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  • Santé

    Oncorad Group introduit CyberKnife, une technologie de radiothérapie révolutionnaire

    by Challenge 20 janvier 2026
    written by Challenge

    Oncorad Group, acteur majeur de la santé privée au Maroc, annonce l’intégration du système CyberKnife, l’une des technologies de radiothérapie robotisée de très haute précision les plus avancées au monde, au sein de son plateau technique de dernière génération, en harmonie avec son engagement constant en faveur de l’innovation médicale et de l’excellence thérapeutique.

    « Cette avancée s’inscrit dans la dynamique d’innovation portée par Oncorad Group, pionnier des technologies médicales avancées au Maroc. Elle reflète l’engagement constant du groupe à mettre à la disposition des patients des solutions thérapeutiques de nouvelle génération, conformes aux standards internationaux les plus stricts », souligne le groupe dans un communiqué.

    Le CyberKnife représente une évolution majeure dans le traitement non invasif des tumeurs. Il repose sur un robot articulé couplé à un système d’imagerie embarqué de dernière génération, permettant l’administration de doses de radiation extrêmement ciblées, avec une précision inframillimétrique.

    Lire aussi I Croissance, déficits, demande… les prévisions du HCP pour 2026

    Cette combinaison technologique avancée permet le traitement de lésions de très petite taille, une réduction significative de l’exposition des organes sains aux radiations, un haut niveau de sécurité tout au long du parcours thérapeutique et une meilleure tolérance du traitement pour les patients.

    Le CyberKnife est le seul système sur le marché capable de suivre les mouvements naturels de la tumeur en temps réel, tels que ceux causés par la respiration. Cette technologie de tracking dynamique garantit que le faisceau reste parfaitement aligné sur la cible, même en mouvement — un atout majeur pour les tumeurs pulmonaires, hépatiques ou proches d’organes mobiles.

    Lire aussi I Attijariwafa bank consacré Top Employer pour la quatrième année consécutive

    La capacité du CyberKnife à délivrer des doses très élevées avec une précision maximale permet de pratiquer l’hypofractionnement, réduisant significativement le nombre de séances nécessaires. Les patients bénéficient ainsi d’un parcours de soins plus court, d’un confort accru, et d’une efficacité thérapeutique optimisée.

    Contrairement aux systèmes conventionnels, le CyberKnife permet un traitement sans immobilisation rigide ni contraintes de positionnement. La machine s’adapte à la morphologie et aux mouvements du patient, offrant une expérience plus confortable et moins anxiogène.

    20 janvier 2026 0 comments
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    Finance

    Banques d’affaires indépendantes: qui sont ces acteurs de l’ombre de la finance ?

    by Ismail Saraoui 20 janvier 2026
    written by Ismail Saraoui

    Après le lancement de la banque d’affaires indépendante fondée par l’ancien patron du Crédit Agricole, le groupe Fineopolis annonce à son tour le lancement officiel de Fineopolis Capital, présentée comme la première banque d’affaires au Maroc spécialisée en finance éthique et participative, marquant une nouvelle étape dans la structuration de ce segment encore émergent du paysage financier national. Challenge fait le point sur les acteurs de ce secteur de niche. Décryptage.

    Au Maroc, un nouveau chapitre de la finance est en train de s’écrire. Après des décennies dominées par les grandes banques universelles et les filiales de groupes internationaux, un segment encore émergent prend forme : celui des banques d’affaires indépendantes. Ces structures, souvent spécialisées dans le conseil stratégique, les fusions-acquisitions, la levée de capitaux et l’ingénierie financière, représentent aujourd’hui un levier essentiel pour les entreprises en croissance, les investisseurs institutionnels et les family offices en quête d’expertise pointue. Leur rôle, jusqu’ici discret, gagne en visibilité avec des initiatives récentes, en particulier avec le lancement de Fineopolis Capital, présentée comme la première banque d’affaires au Maroc centrée sur la finance éthique et participative — un segment qui conjugue performances financières et conformité aux principes de la finance islamique. 

    Selon une note du Conseil de la Concurrence, le secteur des banques d’affaires indépendantes au Maroc connaît une croissance soutenue depuis les années 2010, représentant environ 15-20% des transactions totales (estimées à 25 milliards MAD en 2024), dans un marché bancaire dominé par les géants oligopolistiques comme Attijariwafa Bank (35% de parts de marché) et BMCE Capital. Ces acteurs indépendants, au nombre de 5 à 10 significatifs, se distinguent par leur agilité et leur spécialisation dans des niches à haute valeur ajoutée telles que le conseil en fusions-acquisitions, la levée de fonds pour PME/ETI, la gestion d’actifs pour UHNWI et les opérations panafricaines.

    Aujourd’hui,. « la dynamique sectorielle bénéficie d’un contexte favorable : privatisation accélérée des entreprises publiques, afflux d’IDE chinois (+30% en 2025, notamment dans l’énergie verte et les infrastructures) et une classe aisée en expansion rapide (hausse de 12% des fortunes supérieures à 10 M MAD). Cependant, le secteur fait face à une réglementation stricte de Bank Al-Maghrib (Bâle III renforcé, contrôle consolidé des groupes), un retard en fintech face aux pure players régionaux, et une volatilité macroéconomique (inflation 2-3%, dépendance exportations UE). Avec un ROE moyen de 15% et une croissance annuelle de +12% (2020- 2025), les indépendants captent des opportunités là où les filiales des grands groupes peinent par leur bureaucratie », nous confie une source chez Saham Bank.

    Ce développement intervient dans un contexte plus large de transformation du paysage financier marocain, où la quête d’alternatives aux modèles traditionnels coïncide avec une demande croissante pour des solutions conformes aux valeurs éthiques, sociales et religieuses. Décryptage des acteurs, des modèles et des enjeux de ce marché de niche.

