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    Une campagne agricole qui rebat les cartes

    by Adama Sylla 22 avril 2026
    written by Adama Sylla

    Après plusieurs campagnes marquées par un déficit hydrique sévère, l’agriculture marocaine connaît un retournement spectaculaire. La campagne 2025-2026, portée par des précipitations abondantes et bien réparties, reconfigure en profondeur les équilibres agricoles. Des céréales à l’élevage, en passant par les cultures maraîchères et arboricoles, les indicateurs repassent au vert. Mais au-delà de l’embellie conjoncturelle, cette dynamique met aussi en lumière les enjeux structurels d’un secteur toujours dépendant des aléas climatiques.

    Entre septembre 2025 et mars 2026, la pluviométrie moyenne nationale a atteint environ 462 mm, marquant une progression significative a rapport aux campagnes précédentes. Cette amélioration a permis de reconstituer les réserves hydriques et de relancer l’activité agricole dans la majorité des régions du Royaume.

    Le taux de remplissage des barrages avoisine désormais les 70 %, contre à peine plus d’un tiers une année auparavant. Cette évolution offre des marges de manœuvre inédites pour sécuriser les cultures en place, lancer les programmes de printemps et préparer la prochaine campagne dans de meilleures conditions.

    Lire aussi | El Bouari: une récolte céréalière en forte hausse, à près de 90 millions de quintaux

    Dans ce contexte, les superficies emblavées repartent à la hausse, notamment pour les céréales qui atteignent près de 3,9 millions d’hectares. À ce stade, l’état des cultures est jugé globalement satisfaisant, laissant entrevoir des rendements en nette progression.

    Des dynamiques régionales particulièrement encourageantes

    Sur le terrain, cette amélioration se traduit par une reprise quasi généralisée des emblavements et une dynamique agricole nettement supérieure à celle de la campagne précédente, notamment dans les grandes régions productrices comme Marrakech-Safi, Béni Mellal-Khénifra et Casablanca-Settat. À Marrakech-Safi, les précipitations enregistrées entre décembre et mars ont profondément transformé la campagne. Le cumul pluviométrique dépasse 260 mm, contre une moyenne habituelle de 96,9 mm. Le taux de remplissage des barrages y dépasse désormais 75 %, contre seulement 15 % l’an dernier. Résultat : près de 99 % du programme des travaux du sol a été réalisé, soit 939.000 hectares, contre à peine 32 % une année auparavant.

    Les emblavements suivent la même tendance, avec 929.000 hectares réalisés, soit 98 % des objectifs. Les céréales dominent largement, occupant 868.000 hectares, accompagnées des cultures fourragères et des légumineuses. Cette dynamique est également portée par une forte hausse des ventes de semences certifiées, signe d’un regain de confiance des agriculteurs.

    Lire aussi | SIAM: quel apport de l’OCP à la sécurité alimentaire ?

    La région de Béni Mellal-Khénifra affiche des performances similaires. Avec un cumul pluviométrique dépassant 441 mm, en hausse de 85 % par rapport à l’an dernier, la région enregistre une nette amélioration de ses indicateurs hydriques et agricoles. Les barrages stratégiques, comme Bin El Ouidane et Ahmed El Hansali, affichent des taux de remplissage supérieurs à 70 %, permettant d’assurer des dotations suffisantes pour l’irrigation.

    Les superficies emblavées en céréales d’automne dépassent 430.000 hectares, en hausse de plus de 47 %, tandis que les cultures sucrières progressent de plus de 45 %. Le maraîchage et les cultures fourragères évoluent également dans des conditions favorables, renforçant les perspectives d’une campagne prometteuse.

    Dans la région de Casablanca-Settat, la dynamique est tout aussi positive. Le cumul pluviométrique dépasse 390 mm, avec des pics atteignant près de 600 mm dans certaines zones. Cette pluviométrie exceptionnelle a permis la réalisation de 92 % du programme agricole, avec près de 826.000 hectares de céréales semés. Les cultures fourragères, les légumineuses et le maraîchage affichent également des niveaux élevés, certains dépassant même les prévisions initiales.

    Toutes les filières tirent profit de la conjoncture

    Cette amélioration ne se limite pas aux céréales. Les cultures maraîchères enregistrent de bonnes performances, portées par des conditions climatiques favorables. L’oignon, la pomme de terre ou encore la tomate affichent des niveaux de réalisation supérieurs aux attentes dans certaines régions.

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    L’arboriculture bénéficie également de cette dynamique. La filière oléicole enregistre des productions record, tandis que les agrumes affichent des résultats satisfaisants. Ces performances renforcent la contribution de ces filières à la valeur ajoutée agricole et à l’emploi rural.

    Du côté des cultures sucrières, malgré des pertes localisées dues aux inondations dans certaines zones, les superficies progressent globalement, traduisant une relance progressive de la filière.

    Les retombées de cette campagne favorable s’étendent également au secteur de l’élevage. La régénération des parcours naturels améliore la disponibilité des ressources fourragères, réduisant ainsi la dépendance aux aliments de bétail achetés sur le marché.

    Cette évolution contribue à alléger les coûts de production des éleveurs et à améliorer l’état sanitaire du cheptel. Dans certaines régions, une stabilisation, voire une baisse des prix des animaux destinés à l’abattage est même envisagée, sous l’effet de cette amélioration.

    Cependant, cette dynamique reste conditionnée par la poursuite de conditions climatiques favorables. La dépendance aux précipitations demeure une caractéristique structurelle du secteur.

    Lire aussi | Ahmed El Bouari: «Tous les indicateurs hydriques et agricoles laissent présager une bonne campagne agricole»

    Si la campagne 2025-2026 marque un net redressement, elle met également en évidence une nouvelle forme de vulnérabilité. Dans certaines régions du nord, comme le Gharb et le Loukkos, des pluies excessives ont provoqué des inondations, affectant des superficies importantes.

    Ce paradoxe illustre une évolution du risque climatique, désormais caractérisé par une alternance entre sécheresse et épisodes extrêmes. Cette volatilité complique la gestion des systèmes agricoles et renforce la nécessité d’adapter les pratiques et les infrastructures.

    La campagne agricole 2025-2026 rebat indéniablement les cartes. Elle redonne confiance aux agriculteurs, relance les investissements et repositionne l’agriculture comme un pilier de l’économie nationale.

    Mais cette embellie ne doit pas masquer les défis de fond. La gestion durable de l’eau, la résilience face aux aléas climatiques et la modernisation des filières restent des priorités.

    22 avril 2026 0 comments
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    Politique

    MFM Radio/Emission Décryptage: Driss Lachgar met en garde contre «l’hégémonie politique»

    by Hassan Manyani 22 avril 2026
    written by Hassan Manyani

    Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, était l’invité de l’émission « Décryptage » sur MFM, aux côtés de plusieurs acteurs politiques et analystes. Cette rencontre a donné lieu à un débat riche, abordant les enjeux politiques nationaux et internationaux, ainsi que le rôle de l’opposition dans le Maroc actuel.

