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  • Evénementiel

    Divertissement: une économie en quête de rentabilité

    by Abdelaziz Bouabid 6 janvier 2026
    written by Abdelaziz Bouabid

    Pour la première fois, l’IAAPA organise un sommet en Afrique. Du 19 au 21 janvier 2026, Marrakech va accueillir l’Association internationale des parcs d’attractions et des loisirs ,«IAAPA Morocco Summit», un rendez-vous incontournable pour les acteurs clés du tourisme, du divertissement et de l’investissement engagés dans l’économie des loisirs.

    Tourisme, loisirs et transports… le triptyque gagnant d’un secteur en plein boom a poussé l’Association internationale des parcs d’attractions et des loisirs (IAAPA) à cocher le Maroc pour son prochain sommet qui se tiendra du 19 au 21 janvier 2026, à Marrakech. Le grand raout  de l’industrie du divertissement et des attractions touristiques. organisé en partenariat avec l’Agence marocaine pour le développement du tourisme (SMIT) ambitionne de booster le développement de l’écosystème des loisirs dans la région Afrique Moyen Orient Europe (EMEA). Pendant trois jours, professionnels, décideurs publics, investisseurs et opérateurs du secteur des attractions échangeront sur les moyens et les solutions, censées identifier les opportunités d’investissement, et découvrir les grandes lignes des stratégies de développement dans un secteur d’avenir.

    Au delà des débats, le sommet proposera des visites exclusives “behind the scenes” dans plusieurs installations locales, offrant aux participants une vision appropriée des expériences locales avec des échanges entre acteurs internationaux et les décideurs locaux, ainsi que des contacts avec les responsables publics impliqués dans la stratégie touristique nationale. Les thématiques abordées porteront sur les ambitions du Maroc dans le secteur des loisirs et de l’attraction touristique, en lien avec ses plans de développement touristique global.

    Lire aussi | Avec près de 20 millions de touristes, le Maroc signe un record historique

    Dans cette configuration, il ne faut pas oublier le jackpot des compétitions de jeux vidéo en ligne où le Maroc ambitionne de se tailler une part de marché conséquente. En effet, en solo ou devant un public, les jeux vidéos attirent désormais des audiences inédites. Si ce modèle économique est encore fragile,  il s’agit néanmoins d’un marché de niche en passe de devenir un phénomène de masse, en attendant une viabilité économique réelle.

    A cet effet, l’e-sport illustre ainsi  un segment important de l’économie numérique. Avec 2,4 milliards de dollars de revenus en 2024 et une audience mondiale estimée à 640 millions de «spectateurs» en 2025, cette industrie, à la croisée du jeu vidéo, du sport traditionnel et du streaming, désigne en fait l’ensemble des compétitions de jeux vidéo diffusées en ligne ou devant public, tous genres confondus.

    Lire aussi | Laila El Andaloussi: «La loi de finances 2026 marque une étape décisive dans la généralisation de la retenue à la source»

    Son expansion fulgurante repose sur l’émergence d’infrastructures de compétition professionnelles encouragée par la diversification des supports (PC, consoles, mobiles), et surtout l’interconnectivité permise par le très haut débit. N’oublions pas aussi la question du transport que le Maroc a érigé en priorité avec le tourisme sachant que l’Association du transport aérien international vient de fixer à 4,99 milliards sa projection de passagers en 2025 pour les compagnies aériennes, avec un bénéfice impressionnant cumulé par ces dernières estimé à 36 Mds$, soit 1,9 fois le montant de 2010.

    Cet événement intervient donc dans un contexte où l’ IAAPA, qui compte à son actif des milliers de parcs, de centres de loisirs et d’opérateurs à travers le monde, veut profiter du potentiel croissant du marché marocain et de l’intérêt des investisseurs pour l’économie des loisirs notamment au moment où le royaume cherche à renforcer son attractivité à travers une offre touristique plus diversifiée et intégrée à la veille  de la Coupe du Monde de 2030.n

    6 janvier 2026 0 comments
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    Banques

    Le crédit bancaire enregistre une hausse de 6,2% à fin novembre

    by Challenge avec MAP 6 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    L’encours du crédit bancaire s’est établi à 1.191,8 milliards de dirhams (MMDH) à fin novembre 2025, enregistrant une hausse de 6,2% par rapport à la même période de l’année précédente, selon Bank Al-Maghrib (BAM).

    Cette évolution recouvre une progression, en glissement annuel, des crédits aux agents non financiers de 4,2% et de ceux accordés aux agents financiers de 16,9%, ressort-il du tableau de bord « Crédits-Dépôts bancaires » de BAM.

    Les concours aux entreprises non financières privées ont marqué une progression annuelle de 3,6%. Cette évolution résulte essentiellement de la hausse de 16,8% des crédits à l’équipement et de 3,9% des prêts à la promotion immobilière. En revanche, les facilités de trésorerie ont enregistré un repli de 6,6%.