    De l’ombre à la lumière : les acteurs indépendants qui structurent le marché

    SAGFI: pionnier historique du conseil financier indépendant

    Parmi les acteurs historiques du conseil financier indépendant figure SAGFI (Sud Actif Groupe Finance), fondée en 1994. À l’origine simple société de conseil, SAGFI s’est progressivement imposée comme une banque d’affaires marocaine de référence, intervenant sur les fusions-acquisitions, la gestion d’actifs et l’ingénierie financière. En 2024, elle a consolidé sa position en étant enregistrée auprès de l’Autorité marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) comme conseiller en investissement financier. Ce positionnement repose sur une stratégie d’indépendance, permettant à SAGFI de proposer des solutions sur mesure dans des secteurs divers — de l’industrie aux nouvelles technologies, en passant par les énergies renouvelables — sans les conflits d’intérêts que pourraient générer des attaches à des banques universelles.

    Capital Trust Finance : une présence affirmée sur les marchés de capitaux

    Autre nom qui manque rarement dans les discussions sur les banques d’affaires indépendantes : Capital Trust Finance. Présente sur le marché marocain, cette structure accompagne les entreprises dans les fusions-acquisitions, levées de fonds et opérations sur les marchés des capitaux, tout en mettant l’accent sur la confidentialité, la rapidité et l’accompagnement stratégique.  Grâce à un réseau étendu d’investisseurs locaux et internationaux, Capital Trust s’est imposée comme un pont entre les promoteurs de projets à fort potentiel et les sources de financement structurées, souvent hors du radar des institutions bancaires classiques.

    Atrium Finance : le conseil stratégique en fer de lance

    Moins médiatisée mais tout aussi pertinente, Atrium Finance se positionne comme une boite spécialisée en conseil stratégique, M&A (fusions-acquisitions) et solutions de corporate finance. Fondée par des professionnels expérimentés du secteur, la structure offre également des conseils aux institutions financières de développement et aux investisseurs axés sur l’impact social, ce qui la place à la croisée des chemins entre finance traditionnelle et finance des solutions.

    D’autres intervenants à garder à l’œil

    Une lecture attentive du marché montre également l’existence de structures de type Atlas Capital (axée sur la gestion d’actifs, M&A, intermédiation boursière et services aux family offices) qui, bien que moins connues, contribuent à diversifier l’écosystème financier marocain en proposant des services intégrés de banque d’investissement.

    Fineopolis Capital : la finance éthique entre en scène

    Le 20 janvier 2026, le groupe Fineopolis a officiellement lancé Fineopolis Capital, qualifiée dans les médias d’initiative pionnière au Maroc dans le créneau de la finance éthique et participative. Basée à Casablanca, cette nouvelle banque d’affaires se distingue par sa spécialisation dans les opérations conformes aux principes de la charia, conjuguant ingénierie financière, structuration de Sukuk, gestion de patrimoine et investissement immobilier.

    Ce positionnement traduit une volonté claire : répondre à une demande croissante d’investisseurs institutionnels, de family offices et d’entrepreneurs désireux d’allier rendement économique et responsabilité sociale. Toutes les opérations sont soumises à une double validation — financière et éthique — par le biais de comités spécialisés, garantissant à la fois performance et conformité.Sami Assoulaimani, fondateur et directeur général de Fineopolis, met en avant une vision qui dépasse le simple conseil financier : il s’agit de faire du Maroc un hub régional de référence en finance participative, capable de connecter des capitaux exigeants à des projets générateurs de valeur réelle. « Notre ambition est de faire du Maroc un hub régional de référence, capable de connecter des capitaux exigeants à des projets porteurs de valeur réelle et durable », a-t-il fait savoir dans un communiqué consulté par Challenge..Et de poursuivre : « À travers Fineopolis Capital, nous affirmons une vision de la finance fondée sur la transparence, la création de   et une conformité rigoureuse aux principes de la charia, garantissant une lisibilité totale aussi bien pour les investisseurs que pour les régulateurs ».

    Entre modèle traditionnel et finance participative : une frontière qui bouge

    La naissance de ce type de structure s’inscrit dans l’élargissement plus large du paysage financier national. Depuis l’adoption de la loi sur la finance participative et l’entrée en activité des premières banques participatives en 2017, le Maroc a progressivement intégré de nouvelles formes de financement qui sortent du modèle bancaire classique basé sur le crédit et l’intérêt.  Alors que les banques participatives comme Umnia Bank ont ouvert la voie à des services conformes à la charia pour les particuliers et les PME, l’arrivée de banques d’affaires spécialisées va encore plus loin : elle permet aux acteurs économiques d’accéder à des solutions d’investissement structurées, à des stratégies de croissance sur mesure et à une ingénierie financière sophistiquée qui n’étaient pas disponibles auparavant sur le marché local.

    Par ailleurs, les banques d’affaires privées prennent aujourd’hui une place croissante au Maroc parce que l’économie nationale est entrée dans une phase de maturité. Depuis les années 1980 et 1990, de nombreux entrepreneurs ont bâti des groupes solides, souvent leaders dans leurs secteurs. Ces entreprises arrivent désormais à un moment charnière de leur cycle de vie. La question de la transmission devient centrale. Les fondateurs avancent en âge, les héritiers ne sont pas toujours prêts, ou pas toujours désireux, de prendre les rênes, tandis que les exigences de gouvernance, de taille critique et de compétitivité internationale s’intensifient. Dans ce contexte, vendre n’est plus un tabou, s’adosser devient une option stratégique, et ouvrir le capital peut être une condition de survie.

