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  • Nation

    Chambres professionnelles: il reste 48H pour s’inscrire sur les listes électorales

    by Challenge avec MAP 29 décembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    Le dépôt des nouvelles demandes d’inscription sur les listes électorales des Chambres professionnelles, dans le cadre de la révision annuelle desdites listes au titre de l’année 2026, prendra fin le 31 décembre 2025, rappelle, lundi, un communiqué du ministre de l’Intérieur.

    « Le ministre de l’Intérieur informe les professionnels exerçant dans les secteurs relevant des Chambres d’agriculture, des Chambres de commerce, d’industrie et de services, des Chambres d’artisanat ou des Chambres de pêche maritime, qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales des Chambres professionnelles, qui remplissent les conditions légales requises et qui sont âgés de 18 ans au moins ou qui atteindront cet âge le 31 mars 2026, que le dépôt des nouvelles demandes d’inscription sur lesdites listes, dans le cadre de la révision annuelle au titre de l’année 2026, prendra fin le mercredi 31 décembre », précise le communiqué.

    Lire aussi | Listes électorales : dernière chance d’inscription avant le 31 décembre

    Durant ce délai, les professionnels concernés sont appelés à déposer leurs demandes d’inscription sur la liste électorale de la Chambre dont ils relèvent auprès des bureaux de l’autorité administrative locale dont relève le lieu d’exercice de leur activité professionnelle, ajoute la même source.

    De même, le ministre de l’Intérieur rappelle que les professionnels inscrits sur les listes électorales actuelles des Chambres professionnelles, et souhaitant transférer leur inscription de la liste électorale d’une catégorie professionnelle ou d’une instance électrice à la liste d’une autre catégorie ou d’une autre instance ou d’une circonscription électorale à une autre ou d’une chambre professionnelle à une autre, doivent déposer leurs demandes auprès des bureaux précités avant fin décembre courant, conclut le communiqué.

    29 décembre 2025 0 comments
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    Consommation

    La fast-fashion vend avant tout des « émotions instagrammables », assure un expert

    by Challenge 29 décembre 2025
    written by Challenge

    La lutte des Etats européens, notamment la France, contre Shein et autres géants de l’e-commerce, d’abord « symbolique » et « réglementaire », doit se doubler d’une « stratégie culturelle » face aux plateformes qui vendent des vêtements et surtout des « émotions instagrammables », estime Benoît Heilbrunn, philosophe et professeur de marketing.

    « La grande force de Shein, c’est d’avoir transformé le rapport aux vêtements », explique à l’AFP le professeur à l’ESCP Business School. « Ils ne vendent plus (seulement) des vêtements, ils vendent la possibilité de faire une photo Instagram, des émotions instagrammables ».

    Le groupe fondé en Chine en 2012 et basé à Singapour connaît une croissance fulgurante partout dans le monde grâce à ses collections à bas prix, sans cesse renouvelées, et sa fabrication à la demande par ses milliers de sous-traitants en Chine.

    Lire aussi | CAN 2025 : Maroc-Zambie, un duel décisif pour les huitièmes

    Dans notre « société d’abondance » du XXIe siècle, « on n’achète pas des choses dont on a besoin, on a évacué l’utilité et l’usage » du processus d’achat, estime Benoît Heilbrunn. « C’est ce qu’emblématise la fast-fashion, une approche on ne peut plus cynique de la consommation. »

    « Diktat du clic »

    Plus encore que les Zara et H&M, les nouveaux acteurs comme Shein et Temu, via leur utilisation plus aboutie des nouvelles technologies et de l’IA, « poussent à bout le processus d’accélération qui est propre à la mode ». Ce sont « des marques antidémocratiques », selon le philosophe, qui considère qu’il s’agit d’un  » totalitarisme politique qui s’infiltre dans les plateformes » via « le diktat du clic et de l’algorithme ».

    Sur l’application addictive de Shein, remplie de fausses promotions épinglées par la Répression des fraudes cette année en France, de relances multiples et de jeux, le consommateur entre « dans un puits sans fond de stimulations où il peut perdre toute vigilance » jusqu’à enchaîner les achats inutiles.

    Avec ses prix très bas, Shein se pose en défenseur du pouvoir d’achat et estime qu’il permet de démocratiser la mode. Mais cet argument du « cheap » est « une arnaque » selon le spécialiste des marques, « parce qu’on a un prix qui a l’air alléchant, mais la valeur étendue du produit est nulle parce que l’habit sera jeté, utilisé deux ou trois fois ».

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    Faire en sorte que les consommateurs modifient leurs pratiques n’est pas une mince affaire, selon lui, car « le consommateur en a marre qu’on lui dise que c’est un méchant parce qu’il achète de l’ultra-fast fashion. Il n’a pratiquement aucune marge de manoeuvre économique ».

    Benoît Heilbrunn appelle à une longue réflexion sur l’éducation: « il faut une stratégie culturelle qui consiste à expliquer aux gens de façon très pédagogique l’intérêt d’acheter des produits un petit peu plus chers et considérer ça dans la durée, dans l’investissement ». Mais « ça va prendre au moins 15 ans », prévient-il.

    « Monstre à cinq têtes »

    Pour accélérer, l’Etat doit « mettre les mains dans le cambouis » en utilisant les « outils de l’ennemi »: « la publicité et le marketing ». Face à ces acteurs de l’ultra fast-fashion en ligne, les pouvoirs publics ont « une gradation de mesures qui vont de la taxation jusqu’à l’interdiction pure et simple. Mais pour qu’il y ait une interdiction, il faut un motif », qui fait défaut aujourd’hui, a jugé le tribunal de Paris en rejetant la demande de suspension de Shein formulée par l’Etat.

    Benoît Heilbrunn appelle à une réponse « au niveau européen, sinon ça n’aura aucun effet », alors que la France veut instaurer début 2026 une taxe sur les petits colis, en avance sur la réglementation européenne prévue en juillet, et qu’une proposition de loi anti fast-fashion pourrait devenir réalité en 2026.

