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  • Economie

    Maroc: la demande intérieure en forte hausse au T3-2025

    by Challenge avec MAP 31 décembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    La demande intérieure a enregistré une forte hausse de 7,6% au troisième trimestre 2025 (T3-2025), au lieu de 5,9% durant la même période de 2024, ce qui représente une contribution de 8,3 points à la croissance économique nationale , contre 6,5 points une année auparavant.

    D’après la note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur la situation économique dans le Royaume au troisième trimestre, l’investissement brut (formation brute de capital fixe, variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeur) a enregistré une forte hausse de 15% au lieu de 11,8% la même période de l’année précédente, contribuant à la croissance de 4,6 points au lieu de 3,5 points, fait savoir la même source.

    La consommation finale des administrations publiques, de son côté, a connu une augmentation de son taux d’accroissement passant de 5,5% au troisième trimestre 2024 à 7,4%, contribuant pour 1,3 point à la croissance économique au lieu de 1 point.

    Lire aussi | La pêche au poulpe reprend ses droits, amélioration des stocks

    La note fait aussi état d’une hausse de 3,9% des dépenses de consommation finale des ménages, au lieu de 3% le même trimestre de l’année précédente, contribuant pour 2,3 points à la croissance contre 1,8 point.

    Au niveau des échanges extérieurs, les importations de biens et services en volume ont enregistré une hausse de 15,3% au lieu de 11,1% la même période de l’année 2024, avec une contribution négative à la croissance de 7,7 points au lieu d’une contribution négative de 5,8 points.

    Lire aussi | Les retenues d’eau à 1.770 millions m3 depuis septembre

    Les exportations ont affiché un ralentissement de leur taux d’accroissement passant de 10,1% le troisième trimestre 2024 à 8,2%, avec une contribution à la croissance de 3,4 points au lieu de 4,3 points le même trimestre de l’année dernière.

    Dans ce cadre, les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé, au troisième trimestre 2025, une contribution négative à la croissance de 4,3 points au lieu d’une contribution négative de 1,5 point une année passée.

    31 décembre 2025 0 comments
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    Automobile

    BYD confirme son ascension et domine le marché électrique mondial

    by David Jérémie 30 décembre 2025
    written by David Jérémie

    Le constructeur chinois BYD s’apprête à ravir à Tesla la première place mondiale des ventes de véhicules 100 % électriques en 2025. Une bascule historique, portée par l’expansion fulgurante du groupe de Shenzhen et par les difficultés rencontrées par son rival américain.

    Faut-il se souvenir qu’à fin novembre, BYD avait déjà vendu 2,066 millions de véhicules électriques, devenant le premier constructeur à franchir ce cap. Tesla, pour sa part, totalisait 1,217 million d’unités à fin septembre. Les résultats annuels des deux groupes seront publiés prochainement, mais l’avance de BYD semble désormais difficile à combler

    Pour ce qui est de Tesla, le groupe d’Austin a profité au troisième trimestre d’un effet d’aubaine lié à l’arrêt d’un crédit d’impôt aux États-Unis, ce qui a dopé ses livraisons (+7 % sur un an). Mais les analystes anticipent un net ralentissement au quatrième trimestre, avec des prévisions comprises entre 405 000 et 449 000 véhicules, soit une baisse de près de 10 % sur un an.

    Lire aussi | Maroc : Tesla poursuit son recrutement pour bâtir son équipe locale

    Par ailleurs, les ventes de la marque chère à Elon Musk souffrent d’une transition électrique plus lente que prévu, d’une concurrence accrue et d’un environnement politique et réglementaire complexe aux États-Unis, marqué notamment par la mise en place de droits de douane plus élevés sur les véhicules chinois. Rappelons aussi que l’image de la marque a également été ternie par la proximité affichée M. Musk avec le président américain, entraînant des appels au boycott mondiaux, notamment en Europe.

    BYD met le turbo

    Malgré une rentabilité fragilisée en Chine par la prudence des consommateurs, BYD poursuit une expansion internationale soutenue. Le groupe est considéré comme un pionnier dans l’installation de capacités de production et d’approvisionnement à l’étranger, une stratégie qui lui permet de limiter l’impact des barrières douanières et de consolider sa présence sur les grands marchés mondiaux. En visite officielle au Maroc mi-novembre, Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, avait levé le voile sur les ambitions mondiales du constructeur chinois.

    Elle a rappelé que cette dynamique internationale s’appuie sur une capacité d’innovation exceptionnelle, portée par plus de 120 000 ingénieurs. Le groupe revendique à ce jour plus de 65 000 brevets déposés, soit une moyenne de 45 brevets par jour, et une présence dans plus de 100 pays, avec un effectif dépassant le million de collaborateurs. A noter que BYD figure désormais au classement Fortune Global 500 (91e place) et ambitionne d’intégrer le Top 20 d’ici 2030.

    Lire aussi | BYD dévoile ses ambitions pour le Maroc sous la voix de sa Vice-présidente, Stella Li

    Pour Tesla, l’avenir se jouera en 2026 autour de la conduite autonome (FSD) et du lancement de nouveaux produits, comme le Cybercab ou des versions plus abordables des Model 3 et Y. Les analystes estiment ses ventes entre 1,86 et 1,98 million de véhicules cette année-là. En attendant, 2025 restera comme l’année où BYD, longtemps outsider, a pris la pole position du marché mondial du tout-électrique, confirmant la montée en puissance des constructeurs chinois face aux pionniers américains et européens.

    30 décembre 2025 0 comments
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    Business

    Les grands deals en Afrique en 2025

    by Ismail Saraoui 30 décembre 2025
    written by Ismail Saraoui

    Des introductions en Bourse marquantes au Maroc à l’impact des droits de douane américains sur l’économie commerciale africaine, en passant par les investissements croissants des géants de la tech dans les infrastructures et l’arrivée massive des fabricants chinois en Afrique… Zoom sur les deals qui ont marqué l’Afrique en 2025.