    Lire aussi | L’Exécutif examine un texte controversé sur la profession d’avocat

    Les crédits accordés aux ménages ont enregistré une hausse annuelle de 3,4%, en lien principalement avec la hausse de 3,2% des prêts à l’habitat et de 4,6% de ceux à la consommation.

    Le financement participatif destiné à l’habitat, sous forme notamment de Mourabaha immobilière, a poursuivi sa progression et s’est établi à 29,1 MMDH après 24,5 MMDH une année auparavant.

    Au T3-2025, les banques indiquent des critères d’octroi inchangés pour les prêts à l’habitat et assouplis pour ceux à la consommation. Pour ce qui est de la demande, elle aurait reculé pour les crédits à l’habitat et stagné pour ceux à la consommation.

    Lire aussi | Les livraisons de ciment progressent en 2025 malgré une fin d’année en demi-teinte

    Pour ce qui est des taux appliqués aux nouveaux crédits, ils ressortent, au T3-2025, globalement en baisse à 5,71% par rapport au trimestre précédent, recouvrant une diminution de 4 points de base à 4,64% pour les prêts à l’habitat et une quasi-stagnation à 6,89% pour les crédits à la consommation.

    S’agissant des dépôts bancaires, ils se sont établis à 1.299 MMDH à fin novembre, en hausse annuelle de 7,3%. Les dépôts des ménages ont enregistré, d’une année à l’autre, une hausse de 6,4% pour s’établir à 963,1 MMDH dont 220,8 MMDH détenus par les MRE. Pour les entreprises non financières privées, leurs dépôts ont atteint 234,4 MMDH, soit une progression annuelle de 12,2%.

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    Côté rémunération, les taux des dépôts à terme ont marqué des hausses de 21 points de base pour ceux à 6 mois et de 23 points de base pour ceux à 12 mois s’établissant respectivement à 2,78% et à 2,71% à fin octobre.

    Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a été fixé à 1,61% pour le premier semestre 2026, soit une baisse de 30 points de base par rapport au semestre précédent.

    6 janvier 2026 0 comments
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    Politique

    L’Exécutif examine un texte controversé sur la profession d’avocat

    by Challenge 6 janvier 2026
    written by Challenge

    Le projet de loi controversé portant sur l’organisation de la profession d’avocat sera en tête des textes examinés par le prochain Conseil de gouvernement, prévu jeudi 8 janvier, sous la présidence du chef de l’Exécutif, Aziz Akhannouch.

    En protestation contre ce projet de loi, l’Association des barreaux du Maroc a appelé ses adhérents à une grève générale, pour ce mardi, dans toutes les juridictions du pays. Une manière d’exprimer leur ferme opposition à la version proposée par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi.

    Certaines des dispositions contenues dans le texte contesté porteraient gravement atteinte à l’indépendance de la profession et à ses principes fondateurs, estime l’Association, exhortant le gouvernement à retirer immédiatement le projet du circuit d’adoption, dans l’attente de l’élaboration d’une version de compromis.

    Lire aussi | Laila El Andaloussi: «La loi de finances 2026 marque une étape décisive dans la généralisation de la retenue à la source»

    Par ailleurs, le Conseil de gouvernement examinera deux projets de décret, le premier portant sur l’instauration d’une rémunération au titre des services fournis par le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire – secteur du Tourisme (établissements de formation hôtelière et touristique), et le second relatif à la création et à l’organisation de l’Académie marocaine des métiers de l’aviation.

    Le Conseil se penchera, aussi, sur un accord entre le gouvernement du Royaume du Maroc et le gouvernement de l’Ukraine relatif au transport routier international, signé à Istanbul le 28 juin 2025, ainsi que le projet de loi portant approbation dudit accord.

    6 janvier 2026 0 comments
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    Industrie

    Le groupe Belhassan renforce ses capacités industrielles et logistiques

    by Rachid Boutaleb 6 janvier 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Le groupe agroalimentaire Belhassan poursuit ses investissements dans sa région de prédilection du Souss-Massa. Après la construction d’une nouvelle unité d’extraction d’argan et de conditionnement de café, Les Huileries du Souss Belhassan (LHSB) lancent un nouveau projet sur leur site historique de Drarga, au sud-est de la ville d’Agadir.

    Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une diversification, mais plutôt d’un investissement dans le cœur de métier principal de la filiale historique du groupe, fondé par feu Mohamed Amsrouy Belhassan en 1948, et plus précisément d’un projet de construction d’une unité de conditionnement, de mise en bouteille, de stockage et de logistique dédiés aux huiles alimentaires.

    Dotée d’une enveloppe d’investissement de plus de 75 millions de dirhams, cette nouvelle unité porte à six le nombre d’usines que compte Les Huileries du Souss Belhassan, après celles de Drarga et d’Anza à Agadir, de Marrakech et d’Aïn Taoujdate, près de Fès (unités de trituration, de raffinage et d’embouteillage), ainsi que de Tassila – Agadir (raffinage et conditionnement, margarinerie, savonnerie).

