Gaz

Gaz naturel liquéfié. Lancement dès cet été de l’appel d’offres pour la construction d’un terminal flottant à Nador West Med

Le port de Nador West Med va accueillir en son sein un terminal flottant de gaz naturel liquéfié (GNL). Ainsi, le Royaume du Maroc prévoit de lancer un appel d’offres cet été sa construction.

Le Maroc envisage de lancer un appel d’offres cet été pour construire un terminal flottant de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le port de Nador West Med, dans le nord-est du pays, selon Reuters, qui cite un responsable du pétrole et du gaz au ministère de la transition énergétique et du développement durable. Selon Abdelghafour El Hadjaoui qui présentait le projet, « le ministère s’attend à un bouclage financier en 2025, la construction, la mise en service et les opérations commerciales étant prévues pour 2026 ».

Lire aussi | Franchise. Le célèbre pâtissier-boulanger français Eric Kayser s’installe à Rabat

Le terminal GNL sera connecté à un gazoduc existant qui permet au Maroc d’importer 0,5 milliard de mètres cubes de GNL par an depuis des terminaux espagnols, ce qui est suffisant pour alimenter deux petites centrales de production d’électricité, selon Reuters qui précise avoir vu la présentation du responsable marocain.

Le Maroc prévoit également de raccorder le même gazoduc à des champs gaziers en développement à l’est et à l’ouest du pays. Selon les estimations du ministère, les besoins en gaz naturel du Maroc devraient passer de 1 milliard de m3 actuellement à 8 milliards de m3 en 2027. Nador West Med est un port en eau profonde en cours de construction, dont la capacité devrait atteindre 3,5 millions de conteneurs.

Lire aussi | Sound Energy. Forage de deux puits à l’est du Maroc en vue de la production de gaz

Pour rappel, achevé à 95 %, le futur port en eau profonde, Nador West Med, érigé dans la baie de Betoya, située à 30 km à l’ouest de la ville de Nador, sera axé sur les produits pétroliers. En plus des 3 millions de conteneurs que cette plateforme va pouvoir accueillir à son ouverture, Nador West Med doit être capable de traiter jusqu’à 25 millions de tonnes d’hydrocarbures. En effet, grâce aux quantités importantes de pétrole qu’il pourra traiter, le port sera en capacité de proposer des silos de stockages pour les distributeurs nationaux de carburant, mais aussi et surtout pour les transporteurs pétroliers internationaux. Si toute l’Europe ou presque s’approvisionne depuis Rotterdam, le Royaume espère jouer un rôle similaire au niveau du bassin méditerranéen ainsi que pour l’Afrique de l’Ouest. 

Le marché des travaux de construction du port avait été remporté en 2016 par un consortium constitué du marocain Société Générale des Travaux du Maroc (SGRM), du turc STFA et du luxembourgeois JDN.

 
Article précédent

Franchise. Le célèbre pâtissier-boulanger français Eric Kayser s’installe à Rabat

Article suivant

Botola. Le Raja bat le Wydad au bout du suspense et passe devant l'AS-FAR à une journée de la fin