa pérennité, elle devra privilégier la rentabilité non financière au détriment des réflexes de rente. En clair, l’émergence des critères ESG tournés vers un système économique moral a pour objectif de placer l’être humain et la planète au cœur des actions des grandes entreprises. 

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    Au Maroc, depuis un certain moment, presque la plupart des grands groupes sont aux couleurs de l’ESG. Porté par certains médias, le sujet de l’ESG commence à devenir l’un des chevaux de bataille des cabinets de conseil notamment Pwc Maroc qui a commencé a organiser une série de conférence sur le sujet.

    Dans cette ruée sur l’ESG, comme à l’internationale, plusieurs experts et même des personnalités de la finance ont tiré la sonnette d’alarme sur le « faux ESG ». C’était il y a seulement quelque mois que le patron du célèbre fonds Black rock larry fink dans une interwiew accordée au média the Economist appelait à ne pas utiliser l’ESG comme une arme contre les opérateurs économiques. Contacter par Challenge l’expert en RSE Tariq Essaid, nous confie que : « que l’ESG en soit a pour mission de soutenir le développement durable et qu’il ne devrait pas être un pure discours ou une mode ». « L’ESG devient une exigence un must to have vu la réglemention en cours, le poids des cadres internationaux et le devoir de vigilance qui impactera les entreprises marocaines exportatrices », nous confie une autre source chez moody’s Maroc.

    Un narratif économique qui a de l’écho : le cas Maroc Telecom !

    Depuis 2014, le groupe Maroc Telecom demeure à cheval sur ces questions d’ESG et de RSE. Sensible aux impacts environnementaux de son activité, il s’attache à renforcer sa responsabilité environnementale en prenant quotidiennement de nombreuses initiatives dans ce domaine. Réduire les émissions de gaz à effet de serre, gérer efficacement les déchets et sensibiliser les salariés sur l’importance d’un comportement éco-responsable au travail sont des enjeux majeurs de sa politique environnementale.

    Dans la même année, l’opérateur a obtenu le label de Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Ce Label témoigne de l’engagement de l’entreprise à défendre et à promouvoir les principes universels de responsabilité sociale et de développement durable. En effet, il est accordé après évaluation du respect de la charte de responsabilité sociale de la CGEM. « Après audit, il a été perçu que le groupe respecte tous les critères ce qui lui a d’ailleurs permis d’avoir ce label. Maroc Telecom a une bonne stratégie RSE qui demeure en progrès », nous confie un membre de la commission RSE de la CGEM sous couvert de l’anonymat. « La Responsabilité sociale et environnementale continue de figurer au centre de nos préoccupations. Nous veillons au quotidien à ce que le développement du groupe concilie progrès économique, sociétale et environnementale. Les nombreuses actions menées en faveur de la promotion de la culture, de l’éducation, de l’humanitaire, du sport ou encore de la protection de l’environnement confirment notre statut d’acteur citoyen », déclare Abdeslam Ahizoune, PDG de Maroc Telecom dans un rapport d’activité sur le développement durable. 

    Tourné vers un business moral

    Comme la plupart des grandes multinationales, le groupe est inscrit dans une forme de prise de conscience de son empreinte sur son environnement. Telle une entreprise à mission et à fort impact social, se sont plus de 850 000 emplois indirects créés par le groupe, près de 113 000 au Maroc et plus de 740 000 dans les pays des filiales. Le groupe demeure également très dynamique dans la RSE   avec des programmes très innovants dans le domaine de l’éducation, de la santé. Par ailleurs, durant les heures sombres du Covid, l’on se rappelle le patriotisme économique du groupe avec sa contribution au Fonds Covid à près de 1,5 milliard de dirhams. 

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    Bien que cela à eu des impacts sur sa santé financière, à travers ce geste plus que symbolique, l’opérateur a clairement démontré son engagement d’entreprise citoyenne sensible aux réalités de la société. Rappelons que Maroc Telecom jouit d’une véritable aura à l’international sur les questions de RSE. Il maintient sa présence parmi les 70 meilleures entreprises en responsabilité sociale dans des pays émergents ou en développement, sélectionnées par Vigeo. 

    8 février 2024 0 comments
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    Agriculture

    La tomate Marocaine victime des paysans Français ?

    by Abdelaziz Bouabid 8 février 2024
    written by Abdelaziz Bouabid

    Période cruciale pour les exportateurs marocains de produits agricoles. Alors que la colère des agriculteurs européens ne retombe pas, les paysans français et espagnols qui poursuivent leur mouvement crient haro sur les importations de fruits et légumes de l’extérieur de l’Union Européenne.