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    Elle vient également renforcer le dispositif logistique de ce spécialiste de la fabrication et de la distribution d’huiles d’olive, d’huiles de table, de thés, de margarines et de savons, commercialisés sous les marques Patissor, Lio, Lilia, Dora, Zohor, Sinia et Alhor.

    Rappelons qu’outre LHSB, le groupe Belhassan est également présent dans la production de boîtes de conserve de sardines, de thon et de maquereaux, ainsi que dans la production de farine et d’huile de poisson. Il opère aussi dans l’embouteillage sous licence Coca-Cola dans la région Sud du Maroc à travers la Société des Boissons Gazeuses du Souss.

    6 janvier 2026 0 comments
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    Interview

    Laila El Andaloussi: «La loi de finances 2026 marque une étape décisive dans la généralisation de la retenue à la source»

    by Mohamed Amine 6 janvier 2026
    written by Mohamed Amine

    La loi de finances 2026 ouvre un nouveau chapitre de la réforme fiscale au Maroc en étendant la retenue à la source à de larges segments du secteur privé, tant en matière d’impôt sur les sociétés que de TVA. Pour Laila El Andaloussi, expert-comptable dirigeante du cabinet ABS Consulting, cette évolution marque un tournant majeur dans la relation fiscale entre entreprises. Longtemps limitée aux relations avec l’État et aux personnes physiques, la retenue à la source s’imposera progressivement aux grandes entreprises, aux banques et aux compagnies d’assurance. Si l’objectif est de renforcer la conformité et la sécurisation des recettes fiscales, l’impact sur la trésorerie et les obligations déclaratives des entreprises concernées s’annonce significatif. 

    Challenge : La principale mesure fiscale prévue dans la loi de finances 2026 concerne l’extension de la retenue à la source (RAS) en matière d’IS et de TVA au secteur privé. En quoi consiste exactement cette mesure et quels sont les contribuables concernés ? 

    Laila El Andaloussi : La loi de finances 2026 marque une étape décisive dans la généralisation de la retenue à la source, en étendant un mécanisme jusque-là partiellement appliqué à de nouveaux acteurs du secteur privé, aussi bien en matière d’IS que de TVA.

    La retenue à la source au titre de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu a été introduite dès 2023. Jusqu’à cette date, elle s’applique lorsqu’une entreprise soumise à l’IS facture l’État : ce dernier prélève 5 % au titre de l’IS. En revanche, entre entreprises privées, aucune retenue n’est opérée. Parallèlement, lorsqu’une personne physique soumise à l’impôt sur le revenu (selon le régime du résultat net réel ou simplifié) facture des honoraires, courtages et autres rémunérations de même nature à une société soumise à l’IS, cette dernière opère une retenue de 10 %.

    La nouveauté majeure apportée par la loi de finances 2026 est que certaines entreprises privées devront désormais retenir l’IS lorsqu’elles rémunèrent d’autres sociétés, et non plus uniquement des personnes physiques.

    Cette obligation ne concerne toutefois que des entreprises de grande taille, selon un déploiement progressif. En 2026, celles dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 millions de dirhams, au titre du dernier exercice clos, vont ouvrir le bal. Le seuil sera ramené à 350 millions de dirhams en 2027, puis à 200 millions de dirhams en 2028.

    Sont également concernées, dès l’origine, les banques, les établissements assimilés ainsi que les compagnies d’assurance et de réassurance, en raison de leur rôle central dans les flux financiers.

    En matière de TVA, introduite en 2024, la retenue à la source sur les prestataires de services soumis à TVA consistait jusqu’ici en un prélèvement de 75 % de la TVA (si le prestataire présentait une attestation de régularité, sinon la retenue est de 100 %) lors du paiement effectué par des entreprises soumises à l’IS au profit de personnes physiques soumises à l’IR sous le régime du résultat net réel ou simplifié.

    La réforme l’étend aujourd’hui aux grandes structures citées ci-dessus, au même titre que l’impôt sur les sociétés et dans les mêmes conditions de déploiement. De plus, les produits de location entrent désormais dans le champ de la retenue à la source de la TVA, au même titre que les prestations de services.

    Le champ d’application de la retenue à la source sur les revenus locatifs est également élargi, tant en matière d’impôt sur le revenu que d’impôt sur les sociétés. Cette retenue ne concerne plus uniquement les particuliers, mais s’applique également aux sociétés soumises à l’IS ainsi qu’aux personnes physiques relevant de l’IR selon le régime du résultat net réel ou simplifié. Elle est opérée au taux de 5 % sur le montant brut des loyers. Sont tenus d’y procéder les entreprises dont le chiffre d’affaires du dernier exercice clos est supérieur ou égal à 200 millions de dirhams, ainsi que les établissements publics et leurs filiales, les établissements de crédit et les compagnies d’assurances et de réassurance.

    Challenge : Quel est l’impact de cette nouvelle mesure sur la gestion comptable et fiscale des entreprises, et quelles sont les nouvelles obligations qui en découlent ?

    L.E.A. : Cette réforme ne concerne pas toutes les entreprises de la même manière. Elle cible d’abord les grandes structures, déjà supposées disposer d’organisations comptables et fiscales bien rodées et de ressources humaines suffisantes.

