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  • Portuaire

    Maroc: le trafic portuaire progresse de près de 9% en 2025

    by Challenge 6 février 2026
    written by Challenge

    Les ports marocains ont connu une évolution positive du trafic portuaire global qui a atteint 262,6 millions de tonnes en 2025 contre 241,2 millions de tonnes en 2024, soit une hausse de 8,9%, d’après des données publiées, vendredi 6 février, par le ministère de l’Équipement et de l’Eau. Tanger Med, Jorf Lasfar et Casablanca concentrant presque 88% de ce trafic (232 millions de tonnes).

    Le trafic domestique a enregistré un volume de 130 millions de tonnes soit une hausse de 3,5%, tandis que le transbordement a atteint un volume de 132,6 millions de tonnes, soit une croissance annuelle de 14,7%.

    La répartition du trafic portuaire global en 2025 est marquée par une prédominance de l’activité de transbordement, représentant ainsi une part de 50,5%, suivi des importations avec 29,6%, des exportations avec 15,7%, du cabotage avec 3,6% et du soutage avec 0,6%.

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    Pour l’activité du transbordement, poursuit-on, le complexe portuaire de Tanger Med a confirmé sa position de plateforme logistique majeure au niveau du bassin méditerranéen, grâce à l’accroissement du volume du transbordement des conteneurs (128,7 millions de tonnes/+14,4% équivalent à 10,3 millions d’EVP/+7,9%).

    Concernant les importations, elles se sont établies à 77,6 millions de tonnes au titre de l’année 2025, marquant ainsi une hausse de 2,8% par rapport à 2024. L’évolution de l’import des principaux trafics se présente comme suit : les hydrocarbures (13,4 millions de tonnes/+3,9%), le charbon (10,4 millions de tonnes/+7,3%), les conteneurs (13,5 millions de tonnes/+14,6%), le Transport International Routier (6,9 millions de tonnes/+7%), les céréales (10,1 millions de tonnes/ -4,5%) et le soufre (6,7 millions de tonnes/-18,2%).

    Les exportations ont, de leur côté, connu une hausse de 1,4% en 2025, avec un volume de 41,3 millions de tonnes : phosphate brut (6,8 millions de tonnes/+4%), conteneurs (6,3 millions de tonnes/+10,4%), Transport International Routier (6,5 millions de tonnes/+5,2%), acide sulfurique (1,5 millions de tonnes/-24,2%), acide phosphorique (2,6 millions de tonnes/-17,1%) et engrais (12 millions de tonnes/-0,9%).

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    Quant au cabotage, l’échange entre les ports marocains a connu une augmentation de 24,3% par rapport à l’année 2024, en enregistrant un volume de 9,3 millions de tonnes en 2025, induit essentiellement par la hausse du cabotage du trafic des hydrocarbures (+41%) et de l’acide phosphorique (+318,5%).

    En outre, le soutage des hydrocarbures (Bunkering), concentré au niveau du port de Tanger Med, a connu une baisse de -4,2% par rapport à l’année 2024, en enregistrant un volume de 1,7 millions de tonnes.

    Le trafic des véhicules neufs a connu une baisse de -5,8% au cours de l’année 2025, en enregistrant un volume de 662.990 unités, dont environ 70% destinés à l’export.

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    Pour le trafic des passagers, les ports marocains ont vu transiter 5.585.310 PAX en 2025, soit une hausse de 5,4% par rapport à 2024. Les ports du détroit de Gibraltar, Tanger Med et Tanger ville, ont assuré le transit de plus de 84% du trafic global des passagers.

    S’agissant de l’activité de croisière, elle a maintenu sa tendance positive avec un nombre de 383.231 croisiéristes pour l’année 2025, soit une hausse de 41,7% par rapport à 2024.

    Par ailleurs, le volume des débarquements des produits de la pêche maritime côtière et artisanale, durant l’année 2025, a connu une baisse de -15,2% pour s’établir à 1,13 millions de tonnes.

    6 février 2026 0 comments
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    Digitalisation

    Paiements électroniques: la BAD appuie l’action de Bank Al-Maghrib

    by Challenge avec MAP 6 février 2026
    written by Challenge avec MAP

    La Banque africaine de développement (BAD), à travers le Fonds pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI), a accordé un don de 510.000 dollars américains au profit du Fonds de développement de l’acceptation des paiements électroniques mis en place par Bank Al-Maghrib (BAM).

    Ce financement vise à soutenir le développement à plus grande échelle des paiements numériques, l’inclusion financière tout en contribuant à la réduction de l’usage du numéraire au Maroc, indique la BAD dans un communique.

    Il s’inscrit en complément des ressources financières mobilisées par Bank Al-Maghrib pour mettre en place ledit fonds dont l’objectif est d’encourager l’adoption des paiements électroniques par les commerçants, réduisant ainsi la dépendance aux espèces et soutenant la transition vers une économie numérique.

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    « Cet accord contribuera à élargir l’accès aux services financiers pour les populations et les commerçants et renforce l’écosystème national des paiements, consolidant les bases d’une économie numérique inclusive et durable », a indiqué Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc.

    De son côté, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a souligné que « le Fonds d’acquisition constitue un levier structurant pour accélérer l’adoption des paiements électroniques au Maroc ».

    L’appui de partenaires internationaux, dont la BAD à travers l’ADFI, vient renforcer une initiative nationale visant à promouvoir l’usage des paiements électroniques au service de l’inclusion économique et sociale, a-t-il ajouté.

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    L’ADFI a été lancé en 2019 pour accélérer la croissance, l’adoption et l’utilisation des services financiers numériques pour des millions d’Africains, en particulier les femmes. Il soutient des initiatives stratégiques dans trois domaines : infrastructures financières numériques, politiques et réglementation, produits et innovation, avec l’inclusion des femmes et le renforcement des capacités comme priorités transversales.

