Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Alertes
Argent et jetons de présence. Les étrangers résidents peuvent désormais les transférer sans tracas
Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés
Marchandises litigieuses. Ce qui change dans la procédure de transaction
Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique
La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]
Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale
« Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre
Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »
L’Université Mohammed V donne un nouveau souffle à la recherche en psychologie
Élection CGEM: le binôme Tazi-Bachiri dévoile son programme
L’ambassadeur El Ansari se réjouit de la qualité du partenariat avec la Chine
Attijari Payment transforme le smartphone en TPE
Le gouvernement dresse son bilan social
Justice internationale: une difficile gestation en cours
Réformes : comment l’UNICEF accélère la transformation des droits de l’enfant au Maroc
Décès d’Ali Fassi Fihri, premier directeur général de l’ONEE
Petits commerces: survie ou transformation face aux grandes enseignes?
Flambée du pétrole: Aramco améliore son bénéfice de plus de 25%
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
Challenge.ma
Challenge.ma
  • FIL INFO
    • L’essentiel
  • SECTEUR
    • SECTEUR
      • Tech – Numérique
      • Banques
      • Assurances
      • Bourse
      • Finance
      • Commerce
    • secteur
      • Distribution
      • Transport
      • Energie
      • Immobilier
      • Green business
      • Education
      • Enseignement
  • DÉCIDEURS
    • Ils font l’actu
    • Interview
    • Portrait
  • MAGAZINE
    • Scanner
    • Dossier
    • Entreprises & Marchés
    • Interview
    • Société
    • Sport
    • Culture
    • Agenda
  • AUTOMOBILE
  • POLITIQUE
  • MAROCAINES DU MONDE
  • TRIBUNES ET DÉBATS
  • ARCHIVES
    • Archives Challenge
58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
  • +212 5 22 54 81 53 à 57
  • +212 5 22 30 97 07
  • contact@newpublicity.ma
  • Interview

    Najib Akesbi: «Une assiette fiscale mieux maitrisée permettra de repenser les taux d’imposition»

    by Mohamed Amine 21 novembre 2025
    written by Mohamed Amine

    A travers cet entretien, le Professeur Najib Akesbi, Economiste et spécialiste en économie de développement et en finances publiques, nous offre une lecture critique et pertinente du système fiscal actuellement en vigueur, avec des perspectives constructives. Cette lecture permet surtout de comprendre les vrais enjeux et défis de la « réforme fiscale » qui sont avant tout de nature politique. 

    Challenge : Plus de six ans après les 3èmes Assises nationales sur la fiscalité et cinq ans après la publication de la loi-cadre portant réforme fiscale, quel regard portez-vous sur cette « réforme », à la veille de la discussion et de l’adoption du PLF-2026, par le Parlement ? 

    Najib Akesbi : Puisque vous évoquez les Assises nationales sur la fiscalité, permettez-moi d’abord de souligner le grand écart qu’il y a entre les « recommandations » unanimes de telles rencontres et ce qui a ensuite été effectivement réalisé. Déjà, les « Assises » de 2013 avaient vivement recommandé un meilleur équilibre dans la structure du système fiscal, entre impôts directs et impôts indirects, entre imposition du travail et celle du capital, la rationalisation et l’homogénéisation du système d’imposition des différentes catégories de revenus soumises à l’impôt sur le revenu et l’élargissement de son assiette, une meilleure progressivité du barème du même impôt, une réelle fiscalisation de l’agriculture, une réévaluation des dépenses fiscales et leur contractualisation, la taxation du capital non productif…Rien de tout cela n’avait été fait, et quelques années plus tard, les « Assises » de 2019 apparaissaient tellement nécessaires, avec un système fiscal qui s’avérait plus inéquitable que jamais, au point qu’elles allaient se tenir précisément sous le thème de « l’équité fiscale ».

    A nouveau, les « Assises » de 2019 allaient aboutir à pas moins de 167 recommandations… Le fait est que, dès la clôture de leurs travaux, le Ministre des Finances avait tenu une conférence de presse au cours de laquelle il avait présenté une dizaine de mesures dites «à forte portée», et qui devaient constituer «l’ossature» de la loi-cadre qui allait voir le jour en 2021. Les responsables se donnaient ainsi le droit de choisir dans les 167 recommandations celles qui leur convenaient, jetant à « la poubelle » celles qui ne leur convenaient pas, au mépris de la volonté des centaines de spécialistes et de professionnels qui ne se retrouvaient guère dans les mesures privilégiées.

    Ce sont donc ces mesures bien « élues » qui constitueront le cœur de la loi-cadre et partant de ce que le gouvernement appellera « réforme fiscale », et sur laquelle on va revenir. Mais je me dois d’abord et encore une fois de rappeler quelques-unes des « recommandations » des Assises de 2019 qui sont passées à la trappe, comme si elles n’avaient jamais existé ! : Mise en œuvre du principe de l’imposition du revenu global et adoption d’un barème réellement redistributif, réforme de la fiscalité du patrimoine, avec notamment un régime fiscal spécifique au patrimoine non productif et aux activités spéculatives, et surtaxe de la plus-value foncière, imposition à un taux de l’IS majoré des grandes entreprises exerçant dans des secteurs protégés et oligopolistiques (à commencer par les « pétrolières »…), instauration au niveau de la TVA d’un taux majoré pour les produits de luxe, rationalisation des incitations fiscales, encouragement de l’épargne à long terme pour soutenir le financement des investissements productifs, renforcement des sanctions des infractions les plus graves, transparence, droit à l’information et sécurité juridique des contribuables, mise en place d’un « Conseil National des Prélèvements Obligatoires »…

    Une fois de plus, non seulement rien de tout cela n’a été fait, mais ce qui a été fait est aux antipodes des nobles principes sans cesse réaffirmés lors des «Assises». Au point que personnellement, je ne qualifie pas «ce qui se fait » depuis quelques années de «réforme» mais de «contre-réforme fiscale», au sens où l’on s’est appliqué à mettre en œuvre des mesures qui sont aux antipodes de celles promises dans les discours, voire annoncées dans les programmes partisans ou gouvernementaux.

    Challenge : Pouvez-vous préciser cette idée ?

    N.A. : Oui, en complétant la réponse à votre question sur « la réforme » engagée ! Car pour illustrer cette idée, le mieux est de procéder à un bref rappel des principales mesures dites de « réforme fiscales engagées par ce gouvernement entre 2023 et 2025, avant d’aboutir à ce qui est contenu dans le projet de loi de finances pour 2026.

    Ainsi avait-on commencé en 2023 par l’Impôt sur les Sociétés. Alors que chacun sait que le premier vrai problème de cet impôt n’est autre que son « assiette » dont les règles de détermination sont si laxistes qu’elles autorisent toutes les dérives déguisées en évasion fiscale, rien n’a été fait à ce niveau. Par contre, on s’est appliqué à baisser la charge fiscale des grandes entreprises au moment où on a alourdi celle pesant sur les TPE et PME ! Sous prétexte d’homogénéisation des taux, on a ainsi abaissé de 31 à 20 % le taux d’imposition des entreprises qui réalisent entre 1 et 100 millions de dirhams de bénéfices, et augmenté le taux de 10 à 20 %, celles dont les bénéfices sont inférieurs à 300 mille dirhams… Certes, on a aussi augmenté le taux de 31 à 35 % pour les entreprises dont les profits dépassent 100 millions de dirhams, mais l’on sait parfaitement que ces dernières disposent de tous les moyens pour se payer les services des meilleurs « experts en optimisation fiscale », et être ainsi, légalement, en mesure de ne payer que l’impôt qu’elles veulent bien payer. Dans ce type de situation, on a coutume de dire que «les taux aboient mais ne mordent pas… ».