    Pour ces entreprises, l’impact se traduit par de nouvelles obligations déclaratives, notamment le reversement de la RAS retenue, qui nécessitera certainement un renforcement des procédures internes de contrôle et de suivi de ces obligations.

    Mais l’impact le plus sensible se situe du côté des entreprises qui subissent la retenue. Elles voient leur trésorerie immédiatement affectée par une retenue de 5 % au titre de l’IS, alors que cet impôt était jusque-là acquitté en fin d’exercice, et par une retenue de 75 % de la TVA, qui réduira fortement leur trésorerie disponible à court terme. À cela s’ajoutent des formalités supplémentaires de récupération des attestations de retenue, un suivi rigoureux pour l’imputation correcte sur l’impôt dû et la gestion du risque d’écarts ou de retards en période fiscale.

    Challenge : En cas de non-respect ou de défaut de conformité, à quels risques s’exposent les entreprises concernées ?

    L.E.A. : Toute entreprise tenue d’opérer la retenue à la source qui ne la prélève pas ou ne la reverse pas dans les délais s’expose à des majorations de retard, à des pénalités et, le cas échéant, à un redressement lors d’un contrôle fiscal, la responsabilité pesant directement sur le redevable de la retenue à la TVA.

    Le régime des sanctions a été clairement encadré dès l’entrée en vigueur du dispositif de retenue à la source. Les entreprises intervenant dans le versement de revenus soumis à retenue sont notamment tenues de procéder à la déclaration annuelle des rémunérations allouées à des tiers.

    En cas de déclaration incomplète, insuffisante ou déposée hors délai, des pénalités et majorations de retard sont applicables. L’administration fiscale peut également procéder à des rectifications du montant de l’impôt retenu à la source, que celles-ci résultent d’une déclaration erronée ou d’une absence de déclaration. À défaut de déclaration, une taxation d’office peut être mise en œuvre.

    Dans ce contexte, la retenue à la source doit désormais être appréhendée comme une obligation de conformité à part entière, au même titre que la TVA ou les acomptes d’IS.

    Challenge : Cette nouvelle mesure est-elle applicable dès le 1er janvier 2026 ?

    L.E.A. : Non. Le législateur a prévu une mise en œuvre progressive afin de permettre aux entreprises concernées de s’adapter. À partir du 1er juillet 2026, elle s’applique aux entreprises dont le chiffre d’affaires du dernier exercice dépasse 500 millions de dirhams. Dès le 1er janvier 2027 et le 1er janvier 2028, elle sera étendue respectivement aux entreprises dépassant 350 millions et 200 millions de dirhams de chiffre d’affaires, au titre du dernier exercice clos.

    Concernant l’extension de la retenue à la source au titre de l’IR ou de l’IS aux revenus locatifs, elle entre en vigueur le 1er juillet 2026.

    Car même si les grandes entreprises disposent certes des moyens humains, techniques et organisationnels suffisants pour intégrer ces nouvelles obligations, cette réforme nécessite pour autant de l’anticipation, un accompagnement et une sécurisation des processus, faute de quoi le risque fiscal devient rapidement significatif.

    6 janvier 2026 0 comments
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    Nomination

    Raja S.A. : Nawal El-Aidaoui prend les commandes de la direction générale

    by Adama Sylla 6 janvier 2026
    written by Adama Sylla

    Figure engagée du Raja Club Athletic et dirigeante chevronnée, Nawal El-Aidaoui est nommée directrice générale de Raja S.A. Une décision stratégique qui marque une nouvelle étape dans la transformation du club en société anonyme et dans la consolidation de son modèle de gouvernance.

    Le Conseil d’administration de la Société Sportive du Raja Club Athletic (Raja S.A.) a officialisé la nomination de Nawal El-Aidaoui au poste de directrice générale. Selon le communiqué du club, cette décision « marque une étape décisive dans la mise en œuvre de la nouvelle structure de société anonyme », avec pour objectif de renforcer la gouvernance et d’accélérer le développement économique et sportif du Raja.

    Cette nomination s’inscrit dans un moment charnière pour le club casablancais, engagé depuis plusieurs mois dans une profonde refonte de son organisation et de ses modes de gestion.

    Un parcours solide au service du club

    Ingénieure en informatique et réseaux télécoms, diplômée de l’École Mohammadia d’Ingénieurs (EMI), Nawal El-Aidaoui cumule plus de 25 ans d’expérience multifonctionnelle et entrepreneuriale. Une expertise qu’elle a mise, ces dernières années, au service du Raja.

    Membre du Comité directeur du club en 2018 puis en 2022, elle s’est notamment distinguée par la création de la section féminine et par son action à la tête de la commission Marketing et Développement des revenus. Autant de responsabilités qui lui ont permis d’acquérir une connaissance fine des enjeux sportifs, économiques et institutionnels du club.

