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Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés
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Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique
La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]
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    Argent et jetons de présence. Les étrangers résidents peuvent désormais les transférer sans tracas

    by Teya Jean 5 janvier 2024
    written by Teya Jean

    La nouvelle Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024) introduit des dispositions importantes pour les subsahariens, européens, américains et asiatiques résidents au Maroc et les flux financiers qu’ils sont amenés à réaliser hors du Royaume. En vertu des nouvelles dispositions, ces derniers pourront transférer leurs jetons de présence après paiement des impôts, et procéder à des transferts au titre de secours familiaux.

    Désormais, « les étrangers résidents ne disposant pas de revenus pouvant faire l’objet de transfert au titre des économies sur revenus et ne disposant pas de disponibilités sur leurs comptes en devises ou en dirhams convertibles pourront procéder au transfert au titre de secours familial. Par ailleurs, les étrangers résidents pourront, en vertu des nouvelles dispositions, transférer les jetons de présence après paiement des impôts ». Voici en substance ce que dit l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024).

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    En d’autres termes, les étrangers résidant au Maroc qui n’ont pas la capacité de transférer de l’argent en raison de l’absence de revenus suffisants ou de fonds disponibles dans des comptes convertibles, pourront tout de même effectuer des transferts d’argent pour soutenir financièrement leur famille, même s’ils ne répondent pas aux critères traditionnels pour effectuer des transferts d’argent. Cela se fera sous la forme d’un transfert au titre de secours familial. Ainsi, même si ces étrangers ne peuvent pas envoyer de l’argent régulièrement à leur famille, ils pourront quand même le faire dans certaines situations d’urgence ou de besoin familial. Autant dire que les modifications apportées à l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024) offrent de nouvelles opportunités en termes de transferts de fonds aux étrangers résidents. De quoi donner le sourire aux plus de 43.807 étrangers résidents au Maroc détenteurs de titres de séjour (chiffres provenant du Bilan 2023 des services de la Sûreté nationale). La disposition est entrée en vigueur depuis le 2 janvier 2024, et bien que n’ayant pas fait beaucoup de bruit, elle représente une avancée significative. Cette mise à jour réglementaire revêt une importance significative pour la population cible composée en grande partie de subsahariens, d’européens, américains et asiatiques. Cette mesure vise à atténuer les difficultés économiques potentielles auxquelles ces résidents étrangers pourraient faire face, en leur permettant de soutenir financièrement leur famille.

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    L’autre disposition importante de l’IGOC 2024 concerne le transfert des jetons de présence pour les étrangers résidents. Selon les nouvelles règles, après paiement des impôts, les résidents étrangers sont autorisés à transférer les jetons de présence accumulés. Les jetons de présence correspondent aux rémunérations perçues pour leur participation aux conseils d’administration ou à d’autres organes de direction d’entreprises. Cette mesure reconnaît la contribution des étrangers résidents à l’économie marocaine et facilite les transactions financières liées à leurs activités professionnelles. Auparavant, ces transferts étaient soumis à des restrictions, mais la nouvelle réglementation offre une plus grande flexibilité. Une mesure qui va encourager davantage la participation des étrangers dans les entreprises marocaines en éliminant les obstacles liés aux transferts de rémunération.

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    Ces nouvelles dispositions témoignent de l’engagement continu du Maroc à favoriser un environnement économique ouvert et attractif pour les étrangers résidents. En permettant des transferts au titre de secours familiaux et en facilitant le transfert des jetons de présence, le Royaume encourage la stabilité financière et renforce son attractivité auprès des investisseurs étrangers.

    Une approche plus pragmatique

    Ces nouvelles dispositions de l’IGOC 2024 reflètent une approche plus pragmatique et flexible en matière de réglementation des changes. Elles reconnaissent les réalités économiques actuelles et cherchent à faciliter les flux financiers internationaux tout en maintenant un contrôle adéquat.

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    Cependant, il convient de noter que malgré ces assouplissements, des réglementations prudentielles restent en place pour éviter les abus et les pratiques illégales. L’Office des Changes continuera de surveiller les mouvements de capitaux et de veiller à ce que les transferts de fonds se déroulent conformément aux réglementations en vigueur.

    Stimulation de la collaboration internationale en perspective

    Sur le plan économique, ces mesures pourraient avoir plusieurs implications. Premièrement, elles pourraient contribuer à renforcer la confiance des étrangers résidents dans le système financier marocain, en leur offrant des options pour gérer leurs flux financiers de manière plus flexible. Cela pourrait favoriser une plus grande participation des étrangers résidents à l’économie nationale et stimuler les investissements étrangers directs.

    Deuxièmement, en permettant aux étrangers résidents de transférer les jetons de présence après paiement des impôts, le Maroc reconnaît l’importance de retenir les talents internationaux et de promouvoir l’expertise étrangère dans les entreprises marocaines. Une mesure qui pourrait favoriser la collaboration et les échanges de connaissances entre les professionnels locaux et étrangers, ce qui pourrait avoir des effets positifs sur l’innovation et la compétitivité du Maroc sur la scène internationale.

    5 janvier 2024 0 comments
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    Change

    Négoce international. Les opérateurs peuvent désormais payer jusqu’à 50% d’acomptes anticipés

    by Teya Jean 4 janvier 2024
    written by Teya Jean

    La nouvelle version de l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024) offre une plus grande liberté aux opérateurs économiques marocains dans le négoce international, notamment en permettant des paiements d’acomptes anticipés dans certaines limites. 

    L’Office des Changes du Maroc assouplit les règles de paiement dans le négoce international ! Dans sa volonté de promouvoir le négoce international et de faciliter les opérations commerciales transfrontalières, l’Office des Changes vient de publier la nouvelle version de l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC 2024), qui est entrée en vigueur le 2 janvier 2024. Cette mise à jour apporte des changements significatifs qui offrent une plus grande liberté aux opérateurs économiques marocains dans le domaine du négoce international.

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    En la matière, la principale nouveauté introduite par l’IGOC 2024 réside dans la possibilité de procéder au paiement des acomptes dans la limite de 50% des fonds initialement rapatriés sur le compte négoce, dans le cadre de la même opération de négoce de biens. Cette mesure vise à faciliter les échanges commerciaux internationaux en offrant plus de flexibilité aux opérateurs économiques.

    Auparavant, il était obligatoire d’attendre le rapatriement des fonds du client avant de pouvoir effectuer le règlement au fournisseur. Cette évolution réglementaire est particulièrement pertinente dans le contexte économique actuel. En permettant le paiement d’acomptes, l’IGOC 2024 reconnaît les réalités du commerce international, où les transactions peuvent souvent impliquer des délais prolongés entre la commande et la livraison des biens. En autorisant le versement anticipé d’une partie des fonds, cette mesure offre une plus grande souplesse aux entreprises engagées dans des opérations de négoce international. Il convient de souligner que cette disposition est encadrée par une limite de 50% des fonds rapatriés. Cette limite a été établie dans le but de maintenir un équilibre entre les intérêts des opérateurs économiques et la nécessité de préserver la stabilité financière et la maîtrise des flux de capitaux. Elle vise également à prévenir les risques potentiels d’abus ou de mauvaise gestion des fonds rapatriés.

    Un signal positif et des responsabilités accrues pour les opérateurs économiques

    Au-delà de ces implications pratiques, l’introduction de cette mesure dans l’IGOC 2024 envoie un signal positif aux acteurs économiques nationaux et internationaux. Elle témoigne de la volonté des autorités marocaines de favoriser un environnement propice aux échanges commerciaux et à l’investissement étranger. En offrant une plus grande flexibilité dans les opérations de négoce international, le Maroc renforce sa position en tant que hub régional attractif pour les investisseurs et les entreprises.

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    Dans le même temps, il est essentiel de noter que ces nouvelles dispositions s’accompagnent de responsabilités accrues pour les opérateurs économiques. Ils doivent s’assurer de respecter les obligations réglementaires et de fournir les justificatifs nécessaires pour les paiements d’acomptes effectués dans le cadre de l’IGOC 2024. Cette exigence vise à garantir la traçabilité des opérations et à prévenir les risques de fraude ou de blanchiment d’argent.

    Quid des transporteurs internationaux ?

    Rachid Tahri, Secrétaire Général de la Fédération du transport et de la logistique de la CGEM, s’est exprimé sur cette disposition en soulignant son importance pour le développement du négoce international au Maroc. Il note que cette évolution contribue au rapatriement de devises étrangères, ce qui revêt une importance cruciale pour l’économie du pays. « Avant cette réforme, les négociants internationaux marocains devaient obtenir une autorisation de l’Office des Changes pour justifier leurs actions lors d’opérations de négoce international ». A l’instar des négociants, Rachid Tahri souligne l’importance de «permettre aux transporteurs marocains d’accompagner les opérateurs économiques dans leurs transactions internationales sans devoir solliciter une autorisation à chaque opération.

    Cette mesure faciliterait le développement du secteur du transport international au Maroc et renforcerait le positionnement du pays en tant que hub du négoce international». L’assouplissement des règles de paiement des acomptes dans le négoce international, tel que prévu par l’IGOC 2024, est donc une avancée significative pour les opérateurs économiques marocains. Cette mesure permettra de stimuler les échanges commerciaux internationaux, d’améliorer l’efficacité des transactions et de renforcer la compétitivité des entreprises marocaines sur la scène internationale.

