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  • Douane, adii, facilités de cautionnement
    Finance publique

    Douanes: les recettes nettes en hausse de 7,1% à fin mars

    by Challenge avec MAP 13 avril 2026
    written by Challenge avec MAP

    Les recettes douanières nettes ont atteint 23,52 milliards de dirhams (MMDH) à fin mars, en hausse de 7,1%, comparativement à la même période un an auparavant, selon la Trésorerie Générale du Royaume (TGR).

    Ces recettes, qui proviennent des droits de douane, de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation et de la Taxe intérieure sur la consommation (TIC) sur les produits énergétiques, tiennent compte de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, précise la TGR dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP).

    Pour leur part, les recettes douanières brutes ont été de 27,19 MMDH à fin mars contre 21,95 MMDH un an auparavant, en hausse de 7,3% par rapport à leur niveau à fin mars 2025, poursuit la même source.

    Lire aussi | ONDA: vers une transformation stratégique du statut juridique

    Les recettes nettes des droits de douane réalisées à fin mars ont atteint 3,72 MMDH contre 3,8 MMDH un an auparavant, soit une diminution de 2,1%.

    S’agissant des recettes nettes provenant de la TVA à l’importation, elles se sont établies à 14,13 MMDH à fin mars 2026 contre 13,68 MMDH à fin mars 2025, enregistrant une hausse de 3,3%, alors que la TVA sur les produits énergétiques a enregistré une hausse de 0,5% et celle sur les autres produits une augmentation de 3,8%.

    Lire aussi | Quand la Bourse de Casablanca continue sa mue…

    Par ailleurs, les recettes nettes de la TIC sur les produits énergétiques ont atteint 5,66 MMDH contre 4,47 MMDH, en hausse de 26,6% par rapport à leur niveau à fin mars 2025, tandis que les recettes de la TIC sur les tabacs manufacturés se sont, quant à elles, chiffrées, à 3,02 MMDH contre 2,76 MMDH, en augmentation de 9,7% par rapport à un an auparavant.

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Transport

    ONDA: vers une transformation stratégique du statut juridique

    by Challenge 13 avril 2026
    written by Challenge

    La future transformation de l’Office national des aéroports (ONDA) en société anonyme, examinée en Conseil du gouvernement, marque une étape clé dans la modernisation du secteur public marocain. Derrière ce changement de statut, se joue une évolution plus profonde.

    Réuni le jeudi 9 avril dernier, le Conseil du gouvernement a examiné un projet de loi visant à transformer l’ONDA en société anonyme. Le texte a été présenté par le ministre du Transport et de la Logistique, conformément à l’ordre du jour publié par le Secrétariat général du gouvernement.

    Dans les détails, cette réforme acte un changement de statut majeur pour l’ONDA, qui bascule ainsi du régime d’établissement public à celui de société anonyme à participation publique. Une évolution qui s’inscrit dans la dynamique plus large de transformation des grands opérateurs publics marocains, engagée ces dernières années afin de renforcer leur performance, leur gouvernance et leur capacité d’investissement.

    Lire aussi | La FRMF et l’ONDA concluent un partenariat sur les déplacements des équipes nationales

    « Sur le plan financier, cette mutation ouvre des perspectives nouvelles. En adoptant une structure de société anonyme, l’ONDA pourra diversifier ses sources de financement, accéder plus facilement aux marchés de capitaux et nouer des partenariats stratégiques », nous confie une source.

    Notons que cette capacité est essentielle dans un contexte où les besoins d’investissement sont considérables, notamment pour accompagner les ambitions du Maroc à l’horizon 2030, marquées par l’organisation de grands événements internationaux et l’essor du tourisme. Sur le plan opérationnel, la réforme vise a activé une gouvernance inspirée des standards internationaux  

    13 avril 2026 0 comments
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    Bourse

    Quand la Bourse de Casablanca continue sa mue…

    by Ismail Saraoui 13 avril 2026
    written by Ismail Saraoui

    En rejoignant le cercle limité des places disposant d’un marché à terme, la Bourse de Casablanca marque une avancée majeure. cette innovation marque une nouvelle étape dans la montée en puissance de la place financière. Analyse.

    La crise financière mondiale de 2008 a marqué une rupture durable dans l’histoire récente de la Bourse de Casablanca. Si le Maroc avait été relativement épargné par les chocs systémiques bancaires observés dans les économies avancées, la place casablancaise n’a pas échappé aux effets indirects de la crise : retrait de la liquidité internationale, ralentissement de l’investissement privé, prudence accrue des investisseurs institutionnels et affaiblissement prolongé de la dynamique boursière.

    Après avoir atteint des niveaux historiques avant 2008, portés par une phase d’euphorie liée aux privatisations, aux grandes opérations financières et à l’essor des valeurs bancaires et immobilières, le marché entre dans une longue séquence de stagnation. « Entre 2009 et 2016, la Bourse de Casablanca évoluait dans un couloir étroit, marqué par une faible liquidité, des volumes en recul et une rareté des introductions en Bourse », nous confie Abdelmalek Benabdeljalil Vice-Président de Bmce capital. 

    Lire aussi | Maroc: l’Instance du Marché à terme a désormais son site web

    Aujourd’hui faut croire cette période disette est derrière nous puisque, la place boursière de Casablanca semble avoir retrouvé son dynamisme d’antan. Les récentes IPO de grands groupes de la place en témoigne la teneur. Pas que, récemment, la Bourse de Casablanca a encore fait parler d’elle.