    Le profil de Nawal El-Aidaoui dépasse largement le cadre national. Elle a récemment été nommée par le Conseil de la FIFA en tant que membre de la Commission des compétitions féminines interclubs pour le mandat 2025-2029, consacrant son engagement en faveur du développement du football féminin et sa crédibilité sur la scène internationale.

    « Donner au Raja une dimension internationale »

    À l’issue de sa nomination, la nouvelle directrice générale n’a pas caché son ambition. « Je prends cette responsabilité avec fierté et engagement, déterminée à ouvrir de nouveaux horizons pour le Raja, à développer ses perspectives sportives et économiques, et à lui donner une dimension internationale, à la hauteur de son prestige, de son rayonnement mondial et de son histoire exceptionnelle », a-t-elle déclaré.

    La nomination de Nawal El-Aidaoui intervient dans la continuité des récentes étapes structurantes franchies par Raja S.A., notamment la finalisation de l’augmentation de capital, portant le capital social à 250 millions de DH, et la prise de participation majoritaire de Ports4Impact.

    Pour Driss Agoujjim, président du Conseil d’administration de Raja S.A., cette désignation constitue « une étape clé dans la structuration du modèle de gouvernance », en assurant la mise en œuvre opérationnelle des orientations stratégiques du Conseil « dans un cadre de gestion exemplaire et conforme aux meilleures pratiques ».

    De son côté, Jawad Ziyat, président de l’Association Raja Club Athletic, estime que cette nomination « parachève la transformation du club en société anonyme » et dote le Raja « du cadre de gestion et du leadership exécutif nécessaires pour rompre avec les cycles d’instabilité », structurer durablement les revenus et porter les ambitions sportives du club à l’échelle africaine, tout en préservant son ADN de jeu.

    6 janvier 2026 0 comments
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    Franchise

    L’enseigne Caribou Coffee dépasse la barre des 10 points de vente au Maroc

    by Rachid Boutaleb 6 janvier 2026
    written by Rachid Boutaleb

    La chaîne Caribou Coffee rejoint le club très fermé des enseignes de café premium avec plus d’une dizaine de points de vente.

    Le numéro deux américain des chaînes de café premium, qui a débarqué au Maroc en 2022 dans le cadre d’un contrat de master franchise avec KIRON SARL, vient d’emboîter le pas au turc Espressolab, qui a franchi ce cap de déploiement à travers le Maroc en octobre 2023, ou encore à l’autre acteur américain, Starbucks, qui compte déjà près de 25 points de vente répartis sur plusieurs villes du pays après plus d’une dizaine d’années de présence sur le territoire marocain.

    L’enseigne Caribou Coffee, qui a accéléré son développement à partir de 2024, a surtout densifié sa présence au sein de la capitale économique, où elle compte huit points de vente (dont le dernier en date à Bouskoura), sans oublier Marrakech et Rabat, où elle s’est également implantée. Le master franchisé de l’enseigne américaine, créée en 1992 au Minnesota, ne compte pas s’arrêter là, avec une nouvelle vague d’inaugurations à compter de 2026, visant à s’implanter dans de nouvelles villes comme Tanger, Fès et Agadir.

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    Il est à rappeler que le marché marocain du café premium est en pleine croissance, porté par une demande accrue pour les cafés de spécialité, l’origine des grains et des expériences gustatives uniques. Des marques locales (Caféino, Taskafé) et internationales se disputent ce segment, malgré un contexte de hausse des prix et une forte présence des mélanges Robusta/Arabica. Outre Caribou Coffee, Starbucks et Espressolab, d’autres enseignes internationales s’y sont installées, telles que la britannique Costa Coffee ou la japonaise % Arabica.

    6 janvier 2026 0 comments
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    Marché des capitaux

    Hakam Abdellatif Finance dépasse le seuil de 5% dans Les Eaux Minérales d’Oulmès

    by Challenge 6 janvier 2026
    written by Challenge

    Hakam Abdellatif Finance S.A a franchi directement à la hausse le seuil de participation de 5% dans le capital de la société « Les Eaux Minérales d’Oulmès » (LEMO), annonce l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

    « L’AMMC porte à la connaissance du public que Hakam Abdellatif Finance S.A a déclaré avoir acquis sur le marché central, le 25 décembre 2025, 12.000 actions LEMO, au cours unitaire de 1.250 dirhams, franchissant ainsi directement à la hausse le seuil de participation de 5% dans le capital de ladite société », indique l’Autorité dans un communiqué.

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    Suite à cette opération, l’investisseur détient désormais 100.004 actions, soit une participation de 5,05% dans le capital de LEMO.

    Dans les six mois qui suivent le franchissement du seuil précité, Hakam Abdellatif Finance S.A envisage de poursuivre ses achats sur la valeur LEMO, conclut le communiqué.

    6 janvier 2026 0 comments
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    Tourisme

    Avec près de 20 millions de touristes, le Maroc signe un record historique

    by Challenge avec MAP 5 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Le Maroc a enregistré 19,8 millions d’arrivées touristiques en 2025, soit une progression de 14% par rapport à 2024, selon le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire.