    « Les banques d’affaires privées interviennent précisément à ce moment-là. Elles structurent les arbitrages, évaluent les options et accompagnent des décisions où l’affectif, le patrimonial et le stratégique s’entremêlent. Leur rôle ne se limite pas à maximiser un prix. Il consiste à concevoir une opération soutenable, acceptable et durable pour l’ensemble des parties prenantes », nous confie Zakaria Fahim Partner BDO Maroc. Dans un Maroc où l’entreprise reste souvent une affaire de famille avant d’être une simple ligne de bilan, la banque d’affaires privée s’impose comme un acteur clé de la transition économique. Ni finance de masse, elle incarne une forme de capitalisme d’ingénierie, fondé sur la confiance, la discrétion et la décision éclairée.

    20 janvier 2026 0 comments
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    Nomination

    Mohamed Rziguen nommé Directeur Général Adjoint de NAPS

    by Wafaa Mellouk 20 janvier 2026
    written by Wafaa Mellouk

    Figure reconnue de la fintech marocaine, Mohamed Rziguen franchit une nouvelle étape dans son parcours professionnel avec sa nomination au poste de Directeur Général Adjoint de NAPS, en charge du Pôle Développement commercial. Cette évolution intervient dans un contexte de forte accélération des paiements électroniques et de montée en puissance des solutions digitales dédiées aux entreprises.

    À l’occasion de cette prise de fonction, Mohamed Rziguen a déclaré « je suis honoré d’annoncer ma nomination en tant que Directeur Général Adjoint de NAPS, en charge du Pôle de Développement Commercial. Je tiens à remercier sincèrement le management de NAPS pour sa confiance, ainsi que l’ensemble des équipes pour leur engagement quotidien. Ensemble, nous avons de grandes perspectives à construire ».

    Diplômé de l’Institut National des Postes et Télécommunications et de l’Université Mohammed V, Mohamed Rziguen capitalise sur près de vingt ans d’expérience dans les technologies de paiement. Il a forgé une grande partie de son expertise au sein de M2M Group, où il a accompagné pendant quatorze ans la transformation digitale des flux financiers dans les secteurs public et privé, avant de rejoindre NAPS en 2021.

    Lire aussi | Mme Noufissa Kessar nommée au poste de PDG d’Al Mada

    Depuis son intégration chez NAPS, il a contribué au développement de l’activité grands comptes et à la structuration de partenariats stratégiques, accompagnant PME et grandes entreprises, marocaines comme internationales, dans la digitalisation et la simplification de leurs paiements. Les solutions mises en œuvre couvrent des secteurs variés, notamment la santé, l’éducation, le transport et le sport, avec une approche adaptée aux besoins spécifiques de chaque organisation.

    La nomination de Mohamed Rziguen s’inscrit ainsi comme une étape structurante dans le développement de NAPS et dans la dynamique plus large de l’écosystème fintech au Maroc, à un moment où la demande pour des solutions de paiement performantes et sur mesure ne cesse de s’intensifier.

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    20 janvier 2026 0 comments
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    Interview

    Khalid Ziani: Bloquer l’accès aux sites de paris sportifs « reste, dans les faits, très difficile »

    by Wafaa Mellouk 20 janvier 2026
    written by Wafaa Mellouk

    À la suite d’une décision judiciaire ordonnant le blocage de plateformes de paris sportifs en ligne Anon autorisées, la Marocaine des Jeux et des Sports a remporté une victoire juridique majeure. Mais sur le terrain technique, réglementaire et économique, l’efficacité réelle de ces mesures soulève de nombreuses questions. Expert des télécommunications et de la transformation numérique, Khalid Ziani décrypte les leviers de blocage mobilisables, leurs limites face à des plateformes étrangères très agiles, et les conditions d’une réponse plus durable, au-delà du seul filtre technique. Explications.  

    Challenge : À la suite de la plainte de la MDJS, la justice marocaine a ordonné le blocage de plateformes de paris en ligne non autorisées. Concrètement, par quels moyens techniques les opérateurs télécoms peuvent-ils agir, et quelles en sont les limites ?

    Khalid Ziani  :  La justice marocaine a effectivement ordonné et contraint les opérateurs télécoms à filtrer l’accès à des sites de paris sportifs illégaux, alors que cette activité relève du monopole légal de la Marocaine des Jeux et des Sports au Maroc.

    Sur le plan technique, les opérateurs disposent de plusieurs moyens. Il s’agit principalement du filtrage DNS, du blocage des adresses IP, parfois du filtrage des URL, et également du deep packet inspection. Vous avez cité les quatre grandes possibilités techniques de filtrage dont disposent les opérateurs pour restreindre l’accès à ces sites.

    Cependant, il faut impérativement prendre en considération une obligation fondamentale : celle pour les opérateurs d’assurer la neutralité de l’Internet. Or, cette décision judiciaire porte, selon moi, atteinte à ce principe. Si l’on se réfère à une affaire similaire, notamment celle concernant la rediffusion illégale de beIN Sports via des serveurs IPTV clandestins, le juge avait validé la position des opérateurs, considérant qu’ils devaient garantir la neutralité du réseau et ne pas filtrer ces accès.

    On observe donc ici, une contradiction dans la jurisprudence marocaine entre ces deux affaires. Logiquement, la neutralité de l’Internet doit être assurée, et les opérateurs ne peuvent être tenus responsables que dans des cas très précis : atteinte aux mœurs, à la souveraineté nationale ou à des intérêts majeurs de l’État. Dans le cas des sites de paris sportifs, je ne suis pas certain que la juridiction puisse justifier une atteinte aussi directe à ce principe fondamental.

    Challenge : Les fournisseurs d’accès à Internet sont-ils les seuls leviers efficaces, ou faut-il une action coordonnée avec d’autres acteurs pour rendre ces plateformes réellement inopérantes ?

    K.Z.  :  Vous avez raison, les opérateurs télécoms ne sont clairement pas les seuls leviers. D’autres acteurs peuvent et doivent intervenir pour filtrer et limiter l’accès à ces sites de paris sportifs clandestins.

    On peut notamment agir sur les moyens de paiement. Les transactions en dirhams doivent être assurées par des établissements de paiement marocains. À ce niveau-là, il est tout à fait possible de filtrer ou bloquer les paiements effectués au profit de ces plateformes illégales.