    Du reste, il faut savoir que la hausse des recettes de l’impôt sur les sociétés dont se félicite le gouvernement est principalement le résultat de cet alourdissement de la charge fiscale sur les TPE et PME. Selon les derniers chiffres connus (contenus dans le Rapport de la Cour des Comptes paru en 2020), 84% des sociétés inscrites à l’IS ne déclarent aucun bénéfice imposable et 4% à peine déclarent des bénéfices supérieurs à 300 mille dirhams. De sorte que, pour faible qu’elle soit, la population des sociétés imposées est bien dans sa très grande majorité composée de TPE et PME, et même si les grandes entreprises assurent la plus grande part des recettes de cet impôt, cela ne signifie nullement qu’elles soient conséquemment imposées puisque, en proportion de leurs profits réels, leur charge fiscale reste plutôt faible. En réalité, l’augmentation du taux d’imposition des sociétés déclarant un bénéfice supérieur à 100 millions de dirhams n’était là que pour mieux faire passer la « pilule » du doublement du taux d’imposition des TPE et PME. Et comme si ces cadeaux au grand capital ne suffisaient pas, même le taux auquel étaient soumis les dividendes avait été abaissé de 15 à 10%. En tout cas, le message était on ne peut plus clair : le « gouvernement du patronat » commençait bien par se servir et servir les siens… 

    L’année suivante, en 2024, on passait à la TVA. Là aussi, sous prétexte de simplifier le barème, on décréta que désormais les taux de 7 et 14% disparaissaient pour ne laisser place qu’à deux taux : 10 et 20%. Par nature injuste (puisque, dissimulée dans les prix, elle est insensible à la « capacité contributive » des consommateurs acheteurs), la TVA voit les taux de la plupart des biens et services auparavant soumis à 7 et 14% augmenter à 10 ou 20%. Cependant, au moment où l’on alourdit la charge fiscale des biens et services les plus courants, voire les plus vitaux, on se garde de réactiver ce taux majoré de 30% sur les biens de luxe, « recommandé » par les précédentes Assises fiscales et qui avait même fait partie des taux de la TVA au Maroc jusqu’en 1993 ! Si l’on sait que désormais, ce sont plus de 90% des recettes de la TVA qui sont collectées à travers le taux commun de 20%, on voit bien que les cadeaux fiscaux donnés aux grandes firmes n’ont pas été récupérés seulement sur les PME, mais aussi sur l’immense majorité des consommateurs contribuables, et pour cause puisque la TVA reste de loin l’impôt qui rapporte le plus de recettes fiscales (près de 40% du total des recettes fiscales). 

    Enfin en 2025, on en arrive à aborder l’Impôt sur le revenu… pour qu’une montagne accouche d’une souris ! Quelques légers aménagements au niveau des premières tranches d’un barème qui n’avait pas été mis à jour depuis 2010 ; Baisse du taux marginal de 38 à 37% alors que c’est le relèvement d’un tel taux qui était requis pour une meilleure progressivité ; Exonération en deux étapes des pensions de retraite les plus élevées (une infime minorité !). Pour le reste (c’est-à-dire l’essentiel !), l’IR demeure un impôt marqué par la logique « cédulaire » (celle-là même qu’il devait dépasser par sa propension globalisante dès sa naissance), son système des déductions reste anachronique et incohérent, et son barème toujours aussi régressif… 

    En 2026, on semble marquer une «pause», mais en réalité celle-ci n’empêche guère les responsables de continuer à distribuer çà et là faveurs et privilèges : Exorbitantes exonérations fiscales (IS, IR, TVA…) au profit des sociétés sportives, après les encore plus exorbitantes exonérations accordées l’année dernière à la FIFA (comme si celle-ci n’avait pas de quoi payer ses impôts comme tout le monde !) ; Exonération des engrais (TVA) dont on sait que les principaux bénéficiaires sont les gros exploitants agricoles ; Par contre, les jeunes créateurs d’entreprises ne pourront plus bénéficier de l’exonération des droits d’enregistrement et devront désormais s’acquitter d’un droit proportionnel conséquent (Bonjour la cohérence avec le discours sur l’encouragement à la création d’entreprises…) ; Côté droits de douanes, quelques « protections de connivence » en faveur de certaines industries pharmaceutiques (qui pourtant continuent d’opposer leur « véto » à la diminution des prix des médicaments…) ; Et enfin, et non des moins, report de deux ans encore de l’obligation de marquage fiscal pour les produits énergétiques, qui devait entrer en vigueur le premier janvier 2026, et était pourtant officiellement considérée absolument nécessaire pour la traçabilité et la lutte contre la fraude et la contrebande dans ce secteur… Décidément, il faut croire que le tout-puissant « lobby des pétroliers » est au-dessus même du bon sens !

    Au total, on voit bien qu’on est dans un processus, non de réforme mais de contre-réforme fiscale qui érige l’inégalité devant l’impôt en mot d’ordre opératoire majeur, au service d’un « modèle de développement » qu’on promettait pourtant « inclusif » et qui se révèle plutôt « exclusif », en tout cas particulièrement excluant.

    Challenge : Cette «réforme fiscale», a-t-elle permis d’avancer vers un système fiscal équitable, ou au contraire ?

    N.A. : J’ai répondu en partie à cette question en essayant de mettre en évidence les nombreuses iniquités qui s’accumulent tout au long de cette prétendue réforme fiscale des dernières années. On peut aussi y répondre en essayant de présenter le système fiscal marocain aujourd’hui, tel qu’il apparaît à travers les données du PLF-2026. Ainsi, en termes de niveau d’abord, c’est-à-dire de pression fiscale (Recettes fiscales / PIB), celle-ci devrait atteindre selon les statistiques officielles 20.1%. En réalité, ce chiffre ne tient pas compte des parts de la TVA et de l’IS-IR affectées aux collectivités territoriales, lesquelles ne sont guère négligeables (près de 57 milliards de dirhams). En réintégrant ces recettes fiscales dans le calcul de l’agrégat, la pression fiscale atteint près de 24%, ce qui n’est pas rien, mais reste tout de même proche d’une fourchette moyenne des pays à revenu intermédiaire comparables au Maroc (autour de 22%). Mais il est vrai que l’amélioration des recettes fiscales déjà évoquée rehausse la pression fiscale depuis cette année 2025 de quelques deux à trois points.