    Lire aussi | Investissement touristique: 2025, l’année du tournant stratégique

    Or l’Europe cherche encore la bonne recette pour réguler des plateformes d’e-commerce qui se distinguent par leur irresponsabilité sur leur « marketplace » réservée aux vendeurs tiers.

    Shein ou Temu ne font que suivre le géant américain Amazon, qui « a préparé le terrain » en créant la « plateformisation » du marché, comprenant « qu’il ne fallait pas vendre uniquement ses produits, mais aussi accueillir des concurrents », rappelle l’expert.

    Il propose de réguler le marché en contrôlant la qualité, avec notamment un « affichage obligatoire du sourcing (origine) et de la fabrication » pour informer le consommateur. La France a adopté un « écoscore » textile en ce sens, toutefois non obligatoire pour les marques. Benoît Heilbrunn conclut : « On est devant un monstre à cinq têtes et on ne sait pas tellement comment le réfréner ».

    Challenge (Avec AFP)

    29 décembre 2025 0 comments
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    Change

    Flexibilité du dirham: une nouvelle étape à franchir en 2026

    by A. Maïssour 28 décembre 2025
    written by A. Maïssour

    Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a tenu, le 16 décembre dernier, sa dernière réunion trimestrielle de l’année 2025. Au terme de cette session, après avoir examiné l’évolution de la conjoncture économique internationale et nationale, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux de change à 2,25%. Après la réunion, le Wali de BAM a tenu son habituel point de presse dans lequel il a répondu à un certain nombre de questions, notamment les étapes à franchir en 2026 pour la libéralisation totale du régime de change.

    Au cours de cette cession, le Conseil a examiné l’évolution de la conjoncture économique ainsi que les projections macroéconomiques à moyen terme de BAM. Il a relevé, au niveau international, un certain apaisement des tensions commerciales, mais le niveau d’incertitude reste élevé. Dans ce contexte, la croissance de l’économie mondiale poursuivrait son ralentissement, revenant de 3,2% en 2024 à 3,1% cette année, puis à 2,7% en 2026, avant une amélioration à 3% attendue en 2027. Dans ce contexte, l’inflation poursuivrait sa baisse à l’échelle mondiale, revenant de 3,7% en 2024 à 2,9% en 2025 et en 2026, avant de remonter à 3,1% en 2027.

    Concernant l’orientation des politiques monétaires dans les principales économies avancées, après 8 baisses opérées depuis juin 2024, la BCE (Banque Centrale Européenne) a décidé, lors de sa réunion du 30 octobre, de maintenir ses taux inchangés [2,0%-2,15%]. En revanche, constatant la hausse du chômage et l’accentuation des risques baissiers pesant sur les perspectives de l’emploi aux Etats-Unis, la FED (le Trésor Fédéral) a décidé, à l’issue de sa réunion des 9 et 10 décembre, de réduire la fourchette cible du taux des fonds fédéraux de 25 pb à [3,50%-3,75%].

     Lire aussi | Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur inchangé

    Au niveau national, la croissance économique devrait marquer une accélération notable à 5% cette année et se consolider à 4,5% en moyenne au cours des deux prochaines années. En effet, la valeur ajoutée agricole ressortirait, sous l’hypothèse d’un retour à des campagnes céréalières moyennes, en hausse de 4% en 2026 et de 2% en 2027. Pour les activités non agricoles, la croissance resterait vigoureuse à la faveur de la forte dynamique de l’investissement, s’établissant à 5% cette année, à 4,8% en 2026 et à 4,5% en 2027. 

    S’agissant de l’inflation, elle continue d’évoluer à des niveaux bas, ressortant à 0,8% en moyenne sur les dix premiers mois de 2025. Elle devrait, selon les projections de BAM, s’accélérer graduellement pour converger vers des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix. Ainsi, après un taux de 0,8% prévu pour l’ensemble de cette année, elle s’établirait à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027. Pour ce qui est des anticipations d’inflation, elles restent bien ancrées. Tenant compte de l’ensemble de ces éléments, le Conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur reste approprié et a décidé de le maintenir inchangé à 2,25%. 

    S’agissant des conditions monétaires, le besoin de liquidité bancaire se creuserait progressivement pour se situer à 158 MM DH en 2027. Pour ce qui est du crédit bancaire accordé au secteur non financier, son rythme connaîtrait une accélération à 4,1% en 2025 et à 5% en 2026 et en 2027. Concernant la valeur du Dirham, les évaluations trimestrielles réalisées par BAM indiquent qu’elle reste globalement alignée avec les fondamentaux économiques. Le taux de change effectif devrait s’apprécier de 2,2% en termes réels en 2025, résultat d’une hausse de sa valeur en termes nominaux, atténuée par un niveau d’inflation domestique inférieur à celui des pays partenaires. Il se déprécierait ensuite de 2,8% en 2026 et de 0,5% en 2027. Au plan des finances publiques, tenant compte de l’exécution budgétaire à fin octobre, des données de la LF 2026 et de la Programmation Budgétaire Triennale 2026-2028, les projections de BAM font ressortir une poursuite de la consolidation budgétaire à moyen terme.

    Lire aussi | Marché monétaire: une marge de manœuvre pour poursuivre l’assouplissement en 2026

    Lors de la conférence de presse après la réunion du Conseil, M.Abdellatif Jouahri, le Wali de BAM, a répondu à un certain nombre de questions. En réponse à une question sur le financement des PME, le Wali a expliqué que BAM a élaboré une stratégie de financement visant à faciliter l’accès des entreprises aux ressources nécessaires à leur développement. Le Wali a rappelé que ce sujet constitue une priorité de longue date pour BAM, d’autant plus que 30% du refinancement du secteur bancaire leur est destiné. Il a indiqué aussi que, conformément aux orientations Royales, BAM a décidé de renforcer son action en capitalisant sur l’expérience du programme Intelaka, qui a permis de mobiliser 9 MMDH au profit de 38.000 entreprises. 