    6 février 2026 0 comments
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    FOCUS

    Souss-Massa et les îles Canaries, l’Atlantique comme nouvel espace stratégique de coopération Sud-Nord

    by Adama Sylla 6 février 2026
    written by Adama Sylla

    La visite officielle à Agadir du président du gouvernement des îles Canaries, Fernando Clavijo Batlle, consacre l’entrée de la coopération entre Souss-Massa et l’archipel espagnol dans une nouvelle dimension stratégique. Sous l’impulsion du wali Saaïd Amzazi, la coopération décentralisée s’impose désormais comme un pilier structurant du partenariat Maroc–Espagne et comme un moteur central du développement durable et intégré de l’espace atlantique. 

    Accueillie les 26 et 27 janvier 2026 à Agadir, la délégation officielle de haut niveau conduite par Fernando Clavijo Batlle marque un moment charnière dans les relations entre le Maroc et l’Espagne. Plus qu’une simple visite protocolaire, ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de rapprochement stratégique entre les deux Royaumes, portée par une volonté politique affirmée de renforcer la coopération territoriale, économique et institutionnelle.

    En recevant la délégation canarienne, le wali de la région Souss-Massa, Saaïd Amzazi, a d’emblée placé cette rencontre dans le cadre plus large du partenariat d’exception entre Rabat et Madrid, soulignant qu’elle constitue une traduction concrète de la maturité atteinte par les relations bilatérales et de leur déclinaison opérationnelle au niveau des territoires.

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    Au cœur des échanges, la région Souss-Massa s’affirme comme un hub stratégique entre l’Europe et l’Afrique. Sa position géographique atlantique, ses infrastructures portuaires et logistiques, son réseau routier moderne, ses zones industrielles et franches confèrent à la région un rôle clé dans la structuration des échanges commerciaux régionaux et internationaux.

    Le wali Saaïd Amzazi a rappelé que Souss-Massa figure aujourd’hui parmi les régions les plus dynamiques du Royaume, bénéficiant d’investissements structurants, d’un environnement favorable aux affaires et d’une vision claire de développement territorial. Autant d’atouts qui en font un partenaire naturel pour les îles Canaries, elles-mêmes confrontées à des enjeux similaires de connectivité, de durabilité et de diversification économique.

    Innovation, savoir et transitions comme socle de coopération

    Au-delà des infrastructures physiques, la coopération entre Souss-Massa et les îles Canaries repose sur un socle immatériel de plus en plus solide. Universités, centres de recherche, pôles d’innovation et écosystèmes entrepreneuriaux offrent aujourd’hui un terrain fertile à des partenariats à forte valeur ajoutée.

    Saaïd Amzazi a mis en avant le rôle croissant de la région comme pépinière du savoir et de la recherche appliquée, ouverte sur l’économie verte, l’économie bleue et les énergies renouvelables. Des domaines où les complémentarités avec l’archipel canarien apparaissent naturelles, tant les deux territoires partagent des défis environnementaux, climatiques et économiques communs.

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    Cette dynamique territoriale s’inscrit dans un cadre macroéconomique particulièrement favorable. Premier marché africain, troisième partenaire de l’Espagne en dehors de l’Union européenne et neuvième à l’échelle mondiale, le Maroc s’impose aujourd’hui comme un partenaire commercial et économique stratégique pour Madrid. Les chiffres en témoignent : en 2024, les échanges bilatéraux ont dépassé 22,7 milliards d’euros.

    Le Maroc est désormais le premier partenaire africain de l’Espagne et son principal débouché sur le continent, concentrant près de 61 % des exportations espagnoles vers l’Afrique. Dans cette configuration, le voisin ibérique se positionne à la fois comme le premier client et le premier fournisseur du Royaume.

    Plus de 350 entreprises espagnoles sont implantées au Maroc, dont près de 60 établies à Agadir et dans la région Souss-Massa, illustrant le rôle moteur joué par les territoires dans le renforcement de cette coopération bilatérale.

    Said Amzazi, wali de la région Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, Fernando Clavijo Batlle, président du gouvernement des Îles Canaries et Enrique Ojeda Vila, Ambassadeur d’Espagne au Maroc.

    Souss-Massa–Canaries, une coopération ancrée dans le temps

    La relation entre la région Souss-Massa et les îles Canaries s’inscrit dans une histoire de coopération de long terme. Dès les années 1990, de nombreuses missions commerciales conjointes ont été menées par la Chambre de commerce d’Agadir et la Chambre de commerce de Tenerife, jetant les bases d’un rapprochement institutionnel durable.

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    Celui-ci s’est concrétisé en 2008 par la signature d’une convention-cadre de partenariat entre le Conseil régional de Souss-Massa et le gouvernement des îles Canaries. La visite de Fernando Clavijo Batlle s’inscrit pleinement dans la continuité de cette dynamique, notamment à travers le programme POCTEFEX (Programme opérationnel de coopération transfrontalière Espagne – Frontières extérieures).

    Ce programme, qui lie étroitement Souss-Massa et l’archipel canarien, a déjà connu deux éditions ayant permis la réalisation de près de 32 projets communs dans des domaines aussi variés que l’innovation, l’environnement, la formation et le développement économique territorial.

    Dix accords pour changer d’échelle

    Moment fort de la visite, la signature d’un mémorandum d’entente et de dix accords sectoriels vient donner une dimension résolument opérationnelle à cette ambition partagée. Commerce, innovation, enseignement supérieur, sport, formation, tourisme et coopération institutionnelle figurent parmi les domaines ciblés.

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    Pour Fernando Clavijo Batlle, ces accords traduisent la volonté du gouvernement des îles Canaries de transformer l’Atlantique en un espace de progrès, de prospérité et de compétitivité partagée, fondé sur la coopération entre les deux rives.

    Un horizon structurant : la Coupe du monde 2030

    A l’horizon, la Coupe du monde 2030 apparaît comme un puissant catalyseur de cette dynamique. Coorganisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, l’événement offre une opportunité historique de renforcer les synergies dans les domaines des infrastructures, de la formation, de la connectivité maritime et aérienne, ainsi que de la modernisation des équipements sportifs.

