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  • Automobile

    Arval Maroc : El Mehdi Pati, nouveau Directeur Global Operations

    by David Jérémie 21 janvier 2026
    written by David Jérémie

    Arval Maroc annonce la nomination d’El Mehdi Pati au poste de Directeur Global Opérations, à compter du 1er janvier 2026.

    Titulaire d’un Master en Gestion et Organisation de la Production, il possède un parcours solide dans le secteur automobile. Après une première expérience chez Sopriam, il a rejoint Arval Maroc en 2010, où il s’est distingué par son engagement et sa connaissance approfondie des métiers de l’entreprise. Au fil des années, El Mehdi Pati a occupé plusieurs fonctions stratégiques dans les Opérations, la Logistique et le Remarketing. Plus récemment, il était Manager After Sales Network au sein de la Direction Global Opérations, contribuant à l’optimisation des processus et à l’amélioration continue de la qualité de service.

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    Dans ses nouvelles responsabilités, il intègre le Comité Exécutif et sera rattaché à Eric Fulcheri, Directeur Général d’Arval Maroc. Sa mission principale consistera à piloter l’ensemble des activités liées à l’après‑vente et à la gestion des contrats de longue et moyenne durée, en veillant à garantir l’excellence opérationnelle à travers la maîtrise de la qualité, des coûts et des délais d’intervention.

     «Je me réjouis de la nomination d’El Mehdi en tant que Directeur Global Opérations. Il apportera son expérience, son dynamisme, son professionnalisme afin de produire l’excellence du service qu’attendent nos clients et nos conducteurs, dans le respect de toutes les normes, procédures et réglementations, et en introduisant toujours de nouvelles innovations», a déclaré Eric Fulcheri. Et le Directeur général d’Arval Maroc de poursuivre : «El Mehdi contribuera fortement à conforter le positionnement d’Arval en tant qu’acteur de référence et expert sur le marché de la Location Longue Durée au Maroc».  

    21 janvier 2026 0 comments
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    Recherche Scientifique

    La chercheuse marocaine Nabila Bouatia reçoit un prestigieux prix en France

    by Challenge avec MAP 21 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    La chercheuse marocaine Nabila Bouatia a reçu le prix « Science et société » de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (INSERM), pour ses travaux en recherche génétique et biomédicale, indique l’agence Campus France.

    « Chaque année, le prix récompense un chercheur ou une chercheuse qui s’est distingué dans le domaine de la valorisation de la recherche et par sa capacité à être en dialogue avec la société », précise l’agence dans un communiqué.

    Par ces récompenses, l’Inserm « entend montrer la diversité et la richesse des métiers qui font la recherche biomédicale, ainsi que la créativité et la passion des hommes et des femmes qui l’animent au quotidien ».

    Lancés dans les années 2000, les prix attribués par l’institut rendent hommage à cinq catégories de récompenses, à savoir la recherche, l’innovation, Science et société, l’appui à la recherche et le Grand prix.

    Lire aussi | Mohammed Jadri: l’amélioration des réserves en eau « risque de rester une simple parenthèse » sans réformes structurelles

    « De Tanger à Paris, en passant par Lille, Nabila Bouatia n’a eu de cesse de relever des défis, comme l’identification de gènes de prédisposition à des maladies cardiovasculaires qui touchent majoritairement les femmes », souligne-t-on.

    Après avoir étudié dans son pays où elle découvre sa passion pour la génétique et la transmission des caractères héréditaires, la chercheuse rejoint l’Hexagone en 1998 pour suivre des études en biologie moléculaire et cellulaire, avant d’obtenir un doctorat en génétique humaine et un post-doctorat à Cambridge.

    La recherche en génétique et le lien entre science et société sont les deux axes qui guident le parcours de cette scientifique, aujourd’hui directrice de recherche Inserm au Centre de Recherche Cardiovasculaire à Paris (PARCC).

    21 janvier 2026 0 comments
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    Grande distribution

    Comment Label’Vie s’active face à la concurrence…

    by Ismail Saraoui 21 janvier 2026
    written by Ismail Saraoui

    Le marché de la grande distribution alimentaire est en pleine expansion au Maroc. Ce secteur qui compte six grands acteurs a enregistré en 2024 un chiffre d’affaires de plus de 40,9 milliards de dirhams. Pour faire face à la concurrence, le groupe Label’Vie lance un plan de développement. En ce début d’année, le groupe a renforcé son réseau avec l’ouverture de trois hypermarchés pour un investissement de 427 MDH investis. Décryptage.

    Dans une société de consommation en pleine expansion, le groupe Label’Vie s’active pour poursuivre son élan de croissance face à une concurrence féroce. Le groupe, coté à la Bourse de Casablanca depuis 2008 et spécialisé dans la grande distribution, a annoncé avoir bouclé avec succès une émission obligataire ordinaire par placement privé d’un montant global de 1,5 milliard de dirhams (environ 165,2 millions de dollars).  Ce recours au marché obligataire vise à diversifier ses sources de financement, tout en optimisant leurs coûts, et à soutenir le plan d’expansion du groupe. Rappelons que cette action intervient aussi à la suite de la venue sur le marché d’opérateurs comme Kazyon, un géant égyptien des supermarchés de proximité, et à la profonde reconfiguration que connaissent les épiceries traditionnelles. Pas que, en plus de ses hypermarchés (Marjane), de ses supermarchés (Marjane Market) et de sa plateforme en ligne (marjanemall), le groupe a lancé une nouvelle enseigne de proximité : Marjane City.

    Là où Kazyon et BIM misent sur des formats hyper-proximité, Marjane City se positionne comme une enseigne de proximité qui mise sur une expérience client enrichie et un service de qualité, pour s’ancrer durablement dans les habitudes de consommation des Marocains.  Dans ce secteur en concurrence le groupe ne reste pas indifférent « Nous sommes multiformats, c’est notre force », explique Chrystèle Ronceray, Directrice Générale Adjointe du groupe. Une stratégie qui permet de répondre à tous les profils de consommateurs : Atacadao s’adresse aux professionnels et aux ménages soucieux de faire des économies, Supeco propose une approche de soft discount de proximité, tandis que les enseignes Carrefour maintiennent un positionnement plus large.

    Lire aussi | Baraka: les retenues d’eau à plus de 4 milliards de m3, soit une année d’eau potable

    Et d’ajouter : «Depuis deux ans, nous investissons massivement dans les prix. Un investissement de l’ordre de 250 millions de dirhams rien que pour 2023 ! Cela se concrétise dans nos magasins par une activité commerciale très soutenue, combinant des promotions massives, des gains grâce à notre programme de fidélité et des bons d’achat ».