    Il a précisé aussi que l’analyse a révélé que plus de 40% des projets d’investissement présentés par les PME aux banques étaient refusés. Ce constat a conduit BAM à revoir son approche, en mettant l’accent sur l’accompagnement dès le début du processus. L’objectif à moyen terme est de permettre aux PME de sortir de la vulnérabilité, de renforcer leurs fondations et de soutenir leur croissance. Dans ce cadre, BAM a décidé de mettre en place un Scoring national de la TPME, élaboré par une Startup qui s’appuie sur l’IA, en collaboration avec le Crédit Bureau et actuellement en cours de finalisation.

    Lire aussi | Afrobarometer: la confiance des Marocains dans le système judiciaire à des niveaux records

    Les banques seront tenues d’utiliser ce Scoring et devront justifier toute décision contraire. En parallèle, des programmes d’accompagnement seront assurés par le Crédit Agricole du Maroc, Maroc PME et les Centres régionaux d’investissement, ainsi que des actions de sensibilisation et d’éducation financière. Il a souligné que « le soutien continu et les conseils financiers sont indispensables pour garantir un financement efficace et obtenir l’impact souhaité sur l’économie nationale ».

    En réponse à une question de Challenge sur les étapes prévues en 2026 pour le passage éventuel à la convertibilité totale du Dirham, le Wali a annoncé que BAM prévoit de lancer une phase pilote du ciblage d’inflation, dans le cadre d’une transition graduelle et prudente vers un régime de change plus flexible. « L’année 2026 servira d’année d’essai pour le ciblage de l’inflation, avec l’appui technique du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de banques centrales partenaires. L’application effective interviendra progressivement à partir de 2027 ». Le Wali a insisté, à ce niveau, sur la nécessité pour l’ensemble des opérateurs économiques de bien comprendre les implications de cette flexibilisation, qui se fera après une étape intermédiaire.

    28 décembre 2025 0 comments
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    Actualité

    Lutte contre la corruption: une énième stratégie

    by Mohamed Amine 28 décembre 2025
    written by Mohamed Amine

    L’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) vient d’adopter une cinquième stratégie de lutte contre la corruption. En fait, les stratégies se suivent, sans évaluation de celles d’avant et sans impacts réellement pressentis dans le mode de gouvernance publique et dans la vie sociale quotidienne des citoyens. 

    Mardi 9 septembre, le nouveau Président de l’INPPLC, Mohamed Benalilou, a dévoilé la 5ème stratégie nationale de lutte contre la corruption, couvrant la période 2025-2030. Cette énième stratégie est perçue comme une «feuille de route » (FR). Il est donc question de passer de l’intention à des actes concrets. La nouvelle stratégie place la prévention comme «pilier central de l’action publique », tout en érigeant la probité en norme structurante de la gouvernance publique. Le nouveau Président de l’instance espère donner un nouveau souffle à l’institution qu’il préside. La non transparence a un coût pas seulement financier, en tant qu’obstacle principal au développement. La nouvelle approche semble s’inscrire dans un changement de paradigme en privilégiant une logique de prévention systémique. Dans cette optique, le Président de l’INPPLC a déclaré : «L’enjeu est de déplacer l’action publique vers la gestion des risques, l’anticipation des dérives et la consolidation durable de la confiance entre l’État et les citoyens.

    La stratégie ambitionne également de rendre les politiques de probité mesurables à travers des indicateurs de performance, afin de sortir le combat contre la corruption du registre du discours pour l’ancrer dans celui des résultats tangibles». En effet, l’ambition est de « créer un environnement institutionnel propice à la transparence, à la redevabilité et à l’éthique dans la gestion publique », tout en intégrant l’ensemble des acteurs concernés, notamment les médias, le secteur privé et la société civile. A cet égard, six axes ont été retenus, déclinés en 24 sous-axes et 99 projets opérationnels. Et pour chaque projet, ont été définis des objectifs, avec des indicateurs de performance et d’impact. Le cadre théorique est donc bien conçu, avec des mécanismes de suivi et de correction. 

    Lire aussi | Agences Urbaines: les députés planchent toujours sur le projet du gouvernement

    Le 1er axe s’intitule : «Leadership normatif et pilotage stratégique de l’intégrité ». Dans cet axe, l’INPPLC se positionne comme «chef d’orchestre de la politique nationale de probité». Cet axe prévoit aussi une évaluation de la stratégie précédente 2015-2025. Ainsi, l’on apprend qu’une nouvelle stratégie est élaborée sans évaluation préalable de celle d’avant. Il est aussi question de mettre en place «un système national de mesure de la corruption et l’élaboration d’un baromètre national de l’intégrité (…)». L’on va ainsi apprendre à s’observer nous-mêmes avant de l’être de l’extérieur. Espérons que ce regard ne soit pas trop narcissique. L’axe 2 vise une « prévention et détection précoce des risques», en tant que pilier central de la lutte anticorruption. Ce qui suppose au préalable l’existence de «cartographies» permettant de prioriser les « zones à risques élevés ». Ainsi, seront visés en priorité les marchés publics, l’investissement et les services essentiels. Le but est de renforcer la « vigilance institutionnelle ». L’axe 3 est afférent à l’ancrage de la culture de l’intégrité dans la société.

    En effet, la dimension culturelle de la corruption est fondamentale. Elle est la plus profonde et la plus difficile à changer. Ce qui exige une diffusion des valeurs de probité à tous les niveaux et dans tous les domaines, en particulier au sein de la jeunesse. Cet axe est aussi inséparable du soutien au journalisme d’investigation et au rôle fondamental des acteurs de la société civile, notamment les « lanceurs d’alerte ». C’est là un volet récemment malmené et marginalisé dans le nouveau code de procédures pénales.

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    Néanmoins, l’axe 4 essaie d’y remédier à travers la création d’une dynamique partenariale aux niveaux national et international. L’axe 5 est dédié au numérique, comme moteur stratégique de la modernisation de la lutte contre la corruption, en promouvant la dématérialisation des procédures et donc la traçabilité des décisions (…). Enfin, l’axe 6 est consacré à l’instance elle-même, appelée à renforcer qualitativement son propre mode de fonctionnement et d’intervention, aux niveaux national et territorial. 