    Elle est entrée dans le club très fermé des places financières dotées d’un marché à terme sur le continent. Dans les détails, ce dispositif a été déployé avec le soutien du ministère des finances, de Bank Al-Maghrib et de l’AMMC. Cette nouvelle infrastructure marque le passage d’un marché axé sur les transactions au comptant à un marché qui prend en charge les produits dérivés. Le premier instrument disponible est un contrat à terme lié à l’indice MASI.20, qui suit les principales sociétés cotées en bourse. Les contrats fonctionneront avec des exigences de marge et des ajustements de règlement quotidiens.

    Une nouvelle ère pour le marché

    « Nous entrons dans une nouvelle ère pour notre marché des capitaux », a déclaré Nasser Seddiqi DG de la Bourse de Casablanca dans le grand Journal de 2M. Le MAT représente une avancée structurelle pour l’ensemble de l’écosystème financier marocain. En introduisant des contrats à terme, il permet aux investisseurs d’anticiper les évolutions de marché, de se couvrir contre la volatilité et de diversifier leurs stratégies. Il contribue aussi à renforcer la liquidité et la transparence des échanges, en s’appuyant sur un dispositif réglementé et un écosystème structuré autour d’animateurs de marché et de membres agréés. « Aujourd’hui, on offre à l’investisseur la possibilité de maintenir sa position et d’avoir une couverture », précise le DG.

    Lire aussi | Marché à Terme: BMCE Capital réalise ses premières opérations

    Contacté par Challenge, Younes El Bacha, Directeur Gestion actions diversifié et international Red med Capital nous confie : « Cette nouvelle disposition introduit une transformation profonde des stratégies d’investissement. Jusqu’à le marché était dominé par les approches directionnelles, centré sur les achats et la détention de titre, la désormais les investisseurs dispose d’outils leur permettant de gérer leur exposition au marché ».

    Et d’ajouter : « Ces instrument leur permet de se couvrir contre les baisses et d’ajuster rapidement le niveau de risque d’un portefeuille sans céder les actions sous-jacentes. Donc, au-delà de ces aspects techniques, le marché à terme apporte une nouvelle lecture du marché en intégrant une dimension prospective.  Ce nouvel instrument permet de passer d’un marché essentiellement passif à un marché plus dynamique en intégrant des stratégies de couverture, d’arbitrage et de gestion tactique ».

    Il faut d’ailleurs rappeler que cette innovation constitue un levier stratégique pour renforcer l’attractivité du marché. La Bourse de Casablanca espère non seulement améliorer sa liquidité, mais aussi attirer de nouveaux profils d’investisseurs, notamment internationaux. L’introduction de ces produits dérivés favorise également l’émergence de stratégies d’investissement plus sophistiquées et contribue à approfondir le marché.

    Lire aussi | APSB: la place casablancaise entre dans une nouvelle ère, portée par le marché à terme et une ambition internationale affirmée [Vidéo]

    Pour rappel, ces instruments présentent cependant certains risques. « De manière générale, l’introduction des produits dérivés s’accompagne de risques significatifs, notamment liés à l’effet de levier. Si celui-ci permet d’amplifier les gains, il peut également accentuer fortement les pertes, exposant les investisseurs les moins expérimentés à des niveaux de risque élevés, en particulier en cas d’appel de marge. Par ailleurs, ces instruments reposent sur des mécanismes plus complexes que les actions traditionnelles. Leur utilisation nécessite une bonne maîtrise des notions de couverture, de valorisation », alerte EL Bacha.

    L’année 2025, point de départ de la relance.

    « Plus qu’un simple rebond conjoncturel, la performance actuelle de la Bourse de Casablanca s’inscrit dans une logique de rattrapage et de maturation après près de quinze années de sous-performance relative. Le retour des introductions en Bourse, l’élargissement de la base d’investisseurs et le franchissement du seuil symbolique des 1.000 milliards de dirhams de capitalisation traduisent une réappropriation progressive du marché des capitaux comme outil stratégique de financement et de création de valeur », précise une source.

    Lire aussi | Le chiffre d’affaires des sociétés cotées avoisine les 100 MMDH à fin 2025

    Pour beaucoup, l’exercice 2025 restera comme l’un des plus remarquables de l’histoire de la Bourse de Casablanca. Avec une progression annuelle de 25 % du MASI, une capitalisation boursière franchissant pour la première fois le seuil symbolique des 1.000 milliards de dirhams, et un regain inédit des introductions en Bourse, la place casablancaise s’impose comme l’un des marchés les plus dynamiques de la région. Dans un contexte marqué par la désinflation, la stabilité monétaire et la relance de l’investissement, le marché actions a offert aux investisseurs un environnement favorable à la valorisation et à la diversification. 

    La lecture sectorielle met en évidence une progression large et diffuse. Seuls quatre secteurs terminent l’année en territoire négatif — boissons, chimie, sociétés de placement immobilier et transport — tandis que l’ensemble des autres indices sectoriels enregistrent des hausses à deux chiffres. Une dynamique qui traduit une confiance généralisée dans les fondamentaux des entreprises cotées et dans la trajectoire macroéconomique du pays.

    Sur le plan des valeurs, l’année a été marquée par un contraste net entre envolées spectaculaires sur faibles volumes et performances solides adossées à une réelle profondeur de marché. Certaines petites capitalisations affichent des progressions impressionnantes, à l’image de Stokvis Nord Afrique (+500 %), Stroc Industries (+490 %) ou Fenie Brossette (+270 %), mais sur des échanges limités.