    Pour Souss-Massa et les îles Canaries, ce rendez-vous mondial conforte la pertinence d’un partenariat déjà solidement ancré, appelé à jouer un rôle central dans la structuration d’un espace atlantique durable, intégré et tourné vers l’avenir. 

    6 février 2026 0 comments
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    FOCUS

    Agadir, nouvelle capitale de la diplomatie territoriale entre le Maroc et l’Espagne

    by Adama Sylla 6 février 2026
    written by Adama Sylla

    En accueillant le président du gouvernement des îles Canaries et une délégation économique sans précédent, Agadir confirme son rôle central dans la diplomatie territoriale maroco-espagnole. Sous l’impulsion du wali Saaïd Amzazi, la régionalisation avancée trouve ici l’une de ses expressions les plus abouties.

    Pour le wali de la région Souss-Massa, la coopération internationale décentralisée est bien plus qu’un outil diplomatique : elle constitue un levier stratégique du développement territorial. Inscrite dans la Constitution de 2011 et renforcée par les réformes institutionnelles récentes, la régionalisation avancée a profondément redéfini le rôle des régions marocaines.

    Celles-ci ne sont plus de simples relais administratifs, mais des acteurs à part entière du développement économique, capables de nouer des partenariats internationaux structurants.

    La ville d’Agadir incarne cette mutation. Grands chantiers urbains, infrastructures routières et logistiques, zones industrielles de nouvelle génération, équipements structurants : la capitale du Souss s’est métamorphosée en pôle économique majeur du Royaume.

    La station de dessalement de l’eau de mer, la station touristique de Taghazout, la Cité des métiers et des compétences, la Cité de l’innovation Souss-Massa ou encore le Centre hospitalier universitaire Mohammed VI illustrent l’ampleur des transformations engagées.

    Cette dynamique fait d’Agadir un point d’ancrage naturel pour les entreprises espagnoles, déjà fortement présentes dans la région. La proximité géographique avec les îles Canaries, combinée à un environnement économique favorable, confère à la région un avantage compétitif certain.

    Mondial 2030 : un accélérateur diplomatique et économique

    La perspective de la Coupe du monde 2030 agit comme un accélérateur de coopération. Formation, mobilité, infrastructures sportives, économie bleue, énergies renouvelables : autant de chantiers communs où la complémentarité entre Souss-Massa et les îles Canaries peut pleinement s’exprimer.

    La signature d’un mémorandum d’entente, de protocoles sectoriels et l’organisation de rencontres B2B traduisent une volonté partagée de dépasser le cadre déclaratif pour entrer dans une phase opérationnelle, fondée sur le principe du gagnant-gagnant.

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    FOCUS

    Souss-Massa : les ressorts d’une métamorphose territoriale sans précédent

    by Adama Sylla 6 février 2026
    written by Adama Sylla

    Longtemps confrontée à une perte d’attractivité et à un déficit d’investissement, la région Souss-Massa connaît depuis quelques années une transformation en profondeur. Portée par des programmes structurants d’envergure, Agadir et son territoire ont changé d’échelle, tant sur le plan urbain qu’économique, social et environnemental, redéfinissant durablement le cadre de vie et le positionnement régional. 

    La métamorphose de Souss-Massa ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans une stratégie territoriale cohérente, adossée à trois programmes majeurs déployés simultanément afin d’accélérer le développement économique, social et environnemental de la région.

    Le Programme de développement régional (PDR 2022-2027) constitue l’ossature de cette dynamique, avec une enveloppe globale de 37 milliards de dirhams, destinée à renforcer les infrastructures, soutenir l’investissement, améliorer les services publics et consolider l’attractivité territoriale. À cette colonne vertébrale s’ajoute le Programme de développement urbain (PDU), doté de 7,4 milliards de dirhams, ainsi que le Plan d’action communal (PAC 2022-2027), mobilisant 2,7 milliards de dirhams supplémentaires.

    À eux seuls, le PDU et le PAC représentent plus de 10 milliards de dirhams d’investissements sur sept ans, soit un effort annuel moyen avoisinant 1,5 milliard de dirhams, un niveau inédit pour une ville qui n’avait pas connu un tel volume d’investissement sur les deux dernières décennies.

    Le PDU, point de bascule pour Agadir

    Signé en février 2020 devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Programme de développement urbain d’Agadir a marqué un véritable tournant. Conçu comme une réponse directe à la perte d’attractivité de la ville, il a engagé une requalification globale de l’espace urbain, touchant aussi bien les infrastructures que les équipements sportifs, culturels, sociaux et les espaces verts.

    Aujourd’hui, la majorité des projets programmés sont livrés. Voiries réaménagées, voies cyclables, espaces verts et jardins, abribus modernes, éclairage public nouvelle génération, réseaux d’assainissement et d’arrosage, parkings structurés, bornes interactives, terrains de sport, espaces de loisirs, corniche et zone touristique rénovées : le paysage urbain d’Agadir a été profondément redessiné.

    Le montant global de cette cure de jouvence dépasse désormais 8 milliards de dirhams, traduisant l’ampleur de la transformation engagée.

    Une amélioration tangible du cadre de vie

    Les premières retombées de cette transformation urbaine sont aujourd’hui clairement perceptibles. En termes de qualité de vie, de bien-être et d’infrastructures de base, les bénéfices sont visibles aussi bien pour les habitants que pour les visiteurs.

    Le cadre de vie des Gadiris s’est sensiblement amélioré, avec des standards rehaussés en matière de mobilité, d’éclairage public, d’espaces verts et d’équipements de proximité. La ville gagne en attractivité et en lisibilité, tout en renouant avec une dynamique d’adhésion citoyenne autour des projets structurants.

    Parmi les projets emblématiques livrés figurent plusieurs piscines couvertes, le parc Al Inbiaat, des structures de santé et dispensaires, des médiathèques, des points de lecture, ainsi que des lieux et centres d’animation touristique. À cela s’ajoute la réhabilitation d’Agadir Oufella, projet patrimonial majeur devenu l’un des symboles de cette renaissance urbaine.

