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    T2S: une IPO en vue à plus de 1,5 milliard de DH

    by Rachid Boutaleb 20 mai 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Depuis les deux opérations d’introduction en Bourse de fin 2025 qui ont significativement ranimé la Bourse de Casablanca, notamment celle de SGTM dont le montant levé à l’occasion de sa cotation avait atteint cinq milliards de dirhams, le marché financier marocain est resté dans l’expectative quant au prochain prétendant à la cote. Ainsi, selon des sources bien informées, cet heureux élu serait le groupe T2S (Techniques Science Santé), dont l’IPO devrait intervenir en juillet 2026 et qui serait accompagné dans ce jalon important de son existence par la banque d’affaires du groupe CFG Bank.

    L’opération se fera essentiellement à travers la sortie de l’actionnaire majoritaire, à savoir le fonds d’investissement panafricain Helios Investment Partners, qui en avait pris le contrôle en 2021 en rachetant les parts des ex-associés du fondateur et actuel dirigeant, Abderraouf Sordo.

    Lire aussi | Golf: Dislog Group sponsor du Trophée Hassan II et de la Coupe Lalla Meryem

    Ce dernier resterait dans le tour de table en tant qu’actionnaire de référence et continuerait à piloter le développement de ce groupe leader dans le domaine des dispositifs médicaux, loin devant Vicenne (le seul acteur de son secteur déjà coté en Bourse) et Promamec, un challenger qui compte également dans son tour de table un fonds d’investissement, à savoir le Sud-Africain Vantage Capital.

    Pour l’instant, rien ne filtre sur le montant global de l’opération, mais selon la taille de T2S et surtout ses agrégats financiers, avec un Excédent Brut d’Exploitation de plus de 350 millions de dirhams, l’Offre Publique de Vente devrait porter sur plus de 1,5 milliard de dirhams, ce qui représente près du double du montant levé en Bourse par Cash Plus en novembre 2025 et qui avait suscité un grand engouement de la part des investisseurs potentiels.

    20 mai 2026 0 comments
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    Energie

    Benali: des projets énergétiques de 3.000 mégawatts autorisés à fin mars

    by Challenge avec MAP 20 mai 2026
    written by Challenge avec MAP

    La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé, mardi devant la Chambre des conseillers que, durant le premier trimestre de l’année 2026, plusieurs projets énergétiques d’une capacité totale avoisinant 3.000 mégawatts ont reçu des autorisations, pour des investissements estimés à près de 22 milliards de dirhams.

    Mme Benali a expliqué, en réponse à une question orale sur les « mesures et moyens visant à ouvrir et renforcer les investissements dans le secteur de l’énergie », que ces projets représentent « près du tiers de la capacité installée actuelle au Maroc », considérant que le premier trimestre 2026 constitue « le deuxième tournant en matière d’investissements et d’autorisations ».

    Elle a ajouté que le ministère a autorisé, depuis 2021, environ 66 projets d’énergies renouvelables d’une capacité totale de 6 gigawatts, pour des investissements dépassant 55 milliards de dirhams, contre seulement 23 autorisations entre 2011 et 2021. Elle a précisé que le rythme d’octroi des autorisations est désormais huit fois supérieur à celui enregistré avant 2021.

    Lire aussi I Barrages et panneaux solaires: la combinaison capable de couvrir la demande électrique…

    La ministre a indiqué que la part des énergies renouvelables est passée de 37% en 2021 à 46% en 2025, soit une hausse de neuf points en quatre ans, relevant que cette proportion demeure « bien inférieure à la part réelle », au regard des chiffres des panneaux solaires importés et des efforts déployés dans le domaine de l’autoproduction.

    Elle a souligné que le soutien à l’investissement dans le secteur énergétique constitue un levier de création d’emplois et de renforcement de la compétitivité de l’économie nationale, tout en répondant à l’enjeu de la souveraineté énergétique.

    Elle a mis en avant que les réformes institutionnelles, législatives et réglementaires engagées par le gouvernement visent à faire face aux contraintes internes et externes auxquelles ce chantier est confronté.

    Lire aussi I Mme Benali: les énergies vertes représentent 46% de la capacité nationale

    Dans ce contexte, Mme Benali a indiqué que la loi 82.21 relative à l’autoproduction d’électricité ouvre la voie aux citoyens et aux entreprises pour produire une électricité propre destinée à leur propre consommation, tandis que la loi 40.19 relative aux énergies renouvelables a permis de simplifier les procédures et de réaliser, pour la première fois, des installations de stockage d’électricité.

    Elle a également évoqué l’élaboration du plan d’équipement électrique de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable pour la période 2025-2030, un « plan vert » pour lequel des investissements de 120 milliards de dirhams ont été mobilisés.

    Ce plan prévoit une capacité additionnelle de 15 gigawatts, dont plus de 12 gigawatts provenant de sources renouvelables, soit 88 % des nouvelles capacités.

    Lire aussi I Maroc: le pari du gaz naturel liquéfié

    Concernant le secteur des produits pétroliers, elle a affirmé que le ministère a poursuivi la mise en œuvre de réformes visant à renforcer l’investissement et la concurrence, à travers la simplification et la numérisation des procédures administratives.

    Elle a signalé que plus de 800 stations-service ont été créées grâce à des investissements avoisinant 2,5 milliards de dirhams, générant plus de 4000 emplois.

    La ministre a fait savoir le gouvernement a engagé, entre autres réformes, celui de l’Office national des hydrocarbures et des mines, dans le but d’élaborer un projet de loi encadrant le secteur du gaz naturel, lequel a été soumis au Secrétariat général du gouvernement.