    Lire aussi I Marché à terme: Bank of Africa obtient le statut de Négociateur Compensateur

    À l’inverse, plusieurs titres ont conjugué hausse significative et volumes soutenus. Sonasid termine l’année en hausse de 124 %, avec 1,68 milliard de dirhams échangés. Résidences Dar Saada dépasse également les +100 %, portée par 3,6 milliards de dirhams de transactions. TGCC, après une augmentation de capital de 2,5 milliards de dirhams, s’impose comme l’une des valeurs phares de l’année, avec une progression de 91 % et un volume record de 11,14 milliards de dirhams.

    La liquidité constitue d’ailleurs l’un des faits saillants de l’exercice. Le volume annuel des échanges sur le marché central atteint 117 milliards de dirhams, contre 60 milliards en 2024, soit une hausse de 96 %. « Cette dynamique est fruit des grands évènements notamment la Coupe du monde, et sans oublier le nouveau modèle de développement qui en toile de fond soutien toute cette croissance », explique l’expert de BMCE CAPITAL MARKET.

    13 avril 2026 0 comments
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    Société

    «Chikaya Santé»: une version modernisée pour dénoncer les dépassements

    by Challenge 13 avril 2026
    written by Challenge

    Désormais, les citoyens disposeront d’un moyen plus efficace pour dénoncer les dépassements dans le secteur de la santé. Une version modernisée de la plateforme numérique «Chikaya Santé» a été lancée ce lundi 13 avril, en vue d’encourager les usagers à soumettre leurs réclamations via différents canaux : téléphone, site web, courrier électronique, WhatsApp ou SMS.

    Ce projet vise la mise en place d’un système national intégré, spécialisé dans la réception et le traitement des réclamations, que ce soit pour les établissements publics ou privés, indique le ministère de la Sante et de Protection, précisant qu’il comprend notamment un centre national d’écoute, appuyé par des outils numériques avancés, permettant un suivi précis et efficace des doléances.

    Ainsi, le ministère met à la disposition des citoyennes et des citoyens la plateforme numérique www.chikayasante.ma, ainsi que le numéro vert 0801 00 53 53, accessible par téléphone, via WhatsApp et par messages courts (SMS), pour le dépôt et le suivi des réclamations, garantissant ainsi une communication rapide et efficace avec ses services.

    Lire aussi | Amine Tehraoui amorce la mise à niveau du SAMU

    Le ministre de tutelle, Amine Tehraoui, a souligné, à cette occasion, que la modernisation de cette plateforme constitue une avancée majeure pour l’ancrage d’une culture de l’écoute au sein du système de santé. La finalité est de renforcer la confiance des usagers dans les services fournis, en garantissant une prise en charge rapide et efficace de leurs réclamations.

    Le nouveau système s’appuie sur des mécanismes avancés de suivi et de traitement, à travers le centre national d’écoute, organisé selon des standards professionnels rigoureux et soutenu par une plateforme numérique moderne assurant l’enregistrement et le suivi des réclamations. Quinze cadres, appuyés par deux superviseurs, sont mobilisés pour en assurer le bon fonctionnement. Ils sont chargés de la réception, de la classification, de l’enregistrement, de l’orientation et du suivi des réclamations, et ce, de manière méthodique jusqu’à leur traitement effectif.

    Il fonctionne grâce à des équipes pluridisciplinaires réunissant des cadres du ministère, ainsi que des ressources humaines issues du centre d’appel, en coordination avec une cellule centrale chargée de l’encadrement, du suivi stratégique et du traitement des réclamations complexes. Ainsi, l’effectif global dépasse vingt cadres, garantissant la continuité du service, l’accélération des délais de traitement et l’amélioration de la qualité des réponses apportées.

    Lire aussi | L’Agence marocaine du médicament dématérialise les démarches

    Le système repose également sur un circuit clair et intégré de traitement des dossiers à tous les niveaux du système de santé, incluant la coordination territoriale et la gestion des cas complexes aux niveaux régional et central, dans le respect des délais et avec un suivi rigoureux et transparent de chaque réclamation.

    13 avril 2026 0 comments
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    Pêche

    Les produits de la mer commercialisés chutent en volume à fin mars

    by Challenge 13 avril 2026
    written by Challenge

    Les produits de la mer commercialisés se sont établis à 89.895 tonnes (T) à fin mars 2026, en nette décélération (-34%) par rapport à la même période de l’exercice écoulé, selon les données de l’Office national des pêches (ONP). En valeur, la chute est moins brutale, avec des recettes de plus de 3,11 milliards de dirhams (MMDH), soit une baisse de seulement 3%.

    Il convient de rappeler que l’activité des bateaux de pêche, toutes tailles confondues, a été longtemps perturbée par les fortes intempéries enregistrées dans le Royaume au début de l’année.

    Par espèce, les valeurs des céphalopodes et des crustacés ont augmenté respectivement de 8% et 6%, tandis que celle des algues a baissé de 24% en un an. En revanche, les coquillages, les poissons pélagiques et le poisson blanc ont subi des pertes respectives de 56%, 43% et 15%.

    Lire aussi | Le Maroc se dirige vers la suspension temporaire des importations de blé tendre

    En termes de poids, l’ONP fait état d’une hausse des algues (+17% à 913 T), des céphalopodes (+3% à 25.841 T) et des crustacés (9% à 1.718 T), ainsi que d’un recul des coquillages (-56% à 19 T), des poissons pélagiques (-49% à 41.237 T), du poisson blanc (-30% à 20.167 T).