    Lachgar a d’abord insisté sur l’évolution du rôle de l’opposition, qui ne se limite plus à la contestation, mais s’inscrit désormais dans une logique «propositionnelle ». Il a défendu une opposition responsable, capable de formuler des alternatives concrètes face aux défis sociaux, notamment la cherté de la vie, le pouvoir d’achat et les défaillances des services publics. Cette approche vise, selon lui, à restaurer la confiance entre citoyens et institutions.

    Sur le plan institutionnel, il a mis en garde contre toute lecture réductrice de la Constitution de 2011, appelant à en respecter l’esprit à travers le renforcement de l’équilibre des pouvoirs et de la reddition des comptes. Il a exprimé la crainte d’un recul démocratique si ces principes ne sont pas pleinement appliqués.

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    Les échanges ont été marqués par des critiques sur l’insuffisance des propositions partisanes et les perspectives électorales. Lachgar a répondu en soulignant la crédibilité du programme de l’USFP, affirmant que plusieurs mesures actuelles du gouvernement s’inspirent de ses propositions. Il a également dénoncé le populisme et le nihilisme politique, considérés comme des menaces pour la stabilité institutionnelle.

    Concernant les alliances, il a défendu une approche pragmatique fondée sur des convergences idéologiques solides, notamment avec le parti de l’Istiqlal, tout en rejetant les alliances opportunistes.

    Sur la question nationale, Lachgar a salué les acquis de la diplomatie marocaine sous l’impulsion du Roi Mohammed VI. Il a souligné le rôle de l’USFP dans la diplomatie parallèle et au sein de l’Internationale socialiste, notamment pour défendre l’intégrité territoriale et influer sur les positions internationales. Il a également réaffirmé son attachement aux solutions politiques dans les conflits internationaux, notamment la solution à deux États pour la Palestine.

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    Critiquant l’action gouvernementale, il a pointé les insuffisances en matière d’emploi et de gestion sociale, tout en alertant contre le risque d’«hégémonie politique» susceptible de menacer le pluralisme. Il a aussi plaidé pour une approche rationnelle et scientifique dans des débats sensibles comme celui de l’heure d’été.

    Enfin, Lachgar a mis en avant l’importance de la régionalisation avancée comme levier de développement intégré, en cohérence avec les orientations royales. Il a conclu en appelant à une réforme politique progressive, adaptée aux mutations contemporaines, et à une opposition responsable capable de préserver les équilibres démocratiques.

    Au-delà d’un simple débat médiatique, cette émission a ouvert une réflexion approfondie sur l’avenir de la démocratie marocaine, le rôle des partis et l’importance de renouveler la confiance en l’action politique.

    22 avril 2026 0 comments
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    Scanner

    Morocco Mall Marrakech: une inauguration repoussée à 2027 !

    by Rachid Boutaleb 22 avril 2026
    written by Rachid Boutaleb

    Annoncée pour l’été 2026 après plusieurs reports, l’inauguration du Morocco Mall Marrakech ne verra finalement pas le jour en 2026. En effet, alors que le maître d’ouvrage, en l’occurrence le groupe Aksal piloté par Saloua Idrissi Akhannouch, semblait désormais avoir surmonté les défis logistiques et financiers pour tenir la « nouvelle » échéance de l’été 2026, un énième report s’est finalement imposé pour repousser l’entrée en service de ce temple du commerce au printemps 2027.

    Cette fois-ci, ce ne sont pas des vicissitudes techniques qui sont derrière ce report inopiné, au vu de l’état d’avancement des travaux (gros œuvre quasiment achevé, aménagement des espaces verts et ultimes touches esthétiques presque aboutis…), mais plutôt une décision tactique destinée à maximiser les chances d’une inauguration réussie.

    Il faut dire que, dans un contexte de reprise précaire du retail au Maroc, marquée par le départ et/ou la fermeture de plusieurs marques d’habillement (Jennyfer, Terranova, Tape-à-l’œil…), la guerre en Iran et ses répercussions sur le pouvoir d’achat ont tempéré les ardeurs du groupe Aksal, qui ne peut se permettre une ouverture au rabais avec un taux de vacance élevé des 130 000 mètres carrés que compte ce complexe gigantesque.

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    Le défi, donc, pour le Morocco Mall Marrakech, qui avait été lancé en 2019 sur la route de l’Ourika à quelques kilomètres du centre-ville de la ville ocre, sera de garantir un taux d’occupation attractif dès son lancement, malgré les pressions qui pèsent sur les marges des commerçants.

    22 avril 2026 0 comments
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    Dossier

    Ahmed El Bouari: «Tous les indicateurs hydriques et agricoles laissent présager une bonne campagne agricole»

    by Adama Sylla 22 avril 2026
    written by Adama Sylla

    Portée par une pluviométrie exceptionnelle, la campagne agricole 2025-2026 marque un net rebond après plusieurs années de sécheresse, redonnant des perspectives solides au secteur. À l’approche du SIAM, Ahmed El Bouari dresse un état des lieux global, entre amélioration des ressources hydriques, relance des cultures et regain de confiance des agriculteurs. Le ministre revient également sur les avancées de la stratégie Génération Green, les enjeux de souveraineté alimentaire et les défis persistants, notamment dans l’élevage. Dans un contexte de transition climatique et économique, il détaille les leviers mobilisés pour consolider la résilience du modèle agricole marocain et accompagner sa montée en performance.

    Challenge :La 18e édition du SIAM s’ouvre dans un contexte marqué par un net regain d’optimisme chez les agriculteurs. Après plusieurs campagnes difficiles, la saison agricole 2025-2026 bénéficie de précipitations abondantes et bien réparties. Comment analysez-vous cette embellie qui redonne des couleurs à l’agriculture marocaine ? 

    Ahmed El Bouari : LLa 18e édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) se tient cette année dans un contexte particulièrement favorable pour le secteur agricole. En effet, la campagne agricole 2025-2026 connaît une nette amélioration, grâce à une pluviométrie très favorable.

    Au 10 avril, le cumul pluviométrique moyen national avoisine 520 mm, soit une hausse de plus de 54 % par rapport à une année normale et le double de la campagne précédente. Cette amélioration concerne la quasi-totalité des régions agricoles.

    Au-delà des chiffres, cette embellie se traduit concrètement sur le terrain, avec une amélioration notable des parcours pastoraux, une réduction de la pression sur l’alimentation du cheptel et une recharge significative des ressources hydriques, tant au niveau des barrages que des nappes phréatiques. C’est un signal très encourageant pour l’ensemble du secteur et pour l’économie nationale.

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    Par ailleurs, cette situation offre des conditions optimales pour la réussite des cultures de printemps, tout en assurant la disponibilité des volumes d’eau nécessaires à l’irrigation des grands périmètres en été. Elle permet également d’aborder dans de bonnes conditions le démarrage de la prochaine campagne agricole, notamment pour les cultures maraîchères et les arbres fruitiers.

    Challenge : Cette dynamique favorable profite-t-elle particulièrement aux grandes cultures, notamment céréalières ?