    20 mai 2026 0 comments
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    Energie

    Barrages et panneaux solaires: la combinaison capable de couvrir la demande électrique…

    by Ismail Saraoui 19 mai 2026
    written by Ismail Saraoui

    Couvrir 40% de la surface des barrages hydrauliques classiques au Maroc de panneaux solaires suffirait théoriquement à alimenter tout le pays en électricité. C’est l’une des conclusions d’une étude de faisabilité publiée le lundi 11 mai dans la revue scientifique « npj Clean Energy » par des chercheurs marocains, Abdelmalek Essaadi et Sidi Mohamed Ben Abdellah. On vous explique.

    Le Maroc, exposé à une sécheresse chronique et à une lourde facture énergétique lourde, pourrait bien trouver une réponse à ses deux maux les plus criants dans une même infrastructure : ses barrages. Une étude de faisabilité, publiée le 11 mai 2026 dans la revue scientifique « npj Clean Energy » par des chercheurs des universités Abdelmalek Essaadi et Sidi Mohamed Ben Abdellah, avance un chiffre aussi simple que spectaculaire. Couvrir 40 % de la surface des barrages hydrauliques classiques surveillés par le royaume de panneaux solaires flottants (FPV) suffirait théoriquement à alimenter tout le pays en électricité, dont la production nationale a atteint 42,38 TWh en 2023.

    L’affirmation est lourde de sens, d’autant que le pays poursuit sa stratégie de porter la part des renouvelables à 52 % du mix électrique d’ici 2030. Pourtant, à y regarder de plus près, ce ne serait pas tant la promesse énergétique qui devrait aiguillonner les décideurs marocains, mais plutôt une autre urgence : celle de l’eau.

    L’eau d’abord, l’électricité ensuite

    Le Maroc perd chaque année 909 millions de mètres cubes d’eau par simple évaporation sur ses barrages, répartis sur une superficie totale d’environ 433 km². Pour le professeur Aboubakr El Hammoumi, chercheur principal de l’étude, la conservation de l’eau représente un argument politique immédiat beaucoup plus puissant que la production d’énergie, compte tenu de la sécheresse prolongée que traverse le royaume. La performance technique rejoint ici l’urgence hydrique : l’ombrage créé par les panneaux réduirait l’évaporation d’environ 30 % sur les surfaces couvertes.

    Lire aussi I Maroc: le pari du gaz naturel liquéfié

    À titre de comparaison, les réserves des barrages marocains sont passées de 8,9 milliards de mètres cubes en 2018 à 4,4 milliards en 2024, après sept années de sécheresse sévère. Dans ce contexte, chaque goutte compte. Selon le rapport un déploiement modeste aurait un impact notable. Installer des panneaux sur 1 % seulement de la superficie totale des retenues, soit environ 4,3 km² sur les 433 km² que représentent l’ensemble des barrages, apporterait déjà une contribution substantielle aux besoins énergétiques nationaux.

    Un pilote prometteur à Oued Rmel… mais encore trop isolé

    Le projet le plus avancé en la matière se situe au barrage Oued Rmel, près de Tanger. Lancé par le groupe Tanger Med en collaboration avec le ministère de la Transition énergétique, ce projet pilote cible 13 MW, soit environ 14 % des besoins énergétiques du complexe portuaire. Plus de 400 plateformes flottantes supportant plusieurs milliers de panneaux ont déjà été installées, avec l’ambition gouvernementale de passer à 22 000 panneaux couvrant environ 10 hectares du réservoir de 123 hectares. Un autre projet pilote, une installation de 360 kW à Sidi Slimane, produit déjà environ 644 MWh par an.

    Autant de signaux encourageants qui témoignent d’une volonté politique. « Théoriquement, couvrir des surfaces importantes de nos plans d’eau de PV flottant peut générer une quantité d’énergie équivalente à notre consommation, mais c’est un raccourci un peu rapide. Le PV flottant ou sur terre ne produit qu’en journée soit près d’un quart des 24 heures ou on consomme de l’électricité. Même en journée, il faudrait investir massivement dans les infrastructures de transport d’énergie à partir de ses barrages, qui seraient elle-même en sous-utilisation structurelles augmentant significativement le cout de l’énergie délivré au réseau », nous confie Hicham Bouzekri, expert en transition énergétique.

    Lire aussi | GNL: comment le Maroc bâtit son nouveau socle énergétique

    « En termes de compétitivité, le cout de revient du PV flottant est supérieur à celui de du PV terrestre donc pour un pays comme le Maroc qui dispose d’assiettes foncières disponibles pour développer du PV terrestre, couvrir 40% de nos barrages en PV ne fait pas sens économiquement. Une comparaison plus juste doit intégrer le prix de l’eau dont on économise l’évaporation qui varie en fonction du lieu d’implantation », poursuit le CEO et Fondateur de African Technical Advisors.

    En plus du CAPEX du PV flottant plus élevé, ses couts de maintenance, et donc d’OPEX, sont aussi plus élevés. Selon notre interlocuteur, «les études d’impact environnemental quand on couvre de grandes surfaces de barrage en PV flottant doivent aussi être menée pour chaque site avec comme conséquence d’éventuels ajustements de design ou des mesures de mitigation. Donc en résumé ce qui parait théoriquement possible nécessite des études plus détaillées pour trancher. Le PV flottant peut faire partie du bouquet des technologies de la transition énergétique au Maroc et peut être le meilleur choix dans certains cas comme dans le cas de Tanger Med, où la disponibilité du foncier pour une centrale PV terrestre est limitée».

    Le talon d’Achille : l’absence de cadre réglementaire

    C’est là que le bât blesse. Malgré ces avancées, le Maroc ne dispose d’aucun cadre réglementaire ou de passation de marché dédié au solaire flottant sur les infrastructures hydrauliques publiques. Avant que tout déploiement à grande échelle devienne bancable – pour reprendre le terme financier –, il faudra définir des modèles d’appel d’offres, des directives réglementaires claires, et surtout une coordination efficace entre régulateurs de l’eau, de l’énergie et développeurs privés. Le professeur El Hammoumi est catégorique : « les modèles d’appel d’offres, les directives réglementaires et la coordination entre régulateurs de l’eau, de l’énergie et développeurs restent à définir avant que le déploiement à grande échelle devienne finançable».