    Numérique et proximité : la distribution entre dans une nouvelle ère

    Le groupe ne se contente pas de défendre ses parts de marché par la politique tarifaire. Il anticipe les grandes mutations du secteur. Depuis trois ans, la digitalisation est au cœur de sa transformation. L’application Bringo, qui permet la livraison à domicile avec un accompagnement personnalisé du client par un personal shopper, incarne cette nouvelle approche centrée sur l’expérience utilisateur. Fini les livraisons déceptives : le client est désormais acteur de sa commande. Autre initiative emblématique, DLC Mémo, une solution pour lutter contre le gaspillage alimentaire en gérant mieux les dates de consommation. Loin d’être un gadget, cette transition numérique structure les opérations du groupe et améliore son efficacité interne comme sa relation client.

    « Notre transformation numérique est en marche depuis plus de trois ans. Elle touche tous les aspects de nos opérations, que ce soit la modernisation de nos systèmes-clés ou le lancement d’initiatives concrètes, que nos clients peuvent constater directement, comme notre programme de fidélité 100 % digitalisé, notre application de livraison à domicile Bringo, ou la solution DLC Mémo pour réduire le gaspillage alimentaire. Cette transformation majeure a un impact structurel sur tout le groupe, en générant des gains de productivité, en facilitant l’accès aux données et en améliorant notre connaissance client »,  prévient Chrystèle Ronceray.

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    De plus, il faut dire que le groupe mise sur un autre atout: l’expérience client. « Faire du client une priorité, c’est l’ADN de notre groupe et une de nos priorités stratégiques. C’est pour cette raison que la satisfaction client est un des indicateurs clés que nous suivons attentivement en permanence. Cela nous permet d’être dans une démarche d’amélioration continue, en identifiant les irritants et en y remédiant. Un très bel exemple d’expérience client réussie est notre service de livraison à domicile Bringo. L’application met notre client en contact direct avec son personal shopper, c’est-à-dire le préparateur de commande en magasin, qui l’informe de manquants, propose des substituts de produits ou affine la commande en fonction des attentes de qualité du client. », précise la DG.

    Notons qu’à travers cette stratégie de développement , Label’Vie ambitionne de faire passer son chiffre d’affaires de 16,4 milliards de dirhams en 2024 à 28 milliards de dirhams d’ici 2028, soit une progression attendue de 77 %. En chiffres en 2024, le groupe a réalisé un investissement de  1,3 milliard de dirhams, à travers un renforcement de son maillage territorial. « Conformément au plan, les ouvertures 2024 ont porté sur tous les formats, avec le lancement de 61 Supeco, 6 Atacadao, 12 Carrefour Market, 11 Carrefour Express et 1 Hypermarché. L’essentiel des ouvertures s’est concentré sur le quatrième trimestre (73 magasins) et leur impact sur la croissance se matérialise pleinement en 2025. Le Groupe Label’Vie a ainsi enregistré une croissance de +3,9% de son chiffre d’affaires en 2024, atteignant 16,4 Md DH. Les ventes ont progressé de 3,2%, pour s’établir à 14,6 Md DH », lit-on dans son rapport intitulé « Vision 2030 ».

    Croissance : Label’Vie maintient le cap !

    Le groupe Label’Vie, acteur incontournable de la grande distribution au Maroc, a affiché une croissance solide en 2024. Malgré un contexte économique marqué par une pression continue sur le pouvoir d’achat des ménages, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 15,7 MMDH.  Selon un communiqué du groupe, cette performance s’explique en grande partie par l’ouverture de plusieurs nouveaux points de vente portant à 11 le nombre total de magasins inaugurés au premier semestre 2024. Parmi ces nouvelles implantations figurent trois enseignes Carrefour Market, trois Carrefour Express, quatre Supeco et un Atacadao, consolidant ainsi le réseau de Label’Vie à plus de 190 magasins à travers le pays.

    Lire aussi I Croissance, déficits, demande… les prévisions du HCP pour 2026

    En plus de sa croissance organique, le groupe a également élargi son périmètre de consolidation en intégrant quatre nouvelles sociétés, renforçant ainsi sa diversification. Parmi ces nouvelles acquisitions figurent FNAC (crédit à la consommation), Fusion International (comptabilité et gestion), Profusion Conseil et E-Maxi (commerce en ligne), toutes détenues à plus de 97 %. Avec près de 8 000 collaborateurs, le groupe Label’Vie couvre jusqu’à 225 points de vente dans presque toutes les grandes villes du Maroc. « Le Groupe Label’Vie ne propose pas de format de hard discount à proprement dit. Cependant, nous avons développé le format de grands magasins Cash & Carry à travers notre concept Atacadao, qui offre des assortiments conçus pour les professionnels aux prix les plus bas, dont les particuliers peuvent également profiter. Atacadao est en pleine expansion, avec des ouvertures récentes à Taourirt, Béni Mellal, et prochainement à Kelaa Sraghna ».

    Par ailleurs, cette croissance repose sur une stratégie claire. Le Groupe a initié en 2024 plusieurs projets de transformations. Citons notamment le déploiement du projet «Moujoud», projet stratégique destiné à assurer la disponibilité des produits en rayons et à traiter les causes de rupture tout au long de la chaîne logistique, du fournisseur jusqu’au client. La chaîne logistique est également impactée par la digitalisation des processus. Le partenariat du groupe Label’Vie avec Relex Solutions, leader dans la planification de la Supply Chain, s’est concrétisé par la finalisation des phases préparatoires au lancement des modules de prévision et d’approvisionnement intégrés, s’appuie sur l’intelligence artificielle pour assurer la disponibilité, optimiser les niveaux des stocks et réduire les coûts.

    Lire aussi I Attijariwafa bank consacré Top Employer pour la quatrième année consécutive

    En 2024, Carrefour Label’Vie a également préparé le déploiement d’un nouvel outil de pricing aux standards internationaux. Ce projet stratégique vise à transformer son approche du pricing, volet évidemment essentiel à un Groupe déterminé à proposer à ses clients les meilleurs produits aux meilleurs prix. En 2026, le groupe Label’vie compte fêter ses 40 ans, pour consolider ses acquise et se projeter dans le futur, le groupe a mis en place un plan stratégique: «Vision 2028», avec un objectif de 1000 magasins.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Chronique | Le Monde qui vient - Notes de lecture

    Et Lee créa Singapour 

    by Eric Besson 21 janvier 2026
    written by Eric Besson

    Peut-on parler de Singapour comme d’un « miracle » ? Non, affirme d’entrée l’Ex-Ambassadeur de France Bernard de Montferrand dans un ouvrage intitulé « Singapour, l’invention de Lee Kuan Yew » ( Editions Tallandier, 2025) : « Singapour n’est pas un miracle. Tout y est le résultat d’un volontarisme politique farouche ». Peut-on, à tout le moins, évoquer un « modèle singapourien » ? A peine davantage. Sa seule définition serait celle du « pragmatisme » : « tantôt libéral, tantôt interventionniste, capable de s’inspirer de tous les exemples qui marchent, il échappe à toutes les modes de l’époque ». Ainsi, ce que beaucoup continuent d’appeler « miracle économique singapourien » reposerait sur des « choix souvent contraires aux modes dominantes en combinant étroitement progressisme et libéralisme au service d’une vision sociale ambitieuse ». 

