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  • Société

    Aswak Assalam lance «Khayrat Bladna» en faveur des coopératives

    by Challenge CP 6 mars 2026
    written by Challenge CP

    Aswak Assalam, filiale du Groupe YNNA, annonce aujourd’hui le lancement de « Khayrat Bladna », une initiative nationale dédiée à la promotion des produits du terroir issus des coopératives marocaines, en partenariat avec l’Agence pour le Développement Agricole (ADA).

    Dans ce cadre, le magasin Aswak Assalam Hay Riad accueille, du 4 au 17 mars, cet événement qui met à l’honneur le savoir-faire des coopératives marocaines, rapproche producteurs et consommateurs et propose aux visiteurs une immersion authentique dans les richesses du terroir national.

    Pendant deux semaines, les visiteurs pourront découvrir une large sélection de produits emblématiques du terroir marocain, proposés par plusieurs coopératives : miel, amlou, dattes, couscous, épices, safran, huiles ainsi que des produits cosmétiques naturels. L’événement constitue ainsi une opportunité privilégiée de valoriser les produits locaux tout en soutenant l’économie sociale et solidaire.

    Aujourd’hui, le Maroc compte plusieurs coopératives agricoles opérant dans le secteur des produits du terroir, qui représentent un levier essentiel de création de revenu et d’inclusion économique, notamment dans les zones rurales.

    Lire aussi | Les coopératives génèrent 3% du PIB au Maroc, selon une responsable

    « Les coopératives jouent un rôle essentiel dans la valorisation des produits du terroir et dans le développement d’une économie plus inclusive. À travers l’initiative “Khayrat Bladna”, Aswak Assalam souhaite leur offrir une vitrine privilégiée au sein de la distribution moderne et contribuer à rapprocher les producteurs des consommateurs. Cette démarche s’inscrit pleinement dans l’engagement du Groupe Ynna en faveur du Made in Morocco et du développement des filières locales. » déclare Abdelkrim Tassine, Administrateur d’Aswak Assalam.

    Depuis la signature, en 2019, d’une convention de partenariat avec l’Agence pour le Développement Agricole, Aswak Assalam s’engage activement dans la promotion et la commercialisation des produits du terroir.

    Aujourd’hui, l’enseigne propose, à travers ses 15 magasins au Maroc, plus de 1 000 produits issus de presque 45  coopératives marocaines, provenant de différentes régions du Royaume, contribuant ainsi à la valorisation du patrimoine agricole national.

    Lire aussi | One Retail fait l’acquisition de l’enseigne marocaine Dahab Coffee

    « Nous saluons l’initiative d’Aswak Assalam qui offre aux coopératives une belle opportunité de présenter leurs produits au grand public et de renforcer leur visibilité auprès des consommateurs. Ce type d’événement contribue concrètement à la promotion des produits du terroir et au développement de l’économie sociale et solidaire. » souligne El Mahdi Arrifi, Directeur Général de l’Agence pour le Développement Agricole.

    Au-delà de cet événement, Aswak Assalam poursuit son engagement en faveur de la promotion des coopératives marocaines et de la valorisation des produits du terroir.  Dans cette dynamique, Aswak Assalam accorde une place importante aux produits issus des coopératives au sein de ses magasins, à travers des corners dédiés et des espaces de mise en avant spécifiques, permettant aux clients de découvrir plus facilement la richesse et la diversité du terroir marocain.

    6 mars 2026 0 comments
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    Franchise

    Le boulevard Ghandi à Casablanca abrite le premier magasin Real Madrid au Maroc

    by Rachid Boutaleb 6 mars 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Dévoilée il y a quelques mois par le journal espagnol El Confidencial, l’arrivée au Maroc du concept Uno By Real Madrid se précise enfin pour son premier flagship et son emplacement.

    Ce concept, en cours d’implantation dans notre pays en collaboration avec Iniciativa Santa Cruz, une société détenue et dirigée par l’homme d’affaires Felix Sancho, un proche de la direction du club madrilène, devra finalement voir le jour sur le célèbre boulevard Ghandi à Casablanca, et plus précisément au rond-point Longchamps.

    Ce site, stratégiquement situé sur un terrain de plus de 1.000 m², abritera un édifice entièrement aux couleurs du Club Royal et qui offrira un service de restauration rapide inspiré de la gastronomie madrilène, ainsi que des produits de la Boutique Real Madrid tels que connus à travers l’Espagne (tee-shirts, shirts, espadrilles, joggings, accessoires divers…).

    Lire aussi I Lions de l’Atlas: Walid Regragui fait ses adieux, Mohamed Ouahbi à la barre

    Ce flagship marocain, qui ouvrira ses portes fin 2026, sera le premier du genre en Afrique, sachant que le Maroc est le deuxième pays, après le Mexique en octobre 2023, à accueillir la franchise Uno By Real Madrid. Mais la direction de la Maison Blanche nourrit de fortes ambitions d’expansion à l’international à l’horizon 2030, malgré ce démarrage un peu timide, en comptant sur une accélération des implantations de sa marque grâce à une dizaine d’autres accords signés avec d’autres franchisés à travers le monde.

    Au Maroc, après le site du boulevard Ghandi à Casablanca, le franchisé marocain compte s’attaquer à Tanger, qui abrite une très forte communauté de fans des Merengues, pour y ouvrir un autre point de vente.

    6 mars 2026 0 comments
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    Actualité

    Inauguration de nouveaux tribunaux: un nouveau souffle pour la Justice

    by Abdelaziz Bouabid 6 mars 2026
    written by Abdelaziz Bouabid

    Tribunaux engorgés, délais interminables, l’objectif d’ouvrir de nouvelles juridictions est clair et louable. De nouvelles juridictions viennent d’être ainsi inaugurées à Béni Mellal et à Ben Ahmed dans le cadre d’une justice au service du citoyen, renforçant par la même occasion la confiance dans l’institution judiciaire.

    C’est la traduction concrète des promesses d’une justice de proximité : le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, s’est attelé le 20 février 2026 à lancer un ensemble de nouvelles juridictions dans les villes de Béni Mellal et Ben Ahmed.  

    À Béni Mellal, ce sont deux tribunaux, le tribunal administratif de première instance et celui du commerce de première instance, qui ont été inaugurés. Alors qu’à Ben Ahmed, c’est un nouveau siège dédié à la section de la justice de la famille qui est désormais opérationnel. Si l’objectif avoué des deux juridictions est différent, l’initiative s’inscrit dans la spécialisation judiciaire et la consolidation du rôle des justices administrative, commerciale et de la famille. 

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    Le Garde des Sceaux s’est félicité du fait que « Béni Mellal est un centre commercial et agricole et il est de son droit d’avoir un tribunal administratif et commercial afin de rapprocher la justice des citoyens. De même, nous avons inauguré le tribunal de Ben Ahmed, qui était un jalon historique que nous avons préservé. Nous préparons une vision de projet pour regrouper les tribunaux et construire un complexe judiciaire à Beni Mellal, en accord entre nous, la région et d’autres institutions. J’espère que l’inauguration du tribunal d’appel administratif et commercial aura lieu à Beni Mellal». 

    Ces tribunaux de commerce, sont censés, en plus des commerçants et artisans, traiter les difficultés des exploitants agricoles de la région et venir en aide aux  entreprises à bout de souffle.

    Ces tribunaux flambant neufs sont équipés d’appareils dernier cri et d’équipements de dernière génération, répartis dans des salles d’audience aménagées, des bureaux administratifs équipés, des espaces d’accueil et d’orientation, sans oublier les systèmes de surveillance, de communication et des réseaux informatiques performants. Un pas de plus dans le chantier de transformation numérique du système judiciaire, qui devrait sans aucun doute améliorer la qualité des services et d’accélérer le traitement des dossiers, pour réduire les délais, un des reproches majeurs qui sont faits au système judiciaire.