    Lire aussi | GNL: le Maroc à l’heure du grand alignement mondial 

    À ce stade, les projections de retour sur investissement restent spéculatives, faute de données opérationnelles suffisantes pour documenter les coûts de maintenance à long terme, la fiabilité des ancrages face aux variations de niveau d’eau, et les performances de dégradation en milieu aquatique. Le projet d’Oued Rmel n’a pas encore produit de données publiquement disponibles pour valider ou infirmer les hypothèses du modèle national.

    Et l’intermittence ? Le stockage par pompage comme solution

    Le solaire flottant ne résout pas seul l’épineuse question de l’intermittence. L’étude identifie une piste sérieuse : le stockage par pompage hydraulique adossé aux barrages existants. Le Maroc dispose déjà de deux atouts majeurs en la matière : la station de pompage-turbinage Abdelmoumen (350 MW) et celle d’Afourer. Coupler massivement le solaire flottant à ces installations permettrait de lisser la production et d’éviter le syndrome du « tout-ou-rien » des énergies renouvelables.

    Par ailleurs il faut tout meme mentionner que le gouvernement marocain ne reste pas les bras croisés. Il poursuit une stratégie hydrique massive, centrée sur la désalinisation à grande échelle, avec pour objectif 1,7 milliard de mètres cubes annuels d’eau dessalée d’ici 2030. Mais le ministère de l’Eau a lui-même reconnu que le solaire flottant représente un gain important pour un pays aux ressources en eau de plus en plus rares. Une reconnaissance officielle qui n’a pas encore été traduite en actes réglementaires.

    En attendant, le temps presse

    Le Maroc vient tout juste de sortir d’un cycle de sept ans de sécheresse, mais cette embellie ne doit pas faire oublier la tendance de fond. En mars 2025, le ministre Nizar Baraka avait alerté sur le fait que la disponibilité en eau par habitant était tombée à environ 600 mètres cubes par an, contre 2 600 mètres cubes en 1960, et que si la tendance se poursuivait, le pays tomberait à 500 mètres cubes par habitant d’ici 2035 2040. Un niveau bien en deçà du seuil de stress hydrique fixé à 1 000 mètres cubes par an.

    Lire aussi I Mme Benali: les énergies vertes représentent 46% de la capacité nationale

    L’étude apporte une conclusion nuancée : même un déploiement modeste, sur seulement 1 % de la superficie totale des retenues (soit environ 4,3 km² sur les 433 km² disponibles), apporterait déjà une contribution substantielle aux besoins énergétiques nationaux. Mais pour que le potentiel théorique devienne réalité, il faudra que le législateur marocain passe de l’expérimentation prometteuse à la construction d’un cadre stable, transparent et bancable. Faute de quoi, les barrages continueront de perdre de l’eau et le pays, une occasion unique de répondre simultanément à ses deux défis structurels. La balle est dans le camp de Rabat.

    19 mai 2026 0 comments
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    Tech - Numérique

    AI:Casablanca: le Maroc veut ouvrir le débat sur l’avenir du travail à l’ère de l’intelligence artificielle

    by Wafaa Mellouk 19 mai 2026
    written by Wafaa Mellouk

    Le 23 mai 2026, le Four Seasons Casablanca accueillera la première édition de AI:Casablanca, une conférence internationale consacrée aux mutations du travail provoquées par l’intelligence artificielle. Organisé par Morocco Business Catalysts, l’événement réunira experts mondiaux, entrepreneurs, startups marocaines, investisseurs, étudiants et jeunes talents autour des grands bouleversements économiques, technologiques et humains déjà en cours. Au-delà des conférences et panels, cette rencontre ambitionne aussi de positionner Casablanca comme un hub régional de réflexion, d’innovation et d’investissement autour de l’IA.

    Alors que l’intelligence artificielle bouleverse progressivement les modèles économiques, les métiers et les organisations, Casablanca s’apprête à accueillir un événement d’envergure internationale entièrement dédié à cette transformation. Baptisée « AI:Casablanca Human Work in the AI Era », cette conférence se tiendra le samedi 23 mai 2026 au Four Seasons Casablanca avec l’ambition d’ouvrir un débat concret sur l’avenir du travail dans un monde de plus en plus façonné par les technologies intelligentes.

    Porté par Morocco Business Catalysts, l’événement réunira dirigeants d’entreprises, entrepreneurs technologiques, investisseurs, responsables institutionnels, experts internationaux, startups marocaines ainsi qu’une large communauté d’étudiants et de jeunes diplômés. Les organisateurs veulent créer un espace de réflexion mais aussi d’action autour des transformations qui touchent déjà l’industrie, la finance, la santé, l’éducation ou encore les services.

    Lire aussi I Maroc digital : l’heure de l’accélération

    L’un des objectifs affichés de cette première édition est justement de permettre aux entreprises et aux jeunes talents marocains d’anticiper les mutations à venir plutôt que de les subir. « L’intelligence artificielle n’est plus un sujet de prospective. Elle transforme déjà la manière dont nous travaillons, décidons, produisons et apprenons », explique Mohamed Elfane, cofondateur d’AI:Casablanca et vice-président exécutif de Morocco Business Catalysts.

    Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse largement le simple cadre technologique. Il s’agit désormais de préparer les entreprises, les institutions mais aussi les jeunes générations à une nouvelle réalité économique où l’IA devient un levier stratégique de compétitivité et d’innovation.

    « AI:Casablanca a été conçu pour aider les dirigeants, les entrepreneurs, les talents et la jeunesse à ne pas subir cette transformation, mais à la comprendre, l’anticiper et la saisir comme une opportunité », poursuit Mohamed Elfane.

