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  • Fiscalité

    Comment le Maroc a fait de l’impôt un levier du climat des affaires

    by Mohamed Amine 25 janvier 2026
    written by Mohamed Amine

    Avant le Business Ready, le Doing Business avait permis au Maroc de se hisser dans le classement des pays offrant de bonnes conditions en matière d’investissement. La dimension fiscale a certainement contribué à cette progression. 

    Au début des années 2000, l’administration fiscale (AF) s’était dotée d’une stratégie avec deux principaux axes : la simplification des procédures fiscales et leur dématérialisation. Des équipes jeunes et dynamiques avaient été constituées. Les premiers résultats des travaux entamés ont commencé à être constatés avant la fin de la première décennie (2000-2010). Et le moment le plus symbolique a été l’adoption d’un Code Général des Impôts (CGI), en 2007. Cette réalisation a constitué un véritable bond historique dans l’amélioration de la qualité du système fiscal.

    En effet, à partir de 2007, le Maroc dispose d’un référentiel unique, en matière de fiscalité d’Etat. La «fiscalité locale» demeurant régie par un texte particulier (Loi 47-06). Il en est de même des taxes et  impôts indirects gérés par l’administration des douanes et régis par un «Code des douanes et impôts indirects». Malgré ce cloisonnement qui persiste, ce fut un grand pas et un acquis en matière de simplification du système fiscal en termes de visibilité dans l’acte d’investir. Auparavant, la législation fiscale, dispersée dans plusieurs textes, avait un impact forcément négatif sur le «climat des affaires». 

    Lire aussi | Un climat des affaires en progrès, mais sous tension opérationnelle

    Le deuxième objectif relatif à la dématérialisation/  digitalisation s’est aussi concrétisé, surtout à partir de 2010, avec une phase transitoire et graduelle, initialement limitée aux grandes entreprises, avant de s’étendre progressivement à tous les contribuables, personnes morales ou physiques, et au titre de tous les impôts, qu’il s’agisse de déclarations fiscales ou de paiement de l’impôt. L’AF était d’ailleurs souvent citée à travers les rapports Doing Business comme ayant été un modèle dans la transformation numérique des services publics. Depuis lors, l’AF n’a pas cessé de consolider ces réalisations. 

    Plus récemment, depuis 2023, des mesures fiscales importantes et favorables à l’entreprise ont été introduites. Cette fois-ci, il s’agit surtout de mesures fiscales de nature politique visant une baisse du taux de pression fiscale sur le capital, baisse combinée à un élargissement de l’assiette, à travers notamment l’intégration des activités informelles. Ce qui est vu d’un bon œil par la Banque Mondiale et l’investissement étranger. Cette évolution s’est traduite en particulier par une baisse graduelle du taux normal de l’IS de 31% à 20%. En effet, au titre de l’exercice ouvert à compter du 1er janvier 2026, c’est le taux d’imposition de 20% qui devra être appliqué, en matière d’IS, pour toutes les sociétés dont le bénéfice net imposable est inférieur à 100 MDH.

    Lire aussi | Business Ready 2025 : le Maroc mieux armé que ses voisins

    Si le bénéfice net imposable est égal ou supérieur à 100 MDH, le taux d’imposition est de 35%. Un taux spécifique de 40% est prévu pour le secteur financier (banques, Bank Al Maghreb, CDG et entreprises d’assurances et de réassurance). En matière de TVA, à compter du 1er janvier 2026, les taux réduits de 7% et de 14% sont supprimés, avec maintien de deux taux : un taux réduit de 10% et un taux normal de 20%. 

    Par ailleurs, d’autres dispositions fiscales ont été introduites en vue de renforcer la conformité fiscale volontaire et prévenir/éviter le contentieux fiscal. C’est notamment le cas du «traitement préférentiel» prévu par le CGI qui stipule que «peuvent bénéficier d’un traitement préférentiel, de leurs dossiers auprès de l’AF, les contribuables catégorisés dans les conditions fixées par voie réglementaire et qui sont en situation fiscale régulière». De même, au niveau du contrôle fiscal (CF), les procédures fiscales ont été clarifiées en vue de renforcer la transparence et l’équité dans le processus de vérification comptable, dans l’ensemble des étapes, depuis l’envoi de l’avis de vérification jusqu’à l’accord à l’amiable, ou, éventuellement, le recours devant les commissions fiscales compétentes. Ainsi, le renforcement de la «visibilité fiscale» d’une entreprise, sans être unique, s’est avéré important, parfois décisif, dans la décision ou acte d’investir.

    25 janvier 2026 0 comments
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    Climat

    Nouvelle alerte météo, de fortes pluies spécialement dans le Nord

    by Challenge avec MAP 25 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Des pluies et averses orageuses avec risque de grêle, des chutes de neige à partir de 1.600 m, de fortes rafales et temps froid sont prévus, de dimanche à mercredi, dans plusieurs provinces du Royaume, a annoncé la Direction générale de la météorologie (DGM).

    Ainsi, de fortes pluies avec orages et risque de grêle (60-80 mm) sont attendues, de dimanche à partir de 10H00 à lundi à 16H00 dans les provinces de Tanger-Asilah, M’Diq-Fnideq, Chefchaouen, Fahs-Anjra, Ouezzane, Tétouan et Larache, indique la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange. Le même phénomène (30 à 60 mm) est également prévu à Taounate et Al Hoceima durant la même période.

    Par ailleurs, des chutes de neige à partir de 1.600 m avec des hauteurs allant de 10 à 20 cm sont attendues à Midelt, Guercif, Sefrou, Taza, Boulemane, Ifrane et Al Hoceima de dimanche (10H00) à lundi (09H00).

    Aussi, de fortes rafales (75-90 km/h) devraient toucher, le dimanche entre 10H00 et 22H00, les provinces de Figuig, Taourirt, Guercif, Jerada, Taza, Al Hoceima et Chefchaouen.

    Les provinces de Tanger-Assilah, Ouezzane, Fahs-Anjra, Larache, Al Hoceima, Chefchaouen, M’diq-Fnideq, Tétouan, Guercif, Figuig, Driouch, Sefrou, Moulay Yacoub, Taounate, Taza, Meknès, El Hajeb, Ifrane, Fès, Boulemane, Kénitra, Sidi Kacem, Sidi Slimane, Rabat, Salé, Skhirate-Témara, Khémisset, Benslimane, Berrechid, Casablanca, Médiouna, Mohammédia, Nouaceur, El Jadida et Midelt, devraient connaître le même épisode météorologique de mardi à 02H00 à mercredi à 06H00.