    Qui, au début des années 1960 aurait cru à  la réussite de Singapour ? Cette « petite île chinoise isolée dans une mer malaise ». Cette « entité coloniale anglaise qui n’avait jamais eu d’existence nationale antérieure et qui était composée de communautés  chinoises, malaise et indiennes aux cultures profondément différentes et qui s’affrontaient régulièrement ». « En 1963, nul n’aurait parié sur ce qui devait normalement devenir un port chinois pagailleux dominé par des syndicats communistes. La pauvreté y régnait, la tuberculose aussi ». Singapour acquiert son indépendance en 1965, « dans une forte tension avec la Malaisie et sous la menace indonésienne ». En quelques décennies, cette « Cité-Etat », ce « jeune Etat indépendant dans un milieu hostile et dénué de toute ressource naturelle », cette « petite île huit fois plus petite que la moyenne d’un département français, peuplée à l’indépendance d’1,7 million d’habitants » allait devenir l’un des pays les plus riches du monde. Aujourd’hui, Singapour « continue à cumuler les records de cinquième revenu mondial par habitant, de quatrième aéroport mondial pour les passagers, de deuxième port mondial pour le fret, de troisième place financière mondiale pour les changes et de premier système éducatif mondial ». 

    Ce succès époustouflant, doit tout  au « père de la nation » qui fut son  premier ministre pendant 31 ans. Car comme le dit le titre du livre, Singapour est une invention. Née de la vision et de la volonté d’un homme atypique  doté d’une « main de fer », Lee Kuan Yew. Un leader dont l’auteur nous dit que beaucoup, de Kissinger à Thatcher en passant par Nixon, Obama ou Chirac « ont placé Lee Kuan Yew parmi les grands hommes politiques du XXe siècle ». Un dirigeant inclassable et au parcours singulier : « un personnage hors du commun dans lequel se combinaient d’un mandarin du plus haut rang et celles d’un implacable politique machiavélien ». Le portrait que l’auteur dresse de lui est saisissant. Celui d’un « intellectuel surdoué », d’un « homme de gauche qui devient un des avocats les plus engagés du libre-échange et du libéralisme économique, puisque la survie de Singapour dépend d’un monde ouvert ». Celui, aussi d’un « mandarin chinois vénérant les disciplines de l’esprit, mais un mandarin formé à Cambridge ». Nourri à l’anticolonialisme…en Angleterre, « il en tire une indépendance d’esprit surprenante, conservant de l’héritage ce qui lui convient et rejetant le reste ». Lee apparaît comme un pragmatique, cherchant en permanence une synthèse originale adaptée à la spécificité singapourienne : « décolonisateur résolu et réformateur social proche des communistes, son obsession est de trouver des méthodes qui prennent le meilleur d’une culture étrangère, celle de l’Empire britannique, dont il reconnait l’excellence et qui permet l’ouverture de son pays au monde tout en restant fidèle à la culture chinoise, sans oublier les fortes composantes malaises et indiennes de la population singapourienne ». De ce portrait flatteur on retiendra aussi que ce «produit surdoué de l’excellence éducative anglaise » aura été servi par un charisme qui tient à un « usage exceptionnel de la parole » : «  pas une décision importante qui ne soit précédée d’une explication publique appuyée par une rhétorique imparable, volontiers provocatrice et ancrée dans le quotidien le plus pratique ». 

    Quelles sont donc les bases, les piliers de la réussite singapourienne : 

    1.Une armée indépendante,  préparée à ne compter que sur ses propres forces, inspirée à la fois d’Israël et de la Suisse, comportant à la fois «  un noyau dur limité, entouré d’une vaste réserve qui doit permettre à terme de mobiliser la plus large partie de la population », une « défense totale ». Préoccupation indissociable de celle du développement économique et de la croissance : Lee considère que « la sécurité conditionne la confiance sans laquelle aucun investisseur ne s’engage». 

    2.Bâtir une société de confiance, tournée vers la croissance. Pour qu’une population accepte « un contrôle social, tant sur la discipline citoyenne que sur les petites choses de la vie »,  que ce contrôle se révèle «  parfois obsédant, voire puéril » ( comme par exemple l’interdiction du chewing-gum ), il faut qu’elle soit soudée autour d’objectifs communs. A lire l’ouvrage, deux socles s’affirment  : souveraineté et prospérité. Pour attirer les investissements étrangers qui seront à la base du décollage de Singapour, Lee aura réussi à mettre en œuvre « une ingénierie sociale et juridique », un cadre où l’administration est « débureaucratisée », la corruption combattue âprement, les hommes politiques et hauts fonctionnaires de qualité et dotés « de rémunérations élevées ». Toujours pragmatique, Lee aura mis en œuvre dans certains domaines un « intelligent capitalisme d’Etat », en bâtissant dans quelques secteurs clés ( les transports maritimes, l’assurance, le pétrole, certaines technologies, le transport aérien, à l’exemple de Singapore Airlines). La « montée en gamme » ( se positionner sur les créneaux à forte valeur ajoutée) devient très vite une obsession, accompagnée par un fort investissement dans les sciences et techniques et la qualification croissante des emplois. Le droit de grève est très encadré et « la politique d’immigration joue un rôle de régulateur et d’émulation dans les relations sociales ». Pays d’immigrants voulant le rester, pâtissant d’une faible démographie, Singapour a mis en œuvre une politique dite d’ « immigration choisie » très contrôlée et exigeante visant à la fois à attirer les talents d’une part et fournir une main d’œuvre de services d’autre part. 