    Sur le volet animation et culture, la ville s’est dotée d’une programmation riche et diversifiée : théâtre, festivals, loisirs, en complément des musées existants, tels que le musée Timitar, le musée de la culture amazighe ou encore le musée de la reconstruction d’Agadir Oufella.

    Agadir Oufella, mémoire restaurée et projet d’avenir

    La restauration d’Agadir Oufella illustre la nouvelle approche patrimoniale adoptée dans le cadre du PDU. Réalisé dans les règles de l’art, le site propose désormais des visites documentées, des audio-guides, un circuit scénarisé et un véritable travail de storytelling, réconciliant mémoire, culture et attractivité touristique.

    Autre indicateur fort de cette métamorphose : le doublement du nombre d’espaces verts. La politique de verdissement de l’espace public s’est accélérée grâce à la réhabilitation de terrains nus transformés en jardins et espaces paysagers, contribuant à une meilleure qualité environnementale.

    Parallèlement, la nouvelle conception urbanistique d’Agadir repose sur la création de huit centres urbains, chacun pensé comme une centralité autonome. L’objectif : doter chaque grand quartier des services essentiels – avenues marchandes, commerces, jardins, parcs, parkings, piscines, salles de sport, terrains de proximité et grandes places publiques.

    Anza et Hay Mohammedi illustrent déjà cette logique, devenant de véritables centres-villes à part entière, renforçant la cohésion urbaine et l’équilibre territorial. 

    6 février 2026 0 comments
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    Energie

    Hydrogène vert: Akhannouch reçoit des investisseurs nationaux et étrangers

    by Challenge 6 février 2026
    written by Challenge

    Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a reçu, jeudi à Rabat, les représentants des investisseurs nationaux et étrangers dont les projets ont été sélectionnés par le comité de pilotage dans le cadre de « l’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert, avec qui il a été procédé à la signature des Contrats préliminaires de réservation foncière.

    Tenue en présence du directeur général de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), Tarik Moufaddal, cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de « l’Offre Maroc » conformément à la Vision royale, qui ambitionne de placer le Royaume au rang des pays à fort potentiel dans ce domaine prometteur.

    Au début de cette rencontre, le Chef du gouvernement a salué les efforts entrepris en vue de traiter les nombreux projets portés par les investisseurs et leaders mondiaux dans le domaine de l’hydrogène vert, réitérant l’attachement du gouvernement à la mise en œuvre optimale de « l’Offre Maroc » qui constitue un cadre pratique et motivant englobant l’ensemble de la chaîne de valeurs du secteur de l’hydrogène vert au Maroc.

    Lire aussi | Hydrogène vert: le comité de pilotage fait le point sur l’Offre Maroc

    M. Akhannouch a souligné que le pari du Royaume du Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, de développer le secteur de l’hydrogène vert, constitue aujourd’hui un tournant décisif pour la concrétisation de la souveraineté énergétique, eu égard à ses ressources naturelles riches et diversifiées, à la qualité des compétences nationales, ainsi qu’à la capacité du Maroc de construire des partenariats équilibrés et efficients.

    En mars dernier, le comité de pilotage, présidé par le Chef du gouvernement, a annoncé la sélection de 5 investisseurs nationaux et mondiaux pour la réalisation de projets dans les trois régions du sud du Royaume, pour un coût de 319 milliards de dirhams (MMDH).

    Il s’agit de sociétés leaders dans le domaine de l’hydrogène vert dans leurs pays respectifs, qui constituent le consortium d’investisseurs « ORNX », composé de la société américaine « Ortus », de la société espagnole « Acciona » et de la société allemande « Nordex », qui investiront dans la production d’ammoniac.

    Lire aussi | Offre Maroc: Six projets d’hydrogène vert sélectionnés pour 319 MMDH dans le Sahara

    Un autre consortium d’investisseurs est composé de la société émiratie « Taqa » et de la société espagnole « Cepsa » pour la production d’ammoniac et de carburant industriel, ainsi que de la société marocaine « Nareva » qui investira dans la production d’ammoniac, de carburant industriel et d’acier vert.

    Cette même matière devra également être produite par la société saoudienne « ACWA Power », alors qu’un autre consortium d’investisseurs composé des sociétés chinoises « UEG » et « China Three Gorges » devrait produire de l’ammoniac.

    6 février 2026 0 comments
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    Climat

    Intempéries: le gouvernement rassure sur la disponibilité des produits pétroliers

    by Challenge 5 février 2026
    written by Challenge

    La situation actuelle en matière d’approvisionnement en produits pétroliers est stable et sous contrôle, à la faveur des mesures proactives prises en coordination avec les acteurs du secteur des carburants pour garantir un stock à même de couvrir les besoins du marché national, a affirmé le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.

    Dans le contexte des conditions météorologiques exceptionnelles que connait notre pays depuis plusieurs semaines, ayant impacté l’activité de certains ports du Royaume, le ministère indique dans un communiqué avoir mobilisé l’ensemble des acteurs publics et privés, dans le cadre des efforts visant à garantir l’approvisionnement régulier en produits pétroliers pour pallier les difficultés qui entravent le déchargement de navires transportant les produits énergétiques, y compris pétroliers.

    Le ministère suit de près, en coordination avec l’ensemble des professionnels, le niveau du stock et la cargaison des navires dans les ports en attente de déchargement, ajoute la même source, notant que le stock national en produits pétroliers s’élève à plus de 617.000 tonnes, ce qui permettra de subvenir aux besoins du marché national, dans l’attente du déchargement des navires pétroliers qui transportent plus d’un million de tonnes supplémentaires de ces produits.

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    Dans ce sens, il a été procédé à un inventaire des installations et stations de vente de carburants fermés temporairement au niveau de certaines régions affectées par les inondations, pour éviter tout risque environnemental et garantir la sécurité de l’océan, note le communiqué, relevant l’importance de poursuivre la coordination permanente et la synergie entre les différents intervenants, et de renforcer les mécanismes de veille et de suivi en vue de garantir la continuité de l’approvisionnement dans toutes les régions du Royaume.