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    Par la même occasion, Ouahbi a dévoilé la répartition des renforts envoyés dans chacune de ces nouvelles juridictions avec l’affectation de cadres judiciaires et administratifs qualifiés et spécialisés, dont la mission est d’assurer un démarrage efficace et de fournir des prestations répondant aux attentes des usagers, dans le cadre d’une justice efficiente.

    Le renforcement des infrastructures judiciaires au niveau territorial a été lancé en 2022, dans le cadre des efforts de modernisation du service public de la justice et de l’amélioration de ses performances. A l’époque, deux décrets avait été promulgués pour la construction d’autres tribunaux dans plusieurs villes du Royaume, dont Ouarzazate, Errachidia, Safi, Essaouira, Agadir, Taroudant, Tétouan, Chefchaouen, Beni Mellal, Oujda, Figuig et Al Hoceima, dans le cadre du rapprochement des services judiciaires des citoyens. En tout cas, pour résorber l’engorgement des tribunaux, la réforme proposée par le ministre de la Justice est  bien lancée.

    6 mars 2026 0 comments
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    Sommaire

    Challenge N°1005• Du 6 au 12 mars 2026

    by Challenge 6 mars 2026
    written by Challenge

    DOSSIER
    Spécial 8 mars : Génération dirigeantes

    Actu
    ACNOA-OCA : La paix par le sport et la culture

    Interview
    Sami Romdhane, Country Manager de Visa au Maroc

    Diplomatie
    Le Maroc et la Belgique partagent plus qu’une relation diplomatique

    Scanner – Actualité
    Genève : Plébiscite pour le plan d’autonomie marocain
    Ftour Pluriel : Convergence heureuse de toutes nos spiritualités
    Guerre au Proche/Moyen-Orient : Prémices d’un embrasement général

    Entreprises & Marchés
    Entreprises : La dynamique entrepreneuriale marocaine face au défi de l’impact réel
    Idarati X.0 : Un nouveau puzzle dans la brique de l’administration en ligne
    Brèves Business
    Marrakech : Un Hackathon pour réinventer la mémoire et valoriser le patrimoine

    Automobile
    Marché automobile : Une croissance confirmée en février 2026
    Stellantis : Pertes record en 2025, rebond en vue en 2026
    Stratégie : Renault Group lance son plan stratégique futuREady

    Magazine
    Société : Femmes et Islam : entre texte et contexte
    International : États-Unis d’Amérique et Israël : une étrange similitude
    Brèves culture

    6 mars 2026 0 comments
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    Franchise

    One Retail fait l’acquisition de l’enseigne marocaine Dahab Coffee

    by Challenge CP 6 mars 2026
    written by Challenge CP

    One Retail, filiale de H&S Group, annonce l’acquisition de 100% des actions et des droits de vote des sociétés Be Cafetal et Dahab Industrie, opérant sous la marque Dahab, dans le cadre du renforcement de son pôle Restauration & Coffee Shops de l’ambition de structurer des enseignes marocaines à fort potentiel de croissance.

    Dahab est une enseigne marocaine de coffee shops reconnues du grand public, disposant d’un réseau national de 104 points de vente et adossée à un dispositif intégré d’approvisionnement et de transformation de café.

    À noter que l’opération demeure soumise à la réalisation de conditions suspensives, notamment l’obtention de l’autorisation du Conseil de la Concurrence.

    Dahab, une marque nationale solidement implantée

    Fondée en 2011 à Tétouan, Dahab s’est progressivement imposée comme une marque marocaine accessible et conviviale, largement adoptée par les consommateurs. L’enseigne figure aujourd’hui parmi les acteurs de référence du marché du café au Maroc, grâce à une proposition de valeur alliant qualité, compétitivité des prix et proximité.

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    Au-delà de son réseau de points de vente couvrant l’ensemble du territoire national, Dahab développe également un canal CHR dédié aux professionnels. La marque s’appuie par ailleurs sur une plateforme intégrée basée à Tétouan, couvrant l’importation, la torréfaction et la distribution du café, lui permettant de maîtriser l’ensemble de sa chaîne de valeur et de soutenir durablement la performance de son réseau.

    Accélération du développement du pôle Restauration & Coffee Shops

    À travers cette acquisition, One Retail ambitionne d’accompagner Dahab dans une nouvelle phase de croissance structurée, en mobilisant ses expertises en développement de réseaux, en excellence opérationnelle et en pilotage de marques retail.

    Les principaux leviers de création de valeur porteront notamment sur : l’accélération du déploiement national du réseau ; le renforcement des capacités opérationnelles et logistiques ; l’optimisation des formats d’exploitation et de la performance des points de vente et l’amélioration continue de l’expérience client.

    L’intégration de Dahab permettra également de générer des synergies avec les autres enseignes du portefeuille de One Retail, en particulier Venezia Ice, renforçant ainsi la cohérence et la profondeur du pôle Restauration & Coffee Shops.

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    Saad Builler, Directeur Général de Dahab, a déclaré : « Ce rapprochement marque une nouvelle étape dans le développement de Dahab. L’adossement à One Retail et, plus largement, à H&S Group, nous permettra d’accélérer l’expansion du réseau et de renforcer notre organisation, tout en préservant l’ADN de la marque et ses fondamentaux. »

    Moncef Belkhayat, Président-Directeur Général de H&S Group, ajoute : « L’acquisition de Dahab s’inscrit dans notre volonté de structurer un pôle Restauration & Coffee Shops solide et cohérent. Dahab est une marque marocaine populaire, dotée d’un savoir-faire reconnu et d’un maillage territorial étendu. Notre ambition est d’accompagner son développement tout en préservant sa proximité avec les consommateurs et les valeurs qui ont fait son succès. »

    Une opération alignée avec la stratégie de build-up du Groupe

    Cette opération s’inscrit pleinement dans la stratégie de build-up menée par One Retail, visant à constituer un portefeuille d’enseignes leaders sur des segments porteurs du retail au Maroc.

    Dans un contexte de transformation des habitudes de consommation et de structuration progressive du marché du café, l’intégration d’une marque nationale disposant d’un réseau étendu et d’une plateforme intégrée constitue un levier stratégique majeur pour renforcer l’écosystème retail du Groupe et bâtir un avantage compétitif durable.

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    Dans le cadre de cette acquisition, l’équipe de management de Dahab demeure inchangée, avec Saad Builler en qualité de Directeur général, accompagné de Brahim Asuik, Directeur du développement commercial et des coffee shops, ainsi que de Lahoucine Agnaou, Directeur de la qualité.

    Renforcement du capital et de la gouvernance de One Retail

    Parallèlement à cette opération de croissance externe, One Retail franchit une nouvelle étape dans sa structuration avec l’entrée de Badr Kanouni à son capital et à sa gouvernance, au niveau de la holding. Diplômé en finance de l’ISCAE, Badr Kanouni débute sa carrière dans le secteur

    privé où il a notamment dirigé une multinationale industrielle avant d’occuper, pendant plus de douze ans, les fonctions de président du directoire du Groupe Al Omrane, où il a piloté de grands programmes structurants à l’échelle nationale. Il poursuit ensuite son parcours dans le secteur industriel et siège aujourd’hui au sein de plusieurs conseils d’administration. Son expertise reconnue en gouvernance, structuration financière et développement stratégique constitue un atout majeur pour accompagner l’expansion de One Retail.