    3.Une « démocratie limitée » ? Si Singapour ne bénéficie pas dans le monde dit « occidental »  d’une image aussi positive  que ses succès le mériteraient, c’est sans doute parce que son caractère réellement démocratique continue de faire débat. Lee Kuan Yew ne s’en souciait sans doute guère. Se revendiquant « démocrate », se soumettant régulièrement à suffrages et référendums, il ne cesse pour autant « de montrer son dédain non pour la démocratie, mais pour le modèle de démocratie libérale « occidentale » ». Car, « à ses yeux, une société multiethnique issue de cultures si différentes et qui n’ont jamais connu la démocratie ne peut rentrer dans les cadres tout faits inventés en Europe et en Amérique ». Selon Lee, «  le progrès et la réforme ne peuvent réussir que dans l’ordre, ce qui légitime à ses yeux certaines restrictions aux libertés ». Un parti dominant, le PAP, se veut représentant de l’ensemble de la société et pratique une sorte de « centralisme démocratique », la sécurité est très sévèrement garantie ( certains textes permettent des détentions sans jugement et donnent à la police des pouvoirs exceptionnels), la liberté de la presse est encadrée, les réseaux sociaux contrôlés. Pour l’heure, la population singapourienne, qui a vu ses revenus et son aisance matérielle largement améliorés en quelques décennies,  semble satisfaite par cette « démocratie limitée mais bien réelle » comme la qualifie l’auteur.  A preuve, les successeurs de Lee, qui ont mis leurs pas dans ses pas, ont encore remporté avec environ 65% des suffrages les dernières élections législatives de 2025. 

    4.Une solidarité fondée sur l’effort individuel. Si, en 1976, Lee quitte l’Internationale Socialiste c’est parce qu’il estime « qu’il n’a plus rien à attendre d’un mouvement qui, à ses yeux, n’a pas su se renouveler ». Lui, veut bâtir avec les syndicats un système «  qui repose entièrement sur la responsabilité individuelle et une politique de l’offre qui crée emplois et revenus ». Il ne veut pas d’un système basé sur la redistribution : il faut « enrichir chacun à long terme par l’épargne, fruit du travail ». Lee veut « une société équitable, mais pas une société d’assistance » ( fair, not welfare society ). Autrement dit, « chacun paie avec ce qu’il gagne, avec un filet de sécurité pour la santé, la retraite et le logement ».  Des mécanismes sont mis en place pour établir une « société de propriétaires «  de leurs logements. Aujourd’hui, 90% des Singapouriens le sont ! Un système de santé basé sur la responsabilité individuelle est mis en œuvre. Il est aujourd’hui classé parmi les tous premiers mondiaux. « Retraite par capitalisation solidaire », encouragement à l’actionnariat, impôts sur les sociétés et sur les revenus limités sont les autres éléments d’une panoplie fondée sur une conviction : « pour Lee Kuan Lee, le sens de la propriété, le désir de l’augmenter et de la transmettre est une composante fondamentale de la nature humaine qu’il faut encourager ». 

    Le livre passe en revue d’autres aspects passionnants de l’aventure singapourienne. Une gestion tout à la fois autoritaire, méticuleuse et attentive d’une diversité ethnique ( 75% de Chinois, 15% de Malais, 7% d’Indiens) visant à la fois à créer une société apaisée et une identité nationale qui transcende cette diversité. Un multi-alignement revendiqué visant à établir de bonnes relations avec les pays voisins et à maintenir un équilibre dans la relation avec les Etats-Unis ( qui partagent avec Singapour la charge de sécuriser le détroit de Malacca, artère vitale du commerce mondial  ) et avec la Chine ( Lee aura réussi en quelques décennies, à « transformer une hostilité frontale en un lien presque privilégié »). L’auteur n’élude cependant  pas certaines des difficultés auxquelles Singapour doit désormais faire face. D’abord, liées à son changement radical de statut : « comment surmonter le caractère anesthésiant que peuvent revêtir l’opulence de Singapour et la discipline exigeante du pays ? ». De fait, « on observe ces dernières années un mouvement de départ de certains jeunes bien formés vers d’autres pays tels que l’Australie, le Canada ou les Etats-Unis qui les attirent pour leur climat de liberté et de moindre tension compétitive ». Ce que localement on appelle le runxue, « la fuite discrète ». Frictions, ensuite,  liées à son multiculturalisme ; fruit d’un effort constant et attentif, « le projet singapourien de créer une « méritocratie multiethnique » se poursuit ». Mais « la tension existe toujours à l’égard d’une forme d’arrogance chinoise ». Le pouvoir veille : « une forte intervention politique définit droits et devoirs et les fait respecter » et crée un cadre de « coexistence et de dialogue entre Chinois, Malais et Indiens ». Par ailleurs, « d’autres tensions d’une nature différente, celles entre étrangers et résidents, viennent des politiques de discrimination positive comme de la politique d’ouverture systématique à une immigration choisie ». La volonté de Lee, faire de Singapour une « ville globale et cosmopolite attirant tous les talents » a été exaucée. Singapour est désormais, derrière la Suisse, le pays qui attire le plus de talents extérieurs. Mais cette concurrence crée aussi des frustrations au sein de la population locale ont conduit à une régulation accrue de la politique d’immigration dans un pays où les étrangers constituent environ 45% de la population. Enfin, très dépendant historiquement des investissements étrangers et désormais du commerce mondial, Singapour est évidemment à risque face aux attitudes  protectionnistes adoptées par de plus en plus de grandes zones économiques. 

    Ses atouts restent cependant conséquents. Une base économique très solide, en termes de richesse par habitant autant qu’en potentiel de croissance et productivité : ainsi, depuis son indépendance en 1965, Singapour aura connu un taux de croissance moyen de 7%. Une réflexion stratégique et prospective permanente pour anticiper et investir dans les secteurs innovants les plus porteurs. Un système éducatif considéré comme le meilleur au monde, notamment pour la lecture, les mathématiques et les sciences. Une expertise reconnue dans certains secteurs fondamentaux : Intelligence Artificielle, traitement de l’eau, énergie propre etc. Last but not least, une marge de manoeuvre budgétaire importante grâce à des dépenses publiques limitées, un faible endettement et des budgets régulièrement votés en équilibre voire en excédent. 

    De quoi, à l’instar de l’auteur, penser que « l’incroyable succès » de Singapour, cet « Etat de droit autoritaire », n’est pas près de se démentir.

    (*) Né au Maroc, Eric Besson est un ancien Ministre français. Il fut notamment ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique sous la Présidence de Sarkozy. Coordonnateur d’un rapport «France 2025» paru en 2009, il se passionne pour la prospective et les grands enjeux de l’avenir. Eric Besson a aussi exercé de nombreuses responsabilités dans le secteur privé. Il préside aujourd’hui la filiale marocaine d’un groupe de services suisse. Il écrit cette chronique dans Challenge à titre personnel.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Agriculture

    Tomates marocaines: les paysans français voient rouge

    by Abdelaziz Bouabid 21 janvier 2026
    written by Abdelaziz Bouabid

    La tomate cerise marocaine cristallise encore une fois la colère des agriculteurs français, dont les représentants font feu de tout bois, et un lobbying agressif pour obtenir du gouvernement des décisions fermes contre l’importation des tomates cultivées dans le Royaume.