    L’année 2025 s’impose comme un point de bascule pour les économies africaines. À la croisée des tensions géopolitiques mondiales, du ralentissement des financements privés et de la recomposition des chaînes de valeur, le continent n’est plus seulement un terrain d’expérimentation, mais un espace stratégique. Des marchés financiers aux infrastructures numériques, en passant par l’énergie, la distribution et la mobilité, les décisions prises cette année traduisent une montée en puissance progressive, mais assumée, de l’Afrique dans l’économie mondiale. Cette séquence révèle une transformation silencieuse mais profonde : l’Afrique change d’échelle. Les introductions en bourse de fintechs rentables, les acquisitions transfrontalières majeures, les investissements massifs dans le cloud, l’intelligence artificielle ou les câbles sous-marins traduisent une consolidation des acteurs et une volonté de structuration durable.

    Enfin, derrière la diversité apparente des événements – de Casablanca à Johannesburg, de Lagos à Nairobi– se dessine une même dynamique : celle d’un continent qui internalise ses enjeux de souveraineté économique tout en attirant les stratégies des grands groupes mondiaux. Cette troisième séquence du bilan 2025 met ainsi en lumière un tournant décisif, où l’industrie, la finance de marché et le numérique deviennent les piliers d’une Afrique qui prépare méthodiquement la décennie à venir.

    1. Cash Plus devient la première fintech cotée en bourse au Maroc

    Événement historique pour l’Afrique du Nord, la fintech marocaine Cash Plus a réalisé son introduction en bourse à Casablanca, valorisée à 550 millions de dollars. L’opération a permis de lever 82,5 millions de dollars grâce à une levée de fonds mixte et une sortie partielle de fonds de private equity, faisant de Cash Plus la première fintech cotée en bourse de la région. Mediterrania Capital Partners a cédé une partie de sa participation, tandis que les familles fondatrices ont conservé le contrôle pendant une période de blocage de sept ans. Avec 5 000 agences et 2 millions d’utilisateurs de son application, Cash Plus s’est positionnée comme une fintech rentable et versant des dividendes, redéfinissant les attentes en matière d’introductions en bourse en Afrique du Nord.

    2. La fiscalité au Nigéria : le dilemme « petites entreprises contre grandes entreprises »

    Le Nigeria a confirmé que sa réforme fiscale la plus ambitieuse depuis des décennies entrera en vigueur en janvier 2026, suite à l’adoption de plusieurs projets de loi relatifs aux impôts et aux finances en 2024. Intitulée « Loi de réforme fiscale de 2025 », elle instaure un système à plusieurs niveaux simplifié mais rigoureux. Les réformes élargissent le champ d’application de la TVA, renforcent son contrôle et formalisent la taxation des services numériques, avec des exemptions pour les personnes physiques dont le revenu annuel est inférieur à environ 800 000 NGN (500 USD). Par ailleurs, les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 millions de NGN sont largement exonérées d’impôt sur les sociétés et de la nouvelle taxe de développement de 4 %, tandis que les grandes entreprises seront davantage impactées.

    Avec une inflation qui devrait dépasser les 30 % pendant une grande partie de l’année 2025, les campagnes sur les réseaux sociaux contre cette taxe ont connu une forte augmentation. Les sondages montrent que seulement 18 % des Nigérians font confiance au gouvernement quant à l’utilisation efficace des recettes fiscales, ce qui souligne la profonde crise de légitimité qui entoure cette réforme.

    3. OmniRetail acquiert Traction Apps pour créer un géant de la fintech B2B dans le secteur des biens de consommation courante.

    OmniRetail a fait l’acquisition de la startup nigériane de paiement Traction Apps grâce au soutien de Ventures Platform, intégrant ainsi les solutions de point de vente et les outils marchands de Traction à OmniPay. La plateforme combinée dessert désormais 180 000 détaillants, traite plus de 2 000 milliards de nairas par an et facilite l’octroi de plus de 200 milliards de nairas de prêts grâce à un système de notation de crédit basé sur les transactions. Cette acquisition renforce la stratégie d’OmniRetail visant à dominer la chaîne d’approvisionnement informelle des biens de consommation courante en Afrique en unifiant commerce, paiements et crédit au sein d’une infrastructure unique.

    4. Canal+ finalise le rachat de MultiChoice pour 3 milliards de dollars.

    En septembre 2025, le rapprochement tant attendu entre le géant français des médias Canal+ et MultiChoice est devenu officiel. Canal+ a finalisé l’accord de 3 milliards de dollars , acquérant plus de 94 % du capital de MultiChoice après avoir obtenu les autorisations réglementaires dans plusieurs juridictions. Cette opération a entraîné la radiation de MultiChoice de la Bourse de Johannesburg, des changements au sein de sa direction et le regroupement de plus de 40 millions d’abonnés dans 70 pays au sein d’un seul groupe de médias. Elle a marqué la plus importante acquisition de médias en Afrique et a symbolisé le transfert du contrôle des droits sportifs, de la production de contenu et de l’économie de la télévision payante vers les conglomérats mondiaux.

    5. Optasia fait son entrée à la Bourse de Johannesburg (JSE) avec une valorisation de 1,3 milliard de dollars américains.

    Optasia, plateforme de crédit basée sur l’intelligence artificielle, a fait son entrée à la Bourse de Johannesburg en octobre 2025, levant 1,3 milliard de rands et atteignant une valorisation d’environ 1,3 milliard de dollars américains . Présente sur 40 marchés grâce à des partenariats avec les opérateurs télécoms MTN et Orange, Optasia utilise une intelligence artificielle propriétaire pour proposer des crédits numériques aux personnes non bancarisées. Cette introduction en bourse a positionné Johannesburg comme une option viable pour les fintechs panafricaines souhaitant s’implanter sur le marché public, dans un contexte de raréfaction des financements privés.