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    Pour Rachid Tahri, l’Office des Changes a suivi les demandes des négociants internationaux et a répondu à leurs besoins en assouplissant les contraintes réglementaires. « Cette évolution témoigne de la volonté des autorités marocaines de favoriser le développement économique du pays en encourageant le négoce international. Le Maroc dispose ainsi d’une opportunité unique de renforcer sa position en tant que plaque tournante du commerce international et de bénéficier des retombées économiques positives qui en découlent », explique-t-il.

    4 janvier 2024 0 comments
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    Douane et Impôts

    Marchandises litigieuses. Ce qui change dans la procédure de transaction

    by Teya Jean 3 janvier 2024
    written by Teya Jean

    La réforme du contentieux douanier prévue par la loi de finances 2024 apporte des modifications significatives au code des douanes et impôts indirects (CDII). Objectif : faciliter le recouvrement des droits et taxes tout en garantissant l’intégrité du système douanier.

    Assouplissement de la procédure de transaction douanière pour favoriser le recouvrement des droits et taxes exigibles. Dans un souci d’améliorer la procédure de transaction en matière de contentieux douanier, la loi de finances pour l’année budgétaire (LF) 2024 apporte des modifications significatives au code des douanes et impôts indirects (CDII). Ces changements, consignés dans la circulaire n°6522/210 récemment publiée par l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), visent à faciliter le recouvrement des droits et taxes exigibles tout en tenant compte des spécificités du commerce international.

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    L’article 275 du CDII est particulièrement touché par cette réforme. Son amendement vise spécifiquement à assouplir la procédure de transaction pour les marchandises litigieuses déclarées sur aveux et non saisies. Cette situation représentait auparavant une difficulté majeure en termes de recouvrement des droits et taxes exigibles. Désormais, les droits et taxes seront assis sur les marchandises effectivement saisies, ce qui permettra d’apporter une plus grande flexibilité dans la gestion des contentieux douaniers.

    Cependant, il est important de noter que cette souplesse ne s’applique pas aux cas de fraude constatés dans le cadre des dispositions des articles 86 bis et 166 ter du code des douanes. Ces articles concernent les infractions relevées dans le cadre du contrôle à posteriori et de la surveillance des régimes particuliers. Ainsi, les mesures d’assouplissement ne s’étendent pas aux situations de fraude, où les autorités douanières devront continuer à appliquer les sanctions prévues par la loi.

    Une réponse pragmatique aux difficultés rencontrées

    Cette réforme est une réponse pragmatique aux difficultés rencontrées dans le recouvrement des droits et taxes exigibles pour les marchandises litigieuses déclarées sur aveux et non saisies. En assouplissant la procédure de transaction, les autorités douanières espèrent faciliter le règlement des contentieux tout en préservant l’intégrité du système douanier.

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    Sur le plan économique, cette réforme contribuera à renforcer la confiance des opérateurs économiques envers les autorités douanières en facilitant le règlement des litiges et en réduisant les obstacles administratifs. Elle devrait également favoriser un environnement commercial plus fluide et prévisible, ce qui est essentiel pour encourager les échanges internationaux et stimuler la croissance économique.

    3 janvier 2024 0 comments
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    Douane et Impôts

    Code des douanes et impôts indirects. Fin de la paperasserie avec la déclaration simplifiée électronique

    by Teya Jean 3 janvier 2024
    written by Teya Jean

    La loi de finances 2024 au Maroc apporte des modifications au Code des douanes et impôts indirects, simplifiant les procédures de dédouanement. Les opérateurs économiques pourront désormais utiliser une déclaration simplifiée électronique pour acheminer les marchandises entre les magasins et aires de dédouanement et les bureaux de douane d’exportation. Cette évolution vise à réduire la paperasserie, accélérer les procédures et renforcer la compétitivité du Maroc sur le plan commercial international.

    Avec la déclaration simplifiée électronique, les opérateurs économiques pourront désormais dire adieu aux formulaires interminables et gagner un temps précieux ! Le 29 décembre 2023, l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) a publié la circulaire n°6522/210, présentant les dispositions douanières de la loi de finances pour l’année budgétaire 2024. Cette circulaire fait référence à la « Loi de finances n° 55-23 pour l’année budgétaire 2024 », promulguée par le Dahir n° 1-23-91 du 14 décembre 2023. Dans le cadre de cette loi, plusieurs changements ont été apportés au Code des douanes et impôts indirects (CDII), visant à faciliter et simplifier les procédures de dédouanement.

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    L’article 3 de la loi de finances 2024 introduit des modifications concernant les procédures de dédouanement, notamment les articles 76 bis et 156 du CDII. Jusque là, les marchandises destinées à l’exportation depuis les magasins et aires de dédouanement (MEAD) étaient acheminées vers les bureaux de douane d’exportation avec un état de chargement établi manuellement. Dans le but de poursuivre la dématérialisation des procédures douanières, le document couvrant l’acheminement des marchandises entre les MEAD et les bureaux de douane d’exportation a été revu afin de permettre sa dématérialisation.

    Ainsi, l’article 156 du code des douanes a été modifié pour reconnaître la déclaration simplifiée prévue par l’article 76 bis comme document couvrant l’acheminement des marchandises entre les MEAD et les bureaux d’exportation. Concrètement, cela signifie que les opérateurs économiques pourront désormais utiliser une déclaration simplifiée électronique pour effectuer cette démarche, contribuant ainsi à la réduction de la paperasserie et à l’accélération des procédures.

    Le Maroc renforce sa compétitivité

    Il convient toutefois de noter que les déclarations simplifiées souscrites dans le cadre de cette conduite des marchandises entre les MEAD et les bureaux d’exportation sont exemptées de l’obligation de dépôt de la déclaration complémentaire, conformément à la modification apportée à l’article 76 bis-3° du code des douanes. Cette exemption vise à alléger les charges administratives pour les opérateurs économiques dans le cas de déplacements de marchandises simples entre les MEAD et les bureaux d’exportation.

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    Ces modifications apportées par la loi de finances 2024 marquent une étape importante dans la modernisation des procédures douanières au Maroc. En facilitant et en simplifiant les démarches de dédouanement, le gouvernement vise à stimuler le commerce international en favorisant les échanges commerciaux et en attirant les investissements étrangers.

    Cette évolution vers la dématérialisation des procédures douanières est une tendance mondiale, visant à accroître l’efficacité et la transparence des opérations commerciales. En simplifiant les formalités et en réduisant les délais de dédouanement, le Maroc renforce sa compétitivité sur la scène internationale et encourage les entreprises à s’engager davantage dans le commerce international.

    Dans un contexte économique mondial de plus en plus connecté, ces mesures prises par le Maroc pour moderniser ses procédures douanières s’inscrivent dans une dynamique d’ouverture et de facilitation des échanges. Cette évolution contribue à renforcer la confiance des opérateurs économiques nationaux et étrangers, tout en renforçant le positionnement du Maroc en tant que hub commercial régional.

    3 janvier 2024 0 comments
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    Géopolitique

    La stabilité et la résilience du Maroc garants de la sécurité de l’Occident [Financial Times]

    by Hassan Manyani 17 septembre 2023
    written by Hassan Manyani

    Dans cet article, le Financial Times rappelle le rôle clé d’un Maroc prospère et stable dans la sécurité de l’Occident. Il préconise la mise en place d’une stratégie proactive pour traiter les alliés régionaux avec sérieux, en mettant en avant le Sahel comme une région exigeant une attention particulière. Allié de poids, le Maroc est vu comme un partenaire essentiel en matière de renseignement, de lutte contre le terrorisme et de gestion des migrations. L’Europe devrait rattraper le temps perdu et faire un grand pas vers un meilleur rapprochement avec le Royaume.

    Le prestigieux quotidien britannique aborde l’engagement du Maroc à reconstruire après un tremblement de terre dévastateur ayant coûté la vie à près de 3 000 personnes. Un projet ambitieux, estime l’auteur, surtout dans ce pays émergent et symbole de paix et de stabilité dans la région. Le quotidien économique appelle à une stratégie proactive à long terme qui traite les alliés régionaux comme le Maroc avec le même sérieux accordé à l’Ukraine depuis longtemps. La région du Sahel, connue pour sa volatilité, est spécifiquement mentionnée comme un endroit où une telle stratégie est nécessaire.

    Le Sahel, poursuit le journal, a connu des coups d’État successifs et est devenu un terreau propice aux alliances entre groupes criminels organisés, groupes terroristes, trafiquants d’êtres humains, de marchandises et d’aide humanitaire envoyée par l’Occident, ainsi qu’aux insurgés cherchant à démanteler des nations souveraines. Ces facteurs ont également entraîné une migration importante hors de la région.

    Lire aussi | Séisme. SM le Roi donne la priorité au programme d’urgence de relogement des sinistrés

    L’article souligne l’importance de comprendre les complexités de la région, y compris des questions telles que le plan du Maroc pour l’autonomie du Sahara occidental, soutenu par les États-Unis et d’autres alliés internationaux comme solution aux conflits régionaux prolongés. Avant tout, il est nécessaire de montrer que nous comprenons que l’avenir de la région doit être forgé par ceux qui y vivent. « En travaillant plus étroitement, nous apprendrions beaucoup sur les complexités de la région. A titre d’exemple, le plan du Maroc pour l’autonomie du Sahara occidental, soutenu par les États-Unis et d’autres alliés internationaux, nécessite notre attention dans le cadre d’une stratégie réfléchie. Avant tout, nous devons montrer que nous comprenons que l’avenir de la région doit être forgé par ceux qui la vivront », souligne le Financial Times.