    Malgré toutes les assurances présentées par les producteurs et les rapports de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), qui a fourni les preuves concernant un dispositif de contrôle sanitaire rigoureux, conforme aux standards internationaux les plus stricts, garantissant la sécurité et la qualité des produits agricoles issus du royaume, les « ennemis » de la tomate marocaine ont repris leur bâton de pèlerin pour s’attaquer avec virulence au légume controversé. Des revendications qui ont refait surface à l’occasion des manifestations  des agriculteurs à Paris le 8 janvier, où ils manifestaient notamment contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur et réclamant également des simplifications administratives, jugeant les normes trop contraignantes.

    De Paris à Bruxelles, les lobbies anti Marocains, s’activent ainsi pour obtenir autant du gouvernement français que de la Commission européenne une limitation drastique , voire même une interdiction en bonne et due forme. 

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    Ainsi, sous couvert d’informer le consommateur  sur « les produits alimentaires vendus et de la lutte contre les affichages trompeurs» , la  Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale avait examiné le 25 octobre dernier, une proposition de loi visant à rendre systématique l’information du consommateur sur l’origine des denrées alimentaires par le moyen de l’étiquetage, qui visait essentiellement l’origine des tomates Marocaines.

    La pression sur le gouvernement français pour limiter les importations marocaines de tomates cerises, a permis à ces lobbies de « recruter » à l’Assemblée Nationale, une quinzaine de députés de plusieurs partis censés défendre les revendications des producteurs de tomates français au ministère de l’Agriculture, lors de séances parlementaires.

    C’est le cas notamment de Angélique Ranc, élue Rassemblement National dans le département de l’Aube , qui dénonce régulièrement une «concurrence déséquilibrée» en faveur des tomates cerises marocaines, se scandalisant au passage, d’une situation qui n’est ni plus ni moins qu’une asphyxie économique des producteurs français. Alors que la députée émarge au groupe d’amitié France-Maroc à l’Assemblée nationale, présidé par Hélène Laporte, une autre députée du même parti !

    Mobilisés par l’association Tomates et concombres de France, trois députés ont successivement interrogé, au début de l’automne, la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard « sur les solutions envisagées face à cette concurrence jugée déloyale ». 

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    Auparavant, le numéro deux de la section agriculture et développement rural de la Commission européenne, Pierre Bascou, a reçu les représentants de l’organisation agricole espagnole Coordinadora de Organizaciones de Agricultores y Ganaderos (Coag), pour discuter de la tomate marocaine.

    Quant au gouvernement Français, il souffle le chaud et le froid pour, d’un côté, ne pas froisser encore plus des paysans chauffés à blanc par la crise du Mercosur et la récente épidémie de dermatose au sein du bétail, et d’un autre côté pour ne pas risquer une autre crise diplomatique avec le royaume sur fond d’exportation des tomates marocaines. Ainsi, le ministère de l’Agriculture d’Annie Genevard a publié un communiqué le 6 janvier, où il invite les agriculteurs des deux pays à ouvrir des négociations pour une concertation qui préserve les intérêts des deux parties.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Sécurité

    Axe Rabat-Madrid-Berlin: un nouveau paradigme de coopération sécuritaire tripartite

    by Hassan Manyani 21 janvier 2026
    written by Hassan Manyani

    La rencontre de haut niveau qui s’est tenue à Rabat du 7 au 9 janvier 2026, marque un tournant historique et structurel dans les relations diplomatiques et sécuritaires entre le Maroc, l’Espagne et l’Allemagne. Ce sommet tripartite ne doit pas être perçu comme un événement isolé, mais comme l’aboutissement et la consolidation d’un cycle de coopération stratégique rigoureux initié à Madrid en janvier 2025. En réunissant les plus hauts responsables de la sécurité de ces trois nations majeures, cet axe définit un nouveau modèle de partenariat transméditerranéen, visant à stabiliser une région en proie à des mutations géopolitiques et sociales complexes.

    La présence simultanée des trois directeurs généraux souligne une volonté politique forte : celle de transformer des accords bilatéraux traditionnels en une architecture multilatérale robuste et réactive. Sous l’impulsion d’Abdellatif Hammouchi, Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire (DGSN-DGST), et de ses homologues Francisco Pardo Piqueras (Espagne) et Dieter Romann (Allemagne), cette réunion a jeté les bases d’une coordination opérationnelle sans précédent entre l’Afrique et l’Europe.

    Consolidation d’un rempart sécuritaire transfrontalier

    L’objectif primordial de cette alliance tripartite est de cimenter un axe sécuritaire capable de répondre efficacement aux défis qui ne connaissent plus de frontières étanches. Les discussions ont mis en exergue la nécessité absolue d’une réponse intégrée et synchronisée face à des menaces hybrides, changeantes et de plus en plus sophistiquées.

    Le suivi étroit de la mobilité des groupes terroristes, particulièrement dans la zone instable sahélo-saharienne, constitue la priorité absolue des trois services de renseignement. Le Maroc, par sa position géographique charnière et son expertise internationalement reconnue en matière de renseignement humain et technique, joue un rôle de verrou stratégique indispensable pour la sécurité européenne. L’échange de données en temps réel entre Rabat, Madrid et Berlin permet désormais d’anticiper les menaces et de démanteler des cellules dormantes avant qu’elles n’atteignent le territoire européen.

    Déstructuration des réseaux de criminalité organisée

    La coopération tripartite cible spécifiquement les réseaux criminels structurés qui tirent profit de l’instabilité régionale et de la porosité de certains axes migratoires. Cette action coordonnée inclut :

    La lutte contre l’immigration irrégulière : Une approche conjointe est mise en œuvre pour démanteler les filières de traite des êtres humains qui exploitent la détresse en Méditerranée.

    Le combat contre les trafics de stupéfiants : La sécurisation des routes maritimes et terrestres est renforcée par des patrouilles et des échanges d’informations constants pour stopper l’afflux de drogues vers le continent européen.

    Le défi de la cybercriminalité : À l’ère d’une numérisation galopante, la protection des infrastructures critiques et la lutte contre la criminalité financière en ligne sont devenues des piliers indissociables de cet accord sécuritaire.

    La sécurité sportive : un laboratoire d’expertise mondiale

    Un aspect particulièrement innovant et central de cette rencontre concerne la gestion sécuritaire des grands événements internationaux de masse. Avec l’organisation conjointe de la Coupe du Monde 2030, le Maroc, l’Espagne et l’Allemagne ont identifié la sécurité sportive comme un champ d’action prioritaire exigeant une expertise de pointe.