    Le problème est que cette amélioration -comme je viens également de le montrer- se fait au détriment des règles les plus élémentaires de l’équité. De sorte que, aujourd’hui encore, la structure du système fiscale est la première à témoigner de son caractère inégalitaire. Ainsi, les impôts indirects (génétiquement injustes) permettent encore de collecter 60% des recettes fiscales totales, et à elle seule, la TVA devrait rapporter 180 milliards de dirhams, soit plus de 40% de l’ensemble des recettes en question. Les impôts directs ne sont guère moins inégalement répartis. Pour l’IS, je viens de montrer comment sa charge fiscale s’est accentuée sur les petites (voire très petites) et moyennes entreprises, au moment où elle s’est considérablement allégée sur les grandes entreprises. L’impôt sur le revenu pour sa part demeure plombé par ses tares congénitales : la plupart des revenus catégoriels restent soumis à des taux spécifiques «libératoires» (proportionnels et plutôt faibles), les revenus agricoles restent quasiment hors du champ de l’impôt et en tout cas ceux des gros agriculteurs à peine symboliquement mis à contribution, la progressivité du barème reste plus régressive que jamais, collectant l’essentiel des recettes fiscales sur les revenus des salariés (près de 75%) et de la classe moyenne…

    Enfin, comment ne pas réaffirmer que le dispositif des dites « dépenses fiscales », en fait un régime d’exception parallèle au régime de droit commun, fait d’exemptions et de faveurs fiscales de toute sorte, est en réalité l’incarnation même d’un système qu’on s’accorde depuis longtemps à considérer à la fois financièrement ruineux, économiquement inefficace et socialement inéquitable. Et depuis plus de vingt ans, on promet sa disparition, ou du moins sa refonte radicale. Or, le dispositif se maintient et même ne cesse de se redéployer. En 2025, on ne compte toujours pas moins de 274 mesures relevant de ce système de privilèges et d’exceptions, et depuis 2020 seulement, si on a supprimé quelques mesures, on en a créé 37 nouvelles ! On sait que le manque à gagner pour l’État est considérable. Même si on a encore « négligé » en 2025 d’évaluer 15% des mesures (peut-être parmi les plus coûteuses ?), les 236 mesures évaluées représentent un « coût » pour l’État de 32 milliards de dirhams, soit près de deux points de PIB, et 7% des recettes fiscales totales. C’est totalement irrationnel au regard des résultats obtenus, mais il faut croire que les lobbies qui profitent d’une telle manne, notamment dans l’agriculture, l’industrie, l’immobilier, l’export, sont toujours en mesure d’imposer leur diktat, au mépris, encore une fois, du simple bon sens.

    Challenge : Quelles pistes pour des alternatives crédibles en matière de réforme effective du système fiscal et pour une consécration réelle de l’équité fiscale ?

    N.A. : La situation n’ayant guère évolué (quand elle n’a pas plutôt mal évolué) depuis plusieurs années, je ne peux que vous rappeler les grandes lignes de ce que j’estime être une véritable réforme fiscale génératrice autant d’équité que d’efficacité, et pour laquelle je plaide depuis bien longtemps… Une refonte d’ensemble du système fiscal actuel devrait avoir pour objectif ultime un réel élargissement de l’assiette fiscale, mais un élargissement qui va chercher la matière imposable là où celle-ci couvre de vrais «gisements fiscaux» à ce jour encore non ou mal explorés. Ces «gisements», tout le monde les connait : ce sont principalement les hauts revenus et les grandes fortunes.

    Concrètement, il faudrait travailler à instaurer un meilleur équilibre entre impôts directs et impôts indirects, les premiers étant renforcés par une plus grande contribution du capital, avec un impôt sur les grandes fortunes, un impôt sur les successions, un impôt sur le revenu soumettant à la même base d’imposition revenus du travail et revenus du capital, et doté d’une forte progressivité au niveau des hauts revenus. L’impôt sur les sociétés, comme je l’ai déjà indiqué, a d’abord « mal à son assiette », et a donc besoin de réformes focalisées sur une ferme volonté de maîtrise du processus de détermination du « résultat fiscal », coupant court aux mille et une pratiques d’évasion fiscale, furent-elles déguisées sous la séduisante expression d’optimisation fiscale. Une assiette mieux maitrisée permettra de repenser les taux d’imposition, en fait surtout pour mettre plus à contribution les mégas profits et les rentes plus ou moins déguisées…La TVA également a besoin d’une révision fondamentale au niveau de ses mécanismes de déduction (truffés aujourd’hui d’incohérences, voire d’aberrations incompréhensibles), tout comme elle a besoin d’une nouvelle structure de taux d’imposition assez différenciés pour marquer le souci d’alléger la charge fiscale sur les produits de grande consommation, et de l’accroître sur les biens et services de luxe. 

    Les activités informelles ont besoin d’un traitement particulier, qui ne peut se limiter à la dimension fiscale. L’univers numérique, dont chacun peut constater que son assiette évolue de manière exponentielle, doit également faire l’objet d’une approche fiscale spécifique et appropriée, mais toujours soucieuse d’équité et d’efficacité. Il est urgent d’instaurer une fiscalité environnementale digne de ce nom, capable de dissuader les dégradations écologiques de toute sorte et d’encourager la préservation des ressources naturelles (à commencer par l’eau…) et la durabilité des patrimoines et des écosystèmes.

    La réforme nécessaire devra également concerner le redéploiement spatial du système fiscal ainsi que sa gouvernance. On ne le dira jamais assez, le test de vérité de toute politique de décentralisation n’est autre que son système de financement, et tant qu’on ne mettra pas en œuvre une décentralisation progressive mais réelle du système fiscal pour mieux le situer au niveau des régions et des territoires, le discours sur la « régionalisation avancée » restera creux. Enfin, comment imaginer réussir un tel projet sans une démocratisation des processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques fiscales et budgétaires, à travers une implication des citoyens et de leurs représentants, notamment dans le cadre d’une Instance de concertation et de dialogue qui pourrait être celle d’un Conseil des prélèvements obligatoires…?

    Ce sont là les grandes lignes d’une véritable réforme fiscale, autant respectueuse des droits et des capacités contributives des citoyens que soucieuse des besoins financiers légitimes de l’État. On voit bien que, avec «ce qui a été fait» ces dernières années, on reste très loin du compte…

    Challenge : Un impôt sur la fortune au Maroc est-il possible ? 

    Réponse. Bien évidemment ! et j’ajouterai : dans le Maroc d’aujourd’hui, un tel impôt est plus nécessaire que jamais. On ne compte plus les études qui montrent que, à l’échelle mondiale, et quasiment dans tous les pays, les politiques néo-libérales conduites depuis une quarantaine d’années ont généré une accentuation des inégalités, notamment l’essor d’une caste d’oligarques milliardaires qui s’accaparent la part du lion des richesses nationales d’une ampleur tout à fait inédite dans l’histoire contemporaine. Par ailleurs, les études de Thomas Pickety et Gabriel Zukman, entre autres, ont montré que précisément, les plus fortunés sont ceux qui arrivent à payer le moins d’impôts, beaucoup moins en tout cas que la moyenne des contribuables ordinaires. D’où cette vague de projets d’imposition des grandes fortunes que nous pouvons actuellement observer un peu partout dans le monde.