    La conférence réunira plusieurs personnalités internationales reconnues dans l’univers de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale. Parmi elles figurent Vincent Tauzia, ancien vice-président de Netflix et spécialiste du machine learning, Dr. Jan van de Poll, expert mondial de la transformation organisationnelle pilotée par l’IA, Dominique Lahaix, entrepreneur ayant évolué dans la Silicon Valley, ainsi qu’Omar Kamali, créateur de Sawalni.ma, considéré comme le premier grand modèle de langage dédié au Darija et à l’Amazigh.

    Lire aussi | IA Cryptée, un frère ingénieux et une idée de la descendance: «Dans la tête de Pavel Dourov» [Par Charaf Louhmadi]

    Le programme prévoit également des keynotes, des panels stratégiques et des retours d’expérience autour des impacts directs de l’intelligence artificielle sur les métiers, le management, la productivité et les nouveaux équilibres entre humain et machine.

    Un accent particulier sera mis sur les startups et l’écosystème entrepreneurial marocain. Plusieurs entreprises AI natives marocaines et internationales viendront présenter leurs solutions, leurs modèles économiques et leurs innovations lors de sessions dédiées. Les organisateurs souhaitent ainsi mettre en lumière une nouvelle génération d’entrepreneurs technologiques capables de développer des usages concrets de l’IA dans des secteurs variés.

    Les étudiants et jeunes diplômés occuperont également une place centrale durant cette journée. AI:Casablanca veut créer des passerelles entre le monde académique, les startups, les investisseurs et les grandes entreprises afin d’aider les jeunes talents à mieux comprendre les compétences qui seront recherchées dans les années à venir. L’événement prévoit notamment des moments de networking et des échanges directs avec les intervenants internationaux.

    Au-delà des intervenants internationaux, AI:Casablanca repose également sur un noyau de fondateurs marocains issus de l’entrepreneuriat, de la technologie et de la communication digitale. Le projet a été cofondé par Mohamed Elfane, serial entrepreneur passionné de technologie et engagé dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, Mehdi Benmansour, chroniqueur tech et spécialiste de l’innovation digitale, ainsi qu’Anas Mbasso, entrepreneur marocain reconnu pour ses projets dans l’intelligence artificielle appliquée au retail, à la santé, à la mobilité et à la défense.

    Lire aussi | Utilisation massive de l’IA, « ubérisation » du code. Comment l’IA bouscule le quotidien des développeurs [Par Charaf Louhmadi]

    Dans sa présentation, Morocco Business Catalysts souligne notamment l’engagement de Mohamed Elfane dans le développement de projets à fort impact et dans le mentorat des jeunes entrepreneurs marocains. Le document précise qu’il « accompagne et mentor activement les jeunes entrepreneurs dans leurs parcours startup » et qu’il initie régulièrement « des projets à grande échelle visant à créer de la valeur pour la communauté ».

    De son côté, Mehdi Benmansour apporte une dimension éditoriale et pédagogique au projet grâce à son expérience dans la vulgarisation technologique et l’univers des startups, tandis qu’Anas Mbasso incarne la dimension entrepreneuriale internationale de l’événement avec son parcours dans plusieurs entreprises technologiques françaises spécialisées dans l’IA.

    Le format choisi se veut volontairement immersif et interactif. Inspiré des grandes conférences technologiques internationales, AI:Casablanca privilégiera des panels debout, des tables rondes et des échanges directs avec le public afin de rendre les discussions plus accessibles et plus concrètes.

    Lire aussi | Ce que l’IA ne remplacera jamais [Par Btissam Laamime*]

    Au-delà de cette première édition, Morocco Business Catalysts affiche une ambition de long terme : faire émerger à Casablanca un rendez-vous international durable consacré à l’intelligence artificielle, à l’innovation et au futur du travail. « Sa mission est de créer les conditions du dialogue et de l’action entre acteurs publics, privés, académiques et entrepreneuriaux autour des mutations qui redessinent le travail, l’investissement et l’innovation ».

    Avec cette initiative, les organisateurs espèrent surtout positionner le Maroc comme un acteur régional crédible dans les débats mondiaux autour de l’intelligence artificielle, à un moment où la compétition internationale autour des talents, des infrastructures et des technologies d’IA s’intensifie rapidement.

    19 mai 2026 0 comments
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    Sport

    Mondial-2026: Royal Air Maroc se mobilise pour transporter les supporters des Lions de l’Atlas

    by Challenge CP 19 mai 2026
    written by Challenge CP

    À l’occasion de la participation de la sélection nationale à la plus grande manifestation footballistique du monde, Royal Air Maroc (RAM) déploie un programme de vols exceptionnel dédié aux supporters souhaitant encourager les Lions de l’Atlas lors des matchs de la Coupe du Monde 2026 disputés aux Etats-Unis d’Amérique.

    Dans ce cadre, la Compagnie Nationale programmera des vols spéciaux pendant la phase du premier tour qui se déroulera du 13 au 24 juin 2026, dans les villes abritant les rencontres des Lions de l’Atlas, en l’occurrence New York, Boston et Atlanta, une première historique pour Royal Air Maroc qui n’a jamais desservi auparavant cette ville située dans le sud-est des Etats-Unis. Au total, quelque 32 vols supplémentaires d’une capacité totale de plus de 8800 sièges, seront programmés pendant cette période afin de répondre à la forte demande des supporters.

    “Nous sommes heureux d’accompagner une nouvelle fois l’extraordinaire aventure des Lions de l’Atlas lors de ce rendez-vous planétaire. Après les dispositifs exceptionnels déployés avec succès lors des Coupes du Monde en Russie en 2018 puis au Qatar en 2022, Royal Air Maroc se mobilise à nouveau pour permettre aux supporters marocains de vivre pleinement cette grande fête du football aux côtés de leur équipe nationale”, affirme Hamid Addou, Président Directeur Général de Royal Air Maroc.