    Par ports, un total de 4.460 T de produits de la pêche côtière et artisanale a été débarqué dans les entrées portuaires méditerranéennes à fin mars 2026, en baisse de 4% comparativement à la même période un an auparavant. En valeur, ces ports ont reculé de 15% à plus de 208,50 millions de dirhams.

    S’agissant des ports situés sur l’Atlantique, ils ont baissé, en poids, de 35% à 85.435 T. En valeur, ils ont reculé de 2% à 2,90 MMDH.

    13 avril 2026 0 comments
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    Finance

    Maroc: la nouvelle recette pour réformer les finances publiques

    by Challenge 13 avril 2026
    written by Challenge

    Le Maroc se dote d’un cadre stratégique de réforme de la gestion des finances publiques (CSR-GFP) au Maroc pour la période 2026-2032, une sorte de feuille de route visant à consolider les acquis du système national en la matière et à améliorer durablement sa performance, sa soutenabilité et sa transparence.

    La nouvelle vision veut inscrire l’ensemble des interventions futures dans une vision stratégique unifiée, alignée sur les priorités nationales et les objectifs du Nouveau modèle de développement (NMD), d’après une note de présentation du ministère de l’Économie et des Finances.

    Ce cadre s’inscrit dans le prolongement de l’évaluation PEFA (Public Expenditure and Financial Accountability – Dépenses publiques et responsabilité financière) Agile Maroc 2024, réalisée en partenariat avec les partenaires techniques et financiers du Royaume, à savoir la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne et l’Agence française de développement.

    Lire aussi | Le Maroc se dirige vers la suspension temporaire des importations de blé tendre

    Les résultats de cette évaluation ont confirmé la solidité globale du système marocain de GFP et les progrès significatifs réalisés ces dernières années, notamment en matière de fiabilité budgétaire, de rigueur dans la préparation du budget et de maîtrise de son exécution, ainsi que dans l’intégration de la dimension genre dans la programmation budgétaire.

    Cette évaluation a, en parallèle, mis en évidence certains axes d’amélioration et souligné la nécessité de doter le pays d’une stratégie consolidée de réforme de la GFP et d’un plan d’action structuré, cohérent avec les priorités nationales.

    L’élaboration de ce cadre stratégique a reposé sur un processus de concertation approfondi associant l’ensemble des parties prenantes nationales, à savoir les directions du ministère de l’Économie et des Finances, la Cour des Comptes, le Parlement et les ministères et institutions concernés, avec l’appui des partenaires techniques et financiers précités.

    Lire aussi | Perturbations du marché mondial des engrais: quel impact sur le Maroc ?

    Ce processus a permis d’identifier les priorités stratégiques de réforme et de définir les orientations nécessaires pour accompagner la poursuite de la modernisation du système marocain de GFP.

    À cet effet, le cadre stratégique CSR-GFP 2026-2032 constitue un cadre de référence destiné à renforcer la gouvernance des finances publiques. Il s’articule autour de cinq axes stratégiques (la performance, la soutenabilité, la transparence, l’inclusivité -genre, climat et action territoriale-, ainsi que la coordination des réformes et la conduite du changement). Ces axes sont déclinés en seize orientations prioritaires.

    La mise en œuvre du cadre stratégique se traduira par l’élaboration d’un plan d’action triennal à horizon mobile, permettant d’adapter les actions engagées en fonction des résultats obtenus et de l’évolution du contexte national et international.

    Lire aussi | La NARSA nie l’envoi de SMS invitant les citoyens à payer des amendes routières

    Il sera adossé à un dispositif de pilotage coordonné et à un système rigoureux de suivi et d’évaluation, garantissant la cohérence des actions entreprises et la mesure de leur impact. À travers cette initiative, le Maroc réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la gouvernance financière publique, dans une perspective de consolidation de la transparence, de la redevabilité et de la soutenabilité des finances publiques, au service du développement économique et social du Royaume.

    13 avril 2026 0 comments
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    Agriculture

    Le Maroc se dirige vers la suspension temporaire des importations de blé tendre

    by Challenge 13 avril 2026
    written by Challenge

    Au regard des bonnes perspectives de l’actuelle campagne céréalière, le gouvernement Aziz Akhannouch se dirige vers la suspension temporaire des importations de blé tendre. Une décision qui devrait satisfaire les producteurs nationaux, confrontés à de grandes difficultés à cause de la succession des années de sécheresse.

    Cette mesure concernerait “la suspension des importations pendant les mois de juin et juillet, dans le but d’éviter un impact direct sur la récolte de cette saison, tout en assurant des conditions optimales pour la collecte, le stockage et la valorisation du produit national”, déclare une source bien informée à nos confrères de Hespress.

    Le gouvernement serait conforté dans cette démarche par l’accumulation « d’une série d’indicateurs sur une production significative » de diverses variétés de céréales, notamment le blé tendre, qui demeure la denrée la plus consommée et la plus prisée au Maroc.

    Lire aussi | Campagne agricole: une récolte exceptionnelle se profile à l’horizon

    Les conditions climatiques très favorables ayant prévalu cette année, avec une pluviométrie excédentaire après 7 années de sécheresse, devraient se traduire par une nette hausse de la production agricole, avait indiqué le Conseil de Bank-Al-Maghrib, au terme de première réunion trimestrielle en mars dernier.

    La récolte des trois principales céréales atteindrait, selon les estimations de la Banque centrale basées sur une superficie emblavée de 3,9 millions d’hectares, 82 millions de quintaux, alors que le gouvernement tablait seulement sur 70 millions de quintaux dans la Loi de finances 2026.