    6. Microsoft investit 300 millions de dollars dans les infrastructures cloud et d’IA de l’Afrique du Sud.

    Microsoft a annoncé un investissement de 300 millions de dollars pour développer l’infrastructure cloud et d’IA de l’Afrique du Sud d’ici 2027, s’ajoutant aux 1,1 milliard de dollars déjà investis depuis 2022. Cet investissement cible la capacité Azure, les centres de données et les outils d’IA, et finance également 50 000 certifications techniques. Cette initiative renforce le rôle de l’Afrique du Sud en tant que pôle numérique continental, face à la demande mondiale croissante d’infrastructures d’IA localisées.

    7. La raffinerie Dangote devient le principal point chaud industriel du Nigeria

    La raffinerie Dangote, d’une valeur de 20 milliards de dollars, a sombré dans la crise quelques mois après sa mise en service. Des conflits liés à la distribution de carburant, à la syndicalisation, à l’approvisionnement en pétrole brut et aux prix ont dégénéré en grèves nationales. Le projet de la raffinerie de déployer 10 000 camions au GNC pour contourner les distributeurs de carburant a provoqué une vive réaction des travailleurs, entraînant des licenciements, la paralysie des organismes de réglementation du secteur pétrolier et des pertes de production d’électricité supérieures à 1 000 mégawatts. Malgré une capacité de près de 650 000 barils par jour et un approvisionnement en pétrole brut provenant jusqu’à 60 % des États-Unis, la raffinerie a mis en lumière la dépendance systémique et politique d’un seul actif privé.

    8. Le déclin de Shoprite devient visible sur le terrain

    Autrefois leader incontesté du commerce de détail africain, Shoprite a vu ses difficultés s’accroître en 2025, entre rayons vides, fermetures de magasins et réduction de sa présence dans les villes nigérianes. Après le retrait de sa maison mère sud-africaine du Nigeria en 2021, l’opérateur local a été contraint à une restructuration, abandonnant les grands formats et les chaînes d’approvisionnement importées au profit de points de vente plus petits et d’un approvisionnement local à 80 %. Jadis référence en matière d’expansion du commerce de détail en Afrique, Shoprite est devenu un exemple frappant de la façon dont l’inflation, la volatilité des taux de change et l’évolution des comportements des consommateurs peuvent fragiliser même les marques les plus solides. L’enseigne tente aujourd’hui de se redresser en misant sur une nouvelle image, mais certains analystes y voient une tentative vaine et inefficace.

    9. Walmart prend la tête face à Massmart en Afrique du Sud

    Walmart a confirmé son intention d’ouvrir ses premiers magasins sous sa propre marque en Afrique du Sud, mettant ainsi fin à des années d’activité discrète via Massmart. Après avoir acquis le contrôle total de Massmart pour 366 millions de dollars et l’avoir retirée de la cote en 2022, Walmart a présenté ce nouveau lancement comme un test pour évaluer la capacité de son modèle mondial de bas prix à rivaliser avec les géants locaux bien implantés tels que Shoprite, Pick n Pay et Woolworths sur l’un des marchés de la distribution les plus concurrentiels d’Afrique.

    10. Les constructeurs chinois de véhicules électriques prennent une longueur d’avance dans la transition électrique de l’Afrique.

    2025 marque officiellement l’arrivée fracassante des constructeurs chinois de véhicules électriques en Afrique. Des marques telles que BYD, Chery, BAIC, SAIC (MG) et GAC ont accéléré leur expansion africaine en 2025, annonçant l’ouverture de concessions, d’usines d’assemblage et le déploiement de leurs flottes en Afrique du Sud, au Kenya, en Égypte et au Maroc. BAIC s’est engagée à produire 50 000 véhicules par an en Égypte, BYD a étendu son réseau de concessionnaires et des start-ups soutenues par des capitaux chinois électrifient bus, taxis, motos et tuk-tuks. Face aux droits de douane américains et européens qui bloquent les marchés occidentaux, l’Afrique est devenue le marché de prédilection des véhicules électriques chinois pour une croissance fulgurante.

    11. Tesla choisit le Maroc plutôt que l’Afrique du Sud pour son entrée sur le marché africain.

    Tesla a créé Tesla Morocco en mai 2025 et a commencé à recruter pour ses opérations à Casablanca, court-circuitant ainsi le pays d’origine d’Elon Musk. Les politiques favorables aux véhicules électriques au Maroc, les exonérations de TVA, près de 1 000 bornes de recharge publiques, la proximité de l’Europe et un solide secteur de l’industrie automobile ont compensé le marché automobile plus important de l’Afrique du Sud, malgré des incitations plus faibles pour les véhicules électriques et une fiabilité électrique moindre. Cette décision a consolidé l’ascension du Maroc comme pôle de production de véhicules électriques en Afrique.

    12. Starlink et Airtel déploient une couverture satellite directe sur les téléphones portables en Afrique.

    Starlink s’est associé à Airtel Africa pour déployer la connectivité satellite directe sur les 14 marchés d’Airtel, touchant ainsi 174 millions d’abonnés. Ce service permet aux smartphones standards de se connecter directement aux satellites, sans passer par des antennes-relais. Son lancement commercial est prévu pour 2026. Ce partenariat représente à ce jour la tentative la plus ambitieuse d’Afrique pour contourner les infrastructures de télécommunications traditionnelles et combler les lacunes en matière de connectivité rurale.

    13. Google renforce son engagement en Afrique

    Au-delà de son investissement dans l’infrastructure, Microsoft a consacré 37 millions de dollars au développement de l’IA en Afrique, finançant des outils de sécurité alimentaire, la formation à l’IA dans quatre pays, des modèles linguistiques africains et des pôles de recherche universitaires. Ces investissements marquent un tournant pour l’Afrique, qui passe du statut de simple consommatrice de technologies à celui d’acteur émergent des systèmes mondiaux d’IA. Pour rappel il s’agit du  Nigeria, au Kenya, en Afrique du Sud et au Ghana.