    Il y a également le rôle des registrars de noms de domaine. Par exemple, il est possible d’interdire l’enregistrement de noms de domaine en .ma pour ces sites. La réglementation de l’ANRT impose des obligations de déclaration et d’enregistrement, ce qui permet d’agir juridiquement et de déposer plainte auprès de l’Agence afin d’interdire ces noms de domaine liés à des activités clandestines.

    Les hébergeurs ont eux aussi une responsabilité. Ils ne peuvent pas héberger des contenus ou des services interdits par la justice marocaine ou par la réglementation en vigueur. Vous avez donc cité, dans votre question, l’ensemble des leviers complémentaires qui peuvent être mobilisés pour rendre ces plateformes beaucoup plus difficiles d’accès.

    Challenge : Les parieurs marocains peuvent-ils contourner ces blocages via des VPN ou des DNS alternatifs, et jusqu’où les opérateurs peuvent-ils aller sans porter atteinte aux libertés numériques ?

    K.Z.  :  Effectivement, les parieurs marocains peuvent contourner ces blocages. Ils peuvent recourir à des connexions VPN vers l’étranger, utiliser des proxys ou encore des DNS alternatifs, d’autant plus que ces plateformes changent régulièrement leurs adresses IP.

    Il existe donc plusieurs moyens de contournement, ce qui rend ces dispositifs de blocage parfois peu efficaces. Quant aux opérateurs, ils ne peuvent malheureusement pas aller beaucoup plus loin, ni techniquement ni légalement, sans porter atteinte aux libertés numériques.

    C’est pour cette raison qu’il est indispensable de combiner ces mesures techniques avec d’autres leviers, notamment ceux liés aux moyens de paiement, aux registrars et aux hébergeurs. Bloquer totalement l’accès à ces sites reste, dans les faits, très difficile.

    Challenge : À la lumière des expériences internationales, le blocage judiciaire est-il une solution durable ou une course permanente entre autorités et plateformes ?

    K.Z.  :  Il y aura forcément, et il y a déjà, une course permanente entre les autorités et les plateformes. Le cadre technique et réglementaire doit donc évoluer en permanence pour limiter l’accès à ces sites.

    D’ailleurs, cette problématique ne concerne pas uniquement les sites de paris clandestins, mais aussi d’autres contenus illicites, comme les sites pédopornographiques ou ceux portant atteinte à la dignité humaine. Dans tous ces cas, il faut agir simultanément sur les volets réglementaire et technique.

    L’impact économique de ces plateformes est par ailleurs désastreux. Elles appauvrissent les joueurs en leur faisant miroiter des gains très peu probables, ne paient aucune redevance, aucun impôt, et ne contribuent en rien à l’économie marocaine.

    Cela étant dit, une question de fond mérite d’être posée : le monopole de la MDJS est-il réellement la meilleure solution ? Ne serait-il pas plus pertinent d’autoriser d’autres opérateurs de paris sportifs à s’installer légalement au Maroc et à contribuer à l’économie nationale ? Les monopoles, de manière générale, n’ont aucun avenir et ne permettent pas, à eux seuls, d’endiguer le développement des paris clandestins.

    Son parcours 
    Khalid Ziani est un expert reconnu du secteur des télécommunications, avec plus de vingt ans d’expérience dans les technologies mobiles et les infrastructures réseaux. Il s’est spécialisé dans la transformation digitale et l’innovation technologique. Consultant indépendant et conférencier, il accompagne aujourd’hui plusieurs entreprises et institutions dans la conception de stratégies liées à la 5G, à l’Internet des objets et à la transformation numérique.

    Son actu  
    La décision de justice ordonnant le blocage de plusieurs plateformes étrangères de paris sportifs en ligne marque une étape importante dans la lutte contre un marché illégal en forte expansion au Maroc. Saisie par la MDJS, la justice a contraint les opérateurs télécoms à filtrer l’accès à ces sites, tout en mettant en lumière les limites d’une approche fondée essentiellement sur des leviers techniques.

    20 janvier 2026 0 comments
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    Politique

    Akhannouch à Davos: comment le Maroc allie « ambition sociale et crédibilité économique »

    by Challenge avec MAP 20 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    « Sous les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc démontre qu’il n’y a pas d’opposition entre ambition sociale et crédibilité économique », dans un contexte mondial marqué par la multiplication des crises et l’ébranlement des repères économiques traditionnels, a affirmé, mardi à Davos (Suisse), le chef du Gouvernement, Aziz Akhannouch.

    “On ne bâtit pas un destin géopolitique sur une société fragilisée”, a souligné M. Akhannouch dans une allocution devant les participants à la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF), lors d’une session animée par le Co-président du WEF, André Hoffmann.

    Le chef du gouvernement a relevé que le Royaume, “sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a fait le choix de protéger d’abord, de réformer en profondeur et de se projeter avec confiance”, en érigeant un véritable bouclier social face aux effets de la crise post-Covid, mobilisant plus de 13 milliards de dollars pour stabiliser les prix des produits de première nécessité et 1,7 milliard de dollars pour préserver les ménages de la hausse des tarifs de l’eau et de l’électricité.

    Lire aussi I Sa Majesté le Roi répond favorablement à l’invitation du président Trump pour devenir Membre Fondateur du Conseil de Paix

    Cette politique, a-t-il relevé, a permis de ramener l’inflation de plus de 6 % en 2023 à un niveau inférieur à 1 % en 2024 et 2025, tout en maintenant une trajectoire de croissance proche de 5 % et une réduction progressive du déficit et de l’endettement.

    Ces indicateurs, a expliqué M. Akhannouch, sont essentiels car “seule une économie solide et résiliente est en mesure de financer et de pérenniser le premier grand chantier de ce gouvernement, “le Chantier royal de l’État social”.