    Lire aussi | Edito. Reconstruire sur des bases solides

    Le FT plaide, en conclusion, en faveur d’un changement de perspective, où la sécurité européenne et mondiale est considérée comme interconnectée et où les alliances et les amitiés en Afrique sont perçues comme essentielles pour des intérêts mutuels en matière de sécurité.

    17 septembre 2023 0 comments
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    OpinionsTremblement de terre

    Séisme à Al Haouz. Comment faire de la région dévastée un modèle de régénération rurale

    by salim tazi 14 septembre 2023
    written by salim tazi

    Dans cet article l’auteur encourage la poursuite des efforts de reconstruction de la région dévastée par le séisme tout en mettant en avant quatre principes fondamentaux pour guider ce processus : préserver le caractère de la région, accroître la durabilité, améliorer le fondement économique et augmenter la qualité de vie globale. L’auteur insiste sur la nécessité d’une approche holistique pour la régénération de la région tout en préservant son patrimoine culturel à travers la promotion de la durabilité.

    Le poids de la tragédie du séisme d’Al Haouz est insupportable. Même pour ceux d’entre nous qui étaient loin ou qui n’ont peut-être pas subi la perte de membres de leur famille ou contracté de graves blessures. Cela a sans aucun doute un impact beaucoup plus fort sur ceux directement touchés. Nos cœurs, nos pensées et nos prières vont à nos frères et sœurs de la région. Ces événements mettent à l’épreuve leur force et leur foi, et il est crucial que nous continuions à les soutenir.

    A ceux qui ont apporté leur aide, nous vous remercions sincèrement. Veuillez poursuivre vos efforts. A ceux qui n’ont pas encore contribué, comprenez que c’est un processus en plusieurs étapes, et vous aurez de nombreuses occasions de le faire. Maintenons notre rythme et notre engagement jusqu’à ce que chaque survivant et chaque personne touchée puisse retrouver une certaine forme de vie normale. Il est difficile de mettre en mots les défis auxquels chacun d’entre eux est confronté à la probabilité qu’un ou plusieurs décèdent ou soient gravement blessés.

    Lire aussi | Edito. Reconstruire sur des bases solides

    Beaucoup de mes collègues de l’immobilier et mes concitoyens ont discuté des urgences et des besoins immédiats, y compris des commentaires sur la reconstruction, les normes de construction et les stratégies de revitalisation de la région. Le gouvernement a annoncé un plan de reconstruction, et c’est en effet une priorité. Je n’ai aucun doute à ce sujet et je souhaite du succès à tous ceux qui sont impliqués dans la planification et la mise en œuvre. En tant que citoyen préoccupé et quelqu’un qui aime cette région, j’aimerais partager quelques réflexions ou vœux avec les acteurs de la réhabilitation du côté du gouvernement. Bien que je ne sois ni urbaniste ni architecte, mon expérience en tant que promoteur immobilier m’a exposé à divers experts du domaine. Une leçon cruciale que j’ai apprise est que la phase de planification d’un projet de cette nature, au-delà de l’expertise de toutes les disciplines impliquées, nécessite un cahier des charges clair du promoteur. Maintenant que notre gouvernement assume le rôle du promoteur, il doit définir ce cahier des charges.

    Voici les quatre principes fondamentaux que j’espère voir inclus dans ce cahier des charges :

    Vœu n°1 : Préserver le caractère de la région en utilisant ou en revenant aux méthodes de construction traditionnelles, améliorées grâce à de meilleures directives en matière d’ingénierie et de construction.

    Vœu n°2 : Accroître la durabilité, la sécurité et la protection grâce à des exigences concrètes et financées.

    Vœu n°3 : Améliorer le fondement économique, en particulier pour l’agriculture et le tourisme, les principales activités économiques de la région.

    Vœu n°4 : Améliorer la qualité de vie globale et le confort de la population, y compris l’accès aux services et aux commodités.

    Ces directives peuvent sembler contradictoires dans certaines zones, mais elles ne le sont pas. Permettez-moi de développer brièvement chaque vœu :

    Vœu n°1 : Les méthodes de construction traditionnelles, lorsqu’elles sont correctement comprises et appliquées, peuvent être efficaces contre les séismes, les inondations ou les avalanches. Dans certains cas, la planification maîtrisée et les mesures de protection naturelle peuvent renforcer la sécurité des villages. Nous devons veiller à ce que, dans la hâte de la reconstruction, nous préservions le charme unique et l’esthétique de ces régions, qui sont un trésor national.

    Vœu n°2 : Les nouvelles normes de durabilité en matière de construction offrent des opportunités en matière d’énergie durable, de construction à faible impact et de zones de protection qui peuvent également servir à la durabilité et offrir des services et du confort.

    Vœu n°3 : N’oublions pas que le tourisme et l’agriculture sont des sources clés de revenus pour la population locale. Améliorer ces activités économiques profitera à la population, préviendra la migration vers les zones urbaines et créera des opportunités d’emploi.

    Vœu n°4 : La ligne directrice ultime pour la réhabilitation doit être l’amélioration de la vie de la population locale. Cela va au-delà de la construction et englobe le confort, la sécurité, la durabilité et l’accès économique, ainsi que la programmation, les services, l’administration, la technologie, l’éducation, l’accès aux soins de santé et, plus important encore, tous ces éléments de manière économiquement durable. Travailler de manière holistique dans cette région vaste et diversifiée est essentiel. Nous devons nous concentrer sur la planification des nœuds, la planification des villages et des maisons, et tenir compte des défis, notamment juridiques, d’attribution, topographiques, financiers et de déplacement temporaire. Il est essentiel de travailler rapidement mais pas précipitamment, en veillant à ne pas négliger ces principes fondamentaux.

    Lire aussi | Séisme. SM le Roi donne la priorité au programme d’urgence de relogement des sinistrés

    Cette région et ses villages ont été la source de nombreuses images emblématiques et de cartes postales utilisées pour représenter le Maroc pendant des années. Notre espoir est que cette région devienne un repère mondial et une référence en matière de régénération rurale durable.

    14 septembre 2023 0 comments
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    Edition

    « Mohammed VI, un grand souverain » d’un « pays frère », dixit Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre

    by salim tazi 25 août 2023
    written by salim tazi

    Par Mohamed El Khomssi*

    Dans son nouveau livre « Le Temps des Combats » sorti le 22 août et déjà en tête des ventes, l’ex-président français Nicolas Sarkozy consacre un long chapitre au Maroc, qu’il qualifie de « pays frère », mais également à Emmanuel Macron et l’Algérie.

    L’ancien chef d’Etat français a dit tout le bien qu’il pense du royaume dans son dernier opus, paru aux éditions Fayard. Il n’a pas non plus tari d’éloges à l’adresse du Roi Mohammed VI, « un homme de large culture et d’une finesse intellectuelle éblouissante ».

    « Une grande puissance africaine »

    Amoureux du royaume qu’il a visité moult fois, Sarkozy écrit que « le Maroc est un pays frère. C’est un égal de la France qui doit désormais être considéré comme tel. Le royaume est devenu une grande puissance africaine. Ses entrepreneurs, ses intellectuels, ses artistes, ses élites n’ont plus rien à envier aux nôtres ». Pour lui, « des trois nations d’Afrique du Nord, elle est celle qui nous est la plus proche. La seule aussi qui a su digérer pacifiquement notre passé commun sans en éprouver la moindre amertume ou le plus petit ressentiment. La différence avec l’Algérie est saisissante. Il n’y eut pas de guerre entre nos deux pays. Cela compte dans notre histoire commune ».

    « Un grand souverain »

    Peignant à sa façon le portrait du Roi, Sarkozy, qui fut président de la république française de 2007 à 2012, affirme que Mohammed VI « restera dans l’histoire comme l’un des plus grands souverains marocains. Son héritage sera même plus fécond que celui de son père ». Il dit se souvenir « du scepticisme et même de la commisération qui suivit son avènement au plus haut niveau de notre classe dirigeante du milieu des années 1980. Ces propos d’alors paraissent bien dérisoires quand on mesure le chemin qu’il a fait parcourir à son pays ».

    « Un peuple profondément généreux »

    S’attardant sur la particularité du peuple marocain, Nicolas Sarkozy avoue qu’il a toujours ressenti cette proximité avec eux. « C’est un peuple hospitalier et profondément généreux. Même lorsqu’ils ont peu, ils sont toujours prêts à le partager, à ouvrir leur maison, à entamer la discussion, à offrir ce thé brûlant qui est leur boisson nationale ».

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    Sur la question de l’identité, l’ancien chef d’Etat français note que « Le Maroc a réussi son entrée dans le monde moderne sans brader son style de vie, ses traditions, son univers si particulier. Ce n’est pas aux Marocains que l’on a besoin d’expliquer l’importance de la sauvegarde d’une identité nationale. N’est sans doute pas né celui qui voudra la leur faire perdre ! La France doit chérir cette relation privilégiée. Elle doit la préserver, car elle ne va pas de soi. Les Marocains sont sensibles parfois jusqu’à la susceptibilité. Il faut y prendre garde, car la moindre maladresse, fût-elle non intentionnelle, peut avoir des conséquences fâcheuses ».