    Au Maroc, nous ne disposons malheureusement pas de données appropriées pour nous livrer à de telles études. Mais qui peut douter que cet état de fait inégalitaire est au moins aussi grave, s’il ne l’est pas encore plus ?D’où l’ardente nécessité d’un tel impôt dans notre pays, sachant que cet impôt (j’y insiste chaque fois que je plaide en sa faveur) n’est pas fort que de sa fonction sociale et politique, de réduction des inégalités et de contribution solidaire des plus fortunés. Sa fonction économique est tout aussi importante, puisqu’il contribue puissamment à mobiliser le capital (souvent en situation improductive), et partant à promouvoir l’investissement, l’emploi…

    Certes, la conception et la mise en œuvre d’un tel impôt est ardue, et celui qui vous dirait le contraire vous raconterait des histoires à dormir debout… Mais si la volonté politique existe, toutes les difficultés peuvent être surmontées, et quelquefois de manière originale. Tenez, par exemple, on sait que l’une des questions les plus épineuses lors de l’élaboration d’un tel impôt est la détermination de son « assiette » : quel est le périmètre des biens concernés par l’imposition et à partir de quel « seuil » ? On sait que c’est là un des obstacles les plus redoutables, qui sont d’ailleurs responsables des échecs qui ont pu avoir été constatés çà et là, et même aujourd’hui, dans le débat sur la « taxe Zukman » en France, on voit bien que le principal argument de ses opposants est bien à ce niveau, l’inclusion des « biens professionnels » dans l’assiette de l’impôt étant considérée contreproductive… 

    En bien, au Maroc on dispose d’une référence utile qui peut aider fortement à dépasser un tel obstacle. Il suffirait pour cela de retenir l’assiette même de la Zakat ! Puisque celle-ci est d’essence religieuse et que personne ne remet en cause son assiette. Eh bien, il suffirait de convenir que l’assiette de l’impôt sur les grandes fortunes -IGF- au Maroc serait la même, ou du moins fortement inspirée de celle de la Zakat. Qui contesterait une assiette qu’il est censé en principe « pratiquer » depuis toujours mais dans le cadre d’un impôt le liant directement à son Créateur ? On peut rappeler que le champ de la Zakat s’étend aux avoirs et biens de toute sorte, mobiliers et immobiliers (à l’exception tout de même de la résidence principale et de la voiture d’usage) : Espèces, dépôts en banque ou comptes d’épargne, valeurs mobilières, créances, immeubles, métaux précieux, récoltes et bétail, revenus de toute sorte, héritage… Même s’il est toujours possible de chercher à mieux adapter certaines parties de cette assiette à certaines réalités du pays, il n’en demeure pas moins qu’on dispose là d’une base solide et en principe incontestable pour une détermination appropriée de l’assiette de l’impôt sur les grandes fortunes. Du reste, en faisant une telle proposition il y a quelques années, et pour marquer ce caractère mixte de ce qui pourrait être une version marocaine de l’IGF, je l’avais intitulée : La ZGF, La Zakat sur les Grandes Fortunes… C’est dire que, encore une fois, si la volonté politique s’affirme et se confirme, tout devient possible.

    21 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Automobile

    DONGFENG Maroc lance le nouveau pick-up RICH6

    by David Jérémie 21 novembre 2025
    written by David Jérémie

    DONGFENG Maroc poursuit le développement de son offre sur le marché national avec le lancement du pick-up RICH6, proposé en deux déclinaisons : simple cabine et double cabine. Des modèles qui visent à répondre aux besoins des professionnels comme des particuliers en quête d’un véhicule polyvalent et fiable.

    Lors de sa présentation, Abdelhak Khadraoui, Directeur général de DONGFENG Maroc, a souligné : «avec le lancement du RICH6, nous confirmons notre ambition de renforcer la présence de DONGFENG sur le segment stratégique des utilitaires. Ce pick-up incarne notre philosophie : offrir des véhicules puissants, fiables et accessibles, capables de répondre aux exigences des professionnels tout en garantissant un confort de conduite supérieur». Le RICH6 simple cabine, affiché à un prix de lancement de 199 000 DH, cible principalement les professionnels à la recherche d’un outil de travail performant et endurant, dixit l’importateur.

    Lire aussi | DONGFENG Maroc ouvre deux nouveaux showrooms dans le Nord

    Le RICH6 double cabine, proposé à 219 000 DH, combine espace et confort pour un usage mixte, professionnel et personnel. Sous le capot, le RICH6 est équipé d’un moteur diesel 2,5 litres, reconnu pour sa puissance et son efficacité énergétique. La sécurité est renforcée par des dispositifs tels que l’ABS, l’ESP, les doubles airbags et un radar de recul facilitant les manœuvres. Côté confort, le modèle se distingue par des équipements modernes : démarrage sans clé Start & Stop, sièges en cuir, jantes aluminium 16 pouces, ainsi que des finitions chromées sur les poignées et le hayon. Son design musclé et ses prestations techniques en font un véhicule adapté aux conditions locales, pensé autant pour les entrepreneurs et artisans que pour les amateurs d’aventure. A noter que l’ensemble de la gamme bénéficie d’une garantie de 5 ans ou 150 000 km.

    21 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Sommaire

    Challenge N°991 • Du 21 au 27 novembre 2025

    by Challenge 21 novembre 2025
    written by Challenge

    DOSSIER
    Bourse de Casablanca : le marché reprend des couleurs

    FOCUS
    Réforme électorale : un nouveau rendez-vous démocratique à ne pas manquer

    INTERVIEW
    Badr Bellaj, expert en cryptomonnaies et cofondateur de la start-up Mchain
    Interview du dossier : Farid Mezouar, expert des marchés financiers et directeur exécutif de FL Markets

    AUTOMOBILE
    BYD dévoile ses ambitions pour le Maroc sous la voix de sa Vice-présidente, Stella Li

    SCANNER / ACTUALITÉ
    Nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré : Substituer le technique au politique n’est guère une solution durable
    Maroc – Émirats Arabes Unis : Contribuer à quelque chose de plus grand que nous
    Tunnel Maroc–Espagne : Le futur corridor Afrique-Europe techniquement faisable
    COP-30 : Un nouveau souffle d’espoir

    ENTREPRISES & MARCHÉS
    Investissement : TPME, un nouveau dispositif qui change enfin les règles du jeu
    PLF 2026 : Une dette maîtrisée malgré les lourds engagements de l’État
    Brèves Business
    Transition numérique : Les experts-comptables aussi

    AUTOMOBILE
    Essai Kia EV5 : Un SUV électrique taillé pour la famille
    Digitalisation : Auto Hall digitalise sa relation client avec une plateforme intégrée
    Marché des voitures neuves : Le Maroc file vers un record historique
    Nouveauté : Deepal inaugure son premier showroom et dévoile ses ambitions

    MAGAZINE
    Sport – CAF Awards 2025 : Le sacre de Hakimi et de Chebbak consacre une domination marocaine sans précédent

    21 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    inflation, hcp, maroc
    Consommation

    HCP: l’inflation enregsitre une petite hausse en octobre

    by Challenge 21 novembre 2025
    written by Challenge

    L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré, en octobre 2025, une hausse de 0,1% par rapport au même mois de l’année écoulée, indique le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

    Comparé à septembre dernier, l’IPC a connu, en octobre, une baisse de 0,6%. Cette variation est le résultat de la baisse de 1,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires.