    Lire aussi | Ahmed El Bouari : «Le programme de la campagne agricole porte un message d’encouragement et d’espoir pour les agriculteurs et les éleveurs»

    Les cumuls pluviométriques enregistrés depuis la fin de l’année 2025 dépassent largement ceux des années précédentes, atteignant environ 360 mm au niveau national, soit une progression de plus de 50 % par rapport à la moyenne historique. 

    13 avril 2026 0 comments
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    International

    Après l’échec des négociations, Trump annonce un blocus d’Ormuz

    by Challenge 12 avril 2026
    written by Challenge

    Le président américain Donald Trump a ordonné dimanche un blocus naval américain du détroit d’Ormuz, accusant l’Iran de refuser de renoncer à ses ambitions nucléaires, après l’échec des pourparlers directs entre les deux camps à Islamabad qui visaient à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.

    S’il a affirmé que les discussions, de plus de 20 heures, s’étaient « bien » déroulées et que « la plupart des points avaient fait l’objet d’un accord », le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que Téhéran avait refusé de céder sur la question nucléaire. Il a réaffirmé être prêt à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes en l’absence d’accord.

    C’est notamment en accusant l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique – ce que dément Téhéran – que les Etats-Unis ont justifié l’offensive lancée avec Israël le 28 février, qui a déclenché une guerre régionale, faisant des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et secoué l’économie mondiale.

    Lire aussi | Moyen-Orient: négociations directes entre Américains et Iraniens

    Les Etats-Unis vont entamer un « processus de BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz » par lequel transitent une partie du pétrole, du gaz et des engrais mondiaux, a écrit le président américain dans sa première réaction à l’annonce dans la nuit de l’échec des négociations.

    Mais il n’a fourni aucune précision sur les modalités d’une telle opération, alors que ce passage stratégique est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre. Les Gardiens de la Révolution ont réagi en menaçant d’y piéger leurs ennemis dans un « tourbillon mortel », affirmant avoir « entièrement sous contrôle » le trafic du détroit.

    Téhéran a instauré de facto des droits de passage pour le franchir, et qu’il entend maintenir. Après avoir semblé ouvert à l’idée, Donald Trump a mis en garde jeudi l’Iran contre la mise en place de tout péage, une option par ailleurs jugée « inacceptable » par l’Union européenne et qui divise dans le Golfe.

    Lire aussi | Trump annonce une suspension des frappes contre l’Iran qui accepte de rouvrir Ormuz

    Samedi, l’armée américaine a affirmé que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit dans une opération préalable à son déminage. Selon des données de suivi de MarineTraffic, un navire de guerre américain a franchi le détroit, tandis que des centaines de navires de commerce restent bloqués dans le Golfe.

    En Iran, après six semaines de bombardements, des rationnements en pain ou essence et une coupure d’internet d’une durée inédite imposée par les autorités, l’échec des négociations est un coup. « Nous sommes envahis par le désespoir et le sentiment d’impuissance. Nous en avons assez de cette incertitude », réagit depuis Téhéran Nahid, femme au foyer de 60 ans qui s’exprime sous le couvert de l’anonymat.

    Dès l’annonce de l’impasse des pourparlers directs, le Pakistan, médiateur clé, a appelé au maintien de la trêve de deux semaines convenue entre Téhéran et Wahsington mercredi. Dans la foulée, les appels internationaux se sont multiplié dimanche pour que les Etats-Unis et Iran restent sur la voie diplomatique. Côté américain ou iranien, personne ne s’est exprimé sur le devenir de ce cessez-le-feu qui doit expirer le 22 avril.

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    Alors que les délégations iraniennes et américaines ont toutes deux quitté le Pakistan, elles n’ont pas fermé la porte à une poursuite des tractations. « Nous repartons d’ici avec une proposition très simple, une approche qui constitue notre offre finale et la meilleure que nous puissions faire », a lancé le vice-président américain JD Vance avant de quitter Islamabad. « Nous verrons si les Iraniens l’acceptent ».

    Challenge (Avec AFP)

    12 avril 2026 0 comments
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Transport

    La NARSA nie l’envoi de SMS invitant les citoyens à payer des amendes routières

    by Challenge avec MAP 12 avril 2026
    written by Challenge avec MAP

    L’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) a nié l’envoi de SMS contenant un lien électronique revoyant vers son site pour le paiement d’amendes pour infractions routières, affirmant qu’il s’agit d’un faux lien.

    « Suite à la diffusion récente de messages vocaux, selon lesquels certains citoyens auraient reçu des SMS contenant un lien renvoyant vers le site web de la NARSA pour le paiement des amendes relatives aux infractions routières relevées par les radars fixes, l’Agence nationale de la sécurité routière informe l’ensemble des citoyens et citoyennes qu’elle n’offre aucun service de ce type et qu’elle n’a absolument aucun lien avec ces SMS », indique un communiqué de l’agence.

    De même, le site web mentionné est faux et usurpe l’identité d’un service officiel qui ne s’inscrit nullement dans l’éventail des services numériques fournis par la Narsa à ses usagers, précise la même source.

    Lire aussi | M-AUTOMOTIV lance l’EXEED VX PHEV au Maroc

    À cet égard, la NARSA invite tous les citoyens et usagers de la route à faire preuve de la plus grande vigilance face à ce type de SMS ou de liens électroniques suspects, en s’abstenant de cliquer dessus et en vérifiant les adresses des sites officiels.