    De même, un temps froid (-08/-03 °C) est attendu dimanche dans les provinces de Midelt, Boulemane, Taza, Guercif, Sefrou, Ouarzazate, Taroudant, Tinghir, Al Haouz, Azilal, Béni Mellal, Ifrane, Khénifra et Chichaoua.

    25 janvier 2026 0 comments
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    Economie

    Prospective 2040: le Maroc dans le Top 60 des économies mondiales ?

    by Wafaa Mellouk 25 janvier 2026
    written by Wafaa Mellouk

    D’ici 2040, le Maroc pourrait presque doubler la taille de son économie et se maintenir dans le cercle des 60 premières puissances économiques mondiales, selon les projections à long terme du Centre for Economics and Business Research (CEBR), publiées fin décembre 2025. Un scénario qui place le Royaume parmi les économies émergentes à potentiel, mais qui reste conditionné à des hypothèses exigeantes en matière de croissance, de productivité et de stabilité macroéconomique. Détails. 

    Dans son rapport World Economic League Table, le CEBR dresse d’abord un état des lieux jugé globalement favorable de la trajectoire récente de l’économie marocaine. « En 2025, le Maroc est estimé afficher un PIB par habitant ajusté en parité de pouvoir d’achat (PPA) de 11 437 dollars et est classé parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure », souligne le rapport. Sur le plan conjoncturel, l’institution britannique note une accélération de la croissance : « la croissance du PIB, qui s’est établie à 3,8 % en 2024, devrait s’être accélérée pour atteindre 4,4 % en 2025, un niveau également supérieur à la moyenne de 3,2 % observée sur la période de cinq ans allant jusqu’en 2019 ».

    Le rapport met également en avant la capacité du Maroc à préserver ses équilibres macroéconomiques dans un environnement international marqué par des tensions inflationnistes. « Contrairement à de nombreuses autres économies confrontées à une forte inflation, le pays est parvenu à contenir la hausse des prix à la consommation à un niveau modéré, estimé à 1,2 % en 2025, tout en enregistrant une croissance soutenue de la production », relève le CEBR, tout en précisant que ce niveau demeure légèrement supérieur à la moyenne pré-Covid.

    Lire aussi | Un climat des affaires en progrès, mais sous tension opérationnelle

    Sur le front social et budgétaire, le diagnostic apparaît plus nuancé. «L’économie a affiché de bonnes performances en 2025, malgré un taux de chômage élevé», note le rapport, qui estime néanmoins un léger reflux du chômage à 13,1 %, ainsi qu’une amélioration graduelle des finances publiques, «la dette publique rapportée au PIB étant estimée en baisse à 67,2 % en 2025, contre 67,7 % l’année précédente».

    Une trajectoire de convergence progressive

    A plus long terme, le scénario avancé par le CEBR s’inscrit dans une logique classique de convergence des économies émergentes. À l’horizon 2040, la croissance mondiale serait principalement portée par des pays capables de maintenir des rythmes supérieurs à ceux des économies avancées, confrontées au vieillissement démographique et à la maturité de leurs marchés.

    Dans ce cadre, le Maroc apparaît comme un candidat crédible au rattrapage, à condition de prolonger les tendances observées ces dernières années. Le rapport anticipe une économie marocaine avoisinant 390 milliards de dollars de PIB à l’horizon 2040, contre moins de 200 milliards aujourd’hui, ce qui permettrait au Royaume de rester dans le Top 60 mondial des économies par taille.

    Lire aussi | Business Ready 2025 : le Maroc mieux armé que ses voisins

    Toutefois, le CEBR souligne un ralentissement graduel de la dynamique de croissance. « Entre 2026 et 2030, le CEBR prévoit que le taux de croissance annuel du PIB reculera pour s’établir en moyenne à 4,0 %. Par ailleurs, sur le reste de l’horizon de prévision, la croissance économique devrait ralentir pour atteindre une moyenne annuelle de 3,8 %». Conséquence directe : «sur les quinze prochaines années, le Maroc devrait reculer légèrement dans le classement du World Economic League Table, passant de la 59ème position en 2025 à la 60ème place en 2040».

    Les projections du CEBR reposent sur plusieurs moteurs structurels déjà à l’œuvre : diversification industrielle, montée en puissance des filières exportatrices (automobile, aéronautique, électronique), investissements en infrastructures et insertion accrue dans les chaînes de valeur euro-méditerranéennes et africaines. La stabilité macroéconomique relative du pays constitue également un socle important, facilitant l’attraction de capitaux et la continuité des politiques publiques.

    Mais ces moteurs restent hétérogènes selon les secteurs et les territoires, ce qui limite encore la diffusion de la croissance à l’ensemble de l’économie.

    Le véritable point de bascule : la productivité

    Au-delà du volume du PIB, le rapport insiste sur un enjeu central : la productivité. L’entrée durable du Maroc dans le Top 60 mondial dépendra moins de l’accumulation du capital que de la capacité à améliorer la valeur ajoutée par travailleur. Le scénario du CEBR suppose ainsi une progression continue du PIB par habitant, projeté autour de 9 000 dollars à l’horizon 2040.

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    Or, les défis liés au capital humain, à l’adéquation formation-emploi et à l’innovation restent structurants. Sans gains de productivité plus rapides, la croissance pourrait demeurer extensive et perdre en efficacité à moyen terme.

    Une projection conditionnelle

    Le CEBR rappelle enfin que cette trajectoire demeure exposée à plusieurs risques : vulnérabilité climatique, rareté de l’eau, dépendance énergétique et sensibilité aux chocs extérieurs dans un contexte de fragmentation commerciale et de tensions géopolitiques.

    Au-delà du symbole du classement, l’enjeu est donc qualitatif. Intégrer – ou se maintenir dans – le Top 60 mondial sans amélioration significative du revenu réel, de l’emploi et de la cohésion sociale aurait une portée limitée. À l’inverse, une croissance plus productive, mieux répartie et plus résiliente permettrait de transformer cette projection statistique en véritable changement de statut économique.

    En définitive, la projection du CEBR doit être lue comme un scénario possible mais conditionnel. Le Maroc dispose des fondamentaux pour changer d’échelle économique, mais la matérialisation de cette ambition dépendra de la profondeur des réformes structurelles et de la capacité du pays à absorber les chocs futurs.