    Lire aussi | La RAM se positionne comme passerelle entre le Brésil et le Monde arabe

    Et d’ajouter: “Nous renforcerons significativement notre offre vers les villes hôtes des matchs des Lions de l’Atlas, notamment à travers des vols spéciaux opérés en appareils gros porteurs. Fidèle à sa mission de compagnie nationale et de marque ambassadrice du Royaume, Royal Air Maroc mettra tous les moyens techniques, humains et opérationnels nécessaires afin de faire rayonner le Maroc et porter haut les couleurs nationales. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes tous derrière les Lions de l’Atlas”.

    Ainsi, sur New York, Royal Air Maroc opérera 12 vols supplémentaires directs les 11, 12 et 13 juin 2026 pour les départs, ainsi que les 14 et 15 juin 2026 pour les retours, afin de permettre à plus de 3 300 supporters marocains d’accompagner les Lions de l’Atlas. Ce dispositif viendra compléter les deux vols réguliers quotidiens assurés par la compagnie durant toute la période de la Coupe du Monde, portant ainsi la capacité globale à près de 7 500 supporters sur la destination New York.

    Lire aussi | Royal Air Maroc lance de nouvelles liaisons vers l’Europe, l’Afrique et l’Amérique

    La Compagnie Nationale mettra également en place 12 vols spéciaux directs vers Boston, programmés les 17, 18 et 19 juin 2026 pour les départs et les 20, 21 et 22 juin 2026 pour les retours, permettant d’acheminer plus de 3 300 supporters marocains.

    Enfin, Royal Air Maroc opérera 08 vols spéciaux directs vers Atlanta les 22, 23 et 24 juin 2026 pour les départs, ainsi que les 25, 26 et 27 juin 2026 pour les retours, afin d’assurer le transport de plus de 2 200 supporters marocains derrière l’équipe nationale.

    Lire aussi | Royal Air Maroc élargit son réseau en Espagne

    Ces vols seront opérés par des appareils gros porteurs offrant des standards élevés de confort, de sécurité et de qualité de service, pour garantir aux passagers une expérience de voyage optimale sur les liaisons transatlantiques.

    Afin de permettre au plus grand nombre de supporters de vivre cet événement historique, la Compagnie Nationale proposera un tarif exceptionnel de 10 000 DH, aller-retour en classe économique, à date fixe et non remboursable.

    19 mai 2026 0 comments
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    Economie

    ONU: l’économie mondiale devrait ralentir en 2026

    by Challenge 19 mai 2026
    written by Challenge

    Si l’économie mondiale a favorablement abordé 2026, les crises géopolitiques la plongent dans une période de perturbations et d’incertitude, a annoncé mardi l’agence de l’ONU pour le commerce et le développement (Cnuced).

    L’agence prévoit donc une croissance mondiale en baisse, passant de 2,9% en 2025 à 2,6% en 2026, sous l’effet de « la hausse des prix de l’énergie, des perturbations du transport, de la volatilité des marchés et de la recherche d’actifs financiers sûrs, autant de facteurs qui pèsent sur l’investissement et la demande ».

    « L’économie mondiale a abordé 2026 avec résilience, soutenue par le commerce, la production industrielle dans les économies en développement et les investissements liés à l’intelligence artificielle », explique l’organisation dans un communiqué.

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    Mais selon elle, « la montée des tensions géopolitiques met désormais cette dynamique à l’épreuve », faisant passer l’économie mondiale « d’une phase initiale de perturbations de l’offre et d’inflation à une période plus fragile, où une incertitude prolongée pourrait entraîner des pénuries et accentuer les tensions financières ».

    Alors que les années récentes ont été largement marquées par des tensions commerciales et une incertitude politique, la Cnuced estime que « les risques géopolitiques deviennent aujourd’hui la principale source d’instabilité pour l’économie mondiale ».

    Et les économies en développement sont particulièrement exposées. « Beaucoup doivent faire face à la hausse des factures pour les carburants, les denrées alimentaires et les engrais, tout en gérant des pressions sur leurs monnaies, un accès au financement plus strict et un affaiblissement de la confiance des investisseurs », explique la Cnuced.

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    L’agence s’attend ainsi à ce que la croissance du commerce mondial de marchandises ralentisse également, passant de 4,7% en 2025 à entre 1,5 et 2,5% en 2026, sous l’effet de perturbations sur les chaînes d’approvisionnement, le transport maritime et les décisions d’investissement.

    Malgré la montée des risques, notamment sur les systèmes alimentaires mondiaux, la Cnuced estime que le contexte actuel « fait apparaître des voies concrètes pour renforcer la résilience ».

    Elle cite notamment l’énergie renouvelable, qui selon elle « devient de plus en plus compétitive en termes de coûts et occupe une place stratégique dans la réduction de l’exposition aux chocs des énergies fossiles », même si les investissements demeurent « très inégaux » aux dépens de nombreux pays en développement.

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    Pour « stabiliser la croissance et réduire la vulnérabilité face aux chocs futurs », la Cnuced appelle enfin à « un renforcement de la coopération internationale, à des conditions commerciales plus prévisibles, à des garanties financières accrues pour les économies en développement et à une accélération des investissements dans les énergies propres abordables ».

    Challenge (Avec AFP)

    19 mai 2026 0 comments
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    Météo

    Maroc: la canicule pointe le bout de son nez cette semaine

    by Challenge 19 mai 2026
    written by Challenge

    Une ambiance de canicule au Maroc, à partir de ce mercredi. Le pays va connaître une hausse notable des températures, après une semaine caractérisée par des chutes de neige sur les sommets du Haut Atlas et des températures relativement basses.

    Jusqu’à la fin de la semaine, le temps sera chaud à localement très chaud, notamment sur les plaines intérieures, les côtes atlantiques, les régions situées à l’ouest de l’Atlas, le Souss, le Sud-Est ainsi que les provinces du Sud.