    L’Agence appelle également tous les usagers à ne saisir ni partager aucune information personnelle ou donnée sensible, notamment des informations bancaires ou des mots de passe sur ces sites suspects, comme elle recommande de signaler immédiatement toute opération suspecte ou liée à cette affaire aux autorités compétentes, conclut le communiqué. 


    12 avril 2026 0 comments
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    Entreprises & Marchés

    Paiement digital: le Maroc accélère-t-il vraiment son inclusion financière ?

    by Wafaa Mellouk 12 avril 2026
    written by Wafaa Mellouk

    Les infrastructures progressent, les volumes augmentent et les institutions multiplient les initiatives. Pourtant, dans la vie quotidienne, le cash continue de dominer largement les usages au Maroc. Pour Karim Zaitouni, CEO de SisPay S.A. et OnePay S.A., le sujet n’est plus seulement technologique : il touche à la culture, au coût, à l’informel et à la valeur concrète perçue par les usagers. En clair, digitaliser le paiement ne revient pas simplement à déployer des outils, mais à transformer une économie entière.

    Il existe, dans le paysage marocain, une scène presque banale qui dit tout de l’état actuel des paiements : un urbain habitué aux applications règle un déjeuner sur son smartphone, puis paie en espèces son garagiste ou l’épicier du quartier. Cette coexistence n’a rien d’anecdotique. Elle reflète une économie à deux vitesses, où la modernité numérique progresse sans avoir encore renversé le règne du billet.

    Sur le papier, pourtant, les signaux sont encourageants. Selon Bank Al-Maghrib, la plateforme de compensation et de virement instantané, le PCVI, a traité 16,3 millions d’opérations en 2024 pour un montant de 61,7 milliards de dirhams. Le système interbancaire de télé-clearing a, lui, atteint 136,3 millions de transactions, en hausse de 16,1% sur un an. La banque centrale relève également une progression des usages scripturaux, avec 226 millions de paiements par carte bancaire en 2024, pour 93 milliards de dirhams, contre 192 millions d’opérations et 82 milliards un an plus tôt. 

    Lire aussi | E-paiements: Al Barid Bank et Chari signent un partenariat stratégique

    Cette dynamique confirme que le Maroc n’est pas immobile. Elle ne suffit pas, en revanche, à conclure à une bascule massive des usages. Le même rapport de Bank Al-Maghrib montre que la forte hausse des transactions via comptes de paiement et mobile wallet a été largement soutenue par les transferts sociaux. En 2024, les opérations effectuées via les M-Wallets ont atteint 19,7 millions, pour 3,9 milliards de dirhams, contre 9,7 millions et 2,2 milliards en 2023. La progression est nette, mais elle reste encore tirée en partie par des usages impulsés institutionnellement. 

    Pour Karim Zaitouni, l’erreur serait justement de réduire le sujet à une simple question d’équipement. «On commet souvent l’erreur d’aborder la domination du cash comme un problème technique», explique-t-il. Selon lui, le taux de bancarisation, le nombre de TPE ou la connectivité comptent, bien sûr, mais ils ne suffisent pas à expliquer pourquoi le cash reste aussi central. Ce qui résiste, au fond, ce sont des habitudes, des arbitrages économiques et un rapport très concret à la simplicité.

    La lecture des données internationales va dans le même sens. La Banque mondiale rappelait déjà que l’inclusion financière du Maroc avait progressé sensiblement ces dernières années : 44% des Marocains avaient accès à un compte en 2021, contre 29% en 2017, tandis que la part des usagers ayant recours aux paiements digitaux était passée de 17% à 30% sur la même période. La progression est réelle, mais elle montre aussi que l’ouverture de comptes et le déploiement des rails de paiement ne se traduisent pas automatiquement par un changement profond et généralisé des pratiques. 

    Trois racines profondes de la résistance du cash

    Pour Karim Zaitouni, la première force du cash est presque invisible parce qu’elle semble évidente : sa simplicité. L’argent liquide ne suppose ni apprentissage, ni réseau, ni interface. Il est immédiatement compréhensible, immédiatement disponible. Cette idée de simplicité perçue revient d’ailleurs dans les travaux d’AfricaNenda sur le Maroc : plusieurs utilisateurs interrogés évoquent la peur de se tromper, d’envoyer de l’argent au mauvais destinataire ou de ne pas savoir corriger une erreur, autant d’éléments qui nourrissent la prudence face au digital. 

    Lire aussi | M-paiement: les habitudes ont la peau dure au Maroc !!!

    Deuxième facteur : l’informel. Dans une économie où une part significative de l’activité fonctionne encore hors des radars fiscaux et administratifs, la traçabilité n’est pas spontanément perçue comme un bénéfice. Elle peut être vécue comme un risque. Karim Zaitouni le résume clairement : digitaliser, pour beaucoup d’acteurs, c’est aussi devenir visible. Dès lors, la résistance n’est pas un simple conservatisme; elle relève d’un calcul économique.

    Troisième facteur, enfin : la valeur perçue. «Le vrai obstacle n’est pas le manque de technologie, c’est l’absence de raison suffisante pour changer », souligne-t-il. Tant que payer en digital n’apporte ni avantage tangible, ni gain de temps décisif, ni incitation forte, le cash demeure rationnel aux yeux d’une grande partie des ménages et des petits commerçants.

    3 questions à Karim Zaitouni,CEO de SisPay S.A. et OnePay S.A.