    L’évolution du mois d’octobre est la conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 0,3% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%, précise le HCP dans une note d’information relative à l’IPC d’octobre.

    Lire aussi | Ayoub Azami atterrit à la tête du Conseil d’administration de Sonasid

    Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 1,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,4% pour les «Restaurants et hôtels», fait savoir la même source.

    Les baisses des produits alimentaires observées entre septembre et octobre 2025 concernent principalement les «Huiles et graisses» avec 3,7%, les «Viandes» avec 2,8%, les «Légumes» avec 1,4%, les «Poissons et fruits de mer» avec 1,3%, les «Fruits» avec 0,9% et le «Lait, fromage et œufs» avec 0,2%.

    Lire aussi | Jameel Motors devient le distributeur officiel de JMC au Maroc

    En revanche, les prix ont augmenté de 0,2% pour le «Café, thé et cacao». Pour les produits non alimentaires, la baisse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,6%.

    Les replis les plus importants de l’IPC ont été enregistrés à Al-Hoceima avec 1,5%, à Settat et Safi avec 1%, à Tétouan et Beni-Mellal avec 0,9%, à Agadir et Marrakech avec 0,8%, à Tanger avec 0,7%, à Casablanca, Fès, Dakhla et Guelmim avec 0,6% et à Rabat, Laâyoune et Errachidia avec 0,5%. À l’inverse, une hausse a été enregistrée à Kénitra avec 0,2%.

    21 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Tourisme

    Morocco Showcase Summit: pleins feux sur l’essor du tourisme

    by Challenge avec MAP 21 novembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    La deuxième édition du Morocco Showcase Summit s’est tenue, les 19 et 20 novembre à Casablanca, avec l’ambition renouvelée de positionner l’investissement touristique comme un secteur en forte croissance au Maroc et en Afrique.

    Organisée conjointement par la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) et API Events, la rencontre a réuni plus de 300 participants, experts, investisseurs, opérateurs et décideurs du tourisme national et international, venus de 15 pays en vue d’explorer les opportunités de conclure des accords et de développer des projets au Maroc.

    Intervenant à l’ouverture de cette deuxième édition, le directeur général de la SMIT, Imad Barrakad, a souligné que la feuille de route 2023-2026 du tourisme fait de l’investissement touristique un axe prioritaire.

    Lire aussi | Ayoub Azami atterrit à la tête du Conseil d’administration de Sonasid

    « Notre engagement est clair : l’investissement doit être durable et responsable. Nous orientons le développement vers l’allègement de la pression sur les ressources en eau et la valorisation durable des ressources touristiques », a-t-il dit, insistant sur l’importance de l’innovation dans ce domaine.

    Cette rencontre de haut niveau, qui constitue un espace privilégié d’échanges, de partenariats et de réflexion sur les nouvelles tendances de l’industrie touristique, propose un contenu structuré autour de plusieurs temps forts, dont des panels thématiques sur les nouvelles dynamiques du tourisme mondial, l’investissement durable, les produits touristiques innovants et les stratégies d’attractivité territoriale.

    Morocco Showcase Summit s’est placé comme un levier pour renforcer la visibilité et la notoriété du Royaume auprès des investisseurs mondiaux, consolider les partenariats publics-privés, favoriser le partage de visions, tendances et meilleures pratiques et stimuler l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement.

    Lire aussi | Jameel Motors devient le distributeur officiel de JMC au Maroc

    Les réformes structurantes, les grands chantiers d’infrastructures et l’engagement constant pour un développement durable du secteur confèrent au Royaume une place privilégiée en Afrique et un potentiel considérable pour les investisseurs, dans un contexte marqué par la dynamique exceptionnelle créée autour de la Coupe du Monde 2030.

    La SMIT joue un rôle déterminant comme catalyseur des initiatives d’investissement. Forte de son expertise en ingénierie touristique, la société accompagne les projets, structure l’offre d’investissement et renforce la compétitivité du secteur.

    21 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Nomination

    Ayoub Azami atterrit à la tête du Conseil d’administration de Sonasid

    by Challenge 21 novembre 2025
    written by Challenge

    Ayoub Azami, ancien PDG de Marjane Holding, est le nouveau président du Conseil d’administration de Sonasid (Société nationale de sidérurgie), en remplacement du démissionnaire Saïd Elhadi.

    Réuni jeudi 20 novembre 2025, le Conseil d’administration du leader national du secteur a coopté M. Azami en qualité d’Administrateur et a décidé, à l’unanimité, de le nommer dans ses nouvelles fonctions, indique un communiqué de la société, relevant qu’Ismail Akalay continuera à assurer ses fonctions de Directeur général.

    « Le Conseil d’Administration de Sonasid, s’est réuni le 20 novembre 2025 sous la présidence de M. Saïd Elhadi. Lors de cette réunion, M. Elhadi a fait part au Conseil de sa décision de démissionner de son mandat d’Administrateur, eu égard à ses responsabilités au sein du groupe Al Mada », relate la même source.

    Lire aussi | Mourad Alem nommé à la tête de Marjane Holding

    Le Conseil a pris acte de la décision de M. Elhadi et a rendu hommage à son engagement et son action en qualité de président du Conseil d’Administration de la Société depuis 2018, en lui souhaitant plein succès dans la suite de son parcours.

    Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique de Paris, M. Azami justifie d’un riche parcours dans l’industrie lourde, notamment en tant que Directeur général de Lafarge Arabie Saoudite de 2007 à 2010, puis en tant que Directeur général de Sonasid de 2011 à 2015.

    Lire aussi | Dakhla Africa Logistics: le Sahara au cœur des enjeux d’avenir [Vidéo]

    De 2016 à 2025, il occupa au sein du groupe Al Mada la fonction de Président Directeur Général de Marjane Holding. En octobre dernier, le Conseil d’administration de Marjane a nommé Mourad Alem comme nouveau PDG du groupe, en remplacement de M. Azami, expliquant alors que ce dernier était «appelé à d’autres responsabilités au sein d‘Al Mada».

    21 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Automobile

    Jameel Motors devient le distributeur officiel de JMC au Maroc

    by David Jérémie 21 novembre 2025
    written by David Jérémie

    Jameel Motors a été désigné distributeur officiel de Jiangling Motors Corporation (JMC) au Maroc. Ce constructeur chinois, reconnu pour son expertise dans les véhicules utilitaires, fait ainsi son entrée sur le marché marocain. Cet accord stratégique permet à Jameel Motors Maroc d’élargir son portefeuille de marques et de renforcer sa présence dans le segment des utilitaires.

    Le Maroc apparaît comme une opportunité stratégique pour les deux partenaires, porté par un secteur automobile en forte croissance. Faut-il souligner que les ventes de véhicules neufs ont progressé de plus de 35,13 % sur un an à fin octobre 2025, confirmant le dynamisme du marché. Dans ce contexte, et à partir du printemps 2026, Jameel Motors assurera la distribution de la gamme complète de véhicules utilitaires légers de JMC, comprenant pickups, fourgons de transport, camions légers et vans pour passagers.