    A.E.B. : Cette pluviométrie favorable s’est traduite par une relance significative des emblavements. À l’échelle nationale, les superficies consacrées aux céréales sont estimées à 3,9 millions d’hectares, celles des légumineuses à près de 123 000 hectares et les cultures fourragères à environ 434 000 hectares. Ces réalisations dépassent de 45 % celles de la campagne précédente et de plus de 26 % la moyenne des quatre dernières campagnes, traduisant le retour de la confiance des agriculteurs après plusieurs années de sécheresse.

    Sur le plan agronomique, les cultures céréalières présentent un état végétatif très satisfaisant. Environ 83 % des superficies sont jugées en bon à très bon état, et les pluies du mois d’avril permettront d’améliorer significativement les rendements.

    Tous les indicateurs hydriques et agricoles laissent présager une bonne campagne agricole.

    Challenge : Au 16 février 2026, le taux de remplissage des barrages a dépassé les 70 %, soit environ 11,3 milliards de m, en forte hausse par rapport à l’an dernier. Comment votre département entend-il mobiliser efficacement ces ressources hydriques au service du secteur agricole, après plusieurs années de sécheresse et de forte pression sur l’eau ?

    A.E.B. : Après sept campagnes agricoles marquées par un stress hydrique sévère et une sécheresse prolongée, le Maroc a connu, durant l’hiver 2025–2026, des précipitations exceptionnellement abondantes, permettant une nette amélioration de la situation hydrique dès le début de 2026. Actuellement, le taux de remplissage des barrages se situe autour de 75 %.

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    Les barrages destinés à l’usage agricole ont enregistré un stock d’eau de plus de 10 milliards de m³, soit une augmentation de 6 milliards de m³ depuis fin novembre 2025.

    Malgré les disparités régionales, notamment entre les bassins du nord et les autres bassins, l’amélioration des stocks des barrages est quasi générale.

    Les précipitations récentes ont également contribué à la recharge des nappes phréatiques et à l’amélioration de l’humidité des sols. Les dotations en eau d’irrigation destinées aux périmètres irrigués, initialement fixées à 350 millions de m³ au début de la campagne agricole 2025/2026, ont été portées à près de 2 milliards de m³.

    Cette évolution permet de sécuriser les programmes de cultures et d’accompagner la relance de la production dans les zones irriguées. Elle contribue également à améliorer les rendements, à renforcer la qualité des productions agricoles et à optimiser l’utilisation des intrants, avec des retombées positives sur la productivité globale des exploitations.

    Dans le prolongement de cette dynamique, un suivi continu de l’évolution de la situation hydrique est assuré à l’échelle de l’ensemble des bassins, afin d’ajuster la programmation et la répartition des dotations en eau d’irrigation ainsi que les programmes des cultures.

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    Par ailleurs, les mesures exceptionnelles relatives au rééchelonnement du principal et à l’exonération des majorations de retard et des frais de recouvrement des créances liées à la redevance d’eau d’irrigation et à la participation directe sont reconduites afin de soutenir les agriculteurs dans cette phase.

    Des actions structurelles se poursuivent dans le cadre de la stratégie « Génération Green 2020-2030 », notamment la modernisation de l’irrigation, l’extension du goutte-à-goutte, la valorisation des eaux de barrages, la réhabilitation des périmètres irrigués et le développement de nouvelles ressources hydriques, dont le dessalement et les interconnexions entre bassins.

    Challenge : Six ans après son lancement, quel bilan dressez-vous de la stratégie « Génération Green 2020-2030 » et quelles en sont aujourd’hui les principales perspectives d’évolution ?

    A.E.B. : Six ans après son lancement, la stratégie Génération Green 2020-2030 a permis d’enregistrer des avancées notables sur plusieurs volets.

    Sur le plan productif, la mise en œuvre des contrats-programmes a soutenu la performance des filières. La production maraîchère a atteint 8,1 millions de tonnes entre 2023 et 2025 (+9 %), celle des agrumes environ 1,9 million de tonnes en 2024-2025 (+24 %) et celle des olives près de 2 millions de tonnes en 2025-2026 (+43 % depuis 2020), pour une production d’huile d’olive d’environ 200 000 tonnes. Cette dynamique s’est accompagnée d’une progression notable des exportations agricoles, en hausse de 52,7 % pour atteindre 62 milliards de dirhams.

    Parallèlement, des progrès structurants ont été réalisés en matière de commercialisation et de valorisation, à travers la modernisation des marchés de gros (Rabat, Tétouan, Dakhla), la construction d’abattoirs modernes (18 abattoirs agréés) et l’autorisation de plus de 17 323 établissements alimentaires.

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    Sur le plan hydrique, les efforts ont porté sur l’économie et la mobilisation de l’eau : 900 000 hectares sont désormais équipés en irrigation localisée, plus de 134 000 hectares ont été réhabilités en petite et moyenne hydraulique, et des projets d’interconnexion ont permis de mobiliser d’importantes ressources, dont 950 millions de m³ transférés entre les bassins de Sebou et du Bouregreg. Le recours au dessalement se développe également, avec notamment la station de Chtouka (100 millions de m³ pour 15 000 hectares) déjà opérationnelle et celle de Dakhla en cours d’achèvement.

    Sur le plan social, la stratégie ambitionne de contribuer à l’émergence d’une classe moyenne agricole (350 000 à 400 000 ménages), à travers notamment la généralisation de la protection sociale (1,5 million d’agriculteurs immatriculés) et l’amélioration des revenus grâce à un meilleur accès au foncier et au financement. Elle a aussi encouragé l’entrepreneuriat des jeunes, avec plus de 42 500 bénéficiaires accompagnés, 5 000 projets validés et plus de 17 000 financés.

    En parallèle, 189 projets d’agrégation ont été identifiés (dont 63 approuvés) et 474 projets d’agriculture solidaire ont été lancés, couvrant 108 000 hectares et contribuant au développement des zones rurales.

    Dans la continuité, les priorités portent sur le renforcement de l’efficience de l’eau et le développement de l’offre hydrique, la modernisation et la valorisation des filières agricoles, ainsi que la promotion de l’emploi et de l’insertion des jeunes tout au long des chaînes de valeur.

    Challenge :  Le SIAM 2026 met à l’honneur la thématique « Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire ». Quels sont, selon vous, les principaux défis que le Maroc doit relever en matière de souveraineté alimentaire, notamment dans le domaine de la production animale ?

    A.E.B :  Dans un contexte marqué par le changement climatique, la raréfaction des ressources en eau et les perturbations des marchés internationaux, la souveraineté alimentaire constitue un enjeu stratégique majeur pour le Maroc, en particulier pour la production animale, fortement exposée à ces contraintes.

    Placée sous le thème « Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire », la 18ème édition du SIAM met en lumière les défis liés à la résilience des systèmes d’élevage. Le secteur reste confronté à plusieurs contraintes structurelles, notamment le stress hydrique limitant la production fourragère, la dégradation des parcours pastoraux et la dépendance aux importations d’aliments de bétail.

    Pour répondre à ces défis, le Ministère déploie un ensemble de leviers complémentaires. Il s’agit d’abord du développement des filières animales à travers la mise en œuvre de contrats-programmes couvrant les viandes rouges et blanches, le lait, l’apiculture, ainsi que les filières équines Barbe et Arabe-Barbe et la Tbourida.