    Challenge : Pourquoi le cash reste-t-il dominant au Maroc malgré les efforts de digitalisation ? 
    Karim Zaitouni : On fait souvent l’erreur d’expliquer la domination du cash par des raisons techniques : manque de TPE, bancarisation insuffisante ou connectivité limitée. Bien sûr, ces facteurs existent, mais ils ne sont pas le cœur du problème.
    Le vrai sujet, c’est que le cash reste la solution la plus simple et la plus immédiate pour la majorité des Marocains. Il ne nécessite aucun apprentissage, aucune infrastructure, aucune dépendance à un réseau. Il fonctionne toujours.
    Tant que le paiement digital ne sera pas perçu comme plus simple ou plus utile que le cash, il ne remplacera pas les habitudes existantes. »

    Challenge : Quels sont aujourd’hui les principaux freins à l’adoption des paiements électroniques chez les commerçants ?
    K.Z. : Du côté des commerçants, les freins sont très concrets, et surtout économiques. Accepter le paiement digital a un coût : commissions, équipement, maintenance. Pour un petit commerçant, cela revient parfois à payer pour encaisser son propre argent.
    À cela s’ajoute un autre élément clé : la traçabilité. Digitaliser les paiements, c’est rendre une partie de son activité visible. Pour certains acteurs, cela peut être perçu comme un risque, notamment dans un environnement où l’informel reste important.
    Enfin, il y a un problème structurel : si peu de clients paient en digital, le commerçant n’a pas intérêt à s’équiper. Et si les commerçants ne sont pas équipés, les clients ne prennent pas l’habitude. On reste bloqué dans un cercle où personne ne fait le premier pas. 

    Challenge : Que faut-il changer pour atteindre une adoption massive du paiement digital au Maroc d’ici 2030 ?
    K.Z. : Le point clé, c’est de changer de logique. Aujourd’hui, on raisonne encore trop en termes d’équipement : combien de terminaux, combien d’applications, combien d’infrastructures.
    Mais équiper ne suffit pas. Il faut créer de la valeur. Il faut que le paiement digital apporte un avantage clair, que ce soit en termes de coût, de simplicité ou d’accès à d’autres services comme le crédit ou l’assurance.
    Les expériences internationales le montrent très bien : le paiement ne décolle vraiment que lorsqu’il devient la porte d’entrée vers quelque chose de plus utile.
    Le vrai défi, ce n’est pas de digitaliser pour digitaliser. C’est de donner aux utilisateurs particuliers comme commerçants une raison concrète de changer leurs habitudes.

    12 avril 2026 0 comments
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    Enseignement

    Save the date: le Forum EHTP-Entreprises dédié au développement territorial (14/16 avril)

    by Challenge 12 avril 2026
    written by Challenge

    Alors que le développement territorial s’impose comme une priorité nationale, le Forum EHTP-Entreprises choisit, à juste titre, de lui consacrer sa 29ème édition (14/16 avril à Casablanca), placée sous le thème “L’ingénieur marocain acteur d’un développement territorial équilibré fondé sur l’expertise technique et la responsabilité sociale”.

    Les étudiants de l’École Hassania des Travaux Publics vont, ainsi, accueillir des personnalités de divers horizons pour débattre des mécanismes à même de positionner l’ingénieur marocain au cœur d’un aménagement du territoire innovant et équitable.

    Le Forum EHTP-Entreprises réunit, chaque année, des acteurs majeurs du monde professionnel et économique, ainsi que des experts et chercheurs, pour débattre des enjeux et défis actuels du marché du travail, particulièrement les missions dévolues aux ingénieurs en termes de renforcement de la résilience et de la souveraineté du Maroc.

    Lire aussi | TPE au Maroc: un «cercle vicieux» de fragilités structurelles

    L’événement, totalement organisé par les étudiants, se veut une plateforme de dialogue et d’échange, favorisant la synergie entre étudiants, jeunes diplômés, entreprises et institutions. Il constitue un espace privilégié de networking où les talents marocains pourront rencontrer les acteurs clés de leur domaine et découvrir les perspectives d’évolution offertes par un marché en pleine expansion.

    Le Forum EHTP-Entreprises demeure, aussi, une opportunité unique pour les étudiants de l’EHTP, ainsi que pour les entreprises participantes. Il offre une occasion précieuse de rencontrer les employeurs potentiels et d’établir des contacts stratégiques pour leur avenir professionnel.

    12 avril 2026 0 comments
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    Entreprises & Marchés

    Perturbations du marché mondial des engrais: quel impact sur le Maroc ?

    by A. Maïssour 12 avril 2026
    written by A. Maïssour

    La guerre au Moyen-Orient et ses répercussions sur le détroit d’Ormuz ont provoqué des perturbations majeures sur le marché mondial des engrais. L’arrêt de plusieurs complexes industriels dans le Golfe et les tensions sur les routes maritimes, ont provoqué une pénurie de l’offre et une flambée des prix des fertilisants. Cette pénurie renforce le rôle du Maroc en tant que fournisseur clé et stable des engrais et lui ouvre des opportunités s’il arrive à s’assurer des sources d’approvisionnement des intrants.

    L’escalade des troubles géopolitiques au Moyen-Orient a provoqué un choc significatif sur les marchés mondiaux des engrais. D’une part, la production des fertilisants est fortement concentrée dans cette zone du monde, qui dispose d’importantes ressources en gaz et en phosphates. Les pays du Golfe arabo-persique assurent la production de près de la moitié du soufre commercialisé dans le monde, un tiers de l’urée et près d’un quart de l’ammoniac. Or dans la région, plusieurs complexes industriels qui produisent ces fertilisants ont dû interrompre leurs activités à la suite de frappes militaires. D’autre part, les hostilités ont provoqué la perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz qui est cruciale pour l’approvisionnement mondial en engrais, avec environ 30% des exportations mondiales d’engrais azotés qui transitent par ce détroit. « Une perturbation qui touche en premier lieu l’Asie et l’Afrique, mais qui fait peser, à moyen terme, une double menace sur la sécurité alimentaire mondiale à travers un rétrécissement de la disponibilité des engrais et une hausse de leurs prix », avertit le Directeur général adjoint de l’OMC, Jean-Marie Paugam.