    Mises en garde à Macron

    Conscient et soucieux de la crise qui affecte depuis plus de deux ans les relations entre Paris et Rabat, Sarkozy relève que « le président de la République française doit avoir la sagesse de comprendre cette particularité et en tirer toutes les conséquences en matière protocolaire ».

    Il explique dans ce sens que « Le roi Mohammed VI est un homme de large culture et d’une finesse intellectuelle éblouissante. Combien de fois ai-je été impressionné par sa capacité à anticiper les évènements et à garder le cap de sa vision pour le royaume ? Il sait être un ami à la fidélité de roc. Il montre rarement son agacement ou sa déception, mais il les ressent profondément. Ce n’est pas parce qu’il ne réagit pas à l’offense qu’il ne l’a pas comprise. La relation exige de la constance, du tact, de la fidélité. Elle demande aussi une certaine réserve. Le temps médiatique n’est pas le sien. Il a besoin d’être certain que ses propos ne seront pas exploités ou, pire, déformés par la presse ». Pour l’ex-président français, Macron n’a pas toujours « su trouver les mots ou les gestes que les Marocains attendaient ».

    « Tropisme algérien de Macron »

    Dans une partie consacrée aux relations entre la France, le Maroc et l’Algérie, Sarkozy qualifie l’attitude d’Emmanuel Macron de « tropisme algérien » qui « lui procurera bien des déceptions ». « C’est sans doute un point de désaccord qui existe entre nous. Je ne crois pas qu’il nous faille multiplier les initiatives auprès des dirigeants algériens dont la représentativité à l’intérieur de leur pays est aussi faible que la popularité. Plus nous essaierons de bâtir une amitié « artificielle », plus ils la refuseront. Ils ont besoin d’un adversaire pour détourner l’attention de leur peuple de l’échec patent dans lequel ils ont plongé ce pays magnifique, qui compte parmi les plus riches au monde du fait d’un sous-sol regorgeant de matières premières, spécialement dans le contexte énergétique que nous connaissons », écrit-il sans ambages.

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    Ces initiatives, dont Sarkozy dit comprendre les raisons et qui partent d’un bon sentiment, sont à ses yeux « vouées à l’échec ». « En outre, elles risquent de nous détourner du Maroc. Ce dernier est ulcéré de l’attitude de son voisin, qui lui a fermé ses frontières au nez depuis trente-deux ans ! À ce jeu-là, nous risquons de tout perdre. Nous ne gagnerons pas la confiance de l’Algérie et perdrons celle du Maroc. C’est un pari dangereux, de surcroît condamné d’avance ».

    Marocanité du Sahara

    Usant de termes on ne peut plus clairs, Sarkozy souligne dans son ouvrage que « la France devrait maintenant prendre clairement position en faveur de la marocanité du Sahara occidental ». « Cette question est centrale pour les intérêts stratégiques du Maroc. Elle permettrait d’éviter une république sahraouie dont la solidité et la pérennité laissent tous les observateurs informés plus que perplexes. Savoir choisir ses amis, ne pas craindre d’encourir le courroux de ceux qui le sont moins, s’inscrire dans une perspective longue, s’appuyer sur l’histoire commune : telles devraient être les boussoles du président de la République. S’il est un domaine de la diplomatie française qui mériterait d’être revisité et amodié, c’est celui de notre engagement auprès de nos frères marocains », recommande-t-il.

    Lire aussi | Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »

    Consterné de voir « la lente dégradation des relations franco-marocaines depuis une dizaine d’années », Sarkozy estime que « cette situation est d’abord la conséquence de l’entêtement de mes deux successeurs à vouloir à tout prix surjouer et surinvestir la relation avec l’Algérie. Il s’agit d’une erreur stratégique, car le pouvoir algérien, dont la légitimité démocratique est faible, a besoin d’un adversaire pour exister, et celui-ci ne peut être que la France, dont le passé colonial fait une cible facile ».

    *Professeur de maths & d’économie appliquée à la FSJES de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah

    25 août 2023 0 comments
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    Hydrocarbures

    Benkhadra : « pour optimiser les chances de découvertes pétrolières, il est crucial d’intensifier le forage »

    by Hassan Manyani 22 août 2023
    written by Hassan Manyani

    Le secteur marocain des hydrocarbures affiche un potentiel prometteur, mais requiert des investissements continus et substantiels. Après avoir attiré de nombreuses entreprises d’exploration pétrolière au cours des deux dernières décennies, il est désormais crucial d’accentuer les activités de forage, selon les recommandations d’Amina Benkhadra, directrice générale de l’Onhym, citée par L’Economiste dans sa livraison de ce mardi 22 août.

    La DG de l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) a souligné l’importance d’une exploration renforcée pour maximiser les chances de découvertes d’hydrocarbures et pour stimuler d’avantages d’investissements dans ce secteur considéré comme « capitalistique, risqué et très compétitif ».

    Les incitations fiscales de la loi sur les hydrocarbures, modifiée en mars 2000, en conjonction avec les efforts promotionnels de l’Onhym, ont contribué à atténuer les contraintes liées à ce secteur. Néanmoins, les bassins sédimentaires marocains demeurent largement inexploités.

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    Selon Benkhadra, chaque puits foré représente une opportunité de découverte, soulignant ainsi l’importance d’intensifier les activités de forage pour optimiser les opportunités de trouver des réserves d’hydrocarbures et pour attirer davantage d’investissements dans l’industrie pétrolière.

    Au cours des années 2009 à 2022, le Maroc a vu la réalisation de 12 puits d’exploration en offshore et de 70 puits en onshore, couvrant diverses régions du pays. Malgré les annonces de découvertes de gaz naturel ces dernières années, les bassins marocains restent largement à explorer. Les efforts d’exploration de l’ONHYM et de ses partenaires ont permis des découvertes modestes de gaz dans les bassins d’Essaouira, du Gharb-Prérif et de Tendrara. Cependant, d’autres bassins comme Missour, Doukkala, Tadla, Zag et Boudenib montrent des signes encourageants, bien que le manque de forages d’exploration ait jusqu’à présent limité la découverte de réserves significatives, d’après Benkhadra.

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    En matière d’investissements, entre 2013 et 2022, l’Onhym et ses partenaires ont consacré environ 18,62 milliards de DH à l’exploration des hydrocarbures, avec plus de 97 % supportés par les partenaires. Les initiatives de forage et d’exploration ont également récemment conduit à la découverte de gaz offshore au large de Larache, dans le cadre du permis Lixus, en partenariat avec la société anglaise Chariot Oil & Gas.

    22 août 2023 0 comments
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    Ressources hydriques

    Le taux de remplissage des barrages atteint plus de 46 %

    by Challenge avec MAP 12 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Le taux de remplissage des barrages au Maroc s’élève, lundi, à 46,03 % (plus de 7,71 milliards de m3), contre 28,31 % enregistrés à la même période de l’année précédente, selon des données publiées sur la plateforme « Maghreb Assoudoud ».

    Le bassin du Bouregreg a enregistré, jusqu’à lundi, un taux de remplissage de 94,98 %, avec des ressources hydriques estimées à 1,27 milliard de m3, porté notamment par le niveau élevé du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, dont le taux de remplissage s’est établi à 99,25 %, révèle la même plateforme relevant du ministère de l’Équipement et de l’Eau.

    A Tensift, le taux de remplissage est d’environ 71,33 %, soit un volume de 162,13 millions de m3, tandis que le bassin du Loukkos a enregistré un taux de 62,89 %, avec des ressources hydriques de l’ordre de 1,20 milliard de m3.

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    Le bassin du Sebou a, quant à lui, affiché un taux de remplissage de 54,81 %, pour un volume de 3,43 milliards de m3, soutenu par d’importantes ressources en eau, notamment au niveau des barrages Bab Louta, Allal El Fassi et Bouhouda.

    Par ailleurs, le bassin de Drâa-Oued Noun a enregistré un taux de remplissage de 29,83 %, avec un volume de 312,66 millions de m3 , tandis que le bassin de l’Oum Er Rbia a affiché un taux de 20,8 %, correspondant à des ressources hydriques de 1,30 milliard de m3.

    12 janvier 2026 0 comments
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    Business

    Qui est Tariq Sijilmassi, le fondateur de Tessera Capital ?

    by Ismail Saraoui 12 janvier 2026
    written by Ismail Saraoui

    Toute la presse en parle: le come-back de Tariq Sijilmassi dans le domaine de la banque. L’ancien président du directoire du groupe Crédit Agricole du Maroc revient au-devant de la scène comme fondateur et patron de Tessera Capital, une nouvelle banque d’affaires. Challenge fait le point.

    Après plusieurs années de retrait relatif de l’arène bancaire, Tariq Sijilmassi signe un retour très commenté avec la création de Tessera Capital, une nouvelle banque d’affaires qui ambitionne de s’imposer comme un acteur de référence dans le conseil financier, les opérations de haut de bilan et l’accompagnement stratégique des entreprises et des institutions. L’annonce a été faite par ce dernier sur ses réseaux. « J’ai le plaisir d’annoncer ma prise de fonction en tant que Directeur des Opérations au sein de Tessera Capital. Tessera Capital est une banque d’affaires indépendante, enregistrée auprès de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux en tant que Conseiller en Investissement Financier », a expliqué Tariq Sijilmassi dans un post sur Linkedin.