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    La sécurisation du cheptel constitue également un levier prioritaire, reposant sur la préservation et la reconstitution des femelles reproductrices. À ce titre, un programme de reconstitution du cheptel national a été lancé en 2025, visant à soutenir les éleveurs, alléger leur endettement et renforcer le suivi sanitaire et technique.

    Le développement et la réhabilitation des parcours pastoraux constituent également un levier clé, avec des actions d’aménagement et de réhabilitation incluant la mise en défens de 33 700 hectares, la plantation de 6 165 hectares d’arbustes fourragers et l’installation de 957 points d’eau. Par ailleurs, 4 112 citernes souples, 365 citernes tractées et 40 camions citernes ont été acquis pour renforcer l’accès à l’eau.

    Enfin, la valorisation de l’eau et le développement de l’offre hydrique agricole restent au cœur de l’action publique, à travers le développement de l’irrigation économe en eau, l’extension des périmètres irrigués, la réhabilitation des systèmes hydrauliques, l’interconnexion des bassins et le recours au dessalement.

    La souveraineté alimentaire du Maroc, notamment en matière de production animale, requiert une approche globale et intégrée incluant le développement des filières d’élevage, la réduction de la dépendance aux intrants et des aliments de bétail importés, la sécurisation des ressources en eau et fourragères.

    Les évolutions climatiques récentes favorables, en particulier les récentes précipitations survenues dans le Royaume, ont contribué fort heureusement à renforcer les disponibilités hydriques, à régénérer les parcours et à améliorer les productions fourragères et pastorales et à améliorer les conditions pour le cheptel.

    Challenge :  Dans ce contexte, où en est la mise en œuvre du plan de relance du cheptel national ?

    A.E.B :  En exécution des Hautes Instructions de Sa Majesté Le Roi, Que Dieu l’Assiste, le Ministère de l’agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts a élaboré, en coordination avec les ministères de l’Intérieur et des Finances, un programme de reconstitution du cheptel national sur la période 2025-2026. Ce programme vise à créer les conditions favorables à la relance du cheptel à travers plusieurs leviers, notamment le soutien financier direct pour l’acquisition d’aliments de bétail, la sauvegarde des femelles ovines et caprines destinées à la reproduction, l’allègement de l’endettement en partenariat avec le Crédit Agricole, les campagnes de vaccination et l’encadrement technique des éleveurs.

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    Lancé en mai, ce programme a débuté par un recensement général du cheptel national afin d’établir une base de données précise. L’effectif total recensé s’élève à environ 32,8 millions de têtes, appartenant à près de 1,2 million d’éleveurs.

    À la suite de ce recensement et de l’opération d’identification (bouclage), le versement des primes pour l’achat d’aliments ainsi que la première tranche du soutien à la sauvegarde des femelles a commencé début novembre. À ce jour, le nombre de bénéficiaires a atteint 1,2 million, pour un montant global décaissé de 5,55 milliards de dirhams.

    La mise en œuvre de la deuxième phase du soutien financier direct pour la sauvegarde des femelles reproductrices a débuté le 24 mars 2026.

    22 avril 2026 0 comments
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    Industrie

    Aéronautique: Pratt & Whitney Canada inaugure un site de production à Nouaceur

    by Challenge avec MAP 22 avril 2026
    written by Challenge avec MAP

    Pratt & Whitney Canada, filiale de l’américain RTX, leader mondial dans la conception, la fabrication et la maintenance de moteurs d’avion, a inauguré, mardi 21 avril, son nouveau site de production dans la zone industrielle Midparc de Nouaceur, avec un investissement de 76 millions de dollars.

    Inauguré lors d’une cérémonie marquée par la présence du ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, ce site de 12.000 mètres carrés (m²) permettra de créer environ 200 nouveaux emplois d’ici 2030 et d’ajouter des capacités de production essentielles afin de répondre à la demande croissante en moteurs de qualité et fiables.

    Il produira des pièces usinées détaillées, statiques et structurelles, destinées aux moteurs d’avion de Pratt & Whitney Canada, notamment à la famille de moteurs PT6.

    Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a mis en avant les performances du Groupe qui compte des dizaines de milliers de moteurs en service à travers le monde.

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    Le Royaume dispose du potentiel nécessaire pour capter une part significative de cette dynamique, notamment en matière d’assemblage et de production, a-t-il estimé.

    Le ministre a, par ailleurs, insisté sur les atouts du Maroc pour accompagner la montée en cadence (« ramp up ») de la chaîne d’approvisionnement du secteur aéronautique, mettant en avant l’agilité du tissu industriel national, sa capacité à respecter les délais, les coûts et les standards de qualité.

    De son côté, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a souligné que l’implantation de Pratt & Whitney constitue une étape majeure dans la montée en gamme de l’industrie aéronautique marocaine.

    S’inscrivant dans le cadre de relations économiques solides entre le Maroc, le Canada et les États-Unis, ce projet est le fruit d’un accompagnement étroit et coordonné de l’Etat marocain, à travers le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques publiques, le ministère de l’Industrie et du Commerce, en collaboration avec l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE), le Centre Régional d’Investissement (CRI) de Casablanca-Settat et les autorités locales, a-t-il rappelé.

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    D’après M. Zidane, le choix de Pratt & Whitney à l’issue d’une analyse comparative internationale confirme que le Maroc est désormais positionné parmi les plateformes industrielles les plus compétitives, crédibles au niveau mondial.

    Il confirme aussi la confiance des grands groupes européens et nord-américains dans la qualité des compétences marocaines, dans la fiabilité de l’écosystème et dans la compétitivité du Royaume, a ajouté le ministre.

    « Ce site constitue une extension stratégique de notre réseau mondial de production et démontre notre engagement à bâtir des chaînes d’approvisionnement résilientes à l’échelle mondiale afin d’augmenter la production pour nos clients », a déclaré, de son côté, Maria Della Posta, présidente de Pratt & Whitney Canada.

    Et de poursuivre : « Grâce à une collaboration étroite avec des organisations locales, nous développons la prochaine génération de professionnels de l’aérospatiale, investissons dans les communautés où nous opérons et contribuons à renforcer la position du Maroc en tant que leader de l’industrie aérospatiale ».

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    « RTX est présente au Maroc depuis plus d’une décennie, et nous sommes ravis d’y renforcer notre empreinte grâce à cet investissement majeur, tant dans les infrastructures locales que dans les talents d’ici », a fait valoir Mme Della Posta.

    D’après elle, le rôle croissant du Maroc comme pôle aérospatial mondial, en phase avec la vision à long terme du Royaume, en fait un emplacement stratégique pour cette nouvelle installation.

    Depuis le lancement du chantier en 2024, le site de Pratt & Whitney au Maroc a progressé rapidement, passant de la construction à la mise en service opérationnelle, avec notamment le recrutement des équipes, la formation technique et l’installation d’équipements d’usinage de pointe.

    Le site a été conçu selon les principes du lean manufacturing et intègre des systèmes numériques avancés afin de favoriser la qualité, l’excellence opérationnelle et l’efficacité.