    Sous les Hautes Orientations Royales, le Maroc a ainsi généralisé l’assurance maladie obligatoire à plus de 32 millions de citoyens, tout en lançant l’aide sociale directe au profit de près de 4 millions de familles, parallèlement à un effort budgétaire historique en faveur de la santé et de l’éducation, avec une hausse de près de 20 % des crédits alloués à ces secteurs.

    “Protéger sans transformer serait une promesse inachevée”, a, par ailleurs, relevé le Chef du gouvernement, mettant en avant la refonte des fondamentaux économiques, saluée par les partenaires internationaux.

    Lire aussi I ONU: le Maroc conforte sa place de première destination en Afrique

    Il a, à ce propos, rappelé que, sur le terrain de la confiance et de l’intégrité financière, le Maroc est successivement sorti de la liste grise du GAFI ainsi que des listes européennes associées, et retrouvé la catégorie “Investment grade” auprès des grandes agences de notation.

    Ces résultats découlent d’une discipline budgétaire rigoureuse, de réformes fiscales menées dans la durée, d’une gouvernance renforcée de la dépense publique et d’un effort soutenu de transparence, a-t-il encore affirmé, notant qu’en parallèle, la mise en œuvre de la Charte de l’Investissement a permis d’accélérer l’investissement productif, portant les recettes brutes d’IDE à un niveau record de plus de 5 milliards de dollars en 2025, en dépit d’un contexte international marqué par la contraction des capitaux.

    À la croisée de l’Europe, de l’Afrique et de l’Atlantique, le Maroc s’affirme par ailleurs comme une plateforme logistique majeure, avec Tanger Med parmi les premiers ports mondiaux, tout en se positionnant comme un acteur clé de la décarbonation, avec, à fin 2025, plus de 46 % de capacité électrique issue des énergies renouvelables et des projets structurants dans le solaire, l’éolien et l’hydrogène vert, a indiqué M. Akhannouch.

    Lire aussi I CAN-2025: la CAF signe son «plus grand succès commercial»

    Par ailleurs, le chef du gouvernement, a insisté sur l’importance de la lisibilité politique pour l’investissement de long terme, soulignant que “l’année 2025 restera charnière” pour le Royaume, notamment à la lumière de l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui “envoie un signal sans ambiguïté à la communauté internationale : l’Initiative marocaine d’autonomie pour les provinces du Sud est reconnue comme base des négociations”.

    Évoquant enfin la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, il a estimé qu’il s’agit d’un “symbole à la fois sportif, économique et civilisationnel”, soulignant que “loin d’être une fin en soi, la Coupe du Monde est un jalon dans une stratégie de transformation”.

    L’échange qui s’en est suivi avec M. Hoffmann a permis au Chef du Gouvernement de revenir notamment sur la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), qui a démontré, selon lui, comment le Maroc a réussi une organisation “World Class” de “l’une des meilleures manifestations de football”, avec une population accueillante et “une finale digne d’une Coupe du monde”.

    Lire aussi I Motsepe: la CAN-2025 au Maroc est «la meilleure de toutes les éditions»

    Il a saisi l’occasion pour rappeler que le Mondial 2030, au-delà d’être une opportunité de développement des infrastructures sportives se veut un “accélérateur de développement”, mettant en avant les chantiers réalisés ou en matière des infrastructures ferroviaires, aéroportuaires et routières, mais aussi dans la santé et l’éducation, auxquels les Marocains sont fiers de contribuer.

    M. Akhannouch a aussi mis en exergue la décision “inédite” de co-organiser le Mondial avec l’Espagne et le Portugal, des pays avec lesquels le Maroc entretient d’excellentes relations, mettant en avant les avantages que cela présente en termes de proximité géographique, même fuseau horaire et de climat méditerranéen.

    De son côté, le Co-président du WEF a souligné que l’amour des citoyens pour le football est un des facteurs déterminant pour la réussite de cet événement et faire en sorte que le sport soit un facteur fédérateur et source d’unité pour les deux rives de la Méditerranée.

    Lire aussi I La Suède soutient le plan marocain d’autonomie au Sahara

    Il a, par ailleurs, félicité le Maroc pour la stabilité dont il jouit, sous la conduite de Sa Majesté le Roi, ses efforts de modernisation continus et sa capacité à ériger “un Etat social fonctionnel”, soulignant que ce sont autant de facteurs qui font que le pays soit “fascinant” et “attractif pour les investisseurs”.

    20 janvier 2026 0 comments
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    Finance

    Fineopolis Capital, «première banque d’affaires» de finance participative au Maroc

    by Challenge 20 janvier 2026
    written by Challenge

    Fineopolis annonce le lancement officiel de Fineopolis Capital, «la première banque d’affaires» au Maroc spécialisée en finance participative. La filiale est exclusivement dédiée à la structuration et à l’accompagnement d’opérations d’investissement conformes aux principes de la charia.

    Basée à Casablanca et tournée vers les marchés africains et européens, cette nouvelle plateforme marque une étape stratégique dans l’évolution du groupe, historiquement présent au Maroc depuis 2014, mais également en Belgique, au Royaume Uni et à Dubaï.

    Cette initiative s’inscrit dans une volonté de répondre aux besoins croissants des investisseurs institutionnels, des family offices et des entrepreneurs en quête de solutions d’investissement conformes à la charia, transparentes et ancrées dans l’économie réelle, explique le groupe dans un communiqué.

    Lire aussi I Attijariwafa bank consacré Top Employer pour la quatrième année consécutive

    “Faisant suite à son enregistrement auprès de l’AMMC en qualité de Conseiller en Investissement Financier, Fineopolis franchit une nouvelle étape avec le lancement de sa banque d’affaires, une évolution naturelle de son positionnement historique en matière de conseil en finance islamique. Notre ambition est de faire du Maroc un hub régional de référence, capable de connecter des capitaux exigeants à des projets porteurs de valeur réelle et durable”, déclare Sami Assoulaimani, Fondateur et Directeur Général.