    14. Meta active le câble sous-marin 2Africa

    En novembre 2025, Meta et ses partenaires ont mis en service le câble sous-marin 2Africa, long de 45 000 kilomètres, offrant une capacité supérieure à celle de tous les câbles africains existants réunis. Reliant 33 pays, ce système a introduit une capacité allant jusqu’à 180 Tbps sur certains segments et devrait contribuer à hauteur de 36,9 milliards de dollars au PIB africain grâce à un accès plus abordable à la bande passante, aux services cloud, à la 5G et aux applications d’intelligence artificielle.

    15. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique explosent sous l’effet des droits de douane américains

    En avril 2025, le retour des tensions commerciales réciproques a conduit l’administration américaine à imposer des droits de douane allant jusqu’à 30 % sur de nombreux pays à travers le monde. L’Afrique n’a pas été épargnée. Affectée par la politique tarifaire américaine, la Chine a intensifié ses efforts en Afrique, ses exportations vers ce continent bondissant de 25 % sur un an pour atteindre 122 milliards de dollars au cours des sept premiers mois de 2025, ce qui place le commerce total en bonne voie pour dépasser les 200 milliards de dollars. À mesure que les droits de douane américains se durcissaient, l’accès à l’AGOA se restreignait également ; dans le même temps, la Chine supprimait les droits de douane sur les importations en provenance des pays africains, approfondissant ainsi ses liens commerciaux et positionnant l’Afrique comme la destination des exportations chinoises connaissant la croissance la plus rapide.

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    Halieutique

    La pêche au poulpe reprend ses droits, amélioration des stocks

    by Challenge 30 décembre 2025
    written by Challenge

    Le secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime a annoncé, mardi 30 décembre, l’ouverture de la campagne de pêche au poulpe hivernale à partir du 1er janvier jusqu’au 31 mars 2026 sur tout le littoral national, dans un contexte « d’amélioration positive » des stocks dans différentes zones.

    La décision intervient à la suite du repos biologique automnal instauré du 16 septembre au 31 décembre 2025, et conformément à l’avis rendu par l’Institut National de Recherche Halieutique (INRA). Le comité de suivi de la pêcherie poulpière s’est réunie, le 24 décembre, pour présenter les résultats de l’évaluation scientifique du stock.

    Dans la zone sud, la biomasse relative a augmenté de 24% par rapport à 2024 et de 49% par rapport à la moyenne de la dernière décade. Cette amélioration confirme la tendance haussière de la biomasse évaluée depuis 2022 dans cette zone, indique le secrétariat d’Etat dans un communiqué.

    Lire aussi | Les retenues d’eau à 1.770 millions m3 depuis septembre

    Par ailleurs, la pêche dans la zone B (au sud de la parallèle 22°43’N) au niveau de la pêcherie poulpière du sud restera fermée, conformément à la recommandation de l’INRH jusqu’au 15 janvier 2026 afin de préserver une proportion du stock de poulpe d’une exploitation précoce.

    Ainsi, le quota fixé au titre de cette saison au sud de Sidi L’Ghazi est de l’ordre de 32.940 tonnes, soit une augmentation de 27% par rapport à la campagne de 2025, en plus du quota fixé pour la circonscription maritime de Boujdour (SU1 : Aftissat, Boujdour centre et Sidi L’Ghazi) qui s’élève à 3.660 tonnes, lequel a augmenté de 31%.

    Lire aussi | Opération «Grand Froid»: le gîte et le couvert pour les sans-abri

    Le secrétariat d’État a instauré des mesures strictes en matière de contrôle, conférant ainsi à la direction du contrôle des activités de la pêche maritime, la direction des pêches maritimes, la direction de la stratégie et de la coopération ainsi que les différentes délégations la mission d’assurer le suivi et l’application des différentes dispositions de la décision ministérielle fixant les conditions de la reprise de l’activité de pêche au poulpe.

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    Ressources hydriques

    Les retenues d’eau à 1.770 millions m3 depuis septembre

    by Challenge avec MAP 30 décembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    Les retenues d’eau enregistrées depuis le 1er septembre 2025 dans les différents bassins hydrauliques du Royaume ont atteint 1.770 millions m3, selon des données officielles.

    Ces chiffres reflètent le volume de ressources en eau importantes reçues par les bassins hydrauliques durant la saison en cours, indique le portail électronique « Maadialna » relevant du ministère de l’Équipement et de l’Eau.

    Depuis le 12 décembre 2025, ces bassins hydrauliques ont reçu 1.348 millions m3, soit environ 76% du total des retenues enregistrées dès le début de la saison, précise la même source, notant que ce chiffre met en lumière la forte concentration des apports d’eau durant cette courte période par rapport au reste de la saison.

    Lire aussi | Opération «Grand Froid»: le gîte et le couvert pour les sans-abri

    D’autre part, les quantités d’eau rejetées en mer ont atteint 80.2 millions m3, depuis le 12 décembre, soit 5,9 % de l’eau totale reçue par les barrages. Ces quantités d’eau, en proportions variables, ont été réparties sur plusieurs bassins hydrauliques.

    Ainsi, le bassin hydraulique du Sebou s’est taillé de la part du lion, avec 29,1 millions m3, devant Oum Er-Rbia (26,5 millions m3), Loukkos avec (9,7 millions m3) et Tensift (7,5 millions m3), Souss-Massa (3,5 millions m3) Bouregreg (3 millions m3) et Moulouya (0,9 million m3). Ces données montrent le faible volume d’eau déversé dans la mer durant la période mentionnée, estime « Maadialna ».

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    Actualité

    Opération «Grand Froid»: le gîte et le couvert pour les sans-abri

    by Abdelaziz Bouabid 30 décembre 2025
    written by Abdelaziz Bouabid

    Mobilisées dans le cadre de l’Opération «Grand Froid», lancée en application des Hautes Instructions royales, la Fondation Mohammed V pour la solidarité et les ONG de soutien aux personnes en difficultés ont procédé au lancement de la campagne de distribution d’aides au profit des ménages issus de plusieurs communes frappées par des températures extrêmes.