    Ainsi, pour la première fois, le Royaume se rapproche du seuil de 20 millions de touristes, confirmant une trajectoire solide et marquant un nouveau cap dans l’évolution du secteur, souligne le ministère dans un communiqué.

    Cette performance historique traduit les résultats concrets de la Feuille de route du tourisme 2023–2026, portant sur le renforcement de la connectivité aérienne, la structuration des capacités d’hébergement, la diversification de l’offre, l’amélioration de la qualité des services ainsi que la stimulation de l’investissement territorial, explique la même source.

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    Parallèlement, cette dynamique s’est accompagnée de recettes touristiques records, ayant atteint 124 milliards de dirhams à fin novembre 2025, soit une hausse de 19% par rapport à 2024, confirmant le rôle du tourisme comme moteur de croissance économique au niveau territorial.

    « L’accueil de près de 20 millions de touristes en 2025 reflète la transformation profonde du tourisme marocain, portée par la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Un tourisme plus performant, plus durable et qui crée de la valeur au niveau des territoires », a indiqué la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, citée dans le communiqué.

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    En effet, cette année record marque un jalon stratégique, ouvrant un nouveau chapitre en parfaite cohérence avec la vision du Royaume d’accueillir 26 millions de touristes et de positionner le Maroc comme une destination de référence à l’horizon 2030, conclut le communiqué.

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    Géopolitique

    Sud global: réalité ou construction hétérogène ?

    by Ismail Saraoui 5 janvier 2026
    written by Ismail Saraoui


    Les pays regroupés sous l’appellation de « Sud global » partagent une même volonté de contester les déséquilibres de pouvoir au sein des institutions internationales. Toutefois, cette convergence de principe ne se traduit pas toujours par une communauté d’intérêts ni par des positions alignées. Décryptage.

    Lorsque Zbigniew Brzezinski publie Le Grand Échiquier en 1997, le monde sort à peine de la bipolarité Est-Ouest. Pourtant, l’ancien conseiller à la sécurité nationale américaine pressent déjà que le cœur des rivalités futures ne se situera pas uniquement entre grandes puissances occidentales, mais dans la capacité à influencer les vastes espaces périphériques de l’Eurasie, de l’Afrique et de l’Amérique du Sud. Ces territoires, longtemps perçus comme des zones de projection de puissance, étaient appelés à devenir des acteurs capables de perturber, voire de remodeler l’ordre international. C’est dans cette perspective que s’inscrit aujourd’hui la notion de Sud global. Présentée comme une force montante, porteuse d’un discours de contestation face à l’hégémonie occidentale, elle renvoie à un ensemble d’États qui revendiquent une gouvernance mondiale plus inclusive, une redistribution du pouvoir décisionnel et une reconnaissance de leurs trajectoires historiques et économiques spécifiques. Pourtant, derrière cette rhétorique commune, le Sud global demeure une entité profondément fragmentée, traversée par des intérêts divergents, des rivalités régionales et des alignements géopolitiques souvent contradictoires.

    La question centrale qui se pose après les événements récents du Vénézuela  est de savoir si le Sud global constitue un acteur cohérent capable de peser durablement sur l’échiquier mondial. « La diplomatie des hydrocarbures des États-Unis aujourd’hui est influencée par plusieurs facteurs géopolitiques, économiques et environnementaux. Les États-Unis ont fait des progrès significatifs vers l’indépendance énergétique grâce à la production de pétrole et de gaz de schiste. Cependant, ils continuent à importer des hydrocarbures pour diverses raisons, dont la qualité du pétrole requis par certaines raffineries. Pour cette raison la diplomatie des hydrocarbures américaine tente d’équilibrer la sécurité énergétique nationale, les impératifs économiques et la nécessité de répondre aux défis climatiques. En Amérique du Sud, cela pourrait signifier un engagement plus fort avec des pays comme le Brésil et l’Argentine, et une promotion active des investissements dans les technologies d’énergie propre.

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    En effet, l’Argentine possède d’importantes réserves de gaz de schiste, à Vaca Muerta et les entreprises américaines s’y intéressent de près. Dans le même temps, les relations entre les États-Unis et le Brésil pourraient être renforcées puisque le Président Lula cherche à attirer des investissements étrangers. En revanche pour ce qui est du Venezuela, les États-Unis maintiennent une posture sévères contre le régime de Maduro, et cherche à soutenir une transition démocratique. Pour rappel, le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde », nous confie l’expert en Relation internationale Yasmina Asrarguis.

    Est-ce seulement un concept…

    Le concept de Sud global s’inscrit dans une longue généalogie intellectuelle et politique. Il succède au Tiers-Monde d’Alfred Sauvy, au mouvement des non-alignés né à Bandung en 1955, et à la catégorie technocratique des « pays en développement » popularisée par les institutions de Bretton Woods. À partir des années 1980, des penseurs comme Samir Amin, Immanuel Wallerstein ou Giovanni Arrighi proposent une lecture systémique du monde, opposant un centre dominant à des périphéries structurellement dépendantes. Le Sud global devient alors moins une catégorie géographique qu’une position dans le système international, marquée par l’héritage colonial, les asymétries économiques et la marginalisation politique.