    Lire aussi | Les Etats-Unis sollicitent le Maroc pour les engrais

    La fermeture du détroit d’Ormuz et l’arrêt brutal des exportations des pays, comme l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis, a produit un effet de rareté immédiat et a entrainé une hausse des prix des engrais et du gaz qui reste un composant essentiel à la production d’engrais, notamment azotés. D’autres facteurs ont également contribué à cette crise, notamment les restrictions de la Chine qui utilise régulièrement des quotas et des contrôles pour limiter ses exportations d’urée ou de phosphates afin de garantir la disponibilité d’engrais sur son marché intérieur.

    Face aux défaillances de certains fournisseurs, le Maroc est devenu une alternative fiable sur le marché mondial. Il a considérablement augmenté ses exportations vers plusieurs régions, notamment les États-Unis, l’Amérique du Sud, l’Europe, l’Afrique et certains pays d’Asie. De plus, sa situation géographique lui permet d’être un fournisseur sûr, sans avoir à traverser de zones de conflit. Cette crise est donc une véritable opportunité pour le Maroc de se repositionner sur le marché mondial des engrais en augmentant sa part de marché et en renforçant ses partenariats internationaux. Dans cette configuration, notre champion national, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), en disposant de 70% des réserves mondiales de phosphates, bénéficie d’un avantage comparatif direct et peut donc transformer cette ressource en un outil clé de la diplomatie économique et stratégique.

    Selon le think tank américain The Middle East Forum, «Le Maroc, en tant que principal fournisseur mondial de phosphates de haute qualité, joue un rôle incontournable pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement américaines et occidentales, notamment dans les secteurs agricoles et industriels sensibles ». La reclassification du phosphate et de la potasse sur la liste américaine des minéraux critiques confirme ce positionnement stratégique. «En intégrant ces ressources dans le cadre de la sécurité nationale et industrielle, les États-Unis reconnaissent l’importance de maintenir un lien étroit avec le Royaume », précise The Middle East Forum. Cette décision permet de sécuriser l’approvisionnement américain et, plus largement, de renforcer le rôle du Maroc comme partenaire fiable.

    Lire aussi | Des agriculteurs américains appellent à la fin des droits compensateurs sur les engrais marocains

    Le Centre International de Développement des Engrais estime que le Maroc constitue une solution crédible face à cette menace, en raison de son statut de producteur majeur d’engrais phosphatés. Cette position stratégique lui confère un avantage important dans un marché sous tension. L’Inde, par exemple, a récemment conclu des accords à long terme portant sur l’importation d’environ 2,5 millions de tonnes (MT) d’engrais phosphatés auprès du Maroc, dans le cadre d’une stratégie visant à assurer la continuité de sa production agricole et à compenser la baisse des exportations chinoises.

    La production d’engrais phosphatés par l’OCP repose sur une combinaison chimique où l’ammoniac et le soufre sont des intrants indispensables pour transformer le phosphate en engrais. Or, ces deux éléments clés sont massivement importés, en grande partie, depuis des zones aujourd’hui affectées par les tensions géopolitiques. En 2024, l’OCP a assuré auprès des pays du Golfe, 40% de ses besoins en ammoniaque (3 MT), et 48% de ses besoins en soufre (9 MT). Par conséquent, si la perturbation des flux d’ammoniac et de soufre se prolonge, la contrainte pèsera très lourd dans la capacité à garantir la continuité d’approvisionnement dans un marché sous tension. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’accélération des projets liés à l’hydrogène et à l’ammoniac vert à Jorf Lasfar et Tarfaya (14 MM $ d’investissement) afin de sécuriser l’ensemble de la chaîne de valeur, en internalisant un intrant critique aujourd’hui exposé aux aléas géopolitiques.

    Ainsi, pour le Maroc la situation présente à la fois des risques et des opportunités. D’un côté, la hausse des coûts énergétiques et du soufre peut renchérir la production d’engrais phosphatés. De l’autre, la tension sur les marchés mondiaux peut renforcer la valeur stratégique de l’offre marocaine. L’augmentation des recettes issues des phosphates et des engrais, tant en termes de prix que de volume, pourrait compenser, au moins partiellement, la facture énergétique. Elle renforcera également la position du Maroc en tant que partenaire clé de la sécurité alimentaire mondiale et consolidera ses relations avec des puissances majeures telles que les États-Unis, l’Inde et le Brésil. 

    Les agriculteurs américains exigent l’annulation des droits compensateurs à l’encontre des engrais marocains 
    Plus de 40 organisations agricoles américaines ont interpellé le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick (photo), le 20 mars 2026. Elles exigent la révocation des droits compensateurs frappant les importations de phosphate en provenance du Maroc et de Russie. Les signataires, représentant notamment les producteurs de maïs, de blé et de soja, estiment que ces barrières douanières aggravent dangereusement la situation économique des exploitants locaux. Les signataires soulignent que restreindre l’accès à ces approvisionnements alternatifs provoque une pénurie artificielle qui fait mécaniquement exploser les prix.

    12 avril 2026 0 comments
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