    25 janvier 2026 0 comments
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    Climat des affaires

    Business Ready 2025 : le Maroc mieux armé que ses voisins

    by Adama Sylla 24 janvier 2026
    written by Adama Sylla

    Une comparaison avec des pays comme la Tunisie, la Jordanie ou Bahreïn met en lumière les forces marocaines, mais aussi les limites d’un modèle encore freiné par les frictions de l’exécution.

    Sur le plan du cadre réglementaire, le Maroc confirme son avance relative. Avec un score de 70,06, il se situe nettement au-dessus de la moyenne mondiale et se positionne parmi les économies les mieux notées de la région MENA couvertes par Business Ready 2025. Ce résultat reflète un arsenal juridique globalement aligné sur les standards internationaux, couvrant l’enregistrement des entreprises, la concurrence, la protection des droits de propriété, le droit du travail ou encore le règlement des litiges commerciaux.

    La comparaison régionale est favorable. La Tunisie affiche un score sensiblement inférieur, à 62,56, traduisant un cadre réglementaire jugé moins abouti. La Jordanie, avec 67,90, se rapproche davantage du niveau marocain, sans toutefois le dépasser. Dans ce paysage, le Maroc se rapproche de pays comme Bahreïn, référence régionale en matière de réformes pro-business, même s’il reste encore à distance des économies de l’OCDE, dont les scores dépassent fréquemment les 75, voire 80 points.

    Des services publics mieux structurés que chez les voisins

    Le contraste devient encore plus marqué lorsqu’il s’agit des services publics dédiés aux entreprises. Cet indicateur, qui évalue la qualité des portails numériques, des systèmes fiscaux dématérialisés, des guichets uniques ou encore des infrastructures aux frontières, place le Maroc dans une position très compétitive.

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    Avec un score de 64,55, le Royaume dépasse de plus de dix points la moyenne mondiale. Pour les investisseurs et les entrepreneurs, cela signifie que l’administration marocaine a engagé des efforts tangibles pour rendre les interactions avec le secteur public plus fluides et plus lisibles.

    Là encore, la comparaison régionale joue en faveur du Maroc. La Jordanie atteint 57,97, tandis que la Tunisie accuse un retard significatif avec un score de 43,02. À l’échelle de la région MENA incluse dans l’édition 2025, le Maroc figure ainsi parmi les pays où l’offre de services publics aux entreprises apparaît la plus structurée et la plus accessible.

    C’est sur le terrain de l’efficacité opérationnelle que le diagnostic se complexifie. Cet indicateur clé mesure la réalité vécue par les entreprises : délais de raccordement aux réseaux, coûts de conformité, simplicité effective des démarches, fluidité des paiements ou fiabilité des plateformes administratives.

    Sur ce volet, le Maroc obtient un score de 55,71, inférieur à la moyenne mondiale établie à 60,03. Ce résultat met en évidence un paradoxe : malgré des règles bien conçues et des services publics relativement développés, l’expérience quotidienne des entreprises reste marquée par des frictions persistantes.

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    Dans la comparaison régionale, le Royaume fait mieux que la Tunisie, qui affiche 52,46 points, mais demeure en retrait par rapport à la Jordanie (59,17). L’écart est encore plus net avec Bahreïn, dont le score dépasse les 70 points, illustrant une chaîne d’exécution nettement plus fluide.

    Un «efficiency gap» qui pèse sur la compétitivité

    Le principal enseignement de cette comparaison internationale tient à l’existence d’un écart structurel entre la norme et la pratique. Le Maroc a indéniablement modernisé ses textes et investi dans des dispositifs publics en appui aux entreprises. Toutefois, la mise en œuvre effective de ces réformes reste incomplète, limitant leur impact économique.

    Ce «efficiency gap» se traduit concrètement par des délais administratifs encore longs, des interprétations variables des règles et une application parfois inégale selon les territoires ou les administrations concernées. À l’inverse, les pays les mieux classés sur l’efficacité opérationnelle sont ceux où la cohérence entre réglementation, services publics et exécution est la plus aboutie.

    Lire aussi | Énergie, IA, espace : Musk dessine les piliers d’une nouvelle économie globale [Vidéo]

    Au final, Business Ready 2025 place le Maroc dans une position intermédiaire mais stratégique. Plus avancé que plusieurs de ses voisins maghrébins et proche du peloton de tête régional sur le plan réglementaire et institutionnel, le Royaume reste néanmoins distancé par les économies les plus performantes en matière d’exécution.

    Pour franchir un nouveau palier et rivaliser avec les meilleures pratiques internationales, l’enjeu n’est plus seulement de réformer les textes, mais de rendre l’action administrative plus rapide, plus prévisible et plus homogène. C’est à ce prix que le Maroc pourra pleinement convertir ses atouts réglementaires en gains durables de compétitivité et d’attractivité. 

    24 janvier 2026 0 comments
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    FOCUS

    Groupements Sanitaires Territoriaux (GST) : un déficit de communication et un dialogue social à renforcer

    by Mohamed Amine 24 janvier 2026
    written by Mohamed Amine

    La «bonne gouvernance» n’est pas uniquement un concept technique, appliqué selon une approche «top down». La force et la réussite de la réforme en cours du système de santé dépendent principalement de la transparence du processus et de l’implication/concertation/participation des premiers acteurs que sont les professionnels de la santé et les citoyens. A cet égard, le projet actuel des Groupements Sanitaires Territoriaux (GST) illustre bien ce défi majeur. 

    Droit à la santé et droit à la vie sont les premiers droits humains fondamentaux à éloigner aussi bien de la logique mercantile que de la «politique politicienne». Pour cela, le chantier actuel relatif à la réforme du système de santé est plus que stratégique. Il est au cœur de toute nation qui se respecte et qui veille à la construction d’un «vivre ensemble solidaire», garantissant à tous les citoyens, le respect intégral de leur dignité. 

    Actuellement, au cœur de cette réforme, les GST sont officiellement perçus comme une alternative à l’ancien mode d’organisation et de fonctionnement des services publics de santé, perçu comme étant bureaucratique, hyper centralisé et inefficace. Or, de quoi s’agit-il exactement ? 

    Le GST est défini comme étant une «organisation régionale intégrée, dotée d’une autonomie administrative et financière». C’est un «établissement public de santé» . L’objectif officiel affiché est de mettre en place un mode de gestion décentralisé qui permet de mobiliser les ressources de manière optimale, de réduire les inégalités d’accès aux soins et, in fine, d’améliorer la qualité des prestations sanitaires. 