    Sijilmassi n’est pas un inconnu. Il fait partie de cette génération de banquiers marocains qui ont accompagné et parfois redéfini les grands équilibres du système financier national. Né le 1er décembre 1963 à Rabat, Tariq Sijilmassi grandit dans un environnement profondément marqué par l’international, au gré des affectations diplomatiques de son père à Alger, Moscou et Copenhague. Cette exposition précoce aux réalités géopolitiques et culturelles forge une ouverture d’esprit qui accompagnera toute sa trajectoire professionnelle.

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    Après un baccalauréat scientifique en 1981, il intègre les classes préparatoires du lycée Sainte-Geneviève à Versailles, avant d’être admis à HEC Paris. Recruté dès 1986 par la Banque Commerciale du Maroc, avant même l’obtention de son diplôme, il y occupe pendant six ans le poste de directeur délégué en charge des grands groupes industriels, au cœur du financement de l’économie réelle. Après une parenthèse de huit années à la tête d’un groupe industriel, qui lui permet d’appréhender l’entreprise de l’intérieur, il rejoint le Crédit Agricole du Maroc, où il conduira une phase clé de restructuration et de modernisation en tant que président du directoire, œuvrant à la réhabilitation de l’institution et à la consolidation de son rôle stratégique. Aujourd’hui, son retour très commenté à la tête de Tessera Capital intervient dans un contexte marqué par une recomposition profonde du paysage bancaire, une montée en puissance de la finance d’investissement et une demande accrue d’expertise indépendante.

    Un parcours d’élite au cœur de la finance marocaine

    En tant que président du directoire, Sijilmassi a piloté l’un des groupes bancaires les plus importants du pays, à la croisée des impératifs économiques, sociaux et politiques. Sous sa direction, le CAM a poursuivi sa modernisation, renforcé ses mécanismes de gouvernance et élargi ses champs d’intervention. Il a surtout incarné une certaine idée de la banque publique-commerciale : un acteur financier devant concilier performance, stabilité et mission de développement. Contrairement à d’autres dirigeants très médiatisés, Tariq Sijilmassi a toujours cultivé une discrétion assumée. Cette discrétion ne signifie pas absence d’influence.

    Bien au contraire. « Dans les milieux financiers, son nom est associé à une capacité de lecture fine des équilibres macroéconomiques, à une maîtrise des dossiers complexes et à une approche prudente mais stratégique du risque », nous a confié une source au sein des économistes de l’Istiqlal

    Tessera Capital : le choix de l’indépendance

    Tessera Capital se positionne sur le conseil stratégique, les fusions-acquisitions, les levées de fonds, la restructuration financière et l’accompagnement des grands projets. « J’ai créé Tessera Capital parce que je crois profondément dans notre pays et dans la mission que nous portons. Le Maroc traverse une période déterminante et enthousiasmante, et je suis convaincu que beaucoup d’entreprises peuvent mieux tirer parti de cette mutation lorsqu’elles sont accompagnées de manière juste, humaine et réellement utile.

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    Après de longues années passées sur le terrain, j’ai compris que les situations complexes ne se résolvent jamais uniquement avec des modèles financiers. Elles demandent de l’écoute, de la lucidité et un regard capable de saisir ce qui se joue derrière les chiffres. Souvent, la solution repose autant sur l’humain que sur l’analyse. », explique-t-il.

    La société « TESSERA CAPITAL S.A», dont le siège social est sis à 9, Angle avenue Al Oued et rue Midelt – Rabat, a été enregistrée auprès de l’AMMC en date du 26 décembre 2025, sous le numéro d’enregistrement DE-CIF-05-25, en vue d’exercer les activités de conseil en investissement financier relevant de la catégorie n°2 prévues à l’article 2 de la circulaire de l’AMMC n°01/20 relative aux Conseillers en investissement financier », lit-on sur le site de l’AMMC.

    12 janvier 2026 0 comments
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    Il fait l'actu

    Zouhair Chorfi, [Président de l’ANRE]

    by Challenge 12 janvier 2026
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    Le président de l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE), Zouhair Chorfi, a présenté devant la Chambre des représentants un état des lieux du secteur électrique national, en mettant en lumière ses évolutions récentes, ses principaux défis ainsi que les réalisations de l’Autorité. Cette intervention s’est tenue lors d’une réunion de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable, consacrée à l’examen du rapport annuel de l’ANRE au titre de l’année 2024.

    À cette occasion, Zouhair Chorfi a souligné que l’année 2024 a été marquée par la poursuite de plusieurs chantiers structurants pilotés par l’Autorité. Parmi eux figurent notamment la préparation de la séparation comptable des différentes activités de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), la fixation du tarif d’utilisation des réseaux électriques de distribution, ainsi que la détermination du tarif applicable à l’excédent de l’énergie électrique.

    La présentation du président de l’ANRE a donné lieu à un débat approfondi avec les députés, qui ont formulé plusieurs observations et recommandations concernant l’action de l’Autorité, mais aussi les perspectives et les enjeux auxquels fait face le secteur de l’énergie. Ces échanges ont permis de souligner l’importance du rôle de régulation assuré par l’ANRE dans un contexte de transition énergétique et de modernisation du système électrique national.

    12 janvier 2026 0 comments
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    Il fait l'actu

    Tariq Sijilmassi,  [Fondateur et président de Tessera Capital]

    by Challenge 12 janvier 2026
    written by Challenge

    Tariq Sijilmassi, ancien président du directoire du Crédit Agricole du Maroc, fait un retour remarqué sur la scène financière nationale avec la création de Tessera Capital, une banque d’affaires indépendante qu’il préside et dirige. Annoncé par l’intéressé sur LinkedIn comme «une nouvelle étape professionnelle», ce projet s’inscrit dans un contexte de transformation économique majeure au Maroc.

    Enregistrée auprès de l’AMMC le 26 décembre 2025 comme Conseiller en investissement financier (CIF) catégorie n°2, Tessera Capital est basée à Rabat et dotée d’un capital social de 5 millions de dirhams, détenu à 60 % par Sijilmassi et pour le reste par des membres de sa famille. La société est autorisée à offrir conseil et assistance en gestion et ingénierie financières, accompagnant les entreprises lors d’opérations d’appel public à l’épargne, d’introductions en bourse et de transactions structurantes tout au long de leur cycle de vie.

    À travers Tessera Capital, Tariq Sijilmassi entend proposer un conseil stratégique à forte valeur ajoutée, adressé aux dirigeants, actionnaires et investisseurs. «J’ai créé Tessera Capital parce que je crois profondément dans notre pays», explique-t-il, insistant sur une approche humaine et lucide, au-delà des seuls modèles financiers.

    Appuyée sur une équipe jeune et expérimentée, la banque combine expertise terrain, data-driven et intelligence artificielle pour répondre aux défis de la croissance, de la transmission, de la gouvernance et du financement des entreprises. Sa signature, «Assembleur de solutions, créateur de valeur», reflète l’ambition de faire de Tessera Capital un acteur de référence du conseil financier au Maroc, capable d’accompagner le pays dans sa dynamique économique et ses secteurs à forte valeur ajoutée.

    12 janvier 2026 0 comments
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    Automobile

    Dacia lance sa nouvelle gamme produite au Maroc

    by David Jérémie 12 janvier 2026
    written by David Jérémie

    Le constructeur automobile Dacia a dévoilé, à l’usine SOMACA de Casablanca, sa nouvelle gamme de véhicules composée des modèles Sandero Streetway, Sandero Stepway, Logan et Jogger. Des véhicules fabriqués localement qui bénéficient d’évolutions majeures en matière de design, de technologies embarquées et de motorisations.

    La cérémonie de lancement s’est déroulée le 9 janvier courant en présence de plusieurs personnalités, dont Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, et Mohamed Bachiri, Directeur général de Renault Group Maroc, qui ont conjointement donné le coup d’envoi de cette nouvelle étape industrielle. Lors de la cérémonie, M. Mezzour a salué la transformation industrielle opérée par Dacia au Maroc. Il a insisté sur le fait que cette mutation a été réalisée en interne par les équipes locales, preuve de la compétence et de la compétitivité de la base industrielle de Renault au Maroc. Le ministre a également mis en avant les changements technologiques introduits dans les motorisations et les procédés de fabrication, soulignant qu’ils traduisent la complexité et la maturité du tissu industriel national.

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    De son côté, M. Bachiri a présenté cette gamme de véhicules comme une nouvelle étape industrielle. Il a mis en avant l’investissement dans les compétences locales et la création d’un centre dédié à la conception et au pilotage de produits authentiques depuis le Royaume. Le directeur général de Renault Group Maroc a également souligné que ces avancées sont le fruit de l’engagement des femmes et des hommes des usines de Tanger et de Casablanca, depuis la réalisation de prototypes jusqu’à la mise en fabrication des véhicules, rappelant que cette réussite est collective et ouvre la voie aux prochaines phases de développement industriel du groupe au Maroc.

    Un look affirmé et un intérieur repensé

    Concrètement, les nouveaux modèles adoptent une signature lumineuse inédite en LED en forme de «T» inversé, intégrée à une calandre redessinée, renforçant l’identité visuelle de la marque. À l’arrière, les feux à LED apportent une touche moderne et robuste, notamment sur le Sandero Stepway et le Jogger. Les protections de carrosserie adoptent le fameux «Starkle» cher à Dacia, un matériau contenant 20 % de plastiques recyclés.

