Enseignement

Education : renaissance de l’école de l’espoir

Le 14 janvier est une nouvelle date historique qui marquera longtemps et symboliquement la renaissance de l’école publique au Maroc.

Quelques jours après le 11 janvier, date du Manifeste de l’Indépendance, fondatrice d’un nouveau contrat social entre le Peuple et la Monarchie, et juste au lendemain du nouvel an Amazigh, symbolisant la diversité humaine et culturelle du Maroc, véritable capital immatériel, le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports est arrivé à un accord avec les partenaires sociaux que sont les syndicats. Cet accord consacre l’unification statutaire de tous les enseignants et fonctionnaires du système éducatif et met fin à l’une des principales causes de discorde, d’affaiblissement et de précarisation matérielle et morale du corps enseignant.

En fait, dès sa nomination à la tête du ministère de l’éducation, Chakib Benmoussa est resté fidèle à sa méthodologie et n’a pas ménagé ses efforts, d’abord en termes d’écoutes et d’implication systématique des principaux acteurs que sont les enseignants. Cette première étape a permis de restaurer le dialogue et la confiance.

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L’accord né de ce processus, conclu et signé le 14 janvier, est un véritable acte de renaissance et de réhabilitation de l’école publique marocaine. L’enseignant est le « moteur » du système éducatif. Et c’est par là que toute réforme du système éducatif est appelée à être entamée pour pouvoir progresser. L’étape suivante concerne l’« élève » et son entourage immédiat, les parents. L’élève n’est pas un objet. C’est potentiellement l’acteur central. Le milieu scolaire est appelé à devenir un espace d’épanouissement physique, moral et intellectuel (le triple savoir : savoir, savoir faire, et surtout savoir être). L’élève n’est pas un simple moyen de reproduction d’une force de travail. Pour pouvoir émerger, le Maroc a besoin d’esprits critiques et innovateurs. La « matière grise » a été et demeure le facteur-clé du développement des formations sociales. L’innovation multidisciplinaire est le principal défi de ce 21ème siècle.

 
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