    22 avril 2026 0 comments
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    Economie

    Maroc: l’inflation en légère hausse malgré l’envolée du carburant

    by Challenge 22 avril 2026
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    En dépit de la flambée des prix à la pompe à cause de la guerre au Moyen-Orient, l’indice des prix à la consommation (IPC), indicateur principal de mesure de l’inflation, a enregistré, en mars dernier, une hausse annuelle de 0,9% au Maroc, quand bien même l’augmentation est plus marquée par rapport au mois de février (+1,2).

    En glissement annuel, l’évolution est la conséquence de l’augmentation de l’indice des produits alimentaires de 0,6% et de celui des produits non alimentaires de 1,1%, explique le Haut-Commissariat au Plan (HCP) dans une note d’information relative à l’IPC de mars 2026.

    Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 0,4% pour les « Loisirs et culture » à une hausse de 3,5% pour les « Biens et services divers », précise la même source.

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    D’un mois à l’autre, l’IPC a connu une hausse de 1,2%, résultant de l’augmentation de 1,9% de l’indice des produits alimentaires et de 0,6% de l’indice des produits non alimentaires.

    Les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2026 concernent principalement les « Légumes » avec 9,7%, les « Fruits » (2,6%), les « Viandes » (2,4%), les « Poissons et fruits de mer » (1,3%) et le « Café, thé et cacao » (0,3%).

    En revanche, les prix ont diminué de 2,4% pour les « Huiles et graisses » et de 0,2% pour le « Lait, fromage et œufs ». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des « Carburants » avec 10,7%.

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    Les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Guelmim et Al-hoceima avec 2,7%, à Errachidia (1,8%), à Agadir (1,6%), à Safi (1,4%), à Tanger (1,3%), à Marrakech, Dakhla et Beni-Mellal (1,2%), à Laâyoune (1,1%), à Casablanca, Oujda et Tétouan (1%), à Kénitra, Rabat et Meknès (0,9%) et à Fès et Settat (0,7%).

    Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de mars 2026 une augmentation de 0,1% en glissement mensuel et une baisse de 0,6% par rapport à mars 2025.

    22 avril 2026 0 comments
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    Ingénierie

    L’AIEM élit un bureau national présidé par Mohammed Smouni

    by Challenge 21 avril 2026
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    Au cours d’une Assemblée générale ordinaire, tenue le 18 avril 2026 à Rabat, l’Association des Ingénieurs de l’École Mohammadia (AIEM) a élu un un nouveau bureau national, présidé par Mohammed Smouni, lauréat de l’EMI en 1987 et Directeur général adjoint de l’Office national des chemins de fer (ONCF).

    En présentant son plan d’action, le nouveau président de l’instance exécutive de l’Association a rappelé les engagements forts ayant orienté le travail de l’AIEM durant son histoire qui s’étale sur plus de 60 ans. Dans cette continuité, la stratégie du nouveau bureau s’inscrit naturellement dans cette dynamique.

    Le plan d’action s’articule autour d’un nombre de priorités, comme la finalisation du processus d’obtention de la reconnaissance d’utilité publique, levier essentiel pour accroître la crédibilité de l’association et élargir ses partenariats, ainsi que le déploiement d’une nouvelle gouvernance, plus agile et coordonnée, favorisant la synergie entre les différentes composantes de l’association et une meilleure reddition des comptes.

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    Il s’agit aussi de consacrer la présence de l’AIEM sur la scène nationale et internationale, à travers l’organisation de conférences de haut niveau et sa participation aux grands enjeux de développement, en plus de la consolidation des ressources et de la pérennité de l’association, par la diversification des financements et l’optimisation de sa gestion.

    Porté par une équipe paritaire, représentative de plusieurs générations de lauréats de l’EMI et riche d’une diversité de parcours, le nouveau Bureau national ambitionne de fédérer l’ensemble des Émistes autour d’un projet collectif, fondé sur la solidarité, l’excellence et l’engagement au service du développement du Maroc.

    21 avril 2026 0 comments
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    AgricultureTechnologie

    SIAM: Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech

    by Challenge 21 avril 2026
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    En continuation de ses participations remarquées aux précédentes éditions du SIAM, Maroc Telecom confirme son engagement en faveur de l’innovation en prenant part à la 18ème édition de la grand-messe de l’agriculture, qui se tient jusqu’au 28 avril à Meknès. 

    Le Groupe dévoile, à cette occasion, ses dernières solutions Agritech, illustrant sa volonté d’accompagner la transformation numérique du secteur et de contribuer à une agriculture plus connectée, durable et performante.

    Partenaire officiel du Salon, Maroc Telecom réaffirme, à chaque édition, son engagement en faveur de la digitalisation du secteur agricole en proposant des solutions innovantes adaptées aux besoins des professionnels. Il contribue ainsi au développement et à la modernisation d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et garante d’une alimentation de qualité pour tous.

    Solutions innovantes

    Pour le SIAM 2026, Maroc Telecom présente des solutions innovantes d’Agritech s’appuyant sur l’IoT (Internet des objets) et la data analytics enrichie par l’intelligence artificielle, conçues pour accompagner la transformation digitale du secteur agricole. Les dispositifs mis en place collectent en continu des données précises et exploitables, centralisées sur des plateformes intelligentes et sécurisées.

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    Ces solutions permettent aux agriculteurs de valoriser pleinement leurs données pour une prise de décision éclairée et proactive. Elles offrent un suivi en temps réel des ressources agricoles, facilitent l’optimisation de l’irrigation en fonction des besoins réels des cultures, et contribuent à une gestion plus efficiente de l’énergie. En intégrant des outils avancés d’analyse, elles anticipent les risques pour proposer des recommandations personnalisées.

    Dotées de systèmes intelligents d’alerte et de pilotage à distance, ces technologies favorisent une agriculture plus précise, durable et résiliente, tout en améliorant significativement les rendements et en réduisant les coûts opérationnels. Elles s’inscrivent ainsi pleinement dans une démarche d’innovation au service d’une agriculture moderne, performante et respectueuse des ressources naturelles.

    Lancement de l’offre «Pack Fellah»

    «Pack Fellah» est une offre spécialement conçue pour répondre aux enjeux de connectivité du monde rural. Ce pack intègre notamment le smartphone Honor X5b+, proposé à un prix accessible de 990 DH, facilitant ainsi l’accès à la technologie pour les agriculteurs et les professionnels du secteur, en plus d’un forfait mobile adaptée aux usages agricoles à 89 DH/mois offrant 15 heures de communication ainsi que 15 Go d’internet haut débit.

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    De plus, le stand de Maroc Telecom offre une démonstration illustrant le rôle clé des technologies avancées dans la transformation du secteur agricole : S’appuyant sur la performance et le très haut débit du réseau 5G Maroc Telecom, cette initiative garantit une connectivité robuste, indispensable au déploiement d’usages critiques en environnement agricole.

    En combinant drones intelligents, intelligence artificielle et « edge Data Center », elle met en évidence des leviers concrets d’amélioration de la productivité, d’optimisation des opérations et de réduction des coûts, tout en permettant un pilotage précis et en temps réel des exploitations.