    La réunion s’est déroulée symboliquement durant un événement sportif continental majeur, la CAN 2025 au Maroc, offrant un cadre d’expérimentation concret aux délégations étrangères. Les experts espagnols et allemands ont pu analyser sur le terrain les protocoles marocains de gestion des foules et de sécurisation des périmètres sensibles. Cette immersion technique a permis de valider l’efficacité des dispositifs technologiques et humains mis en place pour garantir le bon déroulement de compétitions d’envergure internationale.

    Les délégations ont visité des sites stratégiques, notamment le Centre de coopération policière africaine. Cet outil technologique de dernière génération illustre la capacité du Maroc à centraliser l’information tactique et à coordonner les interventions en temps réel avec une précision chirurgicale. Ce modèle de gestion des flux et d’interopérabilité des services est précisément celui que les trois partenaires souhaitent affiner et généraliser en vue de l’échéance historique de 2030.

    Une vision commune pour la stabilité régionale 

    Au-delà de la simple coopération policière technique, cette rencontre tripartite symbolise une convergence de vues politique majeure entre les trois puissances. Elle démontre avec force que la sécurité de l’Europe est intrinsèquement liée à la stabilité et à la prospérité de l’Afrique du Nord.

    Coordination technique et technologique : Le partage d’outils de surveillance de dernière génération, incluant l’intelligence artificielle appliquée à la sécurité, est désormais systématisé entre les trois polices.

    Intelligence partagée et réactivité : La fluidification des canaux de communication directs entre les services de renseignement garantit une réactivité maximale face aux crises émergentes ou aux menaces imprévues.

    Périodicité institutionnalisée : L’inscription de ces rencontres dans un calendrier institutionnel régulier assure la pérennité du partenariat, évitant les actions sporadiques au profit d’une stratégie de long terme.

    Un partenariat pour l’avenir

    In fine, l’axe Rabat-Madrid-Berlin s’affirme comme la pierre angulaire d’une nouvelle architecture de sécurité en Méditerranée. En combinant l’expertise opérationnelle marocaine, la rigueur technologique allemande et l’expérience de terrain espagnole, ce bloc tripartite crée un environnement plus sûr et plus stable pour les citoyens des trois pays. Ce modèle de coopération, fondé sur la confiance mutuelle, le respect de la souveraineté et le partage équitable des responsabilités, préfigure la diplomatie sécuritaire de demain. Il s’agit d’une réponse proactive et visionnaire face aux défis logistiques et humains mondiaux qui s’annoncent pour la prochaine décennie.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Industrie

    Ain Johra: 60 MDH pour une nouvelle unité d’extrusion et de profilage d’aluminium

    by Rachid Boutaleb 21 janvier 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Le secteur d’Ain Johra, situé au nord-est de Rabat, confirme son statut de nouvelle base arrière industrielle de la capitale marocaine. Cette commune, qui abrite le parc industriel Ain Johra étalé sur 200 hectares, s’apprête à accueillir un énième projet.

    Cette fois-ci, il s’agit d’une unité d’extrusion et de profilage d’aluminium dont les travaux de construction devront démarrer au cours des prochaines semaines, qui est portée par la société Atlas Extrusion. Doté d’une enveloppe de plus de 60 millions de dirhams, ce projet permettra au passage de créer plusieurs dizaines d’emplois directs et indirects.

    Aussi, après une entrée en production prévue en 2027, la PME familiale contrôlée par Said El Idrissi, un jeune entrepreneur de la région de Rabat qui a d’autres activités, notamment dans le négoce, aura fort à faire dans un secteur en pleine évolution face aussi bien à des fabricants locaux menés par Aluminium Du Maroc, Strugal Maroc et Exlabesa Maroc ou encore des importateurs comme Arizal Maroc et Alpha Métal ou Morgacom.

    Lire aussi I Attijariwafa bank consacré Top Employer pour la quatrième année consécutive

    Il faut dire, que le boom immobilier actuel et l’utilisation croissante dans les différents procédés industriels, le marché marocain du profilé en aluminium ou en alliage à base d’aluminium connaît une croissance à deux chiffres. Rappelons, que depuis son lancement en 2023, la Zone d’Accélération Industrielle, Ain Johra fait face à un engouement sans précédent avec l’afflux de plusieurs industriels de renom dans les secteurs automobile, mais également électrique/électronique et d’agro-industrie.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Education

    Le Lycée Mohammed VI d’Excellence de Benguérir, une décennie de success story

    by Challenge CP 21 janvier 2026
    written by Challenge CP

    Depuis 2015, date de lancement des classes préparatoires aux grandes écoles, puis 2017 avec l’ouverture du Secondaire Qualifiant, le Lycée Mohammed VI d’Excellence (LM6E) de Benguérir a accompagné plusieurs cohortes d’élèves issus de toutes les régions du Royaume vers des parcours académiques parmi les plus sélectifs, en neutralisant progressivement les contraintes économiques qui freinent traditionnellement l’accès à ces filières.

    Entre 2017 et 2026, 724 bourses d’excellence sous conditions de ressources ont ainsi été attribuées à des anciens élèves poursuivant leurs études dans les grandes écoles françaises, donnant une mesure concrète de ce que peut produire un ascenseur social lorsqu’il est pensé, moins comme une exception, que comme un dispositif structurel.

    La progression observée durant cette période, marquée par des pics significatifs à partir de 2020, traduit un double mouvement : l’élargissement du vivier d’élèves éligibles et la consolidation d’un accompagnement financier permettant de sécuriser des parcours académiques exigeants dans des environnements internationaux très compétitifs. Ce soutien ciblé s’inscrit dans une logique de continuité éducative, visant à réduire les ruptures liées aux contraintes socio-économiques et à préserver la performance académique sur le long terme.

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    Le recrutement des élèves en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) repose sur des critères exigeants d’excellence académique, tout en accordant une attention particulière à la diversité géographique. Cette approche permet d’accueillir des élèves issus de quasiment toutes les provinces du Royaume et de milieux sociaux variés, reflétant ainsi la richesse et la pluralité des talents marocains.

    Par ailleurs, les résultats obtenus aux concours nationaux et internationaux témoignent de la qualité de la formation dispensée en CPGE. Chaque année, environ la moitié des élèves intègre les écoles d’ingénieurs les plus sélectives en France (telles que l’École polytechnique, CentraleSupélec, les Mines de Paris, les Ponts et Chaussées…), toutes éligibles à des dispositifs de bourses, tandis que l’autre moitié rejoint les meilleures écoles d’ingénieurs au Maroc (notamment EMINES, Centrale Casablanca, l’EMI, l’EHTP…).