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    Badr Kanouni rejoint ainsi Majid Benjelloun, Ali et Omar Benabdallah en tant que Vice-Président du pôle One Retail, dirigé par Hicham Kitane, CEO. « L’arrivée de Badr Kanouni renforce notre gouvernance et notre capacité d’exécution. Notre ambition est claire : bâtir un groupe retail intégré, agile et performant, capable d’atteindre un milliard de dirhams de chiffre d’affaires à l’horizon 2026 », conclut Moncef Belkhayat, Président du pôle One Retail. De son côté, Badr Kanouni déclare : « Je suis heureux de rejoindre One Retail à un moment clé de son développement. La structuration multi-métiers du Groupe, alliée à une vision ambitieuse et à une gouvernance solide, offre un socle robuste pour bâtir un acteur retail de référence. »

    Objectifs à horizon 2026

    À l’horizon 2026, One Retail ambitionne de compter: 300 points de vente opérationnels, 1.000 collaborateurs  et 1 milliard de dirhams de chiffre d’affaires.

    Lors de cette transaction, les cédants ont été accompagnés par Amine Omary, associé de Fidunion Maroc en qualité de conseil financier et par Me Hatim al Khatib sur la partie juridique. One Retail a été conseillé par Deloitte Financial Advisory pour les aspects comptables, Filali Kadiri & Associés pour le volet juridique et Hdid & Associés pour le volet fiscal.

    6 mars 2026 0 comments
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    Dossier

    Réforme des marchés de gros: fin des intermédiaires et des spéculateurs ?

    by Adama Sylla 6 mars 2026
    written by Adama Sylla

    Face à la flambée des prix des fruits et légumes, les ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture préparent un projet de loi ambitieux pour réformer les marchés de gros afin de protéger le consommateur et soutenir les producteurs. Objectif : réduire l’influence des intermédiaires et des spéculateurs, moderniser les infrastructures et sécuriser la chaîne de commercialisation. Avec de nouveaux marchés pilotes et des circuits plus transparents, cette réforme promet de rendre les prix plus justes tout en renforçant la traçabilité et la qualité des produits agricoles.

    Tomates, pommes de terre, concombres, oranges ou bananes : ces dernières années, peu de produits ont échappé à la flambée des prix. La tension est particulièrement palpable en période de forte consommation, notamment durant le Ramadan, où la demande explose et met sous pression l’ensemble des circuits d’approvisionnement.

    Face à cette situation, la réforme des marchés de gros s’impose comme un dossier prioritaire. La lutte contre les intermédiaires et les spéculateurs entre dans une nouvelle phase. Les autorités, conscientes de la pression croissante sur le pouvoir d’achat, annoncent une refonte en profondeur des circuits de commercialisation des produits agricoles.

    Lire aussi I Lions de l’Atlas: Walid Regragui fait ses adieux, Mohamed Ouahbi à la barre

    Le ministère de l’Intérieur a décidé de sévir contre un phénomène ancien, régulièrement dénoncé par les producteurs, les commerçants et surtout les consommateurs : la multiplication des intermédiaires, accusés d’alourdir les marges entre le champ et l’étal. La hausse des prix à des niveaux jugés inédits aurait accéléré la prise de décision politique.

    Une architecture héritée des années 1960

    Pour comprendre l’ampleur du chantier, il faut remonter à l’origine du système. L’organisation actuelle des marchés de gros date des années 1960, à une époque où les prix étaient administrés pour répondre à des problèmes d’approvisionnement des villes.

    Depuis, le modèle a peu évolué. Il repose sur un passage quasi obligé par les marchés de gros, censés assurer le contrôle sanitaire et la régulation des flux. En pratique, ce système a favorisé l’émergence d’un corps d’intermédiaires agréés disposant d’un pouvoir considérable.

    Aujourd’hui, avant qu’un fruit ou un légume n’atterrisse dans l’assiette du consommateur, il peut transiter par six à sept intervenants : producteur, « Guerraj » (premier collecteur), stockiste, mandataire, grossiste, semi-grossiste puis détaillant ou marchand ambulant. À chaque étape, une marge s’ajoute.

    Lire aussi I Le secteur de la construction prévoit une amélioration de l’activité et de l’emploi

    Pour Abdeslam Touhami, Economiste, le constat est sans appel : la chaîne logistique et commerciale demeure longue, coûteuse et peu transparente. Les intermédiaires concentrent l’essentiel de la valeur ajoutée, au détriment des agriculteurs et des consommateurs. «Nous sommes tout simplement en face d’une longue chaîne logistique et commerciale, qui demeure archaïque et dans laquelle les intermédiaires concentrent l’essentiel de la valeur ajoutée, aux dépens des agriculteurs et des consommateurs. Et ce système ne date pas d’aujourd’hui. Il a été mis en place durant les années 1960, c’était l’époque où les prix étaient administrés parce qu’il se posait des problèmes d’approvisionnement dans les villes », dit-il.

    «Avant que les fruits et légumes n’atterrissent dans l’assiette de la ménagère, il faut compter pas moins de sept intermédiaires. Ce qui ne peut être que pénalisant pour le consommateur et l’agriculteur », précise Abdeslam Touhami. Pour un membre de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc, cette complication du circuit de distribution et de commercialisation des fruits et légumes nuit beaucoup aux filières agricoles.

    Pourtant, plusieurs membres de la Fédération marocaine des associations des marchés de gros des fruits et légumes, grossistes et détaillants, refusent de parler d’intermédiation dans le circuit de commercialisation des produits agricoles frais. Selon eux, il ne s’agit de rien d’autre que de la loi du marché. Et pourtant, ces intermédiaires existent et sont même très nombreux.

    Le poids économique des marchés de gros

    Le Maroc compte environ 30 marchés de gros structurés et 8 marchés parallèles non structurés. Au total, 38 marchés de gros de fruits et légumes voient transiter près de 3,5 millions de tonnes par an, soit environ 30 % de la production nationale.

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    Leur chiffre d’affaires annuel atteindrait 7 milliards de dirhams, dont 400 millions alimentent les budgets des collectivités territoriales. Ce poids économique explique la sensibilité du dossier : toute réforme touche à des intérêts installés depuis des décennies.

    En parallèle, 828 souks hebdomadaires, majoritairement situés en milieu rural, continuent de fonctionner avec des infrastructures limitées, offrant un terrain favorable aux circuits informels et à la spéculation.

    Trois piliers pour refonder le système

    La réforme en préparation repose sur trois axes majeurs :

    1. Une nouvelle législation destinée à encadrer plus strictement les marchés de gros et à clarifier le statut des intervenants. Une commission conjointe regroupant les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Industrie travaille à l’élaboration d’un projet de loi de réorganisation.

    2. Un mode de gestion modernisé, fondé sur des cahiers des charges exigeants, une gouvernance plus professionnelle et des partenariats avec les collectivités territoriales et le secteur privé.

    3. Un processus de vente transparent et contrôlé, permettant aux agriculteurs d’accéder directement aux marchés pour écouler leur production, réduisant ainsi le nombre d’intermédiaires.

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    L’objectif est clair : limiter l’influence des spéculateurs et réduire les écarts injustifiés entre le prix à la production et celui payé par le consommateur.

    Vers des marchés de nouvelle génération

    La réforme prévoit la création de 12 marchés de gros de nouvelle génération, dotés d’infrastructures modernes, de capacités logistiques adaptées et de systèmes de traçabilité performants.

    Rabat devrait ouvrir la voie avec un marché pilote dont la construction est presque achevée. Ce projet est appelé à servir de modèle pour les autres régions, avec un fonctionnement basé sur la transparence des transactions et un accès direct des producteurs.

    Les nouveaux cahiers des charges insistent sur l’amélioration des conditions sanitaires, la sécurisation des transactions et la digitalisation des procédures. L’ambition est de transformer les marchés de gros en véritables plateformes logistiques régionales.