    Les attentes sociales en matière de transparence sont très fortes. Toute nouvelle carence dans la mise en œuvre effective de cette nouvelle stratégie risque de renforcer encore plus le scepticisme et la méfiance vis-à-vis des institutions, tout en alimentant le nihilisme. La volonté politique demeure le premier moteur à mettre en marche pour éviter de nouvelles déceptions. Le drame actuel à Asfi, suite aux inondations, en est une illustration. Les victimes de la corruption sont aussi les premières victimes des catastrophes pas si naturelles qu’on le pense.

    28 décembre 2025 0 comments
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Immobilier

    Copropriété: la conciliation obligatoire dans la gestion des litiges

    by Wafaa Mellouk 27 décembre 2025
    written by Wafaa Mellouk

    Avec l’entrée en vigueur de la loi n°30-24 modifiant la loi n°18-00 relative à la copropriété des immeubles bâtis, le Maroc amorce un changement significatif dans la gestion des litiges au sein des résidences. En rendant obligatoire la tentative de conciliation avant toute action judiciaire du syndic, le législateur entend promouvoir le règlement amiable des différends, apaiser les tensions entre copropriétaires et syndics et contribuer au désengorgement des tribunaux. Une évolution qui impose de nouvelles pratiques aux gestionnaires et redéfinit les équilibres au sein des copropriétés.

    La réforme introduite par la loi n°30-24 marque une rupture nette avec une approche historiquement dominée par le recours au contentieux. Désormais, le syndic ne peut plus saisir le tribunal pour le recouvrement des charges ou pour d’autres litiges sans avoir préalablement engagé une tentative de conciliation formelle. Pour Dalila Ennaciri, Présidente de l’Association marocaine de la copropriété (AMCOP) et fondatrice de Gestis, cette évolution dépasse le simple ajustement procédural.

    « On passe d’une logique essentiellement contentieuse à une approche plus responsable et plus mature, centrée sur le dialogue et la recherche de solutions durables. »

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    Dans les faits, cette nouvelle obligation oblige les syndics à revoir en profondeur leurs méthodes de travail. Il ne s’agit plus uniquement de constater un manquement et d’enclencher une procédure judiciaire, mais d’instaurer un temps d’échange structuré, documenté et traçable. Cette formalisation de la conciliation institutionnalise des pratiques qui existaient parfois de manière informelle, tout en renforçant le rôle du syndic comme acteur de prévention des conflits.

    Restaurer la confiance 

    Au-delà de l’objectif affiché de désengorger les juridictions, la conciliation préalable s’inscrit dans une ambition plus large : améliorer le climat social au sein des immeubles. L’amendement de l’article 13 de la loi 18-00 ne se limite pas aux seuls défauts de paiement. Il englobe l’ensemble des litiges susceptibles d’émerger dans une copropriété, qu’il s’agisse de l’usage des parties communes, de travaux non autorisés ou de non-respect du règlement intérieur.

    Dans de nombreuses résidences, les tensions trouvent leur origine moins dans la mauvaise foi que dans un déficit de communication et de compréhension mutuelle. La mise en place d’un espace de discussion, même encadré juridiquement, peut ainsi jouer un rôle déterminant. Comme le souligne Dalila Ennaciri,«Lorsque le dialogue est rompu, les conflits ont tendance à se répéter et à s’envenimer.»

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    En favorisant l’explication pédagogique des enjeux collectifs – notamment l’impact des impayés sur l’équilibre financier de la résidence – la conciliation contribue à responsabiliser les copropriétaires et à renforcer leur adhésion aux règles communes. À terme, cette dynamique peut réduire la récurrence des litiges et instaurer une gestion plus apaisée des immeubles.

    Une étape juridique incontournable

    Sur le plan juridique, la tentative de conciliation constitue désormais une preuve préalable indispensable. Son absence peut entraîner le rejet pur et simple de la requête du syndic par le tribunal, avec des conséquences directes sur la trésorerie et le fonctionnement de la copropriété. Cette exigence impose aux syndics une vigilance accrue et une rigueur procédurale renforcée.

    Toutefois, la réforme n’est pas exempte de zones d’ombre. Le texte ne précise ni les délais à accorder pour la conciliation ni les modalités exactes de son déroulement, notamment les parties devant y assister. Une lacune que pointe Dalila Ennaciri, estimant que cette absence de cadrage constitue une faiblesse du dispositif. Dans la pratique, le syndic doit être en mesure de démontrer qu’une tentative réelle et sérieuse de règlement amiable a été engagée, notamment en proposant, dans la mise en demeure, une date et un lieu raisonnables pour la conciliation.

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    Si la légitimité du mécanisme en matière de désengorgement des tribunaux et de fluidification du fonctionnement des résidences est largement reconnue, son efficacité reste contrastée selon la nature des litiges. Pour les défauts de paiement persistants, la conciliation intervient souvent après l’épuisement des démarches amiables et du délai légal, ce qui en limite la portée. En revanche, pour les litiges liés aux parties communes ou aux infractions au règlement de copropriété, la médiation apparaît comme un levier potentiellement plus efficace.

    En instaurant la conciliation préalable comme passage obligé, la réforme redessine le rôle du syndic et ouvre la voie à une gouvernance plus participative et préventive des copropriétés. Reste désormais à accompagner cette évolution par des clarifications réglementaires et une montée en compétence des acteurs pour en garantir l’efficacité durable.

    3 questions à Dalila Ennaciri,Présidente de l’Association marocaine de la copropriété (AMCOP) et fondatrice de Gestis

    Challenge : La loi n°18-00, telle que modifiée par la loi n°30-24, rend désormais obligatoire la tentative de conciliation avant toute action judiciaire du syndic. En quoi ce mécanisme marque-t-il un tournant dans la gestion des litiges de copropriété au Maroc ?
    Dalila Ennaciri : L’instauration de la conciliation préalable constitue, à mon sens, un véritable changement de paradigme dans la gestion des litiges en copropriété au Maroc. On passe d’une logique essentiellement contentieuse à une approche plus responsable et plus mature, centrée sur le dialogue et la recherche de solutions durables. Dans la pratique, on constate souvent que les procédures judiciaires, bien qu’indispensables dans certains cas, arrivent tardivement et laissent des traces dans la vie des résidences. Cette nouvelle approche oblige le syndic à revoir ses méthodes au quotidien. Il ne s’agit plus uniquement de constater un impayé et d’engager une action, mais de prendre le temps d’échanger, de comprendre les situations et d’expliquer les enjeux collectifs liés aux charges. Cette étape formelle de conciliation structure ce qui, dans la réalité, se faisait parfois de manière informelle. Elle pousse le syndic à professionnaliser davantage ses échanges, à documenter ses démarches et à adopter une posture plus proactive, tournée vers la prévention des conflits plutôt que leur judiciarisation systématique.