    Une fois la guerre déclarée contre «le redoutable ennemi»,  plusieurs organisations partenaires se sont jointes à la Fondation Mohammed V pour la solidarité pour soutenir l’opération annuelle de réponse au froid extrême. Elles fournissent ainsi une logistique d’urgence et des produits pour aider à affronter la rudesse de l’hiver et ce, dans plusieurs régions du pays. 

    Dans des régions aussi exposées que la province de Ouarzazate, la Fondation Mohammed V pour la solidarité a procédé, vendredi, à la distribution d’aides au profit de 5.000 ménages issus de plusieurs communes de la province de Ouarzazate. Ainsi dans le cadre de l’Opération «Grand Froid», lancée en application des Hautes Instructions royales, la campagne qui a été lancée à partir du douar Tazoulte N’oumradou (commune d’Amerzgane), en présence des représentants des autorités locales, vise à couvrir plusieurs douars répartis sur 11 communes territoriales de la province.

    Lire aussi | Le Maroc améliore son score dans le rapport « Business Ready »

    Les ménages bénéficiaires ont ainsi reçu des aides humanitaires comprenant des denrées alimentaires de base et des couvertures, distribuées par des équipes de terrain mobilisées par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, composées de cadres relevant de la Direction générale des services sociaux (DGSS) des Forces Armées Royales (FAR).

    D’envergure nationale, cette opération humanitaire est répartie sur tout le royaume et s’accentue dans les régions les plus sensibles au froid, telles que les communes rurales de la province de Oujda-Angad qui ont été l’objet du déploiement de moyens logistiques et humains considérables, en coordination étroite avec le ministère de l’Intérieur, afin de répondre aux besoins immédiats des populations les plus vulnérables.

    Cette campagne humanitaire, au profit de près de 100.000 ménages est menée en étroite coordination avec le ministère de l’Intérieur, concerne 28 provinces qui connaissent une forte baisse des températures ainsi que d’importantes précipitations de pluie et de neige. Ces actions concrètes s’inscrivent dans les objectifs de la campagne «Riaya 2025-2026» lancée en collaboration avec le ministère de la Santé qui couvre 31 provinces dans huit régions, dont l’Oriental, afin de garantir une réponse sanitaire adaptée aux populations touchées par les vagues de froid, en renforçant les services de proximité, en intensifiant les interventions des unités médicales mobiles et en organisant des caravanes médicales spécialisées, tout en prenant en charge les urgences.

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    Dans cette configuration, en collaboration avec les ONG locales ( dont le Croissant Rouge Marocain) l’aide est précieuse durant la journée mais également durant la nuit car dans chaque localité, on a créé des centres d’hébergement pour que ceux qui vivent dans les rues puissent s’abriter dans un refuge pour y passer la nuit, un programme qui sauve des vies, en témoigne le nombre des sans-abri qui s’y sont enregistrés.

    Pour assurer le succès de l’opération, les volontaires des ONG établissent une relation de confiance avec les personnes sans-abri afin de les convaincre de se réfugier au chaud lorsque cela est nécessaire. Dans la foulée, les maraudes sont renforcées et des équipes de nombreuses associations qui œuvrent pour les sans-abris sillonnent les rues, avec pour mission : repérer, écouter et orienter les personnes à la rue.

    Chaque hiver, ce sont ainsi des vies fragilisées par le froid extrême qui sont sauvées. Sans-abri, personnes isolées ou encore personnes âgées… peuvent se mettre à l’abri des températures extrêmes qui aggravent leurs situations de précarité grâce à une sorte de Plan Grand Froid activé par les autorités au niveau national.

    30 décembre 2025 0 comments
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    Conjoncture

    Les prix à la production industrielle ont légèrement augmenté en novembre

    by Challenge 30 décembre 2025
    written by Challenge

    L’indice des prix à la production du secteur des « Industries manufacturières hors raffinage de pétrole » a enregistré, en novembre 2025, une hausse de 0,3% par rapport au mois d’octobre dernier, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

    Cette augmentation est la résultante de la hausse des prix de 1,8% de l’«Industrie chimique», de 0,8% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de 0,2% des «Industries alimentaires», ainsi que de la baisse des prix de 1,3% de la «Métallurgie» et de l’«Industrie du textile», explique le HCP dans une note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière (IPPIEM).

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    Par ailleurs, l’indice des prix à la production du secteur des «Industries extractives» a connu une augmentation de 0,1% au cours du mois de novembre 2025.

    En outre, les indices des prix à la production de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois de novembre 2025.

    30 décembre 2025 0 comments
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    Climat des affaires

    Le Maroc améliore son score dans le rapport « Business Ready »

    by Challenge avec MAP 29 décembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    Le Maroc a amélioré davantage ses indicateurs relatifs au climat des affaires, selon la deuxième édition du rapport « Business Ready » de la Banque mondiale, publiée lundi 29 décembre 2025 à Washington.

    Le Royaume se classe ainsi deuxième en Afrique et dans le Monde arabe, avec un score agrégé de 63,44 points sur 100, marquant une progression par rapport à la première édition du rapport, au cours de laquelle il avait enregistré 62,41 points. Le score du Maroc est supérieur à la fois à la moyenne mondiale (60,11), à la moyenne des pays d’Afrique (50,87) ainsi qu’à celle des pays arabes (58,31).

    Cette nouvelle édition du rapport Business Ready, dédiée à l’évaluation du climat des affaires, couvre un échantillon élargi de 101 économies, contre 50 lors de la première édition. Parmi celles-ci, 60% relèvent de catégories de revenu par habitant supérieures à celles du Maroc. Dans ce contexte, la meilleure performance mondiale est enregistrée par la République de Corée, avec un score de 78,24 points.