    Le ministère, qui œuvre en coordination avec l’ensemble des intervenants du secteur pour assurer l’approvisionnement du marché en cette conjoncture exceptionnelle, affirme que ses services veillent, aux côtés des autorités locales et de l’ensemble des professionnels locaux, à garantir un suivi quotidien de la situation pour un approvisionnement continu en produits pétroliers, et ce dans les meilleures conditions.

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    La cellule de veille au niveau du ministère procède à un suivi précis et global de la situation ainsi qu’une interaction immédiate avec tout développement lié à l’approvisionnement, tout en assurant une permanence au niveau du Laboratoire national de l’énergie et des mines, afin de faciliter le contrôle de la qualité des produits pétroliers et de permettre aux navires de décharger leurs stocks en produits pétroliers, une fois les conditions climatiques améliorées.

    Ces mesures proactives s’inscrivent dans le cadre de l’expérience du Maroc depuis plus de 35 ans en matière d’analyse des changements climatiques et de leurs impacts, conclut le communiqué.

    5 février 2026 0 comments
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    Business

    Mutations d’entreprise: le fisc serre la vis

    by Ismail Saraoui 5 février 2026
    written by Ismail Saraoui

    La réforme de l’article 150 du Code général des impôts 2026, durcit sensiblement le régime des déclarations liées aux opérations de cessation, de cession, de fusion, de scission ou de transformation d’entreprise au Maroc. Les délais sont raccourcis, les procédures renforcées et le dispositif de sanctions considérablement alourdi, marquant un tournant vers un encadrement fiscal plus strict de ces mutations. On vous explique.

    En 2026, le Maroc opère un tournant significatif dans l’encadrement fiscal des opérations de mutation d’entreprise. La publication de l’édition 2026 du Code général des impôts (CGI), fruit de la loi de finances n°50-25, réforme en profondeur l’article 150 — pivot des obligations déclaratives liées aux mutations d’entreprises. Cette réforme, entrée en vigueur avec le dahir n°1-25-67 du 10 décembre 2025, marque une durcification notable des règles, un renforcement des délais, et une dramatisation des sanctions, symptomatiques d’une administration fiscale plus vigoureuse dans son approche du contrôle et de la traçabilité des opérations économiques.

    Traditionnellement, les opérations de cessation, de cession, de fusion, de scission ou de transformation d’entreprise — qu’il s’agisse de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à l’impôt sur le revenu (IR) — étaient soumises à des obligations déclaratives claires, mais relativement souples en matière de procédure et de sanctions. L’article 150 du CGI exigeait déjà, avant 2026, la déclaration de ces opérations dans un délai de quarante-cinq (45) jours suivant leur réalisation, avec des obligations de dépôt auprès du service d’assiette compétent.

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    Avec la réforme fiscale de 2026, l’on n’est plus dans une logique de simple mise à jour normative : il engage une modification structurelle de l’environnement déclaratif des mutations, allant jusqu’à imposer des processus numériques obligatoires, une extension du périmètre des procédures couvertes, et une sanction fiscale indubitablement plus sévère. Le dispositif marque un tournant vers un encadrement fiscal strict, systématique et technologiquement intégré, dans un contexte où l’efficacité du recouvrement, la transparence des flux et la lutte contre l’optimisation abusive deviennent des priorités institutionnelles.

    L’enjeu de la Digitalisation

    L’un des changements les plus saillants introduits par le CGI 2026 concerne la dématérialisation complète des déclarations liées aux mutations d’entreprise. Alors que, jusqu’à récemment, certaines déclarations pouvaient encore être déposées physiquement auprès du service d’assiette territorialement compétent, la réforme impose désormais une transmission électronique obligatoire via le portail de la Direction générale des impôts (DGI) pour toutes les procédures collectives critiques : sauvegarde, redressement judiciaire et liquidation.

    « Cette évolution n’est pas simplement technique — elle traduit une volonté nette de l’administration fiscale d’accélérer la remontée d’information, de réduire les délais d’instruction et d’éradiquer les zones d’ombre liées aux circuits physiques », nous confie l’économiste Mehdi Fakkir. Dans le nouveau cadre, l’entreprise confrontée à une mutation ou à une procédure collective ne peut plus se contenter d’un dépôt papier : elle doit obligatoirement satisfaire à des exigences numériques avant toute action judiciaire formelle ou publication officielle. Par exemple à aujourd’hui : une société à l’origine d’une procédure de sauvegarde doit, avant même de saisir le tribunal, déposer électroniquement sa déclaration auprès de la DGI. Dans le cas où la procédure est initiée par un jugement d’un tiers (par exemple une liquidation judiciaire forcée), l’entreprise dispose d’un délai strict de 30 jours à partir de la publication au Bulletin officiel (BO) pour soumettre la déclaration numérique sous peine de perdre des droits essentiels.

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    Il faut d’ailleurs noter que cette digitalisation obligatoire accroît certes la traçabilité et la transparence des opérations, mais elle impose aussi aux entreprises — surtout les petites et moyennes structures — d’investir dans des capacités administratives et techniques plus sophistiquées. « C’est un tournant qui marque une transition vers un écosystème fiscal où la conformité numérique n’est plus une option, mais une condition sine qua non de validité des démarches juridiques », prévient l’économiste fiscaliste.

    Extension du champ des obligations et durcissement des sanctions

    Au-delà de la digitalisation, le CGI 2026 élargit substantiellement le périmètre des procédures soumises à déclaration obligatoire. Alors que l’ancien article 150 ne recouvrait explicitement que les procédures de redressement et de liquidation judiciaire initiées par l’entreprise elle-même, la version révisée intègre désormais la procédure de sauvegarde dans ces obligations. Cette inclusion technique mais stratégique élargit considérablement la portée des mutations d’entreprise « imposables » au regard du régime déclaratif.