    Les images donnent froid au dos : des paysans en colère qui bloquent des camions chargés de fruits ou  légumes, qui déchargent la marchandise avant de l’écraser sous des coups de pieds rageurs. Le commentateur télé, choqué, ne sait pas trop d’où proviennent les oranges piétinées, de l’Espagne ou de beaucoup plus au sud, du Maroc ? En tout cas, pour les agriculteurs remontés, tout légume, tout fruit, tout produit agricole venant de l’extérieur de la France reste l’ennemi à abattre. Ce malaise agricole qui balaie l’Europe a démarré aux  Pays-Bas, en Roumanie, en Pologne, avant de s’étendre à la France et à l’Allemagne qui vient d’être secouée elle aussi par la révolte des tracteurs. Le feu dans les champs allemands a commencé par un ras-le-bol à l’égard du gouvernement avant de se propager, à Bruxelles, accusée justement d’inonder les hypermarchés européens de produits agricoles venus de l’extérieur du vieux continent. Quels risques pour les exportateurs du Maroc qui font le gros de leur chiffre d’affaires dans le marché européen ? Surtout avec des agriculteurs locaux désormais aux aguets, décidés à en découdre avec les importations de produits agricoles venant d’Afrique.

    Lire aussi | La grève des agriculteurs en France a-t-elle des conséquences sur les exportations marocaines de fruits et légumes?

    Pourquoi poser cette question? Parce que tout simplement, le Maroc, malgré les coups de boutoir d’une sécheresse endémique et d’une conjoncture internationale fragile, reste toujours le 1er exportateur mondial d’huile d’argan, de câpres et de haricots verts, le 1er producteur de poissons en Afrique et aussi le 1er producteur et exportateur mondial de sardines, le 3ème exportateur de conserves d’olives, nonobstant les sombres prévisions de l’année en cours, comme il trône aussi au 3ème rang en tant qu’exportateur de la région MENA et au 4ème rang pour ce qui est de l’exportation de produits agroalimentaires de tout le continent africain. Pour prendre juste l’exemple de ce petit légume rouge, objet de toutes les crispations, depuis 2022, le royaume est le troisième exportateur mondial de tomates au moment où les exportations marocaines de ce légume ont augmenté de 7 % pour atteindre 670 000 tonnes en 2022. D’une manière générale, les exportations de fruits et légumes ont atteint un volume de 1 607 000 tonnes au cours de la saison 2021-2022, ce qui équivaut à une augmentation de 13 % par rapport à la saison précédente

    Si l’Union européenne est le premier partenaire du Maroc avec ses 43 milliards d’euros d’échanges de marchandises en 2021, et dans le lot, les exportations agricoles marocaines vers les pays de l’UE ont atteint 1,25 milliard d’euros, il faut aussi savoir que depuis l’entrée en vigueur de l’accord d’association entre l’Union européenne et le Maroc, les importations de fruits et légumes dans l’Union européenne en provenance du royaume ont plus que doublé. Cerise sur le gâteau, la Commission européenne avait donné son feu vert pour un programme de 115 millions d’euros en 2022 pour stimuler l’agriculture biologique, inclusive et innovante au Maroc. 

    Comme les faibles salaires et les coûts de production du Maroc lui permettent de concurrencer les produits européens, les producteurs européens se sont toujours élevés contre cette situation.  A titre d’exemple, la tomate est dans le collimateur des organisations de défense des agriculteurs dont la plus virulente, l’association Tomates et Concombres de France s’insurge contre une augmentation des importations de tomates marocaines en France, stimulée par l’accord commercial entre ce pays et l’Union européenne. Les agriculteurs français qui dénoncent une «concurrence déloyale» dans le secteur des fruits et légumes, notamment en raison des importations de tomates marocaines se mettent ainsi au niveau de la Fédération espagnole des associations d’exportateurs de fruits, légumes, fleurs et plantes vivantes (Fepex), qui n’avait pas hésité à menacer de recourir à des actions musclées pour faire face à « la croissance incontrôlée des importations de tomates en provenance du Maroc et la politique de l’UE dans le domaine de la santé des plantes et de l’emballage, encouragée par la «fameuse stratégie de la ferme à la table».

    Lire aussi | Youssef Guerraoui Filali : «Les produits agricoles et de l’élevage ne sont pas concernés par la libéralisation immédiate dans le cadre de la ZLECAF»

    L’année dernière, la Fepex avait demandé à la Commission européenne une aide extraordinaire allant jusqu’à 10% de la valeur de la production de tomates commercialisées pour compenser le préjudice causé par « le laxisme dans l’application des clauses de coopération et de sauvegarde de l’Accord d’association de l’UE avec le Maroc ». A cinq mois des élections européennes, la mobilisation des paysans qui risque de faire tache d’huile se radicalise malheureusement sur une fixation qui accuse notamment « une concurrence étrangère de plus en plus féroce, vue comme la cause principale de la paupérisation de la « Ferme de France». Comme ce mouvement se poursuit, il alimente l’appréhension des exportateurs agricoles Marocains qui observent avec inquiétude la focalisation des paysans européens sur l’arrivée de leurs produits sur le marché du vieux continent même si la grande majorité refuse de céder à la panique.

    8 février 2024 0 comments
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