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    L’évaluation couvre dix grandes thématiques liées au cycle de vie de l’entreprise, sur la base d’environ 1200 indicateurs. Pour chacune de ces thématiques, le rapport « Business Ready » repose sur trois piliers complémentaires, à savoir le cadre réglementaire, la qualité des services publics et l’efficacité opérationnelle. Les deux premiers piliers s’appuient sur des données recueillies auprès d’experts et de professionnels, tandis que le troisième pilier est alimenté par les résultats de l’enquête triennale « Enterprise Survey ES ».

    Dans l’ensemble, le Maroc a enregistré une progression de ses performances sur les deux piliers réglementaire (70,06 points) et qualité des services publics (64,55 points), avec des scores élevés réalisés dans 5 thématiques : services d’utilité publique (80,05), commerce international (74,5), création d’entreprise (73,95), implantation des entreprises (73,82), et services financiers (68,24).

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    Une contre-performance est enregistrée, toutefois, au niveau du troisième pilier relatif à l’efficacité opérationnelle (55,7 points contre 59,66) à cause du nombre plus élevé des pays retenus dans cette deuxième édition du rapport (101 au lieu de 50) et de l’exploitation des mêmes résultats de l’enquête triennale « Entreprise Survey » réalisée au Maroc en 2023 et utilisés dans la première édition.

    Il ressort de cette deuxième édition de « Business Ready » un positionnement globalement favorable du Maroc, avec des performances supérieures à la moyenne mondiale sur plusieurs thématiques, notamment la création et l’implantation des entreprises, les services d’utilité publique et le commerce international.

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    Des progrès sont également relevés en matière de concurrence et de règlement des litiges, contribuant à renforcer la sécurité juridique des opérateurs économiques. Par ailleurs, l’analyse fait ressortir des marges d’amélioration dans des domaines à fort effet de levier sur l’investissement privé, en particulier le marché du travail et le règlement des difficultés des entreprises.

    29 décembre 2025 0 comments
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    Finance

    Quand CFC pense sa stratégie en Afrique de l’Ouest…

    by Ismail Saraoui 29 décembre 2025
    written by Ismail Saraoui


    A travers son Africa Tour 2025 qui s’est tenu du 17 au 21 novembre dernier, Casablanca Finance City (CFC) affirme une ambition claire : faire de Casablanca un pivot financier et stratégique de l’intégration économique africaine. De Cotonou à Lomé, puis Accra, cette tournée ouest-africaine met en lumière des économies en mutation rapide, des hubs logistiques en pleine montée en puissance et une nouvelle géographie du capital sur le continent. Challenge fait le point sur les enjeux de cette dernière mission de CFC en 2025.

    Lancée en 2010, Casablanca Finance City dépasse. Aujourd’hui largement le statut de simple centre d’affaires. Elle s’impose comme un instrument de diplomatie économique, un catalyseur d’intégration régionale et un écosystème structurant au service du développement du continent africain. À travers son ancrage géographique, à l’interface entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, lui confère un avantage compétitif majeur, consolidé par la stabilité institutionnelle du Royaume, la qualité de ses infrastructures et la solidité de son système financier. Portée par une vision royale de long terme, Casablanca Finance City s’est progressivement imposée comme l’une des principales places financières du continent, attirant des investisseurs internationaux engagés dans l’accompagnement de la transformation économique africaine.

    Véritable levier de la coopération Sud-Sud, CFC traduit la volonté du Maroc de mettre à disposition son expertise financière, juridique et réglementaire au service d’une croissance inclusive et partagée. Dans ce sens depuis maintenant deux ans, le groupe a décidé d’aller sur le terrain sur le continent. Après la réussite de l’édition 2024 au Sénégal et en Côte d’Ivoire, l’Africa Tour de CFC –revient au Togo, au Bénin  et au Ghana. L’enjeu est clair : dynamiser les échanges intra-africains, renforcer l’intégration régionale et encourager des partenariats structurants au service de l’attractivité et de la prospérité du continent. Accompagnées par des institutions de premier plan  comme l’AMDIE, la CDG ou MASEN, les entreprises participantes ont multiplié les rencontres avec autorités, agences d’investissement et opérateurs locaux afin d’identifier de nouveaux projets d’affaires.

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    Dans les détails, au Bénin, la délégation a visité la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé, symbole de l’industrialisation rapide du pays. Au Togo, classé premier réformateur de la sous-région, les échanges avec l’API-ZF et la visite du Port Autonome de Lomé ont mis en lumière le potentiel logistique du pays. Et au Ghana, le GIPC et l’AGI ont présenté les réformes visant à attirer davantage d’investissements, dans des secteurs allant de la fintech à l’énergie.

    « Le CFC Africa Tour est un exemple tangible de la façon dont nous bâtissons des ponts entre les forces économiques du continent tout en accompagnant des acteurs internationaux dans leur expansion en Afrique. L’intégration que nous portons se veut complémentaire des initiatives régionales : nous cherchons à relier, à faire circuler davantage les capitaux, les expertises et les innovations entre les différentes zones économiques. », nous confie une source chez CFC.

    Les enjeux de l’axe Togo-Bénin-Ghana

    « Le CFC Africa Tour a été pensé pour connecter notre communauté aux institutions, aux agences d’investissement et aux acteurs locaux, afin de favoriser de nouveaux partenariats et projets. Cette deuxième édition nous a conduits au Bénin, au Togo et au Ghana : trois économies particulièrement dynamiques, où les réformes ambitieuses et le positionnement géostratégique créent un environnement particulièrement porteur pour les entreprises de la communauté CFC souhaitant renforcer leur présence en Afrique de l’Ouest », explique notre source. 