    Le diktat des intermédiaires

    Dans le système actuel, certains intermédiaires disposent d’un pouvoir stratégique. Les « Guerraj », souvent dotés de moyens de transport, de stockage et de liquidités, achètent la production directement aux agriculteurs, parfois en situation de faiblesse financière.

    Les propriétaires de hangars et de chaînes de froid jouent également un rôle clé. Détenant les capacités de stockage, ils peuvent acheter lorsque les prix sont bas, conserver la marchandise et la revendre plus tard avec une marge substantielle. Ce mécanisme peut créer artificiellement des tensions sur l’offre et contribuer à la flambée des prix.

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    Les mandataires des marchés de gros, quant à eux, perçoivent des commissions sur les transactions et collectent des taxes pour le compte des collectivités. Leur statut, hérité d’un arrêté de 1965, fait aujourd’hui l’objet de vives critiques, certains dénonçant une situation de rente (voir encadré).

    Producteurs en position de faiblesse

    Les agriculteurs, notamment les petits exploitants, se retrouvent souvent contraints de vendre rapidement des produits périssables pour faire face à leurs charges. Faute de fonds de roulement, de moyens de transport ou de stockage, ils n’ont pas toujours la capacité de négocier.

    Résultat : le prix payé au producteur peut représenter la moitié, voire le tiers, du prix final à la consommation. Les risques climatiques, les aléas logistiques et les coûts des intrants aggravent cette fragilité.

    C’est pourquoi la réforme des marchés de gros s’accompagne de programmes de soutien déployés depuis 2021 : appui aux intrants agricoles, alimentation et abreuvement du cheptel, protection sanitaire gratuite, et reconstitution du cheptel national.

    En 2025, les petites exploitations de moins de 10 hectares ont bénéficié de 70 % des incitations du Fonds de développement agricole, pour une enveloppe d’environ 2,2 milliards de dirhams. Le Crédit Agricole propose également des crédits saisonniers et des mécanismes de traitement de l’endettement.

    Une baisse des prix réellement possible ?

    Les autorités estiment que la récente hausse des prix s’explique en partie par des facteurs conjoncturels : difficultés d’accès aux champs en raison des précipitations, perturbations du transport et tensions ponctuelles sur l’offre.

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    Avec l’amélioration des conditions climatiques et le renforcement des soutiens aux éleveurs, une baisse notable de certains prix est attendue. Mais au-delà des facteurs conjoncturels, c’est bien la structure même du circuit de commercialisation qui est en cause.

    La réussite de la réforme dépendra de sa capacité à briser les rentes, à instaurer une concurrence réelle et à garantir une transparence totale des transactions. Elle suppose aussi un accompagnement financier et logistique des producteurs, afin qu’ils puissent réellement se passer des intermédiaires.

    Une transformation structurelle aux enjeux sociaux

    La réforme des marchés de gros qui sera menée en coordination avec le ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Industrie et du Commerce, ne se limite pas à une question technique. Elle touche à l’équilibre économique et social du monde rural et urbain. Elle interroge la répartition de la valeur dans la chaîne agricole et la capacité de l’État à réguler un secteur stratégique.

    Mettre fin au diktat des intermédiaires et des spéculateurs constitue une ambition forte. Reste à savoir si le nouveau cadre législatif et les marchés de nouvelle génération suffiront à transformer des pratiques enracinées depuis plus d’un demi-siècle.

    Entre modernisation des infrastructures, transparence des transactions et soutien accru aux agriculteurs, le Maroc engage une réforme structurante. Pour les consommateurs, l’enjeu est simple : payer un prix plus juste. Pour les producteurs, il s’agit de récupérer une part équitable de la valeur qu’ils créent.

    La question demeure : cette réforme marquera-t-elle réellement la fin des intermédiaires et des spéculateurs, ou simplement une recomposition du système ?

    Marchés de gros : la rente des intermédiaires au cœur du système

    Dans la chaîne de commercialisation des fruits et légumes, le rapport de force penche rarement en faveur du producteur. «Face à des agriculteurs dépourvus de moyens et compte tenu du caractère périssable du produit, le cultivateur est en position de faiblesse. Pour combler ses dettes, il vend au premier acheteur venu sans pouvoir maximiser sa rentabilité», explique un membre de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (ASPAM).
    Sur le terrain, le premier maillon s’appelle le « Guerraj ». Doté de liquidités, de camions et d’un réseau local bien huilé, il sillonne les exploitations et rachète les récoltes. Une fois la marchandise collectée, direction les marchés de gros, où interviennent les propriétaires de hangars et de chaînes de froid. Ces derniers sont considérés comme de véritables faiseurs de marché : celui qui contrôle le stockage contrôle le tempo.
    Dans un secteur où la marchandise est hautement périssable, la capacité de conservation devient un levier stratégique. Acheter à bas prix en période d’abondance, stocker, attendre la tension sur l’offre puis revendre avec une marge confortable : le mécanisme est connu. Il peut même provoquer des pénuries artificielles et alimenter des flambées de prix.
    Au sommet du dispositif figurent les mandataires ou « intermédiaires agréés », dont le statut remonte à un arrêté du 22 mai 1965. Initialement conçus pour assurer le contrôle sanitaire et la régulation du marché, ils sont devenus, selon leurs détracteurs, les bénéficiaires d’une rente institutionnalisée. « Ce sont des intermédiaires forcés, contrôlant toutes les transactions via les marchés de gros, passage obligé pour ces produits », déplore Dr Bouazza Kherati, Président de la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur (FMDC).
    Ces intermédiaires prélèvent 7,24 % de la valeur totale de la marchandise, dont 6 % reversés aux collectivités locales. La loi ne leur autorise qu’1 % pour leur propre compte, mais ils en percevraient 1,24 %, selon des professionnels du secteur, en plus d’un prélèvement de 0,24 % de TVA jugé illégal par certains acteurs.
    À Casablanca, ils étaient près de quarante à exploiter une vingtaine de carreaux. La moitié a disparu, mais l’activité a été transmise aux familles, alors que le texte fondateur ne prévoit pas cet héritage. Théoriquement, ces postes devraient être attribués tous les trois ans par concours. Dans les faits, aucune sélection n’aurait eu lieu depuis plus de trente ans.
    «Trouvez-vous logique que ces intermédiaires, qui ne recherchent ni clients ni marchandise, se remplissent ainsi les poches?», s’indigne un responsable associatif. Entre rente historique et absence de concurrence, le système cristallise aujourd’hui les critiques et alimente le débat sur la réforme des marchés de gros.

    Fruits et légumes : cap sur 12 marchés nouvelle génération d’ici 2030
    La modernisation des marchés de gros de fruits et légumes, engagée en 2021 à l’échelle nationale, entre dans une phase décisive. Après plusieurs années de préparation, le chantier prend forme sur le terrain, avec une nouvelle génération de plateformes appelées à transformer en profondeur les circuits de commercialisation agricole.
    Quatre marchés sont actuellement en phase de finalisation, qu’il s’agisse de construction ou de réhabilitation. Il s’agit de Rabat, Tétouan, Dakhla et El Jadida. Ces infrastructures pilotes devraient bientôt entrer en activité et servir de vitrine au nouveau modèle voulu par les pouvoirs publics.
    En parallèle, cinq autres projets sont encore à l’étude : Meknès, Berkane, Casablanca, Beni Mellal et Agadir. Ces futurs marchés s’inscrivent dans une stratégie progressive de redéploiement territorial visant à corriger les déséquilibres actuels.
    Pour 2026, le ministère de l’Agriculture prévoit de mobiliser une enveloppe de 140 millions de dirhams. Cette dotation permettra non seulement de lancer l’activité des quatre marchés en voie d’achèvement, mais également d’engager les travaux de construction ou de réhabilitation des cinq plateformes en préparation.
    La première pierre de cette réforme avait été posée en 2021, avec la signature d’un accord-cadre entre le ministère de l’Agriculture et celui de l’Industrie pour concevoir des marchés de gros « nouvelle génération ». L’ambition : rompre avec les modèles vieillissants et mettre en place des plateformes plus accessibles aux acheteurs, mieux sécurisées et organisées selon des standards modernes de gestion.
    Ces nouveaux marchés doivent fonctionner comme de véritables hubs logistiques régionaux, intégrant des infrastructures améliorées, des espaces rationalisés et des systèmes de gestion plus performants. L’objectif est double : fluidifier les transactions et renforcer la transparence des opérations.
    Au-delà de l’aspect infrastructurel, la réforme vise également à corriger une couverture territoriale jugée déséquilibrée. Certains bassins de production restent insuffisamment connectés aux circuits formels, favorisant l’essor de circuits parallèles qui pèsent sur la qualité et contribuent à la volatilité des prix.
    À l’horizon 2030, le ministère ambitionne de mettre en service 12 nouveaux marchés de gros régionaux. Ils remplaceront progressivement les 38 marchés actuellement en activité à travers le Royaume. 