     Les données confirment toutefois le poids croissant de cet ensemble. Selon le Programme des Nations unies pour le développement, le Sud global concentre aujourd’hui plus de 85 % de la population mondiale, près de 70 % de la croissance économique et l’essentiel des transitions démographiques, énergétiques et numériques à venir. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) souligne également que les flux d’investissements Sud-Sud ont fortement progressé au cours des deux dernières décennies, traduisant une recomposition partielle des échanges mondiaux.

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    Cette montée en puissance s’accompagne d’une contestation de plus en plus assumée de l’ordre international libéral. Les critiques visent principalement les institutions héritées de l’après-1945 : un Conseil de sécurité des Nations unies jugé obsolète et déséquilibré, un Fonds monétaire international et une Banque mondiale accusés de reproduire des logiques de domination financière, ainsi qu’un système commercial perçu comme asymétrique. Ces revendications sont régulièrement portées par les BRICS, qui appellent à une réforme de la gouvernance mondiale plus représentative des réalités démographiques et économiques contemporaines.

    Pour autant, cette convergence de discours ne se traduit pas par une unité stratégique. Les plateformes censées incarner le Sud global révèlent rapidement leurs limites. Les BRICS, malgré leur poids économique et démographique, sont traversés par de profondes divergences. La rivalité sino-indienne, les cycles politiques du Brésil, la confrontation ouverte de la Russie avec l’Occident ou encore la position intermédiaire de l’Afrique du Sud illustrent l’absence de vision commune.  La relation du Sud global aux grandes puissances émergentes renforce encore cette hétérogénéité. La Chine, souvent présentée comme le moteur du Sud global, est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique et un acteur central des infrastructures via les Nouvelles Routes de la Soie.

    Mais cette présence s’accompagne de critiques croissantes sur l’endettement, la dépendance économique et la reproduction de logiques extractives. L’Inde, de son côté, instrumentalise le discours du Sud global pour renforcer son statut diplomatique, tout en poursuivant une stratégie pragmatique de rapprochement avec les États-Unis. La Turquie, les pays du Golfe ou encore le Brésil développent également des politiques Sud-Sud, souvent motivées par des intérêts nationaux plus que par une solidarité structurelle. « Parler du Sud global comme d’un bloc homogène est une simplification trompeuse. En réalité, il existe des Suds globaux— des trajectoires, des priorités et des postures politiques très différentes. Mettre sur un même plan l’Arabie saoudite, l’Inde, le Mexique ou le Maroc, sous une bannière unique, efface les disparités de développement, de gouvernance et surtout de positionnement stratégique sur la scène internationale.

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    Sur le plan économique, ces pays n’évoluent pas au même rythme, ni avec les mêmes leviers. Certains, comme l’Arabie saoudite ou l’Inde, sont engagés dans des dynamiques d’hypercroissance, avec des ambitions de leadership régional ou global affirmées. D’autres, comme le Maroc ou le Mexique, avancent avec des stratégies d’intégration régionale, mais restent plus vulnérables aux chocs externes et aux dépendances structurelles. Politiquement, les alignements diplomatiques sont hétérogènes : certains pays affichent une forme de non-alignement, d’autres jouent la carte de l’équilibrisme (négociant avec la Chine tout en coopérant étroitement avec les États-Unis), tandis qu’un troisième groupe reste résolument pro-occidental. Cela se vérifie notamment dans les votes à l’ONU, où les positions sur l’Ukraine, Gaza ou le climat révèlent des fractures profondes dans ce soi-disant Sud global », Précise Asrarguis.

    Et d’ajouter : « En ce sens, une approche régionale ou continentale (Afrique de l’Ouest, Asie du Sud, monde arabe, etc.) offre une lecture plus fine et plus opératoire. Elle permet de saisir les dynamiques endogènes, les coopérations concrètes et les logiques de puissance qui structurent ces zones. Plutôt qu’un bloc mythifié, il est plus juste de parler d’un archipel de puissances en transition, aux stratégies plurielles, dont la cohésion n’est ni acquise ni souhaitée par tous ».

    « Dans ce contexte, le Sud global apparaît moins comme un bloc homogène que comme un espace de négociation permanente, où se croisent des trajectoires nationales, des ambitions régionales et des stratégies opportunistes. Comme le suggérait Brzezinski, ces périphéries ne sont plus passives : elles sont devenues des terrains de compétition, mais aussi des acteurs capables de jouer sur les rivalités entre grandes puissances pour maximiser leurs marges de manœuvre », précise l’experte. Pierre Grosser, spécialiste de l’histoire des relations internationales, dans ses travaux sur les relations internationales, rejette l’idée d’un bloc sudiste, le qualifiant de « piège rhétorique » masquant des compétitions économiques et sécuritaires intra-sud, comme au sein des BRICS. Dans Son ouvrage Histoire mondiale des relations internationales, il met en lumière un monde « dépolarisé » où le Sud global n’émerge pas comme acteurs géopolitiques homogènes, mais comme un ensemble fluide d’intérêts nationaux concurrents.