    L’autre changement majeur — et sans doute le plus impactant — réside dans le renforcement considérable des sanctions liées au non-respect de ces obligations. Sous l’ancien régime, le défaut de dépôt de la déclaration physique pouvait entraîner l’inopposabilité de la prescription des droits fiscaux relatifs à la période concernée, mais cette sanction restait limitée dans son application. La réforme de 2026 change radicalement la donne en rendant inopposable à l’administration la forclusion des droits pour l’ensemble des périodes antérieures à toute procédure collective, que ce soit une sauvegarde ou un jugement d’initiative tierce.

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    Concrètement, cela signifie qu’une omission aussi simple que l’absence de transmission électronique peut permettre à l’administration fiscale de remettre en cause la prescription des impôts, taxes et pénalités normalement prescrits, et de les réclamer rétroactivement. « Il faut reconnaitre que dans la disposition le délai d’exécution, ni la spécification claire des dites sanctions », précise l’économiste.

    Chaîne de responsabilité partagée : entreprises et intermédiaires sous contrôle

    La réforme ne se contente pas d’alourdir les obligations directes des entreprises déclarantes : elle s’étend également aux intermédiaires déclaratifs, avec une logique de responsabilité partagée. Pour les auto-entrepreneurs et autres petites structures qui dépendent encore d’organismes de gestion ou de guichets physiques, la réforme institue une exigence nouvelle : l’organisme gestionnaire n’est plus un simple réceptacle de la déclaration, mais devient mandataire légal tenu de transmettre une copie conforme à la DGI.  

    En pratique, ce mécanisme à double détente signifie que la responsabilité de conformité est désormais partagée entre le déclarant et l’organisme intermédiaire. Une omission dans la transmission, une erreur informatique ou un défaut de synchronisation entre les systèmes peuvent avoir des conséquences fiscales lourdes, y compris l’inopposabilité de droits ou l’imposition rétroactive de dettes fiscales. Ce nouveau maillon de responsabilité collective répond à l’ambition de sécuriser l’ensemble du cycle déclaratif, mais crée aussi un nouvel environnement de conformité exigeant pour les acteurs économiques de toutes tailles.

    5 février 2026 0 comments
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    Climat

    La DGM lance une nouvelle alerte météo

    by Challenge avec MAP 5 février 2026
    written by Challenge avec MAP

    De fortes pluies, des averses orageuses avec risque de grêle et de fortes rafales de vent sont prévues, jeudi et vendredi, dans plusieurs provinces du Royaume, a annoncé la Direction générale de la météorologie (DGM).

    Ainsi, de fortes pluies et averses orageuses (60 à 90 mm) sont attendues de jeudi à 12h00 au vendredi à 23h00 à Chefchaouen, Tétouan, Larache, Al Hoceima et Taza, indique la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange.

    Le même phénomène concernera, durant la même période, les provinces de Taounate et Ouezzane (40-60 mm), ainsi que Kénitra, Sefrou, Fès, Sidi Kacem, Béni Mellal, Meknès, Tanger-Assilah, M’Diq-Fnideq, Moulay Yacoub, Fahs-Anjra, El Hajeb, Ifrane, Khénifra, Khémisset et Sidi Slimane (30-40 mm).

    Par ailleurs, de fortes rafales de vent (75 à 85 km/h) sont prévues ce jeudi de 11h00 à 19h00 dans les provinces de Fahs-Anjra, Larache, Tanger-Assilah, Tétouan, M’Diq-Fnideq, Taroudant, Ouarzazate, Midelt, Kénitra, Berkane, Driouch, Figuig, Nador, Oujda-Angad, El Jadida, Safi, Sidi Bennour, El Hajeb, Ifrane, Boulemane, Sefrou, Al Hoceima, Guercif, Taounate, Taza, Chefchaouen et Taourirt.

    Vendredi, de 11h00 à 20h00, ce même phénomène touchera les provinces de Taroudant, Al Haouz, Tétouan, M’Diq-Fnideq, Berkane, Driouch, Figuig, Tata, Ouarzazate, Jerada, Nador, Tiznit, Larache, Tanger-Assilah, Taza, Chefchaouen, Fahs-Anjra, Ifrane, Midelt, Boulemane, Sefrou, Al Hoceima, Guercif, Oujda-Angad, Azilal, Taourirt et Tinghir.

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    Marché des capitaux

    AMMC: l’année de la profondeur de marché et du virage technologique

    by Wafaa Mellouk 5 février 2026
    written by Wafaa Mellouk

    Dette privée, ETF, crowdfunding, finance climat, supervision digitale et intelligence artificielle : après un millésime 2025 record, le régulateur veut transformer l’essai et ancrer durablement le marché des capitaux marocain comme pilier du financement de l’économie.

    A Rabat, devant les principaux acteurs de la place financière, Tarik Senhaji a donné le ton dès l’ouverture de la première rencontre annuelle de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC). Plus qu’une simple présentation de feuille de route, l’exercice s’est voulu un moment de clarification stratégique. « La clarté de notre action collective est le fondement d’une confiance solide, pierre angulaire de notre marché des capitaux», a affirmé le président de l’AMMC, rappelant que la confiance demeure la condition première du bon fonctionnement d’un marché par nature désintermédié, où émetteurs et investisseurs se rencontrent directement. Dans ce cadre, a-t-il insisté, la mission du régulateur reste inchangée : «protéger l’épargne et garantir un marché intègre, transparent et efficace».

    2025, année charnière

    Cette ambition intervient après une année 2025 décrite par l’Autorité comme particulièrement structurante. Les chiffres communiqués témoignent d’un net changement d’échelle. Le marché obligataire a vu le volume des émissions plus que doubler, traduisant un recours croissant aux financements de marché aussi bien pour les entreprises que pour les grands chantiers publics. Le segment actions a progressé de près de 70 %, porté notamment par trois introductions en Bourse ayant mobilisé 6 milliards de dirhams. La gestion collective confirme, elle aussi, sa montée en puissance, avec des souscriptions nettes en OPCVM atteignant 84,8 milliards de dirhams, soit presque le double de l’année précédente, tandis que l’actif net sous gestion a franchi pour la première fois le seuil des 800 milliards de dirhams. Dans le même temps, la titrisation a connu un bond spectaculaire, les montants levés passant de 2,4 à 15,5 milliards de dirhams en un an. L’ensemble de ces données est présenté dans le communiqué officiel de l’Autorité.