    Et d’ajouter : “À travers Fineopolis Capital, nous affirmons une vision de la finance fondée sur la transparence, la création de valeur et une conformité rigoureuse aux principes de la charia, garantissant une lisibilité totale aussi bien pour les investisseurs que pour les régulateurs” explique le directeur.

    Lire aussi I Croissance, déficits, demande… les prévisions du HCP pour 2026

    Fineopolis déploie une offre complète et conforme à la charia articulée autour de quatre lignes de métiers : le conseil en ingénierie financière (en particulier la structuration de Sukuk, le conseil en gestion de patrimoine, l’Asset Management ainsi que l’investissement immobilier. Chaque opération est soumise à un processus rigoureux de double validation à la fois par un Comité d’Investissement mais aussi par un conseil charia, assurant ainsi une maîtrise totale des risques et une conformité aux standards nationaux et internationaux.

    20 janvier 2026 0 comments
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    Tourisme

    ONU: le Maroc conforte sa place de première destination en Afrique

    by Challenge avec MAP 20 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    Le Maroc a conforté, en 2025, sa position de première destination touristique en Afrique, avec près de 20 millions de touristes internationaux accueillis, soit une progression de 14 % par rapport à 2024, selon un rapport publié mardi par ONU Tourisme.

    Cette performance intervient malgré un contexte mondial marqué par « la forte inflation des services touristiques et les incertitudes liées aux tensions géopolitiques », a souligné la secrétaire générale d’ONU Tourisme, Cheikha Al Nowais, dans un communiqué.

    À l’échelle régionale, l’Afrique a enregistré une hausse de 8 % du nombre de voyageurs internationaux, portée notamment par la dynamique observée au Maroc. La région Asie-Pacifique a, pour sa part, affiché une progression de 6 %, selon le rapport de l’organisme onusien.

    Lire aussi | Avec près de 20 millions de touristes, le Maroc signe un record historique

    L’Europe, première région touristique au monde, avec la France et l’Espagne en tête, a totalisé 793 millions d’arrivées internationales en 2025, en hausse de 4 % par rapport à 2024 et de 6 % par rapport à 2019, avant la pandémie de Covid-19. Dans les Amériques, le Brésil a enregistré une forte croissance de 37 % en glissement annuel, selon le rapport d’ONU Tourisme.

    Selon le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, la performance du secteur touristique marocain résulte de la mise en œuvre de la Feuille de route du tourisme 2023-2026, axée notamment sur le renforcement de la connectivité aérienne, la structuration des capacités d’hébergement, la diversification de l’offre, l’amélioration de la qualité des services et la stimulation de l’investissement territorial.

    Lire aussi | Après une année inédite, le tourisme face au défi de la confirmation

    Cette dynamique s’est accompagnée de recettes touristiques records, qui ont atteint 124 milliards de dirhams à fin novembre 2025, en hausse de 19 % par rapport à l’année précédente, confirmant le rôle du tourisme comme levier de croissance économique au niveau territorial.

    Le ministère rappelle que le Royaume ambitionne d’accueillir 26 millions de touristes et de se positionner comme destination de référence à l’horizon 2030.

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    Finance

    Maymouna Services Financiers se met en ordre de bataille face à une concurrence acharnée

    by Rachid Boutaleb 20 janvier 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Alors que la concurrence s’intensifie au sein du secteur des établissements de paiement, Maymouna Services Financiers se met en ordre de bataille.

    Cette filiale de Saraya Holding, groupe diversifié fondé en 2008 par Mouatassim Belghazi, ex-PDG du groupe Al Mada, vient d’ouvrir son capital à Ahmed Chafak, son nouveau directeur général recruté pour injecter du sang neuf à son top management.

    Il faut dire, que Maymouna Services Financiers qui s’apprête à lancer une nouvelle panoplie de services financiers, notamment sur le registre des services monétiques après son récent partenariat avec le groupe mondial VISA, cherche à se doter des moyens humains opportuns en phase avec ses objectifs ambitieux.

    Lire aussi I Croissance, déficits, demande… les prévisions du HCP pour 2026

    Le nouveau pilote à bord, qui a une expérience probante dans le secteur financier et notamment au sein de Cash Plus, la seule fintech marocaine à être cotée à la bourse de Casablanca, dont il était directeur commercial pendant de longues années, aura donc fort à faire pour concurrencer la nouvelle vague des établissements de paiement agréés par Bank Al Maghrib en 2025 (CDM Pay, Saham Paiements, Pay 10, Barid Pay…..) et qui se mettent en ordre de bataille pour récupérer une partie du business juteux des paiements monétiques après le «démantèlement» du Centre Monétique Interbancaire, qui a perdu son quasi-monopole sur les paiements monétiques.

    Rappelons, que Maymouna Services Financiers est un établissement de paiement marocain engagé dans l’inclusion financière. Il compte plus de 300000 clients et dispose d’une large gamme de services financiers disponibles via ses applications mobiles Madmoun et Madmoun PRO. Outre son actionnaire de référence, Saraya Holding, Maymouna Services Financiers compte également dans son tour de table AXA Assurances Maroc et Nova Assurance.

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    Banques

    Attijariwafa bank consacré Top Employer pour la quatrième année consécutive

    by Challenge CP 20 janvier 2026
    written by Challenge CP

    Attijariwafa bank obtient, pour la quatrième année consécutive, la certification Top Employer, distinction internationale de référence qui atteste de la solidité, de la cohérence et de la maturité de sa stratégie de gestion du capital humain.

    Délivrée par le Top Employers Institute, cette certification distingue les organisations qui placent durablement leur politique RH au cœur de leur projet institutionnel, en l’alignant sur les standards internationaux les plus exigeants en matière de gouvernance, d’innovation et de performance.