    À travers l’ensemble de ces initiatives, Maroc Telecom confirme son rôle d’acteur clé de l’inclusion digitale et de la modernisation du secteur agricole, en accompagnant les professionnels vers une agriculture plus efficace, durable et tournée vers l’avenir.

    Solution Payeur de MT Cash

    MT Cash, filiale de Maroc Telecom, met en avant, à l’occasion du Salon international de l’agriculture au Maroc, une nouvelle génération de solutions fintech dédiées à la digitalisation des usages financiers pour les petites entreprises ou coopératives notamment dans les secteurs agricole et agroalimentaire.

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    Cette solution vise à simplifier les opérations de versement de salaires, améliorer la traçabilité des flux et renforcer l’efficacité opérationnelle des entreprises et coopératives, tout en contribuant à l’inclusion financière des populations peu ou non bancarisées. Dans ce cadre, la solution Payeur de MT Cash répond à un besoin concret du terrain en permettant la distribution des salaires de manière simple, rapide et sécurisée.

    Dans un secteur encore fortement dépendant du cash, elle offre une alternative digitale efficace, réduisant les contraintes logistiques et les risques associés. Les bénéficiaires peuvent ainsi retirer leurs fonds au niveau des agences de Maroc Telecom ou les utiliser directement via l’application MT Cash, leur offrant plus de flexibilité et favorisant leur inclusion dans l’écosystème financier digital. A noter qu’à l’occasion de SIAM, cette solution est offerte gratuitement aux coopératives.

    21 avril 2026 0 comments
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    Entreprise

    Cap Compétences 2030: l’impératif stratégique ESG pour les entreprises marocaines

    by Ismail Saraoui 21 avril 2026
    written by Ismail Saraoui

    La complexité des procédures de la Banque africaine de développement (BAD) est le prix d’accès à une gouvernance certifiée et compétitive. Pour les patrons marocains, ignorer ce texte revient à naviguer sans carte dans des eaux qui, désormais, sont régies par les standards les plus exigeants du continent. Détails.

    Partout dans le monde, l’acronyme ESG (Environnement, Social et Gouvernance) est de toutes les discussions. Aujourd’hui, dans ce nouveau monde marqué par les risques de tous genres, jamais le capitalisme en tant que système économique n’a été autant fragilisé. Crise du Covid, urgence climatique et énergétique, guerre en Ukraine, fracture sociale…autant d’épisodes qui au-delà de leurs externalités négatives ont interpellé la conscience collective de l’élite mondiale sur la prise en compte des risques non financiers et par ricochet posé les bases d’un tout nouveau genre de matrice économique. 

    Ainsi, enterrant pour de bon l’économie dites de «prédation», dans ce nouveau paradigme financier, l’entreprise est contrainte de s’inscrire dans une posture de business éthique. De plus, pour sa durabilité et sa pérennité, elle devra privilégier la rentabilité non financière au détriment des réflexes de rente. En clair, l’émergence des critères ESG tournés vers un système économique qui met au centre de ses préoccupations l’environnement, l’humain et la gouvernance, a pour objectif de placer la planète au cœur des actions des grandes entreprises.

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    Au Maroc, ces questions de métriques ESG sont déjà appliquées par les filiales des multinationales et résonnent au sein du top management des grands groupes nationaux.  Cependant récemment dans un nouveau rapport la BAD met le curseur un angle clé de cette thématique. Derrière l’apparente technicité du rapport de la BAD, se cache une mutation silencieuse mais décisive : l’entrée du capital humain dans l’ère de la conformité environnementale, sociale et de gouvernance. Pour les entreprises marocaines, il ne s’agit plus seulement de former, recruter ou produire, mais de s’aligner sur des standards internationaux qui conditionnent l’accès au financement, à la compétitivité et aux marchés globaux. 

    Ce basculement consacre une logique de marché où la compétence devient une commande industrielle plutôt qu’un produit éducatif standardisé. L’entreprise ne recrute plus un diplôme, elle spécifie un besoin opérationnel, et le système de formation s’adapte en conséquence. Cette logique marque une rupture profonde avec les modèles traditionnels, souvent déconnectés des réalités économiques. Mais cette nouvelle centralité du secteur privé s’accompagne d’une exigence accrue : celle de la conformité aux standards ESG. Le rapport de la BAD introduit un ensemble de mécanismes — EIES, PGES, CRUI — qui encadrent strictement les conditions environnementales, sociales et de gouvernance des projets. Autrement dit, l’accès aux opportunités offertes par le programme est conditionné par la capacité des entreprises à intégrer ces normes dans leur fonctionnement quotidien. 

    «Le capital humain devient un pilier central des exigences ESG. Pour les entreprises marocaines, la responsabilité sociétale ne se limite plus à afficher des engagements, mais à investir concrètement dans la formation, l’adaptation des compétences et l’employabilité. Alignée sur des standards internationaux, cette approche fait de la formation un enjeu stratégique de compétitivité, d’accès au financement et d’intégration durable dans les chaînes de valeur mondiales », nous confie Ouafaa Jrondi, Senior Manager Stratégie et Durabilité à BearingPoint.

    L’ESG comme condition d’accès au financement et aux marchés

    Le deuxième niveau de lecture est financier et stratégique. L’ESG n’est pas une contrainte administrative supplémentaire : il devient un filtre d’accès au capital international. Les entreprises qui s’alignent sur ces standards bénéficient d’un avantage compétitif majeur, tandis que celles qui les ignorent s’exposent à une marginalisation progressive.

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    La logique est claire : dans un environnement globalisé, les bailleurs de fonds — à commencer par la BAD — exigent des garanties sur la gestion des risques environnementaux et sociaux. Le programme classe ainsi les projets dans des catégories de risque, impose des mécanismes de gestion des plaintes, et exige une participation active des parties prenantes. 

    Cette évolution transforme la nature même de l’investissement. Ce dernier ne se mesure plus uniquement en termes de rentabilité financière, mais intègre désormais des critères de durabilité, d’inclusion et de responsabilité. Pour les entreprises marocaines, cela implique une montée en compétence rapide sur des sujets souvent négligés : santé et sécurité au travail, égalité de genre, prévention du harcèlement, protection des données ou encore impact environnemental.

    À titre d’exemple, accueillir des apprentis sans dispositif de protection adéquat ou sans politique anti-harcèlement peut désormais entraîner des risques juridiques et réputationnels, notamment dans le cadre de projets financés par des institutions internationales.

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    Contacté par challenge, l’expert en GRC, Mounim Zaghloul déclare: «Effectivement, le sujet ESG est en train de gagner en maturité et au-delà des objectifs de conformité ou de reporting, il y a un besoin de donner du sens à la démarche ESG en la mettant au cœur des stratégies métiers des organisations».