    Lire aussi | GST : la réforme qui pourrait rebattre les cartes de la santé

    Le système de santé mis en place au cours des dernières décennies souffre d’une hypercentralisation. Les «directions régionales» (DR) ne servent que de relais, sans aucune marge de manœuvre au niveau du pouvoir décisionnel, malgré la création de cette forme hybride qu’est le SEGMA (service de l’Etat géré de manière autonome). Les centres hospitaliers fonctionnent de manière cloisonnée, du fait de la faible, voire l’absence de coordination entre les structures relevant d’une même direction régionale. Pour y remédier, la formule «GST» devrait permettre une décentralisation de la décision ; une coordination des parcours de soins ; une mutualisation des ressources ; et une responsabilisation des acteurs locaux. Pour résumer, les GST devraient être chargés de l’exécution de la politique de santé de l’Etat au niveau territorial. Théoriquement, le but principal recherché est l’adaptation des politiques sanitaires aux réalités démographiques, épidémiologiques et géographiques de chaque territoire, là où les décisions centralisées se sont avérées souvent inadaptées. 

    Une première expérience pilote a été entamée dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (en fait, d’après nos investigations, limitée à Tanger). En 2026, est prévue une extension/généralisation graduelle des GST dans d’autres régions, et ensuite dans l’ensemble du territoire national. Pour autant, la première expérience pilote ne semble pas avoir fait l’objet d’une évaluation en bonne et due forme, pour être partagée, diffusée et débattue publiquement, aussi bien par les professionnels de la santé que par les diverses institutions concernées telles que le Parlement et le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), ainsi que les ONG, en tant qu’acteurs de la société civile, dont l’apport est indispensable dans un domaine très sensible qui est celui du droit à la santé.

    A travers l’expérience pilote dans la région du nord, le gouvernement a mis en avant des «indicateurs encourageants» qu’il est toutefois seul à connaitre. Le bilan a été jugé «positif» en termes de «réduction des délais de gestion, d’accélération de la prise de décision au niveau régional, de renforcement de la coordination entre les structures sanitaires, avec une digitalisation renforcée facilitant la circulation des informations et la continuité des soins». Ce constat «officieux» n’a pas fait l’objet d’un consensus. D’après un communiqué de la coordination syndicale, «aucun impact positif n’a été observé ou ressenti par les citoyens, au niveau des services publics de santé dans cette région pilote». En 2026, est prévue la finalisation du cadre réglementaire régissant les GST ; la clarification des relations avec les centres universitaires hospitaliers ; l’établissement des budgets régionaux ; et l’élaboration d’une cartographie détaillée des soins par spécialité. 

    Lire aussi | Dr Tayeb Hamdi: «La réussite des Groupements sanitaires territoriaux dépendra du degré de confiance transféré vers les territoires»

    Quelles ont été les missions définies pour les GST ? Pour mettre fin à la «gestion cloisonnée», les GST ont pour principale mission la couverture de l’ensemble de la chaine des soins, en planifiant l’offre régionale de santé ; en élaborant une «carte sanitaire» permettant de concevoir des «programmes médicaux régionaux» répondant mieux aux besoins et attentes de la population ; en organisant la gradation des soins, avec la mise en place d’un référentiel entre les différents niveaux de prise en charge. Il est possible de parler d’«efficience sanitaire», en assurant la coordination des urgences, la continuité des soins, la sécurité des patients ; et la mise en œuvre des politiques de prévention/hygiène et de santé publique. Par ailleurs, les GST devront aussi être chargés de la gestion des ressources humaines, matérielles et financières, ainsi que de la formation pratique des professionnels de santé, de la recherche et de l’innovation. C’est à ce niveau, que les principales résistances au changement sont à prévoir. D’autant plus que les textes réglementaires garantissant les acquis et les droits des professionnels de santé, toutes catégories confondues, n’ont pas encore été publiés. D’où les réactions et contestations, tout à fait légitimes, de la coordination syndicale qui regroupe les cinq syndicats les plus représentatifs dans le secteur de la santé publique. Une mobilisation sous forme de rassemblements locaux et de grèves nationales a été annoncée pour ce mois de janvier. 

    Pour «bien vendre» la formule GST, le gouvernement a mis en avant le concept de «bonne gouvernance». Effectivement, les causes de la crise actuelle du système de santé ne se situent pas seulement au niveau du manque chronique de moyens, mais aussi et surtout au niveau de la défaillance du mode actuel de gouvernance qui ne permet pas de mobiliser de manière efficiente et transparente les ressources disponibles. Toutefois, les vraies racines de cette crise datent tout au moins des années 1980, celles du PAS (Programme d’ajustement structurel), où le désengagement de l’Etat avait été entamé, en application des «recommandations» des institutions financières internationales de Bretton Woods (Banque Mondiale et FMI). La récente crise sanitaire mondiale due au Covid-19, a mis à nu l’état catastrophique du système national de santé. Peut-on parler aujourd’hui de «rupture» avec la stratégie de désengagement/libéralisation suivie par l’Etat depuis quatre décennies et qui constitue la cause principale de ce délabrement ? Difficile de répondre, compte tenu du déficit de transparence et de dialogue social dans le processus de réforme actuellement en cours.

    Lire aussi | Groupements sanitaires territoriaux: un levier pour renforcer l’offre de soins ?

    Dans le discours officiel, «assez sucré», il est question d’une «approche globale» en tant que «réponse à des défaillances structurelles». En effet, le diagnostic largement partagé permet de constater une sous-utilisation des équipements dans certaines structures, notamment dans les blocs opératoires des grands centres urbains, des «blocages organisationnels» empêchant les professionnels de la santé d’exercer pleinement leurs compétences (…). Pour autant, le risque de «jeter le bébé avec l’eau sale du bain» est réel. Car, il ne s’agit pas uniquement de «problèmes techniques» où seuls les experts détiendraient des «solutions magiques». La question de la santé est avant tout une question politique et sociétale. Dans un contexte de déficit chronique de démocratie et d’émergence accélérée d’un secteur privé de santé à tendance prédatrice, le doute et la méfiance ne peuvent être que légitimes. Et la prudence encore plus. 