    Cette reconnaissance confirme la capacité d’Attijariwafa bank à inscrire son modèle RH dans une dynamique de long terme, à en garantir la solidité et à l’adapter avec agilité aux transformations économiques, technologiques et sociétales. Elle reflète l’ambition du Groupe de consolider son positionnement d’employeur de référence, fondé sur l’excellence, la responsabilité et la création de valeur durable.

    Lire aussi I Croissance, déficits, demande… les prévisions du HCP pour 2026

    Dans un environnement marqué par l’évolution rapide des attentes des collaborateurs et des nouvelles générations, Attijariwafa bank déploie une politique structurée d’attraction, de recrutement et de développement des talents, reposant sur des principes clairs d’équité, de diversité, d’inclusion et de méritocratie.

    Cette certification vient ainsi consacrer une stratégie RH orientée vers l’anticipation et la performance durable, articulée autour de piliers structurants :

    • Le développement stratégique et continu des compétences, pour accompagner l’évolution des métiers bancaires et financiers ;

    • Un investissement soutenu dans la formation et les parcours professionnels, favorisant l’employabilité, la mobilité et la progression des collaborateurs ;

    Lire aussi I Création d’entreprises en 2025: boom entrepreneurial ou simple embellie ?

    • L’innovation RH, comme levier de transformation et d’amélioration de l’expérience collaborateur ;

    • Le bien-être au travail, érigé en facteur clé d’engagement, de cohésion et de performance collective ;

    • La consolidation de la marque employeur, incarnant une institution exigeante, responsable et attractive pour les talents.

    À travers cette distinction, Attijariwafa bank réaffirme une conviction fondamentale : la performance durable du Groupe repose sur l’engagement, le développement et la valorisation de son capital humain. Fidèle à son identité de groupe bancaire panafricain de référence et résolument tourné vers l’avenir, Attijariwafa bank poursuit la construction d’un modèle RH ambitieux et responsable, contribuant à la création de valeur économique, sociale et humaine, en cohérence avec ses engagements en matière de développement durable.

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    Politique

    La Suède soutient le plan marocain d’autonomie au Sahara

    by Challenge avec MAP 20 janvier 2026
    written by Challenge avec MAP

    La Suède « soutient le plan d’autonomie proposé par le Maroc, à la lumière de la résolution 2797 du Conseil de sécurité », comme « base crédible » pour des négociations en vue de parvenir à une solution définitive au différend régional autour du Sahara marocain.

    Cette position a été exprimée dans un communiqué officiel publié par le ministère des Affaires étrangères de Suède, à l’issue de l’entretien téléphonique tenu, ce lundi, entre la ministre suédoise des Affaires étrangères, Mme Maria Malmer Stenengard, et le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

    Par cet appui explicite, la Suède se joint à la plus grande majorité des pays membres de l’Union Européenne et à plus des deux tiers des Etats membres de l’ONU soutenant le plan marocain d’autonomie.

    Lire aussi I S.M. le Roi Mohammed VI initie une consultation nationale autour de l’actualisation de l’initiative d’autonomie

    Pour rappel, la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 31 octobre 2025, affirme qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la solution des plus réalisables à ce différend régional.

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    Economie

    Croissance, déficits, demande… les prévisions du HCP pour 2026

    by Jamal Chibli 20 janvier 2026
    written by Jamal Chibli

    Dans son Budget économique prévisionnel (BEP) 2026, rendu public le mardi 20 janvier, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a dressé le tableau de bord de l’économie marocaine pour 2026, avec une croissance attendue à 5% en 2026, après un taux de 4,7% estimé durant l’exercice écoulée.

    Cette accélération serait portée par la reprise du secteur agricole et la consolidation des performances des activités non agricoles, stimulée par le dynamisme de la demande intérieure dans un contexte de stabilité des prix, indique le HCP. Il s’agirait ainsi d’une phase d’accélération continue sur quatre années successives de la croissance économique.

    Le démarrage de la campagne agricole 2025/2026 a été marqué par un déficit pluviométrique notable. Néanmoins, les précipitations abondantes et bien réparties enregistrées à partir de fin novembre ont permis de rattraper ce retard, ce qui laisse entrevoir une campagne agricole plus prometteuse. De surcroit, ces conditions climatiques favorables devraient contribuer à reconstituer les réserves des barrages et à alimenter les nappes phréatiques.

    Lire aussi I Le Maroc défie la conjoncture mondiale et attire les capitaux étrangers

    En valeur, la croissance du PIB devrait passer de 6,7% en 2025 à 6,3% en 2026, donnant lieu à une inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB, de 1,3% en 2026 après 1,9% attendue en 2025.

    Demande intérieure

    Elle devrait croître de 5,7% en 2026, après 8% en 2025. Cette demande devrait contribuer de 6,3 points à la croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2026, après 8,7 points en 2025, confirmant son rôle de moteur central de l’économie nationale.

    Ainsi, la consommation finale des ménages devrait progresser de 4,4% en 2025 et de 4,1% en 2026, générant ainsi une contribution d’environ 2,5 points à la croissance, fait savoir la même source, notant que cette tendance serait attribuable notamment aux effets de la revalorisation salariale, à l’accroissement des revenus agricoles sous l’hypothèse d’une campagne supérieure à la moyenne et à l’atténuation des pressions inflationnistes, et ce dans un contexte de poursuite de l’attribution des aides sociales directes.

    Parallèlement, la consommation finale des administrations publiques devrait progresser de 5,7% en 2026, après 6,3% en 2025, contribuant de près de 1 point à la croissance. La consommation finale nationale devrait marquer une évolution avoisinant 4,5%, en décélération par rapport à 4,9% en 2025, soutenant la croissance de près de 3,5 points.