    Challenge : Comment la conciliation préalable peut-elle contribuer à rétablir un climat de confiance entre syndics et copropriétaires ?
    D.E. : Tout d’abord, il faut noter que l’étape médiation objet de l’amendement de l’article 13 de la loi 18-00 modifié ne concerne pas que le défaut de paiement. Il s’agit d’une étape devenue indispensable pour tous les litiges dans une copropriété.  Au-delà de l’aspect judiciaire, la conciliation préalable est censée influer la qualité du climat social au sein des copropriétés. Dans de nombreux cas, les tensions naissent moins d’un refus de payer que d’un sentiment d’incompréhension ou de distance entre les copropriétaires et l’organe de gestion. Lorsque le dialogue est rompu, les conflits ont tendance à se répéter et à s’envenimer.
    L’expérience montre que lorsqu’un espace de discussion est instauré, même dans un cadre formel, les échanges deviennent plus constructifs. Le copropriétaire comprend mieux l’impact de sa situation sur l’équilibre financier de la résidence, et le syndic peut rappeler son rôle de garant de l’intérêt collectif, avec pédagogie et transparence. Cette démarche contribue progressivement à rétablir la confiance, à responsabiliser chacun et à limiter les situations de blocage récurrentes. À terme, elle favorise une gestion plus apaisée et une meilleure adhésion aux règles de la copropriété.

    Challenge : La tentative de conciliation constitue désormais une preuve préalable indispensable avant toute saisine du tribunal. Quels sont, selon vous, les risques pour les syndics qui ne respecteraient pas cette étape obligatoire ?
    D.E. : Sur le plan juridique et opérationnel, la conciliation préalable s’impose désormais comme une étape incontournable. Le premier résultat direct et le refus de la requête que le syndic va recevoir du tribunal s’il ne respecte pas cette étape devenue clé. Son absence peut fragiliser toute action ultérieure, avec des conséquences concrètes pour la copropriété, notamment en matière de délais de recouvrement et de trésorerie. C’est une réalité à laquelle les syndics sont de plus en plus confrontés, et qui impose une vigilance accrue dans le traitement des dossiers. Il faut prendre ça pour un formalisme supplémentaire indispensable. 
    Le syndic doit être en mesure de démontrer qu’une tentative réelle de règlement amiable a été engagée. Lorsqu’elle est bien conduite, cette étape ne constitue pas une contrainte supplémentaire. Il faut adresser dans la mise en demeure de paiement une proposition de date et lieu raisonnable. Je dis raisonnable, car le législateur n’a pas précisé et c’est une faiblesse de ce décret, le délai à octroyer pour la conciliation ni qui doit être présent. 
    Pour conclure, je dirais que ce décret a toute sa légitimité pour désengorger les tribunaux et fluidifier le fonctionnement d’une résidence. Je pense personnellement que pour ce qui est des défauts de paiement, je ne pense pas qu’il soit d’une grande efficacité, car le syndic n’arrive à la mise en demeure qu’après épuisement de l’amiable et du délai légal de 30 jours de la mise en demeure légale. Ce n’est pas une médiation je pense qui va changer quelque chose. En revanche pour les autres litiges, modification de parties communes, grandes infractions ou autres, la médiation sera certainement plus efficace comme étape clé.

    27 décembre 2025 0 comments
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    Association professionnelle

    BTP: les laboratoires d’essais s’unissent au sein d’une fédération nationale

    by Wafaa Mellouk 27 décembre 2025
    written by Wafaa Mellouk

    Longtemps éclaté entre spécialités techniques et associations professionnelles, le paysage des laboratoires d’essais et de contrôle du BTP marocain se dote, pour la première fois, d’un cadre fédérateur. Avec la création de la Fédération Interprofessionnelle des Laboratoires d’Essais et de Contrôle (FILEC), le secteur franchit un cap stratégique : structuration de la profession, harmonisation des pratiques, montée en standards et projection africaine. Une évolution majeure pour un maillon clé de la sécurité, de la fiabilité et de la compétitivité des grands chantiers nationaux. 

    Le 8 décembre 2025, restera comme une date de référence pour l’écosystème du bâtiment et des travaux publics au Maroc. Ce jour-là, cinq associations représentant les principaux métiers des laboratoires d’essais et de contrôle ont officialisé la création de la Fédération Interprofessionnelle des Laboratoires d’Essais et de Contrôle (FILEC). Une première au Maroc, qui vient répondre à un besoin longtemps exprimé par les professionnels : parler d’une seule voix et structurer durablement un secteur stratégique, mais jusque-là fragmenté.

    La FILEC regroupe l’Association Marocaine des Laboratoires d’Essais et de Contrôle (AMLEC), l’Association Marocaine des Laboratoires de Géophysique (AMLG), l’Association des Laboratoires Marocains de Géophysique (ALMG), l’Association des Laboratoires d’Expertise de Bâtiment (ALEB) et l’Association Cercle des Géotechniciens Marocains (ACGM). Ensemble, elles couvrent un spectre de compétences essentielles, allant de la géotechnique à la géophysique, en passant par les essais et contrôles, l’investigation maritime, l’expertise du bâtiment, le contrôle qualité et la recherche et développement.

    Lire aussi | Listes électorales : dernière chance d’inscription avant le 31 décembre

    Pour les professionnels du secteur, la création de cette fédération marque un changement d’échelle. « La création de la FILEC est une étape décisive pour professionnaliser et fiabiliser l’écosystème des laboratoires du BTP au Maroc. Notre ambition est claire, garantir la qualité et la transparence des contrôles qui fondent la sécurité des infrastructures nationales et soutiennent la compétitivité du secteur», affirme M. Omar Moudden, Président élu de la FILEC. Il ajoute que cette nouvelle organisation permettra « d’unifier les pratiques, d’élever les standards techniques et de renforcer la confiance entre laboratoires, institutions publiques et maîtres d’ouvrage ».