    6 mars 2026 0 comments
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    Sport

    Lions de l’Atlas: Walid Regragui fait ses adieux, Mohamed Ouahbi à la barre

    by Jamal Chibli 5 mars 2026
    written by Jamal Chibli

    C’est officiel. Le sélectionneur Walid Regragui a annoncé, jeudi 5 mars, son départ de la tête des Lions de l’Atlas, au cours d’une cérémonie hommage présidée par le patron de la FRMF, Fouzi Lekjaa, qui a, par la même occasion, présenté son remplaçant à la barre technique de l’équipe nationale, qui n’est autre que Mohamed Ouahbi, champion du monde avec les U20.

    Peu avant cette soirée ramadanesque, Regragui a posté sur ses réseaux sociaux une vidéo retraçant ses moments forts avec les Lions de l’Atlas, en guise d’adieu au public marocain. En effet, il aura marqué l’histoire du football marocain, en emmenant les Lions de l’Atlas aux demi-finales de la Coupe du Monde 2022 au Qatar et à la finale de la CAN-2025, après 22 ans d’absence. Son parcours aura été entaché par la douloureuse élimination en huitième de finale de la CAN-2023 en Côte d’Ivoire.

    « Mon départ, aujourd’hui, s’inscrit dans une logique d’évolution et non pas de renoncement, le tout pour le bien de notre football », a déclaré Regragui. Et de relever:: «J’ai toujours donné le meilleur de moi-même et fait preuve de l’engagement total que cette équipe mérite».

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    Il a mis en avant que les réussites du football marocain sont le résultat de la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à travers la mise en place des moyens et des infrastructures nécessaires pour que le football marocain puisse briller au plus haut niveau mondial.

    De son côté, le président de la FRMF a souligné que «les réalisations de Walid avec la sélection nationale resteront gravées dans les mémoires des futures générations comme un véritable exploit du ballon rond marocain».

    Depuis sa prise de fonction en septembre 2022, Regragui a œuvré à changer les mentalités pour inculquer la culture de la gagne dans les rangs de l’équipe nationale et, par-delà, à l’ensemble des catégories de jeunes. C’est le chainon qui manquait au football national, après des années de travail stratégique et systémique pour se payer une place dans la cour des grands.

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    Ce changement de paradigme a permis aux sélections de briller aux plans continental et international: champion du monde U20, médaille de bronze aux Jeux olympiques de Paris, champion d’Afrique des U23, champion d’Afrique des U17, finaliste des U20. L’équipe nationale féminine a disputé deux finales de la CAN et un huitième de finale de Coupe du Monde en 2023 en Australie.

    Quoiqu’il en soit et au-delà des polémiques et des relations conflictuelles avec une partie des médias, qui ne lui ont jamais facilité la tâche, Walid Regragui restera à jamais dans les annales du ballon rond marocain et quittera la tête haute l’équipe nationale, qui fait désormais partie du gratin mondial en tant que 8ème du classement FIFA.  

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    Un travail reconnu par son successuer, Mohamed Ouahbi, qui l’a remercié «du fond du cœur», en tant que Marocain, «pour ce que tu nous as fait vivre». Tout en se disant conscient des attentes, Ouhabi s’est engagé «à travailler avec sérieux, humilité, et surtout beaucoup beaucoup de patriotisme pour continuer de faire progresser l’équipe, qui a déjà énormément progressé et comme c’est une équipe jeune, je pense qu’elle peut encore le faire davantage, pour rendre le peuple fière de son équipe nationale». Rendez-vous, dans trois semaines, pour les matches amicaux contre l’Equateur et le Paraguay !

    5 mars 2026 0 comments
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    International

    Détroit d’Ormuz: la clause de non-assurabilité au cœur du risque maritime !

    by Ismail Saraoui 5 mars 2026
    written by Ismail Saraoui

    Dans le contexte de l’escalade des tensions autour de l’Iran, plusieurs zones stratégiques du Moyen-Orient ont récemment été reclassées comme zones maritimes à haut risque par les assureurs internationaux. Cette décision active la clause de non-assurabilité. Récemment une liste récente des zones à haut risque (assurance maritime) a été publié par les assureurs maritimes internationaux et le Joint War Committee. On vous explique.

    Ces dernières semaines, plusieurs zones stratégiques du Moyen-Orient ont été reclassées comme zones maritimes à haut risque par les assureurs internationaux. Cette décision, prise notamment par le Joint War Committee, organe de référence du marché de l’assurance maritime de Londres, a pour conséquence directe d’activer ce que les « juristes appellent la clause de non-assurabilité. Lorsque le niveau de risque dépasse un certain seuil – guerre ouverte, attaques contre des navires ou menace militaire directe – les assureurs peuvent considérer que certains événements ne peuvent plus être couverts dans des conditions normales », explique Gilles Fromageot nouveau DG d’AXA Assurance Maroc.

    Cette mécanique juridique et financière, peu connue du grand public, agit en réalité comme un baromètre des tensions géopolitiques. Lorsque les assureurs revoient leur couverture ou se retirent d’une zone, c’est souvent le signe que le risque perçu a atteint un niveau critique.

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    Dans le cas du détroit d’Ormuz, par exemple, cette évolution prend une dimension particulière. Car ce passage maritime constitue l’un des points névralgiques de l’économie mondiale : une part considérable du pétrole et du gaz exportés par les pays du Golfe transite chaque jour par ce corridor maritime étroit mais stratégique. Pour comprendre les enjeux de cette situation, nous analysons la clause de non-assurabilité dans l’assurance maritime, les mécanismes qui conduisent les assureurs à classer certaines zones comme non assurables, ainsi que les implications économiques et géopolitiques d’une telle décision dans une région aussi stratégique que le Golfe Persique.

    L’assurance maritime, un pilier du commerce mondial

    Le transport maritime représente aujourd’hui près de 90 % des échanges commerciaux mondiaux. Des hydrocarbures aux matières premières, en passant par les produits manufacturés et les denrées alimentaires, l’essentiel de la circulation des marchandises repose sur un réseau dense de routes maritimes. Mais derrière cette circulation se cache un dispositif financier et juridique complexe : l’assurance maritime. Depuis plusieurs siècles, les armateurs, les affréteurs et les opérateurs logistiques s’appuient sur des compagnies d’assurance pour couvrir les risques liés à la navigation.