    Gouvernance des GST : premiers contours définis
    S’agissant d’établissement public, le GST doit être géré par un «conseil d’administration» (CA), composé de représentants de l’Etat central et des collectivités territoriales (Région), de représentants des facultés de médecine, de représentants des organismes d’assurance maladie, et de représentants élus des professionnels de la santé. Ainsi d’après cette composition, la participation des professionnels de la santé est prévue. Mais quel est leur poids réel ? Au mois de décembre 2025, la coordination syndicale, constituée par les syndicats les plus représentatifs au sein du secteur de la santé publique, a fait un appel au boycott des élections des représentants des professionnels de santé qui ont eu lieu au niveau de l’expérience pilote entamée dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
    Par ailleurs, le CA doit être coiffé par un directeur général (DG), relevant du ministère de tutelle et nommé par le gouvernement. Ce DG deviendrait ainsi, le premier responsable régional en matière de santé publique. A noter, que ni le secteur privé ni le secteur libéral ne sont représentés dans le CA des GST. 

    GST : la position des syndicats
    Les principaux syndicats représentatifs au sein du secteur de la santé publique se sont regroupés et ont créé une «coordination syndicale» en vue de faire entendre la voix des professionnels de la santé. Cette coordination ne remet pas en cause le besoin et le principe d’une réforme du système de santé dans sa globalité. Néanmoins, elle dénonce le non- respect de la lettre et de l’esprit du dialogue social et la faible implication/concertation/participation des professionnels de la santé qui constituent pourtant l’acteur central du système de santé. Ainsi, d’après les communiqués de cette coordination, l’accord du 23 juillet 2024 n’a pas été respecté et mis en œuvre dans sa globalité. N’ont pas été publiés les textes réglementaires découlant de cet accord et de l’application de la loi relative à la «fonction publique sanitaire», en particulier les textes afférents à la mobilité, à la partie variable des salaires, à la prime d’éloignement et aux nouvelles indemnités approuvées. L’opacité dans laquelle se déroule la mise en place des GST est aussi une source de doute et de méfiance, surtout au niveau des acquis et des droits (…). 

    Réforme du système de santé : les deux extrêmes à éviter
    L’organisation centralisée, bureaucratique, opaque et source de pratiques non éthiques ne doit pas servir de prétexte pour justifier la mise en place d’une alternative sanitaire fondée sur la logique de profit et de prédation. Le rôle central de l’Etat est d’accompagner les acteurs publics et privés dans la construction d’un système de santé respectueux des droits humains fondamentaux, dont le droit des citoyens a l’accès à des soins de qualité. La dimension préventive de tout système de santé est  prioritaire et stratégique. Elle exige une forte intervention de l’Etat en termes d’investissement dans la recherche scientifique et l’innovation. De même, au niveau stratégique, le rôle de l’Etat est d’orienter la politique de santé vers des priorités définies au niveau collectif (maladies les plus répandues au sein de la population, risques les plus fréquents…). A titre d’exemple, compte tenu du vieillissement accéléré en cours de la population marocaine, l’enseignement et la recherche en médecine, ainsi que l’industrie pharmaceutique,  devraient prioriser des filières spécialisées en maladies chroniques liées à l’âge des patients. C’est aussi le cas des équipements et matériels médicaux (…). 
    La défaillance des pouvoirs publics, en matière de santé publique, pourrait se traduire par une substitution de la logique mercantile à celle de l’intérêt général, c’est-à-dire la sécurité sanitaire de la population. La priorité lucrative pousserait ainsi la médecine fondée sur «l’offre et la demande», à se spécialiser de préférence dans des filières «rentables», une «médecine des riches», telle que la chirurgie esthétique, au détriment des filières destinées à faire face à des maladies plus fréquentes, favorisées souvent par la pauvreté, la sous-alimentation, les maladies professionnelles (…).  La médecine n’échappe pas aux contradictions sociales (…). 

    GST : avantages officiellement mis en avant
    Si le principe de réforme du système de santé est accueilli favorablement et de manière quasi-unanime, la critique porte principalement sur le déficit de communication et de dialogue social, en particulier la faible implication des professionnels de la santé. En fait, la vision stratégique gagnerait aussi à être plus claire, en particulier la place du secteur privé de santé, celle de la profession libérale, celle du «secteur militaire de santé», ainsi que les rapports de ces derniers avec le secteur public. 
    A travers le dispositif actuellement adopté, les GST ont l’avantage, en principe, d’assurer une meilleure proximité des soins, surtout dans les zones enclavées/éloignées, en termes de réduction des déplacements des citoyens. C’est aussi le cas de la possibilité de la mutualisation des ressources humaines et des équipements et matériels. Néanmoins, la réussite de la réforme en cours nécessite des préalables, outre la participation effective des professionnels de santé. Il s’agit notamment, du renforcement quantitatif et qualitatif des ressources humaines. Sinon, la réforme aboutira à un simple «transfert des problèmes et insuffisances», avec même une aggravation des pénuries. Dans le digital/numérique, qui n’est pas une «baguette magique», mais un moyen, des investissements massifs sont à prévoir, en commençant par une mise en compatibilité des systèmes d’information, avant la mise en place du dossier médical partagé (DMP) et de la feuille de soins électronique (FSE). Les rapports entre GST, directions régionales du ministère et établissements de santé sont à clarifier/définir en vue d’anticiper les situations de double emploi et de blocage. A cela, s’ajoutent des mécanismes de solidarité inter-régionale entre les GST, à prévoir et à mettre en place.  
    Le Docteur Tayeb Hamdi, bien connu pour la pertinence de ses contributions en termes de réflexions sur la réforme en cours, établit un lien étroit entre la mise en place des GST et le processus de la régionalisation avancée. Ce qui fait appel à une vision nécessairement globale et intégrée des politiques publiques territoriales. A cet égard, trois attentes principales sont mises en avant : une meilleure gouvernance du système de santé au niveau régional ; une coordination verticale des soins et horizontale entre les divers établissements de santé d’une même région ; une mutualisation optimale des ressources. L’objectif central étant un accès équitable à des soins de qualité. Pour cela, l’autonomie financière des GST doit devenir une réalité palpable, pour éviter de «transférer les problèmes au niveau régional tout en concentrant les bonnes solutions». Ainsi, trois conditions semblent être déterminantes dans le processus actuel de réforme : 
    1. Une évaluation publique et effective de l’expérience entamée dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, avant d’entamer sa généralisation/extension à d’autres régions sur des bases solides et des acquis partagés. A défaut, défiance et résistance  sont à prévoir de la part des professionnels de la santé et des citoyens ; 
    2. Des incitations morales et matérielles sont à mettre en place au profit des professionnels de la santé pour rendre plus attractifs les territoires éloignés, en termes de logements de fonction, de gestion transparente et équitable du parcours professionnel (carrière), de primes et indemnités, de conditions de travail, de mobilité organisée, d’unités mobiles, de télémédecine (…) ;
    3. Simplification des procédures et investissement dans le numérique, comme facteur de transparence et d’amélioration de la qualité des prestations et du suivi de l’état de santé (…).     