    En définitive, le Sud global existe bel et bien comme réalité politique et démographique, mais son unité reste largement circonstancielle. Il fonctionne davantage comme un outil discursif de contestation de l’ordre mondial que comme une force géopolitique structurée. Sa capacité à peser durablement dépendra de sa faculté à dépasser la rhétorique pour construire des mécanismes de coopération concrets, inclusifs et crédibles. Wait and see !

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    industrie chimique

    Le chimiste COELMA modernise son outil de production

    by Rachid Boutaleb 5 janvier 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Décidément, c’est le temps des grandes manœuvres stratégiques dans le secteur marocain de la chimie.

    Quelques semaines après l’acquisition de 92,5% du capital Compagnie de Produits Chimiques du Maroc (CPCM), acteur majeur des produits phytosanitaires et de chimie de spécialité, par CMGP Group, le leader marocain incontesté de l’irrigation et de l’agrofourniture, ou encore la finalisation de la fusion-absorption Chemical Partners Maghreb SA par Azelis Morocco (filiale du belge, un groupe de chimie coté à la bourse européenne Euronext), c’est au tour de la PME locale COELMA (Compagnia Electroquimica Marroqui) de lancer un projet de développement ambitieux.

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    Aussi, cet acteur basé à Tétouan, vient de lancer le renouvellement de presque l’intégralité de son outil industriel. Doté d’une enveloppe d’investissement de plus de 50 millions de dirhams, ce projet vise à doter COELMA de lignes et procédés de fabrication de dernier cri et plus respectueux de l’environnement, notamment pour ses principaux produits fabriqués actuellement, à savoir la chlorine et la soude caustique liquide, une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium utilisée dans de nombreuses industries pour le nettoyage, le contrôle du pH, la fabrication de savons, le traitement des pâtes et papiers, et même l’agroalimentaire.

    Rappelons que COELMA, qui est détenue par une famille espagnole menée par Pedro Guitart qui la dirige à ce jour, revendique un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions de dirhams et emploie une cinquantaine de salariés. Le nouvel investissement devrait également permettre à cette PME d’accroître ses capacités de stockage en vue d’une nouvelle étape de développement qui vise à dépasser la barre des 200 millions de dirhams à horizon trois ans.

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    Climat

    Les perturbations météorologiques persistent jusqu’au jeudi

    by Challenge avec MAP 5 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    De fortes pluies parfois orageuses, des chutes de neige, un temps froid et de fortes rafales de vent sont prévus, de lundi à jeudi, dans plusieurs provinces du Royaume, a annoncé la Direction générale de la météorologie (DGM).

    Ainsi, de fortes pluies parfois orageuses (35 à 55 mm) sont attendues, de lundi à 12H00 à mardi à 03H00, dans les provinces d’Azilal, Khénifra, Béni Mellal et Al Haouz, indique la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange.

    Le même phénomène, avec des cumuls pluviométriques variant entre 25 et 35 mm, concernera durant la même période les provinces de Tiznit, Oujda-Angad, Youssoufia, Al Hoceima, Nador, Driouch, Berkane, Safi, Essaouira, El Kelaa des Sraghna, Chichaoua, Khouribga, Khemisset, Fquih Ben Salah, El Hajeb, Sefrou, Taza, Guelmim, Sidi Ifni et Taroudant.

    En outre, des chutes de neige (20 à 50 cm) au-delà de 1.200 m d’altitude seront enregistrées, de lundi à 12H00 à mardi à 23H00, dans les provinces d’Ifrane, Boulemane, Khénifra, Al Haouz, Tinghir, Taroudant, Ouarzazate, Midelt, Azilal et Béni Mellal, alors que des cumuls de neige variant entre 05 et 15 cm au-delà de 900m sont attendus de mardi à 06H00 à mercredi à 09H00 dans les provinces de Taza, Chichaoua, Figuig, Driouch, Jerada, Taourirt, Sefrou, Al Hoceima et Guercif.

    Par ailleurs, un temps froid à localement très froid (-10/-04°C) est prévu de mardi à jeudi dans les provinces de Tinghir, Al Haouz, Azilal, Béni Mellal, Ifrane, Midelt et Boulemane, précise le bulletin d’alerte, ajoutant que le même temps froid, avec des températures comprises entre -04 et 00°C, touchera durant la même période les provinces de Jerada, Taourirt, Khénifra, Sefrou, Al Hoceima, Guercif, Taza, Chefchaouen, Figuig, Chichaoua, Taroudant et Ouarzazate.

    Enfin, de fortes rafales de vent allant de 75 à 85 km/h sont prévues de mardi à 06H00 à mercredi à 09H00 dans les provinces de Boulemane, Midelt, Nador, Jerada, Figuig, Driouch, Al Haouz, Tiznit, Tinghir, Taroudant, Sidi Ifni, Ouarzazate et Guelmim.

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