    Naufrages, collisions, catastrophes naturelles, piraterie ou accidents industriels font partie des aléas inhérents au transport maritime. L’assurance permet de mutualiser ces risques et de sécuriser les investissements. « Dans la pratique, aucun navire commercial ne peut naviguer sans couverture assurantielle. Les ports, les banques et les partenaires commerciaux exigent systématiquement des garanties financières avant d’autoriser un navire à opérer. L’assurance constitue donc une condition préalable à l’activité maritime », nous confie une source dans le Shipping. Cette architecture repose en grande partie sur le marché de l’assurance londonien, qui demeure l’un des centres mondiaux de l’assurance maritime.

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    Des institutions spécialisées y évaluent en permanence les risques géopolitiques et sécuritaires susceptibles d’affecter les routes commerciales. Parmi elles, le Joint War Committee joue un rôle central. Cet organisme regroupe des représentants des assureurs maritimes et publie régulièrement des listes de zones considérées comme présentant un risque élevé de conflit ou d’attaque. Récemment, le JWC a ajouté les eaux entourant Bahreïn, Djibouti, le Koweït, Oman et le Qatar aux zones à haut risque, selon le communiqué.

    Le JWC a décidé de revoir ces zones lors d’une réunion lundi « au vu des récents événements », a déclaré le secrétaire du comité, Neil Roberts, ajoutant que les zones géographiques concernées faisaient partie de celles évaluées où les navires sont « exposés à un risque accru de périls liés à la guerre ». Même son de cloche -du côté de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui a appelé les compagnies maritimes à « éviter » la région du Golfe, qui voit transiter environ 20 % du pétrole mondial (20 millions de barils par jour), 20% du gaz naturel liquéfié, mais aussi 33% des engrais mondiaux.

    « Lorsque ces régions sont placées sur cette liste, les compagnies d’assurance peuvent décider d’augmenter fortement les primes, d’imposer des garanties spécifiques ou, dans les cas extrêmes, de suspendre toute couverture. C’est précisément dans ce contexte qu’intervient la clause de non-assurabilité », explique notre source.

    La clause de non-assurabilité : un mécanisme juridique face au risque extrême

    La clause de non-assurabilité constitue l’un des instruments juridiques utilisés par les assureurs pour limiter leur exposition à des risques jugés exceptionnels. « Dans un contrat d’assurance, elle prévoit que certains événements ne peuvent pas être couverts si leur probabilité ou leur intensité dépasse les capacités de mutualisation du système assurantiel », explique notre expert du Shipping. Dans le domaine maritime, cette clause est particulièrement liée aux risques de guerre. Si un navire chargé de pétrole venait à être détruit dans une zone de conflit, le montant des dommages pourrait atteindre plusieurs centaines de millions de dollars.

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    Dans ces conditions, les assureurs peuvent considérer que le risque n’est plus compatible avec les principes de l’assurance traditionnelle. La mutualisation des risques repose en effet sur une certaine prévisibilité statistique. Or, la guerre introduit un niveau d’incertitude qui échappe aux modèles actuariels classiques. C’est pourquoi les contrats d’assurance maritime comportent souvent des clauses spécifiques liées aux risques de guerre et aux zones de conflit. Lorsque ces risques deviennent trop élevés, les assureurs peuvent activer la clause de non-assurabilité et refuser toute couverture pour les navires opérant dans la zone concernée.

    « Aujourd’hui il faut quand même expliquer par exemple dans le cas du détroit détroit d’Ormuz, ce sont les opérateurs, qui ont cette garantie tout risque qui peuvent continuer d’opérer. Il peut arriver que quand les assureurs sont dans une situation extrême, ils décident avec notification qu’ils ne couvrent plus les zones de guerre », nous confie notre source.

    Il faut d’ailleurs noter que les primes d’assurance contre les risques de guerre dans le Golfe ont été multipliées par cinq ces derniers jours par rapport à la semaine précédente – avant que les États-Unis et Israël ne commencent leurs frappes aériennes contre l’Iran –, ajoutant ainsi des centaines de milliers de dollars de coûts supplémentaires à chaque expédition. Dans le cas d’Ormuz Le coût de cette assurance, qui représentait jusqu’ici 0,25 % de la valeur d’un navire, pourrait grimper à 0,375 %

    5 mars 2026 0 comments
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    Assurances

    AXA Afrique Atlantique: Casablanca au cœur d’une nouvelle stratégie régionale

    by Ismail Saraoui 5 mars 2026
    written by Ismail Saraoui

    Le groupe d’assurance AXA franchit une nouvelle étape dans son développement sur le continent africain avec la mise en place d’une organisation régionale baptisée AXA Afrique Atlantique. Créée en 2025, cette nouvelle entité regroupe cinq marchés stratégiques : le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Gabon.

    Un an après son lancement, le groupe tire un premier bilan marqué par une phase de structuration destinée à poser les bases d’un modèle régional intégré et plus performant.  Au cœur de ce dispositif, Casablanca a été choisie comme hub stratégique. C’est dans la capitale économique marocaine que sont installés le pilotage régional et le comité exécutif. Ce choix traduit l’ambition d’AXA de faire du Maroc un centre de décision et d’expertise pour ses activités en Afrique Atlantique. L’objectif est clair : mutualiser les compétences, harmoniser les pratiques entre les différents marchés et accélérer la prise de décision dans un environnement économique de plus en plus concurrentiel. 

    La première année d’existence de cette nouvelle région n’a pas été consacrée à l’expansion commerciale mais à la consolidation des fondations. AXA a ainsi renforcé son cadre de gouvernance et ses mécanismes de contrôle interne. Les fonctions clés – conformité, gestion des risques, sécurité ou encore contrôle interne – ont été structurées dans chacun des pays tout en étant coordonnées à l’échelle régionale. Cette organisation vise à garantir des standards homogènes et une meilleure anticipation des risques dans un secteur fortement régulé.

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    La stratégie d’AXA Afrique Atlantique repose également sur la mise en place de centres de services partagés permettant de mutualiser certaines fonctions opérationnelles. Cette approche doit améliorer l’efficacité, renforcer l’expertise et assurer une plus grande cohérence entre les différentes filiales. Elle s’inscrit dans une logique de rationalisation des ressources tout en soutenant la croissance future du groupe sur ces marchés.

    Le Maroc occupe une place centrale dans ce dispositif régional. Avec plus de 7 000 collaborateurs répartis entre AXA Assurance Maroc, AXA Services Maroc et AXA GBS Maroc, le groupe figure parmi les principaux employeurs privés du secteur financier dans le Royaume. Cet ancrage local fort permet à AXA de combiner proximité opérationnelle et standards internationaux issus de l’expertise d’un leader mondial de l’assurance.  Au-delà de la structuration organisationnelle, AXA entend également accélérer sa transformation technologique.

    La data et l’intelligence artificielle sont désormais au cœur de son modèle opérationnel. Elles interviennent dans la tarification des produits, l’analyse des risques, la gestion des sinistres ou encore l’amélioration de la relation client. L’un des premiers exemples concrets de cette transformation est le lancement d’une nouvelle plateforme de gestion des sinistres automobiles intégrant des solutions d’IA générative, destinée à améliorer la rapidité et la qualité du traitement des dossiers.

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    À l’horizon 2030, AXA affiche une ambition claire : devenir l’assureur de référence en Afrique Atlantique, centré sur le client et capable d’allier performance économique, innovation technologique et impact sociétal durable. Après une première année consacrée à la consolidation de ses fondations, le groupe estime disposer désormais d’une organisation suffisamment robuste pour entrer dans une nouvelle phase d’accélération de son développement régional.  Dans un contexte africain marqué par une croissance des besoins en protection et en gestion des risques, AXA parie ainsi sur une stratégie combinant ancrage local, gouvernance renforcée et transformation digitale pour consolider sa position sur le continent.

    Pour rappel, AXA Assurance Maroc est l’un des leaders marocains de l’assurance dommage et de l’épargne. AXA Assurance Maroc est une filiale à 100% du Groupe AXA, un leader mondial de l’assurance et de la gestion d’actifs, avec 149 000 collaborateurs au service de 95 millions de clients dans 50 pays.