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    Pour le régulateur, ces performances ne relèvent pas d’un simple cycle conjoncturel, mais de l’effet cumulatif des réformes réglementaires engagées ces dernières années. La modernisation du cadre juridique des OPCVM, l’opérationnalisation du marché à terme ou encore la professionnalisation accrue des intermédiaires ont contribué à renforcer la crédibilité de la place. Fort de ce socle, l’AMMC aborde 2026 avec une stratégie de consolidation et d’extension visant à accroître à la fois la profondeur, la liquidité et la diversité des instruments disponibles.

    Cinq priorités structurantes pour 2026

    La première priorité consiste à rendre le marché plus dynamique et plus accessible. L’Autorité entend renforcer l’efficience du marché obligataire, notamment en accompagnant l’essor de la dette privée, en encourageant la notation financière et en améliorant la transparence du marché secondaire. Les fonds de dette prévus par l’amendement de la loi sur les OPCC doivent offrir une nouvelle source de financement aux entreprises et aux infrastructures, tout en enrichissant la palette d’actifs disponibles pour les investisseurs institutionnels.

    Sur le compartiment actions, l’objectif est d’entretenir la dynamique des levées de capitaux en facilitant davantage les introductions en Bourse et en soutenant le déploiement effectif du marché à terme. L’Autorité prévoit également la création de nouvelles catégories d’OPCVM, notamment les ETF, et la finalisation du dispositif permettant la cotation des OPCI afin d’élargir l’accès du grand public à ces instruments. Ces orientations sont détaillées dans le document « Priorités d’actions 2026».

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    Le deuxième axe traduit la volonté d’inscrire le marché marocain dans les transformations mondiales de la finance. L’innovation technologique et la durabilité y occupent une place centrale. L’année 2026 verra l’agrément des premières plateformes de financement collaboratif, étape clé pour structurer l’activité de crowdfunding. Parallèlement, les travaux d’encadrement des crypto-actifs se poursuivront afin de poser un cadre réglementaire compatible avec les exigences de protection des investisseurs et de lutte contre le blanchiment.

    Sur le terrain environnemental, l’AMMC accélère l’opérationnalisation de la Stratégie Nationale Finance Climat 2030 avec la mise en place d’une taxonomie verte, l’amélioration du reporting ESG et la promotion de standards de gouvernance alignés sur les meilleures pratiques internationales. Pour Tarik Senhaji, l’enjeu consiste à «concilier innovation, protection des investisseurs et intégrité du marché », sans sacrifier la stabilité au nom de la nouveauté.

    La troisième priorité porte sur la protection des épargnants. La montée en puissance des investisseurs particuliers sur la Bourse impose un effort pédagogique accru. L’AMMC prévoit d’intensifier ses programmes d’éducation financière, de diversifier les supports de sensibilisation et de déployer une plateforme d’apprentissage en ligne dédiée aux marchés et instruments financiers. L’Autorité travaille également à la finalisation d’un Observatoire de l’épargne et de l’investissement pour mieux comprendre les comportements des ménages et adapter ses actions. Le dispositif d’habilitation des professionnels sera consolidé et élargi, notamment aux conseillers en investissement financier, afin d’élever le niveau de compétence de l’ensemble de la chaîne de distribution.

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    La modernisation de la supervision constitue le quatrième pilier. Le régulateur entend renforcer son approche basée sur les risques, ce qui permettra une identification plus précoce des vulnérabilités et une allocation plus ciblée des ressources de contrôle. Les missions thématiques seront privilégiées et l’action contre les abus de marché intensifiée, tandis que la coopération avec Bank Al-Maghrib et les autres autorités se poursuivra pour prévenir les escroqueries financières et renforcer la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. L’AMMC prévoit en outre d’élargir son périmètre de supervision afin de mieux intégrer les nouveaux risques et d’encadrer certaines activités émergentes, notamment la gestion sous mandat.

    Enfin, la transformation interne de l’Autorité apparaît comme une condition de réussite de l’ensemble du programme. La digitalisation des processus, déjà engagée, sera finalisée avec le déploiement d’une solution de supervision dite «Suptech ». L’AMMC entend également élaborer une stratégie d’intégration de l’intelligence artificielle pour améliorer l’analyse des données, renforcer l’efficacité des contrôles et moderniser ses outils d’éducation financière. À cela s’ajoutent la consolidation de la cybersécurité, la mise en place d’une gouvernance data plus structurée et le renforcement continu des compétences internes. Autant de leviers destinés à doter le régulateur des moyens techniques à la hauteur d’un marché devenu plus complexe et plus sophistiqué.

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    En conclusion de son intervention, Tarik Senhaji a rappelé que ces ambitions ne sauraient être portées par la seule Autorité. «Les résultats enregistrés et les ambitions que nous portons pour 2026 ne peuvent se concrétiser sans l’engagement collectif de l’ensemble de l’écosystème», a-t-il déclaré, appelant émetteurs, intermédiaires et investisseurs à poursuivre le dialogue. Après une année 2025 qui a démontré la capacité du marché des capitaux à financer l’économie réelle à une échelle inédite, 2026 s’annonce comme celle de la maturité structurelle, où innovation, profondeur financière et rigueur réglementaire devront avancer de concert pour installer durablement la place marocaine dans une trajectoire de croissance sécurisée et compétitive.

    Chiffres clés 2025
    Le bilan présenté par l’AMMC fait ressortir plusieurs seuils historiques:
    • Le volume des émissions obligataires a plus que doublé.
    • Les levées sur le marché actions ont progressé de près de 70 %, portées par trois IPO totalisant 6 milliards de DH.
    • Les souscriptions nettes en OPCVM ont atteint 84,8 milliards de DH, soit presque deux fois le niveau de 2024.
    • L’actif net des OPCVM a dépassé pour la première fois 800 milliards de DH.
    • Les montants levés en titrisation sont passés de 2,4 à 15,5 milliards de DH en un an.