    Selon un communiqué du ministère de l’Équipement et de l’Eau, cette évolution est essentiellement liée à l’influence d’une dépression thermique saharienne active, qui favorisera la remontée d’une masse d’air chaud et sec en provenance du Sahara vers le centre et le sud du pays.

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    Cette situation contribuera à l’installation de conditions estivales sur plusieurs régions, en particulier les plaines intérieures du nord et du centre, le Souss, le Sud-Est, le bassin de la Moulouya ainsi que l’extrême sud du Royaume.

    Les températures maximales devraient poursuivre leur hausse progressive pour atteindre un pic durant les journées de jeudi et vendredi. Elles pourraient alors dépasser les normales saisonnières de 3 à 8°C, notamment dans les régions intérieures et méridionales, avant d’amorcer une baisse progressive et légèrement marquée à partir de lundi, en lien avec une évolution de la situation atmosphérique.

    Ainsi, les températures maximales prévues oscilleront entre 39 et 42°C dans les régions intérieures du Gharb, du Loukkos et de la Chaouia, les plaines intérieures du centre, les zones intérieures du Souss ainsi que les provinces du Sud.

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    Elles se situeront entre 34 et 39°C dans les régions du Saïss, de l’Oriental et du Sud-Est et entre 33 et 38°C dans les côtes atlantiques nord, avec des conditions localement chaudes en période de pointe diurne.

    Le ministère recommande aux citoyens de faire preuve de vigilance face à ces conditions chaudes, d’éviter toute exposition prolongée au soleil, notamment entre la fin de matinée et l’après-midi, de privilégier les espaces ombragés et de maintenir une hydratation régulière.

    Une attention particulière est conseillée pour les personnes vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de pathologies chroniques, afin de prévenir les risques liés au stress thermique et aux coups de chaleur, conclut le communiqué. 

    19 mai 2026 0 comments
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    Bourse

    BKGR table sur une forte hausse du chiffre d’affaires des sociétés cotées

    by Challenge avec MAP 19 mai 2026
    written by Challenge avec MAP

    Le chiffre d’affaires global des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca devrait augmenter de 13,6% à 352,2 milliards de dirhams (MMDH) en 2026, prévoit BMCE Capital Global Research (BKGR), estimant que cette appréciation serait soutenue par l’ensemble des branches d’activités (+16% pour les revenus des industries, +6,3% du Produit Net Bancaire (PNB) des financières et +15,1% du CA des assurances).

    Dans sa publication « Forecast – Mai 2026 », BKGR indique que les réalisations opérationnelles devraient s’améliorer de 6,0% à 95,9 MMDH en 2026, portées principalement par les financières (+4,6% à 47 MMDH), devant induire une croissance de la capacité bénéficiaire du Scope 40 de BKGR de 9,7% pour s’établir à 49,7 MMDH. Retraité de la non-récurrence de la rétrocession exceptionnelle relative à l’affaire IAM (Itissalat Al-Maghrib)/WANA, le résultat net part du groupe (RNPG) ressortirait en progression de près de +13%.

    L’analyse du breakdown de l’évolution de la capacité bénéficiaire en 2026 fait ressortir une contribution positive escomptée provenant à hauteur de 48,1% des Mines, de 42,5% des Banques et de 12,1% des Assurances, auxquels s’ajoutent 11,4% du secteur des bâtiment et travaux publics (BTP).

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    À contrario, le secteur des Télécoms devrait afficher une contribution négative de 1,4 milliard de dirhams (MMDH) en raison de la non-récurrence de la rétrocession exceptionnelle de 1,3 MMDH relative à l’affaire IAM/WANA.

    En 2027, les Banques devraient continuer de tirer à la hausse la capacité bénéficiaire avec une contribution de 40,2%, profitant notamment de la poursuite de la dynamique commerciale, suivies des BTP et du Transport avec des contributions respectives de 23,6% et 10,1%. Le CA global devrait poursuivre sa progression à +6,9% à 376,6 MMDH, tandis que le RNPG du Scope 40 ressortirait en hausse de +7,3% à 53,4 MMDH.

    19 mai 2026 0 comments
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    FinanceNon classé

    Damane Cash lance une marque dédiée au paiement électronique

    by Challenge 19 mai 2026
    written by Challenge

    Damane Cash annonce le lancement officiel de « Damane Payment », une marque à part entière, dédiée à renforcer l’accès au paiement électronique, à accompagner la digitalisation de l’économie marocaine et à proposer des solutions de paiement sur mesure.

    Loin d’un simple changement de nom, « Damane Payment » traduit une maturité acquise sur le terrain. Construite progressivement au contact des commerçants et des professionnels, cette activité repose sur une philosophie claire : proposer des solutions de paiement directement opérationnelles, sans complexité technique ni contraintes de déploiement.

    Dans un environnement où les usages évoluent rapidement, cette nouvelle identité permet à Damane Cash de clarifier son positionnement, de mieux adresser les besoins des entreprises et d’affirmer sa présence sur le marché de l’acceptation monétique aussi bien pour le commerçant de proximité que pour l’entreprise en croissance.

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    Avec « Damane Payment », Damane Cash structure son offre autour d’un socle cohérent, couvrant l’ensemble des besoins d’encaissement — en point de vente comme en ligne. Les solutions proposées s’appuient sur des technologies modernes et éprouvées adaptées aux usages d’aujourd’hui et de demain. L’offre s’articule notamment autour de :

    • L’acceptation par terminal de paiement (TPE), pour des transactions fluides et sécurisées en magasin

    • Le paiement en ligne, pour accompagner les e-commerçants dans le développement de leur activité digitale

    • Les solutions mobiles, pour offrir aux commerçants des alternatives légères, rapides et sans friction, parfaitement adaptées aux nouveaux comportements des consommateurs

    • Le SoftPOS, solution innovante qui transforme un smartphone ou une tablette en terminal de paiement, offrant aux petits commerçants un accès simple, immédiat et sans équipement dédié à l’encaissement électronique

    Ce dernier dispositif illustre la volonté de Damane Payment de démocratiser l’accès au paiement électronique et de contribuer à l’inclusion financière des professionnels et des commerçants de proximité, souvent éloignés des solutions traditionnelles.

