Mutuelle

L’Association internationale de la mutualité loue les efforts de l’UEMOA

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est le seul espace régional qui dispose désormais d’une législation portant sur la mutualité sociale, a indiqué, mardi à Lomé, le vice-président de l’Association internationale de la mutualité (AIM) en charge de la région Afrique et Moyen-Orient, Abdelaziz Alaoui.


« L’UEMOA a adopté un code régissant la mutualité sociale. Il s’agit d’un texte fondamental et extrêmement important en ce qu’il clarifie le rôle et les principes, ainsi que les objectifs régissant les mutuelles. Il harmonise, au sein de cet espace régional, la compréhension qu’ont les autorités publiques de ce qu’est une mutuelle », a souligné Abdelaziz Alaoui, dans une allocution, prononcée lors de la cérémonie d’ouverture, dans la capitale togolaise, de la Conférence internationale sur la mutualité, sous le thème « Le pari de la mutualité pour le XXIème siècle ».

À mesure que les efforts s’intensifient au niveau régional pour développer des politiques de couverture de santé universelle, il s’avère très important que les mutuelles sur le plan continental « montrent également une image unie afin de démontrer la force de notre mouvement », a indiqué  Abdelaziz Alaoui devant les participants à ces Assises de deux jours qui se tiennent en collaboration avec la Commission de l’UEMOA.

Depuis la conférence d’Abidjan, en 2016, les efforts des États en vue de développer des systèmes de santé se sont intensifiés, a-t-il rappelé, citant à titre d’exemple la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso et le Togo qui, a-t-il dit, s’engagent de plus en plus sur la voie de la couverture santé universelle.

Dans ce sens, Abdelaziz Alaoui a noté que si les États développent leurs politiques de couverture de santé universelle, il n’en demeure pas moins qu’ils ont besoin de contreparties fortes, structurées et structurantes afin de les assister dans cette tâche.

Il s’agit, a-t-il précisé, d’Organisations internationales, notamment l’OIT et l’OMS qui, à travers leurs recommandations, résolutions et stratégies, indiquent les moyens à utiliser et les bonnes pratiques à mettre en œuvre afin de concrétiser les objectifs que se fixent les Etats.

La Conférence de l’AIM a pour but de rassembler des représentants de gouvernements et d’organisations internationales, des mutualistes du Sud et du Nord, et des organisations de la société civile impliquées dans le développement de politiques de santé. Au programme de ces Assises sont prévues des interpellations ministérielles sur des thèmes-clés afin de porter la voix des mutualistes auprès des décideurs politiques. Plusieurs thématiques seront développées, entre autres, « l’engagement mutualiste… une action politique porteuse de solidarité » et « Pour des mutuelles efficaces et solidaires: zoom sur l’adhésion obligatoire ».

Pour rappel, l’AIM est une organisation-cadre de la société civile composée de fédérations de mutuelles de santé et d’organismes d’assurance maladie comptant 59 membres répartis dans 30 pays à travers l’Europe, l’Amérique latine, l’Afrique et le Moyen-Orient. Elle fournit une couverture sanitaire à près de 240 millions de personnes.

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