    Les Sandero Streetway, Sandero Stepway, Jogger et Logan reçoivent, selon les finitions, de nouveaux enjoliveurs de roues ou des jantes inédites en alliage léger, ainsi qu’une antenne requin de série dès la finition «Expression». De nouvelles couleurs de carrosserie enrichissent la palette, dont le jaune ambre métallisé sur Sandero Streetway, Sandero Stepway et Logan. À l’intérieur, les véhicules se distinguent par des tissus inédits et des garnitures en denim ou en tissu bleu selon les finitions. Les aérateurs du tableau de bord reprennent le style en «T» inversé, clin d’œil à la signature lumineuse extérieure. Les sièges des finitions «Essential» et «Expression» adoptent un nouveau tissu noir sur Jogger, Sandero et Logan, et bleu clair sur Sandero Stepway.

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    La finition «Journey» s’habille d’un denim bleu moderne et chaleureux, tandis que la finition «Extreme» conserve sa sellerie en «TEP microcloud» lavable, déclinée en duo vert et noir, avec des tapis de sol en caoutchouc aux places avant, arrière et dans le coffre. Pratique, le dispositif «YouClip» permet de fixer divers accessoires dans l’habitacle, renforçant l’ergonomie et la modularité. Dacia propose deux systèmes multimédias adaptés aux besoins des clients, à savoir le «media control», disponible de série sur la finition «Essential», avec affichage des médias et appels sur le tableau de bord, Bluetooth, USB-C et support smartphone.

    Le «media display» est proposé sur les finitions «Expression», «Extreme» et «Journey» (en option sur «Essential»), avec un écran tactile HD de 10 pouces, compatible sans fil avec Apple CarPlay et Android Auto. Pour la première fois, un chargeur de smartphone par induction est introduit sur la console centrale des Sandero Streetway, Sandero Stepway, Jogger et Logan.

    Motorisations diversifiées

    La gamme introduit une nouvelle motorisation hybride de 155 chevaux sur le Jogger, disponible en 2026, offrant une efficience accrue et une conduite en mode électrique jusqu’à 80 % du temps en ville. Le Sandero bénéficie d’un moteur TCe CVT de 100 chevaux, tandis que la motorisation diesel (1.5 Blue dCi 95 et 102) reste proposée sur l’ensemble des modèles, une exclusivité sur le marché marocain. Les nouvelles Sandero Streetway, Sandero Stepway, Jogger et Logan bénéficient également de la plateforme CMF-B, au cœur de la stratégie industrielle de Dacia. Sa flexibilité permet d’offrir des dimensions intérieures généreuses, associées à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.

    Les Sandero Stepway, Streetway et Logan restent par ailleurs disponibles avec le moteur essence TCe 100, confirmant la diversité de l’offre. Toujours est-il qu’avec ces évolutions, Dacia entend consolider sa place sur le marché marocain et international, en proposant des véhicules toujours plus essentiels, robustes et accessibles et de poursuivre la success story de la marque au Maroc.

    12 janvier 2026 0 comments
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    Non classé

    Listes électorales: dépôt des tableaux rectificatifs provisoires

    by Challenge avec MAP 12 janvier 2026
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    Les tableaux rectificatifs provisoires comprenant les décisions prises par les commissions administratives dans le cadre de l’opération de révision annuelle des listes électorales générales au titre de l’année 2026, ont été déposés samedi dernier, a annoncé le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

    Les décisions prises par lesdites commissions à l’issue de leurs réunions, du 5 au 9 janvier courant, concernent les nouvelles demandes d’inscription et celles de transfert d’inscription reçus, ainsi que les radiations légales effectuées et les fautes matérielles corrigées.

    Toute personne intéressée peut consulter ces tableaux auprès des bureaux des autorités administratives locales et des services des collectivités et des arrondissements durant la période 10 au 17 janvier, souligne la même source.

    Lire aussi | Listes électorales : dernière chance d’inscription avant le 31 décembre

    Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur rappelle aux citoyennes et citoyens inscrits sur les listes électorales générales qu’ils ont la possibilité de s’assurer de leur inscription sur lesdites listes ou de l’exactitude de leurs informations personnelles soit à travers l’envoi d’un SMS au numéro vert 2727 ou via le site électronique dédié aux listes électorales générales : (www.listeselectorales.ma).

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    Pêche

    Les débarquements en Méditerranée augmentent de 7% en 2025

    by Challenge avec MAP 12 janvier 2026
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    Les débarquements de la pêche côtière et artisanale au niveau des ports situés sur la Méditerranée ont atteint 15.069 tonnes (T) en 2025, en hausse de 7% par rapport à une année auparavant, selon l’Office national des pêches (ONP).

    En valeur, ces débarquements sont en hausse de 3% à plus de 651,15 millions de dirhams (MDH) à fin décembre 2025, par rapport à l’année précédente (633,49 MDH), a précisé l’ONP dans son dernier rapport sur les statistiques de la pêche côtière et artisanale au Maroc.

    Par espèce, les quantités de poissons pélagiques débarquées dans ces ports, situés sur la côte de Tanger à Saïdia, ont stagné à 5.272 T en 2025, pour une valeur estimée à plus de 128,33 MDH (-1%), contre plus de 129,38 MDH / 5.291 T en 2024.

    Lire aussi | La pêche au poulpe reprend ses droits, amélioration des stocks

    Les débarquements de poissons blancs ont, quant à eux, atteint 3.006 T en 2025 (+21%), pour une valeur de plus de 109,35 MDH (+7%), contre plus de 102,26 MDH / 2.476 T en glissement annuel.

    Concernant les débarquements des céphalopodes, ils ont reculé de 6% à 4.518 T pour des recettes de plus de 309,84 MDH (+2%), tandis que pour les crustacés, les débarquements ont régressé de 9% à 1.299 T, générant des revenus de 96,08 MDH.

    Quant aux débarquements des coquillages, ils ont progressé de 1.898% à 899 tonnes pour des recettes de 6,06 MDH, contre 478.000 dirhams/ 45 T une année auparavant, tandis que pour les algues, les débarquements ont augmenté de 25% à 74 T, contre 59 T.

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    Au niveau national, les débarquements des produits commercialisés de la pêche côtière et artisanale ont atteint 1.132.801 tonnes au titre de l’année 2025, en baisse de 15% par rapport à 2024. En valeur, ces débarquements ont reculé de 4% à plus de 10,11 milliards de dirhams.

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    Monnaie

    Les billets de banque retirés de la circulation [IMAGES]

    by Challenge 12 janvier 2026
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    En vertu du décret n° 2.25.966 du 23 décembre 2025, il a été décidé de procéder, à compter du 1er janvier 2026, au retrait de la circulation de certains billets de banque, annonce Bank Al-Maghrib (BAM).

    Sont concernés les billets de 10, 50, 100 et 200 dirhams émis en 1987; les billets de 10 dirhams émis en 1990 et les billets de 20 dirhams émis en 1996. Ces types de billets cesseront d’avoir cours légal et pouvoir libératoire à partir du 1er janvier 2026.

    Les personnes qui détiennent ces billets sont invitées à les échanger, sans condition, auprès des guichets de BAM et des guichets des établissements bancaires et ce, du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030.

    12 janvier 2026 0 comments
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    Tribune et Débats

    Vous avez dit malédiction pétrolière ?  [Par Pr Ahmed Azirar*]

    by Challenge 12 janvier 2026
    written by Challenge

    Coups d’État, guerres, assassinats politiques, divisions territoriales… Derrière la « malédiction pétrolière », Pr Ahmed Azirar décrypte un basculement géopolitique plus profond. Selon l’économiste, le monde hérité de l’après-Seconde Guerre mondiale s’effondre au profit d’un nouvel ordre fondé sur la force, les sphères d’influence et la prédation, où la cohésion interne des États devient l’ultime rempart.

    À cause du pétrole, Mossadegh, le Premier ministre du Shah iranien, a été écarté et est mort en 1953. Le roi Fayçal a été assassiné en 1975 pour avoir décrété la guerre du pétrole. Le Soudan est divisé, son pétrole donné au Sud, et laissé en pâture à des intérêts subrégionaux.

    L’Iran ne compte plus les attaques contre son territoire et ses dirigeants, lui qui manœuvrait loin de son pays par groupes armés et idéologues interposés. Il semble faire le dos rond en attendant la foudre annoncée. Les ayatollahs gèrent leur souci urgent : le tumulte social interne grandissant.

    Kadhafi, trucidé malgré l’argent distribué ici et là, a laissé la Libye déboussolée, en scission qui ne dit pas son nom, avec la manne pétrolière gardée dans la partie Est du pays.

    Saddam, que la guerre contre l’Iran n’a pas débarqué, est tombé dans le piège koweïtien pour être exécuté le jour de l’Aïd Al-Adha.

    Maduro est capturé comme un malfrat, lui l’ex-chauffeur de bus qui a réussi à s’asseoir sur la plus grande réserve mondiale d’or noir… de la malédiction. Il a beau crier qu’il voulait tout céder à Trump, rien n’a servi. Le jeu stratégique dépasse son pays et son pétrole.

    La question n’est plus de savoir si les énergies fossiles sont menacées ou pas. Elles ont du temps devant elles.

    C’est plutôt l’ordre mondial de la Seconde Guerre mondiale qui est bel et bien enterré.