    5 mars 2026 0 comments
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    Entreprises & Marchés

    Immobilier: le marché marocain avance sans véritable relance

    by Wafaa Mellouk 5 mars 2026
    written by Wafaa Mellouk

    Le marché immobilier marocain continue d’envoyer des signaux contrastés. Si les prix poursuivent globalement leur progression, les dynamiques diffèrent selon les segments et les villes, tandis que les transactions restent liées à une logique d’opportunités plus qu’à une relance structurelle. Décryptage des nouveaux équilibres du secteur. 

    Le marché immobilier marocain continue d’afficher des signaux contrastés, entre hausse des prix et rythme des transactions qui reste globalement modéré. Selon Nawfal Bellakhdar, co-fondateur d’Akare.ma, société spécialisée dans la gestion immobilière, la dynamique observée en 2026 ne traduit pas nécessairement une reprise structurelle mais plutôt une évolution portée par des opportunités de marché et des réalités segmentées. Il explique ainsi que le marché a connu une montée générale des prix, principalement sur le segment résidentiel qui représente aujourd’hui la plus grande part du secteur, aussi bien sur le neuf que sur la seconde main. Cette hausse s’observe particulièrement dans les grandes métropoles, où elle peut atteindre près de 3 à 4 %, notamment à Rabat sur l’immobilier de seconde main, mais aussi à Marrakech où certains produits, comme les studios ou les villas, connaissent une véritable explosion des prix.

    À l’inverse, sur le segment professionnel, la tendance est différente : si les prix progressent, la demande demeure plus limitée, car elle reste largement portée par les investisseurs étrangers, même si l’intérêt des investisseurs locaux avertis commence à se développer. L’analyse globale de l’évolution de l’Indice des prix des actifs immobiliers depuis 2021 montre d’ailleurs une hausse généralisée sur l’ensemble des segments, qu’il s’agisse du résidentiel, du foncier ou de l’immobilier professionnel. En ce qui concerne les transactions, Nawfal Bellakhdar souligne que le marché de la seconde main est resté globalement stable, avec des variations ponctuelles souvent liées à des facteurs administratifs ou fiscaux, notamment l’adoption de dispositifs tels que le quitus fiscal.

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    Pour le neuf, le manque de données consolidées rend l’analyse plus complexe, mais le marché reste selon lui opportuniste, certains produits répondant à une demande réelle et croissante, notamment les logements concernés par le programme d’aide au logement, les studios dans les grandes villes et les terrains destinés à la maison marocaine en périphérie urbaine. L’expert rappelle par ailleurs que le marché immobilier marocain demeure historiquement marqué par une forte saisonnalité et fonctionne davantage par opportunités que par cycles linéaires. S’agissant du financement bancaire, il estime que le taux d’intérêt n’a jamais été un facteur réellement déterminant dans la dynamique des transactions, même si le produit résidentiel reste celui qui concentre l’essentiel des crédits immobiliers, avec des taux oscillant actuellement entre 4,5 % et 5,5 % selon les profils, et quelques cas autour de 4,3 %.

    Selon lui, la baisse du taux directeur de Bank Al-Maghrib a certes contribué à une légère hausse des transactions, mais son impact reste limité par rapport à d’autres leviers. Ce qui a véritablement accéléré le marché, affirme-t-il, c’est l’arrivée des banques participatives et le développement de produits financiers adaptés à différents types d’actifs immobiliers, qu’ils soient résidentiels, fonciers ou professionnels. Le segment résidentiel demeure aujourd’hui le principal moteur du secteur, représentant près des deux tiers de la production, de la demande et des transactions, porté historiquement par les programmes publics. Le programme de logement social à 250.000 dirhams a ainsi permis de réduire considérablement le déficit en logements, passé d’environ 1,2 million d’unités dans les années 2000 à près de 300.000 selon les données de l’habitat issues du recensement de 2024.

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    Avec l’arrêt de ce dispositif, la dynamique s’est poursuivie grâce au programme d’aide directe au logement Daam Sakane, lancé en 2024, qui, selon Nawfal Bellakhdar, a permis de relancer le marché des biens à moins de 700.000 dirhams et de dynamiser la petite promotion immobilière. Ce programme a également contribué à redonner un souffle au segment moyen standing, longtemps pénalisé par la domination du logement économique, tandis que le produit social, généralement autour de 300.000 dirhams, continue d’afficher une forte résilience. 

    Défis structurels 

    Cependant, l’expert identifie plusieurs risques structurels susceptibles de freiner une reprise durable du secteur, à commencer par la disponibilité et le coût du foncier, devenu un enjeu majeur dans les grandes métropoles où les terrains constructibles se raréfient et restent souvent détenus par des particuliers ou des acteurs spéculatifs. Selon lui, l’ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation apparaît comme une solution nécessaire pour fluidifier le marché. À cela s’ajoute la hausse persistante des coûts des matériaux de construction depuis la période post-Covid, plusieurs intrants n’ayant toujours pas retrouvé leurs niveaux historiques, obligeant les promoteurs à répercuter ces augmentations sur les prix de vente.

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    Au final, l’immobilier marocain ne semble pas entrer dans un cycle de relance classique, mais plutôt dans une phase d’ajustement où la hausse des prix coexiste avec un marché sélectif et opportuniste, porté par des segments précis, des programmes publics ciblés et une demande orientée vers des produits adaptés au pouvoir d’achat. Pour Nawfal Bellakhdar, la véritable question n’est donc pas celle d’un redémarrage immédiat, mais celle de la capacité du marché à trouver un équilibre durable entre accessibilité, disponibilité du foncier et rentabilité pour les professionnels.

    Interview // Nawfal Bellakhdar,co-fondateur d’Akare.ma, société spécialisée dans la gestion immobilière

    Challenge : Les signaux actuels du marché immobilier indiquent-ils une véritable reprise ou plutôt une phase d’attentisme ?
    Nawfal Bellakhdar : Le marché immobilier marocain a connu en 2026 une montée générale des prix, certes pas sur tous les segments, la montée concerne principalement le segment résidentiel, le segment qui représente aujourd’hui la plus grande part du gâteau, tantôt sur le neuf que sur la seconde main. Au niveau des grandes métropoles, cette augmentation peut arriver à 3,4 % sur des villes comme Rabat sur l’immobilier seconde main mais aussi bien sur le neuf où certaines villes comme Marrakech qui a connu une explosion du prix de vente surtout dans le segment studio (1chambre salon) et les villas (lots de terrain et villas construites).  Sur d’autres segments à savoir le professionnel, la courbe n’est pas la même que le résidentiel, certes les prix sont en hausse mais la demande ne l’est pas autant, ceci est dû principalement à la demande sur les bureaux et les locaux commerciaux qui est drivé par les investisseurs étrangers. Quoique ce produit commence à attirer de plus en plus d’investisseurs locaux avertis. 
    En gros en analysant la courte de l’IPAI depuis 2021 à date nous remarquons une hausse globale des prix sur tous les segments : résidentiel, professionnel et foncier. 
    Venant aux transactions immobilières, côté seconde main le nombre de transactions est resté au même niveau des années antérieures avec quelques variation brusque dues à des dispositifs d’ordre administratifs et principalement fiscales (l’adoption du quitus fiscal). Dans le marché du neuf, en manque de data global et clair, le marché reste opportuniste. Certains produits répondant à une demande existante et croissante marchent bien (produit résidentiel concerné par le programme d’aide au logement, les studios dans les grandes métropoles et emplacements stratégiques et les terrains à destination de la maison marocaine dans les lotissements périphériques des grandes villes et les petites villes).
    Pour le moment l’IPAI T4 2025 n’a toujours pas vu le jour afin d’avoir une analyse claire de l’année, néanmoins sur les premiers mois de l’année 2026, les courbes ne sont pas plus différentes que 2025. Sachant que le marché immobilier marocain historiquement est un marché de saisonnalité et d’opportunités.