    Derrière cette initiative, il y a la volonté de repositionner les laboratoires comme des acteurs centraux de la chaîne de valeur du BTP. Dans un contexte marqué par l’accélération des grands projets structurants, la montée des exigences normatives et la pression accrue sur les délais et les coûts, la fiabilité des essais et des contrôles devient un enjeu de souveraineté technique autant qu’économique. La FILEC entend ainsi jouer un rôle d’interface entre les professionnels, les pouvoirs publics et les donneurs d’ordre, tout en contribuant à une meilleure lisibilité du secteur.

    La fédération a officiellement lancé ses travaux lors d’une cérémonie organisée le lundi 8 décembre 2025 au Centre d’accueil et de conférences du Ministère de l’Équipement et de l’Eau à Rabat. L’événement, qui a réuni représentants ministériels, institutions publiques, fédérations professionnelles et acteurs du BTP, a marqué le coup d’envoi du plan stratégique 2025–2030 et la signature des premiers partenariats institutionnels. Cette feuille de route traduit une ambition claire : structurer l’accès à la profession, renforcer les compétences, instaurer un label national dédié à la fiabilité des laboratoires, publics comme privés, et porter la voix du secteur auprès des autorités de régulation.

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    Au-delà de l’organisation interne, la FILEC se projette déjà vers l’avenir. La fédération place la transformation numérique au cœur de sa stratégie, misant sur l’automatisation des procédures, la traçabilité digitale, l’exploitation des données et l’intelligence artificielle appliquée aux essais et au contrôle. L’objectif est d’améliorer à la fois la transparence, la rapidité d’exécution et la performance opérationnelle des laboratoires, dans un environnement où la qualité des données devient aussi importante que la qualité des matériaux.

    Cette vision dépasse les frontières nationales. La FILEC revendique une ambition africaine assumée, dans la continuité du positionnement du Maroc comme hub régional du BTP et de l’ingénierie. « Nous voulons faire du Maroc une référence régionale en ingénierie d’essais et d’expertise — non seulement grâce à des standards techniques élevés, mais aussi par des partenariats renforcés avec nos voisins africains et des solutions numériques innovantes», souligne le Président de la fédération. Une orientation stratégique qui s’inscrit dans la dynamique d’exportation du savoir-faire marocain et de coopération scientifique Sud-Sud.

    Lire aussi | Somasteel inaugure l’extension de son usine à Nouaceur

    Portée par un bureau fondateur représentatif des différentes expertises du secteur, la FILEC se veut inclusive et fédératrice. Elle invite l’ensemble des acteurs du BTP et de la construction à rejoindre cette dynamique collective, avec l’ambition de consolider durablement la qualité des infrastructures marocaines et d’accompagner les grands chantiers nationaux à l’horizon 2030 et au-delà. Dans un secteur où la confiance se construit sur la rigueur scientifique et la crédibilité technique, la création de la FILEC apparaît comme un signal fort : celui d’une profession qui s’organise pour répondre aux standards d’un Maroc en pleine transformation.

    27 décembre 2025 0 comments
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    Alerte météo

    Fortes pluies, neige et grand froid dans plusieurs provinces

    by Challenge avec MAP 27 décembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    De fortes averses orageuses avec chutes de grêle et rafales de vent sporadiques, des chutes de neige, de fortes rafales de vent et un temps froid sont prévus de samedi à lundi dans plusieurs provinces du Royaume, a annoncé la Direction générale de la météorologie (DGM).

    Ainsi, de fortes averses orageuses (40-55 mm) avec chutes de grêle et rafales de vent sporadiques sont prévues de samedi à 11H00 à dimanche à 12H00 dans les provinces de Taroudant, Chtouka- Ait Baha, Essaouira, Agadir-Ida-Ou-Tanane et Inezgane-Ait Melloul, indique la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange.

    Les provinces d’Al Haouz, Azilal, Settat, El Jadida, Safi, Sidi Bennour, Youssoufia, Beni Mellal, Tiznit, Chichaoua, Mohammadia, Khenifra, Fquih Ben Salah, Khouribga, Rabat, Khemisset, Casablanca, Mediouna, Berrechid, Benslimane, Skhirate-Temara, Marrakech, Rehamna, Salé, El Kelaa des Sraghna et Nouaceur, connaîtront le même phénomène avec des cumuls pluviométrique compris entre 25 et 40 mm.

    De même, des précipitations comprises entre 40 et 70 mm toucheront les provinces de Larache, Fahs-Anjra, Taounate, Al Hoceima, Sidi Slimane, Sidi Kacem, Kénitra, Chefchaouen, M’Diq-Fnideq, Tétouan, Tanger-Assilah et Ouezzane, de samedi à 15H00 à dimanche à 23H00.

    Des chutes de neige au-delà de 1.500 mètres d’altitude variant entre 10 et 30 cm sont également attendues de samedi à 12H00 à lundi à 06H00 dans les provinces d’Azilal, Midelt, Ouarzazate, Ifrane, Al Haouz, Boulemane, Khénifra, Chichaoua, Taroudant, Chefchaouen, Al Hoceima, Béni Mellal et Tinghir.

    Aussi, de fortes rafales de vent allant de 75 à 85 km/h sont prévues dimanche de 10H00 à 20H00 dans les provinces de Midelt, Kénitra, Tanger-Assilah, Ouezzane, Larache, Chefchaouen, Sidi Slimane et Sidi Kacem.

    Par ailleurs, un temps froid avec des températures oscillant entre -07 et -03 °C s’installera samedi et dimanche dans les provinces de Midelt, Boulemane, Tinghir, Azilal, Chichaoua, Ouarzazate, Al Haouz, Taroudant et Ifrane.