    24 janvier 2026 0 comments
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    Climat

    Intempéries: NARSA recommande les report des déplacements non indispensables

    by Challenge avec MAP 24 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    L’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) a appelé, samedi, l’ensemble des usagers de la route à faire preuve de la plus grande vigilance et à reporter leurs déplacements non indispensables, suite au bulletin d’alerte émis par la Direction générale de la météorologie prévoyant d’intenses pluies parfois orageuses, des chutes de neige et de fortes rafales dans plusieurs provinces du Royaume.

    Ainsi, l’Agence exhorte, dans un communiqué, les conducteurs des véhicules de transports de voyageurs et de marchandises à redoubler de vigilance et à être attentifs aux bulletins météorologiques afin de programmer leurs déplacements.

    Rappelant que ces mauvaises conditions météorologiques, qui coïncident avec le début des vacances scolaires, constituent un facteur aggravant des risques d’accidents de la circulation, la NARSA appelle l’ensemble des usagers au respect strict du Code de la route et des normes de sécurité routière, tout particulièrement à travers l’entretien mécanique régulier et le contrôle technique rigoureux de leurs véhicules (pneus, systèmes de freinage, amortisseurs, essuie-glaces et feux, entre autres).

    Lire aussi | Intempéries: le ministère de l’Equipement appelle à la vigilance sur les routes

    L’Agence, qui met en garde également contre les répercussions de la fatigue pendant la conduite telles que la perte de concentration et l’augmentation du risque de collision et le ralentissement des réflexes dans les situations d’urgence, insiste sur la nécessité pour les conducteurs de se reposer suffisamment avant de prendre le volant.

    Le communiqué souligne en outre l’importance de réduire la vitesse et de l’adapter à l’état de la route et aux conditions climatiques, tout en respectant scrupuleusement les règles de circulation, en particulier au niveau des virages, des pentes, des routes accidentées et sinueuses. Il insiste également sur la nécessité de prévenir les risques de dérapage en conduisant prudemment sur les routes mouillées ou couvertes de neige ou de verglas, d’éviter les excès de vitesse et d’utiliser, le cas échéant, des pneus adaptés et équipés.

    La NARSA appelle en outre à redoubler de vigilance lors de la conduite nocturne ou en cas de faible visibilité due au brouillard, en veillant à l’utilisation appropriée des feux et en évitant l’éblouissement des autres conducteurs, tout en faisant preuve d’une extrême prudence lors du franchissement des ponts, en s’assurant qu’ils ne soient pas submergés par les eaux et en respectant la signalisation routière ainsi que les consignes des autorités compétentes.

    Lire aussi | Les intempéries se poursuivent jusqu’au lundi, des pluies atteignant 100 mm

    Elle souligne aussi l’importance du respect de la distance de sécurité entre les véhicules, en milieu urbain comme ailleurs, notamment sur les routes nationales et les autoroutes, afin d’éviter les collisions soudaines, appelant à la prudence lors des dépassements, qui ne doivent être effectués qu’en cas de visibilité claire et de conditions sûres.

    L’Agence appelle également à éviter la circulation en convois serrés, à respecter les règles de stationnement et d’arrêt et à éviter les manœuvres ou changements brusques de direction, tout en accordant une attention particulière aux usagers vulnérables, notamment les piétons et les utilisateurs de motocyclettes et de bicyclettes.

    Enfin, l’Agence exhorte l’ensemble des citoyens à interagir positivement avec ces conseils et recommandations préventifs, rappelant que le respect du Code de la route est une responsabilité collective contribuant à la protection des vies humaines et à la réduction des accidents de la circulation.

    24 janvier 2026 0 comments
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    Industrie

    Un géant chinois du pneu s’implante dans l’Oriental

    by David Jérémie 24 janvier 2026
    written by David Jérémie

    La zone d’accélération industrielle de Betoya dans la commune d’Amjoud, dans la province de Driouch, a connu, vendredi, le lancement officiel des travaux de construction d’un complexe industriel, le plus grand en Afrique, dédié à la fabrication de pneus.

    Ce projet est porté par le Groupe chinois Shandong Yongsheng Rubber, à travers sa filiale locale Goldensun Tire Morocco, pour un investissement d’environ 6,7 milliards de dirhams. Implantée sur une superficie globale d’environ 52 hectares, la nouvelle usine créera environ 1 737 emplois directs, auxquels s’ajouteront des centaines d’emplois indirects pendant les phases de construction et d’exploitation.

    Ce projet qui bénéficie d’un positionnement stratégique, à proximité du Port Nador West Med offrant une ouverture directe sur les marchés européens et africains, contribuera également au transfert de technologies et au développement de la recherche et de l’innovation industrielle grâce à la mise en place d’unités de R&D dédiées. Sa capacité de production devrait atteindre environ 18 millions de pneus par an.

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    Le nouveau complexe, dont la fin des travaux de réalisation est prévue pour le début de l’année prochaine, comprendra une usine intégrée de production de pneus automobiles, conforme aux standards internationaux, ainsi que des centres de recherche industrielle et des infrastructures logistiques modernes destinées à l’exportation vers les marchés mondiaux.

    Intervenant à cette occasion, Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement, a souligné que la pose de la première pierre de cette usine marque une étape structurante, et traduit, de manière très concrète, le passage de la décision à l’action avec l’entrée effective de ce projet dans sa phase de réalisation.

    24 janvier 2026 0 comments
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    Agriculture

    Promotion de l’emploi agricole : une nouvelle convention-cadre signée

    by Challenge 24 janvier 2026
    written by Challenge

    Les responsables publics et les représentants professionnels du secteur agricole ont conclu, vendredi à Rabat, une convention-cadre destinée à favoriser l’emploi et l’employabilité, en mettant l’accent sur la problématique de l’emploi saisonnier.

    Cette convention-cadre a été signée par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, le directeur général de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), Abdellah Chouikh, et le président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), Rachid Benali.

    Lire aussi | Ces secteurs qui portent la croissance de l’économie marocaine

    La convention-cadre signée ambitionne d’apporter un véritable changement structurel dans la gestion de l’emploi saisonnier agricole. Elle entend passer d’une logique de réponse dans l’urgence à une approche anticipée, organisée et concertée. Concrètement, elle vise à améliorer la planification des besoins en main-d’œuvre, à structurer les mécanismes de recrutement et à faciliter la mise en relation entre employeurs agricoles et chercheurs d’emploi, le tout dans un cadre transparent et encadré.