    Challenge : Quel est aujourd’hui le rôle des taux d’intérêt et du financement bancaire dans la dynamique des transactions ?
    N.B. : Ce qu’il faut retenir au niveau des prêts bancaire pour l’immobilier, c’est que le produit résidentiel principal est le produit le plus convoité pour le financement bancaire. Le taux actuellement en vigueur varie entre 4,5% et 5,5% en fonction des plusieurs critères. Ceci dit il y a quelques exceptions pour un taux de 4,3% quand les éléments nécessaires sont regroupés. Historiquement le taux de crédit immobilier n’a jamais réellement impacté les transactions immobilières ou du moins freiné. Il a certes contribué à une légère hausse quand le taux directeur de la BAM est passé à 2,25% en 2024, mais toujours étant d’un faible impact sur les transactions. D’un autre côté, ce qui a réellement accéléré les transactions immobilières c’est l’arrivée des banques participatives et le développement de produits adaptés à différents types de produits immobiliers : résidentiel, foncier et même professionnel.

    Challenge : Quels segments du marché (social, moyen standing, premium) montrent la plus forte résilience et pourquoi ?
    N.B. : Le marché immobilier résidentiel présente près des 2/3 de la production, de la demande et des transactions réalisées en seconde main et sur le neuf. Ce marché est naturellement porté par les programmes historiquement subventionnés par l’état : à savoir le produit social – les projets immobiliers à 250.000 DHS – ce produit qui a permis de réduire le déficit en divisant par 4 – passé de 1.2 millions de logement dans les années 2000 à presque 300.000 unités selon les données sur l’habitat du recensement réalisé par 2024.
    Avec l’arrêt de ce programme, la production a continué avec le nouveau programme d’aide au logement (DAAM SAKANE) lancé en 2024 par le ministère de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville. Certes ce programme vise l’aide directe du marocain pour l’achat de son logement principal, à l’encontre de l’ancien programme qui donnait un coup de pouce au promoteur direct, mais il a contribué à une réelle dynamique du marché résidentiel des biens moins de 700.000 DHS. Cette dynamique touche principalement la petite promotion immobilière : les promoteurs qui acquièrent des petites parcelles (généralement entre 100 m2 et 200 m2) et développement des projets de 4 à 6 unités avec des budgets avoisinant les 450KDHS. Ce programme a permis aussi de relancer le segment Moyen standing, autrefois tiré vers le bas par le logement économique. S’il y a un produit qui marche et continue à montrer une résilience c’est le produit social (généralement aux environs de 300KDHS).

    Challenge : Quels risques structurels pourraient freiner une reprise durable du secteur immobilier au Maroc ?
    N.B. : Le secteur de l’immobilier est porté principalement par la disponibilité du foncier et son coût. Le développement d’un projet immobilier à destination de promotion immobilière dépend en grande partie du coût du foncier qui ne cesse d’augmenter dans les grandes métropoles, sachant bien que la position joue un rôle primordial dans l’achat d’un bien immobilier.
    Aujourd’hui la disponibilité et le coût du foncier représentant de réels challenges pour le secteur, la libération du foncier par voie d’ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation s’impose comme solution dans certaines villes où le foncier n’est qu’entre les mains de particuliers ou spéculateurs.
    Autre problématique qui contribue à la cherté des produits immobiliers aujourd’hui, le coût des matériaux de construction, depuis le POST COVID, certains matériaux n’ont toujours pas repris leur coût historique et les promoteurs immobiliers se voient aujourd’hui obligés d’impacter ces coûts sur les prix de vente. 

    5 mars 2026 0 comments
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    Marché boursier

    Guerre au Moyen-Orient: la Bourse de Casablanca surmonte le choc

    by Challenge avec MAP 5 mars 2026
    written by Challenge avec MAP

    La Bourse de Casablanca a terminé en nette hausse jeudi pour récupérer une bonne part des pertes subies en début de semaine, en raison de la guerre au Moyen-Orient. Le MASI, indice principal de la place, a progressé de 4,18%, à 17.351,61 points (pts), contre 16.672,45 points seulement, il y a deux jours.

    Le MASI 20, qui regroupe les 20 valeurs les plus liquides, a pris 4,82% à 1.316,05 pts et le MASI ESG, indice des entreprises ayant la meilleure notation ESG selon Moody’s ESG Solutions, s’est adjugé 3,6% à 1.180,67 pts.

    Le MASI Mid and Small Cap, qui reflète la performance des petites et moyennes capitalisations, a progressé de 3,17% à 1.788,33 pts.

    Au volet international, le FTSE CSE Morocco 15 Index et le FTSE CSE Morocco All-Liquid ont clôturé la séance sur des gains respectifs de 4,21% à 15.948,07 pts et 4,04% à 14.778,44 pts.

    Lire aussi | La Bourse de Casablanca lourdement impactée par le Moyen-Orient

    Sur le plan sectoriel, les indices « Santé » (+8,71%), « Agroalimentaire/Production » (+8,18%) et « Participation et promotion immobilières » (+6,9%) ont réalisé les meilleures performances. À l’inverse, « Mines » (-1,02%) a été l’unique secteur à finir dans le rouge.

    Les échanges ont avoisiné 546 millions de dirhams (MDH), réalisés entièrement sur le marché central « Actions » et dominés par les transactions sur Sodep-Marsa Maroc (101,2 MDH), Attijariwafa Bank (78,68 MDH) et Itissalat Al-Maghrib (57,31 MDH). La capitalisation s’est établie à plus de 972,2 milliards de dirhams (MMDH).

    Lire aussi | Le transport aérien une nouvelle fois victime collatérale d’un conflit armé

    Aux valeurs individuelles, les plus fortes hausses ont été affichées par Stokvis Nord Afrique (+9,99% à 76,94 DH), Lesieur Cristal (+9,99% à 320,95 DH), Cosumar (+9,98% à 165,35 DH), Cartier Saada (+9,42% à 30,78 DH) et Ib Maroc.com (+9,09% à 60 DH).

    À l’opposé, les plus fortes baisses ont été accusées par AFMA (-5,94% à 1.172 DH), Microdata (-2,68% à 800 DH), SMI (-2,45% à 6.799 DH), Managem (-1,05% à 8.302 DH) et Afric Industries (-0,74% à 335 DH).

    5 mars 2026 0 comments
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    Politique

    Maroc: on connait la date des élections législatives

    by Challenge 5 mars 2026
    written by Challenge

    Le scrutin législatif pour l’élection des membres de la Chambre des Représentants au Maroc aura lieu le mercredi 23 septembre 2026, a annoncé, jeudi 5 mars, le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas, précisant que la campagne électorale débutera le jeudi 10 septembre à 00H00 2026 et se terminera le mardi 22 septembre à minuit.

    Lors d’une conférence de presse au terme du Conseil des gouvernement, M. Baitas, par ailleurs ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, a indiqué que le Conseil a approuvé le projet de décret N° 02.26.190 fixant l’échéancier de l’élection des membres de la première Chambre, présenté par le ministre de l’Intérieur.

    Lire aussi | Listes électorales: dépôt des tableaux rectificatifs provisoires

    Le texte vise à déterminer la date du scrutin, les délais de dépôt des candidatures via la plateforme électronique dédiée, ainsi que la période consacrée à la campagne électorale, conformément aux dispositions de la loi organique N° 27/11 relative à la Chambre des Représentants.

    5 mars 2026 0 comments
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