    Lire aussi | Rallye de la Marche Verte : sur la route de l’Histoire

    Fort de ses trois décennies d’expérience locale, l’entreprise entend consolider son engagement envers le marché national en introduisant des solutions de mobilité utilitaire innovantes et en créant une valeur durable pour les entreprises et les clients. Hasan Al Alami, Directeur général senior pour le Moyen Orient et l’Afrique chez Jameel Motors, a souligné que «cet accord avec JMC illustre notre engagement à élargir les options de mobilité offertes aux clients au Maroc et dans la région». Il a ajouté que la combinaison de l’expertise de JMC et de la présence locale de Jameel Motors «ouvrira la voie à une croissance solide et contribuera positivement au dynamisme du secteur automobile marocain».

    Lire aussi | Stella Li, vice‑présidente de BYD, en visite au Maroc, présente sa vision de la mobilité électrique [Vidéo]

    De son côté, Hu Yong, Directeur général MEA de Jiangling Motors Corporation, a déclaré : «le Maroc marque une nouvelle étape enthousiasmante pour JMC dans le cadre de notre expansion internationale. L’expertise locale approfondie de Jameel Motors et son expérience avérée dans les solutions de mobilité constituent une base idéale pour présenter notre gamme de véhicules utilitaires légers aux clients marocains».

    Toujours est-il qu’avec cette alliance, JMC fait une entrée remarquée sur le marché marocain, tandis que Jameel Motors renforce son positionnement dans un secteur en pleine mutation. Rappelons que ce dernier est un acteur international de la mobilité, présent dans plus de dix pays à travers l’Europe, l’Afrique, le Moyen Orient et l’Asie. L’entreprise est le partenaire privilégié de grandes marques automobiles, couvrant aussi bien les véhicules particuliers que les utilitaires. Son portefeuille inclut des constructeurs de renom tels que Toyota, Lexus, BYD, GAC Motor, MG Motor, Farizon Auto, Changan Automobile, Geely Auto, Omoda & Jaecoo, Hino Trucks et Ford Trucks.

    21 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Météo

    Les prévisions météorologiques pour vendredi 21 novembre 2025

    by Challenge avec MAP 21 novembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le vendredi 21 novembre 2025:

    – Temps peu à passagèrement nuageux par endroits sur la rive méditerranéenne.

    – Formations brumeuses matinales par endroits sur les plaines atlantiques à l’Ouest de l’Atlas.

    – Nuages bas nocturnes avec formations brumeuses locales sur les Hauts plateaux orientaux.

    – Temps assez froid avec gelée locale sur les Haut et Moyen Atlas.

    – Rafales de vent localement assez fortes sur les côtes centre et sud.

    – Température minimale de l’ordre de -04/01 °C sur les Haut et Moyen Atlas, de 01/05 °C sur le Rif, les Hauts plateaux orientaux et l’Anti-Atlas, de 12/16 °C sur les provinces Sud, le Souss et près des côtes, et de 06/11 °C partout ailleurs.

    – Température du jour en baisse sur l’Oriental et les plaines Nord, et en légère hausse ou stationnaire ailleurs.

    – Mer peu agitée à agitée en Méditerranée, belle à peu agitée dans le Détroit et peu agitée à agitée le long du littoral atlantique.

    21 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Climat

    Le Maroc 6ème mondial en termes de performance climatique

    by Challenge avec MAP 20 novembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    Le Maroc a été classé 67Me au niveau mondial en matière de performance climatique, gagnant deux places dans le classement Climate Change Performance Index (CCPI) 2026 par rapport à l’édition précédente.

    Dans ce classement international, publié en marge de la COP30, qui se tient à Belém, au Brésil, le Maroc figure parmi les leaders mondiaux en matière de performance climatique.

    Le rapport CCPI évalue les efforts d’atténuation de 63 pays, ainsi que de l’Union européenne, représentant plus de 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

    Lire aussi I Mme Benali: les énergies vertes représentent 46% de la capacité nationale

    La position du Royaume est justifiée, selon le rapport, par les notes “élevée” et “très élevée” qu’il a obtenues pour ses efforts en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, de l’utilisation de l’énergie et pour sa politique climatique.

    Les experts mettent en avant, dans ce cadre, la révision de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN), ainsi que le plan de sortie du charbon à l’horizon 2040, en cohérence avec les objectifs de l’Accord de Paris.

    Le rapport souligne, en outre, les investissements importants engagés par le Royaume dans les transports publics et le rail, qui soutiennent un changement modal et une mobilité bas-carbone durable. Il met aussi en avant le Plan National Stratégique d’Adaptation, qui fixe des exigences minimales de performance pour les nouveaux bâtiments.

    Lire aussi | Le Maroc consacre 78 MMDH à une mobilité propre

    Le Climate Change Performance Index (CCPI) est un rapport annuel réalisé conjointement par l’organisation indépendante NewClimate Institute, basée en Allemagne, et l’ONG allemande Germanwatch, en coopération avec le réseau international Climate Action Network (CAN).

    20 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Logistique

    Dakhla Africa Logistics: le Sahara au cœur des enjeux d’avenir [Vidéo]

    by Challenge 20 novembre 2025
    written by Challenge

    Les travaux de la première édition du forum « Dakhla Africa Logistics » se sont ouverts jeudi 20 novembre 2025, à l’initiative de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la région Dakhla-Oued Eddahab, en coordination avec le Conseil régional.

    En présence d’un parterre d’acteurs du transport, de la logistique, du commerce extérieur et de l’investissement, le Forum s’inscrit dans une vision claire, accélérer l’intégration économique africaine par la logistique. Car la logistique n’est pas qu’un simple maillon technique, elle est le cœur battant de la souveraineté économique du continent. Elle permet de rapprocher les marchés, d’optimiser les ressources, de créer de la valeur localement et de construire une Afrique autonome dans ses échanges et ouverte sur le monde.

    Dakhla se positionne comme la pièce maîtresse de cette vision : un espace de convergence et de synergie économique, entre les ambitions nationales et les priorités continentales. C’est un lieu où se conjuguent les efforts publics et privés, les stratégies économiques et environnementales, la planification et l’action.

    Lire aussi | Atacadão ouvre un premier magasin au Sahara, un investissement de 120 MDH [Vidéo]

    A l’ouverture de cette rencontre de deux jours, placée sous le thème « Une Afrique connectée, durable et souveraine », le président du Conseil de la région, Eddahab, El Khattat Yanja, a souligné que le développement du continent passe par une meilleure maîtrise des flux logistiques, rappelant que les échanges intra-africains ne dépassent pas 15 % du commerce continental, un niveau freiné par le manque d’interconnexions et des coûts logistiques élevés.

    M. Yanja a mis en avant la dynamique engagée dans les provinces du Sud sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, notamment à travers le port Dakhla Atlantique, qui fera de la région un hub afro-atlantique, renforçant sa connectivité maritime tout en soutenant le développement des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert.