    27 décembre 2025 0 comments
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    Industrie pharmaceutique

    Bayer Maroc : l’usine de Casablanca, levier de développement régional

    by David Jérémie 27 décembre 2025
    written by David Jérémie

    Bayer Maroc a célébré récemment le 20ᵉ anniversaire de son site de production de Casablanca, la seule usine du Groupe en Afrique. L’événement marque deux décennies d’excellence industrielle et de partenariat avec le Maroc, illustrant le rôle stratégique de l’usine dans l’accès aux soins et la croissance économique régionale.

    Il faut dire que depuis sa création en 2005, l’usine de Nouaceur s’est imposée comme un hub stratégique pour les médicaments de santé familiale et les compléments alimentaires, desservant 42 pays de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Avec un chiffre d’affaires annuel de 340 millions de dirhams, dont 250 millions à l’export, le site contribue au renforcement de la position du Maroc comme centre régional de fabrication de produits de santé. A ce jour, il emploie 104 collaborateurs et bénéficie de certifications nationales et internationales telles que GMP, HACCP, ONSSA, HALAL, TANZANIA GMP, EU GMP, ainsi qu’une préparation en cours pour la certification IFS Food.

    Lors de la cérémonie, Amina L’Kima, Directrice générale de Bayer Maroc, a déclaré : «depuis vingt ans, notre usine de Casablanca incarne l’engagement de Bayer envers le Maroc et la région. Elle ne se limite pas à produire des médicaments, elle ouvre l’accès à des solutions de santé de qualité et contribue au développement économique local».

    Lire aussi | Souveraineté alimentaire : Bayer Maroc confirme son rôle stratégique

    Si cet événement a offert aux invités l’occasion de découvrir les lignes de production de l’usine de Nouaceur, il a également permis de mieux appréhender les projets d’investissement à venir. Selon Ahmed Mellal, Directeur de l’usine Bayer de Casablanca, ce site, qui produit près de 800 millions de comprimés et gélules par an, principalement destinés aux marchés français, italien et espagnol, s’inscrit dans une dynamique de développement ambitieuse.

    En effet, un vaste programme d’investissement est en cours : extension des laboratoires de contrôle qualité, triplement des capacités de production d’ici 2027, recrutement progressif pour atteindre 160 collaborateurs, mise en place d’énergies renouvelables et adoption de packagings respectueux de l’environnement. Bayer prévoit également l’intégration de la marque Rennie et le lancement, d’ici 2026, d’une ligne de conditionnement spécifique destinée au e-commerce international. Ces investissements, estimés à 30 millions de dirhams, visent à renforcer la compétitivité du site et à en faire un pôle de référence pour Bayer Pharma sur le continent africain.

    Lire aussi | Le Maroc au cœur des ambitions africaines de Bayer

    «Notre succès repose sur la passion de nos collaborateurs et notre quête d’excellence opérationnelle. À l’avenir, nous renforcerons notre rôle de centre régional d’excellence, en misant sur l’innovation et la durabilité pour répondre aux besoins de santé en constante évolution», a déclaré Ahmed Mellal. Il a également insisté sur l’impact local : «au-delà de la production, notre présence à Casablanca a permis de créer des emplois, de soutenir les fournisseurs locaux et de contribuer à des initiatives communautaires». De son côté, Stefan Bantle, ministre-conseiller Chef du service économique à l’Ambassade d’Allemagne à Rabat, a salué «un modèle d’excellence industrielle et du partenariat entre le Royaume et la République fédérale», rappelant que les entreprises allemandes créent plus de 35 000 emplois au Maroc.

    Lire aussi | Somasteel inaugure l’extension de son usine à Nouaceur

    Rappelons que pour la première fois, l’usine Bayer Pharma de Casablanca a ouvert ses portes à la presse. Encadrée par la directrice qualité, la visite s’est déroulée sous des règles strictes de sécurité et de conformité, avec port de masques, gants et blouses de protection. Les journalistes ont pu découvrir les principales étapes de la chaîne de production, dont le laboratoire de contrôle, garant de la qualité des produits, le magasin de stockage des matières premières, l’espace production et enfin l’espace emballage, ultime étape avant la mise sur le marché. Une ouverture inédite qui a permis de mettre en lumière l’importance de chaque maillon du processus, du contrôle qualité initial jusqu’au conditionnement final, tout en illustrant l’engagement de Bayer Pharma Maroc à maintenir un haut niveau d’excellence industrielle et à renforcer le rôle du Royaume comme hub régional de santé.

    27 décembre 2025 0 comments
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    Economie

    Dirham, réserves, liquidité : l’essentiel des indicateurs hebdomadaires de BAM

    by Challenge 27 décembre 2025
    written by Challenge

    Bank Al-Maghrib (BAM) a publié ses indicateurs hebdomadaires pour la période du 18 au 24 décembre 2025, mettant en lumière plusieurs évolutions marquantes.

    Dans le détail, le dirham s’est apprécié de 0,5% face au dollar américain, tout en enregistrant une légère dépréciation de 0,1% vis-à-vis de l’euro, reflétant les mouvements récents sur le marché des devises. Durant cette même période, aucune opération d’adjudication n’a été réalisée sur le marché des changes, confirmant une relative stabilité des interventions.

    Lire aussi | Challenge N°996 • Du 26 décembre 2025 au 8 janvier 2026

    Par ailleurs et selon BAM, les avoirs officiels de réserve se sont établis à 438,2 milliards de dirhams au 19 décembre, en hausse de 0,5% sur une semaine et de 17,4% sur une année, traduisant une consolidation notable des réserves du Royaume. Le volume moyen quotidien des interventions de BAM a atteint 157,4 milliards de dirhams, illustrant l’importance des opérations de régulation menées par la Banque centrale.

    Enfin, lors de l’appel d’offres du 24 décembre, BAM indique avoir injecté 69,3 milliards de dirhams sous forme d’avances à 7 jours, contribuant à soutenir la liquidité bancaire et à assurer le bon fonctionnement du système financier.