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    « Avec Damane Payment, nous donnons une visibilité plus claire à une activité déjà bien ancrée dans le terrain. Notre ambition est d’accélérer notre capacité à proposer des solutions simples, accessibles et réellement adaptées aux besoins des commerçants », déclare Mme Maha Kohen, présidente du Directoire de Damane Cash.

    Damane Cash, filiale du groupe BANK OF AFRICA, est un acteur majeur des services financiers au Maroc, avec un réseau de plus de 5 000 points de service. Depuis mai 2025, l’établissement de paiement exerce également l’activité d’acquisition monétique, renforçant son positionnement sur le paiement électronique à destination des commerçants.

    19 mai 2026 0 comments
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    Politique

    Comment le gouvernement va-t-il financer la rallonge budgétaire de 20 MMDH?

    by Jamal Chibli 19 mai 2026
    written by Jamal Chibli

    Guerre au Moyen-Orient, flambée des produits pétroliers, catastrophes naturelles, autant de raisons pour que le gouvernement marocain se résigne à casser la tirelire pour juguler les effets néfastes d’une énième crise mondiale. Cette fois, l’Exécutif va débloquer 20 milliards de crédits supplémentaires au profit du Budget général. Une telle somme ne devrait-elle pas affecter l’équilibre des finances publiques ?

    Devant la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a défendu le projet du décret N°2.26.395, adopté lors du dernier Conseil de gouvernement. Ainsi, cette rallonge sera répartie comme suit :

    – 8 MMDH destinés à la Caisse de compensation, dans l’objectif de soutenir le pouvoir d’achat à travers la stabilisation des prix du gaz butane et du transport des personnes et des marchandises.

    – 6 MMDH pour certaines dépenses exceptionnelles, en lien avec les évolutions de la conjoncture internationale

    – 4 MMDH pour renflouer certains établissements et entreprises publics (EEP)

    – 2 MMDH pour les dépenses occasionnées par les inondations.

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    En prenant cette mesure exceptionnelle, quoique nécessaire, le gouvernement n’est-il pas en train de saborder les objectifs de déficit budgétaire et d’endettement ? A en croire Fouzi Lekjaa, autant rassurant que réaliste comme d’habitude, la réponse est non. Donc, d’où vient l’argent pour couvrir une aussi lourde charge ?

    Le ministre a démontré aux représentants de la Nation la viabilité et la solidité des finances publiques, puisque la dynamique enregistrée au niveau du recouvrement des recettes fiscales jusqu’à fin avril 2026 va permettre de financer ces crédits supplémentaires.

    En effet, celles-ci ont augmenté de 10,9 MMDH (+8,9%) au cours des quatre premiers mois de l’année, avec un taux de réalisation de 36,4% des prévisions de la Loi de Finances (LF). Une amélioration attribuée essentiellement à l’augmentation significative (+24%) de l’Impôt sur les sociétés (IS) et de la TVA (+3,9%).

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    De surcroît, le ministre a confirmé le maintien des équilibres financiers conformément aux prévisions initiales de la Loi de Finances, c’est-à-dire un déficit budgétaire à 3% du PIB au terme de l’année 2026, contre 3,5% pour l’exercice précédent. Aussi, l’endettement poursuivra sa tendance baissière, en se situant aux alentours de 66% du PIB en fin d’année.

    Sous le gouvernement Aziz Akhannouch (2021-2025), les recettes ordinaires du Budget général ont progressé à un rythme annuel moyen de 13,5%, tandis que les recettes fiscales ont enregistré une hausse annuelle moyenne de 12,4%, a renchéri Fouzi Lekjaa, qui n’a pas manqué de se réjouir (légitimement) de la dynamique qu’ont connue les recettes durant ce mandat.

    Pour conclure, le ministre a considéré que ces indicateurs reflètent l’amélioration continue du rythme de recouvrement, l’efficacité des réformes fiscales et des mesures adoptées, ainsi que l’élargissement et la diversification de l’assiette fiscale, de manière à soutenir la durabilité des ressources.

    19 mai 2026 0 comments
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    Marché de l’emploi

    Casablanca accueille la 3e édition du Future of Work Forum Africa

    by Challenge 19 mai 2026
    written by Challenge

    La ville Casablanca accueille, les 21 et 22 mai 2026, la 3e édition du Future of Work Forum Africa (FOWFA), désormais reconnu comme un rendez-vous incontournable consacré aux transformations du travail, des compétences et des organisations en Afrique.

    Placée sous le thème «En mouvement | Lead the Flux», cette nouvelle édition réunira décideurs, experts, entreprises, institutions, jeunes talents et acteurs de l’innovation autour d’une même exigence : comprendre ce qui change, anticiper ce qui vient et préparer concrètement l’avenir du travail dans un monde en pleine recomposition.

    Le Forum se tiendra au cœur du Parc de la Ligue Arabe à Casablanca, un lieu emblématique pensé comme un espace ouvert, propice à la circulation des idées, aux rencontres et à des échanges directs entre participants.

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    A ce propos, Wassila Kara, co-fondatrice du Forum, déclare: « L’originalité du Forum tient aussi à son format et à son cadre. Nous l’avons pensé comme un vrai big think and do tank à ciel ouvert, au cœur de Casablanca, dans un lieu qui favorise la respiration, la circulation des idées et une qualité d’échange».

    Conçu comme un véritable espace d’expérimentation et de réflexion collective, le Forum entend dépasser les discours théoriques pour faire émerger des réponses concrètes aux défis actuels. Intelligence artificielle, transformation des métiers, compétitivité des entreprises, évolution des compétences, attractivité des talents et nouvelles formes de leadership seront au cœur des discussions.