    Pour sa part, l’envoyé spécial du président du Liberia, Kouyateh Sheikh Al Moustapha, a rappelé que la logistique est désormais un levier essentiel pour accélérer l’intégration économique africaine, notant que la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine exige des infrastructures capable de faciliter les échanges, de réduire les obstacles et de connecter efficacement les territoires du continent.

    Lire aussi | Dakhla-Oued Ed-Dahab: le joyau atlantique du Sahara marocain

    Il a également salué les projets structurants lancés au Maroc, notamment le port Dakhla Atlantique, présenté comme un futur hub majeur pour le commerce et la connectivité atlantique, notant que ces initiatives renforceront les échanges, soutiendront l’investissement et contribueront à une meilleure intégration régionale.

    De son côté, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Dakhla-Oued Eddahab, Mohamed Habate Michane, a insisté sur la nécessité de moderniser les procédures logistiques à l’échelle du continent, en particulier à travers la digitalisation et l’interopérabilité des systèmes de transport.

    La présidente déléguée de l’association marocaine pour la logistique (AMLOG), Sanaa Hassini, a, quant à elle, souligné que la Vision Royale place l’Afrique Atlantique au centre d’une nouvelle dynamique de stabilité et de prospérité, rappelant que la réorganisation des chaînes de valeur mondiales renforce l’importance de développer des corridors logistiques intégrés, capables d’améliorer la connectivité du continent et de soutenir sa souveraineté économique.

    Lire aussi | Sahara: du symbole à la puissance économique

    Le développement de l’Afrique passe aujourd’hui par la maîtrise de sa logistique. Selon la Banque mondiale, le coût moyen de la logistique sur le continent représente encore près de 35 % du prix final d’un produit, contre 10 % dans les économies développées. Cette réalité limite la compétitivité des entreprises africaines et freine l’intégration régionale, alors même que la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) offre des perspectives considérables.

    Avec 1,4 milliard d’habitants et un PIB de plus de 3 400 milliards de dollars, la ZLECAf est appelée à devenir l’un des plus vastes marchés intégrés du monde. Mais pour que cette intégration devienne une réalité, il faut des corridors fluides, des infrastructures modernes et une vision commune de la logistique continentale. C’est précisément ce que propose Dakhla : une nouvelle façon d’imaginer la connectivité africaine, tournée vers l’efficacité, la durabilité et la solidarité économique.

    20 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Marché boursier

    La Bourse est-elle juste un tremplin de croissance ?

    by Ismail Saraoui 20 novembre 2025
    written by Ismail Saraoui

    Autrefois considérées comme une sanction des marchés financiers ou un signe de fragilité, les sorties de cotation en bourse sont devenues, ces dernières années, une véritable tendance. Au Maroc, ce phénomène se confirme également sur le marché. On vous explique…

    Pour la petite histoire, en France, le dernier en date est celui du leader français des services numériques qui a décidé après 22 ans de cotation à la bourse de Paris de se retirer du marché boursier. En Asie, le phénomène sévit également. En décembre 2024, après 74 ans à la bourse de Tokyo, le groupe Toshiba entérine son retrait. Comme Devoteam, le conglomérat a été racheté par un groupe d’investisseurs dirigé par la société de capital-investissement Japan Industrial Partners (JIP). Dans le cas du groupe français, c’est le fonds américain KKR qui a racheté les titres, s’assurant le contrôle de la société entière. Et même si les entreprises qui pratiquent ce genre d’opérations peuvent prétexter des arguments tels que les difficultés économiques ou encore les risques du marché boursier, les OPA de sortie de bourse cachent bien d’autres enjeux.

    Au Maroc, ces dernières années, ce phénomène s’est instauré dans les habitudes. En effet, entre 2013 et 2017, Sofac, SCE, Fertima, Mediaco et la CGI ont quitté la Bourse. Ces deux dernières années, deux gros noms ont quitté le marché boursier marocain. Le premier, Centrale Danone, après 48 ans, et le second Timar après ses 16 années de cotation boursières. Contacté par Challenge, Abdelmalek Benabdeljalil, Executive Vice President in charge of Capital Markets and Services at BMCE Capital, déclare : « Le partage de la création de valeur est, je pense, au centre de la motivation du retrait de la cote. Certaines entreprises à un certain niveau de croissance et de développement n’ont plus besoin de fonds propres pour leur croissance et ont recours à des refinancements confortables et à un coût inférieur à celui de l’equity… c’est pour ces raisons qu’elles se retirent de la cote. Elles ne souhaitent plus partager leur création de valeur avec les autres actionnaires car elles estiment ne plus en avoir besoin. C’est le capitalisme et son égoïsme constant !!!! »

    Lire aussi | SGTM obtient le visa de l’AMMC pour son introduction en bourse

    « Si une entreprise cotée bénéficie d’une capitalisation et d’une notoriété suffisantes, il n’est pas forcément intéressant pour elle de rester cotée. La cotation implique en effet plusieurs contraintes : publication des comptes, respect des règles de la plateforme de trading, vulnérabilité aux soubresauts du marché, impact de la réputation sur le cours de l’action, pression des actionnaires sur la stratégie de l’entreprise », nous confie une de nos sources..

    Sortir de la Bourse : les avantages pour une société à ne plus être cotée

    Même si la bourse permet aux entreprises d’avoir accès à de plus larges leviers de financement, et également augmente l’image de celles-ci, cependant, ces dernières se retrouvent dans des positions de contrôle de leur action. Ainsi, un retrait du marché boursier permet de retrouver un retour à une certaine liberté d’action et de manœuvre (le management (la direction) est plus libre dans sa politique). De plus, l’ensemble des publications réglementaires liées aux marchés financiers (publication de résultats, d’objectifs, etc.), les communications obligatoires auprès des investisseurs, le recours au droit de vote, etc. sont allégés. Et la plupart des données peuvent rester confidentielles.

    Lire aussi | CMGP Group lève 700 millions de dirhams

    Par ailleurs, elle permet également de sortir du champ des analystes pouvant émettre des recommandations sur la politique de gestion de la société cotée. Son indépendance stratégique est donc retrouvée une fois en dehors des marchés boursiers. Pour rappel, notons que dans la grande majorité des cas, la sortie de Bourse des entreprises est financée par de la dette : le rachat du capital se fait grâce à la participation d’un investisseur financier (généralement un fonds de capital-investissement, ou private equity) qui met sur pied un montage de type LBO (leveraged buy-out, à effet de levier).

    Zoom sur une OPR…

    Selon l’AMMC, l’OPR est une procédure qui permet aux personnes physiques ou morales, détenant, seules ou de concert, la majorité des droits de vote d’une société dont les titres sont inscrits à la cote, de faire connaître publiquement qu’elles se proposent de racheter les titres de ladite société, afin de permettre aux actionnaires n’appartenant pas à la majorité de se retirer du capital social de ladite société.

    Dans les détails, certains événements comme un changement de forme juridique ou la vente d’éléments d’actifs peuvent motiver le déclenchement d’une OPR, mais cette procédure fait souvent suite à une Offre Publique d’Achat (OPA) ou à une Offre Publique d’Échange (OPE).