    Aussi, cette initiative met l’accent sur la promotion d’un emploi formel et décent, la sécurisation des parcours professionnels des saisonniers et l’amélioration des conditions d’accès à l’emploi en milieu rural. Elle devrait contribuer également à revaloriser l’attractivité des métiers agricoles, à soutenir le développement économique des zones rurales et à consolider la stabilité de l’emploi dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.

    24 janvier 2026 0 comments
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    Monde

    Énergie, IA, espace : Musk dessine les piliers d’une nouvelle économie globale [Vidéo]

    by David Jérémie 24 janvier 2026
    written by David Jérémie

    Au Forum Economique Mondial de Davos, qui s’est tenu du 19 au 23 janvier courant en Suisse, Elon Musk a captivé l’audience en dévoilant sa vision de l’avenir technologique et économique. Entre intelligence artificielle, robotique, énergie durable et exploration spatiale, il a brossé un panorama où l’innovation n’est pas seulement un moteur de progrès scientifique, mais un levier de transformation économique mondiale. Des propos, ponctués de mises en garde et d’optimisme, qui ont mis en lumière les opportunités et les risques d’une révolution industrielle déjà en marche.

    Durant cet entretien, le fondateur de Tesla et SpaceX a insisté sur le caractère transversal de ses projets. «Qu’il s’agisse de l’espace, de l’énergie, de l’IA ou de la robotique, ce sont tous des défis technologiques verticaux», a-t-il expliqué. Et selon lui, son approche traduit une stratégie industrielle où chaque secteur alimente l’autre, créant un écosystème intégré capable de générer des synergies économiques inédites.

    Lire aussi | Davos 2026: ce que vous devez retenir…

    Musk a rappelé que l’exploration spatiale n’est pas seulement une aventure scientifique, mais une nécessité stratégique. «La conscience est comme une petite bougie dans une vaste obscurité, qui pourrait facilement s’éteindre», a-t-il déclaré. En développant des fusées réutilisables et en visant la colonisation lunaire et interstellaire, SpaceX cherche, toujours selon Musk, à sécuriser l’avenir de l’humanité, tout en ouvrant un marché spatial estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars.

    Et quid de Tesla ? Initialement centrée sur la mobilité électrique, la marque automobile américaine élargit sa mission. «Nous ne parlons plus seulement de durabilité, mais d’abondance durable», a affirmé le patron de la marque. En effet, l’entreprise entend miser sur le stockage d’énergie et les solutions solaires pour réduire les coûts énergétiques et créer une nouvelle dynamique de croissance verte. Et à en croire Musk, cette orientation s’inscrit dans une tendance mondiale où les investissements dans les énergies renouvelables dépassent désormais ceux des énergies fossiles.

    Lire aussi | Business Ready: le Maroc confirme son statut de place forte de l’investissement, mais bute sur l’efficacité opérationnelle

    S’agissant de l’IA et de la robotique, Elon Musk considère qu’elles sont les véritables leviers d’une prospérité universelle. «Je pense que la seule manière de donner à chacun un niveau de vie élevé, c’est l’IA et la robotique», a-t-il déclaré. Il va jusqu’à anticiper un futur où les robots dépasseront en nombre les humains, générant une explosion de biens et de services. L’impact macroéconomique serait colossal, dit-il, soit une expansion du PIB mondial sans précédent, portée par une automatisation généralisée.

    Toujours est-il que cette abondance pose néanmoins la question du rôle de l’humain dans l’économie. Musk imagine des robots assistants, capables de s’occuper des enfants, des animaux ou des personnes âgées, réduisant ainsi les coûts sociaux liés au vieillissement démographique. Mais il met en garde contre les dérives : «nous devons être très prudents avec l’IA et la robotique. Nous ne voulons pas nous retrouver dans un film de James Cameron. J’adore ses films, mais nous ne voulons pas vivre Terminator», a-t-il ironisé.

    Lire aussi | Mehdi Griny: «Le véritable problème de l’emploi au Maroc, c’est le décalage entre formation et besoins du marché»

    Malgré ces risques, Musk reste confiant : «nous allons vers un futur d’abondance extraordinaire. Et nous vivons sans doute l’époque la plus intéressante de l’histoire». Son discours à Davos illustre une vision où la technologie n’est pas seulement un moteur d’innovation, mais un vecteur de transformation économique mondiale, capable de redéfinir les équilibres industriels, sociaux et financiers.

    Quoi qu’il en soit, cette vision, aussi prometteuse soit-elle, soulève de nombreuses questions sociales et économiques majeures, dont par exemple, celle de la préservation d’un rôle et d’un sens à l’activité humaine, dans un monde où les robots pourraient accomplir la majorité des tâches productives. Sans compter qu’il sera indispensable de réfléchir à comment éviter les dérives sécuritaires ou éthiques, car une utilisation incontrôlée de l’IA et de la robotique pourrait engendrer des risques considérables pour la stabilité sociale et la liberté individuelle. Entre optimisme et prudence, il ne reste qu’à attendre et voir !

    24 janvier 2026 0 comments
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    Automobile

    Maroc : Ford élargit son offre électrifiée avec le Territory

    by David Jérémie 24 janvier 2026
    written by David Jérémie

    Scama, l’importateur de Ford au Maroc (Groupe Auto Hall), mise désormais sur le nouveau Territory 2026. Un SUV compact qui s’inscrit dans la stratégie de la marque visant à renforcer son offre électrifiée sur le marché marocain.

    Le lancement du nouveau Territory s’inscrit dans la stratégie Ford+, qui met l’accent sur l’électrification progressive, le développement des services numériques et l’amélioration du confort d’usage. Selon les responsables de la marque, ce SUV a été pensé pour répondre aux attentes d’une clientèle en quête de solutions plus efficientes, tout en préservant ses habitudes de conduite. Il illustre l’approche pragmatique de Ford en matière d’hybridation : accompagner pas à pas la transition énergétique, sans compromettre une expérience automobile simple et accessible. «Le lancement du Ford Territory 2026 hybride illustre notre volonté d’accompagner l’évolution du marché marocain avec des solutions concrètes, accessibles et adaptées aux besoins réels des clients. Ce modèle traduit l’engagement de Ford et de SCAMA en faveur d’une mobilité plus efficiente, sans compromis sur le confort et la qualité», a déclaré Abdelouahab Ennaciri, Directeur général de SCAMA, lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation du modèle. 