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    Et d’ajouter ; « Au Bénin, l’agriculture reste un moteur économique central, tandis que les investissements massifs dans les infrastructures, dont le Port de Cotonou, créent un corridor logistique stratégique pour la sous-région. Le Togo se distingue par la digitalisation, le développement de l’agro-industrie et l’affirmation du Port Autonome de Lomé comme hub logistique majeur, soutenu par un environnement des affaires favorable et une croissance attendue autour de 5 %. Au Ghana, la stabilité politique et les réformes budgétaires renforcent son rôle de pôle d’investissement régional, avec une croissance projetée à 6,3 % et des initiatives comme la 24-Hour Economy ou le programme Big Push Agenda qui stimulent le développement de secteurs porteurs tels que la fintech, les infrastructures et les énergies renouvelables. »

    Casablanca Finance City, levier d’attractivité africaine

    En un peu plus d’une décennie, la marque CFC s’est hissée au rang des références régionales. En chiffres, dans son dernier rapport, la marque a développé une véritable communauté de plus de 200 entreprises, dont de grands noms internationaux dans les secteurs de la finance, du conseil, de l’assurance et des services aux entreprises. 115 pays couverts et un chiffre d’affaires de 14 MDH. « Casablanca Finance City (CFC) n’est plus un simple pari stratégique, mais bel et bien un hub financier confirmé sur le continent africain. »

    Le rapport d’activité 2023 met en lumière une trajectoire ascendante consolidée par plusieurs éléments clés :

    • Position de leader continental : Pour la 7e année consécutive, CFC est en tête du classement africain du Global Financial Centres Index (GFCI).

    • Communauté d’affaires robuste : Plus de 200 entreprises membres issues de 50 pays d’Afrique sont implantées dans l’écosystème CFC, confirmant son attractivité régionale et son rôle de plateforme d’expansion vers l’Afrique subsaharienne.

    • Partenariats internationaux : Une participation active aux grands rendez-vous mondiaux comme la COP28, l’adhésion aux Green Investment », nous confie Zakaria Fahim, CEO de BDO.

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    Longtemps critiquée pour son rythme de déploiement jugé lent, la stratégie CFC commence à prendre. Le repositionnement stratégique opéré ces dernières années — notamment l’alignement sur les standards ESG, les partenariats avec des places financières internationales comme Singapour ou Luxembourg, et l’intégration de l’innovation dans les priorités du hub (avec l’accueil de structures tech et green finance) — a eu un véritable effet d’entraînement sur la performance du groupe. Au-delà des partenariats stratégiques comme celui avec Frankfurt Main Finance, la marque, au plan local, a développé une véritable stratégie.

    Par exemple, le partenariat stratégique scellé entre CFC Authority et le Conseil de la Région Casablanca- Settat pour la mise en place d’un dispositif de communication ambitieux et la création, au cœur de CFC, de l’Africa Finance Institute. « Ce saut qualitatif ne repose pas uniquement sur le cadre incitatif, mais sur la création d’un véritable écosystème. En cultivant un environnement d’affaires stable, multilingue et tourné vers l’Afrique, CFC confirme qu’elle n’est plus une promesse, mais bien une interface crédible pour les capitaux internationaux. La mayonnaise, cette fois, commence réellement à prendre », explique Zakaria Fahim, CEO de BDO. Et d’ajouter : « La montée en gamme de CFC est réelle, tant par sa gouvernance proactive que par la consolidation de son offre : fiscalité spécifique, zone géographique dédiée, cadre juridique modernisé, communauté d’expertise. »

    29 décembre 2025 0 comments
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    Industrie

    Aéronautique: de la consolidation à la montée en gamme

    by Challenge avec MAP 29 décembre 2025
    written by Challenge avec MAP

    L’industrie aéronautique marocaine, portée par une montée en puissance soutenue ces dernières années, s’affirme aujourd’hui comme l’un des piliers les plus structurants de l’appareil productif national et entre désormais dans une phase de consolidation stratégique, à même d’ouvrir la voie à un nouveau cycle de croissance.

    À la croisée d’une consolidation industrielle aboutie et de nouvelles perspectives d’investissement, le secteur aborde l’horizon 2026 avec des signaux avancés favorables. Cette dynamique est portée par l’élargissement des métiers, l’élévation du contenu technologique et le renforcement d’écosystèmes industriels intégrés, dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales.

    Fruit d’un travail mené sur plusieurs années, l’industrie aéronautique nationale a consolidé ses fondamentaux, renforcé son positionnement international et posé les jalons d’une croissance désormais plus qualitative.

    Lire aussi | Le Souverain lance les travaux de réalisation d’un complexe industriel de « moteurs d’avions » du groupe Safran

    Dans un environnement mondial marqué par la reprise progressive du trafic aérien, la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement et des exigences accrues en matière de souveraineté industrielle, le Maroc a su conforter son statut de plateforme aéronautique crédible, compétitive et résiliente.

    Des fondamentaux consolidés et des indicateurs au vert

    Les indicateurs à l’export illustrent clairement cette trajectoire. À fin octobre 2025, les exportations du secteur ont dépassé les 23,65 milliards de dirhams (MMDH), les plaçant sur la voie d’un nouveau record à l’issue de l’année.

    Cette performance confirme la dynamique engagée et témoigne de la montée en régime continue des sites industriels implantés au Royaume, aussi bien sur les segments de l’assemblage que sur ceux des systèmes, des structures et des équipements à plus forte valeur ajoutée.

    Lire aussi | Maroc: pleins feux sur l’aéronautique…

    Le tissu aéronautique national, aujourd’hui composé de plus de 140 entreprises couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, s’est distingué par sa capacité à absorber de nouveaux programmes, à monter en cadence et à élargir ses compétences.

    Vers un écosystème intégré et à plus forte valeur ajoutée

    Le Maroc ne se positionne plus uniquement comme une base de production compétitive, mais comme un écosystème intégré, capable de répondre aux standards internationaux les plus exigeants en matière de qualité, de délais et de certification.

    Cette évolution structurelle a été renforcée par un événement majeur à forte portée stratégique : le lancement, le 13 octobre 2025 à Nouaceur, des travaux de réalisation du complexe industriel de moteurs d’avions du groupe Safran, lors d’une cérémonie présidée par SM le Roi Mohammed VI.