    20 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Fiscalité

    Immobilier: l’État traque le cash pour assainir l’économie 

    by Hassan Manyani 20 novembre 2025
    written by Hassan Manyani

    L’ère des transactions non tracées au Maroc touche à sa fin. Face à l’ampleur persistante des liquidités circulant hors des circuits bancaires, le gouvernement marocain, par le biais du Projet de Loi de Finances (PLF) 2026, introduit des mesures fiscales directes et dissuasives, marquant une offensive stratégique pour forcer la bancarisation et intégrer durablement l’économie informelle. Ces réformes, bien qu’ambitieuses dans leur objectif d’assainissement, soulèvent déjà des inquiétudes quant à leur impact immédiat sur des secteurs clés, notamment l’immobilier.

    L’instrument fiscal le plus notable pour décourager l’usage du cash est l’introduction, à partir de 2026, d’une surtaxe de 2% sur certaines transactions majeures réalisées sans preuve de traçabilité bancaire. Cette mesure vise spécifiquement les mutations à titre onéreux de biens immeubles et de fonds de commerce. 

    La surtaxe sur le cash : l’alerte de 2026

    Concrètement, le droit d’enregistrement applicable à ces opérations – variant actuellement de 4 à 6% selon la nature du bien – sera majoré de deux points si l’acte de transaction ne mentionne pas les modalités et références de règlement, c’est-à-dire s’il n’est pas effectué par des moyens traçables. Payer en espèces pourrait donc coûter plus cher.

    Lire aussi | Les députés approuvent en première lecture le PLF-2026

    Le gouvernement entend encourager par cette pression fiscale une traçabilité totale des flux financiers, considérée comme essentielle pour assainir le climat des affaires et renforcer la confiance dans le système bancaire.

    Les défis de la formalisation et les conséquences sur l’immobilier

    Malgré les objectifs macroéconomiques louables (réduction de la fraude, blanchiment d’argent et corruption), la mise en œuvre de la traçabilité rencontre des résistances pratiques, notamment dans le secteur immobilier.

    Dès le 1er juillet 2024, de nouvelles exigences ont été introduites pour obtenir l’attestation fiscale prévue par l’article 95 du Code de recouvrement des créances publiques (CRCP). Cette attestation exige désormais du vendeur de fournir, entre autres, l’origine de propriété, le permis d’habiter, une copie de la CNIE, et le projet d’acte de vente ou de promesse de vente.

    Les notaires déplorent que ces nouvelles exigences administratives risquent de retarder le processus de vente et pourraient aboutir à un sérieux freinage des transactions immobilières. L’obligation pour le notaire de retenir des sommes «pré-saisies» pour régler les impôts du vendeur peut même conduire ce dernier, s’il comptait sur le produit de la vente pour s’acquitter de ses dettes, à renoncer à la transaction, après que les démarches administratives aient été effectuées.

    Lire aussi | Les grandes lignes du projet de Loi de finances 2026

    Elargissement du champ de contrôle fiscal via le PLF 2026

    Le Projet de Loi de Finances 2026 propose d’autres mesures visant à renforcer l’efficacité fiscale et la traçabilité, au-delà de la pénalisation directe du cash dans l’immobilier :

    1. Réforme de la retenue à la source (RAS) : Le PLF 2026 prévoit une extension graduelle de la retenue à la source (RAS) au secteur privé. L’élargissement de la RAS (initialement limitée au secteur public) suscite d’ailleurs l’inquiétude de la profession comptable.

    2. Transparence des marchés publics : Les marchés publics et les actes/conventions de réalisation de travaux, fournitures ou services pour le compte de l’État, des collectivités territoriales, des entreprises et établissements publics et leurs filiales seront soumis à un droit d’enregistrement proportionnel de 0,1 %. Ce droit sera supporté par les titulaires des marchés. Cette mesure vise à garantir la communication systématique des informations relatives à ces marchés à l’administration fiscale et à renforcer leur traçabilité.

    3. Lutte contre la Fraude à la TVA : Pour contrecarrer la fraude en matière de TVA liée aux opérations difficilement traçables, le PLF 2026 propose un régime d’auto-liquidation obligatoire de la TVA. Cela concernerait spécifiquement les entreprises industrielles pour leurs achats de déchets industriels et de matières de récupération auprès de fournisseurs locaux.

    4. Déductibilité des paiements en espèces : Bien que non spécifiquement détaillées dans les nouvelles surtaxes immobilières, les questions fiscales montrent un encadrement des charges payées en espèces, avec des plafonnements de déductibilité déjà en place pour inciter au paiement par voie bancaire.

    Lire aussi | PLF-2026: les principales mesures fiscales à retenir

    Une stratégie de formalisation poursuivie

    Ces mesures s’inscrivent dans une démarche continue des autorités. Il est à noter que la Direction Générale des Impôts (DGI), par la voix de son directeur général Younes Idrissi Kaitouni, a déjà affirmé que l’opération récente d’amnistie du cash, qui a permis de régulariser 125 milliards de dirhams (MMDH) dans les circuits bancaires, ne sera pas reconduite. L’approche favorise désormais la coercition fiscale via des mesures permanentes.

    In fine, l’impact macroéconomique de ce découragement du cash est double : d’une part, il cherche à accroître la base fiscale et la transparence des flux financiers, essentielles à la modernisation économique ; d’autre part, il génère une complexité administrative et un risque de ralentissement de l’activité transactionnelle dans des secteurs sensibles comme l’immobilier si la transition vers la traçabilité n’est pas facilitée. Le pari du PLF 2026 est de transformer les habitudes économiques profondément enracinées.

    20 novembre 2025 0 comments
    0 FacebookTwitterPinterestTumblrVKWhatsappEmail
    Newer Posts
    Older Posts

    Disponible en kiosque

    • 1 mai 2026

      Challenge N° 1012 • Du 1er au 7 mai 2026

    loader
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

    Suivez-nous

    Facebook Twitter Linkedin Youtube Whatsapp

    Postes récents

    • L’Université Mohammed V donne un nouveau souffle à la recherche en psychologie

      11 mai 2026
    • Élection CGEM: le binôme Tazi-Bachiri dévoile son programme

      11 mai 2026
    • L’ambassadeur El Ansari se réjouit de la qualité du partenariat avec la Chine

      11 mai 2026
    • Attijari Payment transforme le smartphone en TPE

      11 mai 2026
    • Le gouvernement dresse son bilan social

      11 mai 2026
    Abonnez-vous
      • L'équipe de challenge
      • Publicité
      • Abonnement
      • Contactez-nous
      • Bilan 2024
      • Plan du site
      • Économie
      • Entreprise
      • Décideurs
      • Automobile
      • Éducation et Enseignement
      • Marocains du monde
      • Archives
    • 58, av des FAR - Tours des Habous 14ème étage Casablanca - Maroc
    • +212 5 22 54 81 53 à 57
    • +212 5 22 30 97 07
    • contact@newpublicity.ma

    Nos autres sites

    vh.ma

    lallafatema.ma

    mfm.ma

    mfmsport.ma

    attahadi.ma

    Tous droits réservés Challenge 2025

    Facebook Twitter Youtube Linkedin Whatsapp
    Challenge.ma
    • Home