    Se construit sur ses décombres un nouvel « ordre » basé sur la force extrême et la prédation, guidées par une renaissance de l’impérialisme et une nouvelle division du monde.

    Un « Caracas deal », dira-t-on, remplace Yalta. Observons ! Les États-Unis et la Chine n’ont pas franchement condamné l’invasion russe de l’Ukraine. Ils l’ont de fait approuvée. Pour la même raison. Trump veut extraire la Russie du flanc chinois et la Chine ne veut surtout pas pousser la Russie sous l’emprise américaine. Idem pour l’invasion du Venezuela et la capture de son ex-président.

    Quant à Gaza, l’entente était parfaite. Ni l’Europe, spectatrice engagée, ni la Chine, ni naturellement la Russie n’ont concrètement réagi. Autant pour Gaza que pour Maduro. Des murmures quasi inaudibles.

    Le deal factuel d’intérêts américano-sino-russe semble se préciser. Les États-Unis appliqueront sans heurts leur « Donroe » (Monroe actualisée). L’hémisphère Sud est remis sous leur coupe, y compris le Brésil et le Mexique, dont la réaction est néanmoins attendue. L’Afrique atlantique aussi. Quant à la Chine, elle continuera pour le moment à travailler pour récupérer « son » Taïwan, et la Russie aura son hinterland en Ukraine. L’Europe, vieillissante et mal gouvernée, est laissée à ses problèmes, et les pays du Sud également.

    Ce n’est donc pas le lourd pétrole vénézuélien, même abondant, qui a fait agir Trump en priorité. Quoique ! C’est la définition de la sphère d’influence américaine élargie qui est en marche. Avec, bien entendu, la Chine en cible stratégique. Chine qui n’en est pas moins consciente. Sa « silk method » d’action, à la Sun Tzu, est différente. Elle laisse faire tout en œuvrant méthodiquement à reconstruire son standing d’empire millénaire qu’elle était.

    Cela étant dit, le mouvement tectonique accéléré par Trump ne s’arrêtera certainement pas : Iran, Panama, Colombie, Groenland (sous OTAN !), et même l’Europe dans le viseur… Mais en tectonique, un mouvement en cause toujours d’autres qui peuvent être plus violents, incontrôlables et destructeurs.

    L’ONU, l’intégrité des frontières, le multilatéralisme, la mondialisation heureuse, et même la démocratie… sont tous bafoués pour le moment.

    En bref, c’est la solide cohésion intérieure de chaque pays qui reste la condition sine qua non pour dissuader les convoitises étrangères.

    Universitaires, la géopolitique classique est morte. La nouvelle est à imaginer. L’intelligence artificielle, pardon, l’intelligence humaine, restera le facteur décisif.

    * Pr Ahmed Azirar, Économiste, fondateur du Cercle de l’Économie d’Entreprise du Maroc (CEREM)

    12 janvier 2026 0 comments
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    Tribune

    IA Cryptée, un frère ingénieux et une idée de la descendance: «Dans la tête de Pavel Dourov» [Par Charaf Louhmadi]

    by Charaf Louhmadi 12 janvier 2026
    written by Charaf Louhmadi

    Telegram: l’histoire d’un succès controversé

    Initialement lancée en 2013 par Pavel Dourov après avoir quitté la Russie, la messagerie chiffrée Telegram est aujourd’hui un acteur majeur du numérique. L’application revendique plus de 800 millions d’utilisateurs mensuels à l’échelle mondiale, elle est donc l’une des plateformes de messagerie les plus utilisées à travers le monde.

    Dourov, souvent décrit comme un fervent défenseur de la liberté d’expression, a bâti la réputation de son application d’une part sur la stricte confidentialité des échanges et d’autre part sur l’absence de censure. Cette stratégie purement libertaire a séduit de nombreux utilisateurs et accéléré le succès de Telegram.

    A contrario, ce succès fulgurant est accompagné de lourdes polémiques. Le refus de compromettre le chiffrement des contenus, Telegram s’est heurté à la fronde de plusieurs Etats. En Russie, le pays d’origine et de naissance de Dourov, la justice a ordonné en 2018 le blocage de l’application après le refus de Pavel Durov de coopérer avec les services de renseignement.

    Plus récemment, Pavel Dourov a été mis en examen en 2024 en Europe pour son manque de coopération dans des enquêtes criminelles. Telegram est accusée d’avoir servi à diffuser des contenus illégaux et de refuser de coopérer avec les autorités en vue de neutraliser les nombreux criminels qui utilisent la plateforme à des fins illégales. 

    L’entrepreneur à succès est donc une figure clivante, à la fois un héros courageux et libertaire pour certains, et un entrepreneur irresponsable abritant des activités illicites sur son réseau pour d’autres.

    Nikolaï Durov, le génie mathématique de l’ombre

    Si Pavel Durov incarne publiquement Telegram, l’homme de l’ombre qui a rendu possible cette prouesse technologique exceptionnelle n’est autre que son frère aîné, Nikolaï Durov.

    Co-fondateur et CTO de Telegram, Nikolaï est mathématicien, informaticien et cryptologue de très haut vol, titulaire de deux doctorats en mathématiques et médaillé aux olympiades internationales de mathématiques. Nikolaï Dourov est le principal architecte de l’infrastructure technique des protocoles (MTProto ) de la messagerie et c’est lui qui a développé le système de chiffrement garantissant la sécurité de Telegram et les algorithmes permettant d’acheminer les messages chiffrés de bout en bout. De son côté, Pavel s’est concentré sur les levées de fonds, la stratégie de l’entreprise et l’interface utilisateur. Les deux frères forment ipso facto un duo complémentaire mais la vraie matière grise n’est autre que Nikolaï.

    Cocoon : l’IA décentralisée et chiffrée de Pavel Durov

    Pavel Dourov s’attaque désormais à un nouveau défi de taille : l’intelligence artificielle confidentielle. Fin 2025, Dourov a officialisé le lancement d’un projet titanesque dénommé Cocoon (Confidential Compute Open Network), présenté comme un réseau d’IA décentralisé permettant une confidentialité absolue des requêtes utilisateurs.

    L’objectif de Dourov est de casser la prépondérance des titans du cloud et ce en offrant une alternative strictement respectueuse de la vie privée. Son projet s’appuie sur la blockchain TON (The Open Network) développée par Telegram.

    Concrètement, Cocoon fonctionne comme une place de marché décentralisée pour les calculs d’IA. D’un côté, des propriétaires de GPU peuvent louer leur puissance de calcul inutilisée en contrepartie d’une rémunération en Toncoin, la cryptomonnaie native de TON. De l’autre, les utilisateurs ou développeurs soumettent des requêtes d’IA (à titre d’exemple : interroger un chatbot sophistiqué) qui seront traitées par ces machines réparties à travers le monde. Le tout se déroule en esquivant des centres de données centralisés : Ainsi, plus besoin d’intermédiaires comme AWS ou Azure, P.Dourov propose à la fois des économies d’échelle et une protection maximale des données personnelles et donc une garantie de confidentialité et c’est là où réside la véritable innovation. Les technologies de calcul seront censées chiffrer intégralement les données durant le traitement les rendant inaccessibles même aux opérateurs des machines qui implémentent les calculs. Les requêtes des utilisateurs, et c’est le but ultime de l’approche, resteraient strictement cryptées de bout en bout.

    Pavel Dourov mise sur les convaincus de la décentralisation (qui ont par ailleurs massivement opté pour les crypto-actifs et la blockchain au sens large) et espère faire aboutir ce projet en ralliant suffisamment de propriétaires de GPU (désormais denses dans les Data centers) et de développeurs. 

    Descendance hors du commun : le milliardaire aux 100 enfants

    En parallèle de ses aventures entrepreneuriales audacieuses, Pavel Durov bâtit un projet personnel très particulier : assurer sa descendance à grande échelle. Celui qu’on surnomme désormais le « milliardaire russe aux 100 enfants » a entrepris de « diffuser » et « transmettre » ses gènes à très large échelle.

    Le fondateur de Telegram serait déjà à 41 ans le père biologique de plus d’une centaine d’enfants nés grâce à ses dons de sperme, et il ne compte pas s’arrêter là.

    Pavel Durov pèse plus de 17 milliards de dollars selon Forbes et affirme que chacun de ses descendants biologiques devrait recevoir une part de son héritage, dans tous les sens du terme. Il a par ailleurs publiquement assuré que tous ses enfants hériteraient chacun de parts égales de sa fortune.

    Qu’il s’agisse de pousser les limites technologiques et libertaires avec une IA cryptée ou de répandre ses gènes aux quatre coins de la planète, Pavel Dourov ne cesse de surprendre, d’innover et pour ses détracteurs de provoquer.

    12 janvier 2026 0 comments
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    Tourisme

    « Maroc, Terre de Lumière » illumine le Stade Prince Moulay Abdellah [Vidéo]

    by Challenge 12 janvier 2026
    written by Challenge

    Le spot de la campagne internationale « Maroc, Terre de Lumière » de l’ONMT est diffusé sur l’écran extérieur monumental du Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, l’une des enceintes sportives les plus emblématiques du Royaume et une vitrine urbaine de tout premier plan qui contribue au rayonnement du Maroc.