    Lire aussi | Le Maroc s’impose dans l’aéronautique sous l’impulsion Royale

    Implanté au sein de la plateforme industrielle intégrée Midparc, ce projet structurant comprend une usine d’assemblage et de test de moteurs d’avions, ainsi qu’une unité dédiée à la maintenance et à la réparation des moteurs de nouvelle génération LEAP.

    Bien au-delà d’un simple investissement industriel, ce complexe, qui marque une nouvelle étape dans le partenariat d’exception entre Safran et le Maroc, consacre la confiance renouvelée d’un leader mondial dans les capacités industrielles, humaines et technologiques du Royaume. Il renforce, par ailleurs, la montée en gamme du secteur vers des métiers à très haute valeur ajoutée.

    Capital humain et nouvelles chaines de valeur: les leviers de 2026

    Dans le sillage de cette dynamique, des efforts soutenus ont été déployés en faveur du renforcement de l’intégration locale et du capital humain. Formation, ingénierie et transfert de compétences commencent ainsi à produire des effets tangibles, avec une main-d’œuvre de plus en plus qualifiée et une capacité accrue à accompagner des programmes complexes. Cette dimension humaine constitue l’un des leviers centraux de la consolidation actuelle et de la projection vers l’avenir.

    Lire aussi | Aéronautique: le Maroc au 5ème rang des pays les plus dynamiques au monde

    Sur le plan international, le positionnement du Maroc bénéficie également de la recomposition en cours des chaînes de valeur mondiales. Face aux tensions géopolitiques, aux contraintes logistiques et à la nécessité pour les grands donneurs d’ordre de sécuriser leurs approvisionnements, le Royaume s’impose comme une alternative fiable, conjuguant proximité géographique avec l’Europe, stabilité macroéconomique et environnement industriel structuré.

    Cette conjoncture ouvre de nouvelles perspectives pour l’accueil de projets supplémentaires, notamment dans les segments de la maintenance, des systèmes embarqués et de l’ingénierie avancée. C’est dans ce contexte que l’horizon 2026 se dessine comme une phase de montée en puissance qualitative, laissant entrevoir un nouveau cycle de croissance, moins axé sur le volume et davantage orienté vers la valeur, l’innovation et la durabilité.

    Le défi pour le secteur consistera désormais à capitaliser sur ces acquis, tout en accompagnant l’évolution rapide des technologies aéronautiques, notamment en matière de transition énergétique et de décarbonation.

    29 décembre 2025 0 comments
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    Paiement électronique

    Damane Cash reprend une partie du portefeuille commerçants du CMI

    by Challenge CP 29 décembre 2025
    written by Challenge CP

    Damane Cash franchit une nouvelle étape dans le déploiement de son offre d’acceptation des paiements monétiques en annonçant la reprise d’une partie du portefeuille de commerçants du Centre Monétique Interbancaire (CMI).

    Cette opération s’inscrit dans la dynamique nationale visant à moderniser les moyens de paiement, renforcer la concurrence et accompagner la transformation du marché des paiements au Maroc.

    À travers cette étape, Damane Cash intègre de nouveaux commerçants à son réseau et met à leur disposition des solutions de paiement simples, sécurisées et adaptées aux différents segments d’activité, couvrant aussi bien les paiements en point de vente via terminaux de paiement électronique (TPE) que les paiements en ligne et e-commerce.

    Lire aussi | Saham Paiements acquiert une partie du portefeuille commerçants du CMI

    Conforme à son agrément et à son positionnement d’acteur engagé pour l’inclusion financière et la digitalisation des usages, Damane Cash élargit ainsi son champ d’intervention aux activités de paiement monétique, en complément de ses services financiers de proximité.

    L’établissement mobilise son maillage territorial, l’expertise de ses équipes et une organisation opérationnelle éprouvée afin d’assurer une transition fluide et sécurisée pour les commerçants concernés, tout en garantissant la continuité de service, la sécurité des transactions et un accompagnement de proximité.

    Lire aussi | Damane Cash et la FEP s’accordent sur la digitalisation des paiements scolaires

    Dans un contexte marqué par l’accélération de l’innovation et l’évolution rapide des attentes des professionnels, cette initiative traduit la volonté de Damane Cash de structurer une offre monétique complète, s’appuyant sur des infrastructures technologiques robustes et des standards de sécurité reconnus. L’établissement entend offrir aux commerçants des solutions de paiement fluides, évolutives et conformes aux exigences du marché.

    29 décembre 2025 0 comments
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    Business

    Crédit du Maroc intègre le tour de table de l’OPCI Nema Capital

    by Challenge 29 décembre 2025
    written by Challenge

    Ynexis Group (anciennement Yamed Group) et Crédit du Maroc, filiale du Groupe Holmarcom, annoncent la réalisation effective de l’opération, aux termes de laquelle, la banque intègre le tour de table de Nema Capital, société spécialisée dans la gestion des Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI).

    Suite à l’obtention de l’ensemble des autorisations réglementaires, Crédit du Maroc et Ynexis Group détiennent désormais chacun 50 % du capital et des droits de vote de Nema Capital. 

    Grâce à cette alliance, Nema Capital s’appuiera sur les expertises de ses deux actionnaires pour renforcer sa position sur le marché des OPCI et poursuivre le déploiement de sa stratégie de développement.

    Lire aussi | Holmarcom veut prendre le contrôle de la BMCI  

    Cette prise de participation, qui témoigne de l’ambition de Crédit du Maroc de renforcer son positionnement dans les métiers de la banque d’investissement, vient enrichir son offre actuelle articulée autour des activités de marché, de l’intermédiation boursière, des OPCVM, des Securities Services et du Conseil.

    Pour Ynexis Group, cette alliance stratégique illustre sa volonté de répondre, à travers Nema Capital, à la demande croissante en solutions d’investissement innovantes et d’accompagner l’essor du marché des OPCI au Maroc.

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