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    Armement

    L’enterrement de New Start ou la fin d’une époque

    by Challenge 5 février 2026
    written by Challenge

    Le dernier traité de désarmement nucléaire liant les Etats-Unis et la Russie, plus connu sous la nom de New Start, a expiré jeudi 5 février 2026, marquant un tournant majeur dans l’histoire du contrôle des armements depuis la Guerre froide et avivant les craintes de prolifération.

    « L’expiration du traité New Start, à partir de minuit (GMT) aujourd’hui, marque un moment grave pour la paix et la sécurité internationales », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, exhortant les Etats-Unis et la Russie à « s’entendre » rapidement sur un nouveau cadre.

    « Cette dissolution de décennies d’acquis ne pourrait survenir à un pire moment – le risque d’utilisation d’une arme nucléaire est à son plus haut niveau depuis des décennies », a-t-il mis en garde dans un communiqué.

    Le traité New Start est le dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou. Signé en 2010, il limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1.550 ogives stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification.

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    Son expiration marque la transition vers un ordre nucléaire moins encadré, d’autant plus que les inspections ont été suspendues en 2023 à cause de l’offensive russe à grande échelle lancée en Ukraine en février 2022.

    Une valse à trois temps

    En septembre 2025, Vladimir Poutine avait proposé à Washington de prolonger d’un an les termes du traité, une proposition qualifiée alors de « bonne idée » par son homologue américain Donald Trump mais à laquelle les Etats-Unis n’ont pas donné suite.

    Dès mercredi, la Russie a déclaré n’être « plus liée » par ce traité. « Nous partons du principe que les parties au traité New Start ne sont plus tenues par aucune obligation ni déclaration réciproque dans le cadre du traité », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

    Cependant, lors d’une conversation mercredi avec son homologue chinois Xi Jinping, le président russe Vladimir Poutine « a souligné que dans cette situation, nous agirons de manière réfléchie et responsable », a rapporté le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, lors d’un briefing avec des journalistes. « Nous restons ouverts à la recherche de voies pour négocier et assurer la stabilité stratégique », a toutefois assuré M. Ouchakov.

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    A Washington, les responsables américains temporisent sur leurs intentions. Interrogé lors d’une conférence de presse, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s’est contenté d’expliquer mercredi que le président Trump s’exprimerait « plus tard » à ce sujet, sans préciser quand, et rappelé la position américaine qui vise à inclure la Chine dans toute discussion.

    « Le président (Trump) a clairement indiqué par le passé que pour parvenir à un véritable contrôle des armements au XXIe siècle, il était impossible d’agir sans inclure la Chine, en raison de son arsenal considérable et en pleine expansion », a-t-il affirmé.

    No limit…

    Le pape Léon XIV, autorité s’exprimant rarement sur le nucléaire et ses traités, a commenté l’expiration imminente de New Start, appelant mercredi à « prévenir une nouvelle course aux armements ».

    « Je vous exhorte instamment à ne pas abandonner cet instrument sans veiller à son suivi concret et effectif », a-t-il ajouté, jugeant « plus urgent que jamais de remplacer la logique de la peur et de la méfiance par une éthique partagée ».

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    Les capitales européennes n’étaient pas en reste, tout en faisant porter la responsabilité de l’échec sur Moscou. La France, seule puissance nucléaire de l’UE, a appelé les grandes puissances nucléaires – Etats-Unis, Russie mais aussi Chine – à oeuvrer pour un système international de maîtrise des armements.

    Avec la fin de New Start, « c’est la disparition demain de toute limite sur les plus grands arsenaux nucléaires du monde pour la première fois depuis la Guerre froide, c’est l’aboutissement d’une série de reculs des normes internationales concourant à la stabilité stratégique », selon le ministère français des Affaires étrangères, qui désigne « la Russie » comme « responsable de ces reculs ».

    Challenge (Avec AFP)

    5 février 2026 0 comments
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    Automobile

    Le chinois Shangaï Ingin Auto Technology investit 200 MDH à Tanger

    by Rachid Boutaleb 5 février 2026
    written by Rachid Boutaleb

    L’écosystème de la fabrication et l’assemblage de véhicules électriques continue de tisser sa toile au Maroc. Après le constructeur automobile chinois spécialisé dans les véhicules commerciaux à énergie nouvelle, en l’occurrence Shanghai Jinxiu Shanhe Automotive Technology, qui a annoncé l’implantation dans notre pays d’une usine d’assemblage de véhicules utilitaires électriques au Maroc ou encore le géant sino-européen Gotion High-Tech qui construit une Gigafactory à Kénitra de production de batteries électriques, c’est au tour de l’autre chinois Shangaï Ingin Auto Technology de planter son étendard au Maroc.

    En effet, ce groupe spécialisé dans la R&D, la production et la vente de systèmes de fermeture intelligents pour l’industrie automobile (smart frunk, portes latérales électriques, hayons) s’apprête à lancer la construction à Tanger Tech, une unité de fabrication de coffres électriques pour véhicules.

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    Porté par la filiale Ingin Inteligent Morocco qui compte y consacrer plus de 200 millions de dirhams, ce projet incarne la première aventure internationale de ce groupe de création récente (fondé en 2017 à Shangai) et qui est reconnu pour son innovation et le contenu technologique de ses produits. 

    Il faut dire, que l’implantation à Kénitra d’un de ses plus grands clients, Sellantis qui fabrique des centaines de milliers de véhicules de marques Peugeot, Citroën et Fiat dans son usine à Atlantic Free Zone, y est grandement dans le choix de notre pays pour le premier pas d’internationalisation industrielle de la maison mère d’Ingin Inteligent Morocco.

    5 février 2026 0 comments
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