    Cette projection offre une visibilité exceptionnelle aux images du Maroc. Des milliers de supporters, visiteurs et habitants, ainsi que les publics internationaux présents à Rabat lors des grands rendez-vous sportifs, découvrent une destination moderne, inspirante et accueillante. Cette exposition transforme l’espace public en véritable vitrine de la marque Maroc, au cœur d’un lieu chargé d’émotion collective et de rassemblement.

    En investissant la façade extérieure du Stade Prince Moulay Abdellah, l’ONMT affirme une approche innovante de la communication touristique, en phase avec les grandes infrastructures du pays et les événements à forte portée médiatique.

    Lire aussi | L’ONMT organise une série d’actions en marge de la CAN-2025

    Conçue et réalisée par Lamalif Group, référence marocaine en matière d’éclairage architectural et de solutions urbaines innovantes, la façade extérieure du stade se déploie comme une surface média lumineuse de grande ampleur. Grâce à une technologie LED intégrée à l’architecture du bâtiment, le stade devient un signal visuel fort, visible de loin et parfaitement intégré au paysage urbain de la capitale.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre la Fédération Royale Marocaine de Football et l’Office National Marocain du Tourisme, qui œuvrent conjointement à faire du sport un levier puissant de promotion du Royaume. En associant l’univers du football à la valorisation touristique, ce partenariat renforce l’attractivité du Maroc auprès des publics nationaux et internationaux.

    À travers cette action, le Maroc porté par les exploits exceptionnels des Lions de l’Atlas, projette une image forte, contemporaine et hospitalière. Une image portée par la lumière, le sport et l’émotion partagée, qui accompagne le pays dans sa dynamique de visibilité internationale et de préparation aux grands rendez-vous à venir.

    12 janvier 2026 0 comments
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    Tribune et Débats

    Edward E. Barbey: «Notre société moderne est implacablement en proie à un vide existentiel»

    by Challenge 12 janvier 2026
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    La société contemporaine semble s’éloigner d’une trajectoire fondée sur le bon sens et la cohérence, laissant apparaître une perte de repères préoccupante. Ce vide existentiel, qui touche à la fois les individus et les structures collectives, interroge sur les dynamiques sociétales en cours. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle (IA) occupe une place centrale. En effet, ses avancées ouvrent des perspectives inédites, mais soulèvent également des risques majeurs qu’il convient d’analyser avec lucidité. 

    La cause profonde du vide existentiel qui traverse notre société semble aujourd’hui évidente. Depuis près de vingt-cinq ans, les avancées technologiques ont connu une accélération spectaculaire, portées notamment par l’essor de l’IA. Or, dans le même temps, les progrès en matière de santé mentale sont restés largement en retrait, comme figés au sol. Ce décalage est d’autant plus préoccupant que les besoins dans ce domaine ne cessent de croître. Selon les rapports publiés en 2025, plus d’un milliard de personnes dans le monde vivent avec des troubles de santé mentale, dont la dépression et l’anxiété. L’OMS estime qu’environ 285 millions de personnes souffrent de dépression à l’échelle mondiale, et près de 450 millions de personnes sont concernées par de nombreuses formes d’addiction. Des chiffres, vous en conviendrez, qui parlent d’eux-mêmes. 

    Cette réalité apparaît d’autant plus frappante aujourd’hui, à l’heure où les frontières de la connaissance s’étendent bien au-delà de notre seul cerveau pour explorer le fonctionnement global du corps humain et, plus largement, son interaction avec l’univers dans son ensemble. Bien entendu, le cerveau demeure au cœur de cette exploration «neuroscience». En effet, il abrite une véritable galaxie : environ 86 milliards de neurones, autant de cellules gliales, et près de 850 billions de connexions synaptiques. Une complexité fascinante qui confère à la neuroscience une puissance d’attraction naturelle, tant sur le plan scientifique que philosophique. Au-delà de la science officielle, cette quête renvoie à un enjeu plus vaste : le vide existentiel qui traverse notre société. Pour y faire face, il devient crucial de relier neurosciences et spiritualité, cette dernière représentant un besoin fondamental et universel trop souvent ignoré. De cette rencontre pourraient naître des réponses pertinentes aux défis de notre époque.

    Lire aussi | Aziz Akhannouch renonce à un troisième mandat à la tête du RNI

    Selon Carl Gustav Jung, psychiatre et psychanalyste suisse et pionnier de la psychologie analytique, connu notamment pour avoir développé les concepts d’«inconscient collectif» et d’«archétypes», l’inconscient n’est pas seulement un espace de refoulement, il est aussi porteur de messages. Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse, a quant à lui démontré que l’être humain possède un inconscient individuel, dont le refoulement peut provoquer des troubles comme la névrose. Viktor Frankl, neurologue et psychiatre autrichien, a pour sa part élargi cette vision en introduisant un troisième niveau, à savoir l’inconscient spirituel, lié à la culture et au besoin de sens. Selon lui, son refoulement conduit à une «névrose noogénique», une souffrance née de la perte de sens ou de la frustration existentielle. Le «vide existentiel» en est justement le premier symptôme, pouvant mener à la dépression, aux addictions ou à la violence. Cette réflexion, bien qu’historique, trouve un écho puissant dans notre société actuelle, elle aussi marquée par un profond manque de liens et de sens.

    Un vide existentiel persistant

    Malgré les avancées technologiques, l’hypermodernité et la surconsommation, notre société demeure prisonnière d’un mal profond : un vide existentiel qui persiste depuis près de huit décennies. Les médias et les réseaux sociaux, censés éveiller les consciences, diffusent au contraire des contenus qui accentuent ce malaise. S’y ajoutent des phénomènes tels que la «smartphomanie» (dépendance au smartphone) et «l’infobésité» (surcharge informationnelle), révélateurs d’une société saturée, mais toujours en quête de sens et de véritables liens. Ce vide existentiel, que Viktor Frankl qualifie de «névrose noogénique», se traduit par quatre conséquences majeures : frustration, dépression, dépendance et violence. Ces troubles ne sont pas nouveaux, mais leur persistance soulève une interrogation : combien de temps notre société pourra-t-elle continuer ainsi sans se réinventer ? Face à cette impasse, une question centrale émerge : l’intelligence artificielle peut-elle contribuer à mieux comprendre, voire à dépasser ce vide existentiel, ou risque-t-elle au contraire de l’amplifier ?

    L’IA : avenir ou fin de l’humanité ?

    Pour comprendre l’IA, il faut d’abord préciser le sens du mot «intelligence». Dans son usage non humain, il désigne surtout la collecte et le traitement d’informations, comme l’illustre Alan Turing qui, dès 1950, imaginait des machines capables de simuler l’intelligence humaine. Mais un malentendu demeure : l’IA n’est pas «intelligente» au sens humain. Elle ne ressent rien, car elle est dépourvue de ressenti, cette faculté d’éprouver émotions et conscience de soi. D’où l’importance de distinguer l’homo sapiens (l’homme qui pense) de l’homo sentiens (l’homme qui ressent), selon Max Tegmark.

    Lire aussi | Décès de Hassan Ouriagli : le monde économique marocain perd une figure majeure

    L’intelligence artificielle demeure avant tout une interface algorithmique entre la technologie et le cerveau humain. Si elle gagne en autonomie dans ses processus, elle reste, encore aujourd’hui, dépendante des décisions humaines. Elle peut être un allié précieux, notamment en médecine, mais aussi un risque majeur lorsqu’elle est mal utilisée. Le véritable problème réside dans notre manque de discernement : nous peinons à distinguer l’utile du nocif. Et si, demain, l’IA développait une forme d’intelligence réelle, serions-nous prêts à en assumer les conséquences ? Depuis des années, des voix alertent sur ces dangers. A titre d’exemple, Stephen Hawking, dès 2014, évoquait le risque que l’IA dépasse l’humanité. En 2025, Geoffrey Hinton, pionnier de l’IA moderne, a lui aussi mis en garde contre ses dérives, notamment avec les modèles de dernière génération. 

    Nous sommes à un tournant : soit l’IA nous remplace, avec la menace d’une extinction, soit nous instaurons une coexistence maîtrisée. Cela suppose un cadre mondial, inspiré des institutions qui régulent déjà des secteurs sensibles, pour encadrer les technologies intelligentes. Si Dieu est le créateur de l’humanité, alors l’humanité est celle du IIIe millénaire, créatrice de l’IA. Mais cette création tend à nous échapper. Si le vide existentiel et l’inconscience spirituelle persistent, notre civilisation pourrait ne pas dépasser les prochaines décennies. L’IA sera-t-elle l’avenir ou la fin de l’humanité ? La réponse dépend de notre sagesse collective. Comme le rappelait Marc Aurèle : «donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence».

    Bio express 
    Le Professeur Edward E. Barbey, Chercheur en Neuroscience Opérationnelle et Expert international en Facteurs Humains, intervient auprès d’organisations et d’institutions de premier plan à l’échelle internationale. En Suisse, il collabore avec le laboratoire de neurophysiologie appliquée de l’Université de Fribourg. En France, il intervient auprès de l’APNA (Air France) ainsi que la SNCF. Au Maroc, après avoir dirigé pendant dix ans le département Facteurs Humains-CRM de Royal Air Maroc, il dirige aujourd’hui le programme de Neuro-management au sein de l’École Hassania des Travaux Publics (EHTP), dédié à la gouvernance et au leadership. Il contribue également aux activités du Centre International Mohammed VI de la Simulation en Sciences et Santé (CIM6S).

    12 janvier 2026 0 comments
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