    De son côté, l’expert en RSE Tariq Essaid est revenu sur la genèse de cette révolution morale du système économique: «La responsabilité des investisseurs envers le développement durable est bien présente depuis le début du siècle précédent notamment à travers les exigences des fonds des églises (années 30) et fonds de retraites (années 50). Pour le Maroc, comme vous le savez, il a abrité, en décembre 2005, les intégrales de l’investissement sous le thème de l’investissement socialement responsable. Il s’est inscrit dans pratiquement beaucoup d’initiatives qui visent ce volet de la responsabilité sociétale. On cite par exemple le label CGEM, qui reste une initiative très remarquable pour la RSE, sachant que la CGEM et d’autres organisations Marocaines sont signataires de la charte initiale dans le cadre du Global Compact».

    Et de poursuivre: «Il y a d’autres faits, au niveau national, qui marquent cet engagement sociétal, notamment l’INDH, la charte de l’environnement et du développement durable, la Stratégie nationale du développement durable et la généralisation de la couverture sociale. Comme vous le savez, la circulaire de l’AMMC 03-19 du 20 février 2019 relative aux opérations et informations financières a intégré le reporting ESG avec une annexe relative à son contenu».

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    D’après le même interlocuteur, la norme IWA 48:2024, selon l’ISO, intitulée «Cadre pour la mise en œuvre des principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)», fournit un cadre de haut niveau et des principes directeurs pour aider les organisations à intégrer les pratiques ESG dans leur culture organisationnelle. Elle vise à soutenir la gestion de la performance ESG, ainsi que la mesure et la communication de ces performances, en favorisant la cohérence, la comparabilité et la fiabilité des rapports ESG à l’échelle mondiale.

    Pour Tariq Essaid, «la question qui se pose aujourd’hui, quel que soit le référentiel adopté, c’est la mise en œuvre et surtout le nombre d’organisations inscrites dans le processus pour asseoir une culture RSE avec un effet tangible sur la performance, la société et l’environnement».

    21 avril 2026 0 comments
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Immobilier

    À la découverte de la Tour Mohammed VI [Photos+Vidéo]

    by Challenge 21 avril 2026
    written by Challenge

    Visible jusqu’à 60 kilomètres et offrant des vues imprenables sur l’océan Atlantique et les villes jumelles de Rabat et Salé, la Tour Mohammed VI est un édifice unique dans sa conception: elle dialogue avec le patrimoine marocain, incarnant une ambition technique et artistique puissante où ultra-haute technologie, design et patrimoine cohabitent.

    Après l’inauguration officielle présidée, le 13 avril, par Son Altesse Royale le Prince héritier Moulay El Hassan, la presse a été conviée, lundi 20 avril, à une visite guidée pour découvrir ce chef d’œuvre d’ingénierie. C’est ainsi que Leila Haddaoui, directrice générale déléguée de O Tower, et Guy Bertaud, directeur général du Waldorf Astoria Rabat-Salé, ont présenté les caractéristiques techniques et artistiques de ce projet architectural et hôtelier d’envergure, fruit de près de huit années de travaux.

    Sur ses 55 étages, pour une superficie totale de 102.800 m2, un ensemble de composantes complémentaires en font une adresse de prestige et un véritable centre urbain multi-usages : plateaux de bureaux dotés d’équipements de pointe, appartements de très haut standing, hôtel de luxe sous la marque Waldorf Astoria, observatoire et espaces d’exposition…

    Au niveau du socle, restaurants, salon de réception/salle de conférence et galerie d’art complètent son offre, intégrant également services et parkings, tandis qu’un ponton fluvial permet un accès direct au Bouregreg.

    À la pointe de la technologie

    À chaque étape de sa réalisation, mise en œuvre par un groupement d’entreprises de construction de référence, les sociétés BESIX et TGCC, les solutions techniques les plus avancées ont été mises en œuvre, tant au plan des structures que des procédés de construction. L’ingénierie de la Tour repose sur un concept « Shell & Core » qui regroupe l’ensemble des fonctions techniques au sein d’un noyau décentré et libère, du côté de la façade Nord, de vastes espaces ouverts et baignés de lumière. Elle est habillée d’un mur-rideau modulaire, chef d’œuvre de légèreté et d’innovation.

    Côté Sud, la façade est recouverte d’une double peau de 3.900 m2 de panneaux photovoltaïques haute performance captant l’énergie solaire pour alimenter la Tour. Cette prouesse technique allie protection thermique et production d’énergie verte dans une fusion parfaite entre esthétisme et performance.

    La Tour qui s’illustre par son efficacité énergétique et les nombreux systèmes de réduction d’impact en matière d’énergie, de gestion de l’eau et des déchets, a obtenu les certifications environnementales LEED Gold et HQE Exceptionnel.

    Au sommet de la Tour, sa coiffe parachève son design emblématique en forme de fusée, abritant l’observatoire du 50ème étage. Grâce à une scénographie numérique, le visiteur pourra y décrypter les points d’intérêt patrimoniaux des deux rives du Bouregreg.

    Au 51ème un cockpit de verre s’élève sur 22 mètres, accueillant l’exposition permanente « Le ciel parle arabe » qui célèbre les savoirs astronomiques de l’âge d’or arabo-andalou. Fière de son ancrage dans les racines ancestrales de son identité marocaine, la Tour Mohammed VI est aussi résolument tournée vers l’avenir.

    Un chantier de tous les records

    250 m de hauteur, l’une des plus hautes tours d’Afrique visible jusqu’à 60 km

    55 étages / 4 terrasses techniques dans la coiffe (38 ascenseurs et 551 places de parking)

    Superficie hors œuvre brute (SHOB) 102.800 m2

    Terrain 30.016 m2

    Façades Nord : 13.100 m2 de surface vitrée

    Façade Sud et Toiture : 3.900 m2 de panneaux photovoltaïques haute performance

    Fondations : 104 barrettes de 60 m de profondeur, 1.801 pieux de 8 à 12 m de profondeur

    Volume total béton : 24.000 m3

    Puissance installée : 11,6 Mva

    Charpente métallique : 10.600 tonnes

    Une collection exceptionnelle de près de 7.000 œuvres signées par 143 artistes marocains et internationaux

    Création d’emplois : 450 directs et 3.500 indirects

    21 avril 2026 0 comments
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    Agriculture

    SIAM: quel apport de l’OCP à la sécurité alimentaire ?

    by Jamal Chibli 21 avril 2026
    written by Jamal Chibli

    À l’occasion du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM 2026), qui se tient à Meknès, le Groupe OCP propose un dispositif traduisant concrètement sa lecture intégrée des systèmes agricoles, en phase avec la thématique retenue pour cette 18ème édition: «Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire».

    Le pavillon du géant mondial du phosphate est conçu autour d’un parcours qui montre comment la molécule du phosphore relie les différents maillons de la chaîne agricole, depuis la mine jusqu’à l’élevage, en passant par les sols, la science, la plante, l’alimentation animale…

    En résumé, la production animale ne peut être pensée séparément du reste du système. La qualité de l’alimentation animale dépend de la qualité des fourrages, qui dépend de la qualité des cultures. Celles-ci dépendent de la fertilité des sols et de la précision des apports, grâce notamment à l’innovation et aux capacités industrielles permettant de transformer le phosphore en solutions adaptées.

    Fertilisation et sécurité alimentaire

    Le phosphore est un nutriment indispensable à la fertilité des sols et à la croissance des plantes. Il joue un rôle déterminant dans le développement racinaire, dans la mise en place des cultures et dans la capacité des systèmes agricoles à produire durablement.