    Lire aussi | 2026, l’année de toutes les attentes

    Concernant l’investissement brut, il devrait maintenir sa contribution positive à la croissance du PIB entamée en 2023. Il serait soutenu principalement par les grands chantiers réalisés dans le cadre des préparatifs des grandes manifestations internationales, par le déploiement de la nouvelle Charte d’investissement, et par le maintien de l’effort d’investissement des établissements et entreprises publics (EPP).

    L’investissement brut devrait garder une croissance favorable en 2025 et 2026, affichant une hausse de 16,3% en 2025 et 8,7% en 2026, pour contribuer de 4,9 points à la croissance du PIB en 2025 et de 2,8 points en 2026.

    Déficit budgétaire

    Il devrait s’atténuer en 2026, pour se situer à près de 3,2% du produit intérieur brut (PIB), en amélioration par rapport à 3,6% en 2025. Cette évolution devrait ainsi consolider la trajectoire d’assainissement des finances publiques. L’accroissement prévu des recettes fiscales devrait contribuer à l’atténuation progressive du déficit budgétaire.

    Les recettes ordinaires devraient poursuivre leur tendance haussière, atteignant près de 23,8% du PIB en 2026 après 24,3% du PIB en 2025. Cette évolution devrait être soutenue par la hausse combinée des recettes fiscales et non fiscales.

    Lire aussi | L’inflation est restée sur un mouvement baissier au Maroc

    La progression des recettes fiscales, prévue à près de 20% du PIB en 2026 contre 19,6% en 2025, résulte de l’achèvement de la réforme fiscale structurelle entamée depuis 2021, complétée par de nouvelles mesures dans la Loi de Finances 2026 visant une meilleure mobilisation des ressources.

    Déficit commercial

    Il devrait connaître une aggravation pour atteindre 21,3% du produit intérieur brut (PIB) en 2025 et 21,1% en 2026 par rapport à 19,1% du PIB en 2024. « Dans ce contexte marqué par des incertitudes géopolitiques persistantes et par une croissance modérée en Europe, les perspectives du commerce extérieur de l’économie nationale pour 2025 et 2026 s’annoncent contrastées », souligne le BEP.

    En effet, les secteurs automobile et textile devraient être confrontés à des défis structurels découlant de la transition énergétique et de la faiblesse de la demande européenne, au moment où les exportations de phosphates et de produits agricoles et agroalimentaires devraient poursuivre leur tendance favorable.

    Le volume total des exportations des biens devrait enregistrer un ralentissement en 2025 avant de se redresser en 2026 à 6,7%. Cette évolution témoigne de la dynamique de l’offre exportable et de l’élargissement progressif de ses débouchés internationaux.

    Lire aussi | L’économie marocaine enregistre une croissance de 4% au T3-2025

    Pour sa part, le volume des importations des biens devrait maintenir sa tendance haussière suite à la vigueur de la demande intérieure. En effet, les importations de produits agricoles et agroalimentaires auraient connu une hausse modérée en 2025.

    Epargne nationale

    Elle devrait s’améliorer pour avoisiner 29,6% du produit intérieur brut (PIB) en 2025, puis 30,3% en 2026. Cette évolution tient compte des revenus extérieurs nets, qui devraient s’établir autour de 7% du PIB. L’épargne intérieure devrait se consolider pour atteindre 22,7% du PIB en 2025 et 23,3% en 2026.

    Cette dynamique serait portée par la croissance du PIB nominal attendue à 6,7% en 2025 et 6,3% en 2026, et par la consommation nationale qui progresserait en valeur de 5,7% et 5,5% respectivement en 2025 et 2026.

    Parallèlement, le taux d’investissement brut, qui devrait se situer à 32% du PIB puis 32,2% en 2026, pèserait sur le besoin de financement. Ce dernier devrait se creuser par rapport au niveau de 1,2 % du PIB en 2024, pour s’établir à 2,4% du PIB en 2025 avant de s’alléger à 1,9% du PIB en 2026.

    20 janvier 2026 0 comments
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    Politique

    Sa Majesté le Roi répond favorablement à l’invitation du président Trump pour devenir Membre Fondateur du Conseil de Paix

    by Challenge 19 janvier 2026
    written by Challenge

    Sa Majesté le Roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, a reçu une invitation du président américain Donald Trump pour se joindre, en tant que Membre Fondateur, au Conseil de Paix que le Président américain envisage de lancer comme initiative visant à « contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient et adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits dans le monde », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

    La participation à ce Conseil est réservée à un groupe restreint de leaders de stature internationale, engagés en faveur d’un avenir sûr et prospère pour les générations futures, précise le communiqué, ajoutant que cette invitation constitue une reconnaissance du leadership éclairé de Sa Majesté le Roi et de Sa Stature en tant qu’acteur de paix incontournable. Elle témoigne de la confiance dont jouit le Souverain auprès du Président des États-Unis et de la communauté internationale.

    Tout en saluant l’engagement et la vision du Président Donald Trump pour la promotion de la paix, Sa Majesté le Roi a bien voulu répondre favorablement à cette invitation. Dans ce contexte, le Royaume du Maroc ratifiera la Charte constitutive de ce Conseil.

    Le Conseil de Paix prendra la forme juridique d’une organisation internationale ayant pour ambition la promotion de la stabilité, la restauration de la gouvernance et la garantie d’une paix durable dans les zones touchées ou menacées par les conflits. Le mandat de cette structure majeure se fondera sur la coopération pratique, l’action effective et des partenariats orientés vers des résultats tangibles. La participation à ce Conseil se fait exclusivement sur invitation du Président des États-Unis.

    Par ailleurs, le Royaume du Maroc salue l’annonce du lancement de la deuxième phase du plan de paix global du Président Trump, ainsi que la création officielle du Comité national pour l’administration de Gaza comme organisme transitoire temporaire.

    Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, réitère son engagement constant en faveur d’une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient, permettant l’établissement d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant côte-à-côte et en paix avec Israël, conclut le communiqué.

    19 janvier 2026 0 comments
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