    Cette édition se distinguera par la richesse et la diversité de ses formats interactifs, rencontres inspirantes, interventions de dirigeants, d’experts internationaux, de représentants institutionnels, de membres de la diaspora, ainsi que d’acteurs du sport et de l’innovation.

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    Amal L. Alami, une autre co-fondatrice, souligne: «Le programme est dense et riche : plus d’une douzaine d’ateliers, des face-à-face, des talks, un mini hackathon autour des pratiques RH, un Speech Challenge dédié aux jeunes, des formats interactifs, et des invités venus de l’entreprise, des institutions, de la diaspora, de l’innovation et du sport».

    Une attention particulière sera également accordée à la jeunesse, avec des espaces dédiés lui permettant de prendre part aux échanges, de challenger les modèles existants et d’exprimer sa propre vision du travail de demain.

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    À travers cette nouvelle édition, le Future of Work Forum Africa confirme son ambition : s’imposer comme un espace de référence pour penser, comprendre et construire une vision africaine du futur du travail, résolument tournée vers l’action, l’innovation et l’humain.

    Selon les organisateurs, deux ministres marocains de haut niveau seront présents à ces travaux, en l’occurrence Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, et Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce du Royaume du Maroc. Les intervenants viennent du Cameroun, Côte d’Ivoire, Etats-Unis, Espagne, France, Kenya, Maroc, Sénégal, Tunisie, RDC Congo, Suède…

    19 mai 2026 0 comments
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    Banques d'affaires

    Souad Lahlou prend les commandes d’Atlas Portfolio Management

    by Adama Sylla 18 mai 2026
    written by Adama Sylla

    Ancienne Managing Partner au sein du groupe Atlas Capital, où elle supervisait le trading, la couverture et la gestion sous mandat dans les activités de gestion d’actifs, Souad Lahlou accède officiellement à la présidence d’Atlas Portfolio Management, la société de gestion de portefeuille du groupe. Forte de plus de vingt ans d’expérience sur les marchés financiers, cette spécialiste reconnue de la gestion d’actifs s’impose désormais comme l’une des figures centrales de la gouvernance de cette banque d’investissement indépendante présidée par Rachid Marrakchi.

    Le changement de gouvernance marque une nouvelle étape pour Atlas Portfolio Management. Souad Lahlou succède officiellement à Marc Kreiker à la tête de cette filiale spécialisée dans la gestion d’actifs.

    Diplômée de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux et accréditée par la Société Française des Analystes Financiers (SFAF), la nouvelle dirigeante dispose d’une solide expertise acquise au sein de grandes institutions financières.

    Après un début de carrière chez Société Générale Asset Management à Paris, elle rejoint en 2004 BMCE Capital Gestion comme gérante de portefeuille puis responsable de gestion. En 2007, elle participe au lancement de BMCE Capital Gestion Privée où elle occupera ensuite les postes de directeur adjoint puis de directeur en charge de la gestion de portefeuille et des projets.

    Avant sa promotion, Souad Lahlou exerçait comme Managing Partner chez Atlas Capital avec la responsabilité du trading, de la couverture et de la gestion sous mandat. Elle a également mené des missions de conseil pour BNP Paribas / IRB Consulting.

    Lire aussi | Khaoula Ramdi prend les commandes de la nouvelle filiale Private Equity d’Atlas Capital

    Atlas Capital renforce sa gouvernance autour d’une équipe de Partners

    La nomination de Souad Lahlou s’inscrit dans le modèle de gouvernance porté par Atlas Capital, une banque d’investissement indépendante détenue intégralement par ses dirigeants associés.

    Aux côtés de Rachid Marrakchi, diplômé de l’École Centrale de Paris et architecte de la stratégie du groupe, figure Hicham Chebihi Hassani, partenaire historique fort de vingt-cinq ans d’expérience dans la création, le rachat et le développement d’entreprises.

    Le pôle gestion d’actifs est également porté par Nezha Alaoui, experte de la gestion d’OPCVM depuis plus de vingt ans.

    Le groupe a par ailleurs accéléré récemment son développement dans le capital-investissement avec la nomination de Khaoula Ramdi à la tête de la nouvelle filiale dédiée au private equity.

    D’autres responsables pilotent les métiers stratégiques du groupe, notamment Imane Kabbaj pour les investissements et services immobiliers, Samira Chebihi Hassani pour le pôle courtage en assurance, ainsi que Amine El Jirari pour les activités d’intermédiation boursière.

    Le courtage en assurance est également supervisé par Hassna Ait Allah.

    Lire aussi | Banques d’affaires indépendantes: qui sont ces acteurs de l’ombre de la finance ?

    Une gamme d’investissement diversifiée pour différents profils de clients

    À travers Atlas Capital Management et Atlas Portfolio Management, le groupe administre une offre diversifiée d’OPCVM destinée à différents profils d’investisseurs.

    Sur le segment des fonds actions et diversifiés, Atlas Optimisation se positionne sur la performance des actions marocaines tandis qu’Atlas Équilibre privilégie une gestion dynamique avec un risque mesuré.

    Le groupe propose également des fonds obligataires et monétaires à travers Atlas Obligbancaires, dédié aux placements à court terme avec une volatilité encadrée, et Atlas Monebanques, spécialisé dans la gestion de trésorerie à faible risque.

    Atlas Capital veut aussi accélérer dans le capital-investissement grâce à sa filiale Atlas Capital Private Equity dirigée par Khaoula Ramdi. Une première levée de fonds ciblant un milliard de dirhams a été lancée pour financer les entreprises marocaines.

    Fondé en 1999, Atlas Capital figure parmi les acteurs de référence de la banque d’affaires indépendante au Maroc. Le groupe accompagne plusieurs grands comptes stratégiques tels que OCP Group, Royal Air Maroc, Veolia ou encore Caisse de Dépôt et de Gestion.

    18 mai 2026 0 comments
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