    Au-delà de l’accès aux grandes écoles, les trajectoires post-CPGE témoignent d’un ancrage croissant dans la production de savoirs. À ce jour, plus de 15 % des anciens élèves issus des classes préparatoires du lycée sont engagés dans un doctorat ou exercent dans des activités de recherche de haut niveau.

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    Cet indicateur, encore peu répandu à l’échelle des filières préparatoires, signale une orientation affirmée vers la recherche scientifique et l’ingénierie avancée, ainsi qu’une capacité à former des profils appelés à contribuer aux écosystèmes académiques et scientifiques, au Maroc comme à l’international.

    L’ouverture du Secondaire Qualifiant en 2017 a renforcé ce modèle en assurant une préparation académique précoce et équitable, avec une prise en charge quasi intégrale des élèves (99,6 % en 2025). Le recrutement national garantit une représentativité territoriale rare dans les établissements à forte sélectivité. Enfin, la forte proportion de filles (78 %) témoigne de l’attractivité croissante des filières scientifiques auprès des jeunes femmes, dans un cadre où l’excellence académique demeure le seul critère de sélection.

    Lire aussi I Croissance, déficits, demande… les prévisions du HCP pour 2026

    Dix ans après son lancement, le LM6E s’inscrit désormais dans une dynamique de développement et de déploiement territorial. Initialement implanté à Benguérir, le modèle s’est progressivement étendu à travers l’ouverture de nouvelles branches, notamment à Rabat et à Laâyoune, traduisant l’ambition d’élargir l’accès à l’excellence académique et de renforcer l’équité territoriale.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Transport maritime

    Intempéries: les liaisons maritimes entre Tarifa et Tanger suspendues

    by Challenge avec MAP 21 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Les liaisons maritimes entre le port espagnol de Tarifa (Cadix) et celui de Tanger ont été suspendues mercredi à partir de 10h00 en raison des conditions météorologiques défavorables affectant le détroit de Gibraltar, marquées par de fortes pluies et des vents violant, ont annoncé les autorités portuaires de la baie d’Algésiras (APBA).

    Toutes les traversées prévues à partir de cette heure ont été annulées, la seule liaison assurée dans la matinée étant celle programmée à 9h00, précise la même source.

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    Au total, neuf départs opérés par les compagnies Balearia et AML ont été suspendus entre 10h00 et 21h00, rendant la liaison Tarifa–Tanger inopérante durant toute la journée.

    Par ailleurs, la connexion maritime entre le port d’Algésiras et Tanger Med demeure opérationnelle, bien que les passagers aient été appelés à rester attentifs aux informations diffusées par l’APBA en raison d’éventuelles perturbations.

    L’Agence météorologique nationale (Aemet) espagnole a maintenu pour ce mercredi l’alerte jaune pour précipitations dans la région. Des pluies pouvant atteindre 15 litres par mètre carré en une heure, avec un cumul allant jusqu’à 40 litres en 12 heures, sont attendues, l’alerte restant en vigueur entre 15h00 et minuit.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Coopération

    L’UE consacre près de 2,5 MMDH aux grandes réformes au Maroc en 2025

    by Challenge 21 janvier 2026
    written by Challenge

    L’Union européenne (UE) a confirmé son rôle de partenaire stratégique du Maroc en mobilisant 2,48 milliards dirhams (233,42 millions d’euros) d’appuis budgétaires pour accompagner les grandes réformes nationales, au cours de l’année 2025.

    « Ces financements soutiennent des priorités clés du Royaume, allant du développement humain à la transition verte, en passant par la cohésion territoriale et la croissance économique tout en s’accordant avec les objectifs et priorités de l’Union européenne », indique la Délégation de l’UE à Rabat, dans un communiqué publié mercredi 21 janvier 2026 :

    Cette coopération s’inscrit dans la continuité de l’Accord d’Association UE-Maroc, dont 2025 a marqué le 25e anniversaire, ainsi que dans le cadre du nouveau Pacte pour la Méditerranée visant à renforcer la coopération euro-méditerranéenne et à donner un nouvel élan à un partenariat de longue date. 

    Un partenariat centré sur le développement humain et territorial

    À travers le Programme « KARAMA », l’Union européenne a accompagné la réforme de la protection sociale, qui a pour objectif d’assurer un accès plus équitable aux aides sociales directes ou à l’assurance maladie obligatoire. Cet appui s’est traduit par un versement de 292 millions de dirhams (27.5 millions d’euros), contribuant à réduire les inégalités socio-économiques.

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    Dans le cadre de la régionalisation avancée, le Programme d’appui au développement des Zones Rurales et de Montagne a bénéficié d’un versement de 31,8 millions de dirhams (3 millions d’euros) pour contribuer à renforcer la gouvernance territoriale, la mise en œuvre des plans et stratégies des institutions régionales et à soutenir le développement économique durable au plus près des territoires ruraux et de montagne.

    Le Programme « ESRIM » soutient la réforme de l’enseignement supérieur, le développement de la recherche et de l’innovation, ainsi que la mobilité académique et scientifique avec l’Europe. En 2025, 240 millions de dirhams (22 millions d’euros) ont été déboursé pour accélérer la formation d’une nouvelle promotion d’étudiants et chercheurs mieux préparés aux exigences du marché de l’emploi et aux enjeux du développement.

    Transition verte, énergie et croissance inclusive

    Dans le sillage du Partenariat Vert entre l’Union européenne et le Maroc, conclu en 2022, le Programme « Terre Verte » a continué d’appuyer les Stratégies Nationales « Génération Green » et « Forêts du Maroc » en faveur de pratiques agricoles et forestières durables, de la sécurité alimentaire et de l’emploi rural. 858 millions dirhams (78 millions d’euros) ont été apportés au Trésor public pour accompagner ces politiques nationales.

    Lire aussi | Baraka: les retenues d’eau à plus de 4 milliards de m3, soit une année d’eau potable

    Partenaire de longue date du Maroc en matière de déploiement des énergies renouvelables, l’Union européenne a soutenu – dans le cadre de son programme « Energie verte » – la politique énergétique nationale avec un soutien budgétaire de 103,6 millions de dirhams (9,76 millions d’euros). Ce programme permet d’accompagner les réformes ambitieuses du Maroc de moderniser son marché de l’électricité, pour mettre en place un mécanisme de certification de l’électricité d’origine durable ou encore la réforme structurelle de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE). 

    Par ailleurs, l’Union européenne a intensifié son appui à la Stratégie d’inclusion financière du Maroc (SNIF) et au financement des petites et moyennes entreprises (PMEs) pour promouvoir la croissance économique et la création d’emploi, avec une subvention de 112 millions de dirhams (10, 55 millions d’euros) dans le cadre du Programme d’appui à l’inclusion financière.