    Lire aussi | Ford Territory : un SUV hybride taillé pour les routes marocaines

    Sur le plan du design, le nouveau Territory se démarque clairement de son prédécesseur. Il adopte une calandre entièrement repensée, des feux de jour intégrés aux optiques LED ainsi que des pare-chocs redessinés. Selon les finitions, il peut être équipé de jantes raffinées de 18 ou 19 pouces, renforçant son allure moderne. À l’arrière, les feux bénéficient de retouches discrètes mais élégantes, apportant une touche supplémentaire de sophistication. L’ensemble compose une silhouette dynamique, parfaitement en phase avec les tendances stylistiques actuelles. Côté carrosserie, on note l’apparition de deux nouvelles teintes (gris cactus et vert oasis).  

    Lire aussi | Partenariat : Renault et Ford unissent leurs forces dans l’électrique

    À bord, le Territory dispose d’un habitacle moderne. Ainsi, la planche de bord intègre deux écrans tactiles de 12,3 pouces, l’un dédié à l’instrumentation numérique et l’autre au système multimédia. L’ensemble est complété par un système audio immersif Arkamys 3D, offrant une expérience connectée, fluide et intuitive, en phase avec les standards actuels du segment. Enfin, le coffre, bien dimensionné, bénéficie d’un système d’ouverture et de fermeture électrique avec activation mains libres. 

    Un cocktail hybride 

    Sous le capot, on retrouve un bloc essence de 1,5 litre turbo de 150 chevaux, couplé à un moteur électrique de 80 chevaux, soit une puissance combinée de 210 chevaux, le tout assorti d’une batterie lithium-ion NCM de 1,83 kWh. Disposant d’une transmission 4×2, l’ensemble se voit animé par une boîte de vitesses automatique. De quoi disposer au volant d’une conduite souple, silencieuse et réactive, idéale pour les trajets urbains comme pour les escapades interurbaines. Lors de notre essai, le Territory hybride s’est distingué par sa belle agilité, grâce à des accélérations franches, affichant une stabilité rassurante, un confort acoustique appréciable et une tenue de route convaincante. 

    Toujours est-il que le Ford Territory 2026 est disponible dès à présent sur le marché marocain, à partir de 315 000 DH, se positionnant comme une alternative hybride accessible sur le segment des SUV compacts.

    24 janvier 2026 0 comments
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    Météo

    Les prévisions du samedi 24 janvier 2026

    by Challenge avec MAP 24 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le samedi 24 janvier 2026.

    -Chutes de neige localement importantes sur l’Atlas, le Rif et les Haut plateaux orientaux à partir de 1.200 m.

    -Pluies et averses orageuses sur le Tangérois, Loukkos, le Rif, la Méditerranée, le Nord de l’Oriental, le Saiss, les Moyen et Haut Atlas et ses plaines ouest, le Gharb et les plaines atlantiques nord et centre.

    -Ciel passagèrement nuageux avec faibles pluies éparses sur le Sud de l’Oriental et sur le Nord-Ouest des provinces du Sud.

    -Fortes rafales de vent sur les plaines atlantiques, le Tangérois, la Méditerranée, le Rif, les reliefs de l’Atlas et ses régions voisines, le Saiss, les plateaux de phosphates et d’Oulmès, l’Oriental et les provinces sahariennes.

    -Chasse-sables par endroits sur le Sud-Est, le Sud de l’Oriental et les provinces sahariennes.

    -Temps assez froid à froid sur les reliefs de l’Atlas, le Rif et les Hauts plateaux orientaux.

    -Températures minimales de l’ordre de -07/-02°C sur les Haut et Moyen Atlas, de -01/04°C sur l’Anti-Atlas, le Rif et les Hauts plateaux orientaux, de 10/14°C sur le Sud, l’extrême sud-est et près des côtes et de 05/09°C partout ailleurs.

    -Température journalière en baisse sur l’ensemble du pays.

    -Mer peu agitée à agitée à l’Ouest et agitée à forte à l’Est en Méditerranée, forte à très forte sur le Détroit, très forte à grosse au Nord de Tan-Tan, forte à très forte entre Tan-Tan et Tarfaya et agitée à forte au Sud de Tarfaya.

    24 janvier 2026 0 comments
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    Chimie

    Phytosanitaires: CMGP rachète la Compagnie de produits chimiques du Maroc

    by Challenge 23 janvier 2026
    written by Challenge

    CMGP Group annonce avoir finalisé l’acquisition de 95% de la Compagnie de Produits Chimiques de Maroc (CPCM), auprès de ses actionnaires historiques, ABC Holding et Khalid Lahlou, avec l’objectif de porter sa participation à 100% à terme.

    Outre le renforcement de son positionnement sur les produits phytosanitaires, cette opération va ouvrir au groupe «de nouvelles opportunités de diversification vers les solutions chimiques pour le traitement des eaux et les usages industriels». Aussi, elle marque «une étape stratégique dans le développement multisectoriel et intégré de CMGP Group, créant de nouvelles synergies industrielles et commerciales».

    «Estimée à une valeur d’entreprise proche d’un milliard de dirhams, cette transaction s’inscrit dans la feuille de route stratégique de CMGP Group, en renforçant significativement sa présence sur le segment des produits phytosanitaires et chimiques à usage agricole, industriel et environnemental», précise un communiqué du groupe.

    Lire aussi I Marché à terme: Bank of Africa obtient le statut de Négociateur Compensateur

    Cette opération stratégique prolonge sa dynamique de croissance externe entamée avec l’acquisition de CAS en 2021, puis la prise de participation dans Agrosem en 2024. Elle vise à offrir aux agriculteurs et aux clients industriels une gamme élargie et mieux intégrée de solutions, en réponse aux enjeux croissants de performance agronomique, de durabilité et de compétitivité.

    Avec l’intégration de CPCM, le groupe CMGP accélère son développement sur le marché des phytosanitaires, tout en élargissant son portefeuille à des produits chimiques destinés au traitement des eaux et à divers usages industriels (papier, carton, peinture, etc.).

    Lire aussi I Fineopolis Capital, «première banque d’affaires» de finance participative au Maroc

    Avec un chiffre d’affaires estimé à 500 millions de dirhams, CPCM contribuera à la création d’importantes synergies industrielles et commerciales, renforçant ainsi le modèle intégré, résilient et multi-sectoriel du groupe CMGP.

    23 janvier 2026 0 comments
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