Développement durable

Jour de dépassement. A partir du 2 août, les humains consomment plus que ce que la Terre peut générer en un an

En presque sept mois, l’humanité a consommé les ressources que la terre peut générer en un an. En fait, la situation n’est pas identique, au niveau mondial. Il s’agit là d’une moyenne pour l’ensemble de la planète Terre.

La période est beaucoup plus courte pour les pays dits développés où la consommation est très élevée, à peine atténuée par les délocalisations industrielles qui se font souvent toujours au profit desdits pays développés. Ainsi, au cœur de l’Europe, en Belgique, le «Jour de dépassement» a eu lieu, en 2023, le 26 mars. Cela signifie que si le monde entier adoptait le même mode de consommation que les belges, il faudrait plus de 4 planètes comme la Terre pour pouvoir satisfaire les besoins de la population mondiale.

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Et le Covid n’a pas eu que des effets négatifs. En effet, depuis l’éclatement de la pandémie, une stabilisation du «Jour de dépassement» est observée, à l’échelle mondiale. En fait, il est difficile de se prononcer sur les causes, à défaut d’études scientifiques. Est-ce à cause du ralentissement de l’économie mondiale ou des efforts conscients pour entamer la décarbonation des modes de production et de consommation, au niveau mondial ?

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Parmi les solutions urgentes préconisées pour repousser le « Jour de dépassement », comme indicateur-clé des efforts menés par les Etats contre les causes et les conséquences du réchauffement climatique, figurent principalement la réduction de consommation des énergies fossiles et l’accroissement de la part des énergies renouvelables, en particulier le solaire et l’éolien. Et là, ce sont surtout les pays du Sud, bien ensoleillés, actuellement première victime des conséquences du réchauffement climatique, qui pourraient le plus contribuer à l’accélération de la transition énergétique, au niveau mondial. L’urgence n’est plus à démontrer. Les grandes puissances économiques devraient, sans tarder, prendre au sérieux cette alternative et contribuer financièrement et substantiellement dans le cadre d’une logique de «justice climatique mondiale» où l’ensemble de l’humanité est appelée à se réconcilier avec elle-même et avec la nature.  

 
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