Investissement

Dynamique d’investissement : le nouveau plan des CRI !

Récemment, le ministre de l’Investissement, Mohcine Jazouli, lors d’une réunion de travail avec les CRI, a levé le voile sur la stratégie de dynamisation des Centres Régionaux d’Investissement.

Après le lancement de la charte de l’investissement il y a presque un an, avec pour objectif d’atteindre 550 MMDH d’investissements privés et 500 000 emplois à l’horizon 2026, le ministère poursuit ses objectifs. Récemment, à la suite d’une réunion de travail avec les 12 CRI, le ministère a annoncé, conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi que Dieu L’assiste, la mise en œuvre d’un nouveau palier de réforme des CRI. « La dynamique d’investissement, la relance économique et la création d’emploi doivent être accompagnées par des CRI 3.0 plus forts et mieux dotés, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté Le Roi, appelant de ses vœux les CRI à superviser l’intégralité du processus d’investissement et à en accroître l’efficience.

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Le premier palier de la réforme des CRI a permis d’opérer une transformation profonde des CRI et de les positionner en tant qu’acteur majeur pour la promotion de l’investissement, la promotion territoriale et le développement économique à l’échelle régionale. Le nouveau palier de réforme doit maintenant consolider ce positionnement, accélérer la croissance économique, la création d’emplois et le développement de tous les territoires », nous confie le Ministre.

Contacté par Challenge, l’économiste Mehdi Fakkir nous confie que « ce nouveau dispositif a pour objectif d’accompagner la charte d’investissement dans l’atteinte de ces objectifs. » Et de poursuivre : » l’idée est de repositionner davantage les CRI pour faciliter l’investissement ».

Réinvestissement des IDE : un potentiel sous-exploité !

Selon une récente étude du Policy Center for the New South (PCNS) intitulée « Réinvestissement des IDE au Maroc », le taux de réinvestissement au Maroc reste loin de la moyenne mondiale. « L’amélioration du climat des affaires ainsi que l’adoption des stratégies sectorielles orientées vers l’export ont encouragé de nombreuses firmes multinationales à s’installer au Maroc. Le stock des IDE est ainsi passé de 10 milliards de dollars en 2000 à 73 milliards de dollars en 2021, soit une croissance annuelle moyenne de 10% », soulignent les rédacteurs du rapport. Il faut savoir que l’un des critères pertinents qui permet de juger la pérennité des IDE dans un pays est le réinvestissement de leurs revenus issus d’un premier investissement.

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Ainsi, la lecture des données sur les revenus des IDE au Maroc révèle que les investisseurs directs sont moins enclins à réinvestir les bénéfices collectés et préfèrent cependant rapatrier leurs dividendes. Ceux-ci représentent une part moyenne de 75% durant ces deux dernières décennies. Et bien qu’elle ait enregistré une forte croissance entre 2005 et 2021, la part des bénéfices réinvestis demeure faible et ne dépasse pas 20 %, bien en dessous des moyennes constatées ailleurs dans le monde, présentant ainsi un manque à gagner pour l’économie marocaine.

 
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