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    Mais la question stratégique n’est pas seulement celle de la disponibilité du phosphore. Elle est aussi, et de plus en plus, celle de la qualité de son usage. Pendant longtemps, la fertilisation a reposé sur des logiques standardisées, souvent fondées sur l’application simultanée de plusieurs nutriments dans des proportions uniformes. Cette approche a permis d’accompagner le développement de l’agriculture moderne, mais elle montre aujourd’hui ses limites: pertes d’efficacité, gaspillage d’intrants, déséquilibres nutritionnels des sols, pression environnementale accrue.

    C’est dans ce contexte que le Groupe OCP a opéré un tournant stratégique majeur: passer d’un modèle fondé sur le volume à un modèle fondé sur la solution. Ce changement de paradigme repose sur une idée simple : les besoins des sols et des cultures ne sont ni uniformes, ni constants. Ils varient selon les contextes pédoclimatiques, les itinéraires techniques, les espèces cultivées et les différentes phases du cycle végétatif. Cette évolution a conduit le Groupe à développer une logique de fertilisation de précision fondée sur la customisation.

    La customisation consiste à formuler des engrais sur mesure, adaptés aux caractéristiques agronomiques locales. Elle mobilise l’analyse des sols, les bases de données agronomiques, les outils de diagnostic, la présence terrain et les capacités industrielles de formulation du Groupe. Cette approche s’inscrit dans la logique des 4R: apporter le bon nutriment, à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit. Elle vise à améliorer l’efficacité des apports, à réduire les pertes dans l’environnement, à limiter l’intensité des intrants et à renforcer la performance agricole.

    Une meilleure compréhension du cycle de la plante

    Le Groupe ne se contente pas, dans cette perspective, d’améliorer des produits existants. Il contribue à installer une nouvelle norme agronomique. Celle-ci repose notamment sur une meilleure compréhension du cycle de la plante et sur la dissociation de l’usage du phosphore et de l’azote dans le temps.

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    Les besoins de la plante en phosphore et en azote ne sont pas linéaires. Le phosphore intervient très tôt, au moment de l’enracinement et de l’installation de la culture. L’azote intervient davantage au stade végétatif, puis lors de la floraison et de la fructification. Les appliquer de manière conjointe et standardisée peut conduire à des inefficacités importantes.

    À l’inverse, les dissocier selon le cycle réel de la plante permet de gagner en précision, en efficacité et en durabilité. C’est cette logique que porte aujourd’hui OCP Nutricrops, filiale du Groupe dédiée à la production de fertilisants. En s’appuyant sur la science, la donnée et l’analyse agronomique, OCP Nutricrops développe des solutions qui ne visent pas seulement à augmenter les rendements, mais à optimiser les apports, préserver la santé des sols et améliorer durablement la productivité.

    Solutions pour une bonne alimentation animale

    La contribution du Groupe OCP à l’alimentation animale s’exprime à deux niveaux complémentaires: un niveau indirect, à travers la fertilisation des cultures destinées à l’alimentation animale, et un niveau direct, à travers les solutions de nutrition animale développées par le Groupe.

    Le premier niveau est celui des systèmes fourragers. La qualité de l’alimentation animale dépend de la qualité des cultures fourragères, qui dépend elle-même de la fertilité des sols et de la qualité de la fertilisation. À ce titre, la contribution du phosphore à l’élevage commence bien avant la ration animale : elle commence dans les sols, au niveau des cultures qui produisent la biomasse destinée aux troupeaux.

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    Le second niveau est celui de la nutrition animale directe. À travers sa filiale Speciality Products & Solutions (SPS), le Groupe développe des solutions spécifiques destinées à l’alimentation du bétail. La gamme Phosfeed regroupe des phosphates alimentaires formulés pour répondre aux besoins nutritionnels des animaux d’élevage. Ces solutions contribuent à la qualité des rations, au soutien de la croissance et de la santé des animaux, et à l’optimisation des performances des élevages.

    Cette double contribution, via les cultures fourragères et via les apports nutritionnels directs, permet de comprendre le rôle structurant du phosphore dans les systèmes d’élevage. Le phosphore n’intervient pas seulement comme intrant agricole ; il participe à la qualité de l’alimentation animale, et donc à la performance globale des filières.

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    Automobile

    SIAM 2026: Geely Maroc dévoile le Riddara RD6 PHEV

    by David Jérémie 21 avril 2026
    written by David Jérémie

    À l’occasion du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), Geely Maroc a présenté le Riddara RD6 Plug-in Hybrid, premier pick-up hybride rechargeable lancé sur le marché national. Ce modèle inaugure deux grandes nouveautés : l’arrivée de Geely sur le Salon avec ce type de véhicule, et l’introduction d’une motorisation hybride rechargeable dans un segment historiquement dominé par le thermique.

    Pensé pour répondre aux besoins des professionnels comme des particuliers, le Riddara RD6 PHEV associe polyvalence utilitaire, efficience énergétique et confort de conduite, dixit le staff de Geely Maroc. Sa motorisation hybride rechargeable Thor 1,5T 4×4 combine un moteur thermique et deux moteurs électriques, pour une puissance totale de 354 chevaux et un couple de 914 Nm. La transmission intégrale DHT à 3 vitesses assure un équilibre entre performance et sobriété, avec une consommation mixte de 3,6 L/100 km, une autonomie de 66 km en mode électrique et environ 925 km en autonomie combinée, selon les données du constructeur.

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    Au-delà des chiffres, ce pick-up se distingue par ses capacités tout-terrain et utilitaires. Il propose 7 modes de conduite, une charge utile de 875 kg et une capacité de remorquage de 2,5 tonnes. Sa benne en matériau SMC, résistante à la corrosion et aux chocs, renforce sa durabilité. La fonction V2L, grâce à une batterie LFP de 19,09 kWh, permet d’alimenter des outils ou du matériel via une prise 220V, élargissant ses usages au-delà du transport.

    Esthétiquement, le Riddara RD6 PHEV mise sur sa silhouette robuste et moderne, avec une signature lumineuse du plus bel effet et un habitacle inspiré des SUV. À l’intérieur, l’équipement comprend un écran central HD de 14,6 pouces, un combiné digital de 10,2 pouces, la connectivité sans fil et la recharge par induction. Côté sécurité, le véhicule repose sur une carrosserie renforcée composée majoritairement d’acier haute résistance, une batterie protégée et plusieurs aides à la conduite, comme la caméra 360°, l’aide au démarrage en côte, le contrôle de descente et la fonction AutoHold.

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    Avec ce lancement, Geely Maroc entend répondre à l’évolution des attentes du marché, où le pick-up double cabine séduit autant les professionnels que les particuliers. Le Riddara RD6 PHEV bénéficie d’une garantie constructeur de 5 ans ou 150 000 km, d’une garantie batterie de 8 ans ou 200 000 km, ainsi que de 5 ans d’assistance. Il est proposé en deux finitions, en double cabine, à partir de 379 900 DH en prix de lancement.

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