    27 décembre 2025 0 comments
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    Sommaire

    Challenge N°996 • Du 26 décembre 2025 au 8 janvier 2026

    by Saad Waddy 27 décembre 2025
    written by Saad Waddy

    À LA UNE
    2026 : une année transitoire fiscalement calme
    CAN 2025 : un coup d’envoi royal et une victoire des Lions de l’Atlas

    INTERVIEWS
    Seddiq Hassani, Directeur général d’Ingelec
    Youssef Guerraoui Filali, Président du Centre Marocain pour la Gouvernance et le Management

    PORTRAIT
    Rochdi Chmali, Directeur associé de CLA Expact Maroc

    SCANNER – ACTUALITÉ
    MFM Radio / Décryptage : Gouverner, c’est anticiper
    Académie du Royaume : Les enjeux d’une lecture renouvelée du texte sacré
    Opération « Grand Froid » : Le gîte et le couvert pour les sans-abri
    Divertissement : Une économie en quête de rentabilité
    Brèves Politique

    ENTREPRISES & MARCHÉS
    Intérim : Le secteur se structure au Maroc
    Immobilier : L’impasse des logements vides
    La digitalisation des bureaux de change : Un tournant stratégique pour le Maroc
    Digital & High-Tech
    Brèves Business

    AUTOMOBILE
    Actu : GWM intensifie son développement sur le marché marocain
    Soueast S05 : Polyvalence et compétitivité au rendez-vous
    Brèves Auto

    MAGAZINE
    Sport : Sommet de l’haltérophilie à Doha : pluie de médailles et domination régionale
    Société : « Notre société moderne est implacablement en proie à un vide existentiel »
    Culture : Jazz sous l’Arganier : Essaouira célèbre le dialogue des mondes pour une 9e édition d’exception

    INTERNATIONAL
    Le droit international en crise
    La Chine, nouveau leader mondial de l’innovation

    27 décembre 2025 0 comments
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    Politique

    Listes électorales : dernière chance d’inscription avant le 31 décembre

    by Challenge 27 décembre 2025
    written by Challenge

    L’opération de dépôt des demandes d’inscription dans le cadre de la révision annuelle des listes électorales générales pour l’année 2026 prendra fin le 31 décembre, rappelle le ministère de l’Intérieur. À cette occasion, le ministre invite les citoyennes et citoyens non-inscrits, remplissant les conditions légales et âgés d’au moins 18 ans, ou devant atteindre cet âge au plus tard le 31 mars 2026, à présenter leurs demandes d’inscription avant le 31 décembre 2025.

    De même, les citoyens et citoyennes ayant changé leur lieu de résidence sont appelés à soumettre, dans les mêmes délais, leurs demandes de transfert d’inscription à la liste électorale de la commune ou l’arrondissement dont relève leur nouveau domicile. Concernant les citoyens et citoyennes inscrits sur ces listes, qui ont changé le lieu de résidence dans la même commune ou le même arrondissement, ils doivent, dans les mêmes délais, en informer l’autorité administrative dont relève leur nouveau domicile afin d’actualiser leur adresse dans la liste électorale de la commune ou arrondissement concerné.

    Lire aussi | Loi de Finances 2026: le secteur du sport en réforme…

    Les citoyens et citoyennes concernés peuvent déposer leurs demandes auprès des autorités administratives locales dont relève leur lieu de résidence ou directement via le site «www.listeselectorales.ma». Par ailleurs, les citoyens et citoyennes déjà inscrits sur les listes électorales peuvent vérifier leurs données personnelles contenues dans ces listes auprès des autorités locales dont relève leur nouveau lieu de résidence ou en envoyant un SMS au numéro gratuit 2727, conclut le communiqué.

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    Football

    CAN 2025 : Maroc-Zambie, un duel décisif pour les huitièmes

    by David Jérémie 27 décembre 2025
    written by David Jérémie

    Le Maroc a fait match nul face au Mali (1-1), vendredi soir au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, lors de la deuxième journée du Groupe A de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Les Lions de l’Atlas avaient pourtant pris l’avantage grâce à un pénalty transformé par Brahim Diaz dans le temps additionnel de la première période (45e+5), avant que Lassine Sinayoko n’égalise pour le Mali, également sur pénalty, à la 64e minute.

    Ce résultat, jugé «frustrant» par le sélectionneur national Walid Regragui, permet néanmoins aux Lions de l’Atlas de conserver la tête du groupe avec 4 points. Derrière, la Zambie et le Mali comptent chacun 2 points, tandis que les Comores ferment la marche avec une seule unité. «Nous avons affronté une solide équipe malienne. Nous pouvions tuer le match, mais ce nul va nous servir pour la suite. C’était une belle opposition», a expliqué Regragui en conférence de presse, avant d’ajouter : «notre objectif est de terminer premiers de notre groupe. Les joueurs n’ont pas lâché et ont donné beaucoup d’intensité». 

    Lire aussi | Football: Visit Rwanda, la marque qui rapporte des millions d’euros…

    Désigné homme du match, Neil El Ainaoui a lui aussi exprimé sa déception : «ce n’est pas le résultat qu’on espérait. Il faut passer à autre chose, corriger les erreurs et se concentrer sur le prochain match». Justement, la troisième et ultime journée s’annonce donc décisive. Lundi 29 décembre à 20h00, toujours au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat, les Lions de l’Atlas affronteront la Zambie, surnommée les «Chipolopolos». Ces derniers, contraints à l’exploit, savent qu’une victoire est indispensable pour espérer atteindre les huitièmes de finale. Avec des atouts offensifs comme Patson Daka (Leicester City) et Fashion Sakala (Al-Fayha), ils arrivent à Rabat déterminés et ambitieux. Il va sans dire que le rendez-vous de lundi promet une atmosphère électrique, où le Maroc, soutenu par son public cherchera à confirmer son statut de favori et valider sa qualification. 

    Lire aussi | Des records à battre à la CAN

    Dans ce contexte, le retour attendu d’Achraf Hakimi constitue une donnée majeure. Touché à la cheville début novembre et ménagé face aux Comores puis au Mali, le latéral du PSG n’a pas encore retrouvé la compétition. Prudent jusque-là, Walid Regragui a annoncé après le dernier match que son capitaine et Ballon d’Or africain 2025 devrait être de la partie contre la Zambie, offrant ainsi un renfort précieux aux Lions de l’Atlas pour ce duel décisif.

    27 décembre 2025 0 comments
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