    Enfin, le Programme « Islah », a continué de soutenir la modernisation de l’administration publique et la numérisation des services publics avec une contribution financière de 76 millions de dirhams (7,15 millions d’euros) en appui au programme national de réforme de l’administration.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Automobile

    Salon Rétromobile Paris 2026 : la FMVA célèbre le savoir-faire marocain

    by David Jérémie 21 janvier 2026
    written by David Jérémie

    Du 28 janvier au 1er février 2026, le Maroc sera représenté au prestigieux Salon Rétromobile de Paris, un rendez-vous mondial incontournable dédié aux véhicules de collection. Une présence qui traduit la volonté de la Maison de l’Artisan de positionner l’artisanat marocain comme un acteur clé de la restauration automobile à l’échelle internationale. Justement dans ce cadre, la Fédération Marocaine des Véhicules Anciens (FMVA) bénéficie d’une vitrine exceptionnelle, à l’occasion du 50ᵉ anniversaire de ce salon de référence.

    Le partenariat entre la Maison de l’Artisan et la FMVA vise plusieurs objectifs : mettre en lumière le capital humain marocain, valoriser l’artisanat comme pilier de la préservation du patrimoine automobile, et renforcer la visibilité internationale du savoir-faire national. Il s’agit également de positionner le Maroc comme une destination crédible et compétitive pour la restauration de véhicules anciens. Sous le thème «L’artisanat marocain au service du patrimoine automobile historique», le stand marocain, d’une superficie de 120 m², sera conçu comme un espace ouvert et interactif. Les visiteurs découvriront une scénographie immersive, combinant véhicules emblématiques, démonstrations en direct et mise en valeur des métiers traditionnels appliqués à l’automobile.

    Lire aussi | Marché des voitures neuves : l’automobile signe une année record en 2025

    Deux pièces emblématiques

    Parmi les pièces maîtresses présente sur le stand de la FMVA, La Ménara sera présentée à l’occasion de ce Salon, un véhicule emblématique conçu à l’initiative de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, et qui incarne l’excellence marocaine. Réalisée entièrement par des compétences locales, ce véhicule illustre l’alliance réussie entre artisanat traditionnel et ingénierie automobile, à travers une sellerie en cuir, des finitions en bois, un travail de tôlerie, une réalisation des glaces et une technicité mécanique. À ses côtés, une Peugeot 402 de 1928, reconnue pour son élégance aérodynamique, sera présentée dans une approche pédagogique, à savoir une moitié restaurée et une moitié laissée volontairement en cours de restauration. Cette mise en scène permettra aux visiteurs de saisir la complexité et les étapes du travail de restauration.

    Démonstrations artisanales

    Chaque jour, trois artisans marocains interviendront en direct dans un espace dédié comprenant un coin tôlerie, un banc moteur et un atelier ouvert au public. Ces démonstrations mettront en avant la précision, la maîtrise technique et la richesse des métiers de l’artisanat automobile marocain. Toujours est-il que la FMVA invite les collectionneurs, les passionnés de véhicules anciens et les professionnels du secteur à venir nombreux. Il va sans dire que la participation marocaine à ce 50ᵉ anniversaire du Salon Rétromobile constitue une opportunité unique de valoriser le patrimoine automobile et de promouvoir le savoir-faire national sur la scène internationale.

    21 janvier 2026 0 comments
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    Ressources hydriques

    Baraka: les retenues d’eau à plus de 4 milliards de m3, soit une année d’eau potable

    by Challenge avec MAP 21 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Suite aux précipitations enregistrées entre septembre 2025 et le 20 janvier 2026, les retenues d’eau ont atteont 4,07 milliards de mètres cubes (m3), dont 3,6 milliards lors des quarante derniers jours, a indiqué le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Cela représente l’équivalent d’une année d’eau potable, avec des disparités entre les bassins allant d’une à trois années.

    Répondant à des questions orales à la Chambre des conseillers sur l’impact des récentes précipitations sur les réserves des barrages, M. Baraka a précisé que les pluies enregistrées depuis septembre se sont élevées à 121,5 mm, en hausse de 114% par rapport à la même période un an auparavant.

    Il s’agit aussi d’un niveau supérieur de 24% à la moyenne observée entre 1990 et 2020, a souligné le ministre, qualifiant ces indicateurs de « très positifs ».

    Lire aussi | Le taux de remplissage des barrages atteint plus de 46 %

    Les superficies couvertes par la neige ont atteint un record de 55.195 km², avant de reculer à 22.600 km² actuellement, un niveau inédit depuis 2018, a-t-il ajouté, notant que le taux de remplissage des barrages est passé de 28% à 48%.

    Il a insisté, dans ce cadre, sur la nécessité de poursuivre les efforts, conformément aux Hautes Orientations Royales, pour accélérer la cadence de réalisation des barrages, précisant que la durée de réalisation du barrage de Tamri a été réduite de trois ans, avec une fin des travaux et le début de son remplissage prévus pour le mois de juin prochain.

    M. Baraka a également fait état de la réalisation de 4.221 forages exploratoires, avec un débit dépassant 8.800 litres par seconde, au profit de 5,8 millions d’habitants du milieu rural, ainsi que de la réalisation de 244 metfiyas (grandes citernes) et de 41 projets de collecte des eaux de pluies au niveau des toitures des bâtiments.

    Lire aussi | Mohammed Jadri: l’amélioration des réserves en eau « risque de rester une simple parenthèse » sans réformes structurelles

    En matière d’interconnexion des bassins, il a rappelé l’achèvement de la tranche pour l’acheminement des eaux du Sebou vers le Bouregreg, avec 953 millions de m3 déjà transférés, outre le lancement, cette année, de la deuxième tranche reliant le bassin du Sebou à ceux du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia jusqu’au barrage Al Massira.

    Concernant le dessalement de l’eau de mer, le ministre a indiqué que la production actuelle atteint 350 millions de m3, avec pour objectif d’atteindre 1,7 milliard de m3 à l’horizon 2030. Il a précisé que quatre stations sont en cours de réalisation pour une capacité annuelle de 567 millions de m3, outre le lancement des stations de Nador et de Tanger et la programmation de celles de Guelmim, Tan-Tan et de Souss-Massa à Tiznit.

    Il a enfin annoncé la poursuite du traitement des eaux usées en vue de passer de 40 millions de m3 à 100 millions à l’horizon 2027, parallèlement à des programmes d’approvisionnement des milieux urbain et rural en eau potable, au profit de 22.000 douars et de 767 centres ruraux, dans le cadre du Plan national de l’eau à l’horizon 2050.

    21 janvier 2026 0 comments
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